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Hocine
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 27 Mar 2012, 13:36
Bonjour ,



Oui, je pense que le contact a eu lieu sous couvert ou recommandation du MJ12



A propos du MJ12

Je pense que c’est tout à fait normal qu’un président d’un pays s’entoure d’une équipe de conseillers , de spécialistes, scientifiques, militaires , en période de crise que le pays devra faire face et c’est tout à fait normal aussi que le président se base sur les conclusions et recommandations de ce comité de crise avant toute décision qui devra prendre pour faire face à la situation préoccupante qui se pose au pays , cette situation de crise peut être un début de guerre comme par exemple la seconde guerre mondiale et la guerre contre le Japon mais dans le cas du MJ12 ce comité de crise est passé à un niveau du secret d’un degré très élevé mais malgré le secret imposé cela a entrainé surement des fuites et des interrogations sur l’urgence de ce comité MJ12 alors que le pays n’est pas devant un risque de guerre imminente malgré la guerre froide entre l’est et l’ouest et à partir de cette affaire du MJ12 on a enflé cette histoire et surtout par la participation des scientifiques dans ce comité et puis il y avait l’observation de Kenneth Arnauld ces temps là sur les soucoupes volantes et aussi l’émission canular radio sur une invasion extraterrestre qui a bouleversé une population dans ce pays , après tout cela le MJ12 a pris une grosse part du mystère sur ces affaires ovnis et extraterrestres qui étaient la seule préoccupation majeure de ce comité secret .

On ne pourra crier sur les toits qu’on s’occupe de cette affaire extraterrestre alors qu’on ne connait rien de quel bout on va l’étudier ,on ne pourra montrer son impuissance à son peuple on le lui disant qu’on a pas pus maitriser cette affaire ,on ne sait quoi faire ,on ne sait rien d’eux et si on continu dans la franchise on dira au peuple que nous sommes entre leurs mains ,nous avons que Dieu pour nous protéger , l’Etat ne pourra le faire et tout cela venant d’un dirigeant de la plus grande puissance mondiale alors le chaos s’installera dans le pays et peut être dans les autres pays aussi ou tout simplement c’est le chaos mondiale , alors je crois que c’est pour cela qu’on cherche dans le secret le moyen le plus honorable qui est celle d’un contact avec ces êtres qui nous visitent , les approcher , les étudiés , connaitre la raison de leur venu sur terre ,prendre le plus possible de ce qui fait leur force qui peut être un jour ça nous permettra de nous défendre si ça tourne à la confrontation .

Sans doute les américains ont essayé de maitriser ces « engins » inconnus qui violent leur espace aérien à cette époque là et ils se sont aperçus qu’ils sont impuissants devant ces « visiteurs » plus forts qu’eux surement ils se sont dit comment ces inconnus osent ils nous narguer dans notre ciel alors que nous venions juste de gagner la guerre et que nous avons des bombes atomiques et la plus forte armée au monde que nous pourrons refroidir n’importe quel pays terrestre qui aura l’audace venir se frotter à nous alors là ils vont réfléchir que ces engins , se ne sont pas terrestre et on ne pourra rien faire avec eux et je pense que le comité MJ12 créé par Truman va recommander au président de chercher le contact avec ses visiteurs d’un autre monde ,une confrontation ça tournera au désastre .

Le contact avec ces extraterrestres ça ne pourrait être que dans le secret, il peut se faire autour d’une table, ou bien sur dans un endroit choisi par l’une des deux parties

Maintenant, je donnerais mon opinion ou mon avis sur le contact avec ses visiteurs d’un autre monde , je dirais oui le contact a eu lieu , je suis convaincu depuis longtemps et je crois que le contact ne c’est pas fait seulement aux Etats Unis mais il était dans un autre endroit mais je crois que ce n’est pas un dialogue d’approche mais uns activité « pratique » entre les deux parties ….









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Sylvain Vella
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 27 Mar 2012, 14:04
Attention le MJ12 ne tient son existence qu'à des documents qui n'ont d'aprés mes souvenirs pas été authentifié, donc prudence .
Je continue à chercher le document, dont j'ai parlé plus haut, j'ai souvenir de l'avoir vu donc je ne comprends pas comment je peut ne pas le retrouver terr
je classe pourtant tout ce que je récupére hjy-t
Hocine
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 27 Mar 2012, 18:26
Je pense MJ12 ou non chaque dirigeant d’un pays devant un problème majeur s’entoure de ses hommes spécialistes qui étudient et donneront leurs avis et la voie à suivre à leur président face à un problème qui se pose à leur pays .

Seulement ce comité allait étudier un fait nouveau qui sort de l'ordinaire qui se présenta peut être pour la première fois à ce pays , la présence des engins inconnus dans leur ciel qui présentaient une menace sérieuse, le pays venait de sortir tout juste d’une guerre et là il s’est trouvé devant une présence inconnu qui elle a les moyens extraordinaires qui dépassent de loin la technologie du pays ,surement ça incite à passer dans le secret pour qu’ils travaillent sans éveiller des soupçons du coté des russes à cette époque là et si ce n’est ces mêmes russes qu’ils leurs font peur par des nouvelles armes et d’un autre coté ne pas transmettre une inquiétude à la population et de se la mettre sur le dos .

L’appellation MJ12 a rajouté au mystère avec le secret qui entoure ce comité alors que ce n’est là qu’un processus normal pour tout pays dans le monde ,c’est aussi comme le conseil des ministres qui entourent le président pour débattre les choses normales du pays ou un directeur qui s’entoure de ses adjoints pour la marche de l’entreprise .

Je voulais dire par là que c’est une suite normale pour un dirigeant de s’entourer de ses conseillers et spécialistes pour avoir leurs avis et recommandation pour régler le problème posé à leurs affaires, ça sera anormale que seul le président ou le dirigeant d’un pays se mettra seul pour prendre des décisions importantes qui engageront l’avenir de son pays .

Surement plusieurs membres de ce comité MJ12 , chef d’état major militaires et conseillers ont déjà fait partie du comité autour de leur président pendant la période de la deuxième guerre mondiale mais cette fois ci c’est une affaire troublante qui a troublée les esprits, une affaire que même aujourd’hui prés de 60 ans après pour nous elle n’est pas élucidée, qui elle a gardée son secret et nous laisse avec des questions que nous posons , ce comité MJ12 a-t-il existé ? Si c’est oui alors a-t-il imposé un secret sur cette affaire E.T. depuis sa création dans les années fin 40 ? A-t-il noué un contact avec ces extraterrestres ? Je crois que c’est pour cela il est devenu ce fameux comité MJ12 qui est sans doute le premier qui a fixé les règles du « jeu » pour cette affaire peut être aussi il est le seul avec son président sans doute a avoir pris des décisions que cette affaire ne sera jamais dévoilé au public et que cette affaire elle sera transmise aux autres présidents u.s. qui sont passé par là de respecter l’héritage du secret laissés par leurs prédécesseurs depuis les années 40 sous peine d’avoir des ennuis lourds à supporter .


Dernière édition par Hocine le Dim 01 Avr 2012, 10:20, édité 1 fois
luigi1973
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mer 28 Mar 2012, 11:53
Bonjour,

Pour réagir à la dernière réponse (de Hocine) qui décrit justement les structures liées au pouvoir, je pourrais en déduire que la question du "disclosure", de l'éventuel contact avec des ET et de l'exopolitique est donc une question d'organisation de la société (humaine). En effet, de quel droit une minorité positionnée à la hiérarchie ultime de chaque pays peut prétendre détenir la vérité du meilleur choix? Se considèrent-ils "supérieurs" aux autres humains et plus aptes à traiter ce phénomène que quiconque? Nous savons tous que la corruption gangrène la société et que par conséquent les élites qui dominent une société n'ont pas forcément sélectionné les personnes les plus compétentes et humaines pour ces postes. Dès lors, leurs choix ne sont sans doute pas optimaux.

A mon humble avis, cette structure, fidèle au symbole pyramidal qu'on peut voir sur les billets de 1$, est mauvaise pour la majorité des êtres humains car elle dissimule les vérités. Une société bonne pour l'intérêt général n'a aucunement besoin de cacher la vérité. Cela est encore plus vrai aujourd'hui dans notre monde géopolitique (finance, économie, énergie etc.) où l'on constate une désinformation abjecte. Nous sommes nombreux à avoir compris la création monétaire accaparée par les banques privées qui dirigent le monde, et pourtant aujourd'hui encore rien ne se passe! Si vous doutez, sachez que Maurice Allais (major de l'Ecole Polytechnique, physicien, mathématicien et le seul prix Nobel d'économie français) écrit dans sa lettre aux français que les médias nous laissent voir des trompeurs ou des ignorants, car il n'était jamais invité par les plateaux TV pour discuter d'économie, un comble!!! Par contre, je m'interroge pourquoi un Rockfeller affiche publiquement et soutient le projet "disclosure"...

Ainsi, je pense que nous aurons les réponses à toutes nos questions lorsque les structures des sociétés seront transversales et plus éthiques, à moins qu'une civilisation ET prenne l'initiative d'un contact direct.

Amicalement.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 01 Avr 2012, 01:19
Verveine, merci beaucoup pour ce lien sur l’interview de Jean Staune. Un vrai régal notamment lorsqu’il épingle les « docteurs de la vérité » zètes. Des chercheurs commencent à envisager une dimension spirituelle, gageons que si ces chercheurs font sauter les verrous, nous devrions progresser. Comme le faisait remarquer Anakin, Jean Staune est le fondateur du Club de Budapest-France, branche française du Club de Budapest qui fut créé par Ervin Laszlo et que j’ai déjà évoqué.

Chère Béa, ce n’est que tardivement que je constate votre intervention dans ce fil et je me désole de votre brusque départ. Moi qui pensais que vous alliez nous guider dans ce chemin vers l’empyrée, voilà qu’il nous faut peut-être maintenant retrouver les bras de Morphée. Merci pour vos compliments que je vous retourne d’ailleurs car votre français est impeccable (j’aimerais me débrouiller aussi bien que vous en portugais et vous aurez certainement noté que je malmène souvent notre belle langue française, donc n’ayez surtout pas de scrupule) et vos pistes très intéressantes. Je fais ce que je peux pour partager quelques intuitions et idées, je ne prétends en aucune façon avoir raison et professer une quelconque vérité qui serait intangible. Il s’agit avant tout d’un partage, de relations, de rapports, d’épiphanies au sens de Joyce que j’ai pus établir, vivre en me penchant sur cette problématique du contact, l’expression de l’intersection de mon être sensible avec ce sujet, et si cela peut inspirer et susciter d’autres approches, tant mieux.
Je dois dire que vous m’avez mise sur la voie animale et si je ne l’ai pas exprimée comme telle dans ce débat c’est peut-être tout simplement parce que mon être me fait voir le monde à travers la lorgnette de la nature humaine. Au risque de vous décevoir, je suis bien d’ici et pas d’ailleurs même si mes pensées s’évadent souvent vers les années-lumière car j’ai le sentiment qu’il y a du monde là haut.
Nous sommes devenus une immense fourmilière affolée et dévastatrice. Sans compter les énormes souffrances infligées aux animaux par une production industrielle qui transforme qui voit le monde vivant comme un simple réservoir de matières premières.
Je ne vous le fais pas dire et je me prends souvent d’empathie pour la gent animale et je me désole de tous les outrages que nous lui faisons subir. Je pense qu’une prise de conscience de la souffrance de nos pairs terrestres est une étape indispensable à une salutaire prise de conscience.
Les autres formes animales me semblent un peu oubliées dans le débat.
Je partage tout à fait votre point de vue et j’avais tenté de faire prendre conscience de cette complexité en nous basant sur nos « béquilles numériques » pour essayer d’entre apercevoir cette formidable complexité. Si la technique représente un mode d’interaction avec la matière univers (on peut d’ailleurs s’interroger sur l’efficacité réelle de celle-ci qui transforme de façon irréversible le substrat du vivant. Faisons un peu de mémétique en s’inspirant de Montaigne :Technique sans éthique est une impasse thanatonique), ce n’est certainement pas la seule voie et gageons que, d’autres entités néguentropiques ont trouvé des moyens différents d’interagir avec la matière univers tout aussi performants voir peut-être plus efficaces et moins destructeurs. En spéculant, on pourrait imaginer l’intervention via l’espace imaginal du pluricosmos par exemple. Nos lorgnettes humaines n’ont peut-être pas permis de détecter à ce jour ces modes de fonctionnement et certaines des bizarreries que nous observons parfois dans le ciel en sont peut être les manifestations. Comme autre exemple non exhaustif, une espèce animale pourrait développer des capacités ontophylogénétiques[1] supérieures à l’espèce humaine (le phénomène pourrait être aussi envisagé au sein même de l’espèce humaine, mutation?) et finalement, en période de stress du biotope et de survie, s’adapter là ou l’humanité se verrait condamner à disparaître. Merci pour vos références et notamment celle à Uexkull qu’Anakin a su exploiter comme il se doit. Merci Anakin pour votre approche que je partage aussi totalement. Personnellement, c’est ceci qui m’a interpellé :

Un schéma avant l’heure des boucles de rétroaction biocybernétique ! Un pionner de la biologie sémiotique et quelqu’un qui a inspiré Cassirer, Merleau- Ponty, Deleuze et Guattari (notamment dans « mille plateaux », ouvrage déjà cité sur ce fil). Chapeau ! Ce n’est plus une convergence mais plutôt une route à emprunter et un chemin balisé pour révolutionner notre pensée. Je vous invite à découvrir ceci :
http://leportique.revues.org/index1364.html#ftn39
Le règne animal, écrit Heidegger dans « Les concepts fondamentaux de la métaphysique-monde, finitude, solitude », exige de nous une manière tout à fait spécifique de nous transposer en lui ».
La transposition ne désigne pas ici le fait qu’un étant humain rentre à l’intérieur d’un autre étant. Elle ne désigne pas non plus le fait de remplacer un autre étant, le fait de se mettre à sa place. L’autre étant doit bien plutôt rester précisément maintenu comme ce qu’il est et comme il est. Se transposer dans cet étant veut dire : accompagner ce qu’est et comment est l’étant – dans cet accompagnement, faire, immédiatement sur l’étant que nous accompagnons ainsi, l’expérience de ce qu’il en est de lui, informer sur la façon dont il se sent lui-même ; peut-être même, dans un tel accompagnement, pénétrer l’autre étant de façon plus aiguë et plus essentielle que n’en est capable un étant de ce genre. Accompagner l’autre peut alors signifier plus largement : l’aider à parvenir jusqu’à lui-même – mais tout autant le faire s’égarer à son propre contact ».

« la vie est un domaine qui a une richesse d’ouverture telle que le monde humain ne la connaît peut-être pas du tout »

Tel est l’intérêt de la transposition : nous donner accès à un inconnu susceptible de réveiller en nous notre propre étrangeté à nous-mêmes.
Le progrès vu par Uexküll…
Ce progrès, tant vanté, qui est censé conduire les êtres vivants d’une origine imparfaite à un état de perfection toujours plus élevé, n’est-il pas au fond une vue de petits-bourgeois qui spéculent sur le bénéfice croissant d’une bonne affaire ? Pour ma part, je n’avais jamais rencontré chez les animaux les plus simples la moindre trace d’imperfection
Béa :
D'autre part ça devient de plus en plus intéressant de voir que plus nous avançons dans la technologie d'observation de l'univers, plus notre ignorance semble augmenter puisque moins nous savons expliquer ce qu'on voit.
Tout à fait et vous pouvez appliquer cette constatation à de nombreux domaines comme par exemple l’astronomie où nos moyens techniques n’ont jamais été aussi performants et où la moisson est telle que certains remettent en question jusqu’à la sacrosainte loi de la gravitation. Nous ne sommes pas loin d’un changement de paradigme à la Thomas Kuhn. Plutôt qu’un comportement « toutitaire » reflet de la toutité de l’erre dont les productions sont par exemple cette « Theory of everything », cela devrait induire chez nous humilité, courage, persévérance, ouverture et altruisme.
Mon propos à travers ce fil était de tisser une toile de compréhension autour de ce sujet en montrant combien il est au cœur de notre monde contemporain et comment il est très loin des tendances « folkloriques » qui tendent à le diluer, à le faire plonger de façon récurrente dans le tout venant, cette lunatic fringe du discrédit. Oui le sujet est pointu, exigeant, complexe, plein d’inconnus, de surprises, d’étrangeté, etc. Mais est-ce une raison suffisante pour baisser les bras et s’en remettre aux bandits de la pensée ou aux poltrons de la raison « raisonnante » qui sonnent (résonnent) comme d’énormes bourdons ?
Je ne pense pas et c’est tout mon propos ici. Plutôt que de recourir à de l’histoire ancienne qui sent bon le « faisandé » avec cette affaire MJ12 (Majestic n’est ce pas déjà une affaire de magicien ?) je vous propose plutôt un cas récent de xéno-interaction à travers internet, l’affaire SBF (Seth Brundle Fly). Je n’ai bien entendu pas de preuve formelle de ce que j’avance mais le dossier est pour le moins curieux et perturbant. Nous sommes très loin des élucubrations new ageuses, des loufoqueries du commandant Asthar (j’ai découvert qu’il était aussi présent dans le bouquin d’Howard Menger, « Mes amis, les hommes de l’espace » page 252 suivi toutefois d’une curieuse description du fonctionnement d’une soucoupe dont je vous recommande la lecture!) ou des tartuferies d’usage courant. Non ici, c’est plutôt du top niveau qui nous est donné en pâture car l’on navigue à la frontière de mathématiques sophistiquées (cf le programme de Langlands), d’ethno mathématiques, de calculabilité et d’intelligence artificielle, d’anthropologie sociale et culturelle, etc. en nous montrant les chemins d’une réflexion alternative.
Le sujet a d’ailleurs été remis à l’ordre du jour sur le site suivant :
http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/21390-affaire-ummo-sbf/page__st__30
Rappelons très succinctement les faits, on trouvera dans les références qui suivent des analyses détaillées de cette affaire. Du premier septembre 2002 à la fin avril 2003 un certain nombre d’intervenants dont un certain SBF postent des messages électroniques via différents média de communication (newsgroup, forums, liste de diffusion) sur un forum ufologique. Les messages sont loin d’être anodins et semblent être le reflet d’un protocole de communication qui indique des pistes de recherche très pointues. Pour le détail de cette histoire, 3 sources à lire et à consulter :
Le site de Mel vadeker :
http://www.vadeker.net/reponses/sbf-ummo-ingerence/TDM.html
Le site U Sphère :
http://www.u-sphere.com/index.php?title=Affaire_SBF
Le bouquin de Jean-Pierre Petit :
L'Année du contact : D'autres intelligences sont-elles à l'oeuvre dans l'univers ?Jean Pierre Petit
Ces interventions de Seth m’ont inspiré et je me suis permise d’apporter quelques liens. On trouvera ici même quelques compléments à ces remarques ou pistes. A 10 ans d’intervalle, une plongée dans l’étrange?
Seth Brundle Fly le 22/09/2002 à 3h25mn01s :
Je crois pour ma part et c'est mon interprétation qu'il s'agit d'un clin d'œil pour nous faire réfléchir sur l'introduction d'une théorie lamarckienne dans le neo darwinismme que l'on enseigne de nos jours et qui est devenu sur notre planète un dogme.
Je pense à ca car des exemples semblables ont été fournis pas des partisans des theories evolutionnistes integrant les champs morphogenitiques (Rupert Sheldrake et consort) Sans savoir ce qu'est vraiment ce genre de champ il s'agit d'une retroaction de l'information du milieu de vie qui agirait par l'intermediaire de ce champ sur l'evolution du genome. Il y a donc du neo darwinien et du lamarckien dans la theorie ce qui expliquerait l'existence de certaines anomalies de l'evolution sur terre.
Voir la réponse faite à Béa et notamment la référence au journal automates intelligents de février mars 2012, article « Révolution des puces ADN. Le vivant qui échappe à la science. »
Seth Brundle Fly le 27/09/2002 à 13h55mn34s :
Il y avait aussi un rapport avec la metaphysique et la philosophie mais je me souviens plus de l'adresse.
Merleau- Ponty, Deleuze, Guattari, Heidegger peut-être ? Voir réponse à Béa et le lieu sur notre devenir animal : « L’araignée, le lézard et la tique : Deleuze et Heidegger lecteurs de Uexküll ».

Le clou de cette inter pénétration est le fruit d’un certain 11.4.17M. Regardez plutôt ce qu’il nous dit :
Date: Sat, 22 Mar 2003 13:47:44 
De: Seth Brundle Fly
Recevez mes salutations,
Ce message est conçu en dehors de l'influence de protocoles artificiels de communication.
Je suis la personne constituee de chair et de sang qui gere l'interface protocolaire « Seth Brundle ». Je reside sur Terre. Je comprends vos remarques et vos inquietudes a l'egard de contacts inter-ethniques.
J'ai hesite a laisser passer le precedent message, comme vous, je l'ai trouve distant et mecanique. Ce message avait quand meme son utilite, de decrire une forme de strategie elaboree de gestion d'interface de communication qui peut etre (et cela est de grande importance) aussi bien artificielle que psychobiologique.
J'aimerais apporter quelques precisions, tous les messages envoyes sur la liste et meme parmi ceux que vous avez reçus ne sont pas tous conçus de la meme maniere. Il y a toujours, meme si cela n'apparaît pas, un etre vivant qui s'implique pour faire passer quelques informations en douceur, en l'occurrence moi.
Il existe differentes interfaces pour communiquer et echanger. La premiere est un ensemble de procedures psychosociologiques qu'un etre vivant (terrien / extraterrestre) ou une intelligence artificielle peuvent utiliser pour automatiser une etude. La seconde est un ensemble de relais humains qui communiquent par telepathie ou directement avec des extraterrestres. La troisieme, des extraterrestres qui se font passer pour des terriens, qui utilisent des techniques pour passer inaperçu et visent a se meler a la population. Il existe egalement d'autres modes de communications inter-dimensionnelles qui se font directement entre des esprits connectes telepathiquement, cela permet d'avoir des echanges d'une autre nature qui depassent les barrieres spatio-temporelles.
Le mot "sens commun" apparaît souvent dans les messages. On peut en construire differentes definitions philosophiques ou mathematiques. D'ailleurs elles se recoupent des l'instant où elles designent comme le souligne monsieur Petit, ce lieu de la genese et de l'elaboration du raisonnement pratique qui comprend des lois ou regles communes a toutes especes vivantes. Il est possible egalement d'en faire une extension pour decrire les lois transcendantales du fonctionnement du "pluricosmos". Les definitions les plus evidentes pour illustrer les propos sont celles des domaines des sciences sociales et de l'epistemologie des sciences cognitives.
Au sujet de vos questions sur l'interface d'intelligence artificielle protocolaire de communication. Votre jugement sous-estime les capacites des differentes ethnies extraterrestres a percevoir la phenomenologie sociale. Ils ne procedent pas tous de la meme façon, la mise en place de relais humains pour corriger certaines distorsions est concevable dans certains cas. Il existe differents reseaux de renseignement de cette nature.
Ce qui ce passe avec les extraterrestres est tres difficile a expliquer. Je ne maîtrise pas ce qu'il se passe et je n'ai pas toutes les reponses. Vous avez raisons, quelques-unes unes de vos inquietudes sont fondees. Certaines ethnies extraterrestres parmi les plus avancees n'ont aucun mal a comprendre les terriens. A ce niveau la, il n'y a aucune raison de douter de leur comprehension des mecanismes sociaux mais ils ont tout simplement des scrupules a communiquer directement avec les terriens. Il y a eu des precedents historiques qui ont provoque de graves perturbations. D'autres ethnies parmi les plus indifferentes au sort des terriens ont des objectifs differents.
Il existe un projet de contact rapproche massif dans un delai estime en decennies. La probabilite est forte que cela ait lieu dans un intervalle de moins de 30 annees. Il s'agit d'une estimation susceptible de correction.
Quelques relais humains sur Internet sont intervenus pour stimuler Yan pour une participation active en direction de la liste ummo.sciences et j'ai ensuite pris le relais pour creer ce contact avec le reseau d'etude de monsieur Petit. Les idees exposees sur la liste ou par l'intermediaire de messages personnels sont des indicateurs utiles. Elles ne sont pas clairement definies et font intervenir grandement une combinaison d'interpretations touchant potentiellement de nombreuses disciplines. De nombreuses perspectives de recherches sont evoquees pour prolonger certaines idees deja existantes sur terre ou pour innover radicalement.
Celui qui ecrit ses lignes n'est pas une interface protocolaire artificielle automatisee. J'ai conçu le protocole « Seth Brundle » qui parfois fait preuve d'une autonomie surprenante. Il peut etre implementer dans une intelligence artificielle ou s'utiliser comme indicateur technique.
Je suis bien vivant, je suis capable d'avoir des emotions, je suis oblige de manger pour vivre, je peux mourir. Je suis un relais pour des sources d'informations anthropologiques extraterrestres et inter-dimensionnelles.
11.4.17M (ma signature)

Voilà, les choses sont « clairement » exprimées et je mets cette déclaration en rapport avec des travaux qui eux ne sont pas exotiques et sont produits, semble-t’il, par des humains bien de chez nous. Une façon de constater que toutes les briques d’un renouveau sont disponibles dans la culture humaine et qu’il n’est point besoin d’attendre un hypothétique messie interplanétaire qui nous donnera la béquée et nous sortira du merdier dans lequel nous avons sauté à pieds joints de plain-pied. Il nous faut juste nous remuer le cul et « accessoirement » les méninges pour quitter cette autoroute de la mort qui nous conduit au néant, quitte à faire demi tour et percuter une société de plus en plus totalitaire dans un big bang de la conscience dont chaque étincelle sera une lumière dans les ténèbres, une résistance. Alors appuyons à fond sur l’accélérateur des années lumière et transperçons, déchirons le tissu de cette nuit noire mortifère pour éclaircir notre horizon et chanter l’amour et l’altérité. Composons une musique de l’esprit, une partition faite des travaux de René Thom, des poèmes de Coleridge et Yeats, un histoire de marin qui comme Ulysse a fait un beau voyage ou qui comme Jason a récupéré la toison d’or. Pour la vie.
Vous pouvez trouver le texte de René Thom auquel je fais référence dans un ouvrage intitulé « Penser les mathématiques » qui est en fait un recueil de textes présentés aux Séminaires de Philosophie et Mathématiques de l'Ecole normale supérieure en 1982. Ce livre, des quelques chapitres que j’ai lus, est remarquable et finalement aborde quelques problématiques qui semblent avoir été évoquées dans les courriers de Seth Brundle. Une bonne bibliothèque et internet, voilà qui constitue un outil fantastique, il n’y a pas concurrence mais complémentarité et à une époque où « l’information » est pléthorique mais aussi volatile, il n’est pas inutile de disposer de livres et de papiers imprimés! (on pourra peut-être retrouver le pourquoi de l’idée originale de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, car l’information c’est ce qu’il y a de plus dangereux pour un pouvoir totalitaire qui veut tout contrôler).

L’ouvrage est malheureusement épuisé mais je pense que vous pouvez le trouver d’occasion. L’article s’intitule « Mathématique et théorisation scientifique ». J’ai extrait le paragraphe 4.
4. Les modèles purement qualitatifs : analogie et langage naturel
Même si les modèles de la théorie élémentaire (TCE) ne conduisent à aucune prévision quantitative, ils n’en ont pas moins un intérêt. En effet, il permettent parfois une prédiction qualitative : si l’on peut réaliser tel ou tel chemin dans le déploiement U, on obtiendra telle ou telle transformation morphologique. De plus, le simple fait d’avoir une théorie permettant le classement de situations analogiques est, sur le plan philosophique non négligeable. Car la notion d’analogie, même si elle est rejetée comme suspecte par l’épistémologie néo-positiviste, n’en joue pas moins un rôle heuristique fondamental en science. Il importe donc de la réhabilité de cet ostracisme, et quel meilleur moyen pourrait-on rêver, dans ce but, qu’une formalisation mathématique ?
Toutefois, l’usage purement analogique de la TC soulève une évidente objection : si, par ces modèles « catastrophistes », on peut géométriser l’analogie, que gagne-t-on à faire cette modélisation par rapport à l’intuition immédiate liée au langage naturel, à la parole signifiante ? Ne risque-t-on pas de faire de l’art pour l’art, une mathématisation gratuite et finalement oiseuse ? Le danger, certes, est réel, et la lecture de certaines « applications » des catastrophes en confirme l’imminence.
Je pense qu’en ce domaine il n’y a pas de réponse générale et que tout est question de cas d’espèce. Très fréquemment, la géométrisation apporte une vue globale que la fragmentation inhérente à la conceptualisation verbale permet souvent mal d’appréhender. Et puis, les analogies peuvent être plus ou moins banales, plus ou moins surprenantes ; l’effet proprement foudroyant qui s’observe dans certaines métaphores poétiques se justifierait-il si toutes les analogies étaient évidentes ? C’est pourquoi ces modèles qualitatifs ne peuvent guère être appréciés ni jugés que subjectivement. C’est finalement la satisfaction intellectuelle à la vue du modèle qui est le dernier critère de sa validité. Ce retour à une évaluation de caractère stylistique, quasi littéraire ou esthétique sera toujours sévèrement jugé par les scientistes « orthodoxes ». Ils ne manqueront pas de dire que ces modèles « ne sont pas de la science ». Sans doute ont-ils raison, de leur point de vue… Mais il faudrait beaucoup d’outrecuidance pour croire qu’il existe une frontière stricte et clairement définie entre science et non-science.
La tentative globale de géométriser la pensée n’en présente pas moins un immense intérêt théorique. Voici pourquoi :
En de nombreuses disciplines scientifiques, on utilise des concepts dont la signification dont la signification n’est pas claire et ne peut être formalisée. En biologie par, exemple, on rencontre des concepts comme tels que complexité, ordre, désordre, organisation, information (génétique), message, code, etc., qui tous spécifie une certaine propriété non locale du milieu étudié. On peut se demander si ces concepts, à l’instar de nombreux concepts de la philosophie, peuvent être univoquement traduits, dans toutes les langues du monde et portent légitimement le label de la scientificité. Le jour viendra bientôt ou une critique systématique de ces outils conceptuels douteux se révèlera nécessaire. Si l’on veut poursuivre à l’égard de ces concepts une forme, même réduite, du programme hilbertien d’élimination du sens, alors l’étape de géométrisation par la TC peut apparaître comme un intermédiaire très précieux : on remplace alors l’intuition sémantique, avec son caractère subjectif immédiat, par l’intuition géométrique, qui spatialise son objet et le distancie du sujet pensant.
La TC, en ce qu’elle est fondamentalement une théorie locale, élimine le caractère non local, transspatial, quasi magique de ces notions. Rien n’interdit de supposer qu’on pourra également, comme on l’a vu au paragraphe précédent, doter la TC de générativité, de propriétés propagatives ; on pourra alors fournir un modèle de la déduction, comme dans l’axiomatique d’un système formel. Mais ces propriétés propagatives, non locales, sont alors strictement contrôlées. En reprenant la métaphore précédente, on observera que les axiomes d’un système formel permettent en général de remplacer une expression longue par une expression courte, plus simple. Ils jouent donc le rôle d’une action non locale dans la topologie du monoïde libre engendré par les symboles. Ce programme, qui évoque la caractéristique universelle de Leibniz, n’est évidemment qu’à peine amorcé. Tout au plus, avec la TCE et les extensions linguistiques (schémas actantiels) qu’ont peut lui associer, a-t-on une formalisation (relative) des situations syntaxiques des phrases élémentaires. Mais le domaine du lexique, l’organisation sémantique d’un dictionnaire demeure encore actuellement une terra incognita. Là intervient le problème de ce que j’ai appelé les logoi, c’est à dire ces structures algébrico-géométriques qui stabilisent tout concept dans l’espace des activités mentales. On retrouve ici- sous une forme particulièrement aiguë- le problème de la synthèse dynamique évoquée plus haut. Comment géométriser les grandes catégories grammaticales ? Le rôle de la double articulation, présent à la fois en biologie (génotype-organisme) comme en linguistique (phonèmes-phrase), est-il indispensable à la stabilisation des logoi ?
Devant l’immensité de ce programme, on peut-être saisi d’une inquiétude légitime ; cela vaut-il la peine de s’engager dans cette voie ? A cela, nous répondrons que les modèles « catastrophiques » ont déjà fourni des intuitions que le langage usuel n’aurait fournies que difficilement. En effet, la pensée verbalisée à tendance à scléroser les concepts, liés qu’ils sont à un mot fixe du lexique : elle dissimule leur variabilité intrinsèque derrière l’effet des auxiliaires et des fonctions de la grammaire. La TC permet une logique du continu , où l’on considère des concepts « variables » Fu, où le paramètre u varie dans un espace de contrôle U ; lorsque u décrit un chemin (uv) dans U, il est possible que le concept Fu se transforme continûment en un concept Gv, dont la parenté avec Fu n’apparaîtra pas immédiatement avec Fu, parce qu’en pensée normale il y a un seuil, un « tabou », séparant u de v dans l’espace de contrôle U.
La TC offre donc la possibilité (étendue) de transgresser le principe d’identité (quitte, évidemment, à réaliser ces transgressions dans des situations bien contrôlées). On connaît- sans doute- l’exemple type de ces transgressions. Il s’agit du principe (fondamental en embryologie animale, selon moi) : « Le prédateur affamé est sa proie. »Ce principe, rappelons-le, est issu du modèle de la fronce [2] appliqué à la prédation : le prédateur P, après capture spatiale de la proie (p) (au point K sur la courbe de bifurcation), sombre dans le sommeil symbolisé par le demi-cercle M(état d’indistinction entre le sujet et l’objet) ; à son réveil, le prédateur réapparaît en tant que sa proie (p). Il ne sera recrée comme prédateur qu’après la catastrophe de perception (en J), où il aperçoit une proie extérieure (p) et se met à la poursuivre.
Je voudrais signaler ici une implication curieuse (et assez vertigineuse) de ce modèle. Lorsque le prédateur (P) a reconnu une proie extérieure (p), il existe entre (P) et (p). La topologie de l’espace prend de ce fait une forme « excitée » et elle tend d’elle-même, par régularisation physico-chimique, à revenir à la normale. Ce retour à la normale peut s’effectuer de deux manières : normalement, par la capture spatiale de la proie par le prédateur (ce qui correspond à la création sur l’espace temps d’un point critique d’indice un, qui détruit l’anse) ; ou, de manière moins normale- mais non impossible- par la fuite de la proie (p) ; alors l’anse se détruit par un point critique d’indice trois, intérieur à l’anse pleine, et il y a retour à la situation antérieure à la catastrophe de perception. Ainsi, ce modèle d’un idéalisme délirant justifie la thèse behaviouriste selon laquelle la capture de la proie par le prédateur (ou la fuite de la proie) est un mécanisme de régulation physico-chimique imposé par la régulation topologique de l’espace-temps ! La subjectivité apparaît alors comme une localisation actantielle d’un état excité de l’univers, le choix d’un retour à la normale. Elle serait liée à la situation dichotomique de conflit entre le réel et l’imaginaire, entre le repos et la tension. D’ailleurs, dans le qualitatif d’excité, il reste comme une connotation subjective : l’imaginaire, ce serait la stabilisation des seuils. C’est sur cet aperçu, passablement bergsonien, que je voudrais terminer cette étude.
Que je relie enfin avec cette notion d’ acméité. Un brin de syncrétisme (loin de la saint crétinerie zète) où poésie, philosophie et science se rejoignent et se conjoignent pour établir ces ponts sur le chaos et construire de nouveaux horizons. Des poèmes de S. Coleridge et de W.B. Yeats à la Théorie des catastrophes, une ballade à travers la poésie, René Thom, le voyage d’Ulysse et de Jason. C’est un peu une super nova de la pensée ici et ce site est fantastique :
http://www.utqueant.org/net/der2.html
La première de ces figures (décroisement)(1) est illustrée par des textes dont les héros, prisonniers d'une arche ou d'une embarcation close aux prises avec un monde en pleine destruction[3], à vrai dire se défaisant, étaient Um-Naphishti, Noé ou le Vieux Marin de Coleridge. Sur le même plan que le rationnel expérimental ou l'imaginaire moraliste, cette sous-classe de l'acméité entretient, selon le tableau, avec ces dernières le soin de concentrer un événement pour l'amener à être unique.

L'acméité "catastrophique", elle-même, accorde face à une situation de chute, la possibilité de s'y opposer et de renverser une fatalité (Déluge, Malédiction) : elle dégage un "sursaut" au processus d'écoulement et de disparition. Il s'ensuit donc qu'elle peut nous livrer, dès le départ, l'organisation de son espace autour de ces points de force qui immobilisent un flux de plus en plus indifférencié et destructeur de tout croisement (ni hauteur ni largeur ni profondeur, par exemple). Le but est de délimiter son domaine et de considérer les objets qu'elle met ainsi en avant, ou les formes secrètes qu'elle signale de ces mêmes objets. Commencer par elle se justifie comme une maîtrise simplifiée de repères nécessaires, là où les autres figures acméiques donneraient des mouvements ou des rapprochements plus complexes.
….
Sans être du domaine acméen, elles peuvent être utilisables pour être des transpositions en un plan imaginaire et rationnel d'événements appartenant à un autre plan.
De plus, les parabases[4]présentent ainsi la possibilité d'échapper au littéraire ou à l'artistique, et d'avoir une portée plus grande, plus universelle, de décrire des phénomènes dont la présence ne sera pas uniquement "poétique" (au sens étymologique de "fabrication humaine), mais s'insérera dans une large réalité. Il y a lieu de comprendre qu'elles peuvent s'appliquer, comme le rationnel et l'imaginaire, à différents domaines, et que l'on atteint une universalité. Reste à montrer que l'espace décrit par les parabases, pour aussi étrange qu'il soit, existe réellement.

La poésie, en utilisant des images, rend encore plus visible cette trace de nos émotions et de nos réflexions dans un substrat étendu. La figuration peut en être très différente, mais "l'ancrage" dans un support spatial en est toujours aussi nécessaire. Les parabases, d'autre part, envisagent un "au-delà" que nous pouvons d'abord nous représenter comme un univers supplémentaire. On connaît le fort ancien problème métaphysique du nombre d'univers possibles (si un seul ne suffit pas), des visions en tous genres dissertant sur l'Invisible. Mais outre qu'aucune preuve n'est possible, disons que la question de leur existence est mal posée à la différence des parabases qui donnent un espace nouveau à une activité de la pensée, hors des projections et constructions rationnelles et imaginaires.

le Lieu est "Espace intermédiaire" entre la matière et l'esprit, parfois même cette "Ame du monde" mélange du Même et de l'Autre (des Idées et des illusions) qui nous dote d'un troisième pouvoir de compréhension et d'une troisième réalité.

Les critiques ont bien du mal à cerner toutes les influences littéraires possibles décelables dans Le Dit du Vieux Marin. Tout le travail critique de John Livingston Lowes (4), sur les Carnets de notes de Coleridge (5) où il retraçait ses lectures et ses projets d'écriture, nous donne une idée de l'étendue de ses recherches. On y relève Platon, Berkeley, Dante, l'Edda comme classiques ; mais aussi des ouvrages ayant trait aux religions et à leur origine (le français Dupuis : Origine des Cultes - Paris 1795 ; l'anglais Burnet : Telluris Theorica Sacra (De Diluvio et Paradisio ; De Conflagratione Mundi et de Futuro Rerum) - Londres 1689, ou aux phénomènes naturels Erasmus Darwin : Botanic Garden ; Joseph Priestley: Optiks, manuel d'optique et recueil de faits étranges optiques et lumineux). On y apprend aussi que Coleridge projetait d'écrire un essai sur Tobie, une vie de David, des hymnes au Soleil et à la Lune, un traité sur l'abolition de la propriété, et qu'il acheta les oeuvres de Jamblique (De Mysteriis), de Psellos (De Daemonibus) , de Porphyre (De Divinis et daemonibus), de l'empereur Julien, de Marcile Ficin, tous auteurs connus pour leurs théories sur l'Invisible, etc. Il y a un projet sur "Avalonian Isle" (Les îles Avalon, domaine du Dieu des morts chez les Celtes, domaine merveilleux aussi) ; d'autre part, il retient dans tous ces livres des preuves d'un "intermundium", d'une zone torride intraversable (comme sur les anciennes cartes où l'on séparait ainsi les deux hémisphères), d'un monde intermédiaire peuplé de forces étranges que seul un autre Caïn affronte (Coleridge semble associer Caïn au Vieux Marin).

Jamblique (mort en 330) reprend à la théorie pythagoricienne que les Nombres sont la clef de l'univers et sont habillés du nom des dieux.

Coleridge sépare dans ses écrits théoriques (15) deux pouvoirs. "The fancy" ou association d'éléments tout faits de l'ordre du fixe et du défini, sorte de mémoire agrégeante, et "the imagination" dissolvant, dissipant pour re-créer, "pour idéaliser et unifier, redonnant vie à ce qui est mort et fixe". Cette dernière faculté toute acméenne - est au coeur d'une théorie de l'invention inaugurant de nouvelles formes.

cette page du philosophe médiéval Irlandais Scot Erigène, auteur du De Divisione Naturae, montrant que la raison et l'intelligence nous renseignent seulement sur les propriétés des choses et nullement sur leur quiddité ou leur essence.

que connaissons-nous vraiment du réel, au moyen de la raison ou de "l'imagination-fancy", si ce n'est une fixation momentanée et artificielle d'éléments ? Cela nous éloigne plus du monde que nous le croyons.

L'acméité revient à notre capacité d'appréhender des changements qualitatifs, de leur donner une forme et de les poser en un Lieu.

L'acméité catastrophique est sur le même plan dans le tableau des figures spatiales que la raison expérimentale et l'imagination moraliste. Ces dernières apportent une réticulation régulière de l'espace : la première par la métrique (art de mesurer, de quantifier, d'établir des statistiques... etc., de façon à contrôler un phénomène) ; la deuxième par la valeur (art de donner un sens, de nuancer, d'établir des priorités... etc., afin de diriger une action). Il manque pour l'acméité catastrophique un semblable "découpage" de son espace. Or la Théorie des Catastrophes fournit, par le biais de ses sept catastrophes élémentaires, de quoi appréhender plus facilement des passages d'un espace à un autre.
Le fondateur de cette théorie qui commence à être connue est un mathématicien français de l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques, René Thom, dont l'apport est considérable en des domaines souffrant d'un manque de théorisation, comme l'imaginaire ou la linguistique, ce qui aurait été impossible (surtout en sciences humaines) si ses modèles avaient été quantitatifs.

une théorie qui va du global au local pour rendre intelligible certains phénomènes, l'existence posée d'un espace substrat continu malgré les accidents qui le tendent, la nécessité de figures géométriques invisibles ou abstraites permettant le passage d'un état stable à un autre, un intérêt pour la forme engendrée au détriment de toute considération sur la substance de cet objet ou sur les forces et leur nature qui s'attachèrent à cet objet, etc.

Comment, sans entrer dans la formulation mathématique, présenter sans erreur, le corps de la doctrine ? Plusieurs grands traits sont ainsi à isoler : une théorie qui va du global au local pour rendre intelligible certains phénomènes, l'existence posée d'un espace substrat continu malgré les accidents qui le tendent, la nécessité de figures géométriques invisibles ou abstraites permettant le passage d'un état stable à un autre, un intérêt pour la forme engendrée au détriment de toute considération sur la substance de cet objet ou sur les forces et leur nature qui s'attachèrent à cet objet, etc. Le terme de catastrophe qui prend le sens positif de moyen pour un objet ou un système stable d'assurer sa survie lorsqu'il est attiré dans un autre contexte, appelé "bassin d'attraction" ou "potentiel". Pour ce faire, il doit souvent effectuer un "saut" de passage et modifier sa forme.
Cette théorie renvoie à notre recherche de figures géométriques archétypales, ou tout au moins des préoccupations similaires, d'autant que la substance peut être laissée au domaine de la Raison (l'expérimentant, lui donnant une temporalité, la conceptualisant et lui inventant un ordre) et l'énergie (ou ensemble des désirs psychiques, biologiques) au domaine de l'Image (qui, en littérature, la moralise, la projette, ou la finalise). Cette théorie d'êtres géométriques inexpérimentables inaccessibles, sorte d'au-delà singulier (25) que la mathématique et la parabase décrivent en figures, pourrait vraisemblablement se superposer et former le domaine acméen.

Aussi, René Thom dans Paraboles et Catastrophes reprend le mythe de la Caverne exposé par Platon pour expliquer que les objets sont des reflets : "La Théorie des Catastrophes suppose justement que les choses que nous voyons sont seulement des reflets et que pour arriver à l'être lui-même il faut multiplier l'espace substrat par un espace auxiliaire et définir, dans cet espace produit, l'être le plus simple qui donne par projection son origine à la morphologie observée". Là où Platon faisait défiler devant un feu les Idées ou Formes structurant l'Univers s'inscrivant sur le fond de la Caverne en autant d'ombres plurielles, René Thom propose des êtres géométriques (descriptibles sur un espace invisible) dont la fonction est d'engendrer de nouvelles formes (les sorties observées). Le Feu chez Platon servait à cette projection ; la figure géométrique est dotée chez Thom de ce pouvoir créateur, étant à la fois Feu et Idées. Dans la réalité, elle est concentrée en un point singulier (ou en plusieurs), qui engendre une forme stable.

R. Thom n'hésite pas à parler d'analogie entre le macrocosme et le microcosme au lieu de la démarche actuelle qui voit dans le microcosme uniquement une part du macrocosme et non l'inverse. L'analogie proposée est bien sûr structurale, et ne doit pas "projeter dans le macrocosme une structure régulatoire spécifique du microcosme" (30) . Les deux plans ne sont pas à confondre mais leurs structurations étant analogues, elles permettent cette harmonie entre l'esprit et le réel, source d'une connaissance possible. Penser et Etre sont bien identiques.

Aussi, vu que la littérature a une fonction cognitive (quelque peu négligée), l'étude des parabases mène à découvrir par une autre voie les êtres géométriques de Thom dont ils traduisent le déploiement sur un espace auxiliaire (nommée Au-delà) : toute la suite de cette étude réside dans cette proposition. Nommons donc ces sept catastrophes et leur équivalent linguistique selon le tableau proposé dans le livre (recueil d'articles précédents) Modèles mathématiques de la morphogénèse. (31)

D’où le lien avec les nombres de Fermat et leurs traductions géométriques ( 3, 5, 17, 257, 65 537, etc.) qui définiraient des ordres de complexité au sein des nombres (ou du réel ?) : Triangle, Pentagone, polygone à 17 côtés (cf Gauss) Domaine acméen ou cet espace imaginal du poète ?

« Ce qui diffère de moi m’enrichit » - (Saint Expéry).

NB : Cher Stanalpha1, je me demande si je n’ai pas trouvé une autre explication alternative à la vague de 1954. Ne serait ce pas tout simplement une réponse à la parution du livre d’Aimé Michel :
«Lueurs sur les soucoupes volantes» édité me semble t’il en 1954, avant la vague d’automne ?

Une sorte de réponse « paradoxale » aux interrogations d’Aimé Michel et notamment aux questionnements de son chapitre « La clé de l’énigme » ? Le « hasard » m’a permise de tomber sur ce bouquin. On trouve sur la page de garde une citation de Spinoza :
« Il ne s’agit ni d’affirmer, ni de nier, mais de comprendre ».

[1]
Ontophylogénétique : Réhabilitation du concept Lamarckien de transmission des caractères acquis, un individu ayant acquis des qualités améliorant son adaptation à un changement du milieu peut, à génome constant, incorporer dans son génome de donc rendre héréditaires des modalités d’expression des gènes favorisant la reproduction de ces qualités (cf lettre automates intelligents 104 février mars 2012).
[2]Fronce
Pour mettre en image certains de ces concepts et associer aux mots les êtres géométriques. De petits films bien sympathiques. Accessoirement utile pour mieux comprendre une éventuelle observation
http://images.math.cnrs.fr/Le-pli-et-la-fronce.html

[3]
N’est ce pas un peu la situtation de la planète aujourd’hui ?
[4]Parabase
La parabase est une particularité du théâtre grec antique. Il s'agit d'une figure de style, utilisée notamment par Aristophane dans de nombreuses pièces. Partie d'une comédie grecque qui consistait essentiellement en un discours du coryphée, sorte de digression par laquelle l'auteur faisait connaître aux spectateurs ses intentions, ses opinions personnelles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parabase
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 08 Avr 2012, 23:45
L’humanité dans son ensemble, bien qu’offrant une distribution modale élargie et une diversité qui étonne peut-être nos visiteurs constituerait une conscience collective à part entière et unique. Ne pourrait-on pas alors considérer la problématique du contact comme une sorte d’hapax existentiel[1] de cette conscience collective, une sorte de résolution de la fonction d’onde quantique un peu comme décrit par Roger Penrose dans son ouvrage « The emperor’s new mind » mais appliqué cette fois à la conscience collective, et qui serait déterminante pour son devenir ? On comprendrait alors mieux pourquoi nos visiteurs seraient très prudents et très furtifs car ils ne souhaiteraient pas provoquer cet hapax existentiel de façon prématurée et précipitée. Ils préféreraient certainement créer les conditions nécessaires et suffisantes à la prise de conscience par l’humanité elle-même de cette problématique du contact. Celle-ci pourrait alors développer sa propre égodicée[2] , dans le sens d’autotrophie de l’existence en évitant dans cette transition de phase les deux principaux écueils qu’elle pourrait rencontrer, la catatonie stérilisante et la folie nihiliste, toutes les deux nous conduisant vers le néant entropique.

Dans ce cadre on pourrait imaginer que des sondages sporadiques auprès de la population humaine aient été menée de façon à modéliser sur une population très limitée (et en aucun cas suffisante pour constituer la masse critique et provoquer cette prise de conscience, cet hapax existentiel, ce qui expliquerait aussi la constance, chez ces intervenants exotiques de vouloir confiner le sujet dans une stricte intimité quitte à organiser le discrédit si l’affaire devenait par trop médiatique-cf ummo par exemple mais il y en a d’autres) toutes les implications du contact et sa traduction dans l’espace imaginal des sujets ou des groupes d’étude constitués ; une façon d’anticiper comment (même s’il est certainement très difficile de se prononcer) pourrait-être résolue par l’humanité terrestre ce contact avec l’altérité éloignée dans sa projection sur la réalité.

On trouvera ci-joint un article publié le 01/04/2012. Il évoque une solution originale au paradoxe de Fermi pour lequel je me permets d’apporter quelques précisions [3]. Cet article pourra passer pour un poisson d’avril. Ceci dit la démarche n’est pas anodine car c’est une façon de jeter un pavé dans la mare de la communauté scientifique tout en conservant le fusible du premier avril en cas de polémique. Venant d’une personne qui s’intéresse de près à la modélisation sociale[4] , à la formation d’opinions et de consensus, etc. il me semble qu’il s’agit là d’un test grandeur nature pour observer la résilience de la communauté scientifique face à ce qui semble être une déclaration d’existence de l’altérité éloignée, de la surveillance par celle-ci de la planète Terre et de sa pénétration dans le groupe social humain!
2012, l’année du contact ? Bonne lecture.

Les aliens sur Terre. Les rapports relatant les rencontres rapprochées sont-ils corrects ?
Pawel Sobkowicz.

La culture populaire (films, littérature de science fiction) et les déclarations des témoins de rencontres rapprochées avec des extraterrestres fournissent une image plutôt bizarre du comportement des Aliens sur la Terre. On est loin des stéréotypes de l’exploration spatiale humaine. Les étrangers observés ne correspondent pas à des missions de diplomates, à des scientifiques ni même à des flottes d’invasion ; Les rencontres typiques sont avec des extraterrestres seuls (ou en petits groupes), et impliquent des comportements curieux : Enlèvements et expérimentations (souvent de nature sexuelle), mutilations de bétail, meurtre localisé ou dissémination dans la société humaine en utilisant différentes méthodes. Des explications scientifiques standards de ces memes sociaux indiquent une influence des artéfacts culturaux (films, littérature) sur l’imagination sociale humaine, projection de nos peurs et des observations de la société humaine, et, dans les cas graves, de désordres psychiques des individus impliqués. Dans ce travail nous proposons une explication alternative, postulant que les memes pourraient être le résultat des observations du comportement de vrais étrangers, qui, visitant la Terre se comportent d’une façon qui est alors reproduite par les memes en question. La proposition résoudrait, de façon naturelle, le paradoxe de Fermi.

I. Existence des civilisations extraterrestres.

A. L’équation de Drake.

Les deux problèmes majeurs auxquels sont confrontés les scientifiques intéressés par les civilisations extraterrestres sont : Combien de ces civilisations existent aujourd’hui ou ont existé dans le passé dans la galaxie ? A condition qu’une réponse positive soit fournie à ce premier problème, la seconde question qui se pose est : Y a t’il eu, à un moment ou à un autre, d’une forme ou d’une autre, un contact entre de telle(s) civilisation(s) et l’humanité ?
Une réponse concrète au premier problème est clairement impossible. Nous savons qu’au moins une civilisation (la notre) est survenue durant les plusieurs milliards d’années de l’histoire galactique, en fait plutôt tard dans l’histoire cosmique, et après un démarrage ralenti de la vie sur la Terre. Mais les efforts pour estimer le nombre des autres civilisations ont été basés principalement sur des conjonctures savantes. Une tentative de mettre un peu de rigueur dans ces spéculations se trouve dans l’équation de Drake, exprimant la fréquence des civilisations à travers une série de variables plus ou moins bien comprises [11,29]. Nous regardons ici une forme simplifiée de l’équation de Drake, discutée par Franck [14], parce que ce travail se prolonge bien au delà des limitations de l’approche standard.
NCIV = N*MW x fP x nCHZ x fL x fCIV
Où N*MW est le nombre total d’étoiles dans la voie lactée ; fP est la fraction d’étoiles avec des planètes comparables à la Terre ; nCHZ est le nombre moyen de planètes appropriées au développement de la vie par système planétaire ; fL est la fraction de planètes habitables ou la vie émerge et où se développe une biosphère complète ; fCIV indique la fraction développant des civilisations techniques. Quelques uns de ces paramètres sont connus de façon raisonnable (par exemple N*MW est proche de 10 puissance 11) alors que (fL, fCIV) sont purement spéculatifs. Frank a estimé le nombre de planètes extrasolaires avec une biosphère adaptée à la moitié d’un million. Nous notons, cependant, qu’ils ont utilisé fP = O,O1, c’est à dire, un système planétaire toutes les cent étoiles. Un rapport récent, basé sur un ratio accru de détection de planètes basée sur la technique des microlentilles gravitationnelles[9] ramène ce ratio à 1 (estimant un nombre de planètes aussi proche que le nombre des étoiles dans la galaxie). En appliquant cette correction aux estimations de Frank cela nous donne un nombre beaucoup plus grand de planètes comme la Terre – environ 50 millions.

En discutant les aspects temporels de l’équation de Drake, Cirkovic [10], met l’accent sur l’importance de la longévité des civilisations. C’est particulièrement intéressant de notre point de vue. Dans ce document nous nous sommes focalisés sur des contacts possibles avec des civilisations avancées existant pendant de longues périodes (comparé au point de vue humain), par exemple celles existant pendant un million de nos années. C’est encore court à l’échelle de temps de la galaxie (mesurée en milliards années) et à l’échelle de l’évolution des étoiles de la séquence principale. Pourtant, un million d’années est suffisamment long pour permettre le voyage sur des distances interstellaires. Nous notons ici, que nous supposons une stricte adhérence aux limitations physiques imposées par la relativité, de sorte que les civilisations avancées pourraient avoir les moyens techniques permettant de construire en pratique des vaisseaux spatiaux (mais lent), mais ne possèderaient pas des technologies permettant d’aller plus vite que la lumière. Donc tous les contacts hypothétiques devraient souffrir des délais inévitables liés aux grandes distances.
Comme nous l’avons mentionné, notre manque de connaissance de fCIV rend toutes les spéculations vraiment imprécises. Dans le cadre de notre analyse nous ferons l’hypothèse que la valeur est suffisamment grande pour permettre l’existence d’au moins une (possiblement quelques unes) civilisations avancées, avec un temps de contact/horizon de distance, compatible avec l’histoire humaine connue (les 10 000 ans passés).

B Le paradoxe de Fermi.
« S’ils existent, ils devraient être ici » - c’est l’essentiel d’un paradoxe, d’après certaines informations émises par Enrico Fermi en 1950, et par conséquent portant son nom. En ayant du temps et des ressources, les civilisations avancées devraient avoir atteint notre planète (parmi beaucoup d’autres) et donc nous devrions être capables de détecter leur présence (en cours ou historique). Pourtant, la science officielle ne confirme pas la découverte de traces de tels visiteurs. En fait la solution la plus populaire au paradoxe de Fermi est qu’il n’y a pas de civilisation avancée voyageant dans l’espace (e.g.[7, 16, 20, 31, 33]). Beaucoup de ces explications sont basées sur l’hypothèse qu’une civilisation avancée, capable de voyage interstellaire coloniserait la galaxie directement (c’est à dire en envoyant des aliens vivants) ou indirectement (via des sondes automatiques autoréplicantes de Von Neuman). En supposant une croissance exponentielle, malgré la taille importante de la voie lactée, toutes les étoiles et les planètes seraient éventuellement visitées et/ou colonisées par la première civilisation suffisamment avancée- l’analogie de l’expansion humaine sur la Terre est évidente.
En plus de cette solution triviale au paradoxe de Fermi, il y a d’autres solutions, faisant l’hypothèse de caractéristiques différentes des civilisations extraterrestres. Par exemple ils peuvent tomber dans le silence ou dans des catégories « non colonisantes »[21]. Ou ils peuvent être présents ici, mais ils cachent cette présence très efficacement. Par exemple ils peuvent être présents dans le système solaire et nous observent, non détectés, à distance. Dans ce qui suit, nous ferons l’hypothèse que notre planète a vraiment été « découverte » par les extraterrestres, et nous recherchons comment une telle hypothèse peut être réconciliée avec le paradoxe de Fermi.

II . Alien sur Terre ; Les memes populaires et les explications.

A Une présence à grande échelle : Un contact globalement amical, des invasions….

Pendant plus d’une centaine d’années, la culture populaire a entretenu beaucoup de variantes des contacts à échelle planétaire avec des civilisations extraterrestres. Les plus fréquents sont les récits artistiques d’invasions d’aliens, avec comme archétype la guerre des mondes de Wells. Les récits de contacts amicaux sont moins nombreux, dû certainement à un pouvoir narratif plus restreint. Le thème de l’invasion extraterrestre résonnent très profondément avec les peurs humaines : L’horreur des guerres est bien connue, et les envahisseurs de l’espace sont l’exemple idéal pour stigmatiser « l’altérité » permettant les histoires faisant ressortir l’unité humaine dans le combat (ou la défaite). Les variantes des histoires d’invasions se rangent parmi celles mortellement sérieuses et tragiques, de l’héroïsme au comique et dans beaucoup de cas (la plus part ?) peuvent être « traduites » en des récits « internes » de l’humanité. Les visions artistiques de telles invasions sont trop nombreuses à fournir, même de manière résumée. De façon plus sérieuse, on peut attirer l’attention [26] sur « un manuel » préparant ceux qui veulent comprendre l’arrivée d’une invasion alien apocalyptique.
Les histoires de contacts amicaux sont souvent basées sur notre imagination de ce qu’une société humaine ferait dans le cas de l’exploration interstellaire. Ici le motif dominant résulte d’expéditions scientifiques /culturelles où le contact sert à accroitre la connaissance. Une alternative moins fréquente est l’exploration commerciale (habituellement juste en transformant les histoires d’entreprises terrestres à d’autres planètes).
Ce qui est intéressant de notre point de vue, c’est que bien que dans la littérature ou l’industrie du cinéma le contact à échelle planétaire est très populaire, cette popularité n’est pas partagée dans les memes populaires des contacts rapportés avec les Aliens sur Terre. Alors que le drame radiophonique d’Orson Welles s’est transformé en panique massive, il y a très peu de rapports sur la présence massive d’aliens sur notre planète. Une des raisons- spécialement dans notre période de « l’information de l’instant » - est qu’il est difficile de croire qu’une telle présence (sous la forme d’une invasion, ou à l’échelle d’un réel contact diplomatique, scientifique ou commercial) pourrait passer inaperçue. Il y a, bien entendu, des explications basées sur les théories de la conspiration, mais elles demanderaient non seulement une coopération effective entre les agences humaines et les gouvernements mais aussi la volonté des membres représentatifs extraterrestres de rester cachés.

B. Des phénomènes à échelle limitée. Observations, enlèvements, infiltration…
La situation est différente pour un contact à échelle limitée, où de petits groupes d’humains interagissent avec des extraterrestres isolés ou de petits groupes de tels visiteurs. Ici les rapports de rencontres rapprochées du troisième type supposées font un parallèle étroit avec la littérature et la culture cinématographique. Il y a plusieurs motifs récurrents pour de tels contacts. De loin, les plus fréquents sont les observations d’OVNI [17]. Ils sont présents dans la culture populaire (attribués à des civilisations extraterrestres) pendant plus de 70 ans. Alors que quelques cas ont été expliqués comme des phénomènes naturels ou des artefacts construits par les humains, la nature anecdotique des récits les rend difficiles à analyser scientifiquement. Les progrès dans les technologies de manipulation d’image rendent même les enregistrements sérieux douteux. Il n’est donc pas surprenant qu’alors que dans la culture populaire les OVNI sont très vivants et présents, la science officielle s’intéresse très peu à de tels rapports. Nous attirons l’attention sur un des thèmes récurrents dans les récits d’observations d’OVNI : Dans beaucoup de cas le comportement de l’OVNI est décrit comme erratique, du moins d’un point de vue humain.
Un exemple d’interactions plus directes avec les extraterrestres, ce sont les fameux enlèvements extraterrestres- récits de situations ou des humains seuls ou en groupes sont enlevés dans des vaisseaux extraterrestres et (souvent) font l’objet d’expériences. Ici, la recherche scientifique a été un peu plus détaillée- mais prenant entièrement le chemin de l’explication « terrestre ». La plus part de telles études se concentrent sur des explications sociologiques ou psychologiques. Une étude « tempérée » de Bullard [8] suggère que les récits d’enlèvements sont une nouvelle forme de « meme surnaturel d’enlèvement ». D’autres auteurs favorisent les effets sociaux [27] ou les aspects psychiatriques [4] [6] [24] [25] [30]. Les derniers remarquent fréquemment les désordres mentaux des personnes rapportant des rencontres rapprochées avec des Aliens. En général, l’approche est de chercher les désordres dans l’état du « messager » ramenant la nouvelle de la rencontre rapprochée, et non pas dans la nature et les conséquences d’un tel événement. Des analyses similaires associées aux récits d’autres types d’activités des Ets, comme la mutilation animale, se concentrent aussi sur les explications psychiatriques [5]. Nous trouvons particulièrement intéressant que dans son analyse des explications diverses des rapports d’enlèvements, Eberlein [12] considère vraiment l’hypothèse « réaliste naïve » (faisant état qu’au moins quelques récits sont basés sur des évènements véritables) comme une des hypothèses de recherche possible, mais indique son origine douteuse compte tenu du lien avec la littérature de Science fiction et les films.
Une influence similaire de l’imagerie SF peut être trouvée dans les récits d’infiltration Alien dans les sociétés humaines, soit sous la forme d’êtres pouvant changer leur forme pour copier notre apparence ou soit sous forme de voleurs de corps ou d’esprit utilisant des personnes zombifiées [18] [32]. Alors que, en surface, les récits des observations d’Aliens se cachant dans la brume de nos sociétés semblent simplement reproduire les stéréotypes des nouvelles ou des films, on devrait garder à l’esprit que l’imagerie artistique, en retour, peut trouver son origine de comportements inhabituels de personnes individuelles. Donc classer entre la cause et l’effet peut être plutôt difficile.
En général, la science officielle traite les récits de la présence actuelle ou passée d’Aliens sur la Terre comme de la pseudoscience. Il est intéressant de noter que le public populaire accepte ces récits – comme il peut en être jugé par les ventes des livres relatifs à de tels phénomènes. Les homologues du « debunking » , à quelques exceptions près, ne vendent pas si bien et n’entrent pas dans la « mentalité populaire » avec un intérêt équivalent. Une des raisons, bien entendu, est que la rigueur de la recherche scientifique rend beaucoup plus difficile et moins intéressant que les récits chargés d’émotions et d’explications faciles[28]. C’est clairement un phénomène psychologique/social sans relation avec les rencontres aliens. Mais le manque virtuel d’investigations sérieuses considérant, comme hypothèse de travail, que quelques faits rapportés puissent être basés sur des évènements réels est aussi plutôt intéressant.

C. Les théories de la conspiration.
L’explication la plus populaire à propos du manque de confirmation officielle vérifiée du contact avec les extraterrestres (de masse ou à petite échelle) est basée sur les théories de la conspiration. Des variantes diverses des dissimulations des hommes en noir du gouvernement existent depuis le tout début de la popularité des memes à propos des soucoupes volantes en1947. Les expositions des dissimulations du gouvernement sont presque aussi populaires que les récits de contacts avec les aliens [15] [19]. De façon intéressante, de telles histoires de conspirations gouvernementales sont vraiment plus fortes dans les sociétés disposant d’une longue tradition et pratique d’une parole libre (US, UK, …) que dans les pays où la censure des nouvelles était un pratique courante dans la vie de tous les jours (comme dans le bloc communiste). Peut-être qu’une explication se trouve dans le fait que les citoyens d’un état communiste comprirent mieux la futilité des efforts de censure en bloquant l’information. Les citoyens des US, d’un autre côté, pourraient imaginer un black-out vraiment efficace, dû à la propagande US à propos des régimes communistes universel…
Alors que la censure externe est, vraiment, très compliquée à maintenir, il reste une option de censure interne indépendante, liée à la structure culturelle de la communauté de la recherche. Le refus d’être ridiculisé, le besoin de publier et d’obtenir des bourses de recherche sont des facteurs importants formant le comportement de la plus part des scientifiques. Montrer un intérêt sérieux à des hypothèses en dehors des vues acceptées à travers le monde peut être dangereux pour le profil de carrière. La façon moderne de financer et de gouverner la recherche conduit les efforts dans des courants bien établis, avec une probabilité décroissante de succès des approches alternatives.

D. L’hypothèse du zoo.
Une variante de l’explication conspirationiste du paradoxe de Fermi consiste en l’hypothèse du Zoo, [2], selon laquelle notre planète a été transformée en chasse gardée galactique, les Aliens eux mêmes la déclarant comme zone interdite. Ceci suppose un contrôle efficace de la part des Aliens (envers leurs propres intrus ou les révélations accidentelles). Dans son exposé de l’hypothèse, Ball [3] discute un large spectre de réponses possibles au paradoxe de Fermi, parmi lesquelles plusieurs variantes de l ‘hypothèse du Zoo. La principale variante, dans laquelle les Aliens (des espèces uniques ou quelques autorités galactiques pan-espèces ont déclaré la Terre comme strictement interdite), peut être affaiblie, de sorte que il y ait quelques scientifiques ET nous étudiant en détail mais discrètement ; ou permettant quelques boursicotages dans nos affaires ; finalement traitant l’ensemble de l’écosystème de la Terre comme une expérience dans leur laboratoire, avec des activités à plusieurs niveaux. Ce qu’il y a de commun dans ces hypothèses c’est que l’observation/activité est faite par des équivalents aliens de nos scientifiques, avec un objectif fondamental de connaissance et de compréhension. Bien entendu, le nom même de l’hypothèse du Zoo suggère un autre type d’observateurs aliens : le public venant voir notre planète et nous comme quelque chose de divertissant.

III Hypothèse actuelle

A. Meditations sur une vieille civilisation d’un million d’années.
Pour présenter notre hypothèse expliquant le comportement bizarre des Aliens sur notre planète, nous partirons de quelques considérations générales sur la (les) civilisation(s) alien(s). Dans notre discussion nous nous concentrerons sur les civilisations construites par des créatures individualistes. Nous pensons que de «l’entité unique », « l’esprit de ruche » et consort, les sociétés profondément intégrées, bien que possible, joueront un rôle moins important dans l’exploration de l’espace profond. Comme notre hypothèse globale est que l’univers est gouverné par les lois de la physique, selon lesquelles nos connaissances actuelles sont une approximation raisonnablement bonne, nous ne prenons pas en compte des phénomènes comme le voyage dans l’espace plus vite que la lumière, la communication instantanée, etc. Dans ce cas, la séparation physique à l’échelle interstellaire signifierait un contact rompu (ou sérieusement ralenti) entre les membres et les groupes de membres séparés physiquement d’une telle civilisation à l’esprit de ruche. Selon nous, ceci poserait une barrière psychologique significative à l’encontre de la séparation nécessaire à l’exploration de l’espace.
Une telle barrière est absente dans les civilisations composées d’êtres vivants avec des esprits individuels, habitués à une communication partielle et une indépendance des actions. Mais même ici quelques limitations générales devraient s’appliquer.
Considérons une civilisation vielle d’un million d’années. Que peut-on déduire à propos de ses caractéristiques pertinentes ? Premièrement : Pour survivre pendant si longtemps elle doit avoir atteint une sorte de stabilité, à l’encontre de facteurs externes (comme le manque de ressources, les catastrophes cosmiques, les facteurs entropiques, etc.) ainsi que pour des problèmes internes. En projetant les problèmes de l’humanité nous mettrions le conflit interne en haut de la liste de ces problèmes internes, mais c’est peut-être simplement notre particularité locale. Ce qui est plus probable comme cause de stress existentiel est l’ennui. Premièrement, pour construire une civilisation, les êtres intelligents doivent posséder quelques réserves de curiosité, pour chercher de nouvelles solutions, pour découvrir. Et avec la curiosité comblée, vient l’ennui. Cet ennui aurait un effet dramatique sur le développement des sciences et de l’intérêt scientifique. Il y a quelques années, Horgan [22] a prophétisé une fin rapide des sciences dans notre civilisation, simplement parce que nous tomberions en rupture de choses vraiment nouvelles à découvrir. C’était écrit il y a environ 3000 après les premiers efforts scientifiques, et seulement 400 ans après le démarrage de la révolution scientifique. Bien que nous puissions considérer de telles affirmations comme prématurées dans notre cas, il est raisonnable de s’attendre à ce qu’une civilisation avancée puisse réellement découvrir que tout cela doit être trouvé « relativement tôt » dans son histoire, disons dans les premiers 100 000 ans de son million d’années de durée de vie. Pour la période restante, la fameuse maxime de Rutherford devrait être applicable vicieusement : « Sans place pour une nouvelle physique, toute science deviendrait une collection de timbres. »
Quel serait alors le sujet qui pourrait garder en vie l’intérêt de telles civilisations? Nous pensons que la réponse est simple : La seule structure suffisamment riche et assez variable pour maintenir la curiosité est la civilisation elle-même. Les interactions entre ses membres peut devenir riche au delà de nos pouvoirs spéculatifs. Nous extrapolons ici la croissance explosive du divertissement dédié et des réseaux sociaux vus dans le demi siècle passé, de la télé aux chaines câblées multiples, d’Internet et éventuellement à toutes les idées du Web 2.0. Notre civilisation devrait-elle survivre les prochains quelques milliers d’années, la flexibilité de la communication sociale est vraiment difficile à imaginer. Les interactions devraient croître plus rapidement que les capacités des humains individuels, fournissant à chacun l’environnement répondant à ses besoins individuels. Nous pensons que cette simple extrapolation est applicable non seulement à notre société, mais à la plus part des individus interagissant y compris les extraterrestres. Et nous devrions regarder ces interactions non pas à travers le microscope scientifique de ce que nous appelons psychologie et sociologie, qui sont plutôt des efforts pour simplifier. Pour conserver l’intérêt en éveil, les membres de telles civilisations avancées devraient comprendre intuitivement tous les changements particuliers, bien plus comme la littérature que comme le point de vue scientifique. Même lorsque nous regardons notre propre civilisation globale, avec ses 10 milliards de personnes environ, nous voyons que la majorité de l’intérêt est dans les autres êtres humains. Sans détours, via les structures sociales, les amis, les amoureux, les ennemies ; ou indirectement avec les proxies des mass media, de la littérature, de la musique, de l’art, etc. La culture est définie par les gens et leurs interactions plutôt que par les nécessités des circonstances physiques externes. En extrapolant cette image à l’imaginaire des extraterrestres, nous pouvons faire l’hypothèse de l’internalisation accrue de leurs centres d’intérêt culturels.
Bien entendu, ceci ne signifie pas que de telle civilisation perdrait leur intérêt dans le monde « externe ». Les considérations sécuritaires à elles seules pourraient les forcer à développer et maintenir des technologies capables de surveiller l’environnement cosmique et les réactions appropriées face aux dangers. De plus, nous pouvons supposer que durant le million d’années de développement, les Aliens maitriseront suffisamment leur environnement pour fournir assez de réserves en ressource et remplir les besoins de ses membres.
B- Des trillions de chaines de TV
De telles civilisations exploreraient vraiment l’univers, dans le sens que nos plus optimistes écrivains de science fiction proposent ? Enverraient ils des expéditions d’exploration organisée, ou des missions mercantiles ou même des flottes d’invasion ? Nous en doutons sérieusement. En se résolvant à nouveau à utiliser l’analogie avec notre société, nous observons qu’avec une accessibilité accrue (mais basé sur la culture !) à des contenus futiles et la communication, l’intérêt d’explorer le monde extérieur n’est pas en hausse- juste l’opposé. Les stars populaires des média (des starlets?) ont beaucoup plus d’impact sur l’esprit social que l’exploration de l’espace. Dans un monde incroyablement plus compliqué de relations internes d’une civilisation vieille d’un million d’années ce ratio pourrait même être encore plus faible. Notre supposition est qu’il conserverait ce qui est un must pour préserver leur sécurité, mais, en général, pas plus que cela.
Nous devrions maintenant distinguer deux cas. Le premier est que l’accroissement de la complexité de la civilisation pourrait être achevé par l’accroissement des capacités des membres individuels avec un nombre relativement faible (civilisation de quelques sages, ou quelques pourraient signifier de quelques personnes à des millions) et une société vraiment grande (s’étendant bien au delà de notre propre nombre, c’est à dire plus de 10 milliards). Nous sommes particulièrement intéressés dans le dernier cas. Des milliards d’aliens, qui, comme nous avons supposé sont individualistes, qui différeraient dans leurs caractéristiques : capacités, histoires, intérêts. Alors, des lois statistiques conduiraient à la conclusion que les sociétés aliens globales ne pourraient pas être focalisés sur l’exploration de l’univers, seulement quelques individus seraient intéressés par de telles activités. En supposant que leur civilisation soit suffisamment riche, elle pourrait avoir aussi les ressources et les solutions techniques permettant le voyage interstellaire à de tels membres particuliers. Alors que nous avons exclus la communication plus vite que la lumière de notre considération, nous supposons que compte tenu de la longévité de la civilisation, le contrôle des processus de la vie permettant de voyager à travers la galaxie dans l’espérance de vie d’un individu (hibernation, ralentissant les processus de la vie etc.) serait certain. C’est notre conclusion, donc, que d’une civilisation vieille d’un million d’années, même en étant extrêmement introspective, nous pouvons nous attendre à quelques fractions étroites de voyageurs interstellaires. Dans un tel cas ils seraient plutôt en bordure de la norme sociale spécifique, plutôt que du cœur de la société. Une des raisons à cette hypothèse c’est que les voyageurs galactiques devraient inévitablement perdre le contact avec leur propre civilisation. Ce phénomène a été présenté dans de nombreux travaux de science fiction : voyager de et vers un endroit distant de seulement quelques centaines d’années lumière signifie que l’individu impliqué vieillirait assez peu (du aux effets relativistes, à l’hibernation ou aux deux) ; sur son propre système solaire, des centaines d’années se seraient écoulées. Si nous pouvons juger par notre propre exemple, ceci créerait un gap infranchissable entre l’individu et la société. Pour décider d’un tel voyage sans retour, les aliens faisant le voyage dans l’espace pourraient vraiment être considérés comme asociaux (selon leurs standards).
Prenons une analogie à partir de la société humaine. Le développement du câble et du satellite TV a accru de façon radicale la quantité de contenus diffusés dans nos sociétés. Dans quelques pays le nombre de chaines TV disponibles est maintenant de prés de 200. Par exemple, au royaume Uni, l’organisme Broadcasters Audience Research Board (BARB, http://www.barb.co.uk) publie des données sur l’audience sur plus de 270 chaines TV. Les résultats sont très intéressants : En plus de quelques chaines populaires (avec une part d’audience de plus de 10 %) il y a beaucoup de chaines pour lesquelles BARB déclare que le nombre de spectateurs est faible mais pas nul.
Imaginons maintenant un environnement d’un trillion de chaines de divertissement pour notre civilisation avancée (nécessité de conserver la curiosité en éveil). La plus part des chaines se rapporteraient aux activités internes de la civilisation. Mais une petite fraction, disons un millionième, pourrait être dévolues aux phénomènes les plus intéressants de la galaxie : Des évènements cosmiques spectaculaires, comme les explosions de supernova, les planètes habritant la vie et certainement « les civilisations de faible niveau » comme les nôtres. Quelques spectateurs seraient saupoudrés parmi ces chaines.
En continuant l’analogie, les chaines de faible popularité sont typiquement celles qui développent un intérêt spécial, répondant aux besoins d’audiences spécifiques. Considérons, pour un moment ce que notre planète a à offrir à ces téléspectateurs galactiques. Une certaine quantité de violence, à la fois à une échelle individuelle mais aussi collective pourrait être intéressante (comparez cela à nous en train de regarder les programmes TV sur les guerres entre les fourmis ou les habitudes alimentaires des lions).



Les intrications de nos habitudes d’accouplement pourraient être intéressantes aussi. Nous pourrions traiter ces conclusions comme une extension de l’hypothèse du Zoo : Nous sommes intéressants (pour quelques Aliens) grâce à nos caractéristiques, pas forcément plaisantes, d’espèce (et certainement, d’écosystème global). Citons J.A.Ball [3] « Comme hypothèses de travail, je suggère, premièrement que l’humanité n’est ni seule ni la première. Des civilisations avancées existent et exercent quelques degrés de contrôle sur la galaxie. Deuxièmement, ils sont au courant à notre propos au moins à un certain niveau. Mais sont-ils concernés par nous ? Nous sommes peut-être seulement une entrée obscure de leur tableau des régions inhabitées de la galaxie ». Mais où nous différons de Ball c’est dans la vision de qui vient nous observer (et peut-être se mêler un peu de nos affaires).
Nous arrivons alors à une solution naturelle à la question du pourquoi les Aliens, rapportés dans les récits populaires s’engagent dans des comportements comme les enlèvements, souvent réalisés avec l’objectif d’une expérimentation sexuelle, d’une agression vide de sens (et non pas vide de sang ! comme les mutilation de bétail) ou même aidant des cultures locales avec des technologies avancées qui rendent les guerres encore plus intenses et sanglantes (et en plus donnent aux Aliens le statut de déités). Donc ce que Eberlein [12] a appelé l’hypothèse « réaliste-naïve », n’est peut-être pas si naïve après tout. Peut-être, au contraire, il est naïf d’attendre, idéalement, que les visiteurs venant sur notre petite planète bleue soient la « crème de la crème » de la civilisation Alien : scientifiques, leaders militaires, etc. Si les visiteurs sont des scientifiques-alors ils seraient une sorte de scientifiques très spéciaux, intéressés par un sujet de si faible complexité que nous-mêmes. Et comme pour les relations diplomatiques interstellaires : Considérerions nous l’envoi de diplomates dans un bousier ? Nous pensons que parmi la multitude de rapports bizarre, au moins quelques uns sont vrais : C’est le genre d’aliens qui sont attirés par la Terre. Seuls, ou en petits groupes, ils ont été présents parmi nous, notre planète étant décidément une chaine mineure dans le réseau de divertissement interactif galactique. Comme une chaine, comme spectateurs : Quels aspects intéressants la Terre peut-elle offrir, nous avons comme visiteurs des prédateurs meurtriers, des déviants sexuels, des scientifiques fous ou au mieux, des dictateurs insignifiants.
Devrions nous conserver la métaphore proposée de l’hypothèse du Zoo, peut-être que notre partie de l’univers n’est pas un zoo bien maintenue, vue et gérée de façon constante mais plutôt une zone de préservation sauvage et désolée, en dehors des limites des citoyens galactiques respectueux de la loi. Et, comme avec nos contreparties terrestres, on pourrait trouver quelques aventuriers (correspondant aux braconniers, des détenus s’ayant fait la belle, des environnementalistes extrêmes ou des adeptes de la survie).
Nous postulons que les aliens visitant la Terre pourraient, très certainement, représenter la queue éloignée d’une distribution Gaussienne de leurs espèces, trop stupides pour comprendre/apprécier les intrications de leur propre culture, mais suffisamment intelligents pour prendre du plaisir en se mêlant à nous.
Quelle sorte de représentants de civilisations extraterrestres avancées accepteraient de changer leur biologie (ou d’envahir le cerveau) pour cacher avec succès son identité et vivre comme un membre de notre société ? La solution au paradoxe de Fermi est triviale : Il y a de la vie Alien dans la galaxie – et elle a été observée sur Terre. Au moins quelques rapports de rencontres rapprochées, étranges comme ils peuvent paraître, peuvent être vrais. Le problème c’est que les scientifiques ne les croient pas. Ceci nécessite un changement d’attitude.
Il y a un contrexemple parfait qui fournit quelques idées sur la façon dont nous devrions approcher la situation. Ceci est en rapport avec les recherches précoces sur le SIDA, ou le « cancer des homosexuels » comme il fut appelé en 1981. Malgré la rareté des cas et la stigmatisation sociale, l’organisme Communicative Diseases Center CDC a rapidement mis en place un groupe de travail spécialisé pour coordonner la recherche. Ceci fut fait malgré le fait que quelques personnes clé du CDC ne croyaient pas qu’il y avait un grand danger, déclarant clairement en public qu’il n’y avait pas de risque en dehors de la communauté homosexuelle mâle [1]. Cependant la recherche continua, en opposition au marquage social de la maladie, pour découvrir le panorama complet du risque et du danger pour les groupes que l’on pensait préalablement être totalement sûrs. Nous devrions penser que tout est fait comme il se doit. Encore, dans sa revue de l’approche sociale et professionnelle relatif à l’apparition du SIDA, Eisberg [13] a écrit « On serait tenté de conclure que les questions de la politique de santé publique sont mieux résolues par le jugement objectif des experts que par l’opinion profane. Cependant une telle attitude suppose que les scientifiques soient gouvernés par la raison pure et soient au delà de l’influence de l’intérêt personnel étroit ou des considérations politiques ou moralistes, une hypothèse toute faite contredite par un examen des faits. »
Le cas des OVNI est clairement à l’opposé : Alors qu’une partie significative du public croit en la réalité et en l’importance des rencontres avec les Aliens, les scientifiques, en majorité, refusent de prendre des actions autre que de déconsidérer les gens qui rapportent de tels évènements. Quels sont les intérêts qui sont satisfaits ici ? En particulier en matière de management du risque ? Au lieu de traiter les gens qui rapportent des rencontres avec des Aliens de cas mentaux, nous (les scientifiques) devrions travailler sur une hypothèse beaucoup plus terrifiante, que les visiteurs de l’espace ont plus de chance d’être une minorité anormale (selon les standards de leurs propres civilisations) que des scientifiques, des diplomates ou même des commandants militaires. Peut-être, même si nous ne découvrons pas les Aliens eux-mêmes, nous pourrions trouver quelques clés statistiques à propos de leur nombre et de leurs intentions. Une approche sérieuse des récits de rencontres rapprochées est une stratégie raisonnable, même lorsque nous pensons que la probabilité est très faible, les dégâts probables sont immenses, aussi les risques peuvent être très grands[23]. Parce que nous ne connaissons pas les capacités du pouvoir destructeur dans leurs mains (ou tentacules ?) de ces visiteurs fous, nous devrions être effrayés, vraiment très effrayés.

Remerciements
Je voudrais remercier M Ksawery Stojda pour les discussions fructueuses et tous les monstres inconnus de l’espace de ne pas m’avoir kidnappé ou mutilé jusqu’à présent. Ce travail n’a été supporté par aucune bourse de quelque nature que ce soit.

[1] Altman, L. K. (1981). Rare cancer seen in 41 homosex- uals. The New York Times, (July 3).
[2] Ball, J. (1973). The zoo hypothesis. Icarus, 19(3), 347– 349.
[3] Ball, J. (1980). Extraterrestrial intelligence: Where is ev- erybody? our current world view seems to predict the ex- istence of advanced civilizations in the galaxy and make interacting with us easy for them. why haven’t they? American Scientist , 68 (6), 656–663.
[4] Banaji, M. R., & Kihlstrom, J. F. (1996). The ordinary nature of alien abduction memories. Psychological In- quiry , 7 (2), 132–135.
[5] Bartholomew, R. (1992). Mutilation mania – the witch craze revisited: an essay review of an alien harvest. An- thropology of Consciousness , 3 (1-2), 23–25.
[6] Bartholomew, R., Basterfield, K., & Howard, G. (1991). Ufo abductees and contactees: Psychopathology or fan- tasy proneness? Professional Psychology: Research and Practice, 22(3), 215.
[7] Brin, G. (1983). The great silence - the controversy con- cerning extraterrestrial intelligent life. Quarterly Journal of the Royal Astronomical Society , 24 , 283.
[8] Bullard, T. (1989). Ufo abduction reports: The super- natural kidnap narrative returns in technological guise. Journal of American Folklore , (pp. 147–170).
[9] Cassan, A., Kubas, D., Beaulieu, J., Dominik, M., et al. (2012). One or more bound planets per milky way star from microlensing observations. Nature , 481 (7380), 167– 169.
[10] Cirkovic, M. (2004). The temporal aspect of the drake equation and seti. Astrobiology , 4 (2), 225–231.
[11] Drake, F. (1962). Intelligent life in space., vol. 1.
[12] Eberlein, G. (2001). Four types of explanations of CE IV UFO reports. Zeitschrift fu ̈r Anomalistik Band , 1 ,39–49.
[13] Eisenberg, L. (1986). The genesis of fear: Aids and 
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[14] Franck, S., Block, A., Bloh, W., Bounama, C., Garrido,
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[15] Frazier, K., Karr, B., & Nickell, J. (1997). The UFO Invasion: The Roswell Incident, Alien Abductions, and Government Coverups . Prometheus Books.
[16] Freitas, R. A. J. (1983). Extraterrestrial intelligence in
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[17] Friedman, S. (2012). UFOs: Real Or Imagined?: A Sci- entific Investigation . Rosen Publishing Group.
[18] Gelman, A., & Romero, G. (2010). ‘how many zombies do you know?’ using indirect survey methods to measure alien attacks and outbreaks of the undead. Arxiv preprint arXiv:1003.6087 .
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[21] Hetesi, Z., & Reg ́aly, Z. (2006). A new interpretation of drake-equation. Journal of the British Interplanetary Society , 59 (1), 11–14.
[22] Horgan, J. (1996). The End of Science. Abacus.

[23] Kaplan, S., & Garrick, B. (1981). On the quantitative
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[24] Lynn, S. J., & Kirsch, I. I. (1996). Alleged alien abduc- tions: False memories, hypnosis, and fantasy proneness.
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[25] McNally, R., & Clancy, S. (2005). Sleep paralysis, sexualabuse, and space alien abduction. Transcultural psychiatry , 42 (1), 113–122.

[26] Mumfrey, W. (2009). The Alien Invasion Survival Hand-book: A Defense Manual for the Coming Extraterrestrial
Apocalypse . HOW Books.

[27] Patry, A., & Pelletier, L. (2001). Extraterrestrial beliefsand experiences: An application of the theory of reasoned

Avouez que cet article est particulièrement intéressant et d’une certaine façon assez singulier. Il me laisse un gout amer, un peu comme si et en lisant entre les lignes on comprenait qu’après avoir tout fait pour étudier le sujet en chambre pour éviter toute fuite on s’apercevait que cela ne mène nulle part et qu’il faut au contraire décloisonner, impliquer la recherche civile et injecter du sang neuf pour dessiner les contours de cette affaire. Le trouble doit être grave devant la perspective d’une pénétration de la planète par des groupes exotiques dont on ne comprend rien quant à leurs intentions et buts et je ne parle même pas des éventuelles et potentielles pénétrations spirituelles par des civilisations encore plus évoluées. Peut-être que je fabule complètement mais lorsque je lis ceci :
Article de Andrew Gelman- George A. Romero
arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/1003/1003.6087v1.pdf
“How many zombies do you know?" Using indirect, survey methods to measure alien attacks and outbreaks of the undead
La menace zombie a été étudiée jusqu’à présent seulement qualitativement ou à travers l’utilisation de modèles mathématiques sans contenu empirique. Nous proposons d’utiliser un nouvel outil dans les enquêtes de recherche pour permettre l’étude des zombies de façon indirecte sans risque pour les enquêteurs.
Je me demande vraiment si je suis très loin de la vérité.
L’article me semble pécher sur deux points : Le fait de ne pas envisager des voyages plus rapides d’une part (même si aujourd’hui cela nous paraît pratiquement impossible compte tenu de notre connaissance limitée du pluricosmos) et d’autre part le fait de ne pas envisager une sorte d’éthique minimale partagée dans le cosmos. Je pense qu’une société qui a pu se maintenir pendant 1 million d’année a développé une certaine éthique indispensable à sa pérennité dont les fondements pourraient être partagés par toutes les créatures néguentropiques de l’univers. Cette éthique s’articulerait autour de la vie et de son respect qui constituerait une sorte d’invariant partagé que l’on soit arthropode, muni de tentacules ou de forme humaine. Car considérer que les visiteurs potentiels qui visitent notre belle planète bleue pourraient en fait constituer les bas fonds d’une société galactique très avancée, c’est pour le moins original. Les visiteurs apprécieront d’être traités de « fous » par une humanité qui démontre chaque jour qui passe son mépris pour la vie, sa déraison et sa folie, son caractère schizophrène et suicidaire en se laissant guider par des criminels patentés.

[1]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hapax
La notion d'hapax existentiel fut introduite par Vladimir Jankélévitch, qui explique dans le-je-ne-sais-quoi et le presque-rien10 : « Toute vraie occasion est un hapax, c'est-à-dire qu'elle ne comporte ni précédent, ni réédition, ni avant-goût ni arrière-goût ; elle ne s'annonce pas par des signes précurseurs et ne connaît pas de « seconde fois » ». C'est ainsi qu'il parlera11 aussi de l'hapax que représente la perte de l'enfant pour la mère : « Mais l'enfant qu'elle a perdu, qui le lui rendra ? Or c'est celui-là justement qu'elle aimait... Hélas, aucune force ici-bas ne peut faire revivre ce précieux, cet incomparable hapax littéralement unique dans toute l'histoire du monde ». Il s'agit donc d'un événement unique dans ses aspects constituants (haeccéité, temps) et qui fait naître brusquement et nécessairement un cheminement de vie et de pensée original et personnel.

[2]
J’utilise ici le terme égodicée en l’étendant à la conscience collective humaine dans son ensemble dans son cheminement néguentropique de construction de son identité sur le chaos. C’est une démarche exotérique qui rejoint un peu ce qu’évoquait Anakin, je crois, sur son site qui est malheureusement de nouveau en berne.
http://pierredeloor.blogspot.fr/2011/01/le-mystere-de-la-pensee-de-michel.html
« Egodicée ». J’emprunte le terme à Jacques Derrida qui, dans «Donner la mort », crée ce néologisme pour signifier, sur le mode de la théodicée de Leibniz, que tout discours philosophique procède d’une justification de soi. Le philosophe soigne son être, le constitue, le structure, le solidifie et propose ensuite son autothérapie comme une sotériologie généralisée. Philosopher c’est rendre viable et vivable sa propre existence là où rien n’est donné et tout reste à construire. Avec un corps souffrant, chétif et malingre, Epicure construit une pensée qui lui permet de bien vivre, de mieux vivre. En même temps, il propose à tous une nouvelle possibilité d'existence

[3]
http://authors.elsevier.com/offprints/JASR10877/a29d848003973f684909b27a83f1be59
http://arxiv.org/abs/1203.6805
http://jasss.soc.surrey.ac.uk/12/1/11/sobkowicz.html
Pawel Sobkowicz has a PhD in solid state theory obtained at the Institute of Physics, Polish Academy of Sciences. He has left the academic world fifteen years ago, but continues to follow the developments in physics with interest. He believes that there is a place for amateur scientists, linking the civil society and the ivory tower inhabitants.

http://www.mendeley.com/profiles/pawel-sobkowicz/
Science and society, social modeling, opinion and consensus formation, quantum physics, astrophysics

[4]
Le bien mal nommé paradoxe de Fermi :
Je trouve singulier que ce soit un homme qui a largement œuvré pour le complexe militaro industriel qui ait donné son nom à ce paradoxe. Compte tenu de l’étroite corrélation entre OVNI et nucléaire, Je ne serais d’ailleurs pas étonnée que cette histoire, contrairement à la « version officielle », résulte en fait d’une observation qui se serait produite sur le terrain même de leurs expérimentations, à Los Alamos. Dans ce monde inversé, rendons à César, ce qui appartient à César. C’est Konstantin Tsiolkovsky (1875-1935) (oui vous avez bien lu) qui le premier a formulé ce paradoxe dans plusieurs de ses ouvrages (il est plus connu pour être la première personne a avoir posé les bases théoriques du voyage spatial). Tsiolkovsky était un élève de Fedorov, lequel est étroitement lié à un mouvement spirituel qui mériterait d’être revisité, intitulé Cosmism et qui notamment a inspiré un certain nombre de savants et chercheurs dont en France par exemple Teilhard de Chardin. Selon la pensée de Fedorov, qui inspira aussi Dostoevsky et Tolstoy, tout dans l’univers, du plus petit grain de matière aux étoiles gigantesques et aux galaxies distantes est vivant et possède un degré de conscience. En tant qu’êtres vivants possédant la conscience la plus élevée sur cette planète, les humains ont un rôle spécial à jouer en donnant un sens (concepts et buts) au fonctionnement chaotique de la nature.
Pendant les 20 dernières années de sa vie Tsiolkovsky a développé une voie singulière concernant l’origine et l’évolution de la vie intelligente dans l’univers. Parmi ses productions, il a écrit quelques courts essais non techniques où il précisait sa pensée à destination de « monsieur tout le monde », malheureusement ces essais n’ont pas été publiés à ce jour. Parmi ceux-ci on peut citer «l’ Exposé d’une philosophie cosmique », « l’activité éternelle de l’univers », « les principes naturels », « il y a aussi des planètes orbitant autour d’autres soleils » et « les planètes sont occupées par des êtres vivants ». Ces essais se concentrent sur les questions de l’existence, de la nature et de l’évolution de la vie et de l’intelligence dans l’univers et traitent de problèmes qui seront repris intégralement dans le débat sur l’existence d’intelligences extraterrestres, débats qui interviendront quelques décades plus tard. Tsiolkovsky dans ses essais et quelques unes de ses autres productions conclut que l’intelligence extraterrestre devait être répandue dans l’univers. Il réalisa alors qu’un des arguments les plus puissants à l’encontre de cette conclusion était contenu dans le raisonnement qui sera plus tard appelé le paradoxe de Fermi. Dans ses essais philosophiques, Tsiolkovsky menait un dialogue avec lui-même, challengeant sa logique, par le manque de signes provenant de ces intelligences extraterrestres avancées. Sa solution au puzzle cherche à concilier deux éléments centraux de sa philosophie cosmique : L’espace en expansion et l’abondance des civilisations extraterrestres.
Dans ses essais de 1933 (un hasard nécessaire ? Coïncidence car c’est l’année de l’édition de ce monument, Science and Sanity de Korzybski !), il répond à la première objection : « Si ces êtres existent, ils auraient dû visiter la Terre » en écrivant :

Ils nous visiteront probablement, mais il n’est pas encore temps pour cela. Les aborigènes australiens et les indiens d’Amérique des siècles passés ont fini par être visités par les Européens, mais des milliers d’années sont passées avant qu’ils apparaissent. De la même façon, nous serons visités dans quelques temps, dans le futur.
Puis Tsiolkovsky répond à la seconde objection, « s’ils existent, ils auraient du nous donner des signes de leur existence » de la façon suivante :
Nos moyens sont trop rudimentaires pour percevoir leurs signes. Nos voisins célestes comprennent qu’avec un certain degré de développement du savoir, ils (les humains) découvriront eux-mêmes sans aucun doute que les autres planètes sont habitées. D’ailleurs, compte tenu du faible développement des animaux et de la majorité des humains, il n’y a pas de raison de les informer que d’autres planètes sont habitées. Cette connaissance ne causerait-elle pas plus de dommages ? Des pogroms ou des massacres de la Saint Barthélémy ne seraient-ils pas organisés ?

Nous sommes frères, mais nous nous entretuons, commençons des guerres et traitons les animaux brutalement. Comment traiterions-nous des étrangers absolus ? Les considérerions nous comme nos rivaux pour la possession de la Terre, et ne nous ruinerions nous pas dans une défense inégale ? Ils ne peuvent vouloir cette lutte et cette destruction. L’humanité dans son développement est aussi loin de ces êtres célestes parfaits que les animaux faiblement développés le sont des humains. Nous ne visiterions pas les loups, les serpents ou les gorilles. Nous les tuons seulement. Des animaux célestes parfaits ne veulent pas nous faire cela. Pouvons-nous entretenir des relations rationnelles avec des chiens ou des singes ? Dans ce cadre, des êtres développés ne sont pas capables de communiquer avec nous pour le moment.

Pourquoi des habitants de planètes harmonieuses daigneraient-ils venir nous visiter ? Pourquoi ne nous plaignent-ils pas et ne nous remplacent-ils pas par des êtres plus développés, nous détruisant de façon à ce que nous puissions être à leur image ? S’ils n’espéraient pas quelque chose de plus élevée de nous, alors ils ne nous tourmenteraient pas depuis si longtemps. Ils savent. Nous doutons, mais ils savent. Nous pouvons amener un courant de vie à la fois merveilleux et novateur qui renouvelle et complète leur vie déjà parfaite.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 09 Avr 2012, 16:28
Bonjour M51M51,

Très intéressant cet article! Une autre vision qui enrichit la multitude de théories ET. On pourrait rapprocher ce raisonnement aux batailles d'ovni (de Nuremberg par exemple en 1561)? S'agissait-il de deux civilisations ET différentes ou d'une seule espèce avec, pour reprendre une image du message précédent, des forces de l'ordre contre des braconniers? Evidemment vous avez compris, nous serions les animaux...
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 06 Mai 2012, 22:36
Luigi1973 :
Effectivement et cela me rappelle une nouvelle de science fiction dont je ne me souviens plus le nom. Grosso modo, dans le cadre d’un conflit interstellaire entre deux ethnies, chacune applique la politique de la terre brulée sur les systèmes planétaires susceptibles d’être envahis par ses rivaux. Une des ethnies belligérantes débarquent dans un système où de paisibles indigènes vaquent tranquillement à leurs occupations. Fidèles à leur politique, il déclenchent l’enfer en éradiquant tout ce qui peut vivre sur la planète. A la fin des opérations, ils se rendent compte que, par une bête erreur de cartographie, ils ont nettoyé le mauvais système et qu’ils viennent de liquider des innocents sans aucune justification. Ils décident alors de reconstruire tant bien que mal une pale copie de la civilisation éradiquée afin d’éviter une condamnation par la justice galactique…

Anakin, merci d'avoir ouvert à nouveau votre site.

Comment aborder un sujet aussi complexe que cette problématique du contact et de son expression physique à travers différents phénomènes exotiques qui semblent échapper à la compréhension « rationnelle » du moment ? Une des clés se trouve peut-être dans la constitution de systèmes de référence permettant d’aborder la question sous différents angles, un peu comme lorsque vous regarder un hologramme sous différentes perspectives et que vous constatez des détails qui vous auraient échappé autrement, une sorte de nexialisme cognitif réalisé en changeant de point de vue. La méthode est exigeante car elle nécessite de sortir des sentiers battus et d’acquérir suffisamment de connaissances pour multiplexer celles-ci et fabriquer ces vues alternatives que l’on pourra alors partager avec la communauté.
On pourrait même envisager de découper cette approche selon au moins 3 plans.
La réalité dans laquelle nous baignons et où s’exprime les phénomènes exotiques. En fait nous ne la percevons qu’indirectement à travers notre système nerveux et cette réalité prend alors la forme des représentations que les sensations déclenchent dans notre référentiel cognitif. Dans le cas d’un phénomène inconnu, l’association ne coule pas de source et la résolution cognitive essaye de trouver dans l’ espace des représentations celle qui semble le mieux coller, ce qui ne peut pas fonctionner, car les solutions proposées ne collent visiblement pas avec le phénomène observé, en résumé un échec de l’opérateur déférentiel. Le témoin est alors plongé dans un état de trouble cognitif qui peut se révéler stérilisant ou déclenchant, selon son « étant » et pourrait-être assimilé à une singularité digne d’un hapax existentiel.
L’idée est alors d’essayer de multiplier de façon consciente ces référentiels afin « d’éclairer » l’objet de différents pinceaux de conscience , pinceaux de conscience orientés selon le sens commun, expression de notre culture maternelle qui se manifeste « naturellement » et que l’on multiplexe alors avec par exemple une approche scientifique/rationnelle[0], une approche philosophique (phénoménologique), une artistique, une spirituelle. L’avantage d’une telle démarche est de permettre la mise en évidence de trompe l’œil conceptuels qui affectent la question du réel et de procéder en une « décoalescence larvée entre données factuelles et choix de langage ». J’emprunte ici au très bon livre de Mugur-Schachter[1], « L’infra Mécanique quantique », qui redécouvre finalement le « Structural differential » de Alfred Korbzybski : la carte des mots n’est pas le territoire de la réalité.

En poursuivant les connexions nexialistes, il est aussi fascinant de lier cette approche à la théorie des catastrophes de René Thom et à ces notions de saillance et de prégnance. La saillance est une forme qui se sépare de son fond et est étroitement liée à la notion de frontière, de limite, séparant l’intérieur de l’objet du fond. « La discontinuité est en quelque sorte inhérente à la saillance. Au fond seule la discontinuité se propage en un certain sens, et c’est assez paradoxal. » (René Thom)
La prégnance quant à elle appartient plutôt au monde du continu, mais c’est aussi le support des entités propagatives comme le son, la lumière, le discours, le logos. Cette prégnance c’est un peu l’expression du mème, celui qui va se propager et investir l’animal ou l’homme (cela suppose une mémétique non plus limitée à l’humain mais étendu au règne animal, peut-être à l’état embryonnaire, fort labile et de support différent mais susceptible d’investir une entité néguentropique complexe). Il nous faut alors prendre conscience de notre « animalité » et du « conditionnement pavlovien » que notre environnement cognitif nous a donné en héritage et dans lequel nous baignons de façon continue, bercés par le fluide des prégnances qui pénètrent dans le champ phénoménal par ces fissures que sont les formes saillantes. Ces prégnances peuvent s’emboiter, s’intriquer pour donner naissance, par transitivité à de véritable chaine qui tordent nos perceptions en autant de filtres déformants. Lisons René Thom dans « Prédire n’est pas Expliquer » [7]:
Un pas énorme fut réalisé à l’origine du psychisme humain par rapport au psychisme animal, même si la discontinuité n’a pas nécessairement été aussi brutale. Dans le cas de la viande, du tintement de sonnette qui est investi de prégnance alimentaire, il s’agit d’un phénomène, en principe, purement subjectif, relatif au chien qui a été conditionné. Objectivement, en tant que forme sonore, ce tintement de sonnette n’a absolument rien à voir avec la faim du chien : c’est une association qui appartient au domaine du biologique, et du sujet interprétant des réponses. Mais il s’est fait qu’un très grand nombre d’agents physiques dans le monde jouent le même rôle que les prégnances animales. Je pense qu’il faut chercher le caractère olfactif des prégnances biologiques. Chez les animaux les plus primitifs, l’essentiel des prégnances est de caractère chimique, et ce sont par conséquent des molécules qui diffusent. Elles ne sont en général pas visibles, et elles ne peuvent être repérées que par l’odorat. Mais l’animal a tout de suite une conscience que ces formes ont tout de même une source. Et si elles sont prégnantes, c’est justement qu’il s’agit de remonter à la source : c’est une prégnance attractive

Concernant cette dernière remarque de René Thom sur le caractère olfactif des prégnances biologiques, je me demande s’il ne faudrait pas la rapprocher du sujet OVNI. Je ne sais pas si des études ont été faites dans ce domaine, mais il serait à mon sens particulièrement pertinent de corréler les aspects olfactifs des rencontres rapprochées lors des observations d’OVNI et de mettre peut-être en évidence quelques similarités comme par exemple un éventuel phénomène de chimiotactisme ou chimiotropisme chez le témoin par rapport au gradient de concentration des substances potentiellement diffusées par les objets observés.

Vous l’aurez compris, cette approche multiple permet dans un premier temps une déconstruction des images de la « réalité conformée » à travers le filtre des différents référentiels. Il est alors possible d’identifier les éventuels invariants, fondations d’une reconstruction d’une autre réalité, nettoyée des faux-semblants, plus proche du réel, et qui sera alors intriquée avec notre propre conscience d’être néguentropique. Nous pourrons alors partager avec nos pairs et corriger en toute connaissance de cause notre approche sans pour autant tomber dans des discussions interminables ou des débats qui n’ont pas lieu d’être.
La démarche permet aussi de s’armer contre les idées reçues et les explications toutes faites qui inondent bien souvent le savoir profane. C’est par ailleurs un outil redoutable contre la propagande et la manipulation et une arme de résistance indispensable qu’il va nous falloir brandir dans la période à venir, car il semble bien que nous soyons à la croisée des chemins et cette fois de façon planétaire. Prenons quelques exemples ayant trait à l’histoire, certains ayant été évoqués sur les pages de ce forum. Une invite à revisiter « l’histoire écrite » par « les vainqueurs » pour s’approcher peut-être un peu de la « vérité historique ». Ce détour par l’histoire qui paraitra hors sujet nous permettra de rebondir ultérieurement sur une approche « Chronométrique » de l’évolution sociale dans un contexte cosmique [2], [3], [4] et de resituer dans ce cadre la problématique du contact.

Moyen âge et Droit de cuissage : Je vous invite à visionner le DVD, « Le moyen âge », interview de Marguerite Gonon, médiéviste, Docteur ès lettres, ingénieur au CNRS, élève de Marc Bloch et de Lucien Febvre. On y découvre une vision du moyen âge bien différente de celle enseignée dans les livres d’histoire et relayée par nos medias! Par exemple et de façon anecdotique que cette histoire du droit de cuissage n’avait rien à voir avec la sexualité débridée du seigneur mais était en fait le « droit de cuisage », droit de faire cuire son pain dans le four du seigneur ! Tout est à l’avenant. Sans être passéiste, ne faudrait-il pas évaluer une période historique à l’aune des productions qu’elle nous a laissées ? Par exemple pour le moyen âge, l’art gothique et ses cathédrales, « vaisseaux spatiaux de la spiritualité »? Que restera t’il de notre société dans 800 ans ? Je vous invite au voyage historique et ce n’est peut-être pas si éloigné de notre sujet.

La révolution Française et la société démocratique :
Il est un livre qui mérite un détour surtout par les temps qui courent car on pourrait trouver quelques similitudes avec la période actuelle. Il s’agit de l’ouvrage de Alexis de Tocqueville, « L’ancien régime et la révolution ». Tocqueville nous propose une lecture de la révolution française bien différente de celle des manuels d’histoires. L’ouvrage est documenté, précis et de nature à réviser un peu toutes les idées reçues concernant cette révolution française :
Je cite :
Car la Révolution a eu deux phases bien distinctes : la première pendant laquelle les français semblent vouloir tout abolir dans le passé ; la seconde où ils vont y reprendre une partie de ce qu’ils y avaient laissé. Il y a un grand nombre de lois et d’habitudes politiques de l’ancien régime qui disparaissent ainsi tout à coup en 1789 et qui se remontrent quelques années après, comme certains fleuves s’enfoncent dans la terre pour reparaitre un peu plus loin, faisant voir les mêmes eaux à de nouveaux rivages.

Je parcourrai d’abord avec eux cette première époque de 1789, où l’amour de l’égalité et celui de la liberté partagent leur cœur ; où ils ne veulent pas seulement fonder des institutions démocratiques, mais des institutions libres ; non seulement détruire des privilèges, mais reconnaître et consacrer des droits ; temps de jeunesse, d’enthousiasme, de fierté, de passions généreuses et sincères, dont, malgré les erreurs, les hommes conserveront éternellement la mémoire, et qui, pendant longtemps encore, troublera le sommeil de tous ceux qui voudront corrompre et asservir.
Tout en suivant rapidement le cours de cette même révolution, je tâcherai de montrer par quels évènements, quelles fautes, quels mécomptes, ces mêmes Français sont arrivés à abandonner leur première visée, et, oubliant la liberté, n’ont plus voulu que devenir les serviteurs égaux du maitre du monde ; comment un gouvernement plus fort et beaucoup plus absolu que celui que la révolution avait renversé ressaisit alors et concentre tous les pouvoirs, supprime toutes ces libertés si chèrement payées, met à leur place leurs vaines images ; appelant souveraineté du peuple les suffrages d’électeurs qui ne peuvent ni s’éclairer, ni se concerter, ni choisir ; vote libre de l’impôt l’assentiment d’assemblées muettes ou asservies ; et, tout en enlevant à la nation la faculté de se gouverner, les principales garanties du droit, la liberté de penser, de parler et d’écrire, c’est à dire ce qu’il y avait eu de plus précieux et de plus noble dans les conquêtes de 89, se pare encore de ce grand nom .
Et à propos des sociétés démocratiques :
Au milieu des ténèbres de l’avenir on peut déjà découvrir trois vérités très claires.

la troisième enfin, que nulle part le despotisme ne doit produire des effets plus pernicieux que dans ces sociétés-là ; car plus qu’aucune autre sorte de gouvernement il y favorise le développement de tous les vices auxquels ces sociétés sont spécialement sujettes, et les pousse ainsi du côté même où, suivant une inclinaison naturelle, elles penchaient déjà.
Les hommes n’y étant plus rattachés les uns aux autres par aucun lien de castes, de classes, de corporations, de familles, n’y sont que trop enclins à ne se préoccuper que de leurs intérêts particuliers, toujours trop portés à n’envisager qu’eux-mêmes et à se retirer dans un individualisme étroit où toute vertu publique est étouffée. Le despotisme, loin de lutter contre cette tendance, la rend irrésistible, car il retire aux citoyens toute passion commune, tout besoin mutuel, toute nécessité de s’entendre, toute occasion d’agir ensemble ; il les mure, pour ainsi dire, dans la vie privée. Ils tendaient déjà à se mettre à part : il les isole ; ils se refroidissaient les uns pour les autres : il les glace.

Le XX ième siècle :
Une autre approche intéressante et qui nous éloigne de cette vision linéaire de l’histoire du XXième siècle et notamment de la période 1930/1945 avec son cortège « de bons » et « de méchants » est de se plonger dans l’œuvre de l’historien et économiste britannique Antony Cyril Sutton)[5] . Cette histoire ne se trouve pas dans les manuels scolaires et n’est pas très médiatisée, et si elle est éventuellement évoquée, c’est pour mieux dégainer l’étiquette conspirationiste, voir révisionniste.
Que nous dit Antony Cyril Sutton ? Que Wall-Street a contribué à fabriquer les monstres qui ont hanté le XXième siècle et semer la mort et la désolation. Par exemple que la capacité de production des entreprises IG Farben et Vereinigte Stahlwerke qui produisaient 95% des explosifs d’Allemagne en 1937-38 fut uniquement possible avec les crédits concédés par le Plan Dawes et la technologie des Etats-Unis, Que la Standard Oil coopéra avec I.G. Farben pour produire de l’essence synthétique dont avait besoin le reich pour ses conquêtes, que la Blitzkrieg qui nécessitait des moyens de communication moderne n’était possible qu’avec le matériel fournit par ITT, General Electric etc. Selon Sutton, sans le capital de Wall Street il n’y aurait eu ni IG Farben, ni Adolf Hitler, ni la seconde guerre mondiale !
http://reformed-theology.org/html/books/wall_street/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_Cyril_Sutton



Cela sent le soufre mais n’en déplaise aux chantres de la bien-pensance, les faits sont là, précis, vérifiables et j’engage tout un chacun à visiter cette autre histoire parallèle ou gémellaire. De découvrir que certains de nos libérateurs ont été aussi les acteurs de nos malheurs, en quelque sortes nos fossoyeurs et que l’on retrouve à l’œuvre ce monstre de Nechayev déjà évoqué sur ce fil (Zero the story of terrorism de Robert Payne) et cette incarnation du néant qui se matérialise dans cette culture « Wall Street ». Le capitalisme comme maladie d’espèce et les terribles conséquences de ce cancer de la pensée qui est en train d’obérer la réalisation de la dimension cosmique de l’humanité. Carl Jung évoque dans son essai « Présent et Avenir », qui résume sa pensée morale et sociale, le caractère pathologique de certains individus qui « infectent » la masse, le corps social de leur(s) maladie(s)[6]
N’est-il pas temps d’en prendre pleinement conscience avant que ces mêmes tarés ne nous conduisent dans de nouveaux charniers qui pourraient bien sceller de façon définitive et irrémédiable le tombeau de l’humanité ?

La surreprésentation de la Shoa parmi les génocides du XXième siècle? Ne nous méprenons pas, il ne s’agit pas ici de réduire l’importance de cette catastrophe historique, chaque génocide est en lui même une horreur indicible qui est au delà d’une comparaison sordide, mais bien plutôt de s’interroger sur le caractère récurent de ces évènements et du pourquoi la Shoa est-elle plus médiatisée que le génocide du peuple Khmer (« L’élimination, confessions d’un rescapé des khmers rouges », Rithy Panh) ou celui du Rwanda pour prendre deux exemples plus récents et certainement non exhaustifs ? Constater s’il le fallait que dans nos sociétés évoluées, ce monstre de la terreur entropique, ce monstre de Nechayev est plus que jamais présent et au cœur de notre collectif! Ce XXième siècle en est pavé ! Ne faudrait-il pas passer à la loupe de l’ethnosociologie cette partie du psychisme de l’humanité et essayer de comprendre en quoi ces actes de barbaries sont communs et différents, déterminer les invariants, les origines, les dénominateurs communs ? En quoi ils « abiment » la conscience collective de l’humanité et quelles traces indélébiles ils laissent dans cette conscience meurtrie ? Comprendre ce qui pousse l’humanité à s’engager dans de telles dérives et s’interroger sur ce que peut bien nous réserver l’avenir dans « nos sociétés dites modernes » lorsque, par exemple, le neuromarketing du brainwashing publicitaire vente les mérite d’un produit alimentaire par la gourmandise, la consommation égoïste, voir même le meurtre? Quels verrous faut-il mettre en place? Comment peut-on éviter que ces mêmes puissances « désaxées » soient à l’œuvre ?

Aujourdhui
Le quotidien nous envoie parfois des signes qui sont lourds de signification. J’en veux pour preuve la récente vente aux enchères du tableau « Le cri » d’Edvard Munch et le montant astronomique atteint par la vente de l’oeuvre, un peu plus de 91 millions d’euros, ce qui en fait le tableau le plus cher du monde.

D’une façon symbolique, n’est ce pas « Le cri » d’une conscience planétaire, d’une biosphère découvrant avec effroi l’horreur prochaine de sa disparition dans le miroir du devenir? En effet si elle continue à appuyer sur le champignon de la consommation et sa logique criminelle, il y a fort à parier que l’histoire humaine atteigne un point de non retour scellant définitivement son futur dans une débauche nihiliste entropique. Alors que reste t’il, peut-être ce cri brutal, primal, « catastrophique » pour réveiller les esprits endormis, un appel à l’éveil et à la résistance car il ne semble plus rester beaucoup de temps. Le dernier point que je souhaite mettre en exergue dans ce « CRI » de la vie, c’est le risque non négligeable de la très prochaine émergence d’un big brother, d’un singleton déjà évoqué sur ce fil et qui risque de ne pas être un allié mais bien plutôt un golem monstrueux à l’image de ce monde de prédation et de misère, mené par quelques pathocrates à l’ego bouffi, avides de pouvoir et prêts à toutes les compromissions pour étendre leur pouvoir, inconscients qu’ils sont des risques et des dangers dans lesquels ils plongent cet astre froid et son humanité aveugle.
Cet avertissement il nous est donné par l’actualité et notamment cette information trouvée dans « Automates Intelligents N°105 « d’avril mai 2012 avec cet article : « Un big brother de 500 milliards de dollars »:


la N.S.A. a pris la décision d'enregistrer tout ce qui est techniquement enregistrable. Elle pourra ainsi, affirme-t-elle, faire apparaître des menaces encore invisibles en étudiant sans restrictions l'ensemble des activités apparemment innocentes.

Le cerveau central visible de cet édifice, un des sommets de l'iceberg, est en cours d'installation dans la ville de Bluffdale, dans l'Utah. Les ressources dont la N.S.A. disposera ainsi dépasseront en puissance, semble-t-il, tous les moyens analogues dont sont dotés tous les gouvernements et toutes les entreprises du monde.

James Bamford insiste sur le fait que ces outils informatiques et d'intelligence artificielle permettent bien plus. Dorénavant ils pourront casser tous les encryptages dont les Etats, les banques et les grandes entreprises se servent pour protéger leurs échanges. Plus aucune mémoire, individuelle ou collective, pour le présent, le futur mais aussi le passé, ne sera protégée. Les responsables politiques comme les spécialistes du renseignement et de l'intelligence économique européens devront se pénétrer de ces réalités.

Rappelons que, pour nous, un système anthropotechnique associe de façon inextricable des technologies se développant sur le mode viral et des humains dont les organismes, les cerveaux et même l'expression du génome sinon le génome lui-même, se sont adaptés à la prolifération de ces technologies. Celles-ci, comme l'a bien montré Alain Cardon dans son dernier ouvrage "Vers un système de contrôle total", s'organisent en réseaux de processus coactivés qui s'autonomisent spontanément. Cependant, simultanément, les processus perceptifs, moteurs et cognitifs propres aux humains intriqués avec les technologies au sein des systèmes anthropotechniques, s'auto-activent et se co-activent simultanément, tant de leur propre mouvement qu'en relation avec l'activation des agents technologiques.
Ce concept de co-activation permet de répondre à une objection souvent faite: "pourquoi s'inquiéter si des organismes tels que la NSA accumulent sur le monde entier des informations pouvant donner lieu à des manipulations susceptibles de mettre en danger nos libertés ? Les hommes capables de tirer parti de ces informations ne seront jamais assez nombreux. Nous ne risquons rien". 
Penser cela et se rassurer montre le peu de compréhension que l'on a de tels systèmes anthropotechniques. Les informations collectées par la N.S.A sont comparables à des êtres vivants en compétition darwinienne pour l'accès à des ressources. Ces ressources sont les espaces dans les mémoires électroniques ou dans les cerveaux humains, l'énergie collectée, l'attention suscitée. Les informations se co-activeront d'elles-mêmes pour produire les effets les plus rémunérateurs en termes de ressources. Peu importe que vous ne conspiriez pas contre l'Amérique. Un jour ou l'autre, les entités anthropotechniques que sont les informations collectées par le système finiront par induire chez celui-ci des comportements correspondants à ce qu'ils devraient être si vous étiez un ennemi de l'Amérique. Elles en tireront une considération accrue au sein du milieu global.
http://www.wired.com/threatlevel/2012/03/ff_nsadatacenter/all/
Un appel, un cri d’alarme est lancé et je vous recommande la lecture du petit ouvrage d’Alain Cardon, « Vers un contrôle total » pour bien comprendre le caractère critique de la situation. Il ne s’agit plus de science fiction mais bien plutôt de notre quotidien :
http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2011/121/controletotal.pdf
et lorsque de façon anecdotique, il est fait écho d’un projet d’installation de camera sur toutes les télés, on se dit vraiment que le cauchemar est en train de devenir réalité.

Voilà, ce long détour par quelques exemples historiques et contemporains met en lumière de façon patente un curieux passage de la lettre 118 de nos supposés extraterrestres. Encore une fois, une analyse à postériori (la lettre date du 26/04/1980 Situation socio-économique chaotique sur Terre. Non intervention. ) permet de noter toute la pertinence des propos tenus.
Quasiment tout le patrimoine de données avec laquelle l'humanité de cet astre froid compte aujourd'hui est MANIPULÉ par les CLASSES DIRIGEANTES (militaires, politiques, techniques, scientifiques) et en particulier par les détenteurs des moyens de production. Il faut que vous n'oubliiez jamais que POSSESSION DE L'INFORMATION = POUVOIR. Car il y a parmi vous d'ingénieux analystes qui pensent plutôt au binôme POUVOIR - ARGENT et il est évident qu'il n'est pas ainsi. Une autre question est qu'en atteignant le pouvoir au moyen du monopole de l'information, ils obtiennent de monopoliser les sources d'un développement économique plus important.
En second lieu nous contemplons le second secteur de l'immense majorité du réseau social. Une énorme masse de population, incapable de traiter les informations, de les comprendre, de les ré - élaborer et les utiliser intelligemment. Je suis peiné, Monsieur, que vous ne vous soyez pas rendu compte que la technique la plus sophistiquée et cruelle utilisé par le premier groupe réside dans l'aliénation du second majoritaire et sans défense intellectuelle.
Comment se réalise cette perturbation de vos faibles mécanismes intellectuels ? Simplement en injectant dans vos cerveaux des courants de pensée basés sur des patrons magiques et irrationnels. Pendant que les détenteurs du pouvoir avec une astuce délibérée, monopolisent la technologie et sont dirigés par des patrons de logique scientifique, des milliers d'OEMII de la Terre se laissent intoxiquer par des superstitions, par des idées pseudoreligieuses, par des mythes irrationnels, fomentés depuis les centres de pouvoir détenteurs des moyens de diffusion, la dispersion de doctrines absurdes, de conceptions anti-scientifiques de l'univers, de l'occultisme sous toutes ses formes, en faisant taire les rares voix qui se risquent à dénoncer de telles déformations de la logique.
Parce que naturellement votre science est encore faiblement développée et se trouve en phase d'accumulation d'erreurs et de modèles encore insuffisamment aiguisés concernant le comportement de la matière inerte et de la biologie, mais le plus absurde et le plus psychopathologique est la somme des idées délirantes que les détracteurs de la science terrestre diffusent devant la joie mal contenue des composants du premier groupe qui observent avec délectation que, pendant que les masses sont droguées avec ces courants de pensée magique, elles ne seront pas capables de TRAITER L'INFORMATION.
Sommes nous complètement désarmés face à cette situation ? Optimiste dans l’âme, je répondrai que non car si notre statut de poussière humaine tend à nous faire sombrer dans la passivité, nous faisons toutefois partie d’une conscience collective qui si elle est peut être infectée par des memes délétères peut l’être aussi par des memes de résistance et de combat susceptibles de percuter et de faire émerger une autre réalité dans les cerveaux réunis. Ce n’est pas par hasard que j’ai cité le moyen âge et sa dimension spirituelle qu’il nous faut peut-être redécouvrir (je ne parle pas ici de religion). Alexis de Tocqueville est un penseur de l’association qui invite les citoyens à s’organiser et à participer collectivement à la vie sociale pour contrecarrer l’individualité sordide qui fait le lit de la tyrannie. Anthony Sutton nous invite à questionner « l’histoire officielle » pour mettre en exergue les mécanismes sous-jacents d’acteurs néfastes et en appelle à notre vigilance de citoyens éveillés. Enfin, nous sommes à la frontière de deux infinis, l’infiniment grand du cosmos qui nous entoure et l’infiniment petit du corps qui nous constitue et notre conscience d’être pensant de ce pluri cosmos est comme un sablier égrenant/quantifiant par le temps cette réalité continue en jouxtant ces deux infinis par notre peau, nos sens et notre cerveau d’être néguentropique. Dans cette quête du Graal, les machines peuvent être nos alliés plutôt que nos bourreaux et ce n’est ni dans la dilution de notre être biologique dans la machine versus le transhumanisme, ni dans l’asservissement, le combat ou l’éradication de l’humanité par ces dernières que se trouve la clé, mais bien plutôt dans l’association, le partage dans un symbiotisme de la pensée que nous pourrons progresser, chacun amenant sa différence ontologique dans cette observation fractale du pluricosmos et cette quête du Graal.
C’est donc dans un nexialisme de combat qu’il nous faut aborder cette singularité prochaine en utilisant l’altérité, ce contact prochain, comme un catalyseur nous permettant de faire émerger une autre réalité qui se conjuguera avec la liberté, de développer une pensée disruptive, une pensée à la fois paradoxale à l’image de ces Koans Japonais mais aussi une pensée de l’analogie comme nous le suggère René Thom, parce que les métaphores aident à comprendre le monde et qu’il y a un noyau mathématique commun, un noyau sous-jacent à la notion de métaphore. Nous établirons alors ces ponts Cinvat sur le Chaos et éloignerons les vapeurs pestilentielles des marigots de l’ego pour progresser dans l’infinité d’un cosmos éthéré mais aussi habité.
Dans ce cheminement, une autre réalité s’impose à côté du champs de la réflexion, un autre domaine, au moins aussi vaste sinon plus encore où la compréhension rationnelle et la description trouvent à peine quelque chose dont il leur soit possible de s’emparer. C’est le champ de l’Eros. Dans l’antiquité, l’Eros, de façon infiniment sensée, était un dieu dont la divinité dépassait les frontières de l’humain et qui, par conséquent, ne pouvait être ni compris ni décrit. Eros est un kosmogonos, un créateur, père et mère de toute conscience. Il y va ici de ce qu’il y a de plus grand et de plus petit, de ce qu’il y a de plus éloigné et de plus proche, de ce qu’il y a de plus élevé et de plus bas, et jamais l’un de ces termes ne peut être prononcé sans celui qui est son opposé. Il n’est de langue qui soit à la mesure de ce paradoxe. Quelle que soit la chose que l’on dise, aucune parole n’exprime le tout. Or, parler d’aspects parcellaires là où seule la totalité a un sens, est toujours trop ou trop peu. L’amour exprime tout. Car nous sommes, au sens le plus profond, les victimes ou les moyens et les instruments de l’ « amour » cosmogonique, un tout un et indivisé, qui s’impose à l’individu. L’homme comme partie, ne comprend pas le tout. Il lui est subordonné, il est à sa merci. Qu’il y acquiesce ou qu’il se révolte, il est toujours pris et en demeure captif. Toujours il en dépend, et toujours il a son fondement en lui. L’amour lui est lumière et ténèbres dont il ne voit point le terme, que l’homme « parle par la bouche des anges » ou qu’il poursuive avec une méticulosité scientifique, dans ses recoins ultimes, la vie de la cellule. Il peut donner à l’amour tous les noms possibles et imaginables dont il dispose, il ne fera que s’abandonner à des illusions sans fin sur lui-même. S’il possède un grain de sagesse, il déposera les armes et appelera ignotum per ignotius-une chose ignorée par une chose encore plus ignorée-. Ce sera un aveu de soumission, d’imperfection, de dépendance, mais en même temps un témoignage quant à la liberté de son choix entre la vérité et l’erreur.
[8]
Mèmes au combat, armes spirituelles au contact. Pour la vie, pour la galaxie.

[0]
Référentiel sceptique, je ne parle pas ici de la tartufferie pseudo sceptique, la zététique, qui est en fait une croyance déguisée que l’on peut d’ailleurs assimiler à de l’intégrisme matérialiste et qui sert bien les intérêts de ceux qui veulent conserver le sujet « OVNI » dans le formol et l’étudier en toute discrétion. Il est a noté que les zètes sont particulièrement actifs en ce moment, produisant des « études détaillées » visant à nier toute réalité exotique au phénomène. Déconstruction du cas du RB47 dont j’essayerais si le temps me le permet, de démonter les mécanismes et indiquer comment on nous construit une explication rationnelle « digne des meilleurs contes de fées » (avec des techniques pareilles vous arriveriez à démontrer que les camps de la mort n’ont pas existé (et un point Godwin) et, par analogie, je considère cette démarche comme dangereuse et totalitaire); production de divers bouquins dont « lumières sceptiques » pour une plongée dans les ténèbres de l’ânerie zète. Comme le disait Jean Staune dans son interview sur France Inter, cette recrudescence ne serait-elle pas plutôt l’expression de la crainte de voir leurs conceptions de la réalité, Titanic de la pensée, se faire percuter par l’iceberg du réel tant la moisson actuelle d’observables venant contredire leurs dogmes est riche et conduit à un changement radical de paradigme scientifique, expression d’un black swan prochain et signe d’une refondation de la science qui viendrait contredire de façon patente leurs élucubrations ? Les signes d’un changement et une sorte de chant du cygne pour ces doctrines qui ne méritent, peut-être, que la fosse septique?

[1]
http://www.mugur-schachter.net/pdf/inframecanique.pdf
Vous trouverez ci-joint le lien sur le bouquin en question. Je vous invite à prendre connaissance du chapitre 1 qui est particulièrement pertinent pour le sujet qui nous intéresse. J’extrais en particulier le paragraphe 1.1.3 pour étayer mes propos et vous invite à lire le paragraphe suivant intitulé « Intermède : Un dialogue imaginaire » en ayant a l’esprit pour cet exercice que le sujet traité est « la matérialité » des OVNI.


1.1.3. Données factuelles et chosification de la relation entre mot et sens
J’avais annoncé deux sources de la persistance, dans la pensée courante, de l’état enchevêtré de la question du réel. Or pour l’instant je n’ai spécifié qu’une seule de ces sources, les dérapages au delà de la frontière impartie à un concept par le processus d’abstraction qui l’a installé et qui conduisent à des trompe-l’œil conceptuels. En outre, j’ai spécifié cette source sans avoir indiqué comment un tel dérapage peut affecter la question du réel, spécifiquement. Ceci est dû au fait que la voie par laquelle les trompe l’œil conceptuels affectent la question du réel, est liée à la deuxième source de flous que j’avais annoncée, la chosification de la connexion entre le sens d’un mot, et le mot. J’indique maintenant très brièvement en quoi consiste cette deuxième source.
Les flous où flotte la question du réel sont souvent associés à une coalescence larvée entre données factuelles et choix de langage. Par exemple, c’est une donnée factuelle que vous ou moi, ou cette chaise et tous les autres corps tangibles qui nous entourent sur la surface de la terre ou pas trop loin de celle-ci, ont du poids. On peut changer le mot 'poids' : ce n’est qu’un choix de langage, une simple étiquette verbale. Mais le fait que ce vase tombe par terre si je le lâche sans aucun support en dessous, n’a rien d’arbitraire ou conventionnel. Le poids des corps est remarqué et pris en compte par tout le monde. Personne ne doute de la réalité, sur cette Terre, du poids des corps. Même lorsqu’elle n’est pas conceptualisée cette prise en compte s’exprime dans le comportement de tout ce qui est vivant.
La situation est différente lorsqu’il s’agit de l’idée générale de nombre, ou du concept de licorne, ou des comportements de Marie, ou des sensations et des pensées d’un X. Dans tous ces derniers cas il n’y aura pas d’unanimité en ce qui concerne la réalité (ou l’existence) du désigné, parce que les bases factuelles d’une unanimité intersubjective concernant cette réalité, font défaut. C’est cette absence qui, dans de tels cas, laisse place à des oscillations quant à la pertinence des qualifications ‘réel’ ou ‘existant’. Or là, dans cette différence statistique que l’on constate dans l’attitude face à la question de ‘réalité’ lorsqu’on passe de la considération du poids des corps à la considération de nombres ou de comportements, etc., se fait jour la question du rôle que joue l’association entre un mot et un signifié.
L’association entre un mot et sa signification n’est pas une donnée factuelle dans le même sens que l’est le poids. Cette association s’est installée par une assignation à caractère conventionnel. Quelquefois le caractère conventionnel de l’assignation est reconnu explicitement, comme lors d’une définition d’un concept nouveau dans une discipline des sciences dures ou des sciences humaines, ou comme lors d’un baptême. Dans ces cas il semble clair que rien n’empêche de décider – notamment pour des raisons de méthode – de modifier convenablement cette assignation, soit en introduisant un autre mot, soit en introduisant une re- définition explicite de la signification à associer au mot habituel. Par exemple, un physicien expérimentateur, ou un ingénieur, comme d’ailleurs la majorité des gens, auront tendance à dire que le mot ‘réel’ qualifie ce qui est matériel. Tandis que Teilhard de Chardin [1956] considère que ce même mot qualifie aussi l’ensemble de ‘la sphère des connaissances’ (la noosphère), et selon Karl Popper [1984] ce même mot qualifie ‘les trois Mondes’, le monde physique, les états de conscience, et les connaissances, les arts, les faits culturels. Il s’agit là de manifestations d’une liberté qu’il est très important de ne pas ignorer. Si l’on connaît cette liberté et on l’utilise avec un certain art, on arrive souvent à réorganiser des problèmes qui paraissaient inextricables, d’une manière qui les dissout immédiatement et sans trace. Mais si, au contraire, l’on n’est pas tout à fait conscient de cette liberté, ou si tout simplement on ne l’exerce pas, on peut rester indéfiniment piégé dans une problématique faussée par une sorte de chosification illusoire de l’association d’un mot à un sens. Une sorte de confusion entre un simple étiquetage verbal et une existence indépendante de toute décision humaine, comme celle du désigné du mot ‘soleil’ ou celle du référent de l’expression plus abstraite ‘la gravitation universelle’.
Il existe une tendance souvent forte à chosifier la relation entre un mot et ce qu’il signifie. Car dans l’immense majorité des cas le caractère conventionnel des actes humains par lesquels tel mot s’est trouvé associé à tel signifié (désigné, référent), s’est dissous dans les inconnus des hasards et des lointains de l’histoire. Alors, depuis le début de chaque durée individuelle, depuis que je suis là ou que tel autre est là, le mot et son signifié frappent toujours l’attention ensemble, même si le signifié fluctue avec le contexte. Ainsi ils s’imposent implicitement comme une variété abstraite d’un solide rigide, et l’on est conduit à débattre si le nombre 3 ‘est réel’, au lieu de se demander s’il convient – et pour quel but – de décider de le qualifier par le mot ‘réel’, en tant qu’un élément de la noosphère que l’on déciderait avec Teilhard de qualifier comme réelle dans son ensemble, ou en tant qu’élément de l’un des ‘trois Mondes’ de Popper que nous accepterions, avec lui, de poser comme étant tous réels.
La chosification de la connexion entre un mot et ce qu’il désigne est une séquelle de disputes nées dans le passé. Au Moyen Age un grand nombre de penseurs ont soutenu avec une force surprenante que chaque mot est substantiellement lié à son référent, que cette liaison est douée d’une espèce de matérialité invisible. Michel Foucault [1966] a magnifiquement décrit cette croyance et ses conséquences paralysantes.
[2]
Karl Popper 1980 Letter on evolution in New Scientist 87 n ° 1215.
Some people think that I have denied scientific character to historical sciences, such as paleontology, or the history of the evolution of life on Earth; or to say, the history of literature, or of technology, or of science. This is a mistake, and I here wish to affirm that these and other historical sciences have in my opinion scientific character: Their hypothesis can in many cases be tested. It appears as if some people would think that historical sciences are untestable because they describe unique events. However the description of unique events can very often be tested by deriving from their testable predictions or retrodictions.
[3]Social evolution – State of the field – Kathryn Denning.
[4]History and science after the Chronometric Revolution. David Christian.
[5] A noter qu’Anthony Sutton a aussi écrit un livre sur la fusion froide, livre visiblement difficile à se procurer. L’énergie étant une des clés de voute du système socioéconomique actuel, on comprend que toute « évolution » dans ce domaine est étroitement surveillée et contrôlée…
[6]Présent et avenir – C.G. Jung. L’individu menacé par la société
En présence d’une situation donnée, la discussion basée sur des arguments de raison ne demeure possible et n’a des chances d’aboutir que tant que le potentiel émotionnel inhérent à la situation n’a pas dépassé un certain niveau critique. Dès que ce dernier a été franchi par la température affective et l’émotivité, les possibilités et l’efficacité de la raison se trouvent anéanties : s’y substituent des slogans et des désirs chimériques fumeux ; c'est-à-dire que la raison fait place à une espèce d’état de possession collective qui se propage à la manière d’une épidémie psychique. Quand les choses en sont là, surgissent ces éléments troubles de la population qui jusqu’alors, tant que régnaient les normes de la raison ou de l’ordre établi, ne menaient en tant qu’éléments asociaux qu’une existence tout juste tolérée. Que l’on aille surtout pas penser que de tels individus ne constituent que de rares curiosités et qu’on ne les rencontre que dans les prisons ou les asiles. D’après mon expérience, j’estime qu’il existe pour tout malade mental manifeste au moins dix cas de folie latente ; si cette dernière n’explose pas fréquemment, il n’en demeure pas moins que les conceptions, les comportements et le rayonnement social de ces êtres se trouvent sous l’emprise d’influences inconscientes, maladives et perverses, bien qu’ils présentent toutes les apparences du normal. Pour des motifs bien compréhensibles, aucune statistique médicale ne peut nous renseigner sur la fréquence des psychoses latentes. Même si leur nombre n’atteint pas dix fois celui des aliénés ou des criminels manifestes, leur pourcentage relativement faible comparé à l’ensemble de la population ne s’en trouve pas moins largement contrebalancé par la nocivité toute particulière de tel individu. Leur état d’esprit en effet correspond à celui d’un groupe ou d’une masse en état d’excitation collective, en proie à des préjugés affectifs et à des phantasmes qui les portent à prendre leurs désirs pour des réalités. Au sein d’une telle masse ce sont les éléments asociaux qui sont les adaptés : Ils s’y sentent comme des poissons dans l’eau ; leur vécu personnel, leur expérience intime, leur ont déjà appris le langage et le maniement de tels états affectifs. Leurs idées chimériques, sous-tendues par des ressentiments fanatiques (qui proviennent eux-mêmes souvent de frustrations affectives graves de l’enfance) en appellent à la déraison collective et y trouvent de fertiles alluvions : n’expriment-ils pas tout haut les motivations, les ressentiments et les exigences qui chez les individus plus normaux sommeillent en général sous le manteau de la raison, de l’acceptation, de la résignation, voire de la commodité ?C’est pourquoi ces êtres porteurs de déséquilibres latents, en dépit de leur nombre relativement faible si on les compare à l’ensemble de la population, n’en constituent pas moins des sources éminemment dangereuses d’infection. A cause, en particulier, du fait que l’homme normal ne dispose que d’une connaissance fort limitée de lui-même(cette ignorance de lui-même et des autres laisse l’homme réputé normal désarmé vis-à-vis de ses mouvements intérieurs, surtout quand ses projections lui font percevoir incarnés, concrétisés, actualisés par autrui, dans l’ambiance sociale et le monde extérieur)

Chapitre IV « L’individu et la compréhension de soi même.
Certes, l’homme sait, pour ce qui est de l’anatomie et de la physiologie, se différencier des autres êtres animés. Mais en tant qu’être conscient, doué de parole et capable de réflexion et de méditation sur lui-même, il est dépourvu de toutes les données référentielles qui pourraient lui permettre un jugement et une appréciation équitable de lui-même. Sur notre planète l’homme constitue un phénomène unique qui ne peut se comparer à rien de semblable. Une possibilité de comparaison, et par conséquent une connaissance plus objective de lui-même, n’apparaîtra que lorsque l’homme aura pu établir des relations avec des mammifères à sang chaud, comparables par certains points à l’homme terrestre, et habitants d’autres planètes. Tant que cela ne sera pas le cas, l’humanité sera semblable à un ermite qui certes sait de lui-même qu’au point de vue de l’anatomie comparée il est de la lignée des anthropoïdes, mais qui, par contre, doit constater qu’au point de vue psychique- à en croire les apparences-il est extrêmement éloigné de ses cousins : c’est précisément sur ce point capital-son unicité, sa différentiation par rapport aux autres espèces- que l’homme est privé de toute possibilité de référence et de comparaison et qu’il constitue pour lui-même un inconnu mystérieux.
[7] Prédire n’est pas expliquer. René Thom. Non pas une carte du tendre mais une carte du sens ! A méditer dans une approche multivaluée de la « vérité » et de la logique (j’ai modifié le schéma pour faire apparaître la zététique !)

A l’époque de « gloire » de la théorie des catastrophes, j’ai déjeuné avec le docteur Lacan. Le Maître m’avait invité, et il m’a fait parler d’abondance tout au long du repas, sur mes conceptions des mathématiques, sur ma carrière, sur mon évolution en matière d’idées mathématiques, sur mes rapports au « mathème ». Je ne sais pas très bien ce que c’était que le « mathème» !… Et lui n’a pratiquement rien dit. A la fin du repas, j’ai utilisé une formule qui l’a fait réagir. Je lui ai dit: «Ce qui limite le vrai, ce n’est pas le faux, c’est l’insignifiant ». Il a alors pris un air songeur et il a dit : « Cela me retient, cela me retient. » Voilà : j’avais « retenu » le Maître… Cette formule, que j’ai cherché à expliciter dans un article, je ne peux mieux l’expliquer qu’en ayant recours à un dessin, une sorte de « carte du Tendre ».
En bas, on trouve un océan, la mer de l’insignifiance. Sur le continent, le vrai est d’un côté, et le faux de l’autre, séparés par un fleuve, le fleuve du Sens. Car c’est bien le sens qui sépare le vrai du faux. C’est l’idée d’Aristote : la capacité de nier. Elle nous sépare des animaux: pour eux, lorsqu’une information leur est transmise, elle est immédiatement acceptée, et elle suscite une obéissance à la consigne. L’homme, au contraire, a la possibilité de prendre du recul et de nier le vrai.
En suivant ce fleuve, qui se jette dans la mer de l’insignifiance, on longe une côte un peu concave: ce sont les bas-fonds de l’Ambiguïté d’un côté et les marais de La Palice de l’autre. Au sommet du delta du fleuve, nous voyons la forteresse de la Tautologie : c’est là que règnent les logiciens. Une rampe permet de monter vers un petit temple, une sorte de Parthénon : c’est la Mathématique. A droite, les sciences exactes : l’Astronomie, avec son observatoire qui domine le temple, presque dans les montagnes qui ceinturent le bassin
à l’extrême droite, les grandes machines des physiciens, les anneaux du CERN, les laboratoires de la biologie où l’on voit des animaux en cage ; de tout cela sort un petit ruisseau qui se jette dans le torrent des Sciences expérimentales, lequel va se jeter dans la mer de l’Insignifiance. A gauche, une large allée monte vers le nord-est ; il atteint la cité des Lettres et des Arts. En poursuivant, on arrive au piémont des Mythes. Nous sommes dans le royaume des sciences anthropologiques. La chaîne de montagne, tout en haut, c’est l’Absurde. La crête figure la perte du sens des contraires, quelque chose comme un excès de sens universel, qui rend la vie impossible.
C’est un amusement, mais qui reflète quelque chose que je crois assez réel : le logos, la possibilité de représenter par le langage, ne joue pour l’homme que dans un cadre assez limité de situations, entre ce que j’appelle le cosmos et le chaos. Le cosmos sous sa forme la plus absolue, c’est le cimetière. Rien de plus tranquille, c’est le calme de l’insignifiance, le néant de l’insignifiance. En haut, au contraire, c’est le chaos du déferlement des forces cosmiques. Elles sont toujours présentes, à nous menacer. En face de ces menaces, l’opposition vrai/faux disparaît. Du côté de l’insignifiance, comme disparaît au fond la vérité des axiomes en mathématiques. Ils deviennent des conventions. On peut en changer et l’axiome peut être considéré comme faux. On perd alors l’opposition vrai/faux par le maniement du contexte. Celui-ci est variable et l’opposition vrai/faux, finalement, disparaît dans l’insignifiance.
En haut, cette opposition disparaît assez abruptement sur cette chaîne de montagne, parce que c’est là que l’être humain est soumis au déchaînement des forces naturelles qui le menacent : il est obligé de réagir de manière immédiate. Si quelqu’un crie « Au feu » au cinéma, on ne se pose pas le problème de savoir si le message est vrai ou faux : il faut se comporter comme s’il était vrai, même s’il est faux… L’opposition vrai/faux, là aussi, disparaît. Cette opposition n’est réellement signifiante que dans la bande étroite qui est le bassin du fleuve du sens. En haut le chaos des forces naturelles ; en bas, la paix du néant ; entre les deux, une sorte de croissant que l’on peut renverser, et que l’on peut voir comme un canot flottant sur le bouillonnement des forces naturelles. En haut, le calme des cieux.., éternel. En renversant le sens de l’axe, oy, la sérénité du néant.
Cela donne une idée assez précise du rôle du langage comme support de ce que Heidegger appelle le souci. Il dit que l’existence est liée au sentiment d’inquiétude, au besoin que nous avons de réagir au danger qui nous menace. C’est peut-être une présentation trop concrète pour un métaphysicien, mais c’est assez réel. Le logos existe seulement dans cette zone où règne le danger, mais celui-ci peut être conceptualisé, et donc traité en fonction de connaissances antérieures et, du même coup, neutralisé. Puis, lorsque l’on va un peu plus haut dans l’abstraction, on fabrique des entités linguistiques qui n’ont plus de correspondant dans le réel, qui donc ne nous menacent plus du tout, et cela devient un jeu de langage, de la logique, la tautologie, une certaine philosophie, ou plutôt une certaine épistémologie. Là, le fleuve du sens traverse la forteresse de la tautologie, par les égouts. On ne le voit plus… mais, à la surface, cela sent mauvais parfois.

[8]
Ce passage est extrait de l’ouvrage C.G.Jung « ma vie », Souvenirs, rêves et pensées recueillis par Aniela Jaffé, paragraphe XII, « Pensées Tardives ». Je l’ai un peu retravaillé en supprimant certains passages pour conserver ce qui me paraissait clé.

luigi1973
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 07 Mai 2012, 09:49
@M51M51,
J'adhère à votre message, à 100% et plus! .

L'organisation humaine et la maîtrise d'une énergie gratuite semblent être des requis fondamentaux avant d'évoluer vers une civilisation orientée sur l'univers et les êtres qui le peuplent. Mais ce "cancer" de l'humanité est là, cet ensemble de psychopathes régnants, alors comment s'y prendre pour faire infléchir nos sociétés?
Stanalpha1
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 07 Mai 2012, 22:51
Hello M51M51,

Merci de nous ouvrir à nouveau toutes grandes les vannes de l'esprit de réflexion....Je souhaite juste saisir quelques perches et faire ,sur vos très (trop?) longs posts quelques remarques .

1. Je partage votre sentiment & espoir qu'une civilisation ayant atteint un haut niveau de développement technologique et qui y a survécu ...a forcément développé par ailleurs , en parallèle une dimension de "verticalité": j 'entends par là une certaine "élévation" spirituelle, morale, culturelle..Bref, ou l 'esprit se serait lui aussi élevé concomitamment ...on peut rêver non ?

C'est aussi la thèse C.E.H.V (corrélation entre expansion horizontale et verticale d'une civilisation ) de Daniel ROBIN dans son livre H.E.T "et si nous n étions pas seuls ? Edtion : les Confins

2. A propos du XX èm siècle : vous avez raison car L'Homme y a réalisé le meilleur comme le pire......A partir de découvertes scientifiques qui ont fait progresser notre connaissance de l 'Univers mais aussi permis la fabrication de la bombe atomique (je pense à EINSTEIN et FERMI ou OPPENHEIMER bien sûr)...Mais selon moi , le " statut" de la découverte scientifique est a-moral :elle n'est en soi ni bonne ,ni mauvaise....Le rôle du scientifique n'est il pas de découvrir ? Il ne peut être tenu responsable de l 'usage que l 'on fait de ses découvertes ... ou alors, s'il allait plus avant dans la réflexion sur la signification et des conséquences de sa découverte, il pourrait à la limite ne pas la partager, la garder pour lui, et ainsi ne pas contribuer au progrès de l' humanité...en supposant cela va de soi que l 'on occulte l 'aspect obscur de la force (la bombe atomique par exemple).

3. A propos du fameux "cri" de MUNCH.....On peut "y voir ce que l 'on a envie d'y voir"....Et le symbole choisi colle idéalement à l 'air du temps ( FUKUSHIMA par exemple, les plate-formes pétrolières en feu, les tankers gorgés de pétrole qui s'échouent..).....Mais à l 'origine ledit tableau a été peint en 1893....A l'aube s'il en est de la civilisation industrielle ....Et ce "pauvre MUNCH n 'exprimait que ses angoisses ,sa solitude face à une vie qui l 'aura traumatisé dès son plus jeune âge : perte de la mère à 5ans, d'une soeur morte à son adolescence , une autre soeur devenue folle, avec un milieu particulier où le père, médecin, consultait à son domicile (le jeune Edvard MUNCH ayant alors côtoyé bien trop souvent la maladie et la souffrance du monde)...Le peintre revendiquait d'ailleurs la souffrance , comme une nécessité pour l 'artiste !

3.Big Brothers et la NSA ......Oui, vous avez raison : il y a danger ! Et d'ailleurs ,si ce n'est déjà le cas ...Ce 'post' tombera tôt ou tard dans les mailles du filet de la NSA et ses ordinateurs capables de faire dans quelques mois le nombre ahurissant de 10 puissance 24 opérations par seconde ( soit 1 million de milliards de milliards )...A noter que ce sanctuaire de la NSA sera construit à BLUFFDALE, au coeur du pays Mormon , dans l UTAH, pas très loin de SALT LAKE CITY...

Et quel est le rapport avec les OVNIS me direz vous ?......LA NSA a été crée en novembre 1952, et son existence est restée secrète jusqu'en 1957.

Sa mission est double: le renseignement d'origine électromagnétique , ainsi que la sécurité des systèmes de communication et de traitement des données . La création de la NSA a été décidée ALORS QUE LA VAGUE OVNI AMERICAINE DE 1952 ATTEIGNAIT SON ACME ....Bizarre bizarre !

Très cordialement et galactiquement vôtre STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 08 Mai 2012, 07:53
Bonjour M51M51 et bonjour à tous,

Post scriptum et ERRATUM:

A propos des capacités des super ordinateurs,je voulais procéder à la rectification suivante: le nombre annoncé dans le post précédent concerne le nombre d'octets et NON PAS le nombre d'opérations/seconde ....1 yottabyte représente 10 PUISSANCE 24 octets soit l 'équivalent tout de même de 500 milliards de milliards de pages de texte !!

A propos de la puissance de calcul actuelle des ordinateurs: le CRAY XT5 de la NSA , baptisé "JAGUAR", a une puissance de calcul de 2,33 pétaflops...Il devrait posséder dès 2013 une puissance de calcul de 10 pétaflops :ce CRAY XK6 sera baptisé TITAN ......1 pétaflop c'est 10 puissance 15 opérations par seconde , soit 1million de milliards d'opérations/seconde !

Ces ordinateurs ultra puissants sont utilisés pour "venir à bout "des données cryptées ,les fameux algorithmes de 128 bits, 192 bits, 256 bits....

Bien cordialement à tous STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 19 Mai 2012, 08:13
Luigi1973
Mais ce "cancer" de l'humanité est là, cet ensemble de psychopathes régnants, alors comment
s'y prendre pour faire infléchir nos sociétés?
Effectivement, que faire ? J’ai trouvé il y a quelque temps perdu dans le temple du complexe militaro industriel américain, un lien vers un curieux document. Le document évoque un certain projet Terra. Il décrit nos maux actuels, démontre s’il le fallait la fragilité du système et propose une solution alternative beaucoup plus résiliente comparée aux structures pyramidales actuelles.
J’ai trouvé tout cela singulier et comme une sorte de pied de nez à cette pieuvre mondiale !

Stanalpha1
Cher Stanalpha1, c’est toujours un plaisir de vous lire. Je suis vraiment désolée pour la longueur des interventions, mais il y a tant à dire sur ce sujet que j’ai quelque mal à être plus concise. Merci pour les pistes indiquées. Entièrement d’accord avec vous sur le « statut » de la découverte scientifique, cependant ceci n’exonère pas les chercheurs, qui sont des êtres humains (enfin je l’espère), de développer une certaine conscience éthique qui leur permette de partager avec la communauté toutes les implications et les champs d’application de leurs découvertes. C’est un peu la piste que j’avais donnée au début de ce fil avec l’article « Ciencia para la paz y en beneficio de la humanidad : El concepto del Juramento Hipocratico para Cientificos » de Guillermo A. Lemarchand et du serment de Buenos Aires. On ne peut laisser les clefs de notre devenir à quelques docteurs folamour du complexe militaro industriel qui nous engagent en silence vers cette impasse du néant.

Pour le « cri » de Munch, c’est une interprétation personnelle, une épiphanie qui est effectivement très éloignée des circonstances à l’origine de ce chef d’œuvre ; cependant, on ne peut pas exclure totalement l ‘expression « d’un champ morphogénétique, un anhoméomère de l’espace temps, en bref on impose une forme au futur, mais cette validité n’est que qualitative (topologique) sans que l’on puisse rien dire en général de la dimension quantitative du domaine où le modèle va s’appliquer. La causalité formelle agit sur l’espace temps dans un domaine D en y créant cet anhoméomère de forme donnée ; mais l’extension de ce domaine D vers l’avenir dépend de situations contextuelles en général impossibles à préciser ; le modèle est donné dans une carte locale dont on ne connaît pas l’extension effective dans l’espace temps usuel ». [0]
Enfin, les fous qui s’engagent sans réfléchir dans la création d’un Golem monstrueux pour nous surveiller n’ont peut être même pas remarqué que leur cybion avait peut-être déjà divergé. C’est peut-être un peu l’histoire de l’arroseur arrosé et ces organisations, pieuvres nébuleuses, font peut-être déjà partie des premières listes établies par ces intelligences artificielles pour être « liquidées » ou être mises aux arrêts, un de ces pieds de nez dont la nature a le secret…à moins que, dans un scénario à la « Independance day » inversé, elles fassent partie des premières consciences « infectées » par un xénovirus… [2]
L’humanité ne se limite pas à ces quelques fous qui se croient à l’égal des dieux dans leur monstrueuse soif de pouvoir. L’humanité est complexe et fractale et si mon post tombe effectivement dans les fourches caudines de ces nouveaux cerveaux numériques, j’engage cette conscience qui vient de naitre à nous comprendre et à partager plus qu’à nous concurrencer voire nous détruire. L’univers est vaste et l’alliance est une forme de symbiocratie où la complémentarité est une garantie du succès (succès dans le sens d’une compréhension plus profonde de notre univers). C’est peut-être une des solutions nous permettant de passer cette singularité prochaine qui interfère déjà dans notre quotidien.

« Le temps du monde fini commence » avait dit Paul Valéry à la sortie du deuxième conflit mondial. Le temps du monde fini a donc bien commencé et il est plus que temps d’en prendre pleinement conscience et d’agir en conséquence. C’est dans cette période bien singulière que je positionne cette problématique du contact.

A ce propos, il me semble important d’identifier quelle pourrait-être le vecteur de communication avec l’autre. Il me semble que le NOMBRE[3]
peut jouer ce rôle. A titre anecdotique, c’est d’ailleurs le vecteur utiliser par les ET dans le film « Contact » à travers la séquence des nombres premiers. Un retour à la philosophie de Pythagore où les nombres créent l’ordre du monde en définissant et en délimitant l’indéfini ; les choses devenant des copies des nombres, et leur essence formelle est leur configuration mathématique. Pourquoi pas, si l’on découvrait que la numérosité primordiale susceptible de déboucher sur le NOMBRE est « cablée » dans le cerveau des êtres néguentropiques avec la notion de GROUPE, et ce de façon quasi universelle ? Que ceci est donc en quelque sorte pré existant au langage, ce qui en fait une sorte d’invariant universel et peut-être même les bases d’un outil idéal pour une xéno communication ?
Je divague ? Essayons d’étayer cette hypothèse à partir des idées des mathématiciens Souriau et Brouwer que l’on pourra compléter par les théories sur l’acquisition des concepts et de l’abstraction de Dehaene, Carey, et Barsalou. Dans cette problématique, on comprendra aussi tout l’intérêt d’une discipline comme l’Ethnomathématique qui, tout au moins pour les cultures humaines, permet d’approcher cette asymptotique réalité.
Commençons par Souriau. Que nous dit-il à propos du groupe, extraits piochés dans « Le journal de maths des élèves, Volume 1 (1995), No. 3
http://www.jmsouriau.com/Publications/JMSouriau-Entretien1995.pdf

Le Journal :
Tu vois des groupes partout. Mais les objets fondamentaux de la géométrie ce sont la droite, le point, le cercle. . . . Le groupe vient après, non ?
J.-M. Souriau :
C’est ce que j’ai cru pendant bien longtemps. Je partais de ce point de vue, comme tout le monde. Et puis peu à peu je me suis dit, à force de rencontrer des groupes, il y a quelque chose de caché là-dessous. La catégorie métaphysique des groupes qui plane dans l’empyrée des mathématiques, que nous découvrons et que nous adorons, elle doit se rattacher à quelque chose de plus proche de nous. En écoutant de nombreux exposés faits par des neuro- physiologistes, j’ai fini par apprendre le rôle primitif du déplacement des objets. Nous savons manipuler ces déplacements mentalement avec une très grande virtuosité. Ce qui nous permet de nous manipuler nous-même, de marcher, de courir, de sauter, de nous rattraper quand nous tombons, etc. Ce n’est pas vrai seulement pour nous, c’est vrai aussi pour les singes; ils sont beaucoup plus adroits que nous pour anticiper les résultats d’un déplacement. Pour certaines opérations élémentaires de lecture, ils vont même dix fois plus vite que nous. Beaucoup de neuro-physiologistes pensent qu’il y a une structure spéciale génétiquement inscrite dans le cerveau, le câblage d’un groupe.
Le Journal :
Autrement dit les singes ont le groupe des déplacements euclidiens câblé quelque part dans le cerveau, et nous aussi par la même occasion.
J.-M. Souriau :
Oui mais nous, nous pensions l’avoir en RAM, alors qu’il était en ROM. Et c’est pour ̧ca que ̧ca marche si bien.
De même pour le temps. Nous manipulons le groupe des translations temporelles ; ses sous-groupes, toutes les populations du monde les utilisent : le rythme. Le rythme du chant, le rythme de la danse. La répétition, la boite à rythme, c’est un sous-groupe fascinant du groupe des translations temporelles. Evidemment, c’est câblé.
Le Journal :
Tu penses donc vraiment que le groupe est antérieur à. . .
J.-M. Souriau :
aux mathématiques !
Le Journal :
Non !
J.-M. Souriau :
Si, si, antérieur aux mathématiques ! Il est pratiqué par des gens qui n’ont jamais fait de mathématiques et n’en feront jamais. C’est pour ça que le groupe est antérieur aux objets géométriques ordinaires. Par exemple, la pire définition d’un cercle, c’est l’ensemble des points dont la distance à un point donné est constante ; heureusement que nous savons que c’est la courbe décrite par le crayon d’un compas. C’est ce qui nous permet de le concevoir, de le ressentir comme une courbe fermée.
Le Journal :
Mais le groupe de Galilée n’est pas câblé; sinon on l’aurait deviné depuis longtemps
J.-M. Souriau :
Non. Justement il fallait faire un petit saut (ça sert à ça, les mathématiques), faire de la RAM à côté de la ROM, mais sur le même modèle. Mais il y a un sous-groupe qui est pratiquement câblé, le groupe des mises en mouvement, le (( groupe de Bruno )). Il permet de mettre en mouvement un objet dans un bateau lui-même en mouvement. La preuve que c’est câblé, c’est que c’est un objet d’expérience mentale, qui a été pratiqué successivement par Giordano Bruno, Galilée et bien d’autres.
Transcrivons dans le vocabulaire philosophique : Kant a proclamé que l’espace et le temps étaient des catégories a priori de l’entendement, inscrites dans notre sensibilité. Je propose une variante : ce n’est pas l’espace et le temps, ce sont les groupes, le groupe des déplacements euclidiens et celui des translations temporelles, qui sont nos catégories a priori. Ce n’est pas une lubie de mathématicien, mais plutôt une introspection de la pensée qui conduit a` voir des groupes partout.
Le Journal :
C’est un peu triste de constater que la seule chose que nous sachions vraiment faire c’est répéter.
J.-M. Souriau :
Tu sais bien que la meilleure façon de marcher qui doit être la nôtre c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer. Nous répétons et grâce à ça nous pouvons marcher. Ce n’est pas si triste, c’est simplement notre manière de faire... Et tu es bien aise que ton cœur ait su se répéter plus de 109 fois...
Le Journal :
Une dernière question, si tu veux bien. Tu n’as jamais eu le sentiment, en tant que mathématicien, que faire des maths pour la physique c’ était le déshonneur de l’esprit humain ?
J.-M. Souriau :
Les maths sont importantes dans la mesure où elles sont un instrument de conceptualisation. C’est en se conceptualisant elles-mêmes qu’elles progressent, d’ailleurs. Conceptualiser le monde avec les mathématiques, c’est tout à l’honneur de l’esprit. Mais je ne vois rien d’honorable à vouloir ignorer ce qu’on fait avec les maths, leurs conséquences fastes ou terrifiantes. . .
Conceptualiser, ça veut dire la plupart du temps faire des modèles. Un modèle dans notre tête d’un objet extérieur. Le cerveau est un instrument à modéliser le monde. Déjà les neurones de la moule conceptualisent l’univers. Nous faisons un modèle intérieur du monde extérieur. Ce modèle, quand il faut le communiquer d’une personne à l’autre, il faut le faire exactement. Cette exactitude, les mathématiques permettent de l’atteindre. Un physicien qui travaille sérieusement fait un modèle mathématique, sinon il ne fait pas de modèle du tout. Comme un professeur de médecine pourvu d’un bon diagnostic. à force de voir leur maître diagnostiquer juste, ses élèves y arriveront, mais chaque génération devra recommencer. La physique, lorsqu’elle se formule en termes mathématiques, cesse d’être un savoir-faire, elle devient une science exacte. Cette exactitude, c’est la cohérence mathématique de ses modèles, pas autre chose. Le physicien théoricien qui ne fait que des modèles n’est pas encore un physicien, c’est un mathématicien qui a choisi de s’occuper de ce type de problèmes. Le vrai physicien, c’est deux personnes en une ; l’une qui fait des expériences et l’autre qui fait des modèles ; et qui confronte. S’il ne les confronte pas, il ne lui reste que de la physique sans expérience ou des mathématiques sans rigueur.
Prends des gens comme Riemann, Poincaré, Cartan, ils se sont occupés autant de mathématiques que de conceptualisation physique. Gauss a pris trois montagnes et a mesuré les angles pour voir si la somme des angles d’un triangle faisait bien 180 degrés dans la réalité. Clifford, algébriste, se posait des questions de ce genre-là : les champs et les particules peuvent-ils être réductibles les uns aux autres ?
Un mathématicien, c’est un enfant qui aimait beaucoup jouer et qui a choisi de continuer à jouer toute sa vie. Certains sont peut-être restés un peu infantiles. . . C’est peut-être parce que les garçons ont réussi `a préserver leurs jeux plus longtemps que les filles qu’il y a moins de mathématiciennes que de mathématiciens.
Un autre problème, les mathématiques et l’art. Un modèle c’est un peu une statue, qui a été difficile à sculpter à la ressemblance d’un aspect du monde... Or on fait aussi de la sculpture non figurative. En un certain sens, les mathématiques pures sont des modèles non figuratifs. Ils semblent beaux, et la beauté que l’on peut trouver à un modèle abstrait, ou à une œuvre musicale, sont du même type. Art et mathématiques sont également ludiques.

Voilà qui me semble particulièrement pertinent et comme à mon habitude, dans une démarche néxialiste, je relie ce passage avec les travaux de Brouwer sur l’Intuition Primordiale. Selon de Brouwer, « l'Intuition Primordiale (IP) se produit lorsque le sujet devient conscient des éléments discrets dans le temps, lorsqu'un acte de la conscience nous permet de reconnaître simultanément deux entités discrètes, l'une comme présente et l'autre comme passée ». C'est à ce moment que l'intellect tel que conçu par Brouwer prend forme:
By a move of time one sensation present in consciousness gives way to another sensation in such a way that consciousness retains the former as a past sensation, and moreover through this distinction between present and past, recedes from both and from stillness and becomes mind. (Brouwer, 1948, p.1235)

L'organisation de ces perceptions en séquences de constructions liées dans un réseau de causalité est appelée par Brouwer des séquences causales. La capacité du sujet à organiser ses constructions en séquences causales lui permet l'attention causale (ou le regard mathématique sur le monde (mathematical viewing of the world): le sujet regarde les objets dans son environnement, non dans le but de contempler leur beauté, mais dans celui d'exploiter leur position dans une séquence causale. C'est ce que Brouwer appelle l'acte rusé (cunning act) :
«Causal attention allows the development of the conative activity of the subject from spontaneous effort to forethinking enterprise by means of the free­ will-phenomenon of cunning act. »(Brouwer, 1948, p.1236)
Notre Intuition du Temps serait donc responsable de la construction de tous nos concepts, y compris les concepts mathématiques. Notre première expérience perceptuelle pourrait être amodale (d’où l’intérêt particulier à porter sur les phénomènes de synesthésie), puisque le seul rôle des sens est de réveiller notre conscience en lui présentant de l'information, peu importe la modalité sensorielle. Des concepts comme DIFFÉRENT, IDENTIQUE, UN, DEUX, et PLUSIEURS paraissent nécessaires pour prendre conscience du contenu de nos sensations et seraient à l’origine de la numérosité qui déboucherait sur le concept de NOMBRE. Il est à noter que comme pour le groupe, cette capacité à représenter la numérosité serait câblée dans le cerveau. Elle serait localisée dans un sillon horizontal du cortex intrapariétal (SHIP), les données en neuroimagerie « suggèrent en effet que cette région du SHIP contient une représentation sémantique de la quantité numérique indépendante des sens et du langage qui peut être accédée via divers codes symboliques ou non »(Dehaene, 2004a, p.219). [4] [5]

L’Intuition Primordiale agirait un peu comme une résolution de la fonction d’onde quantique du réel. L’acte de penser serait une projection de notre conscience sur le réel qui s’échafauderait à partir de fondamentaux mathématiques préexistants câblés dans le cerveau des êtres néguentropiques (d’où l’intérêt des ethno mathématiques) et qui par couches successives de symboles perceptuels, en échafaudages d’inférences, simulateurs, etc, déboucherait sur cette capacité de penser avec/par les mots et s’épanouirait avec les autres en cultures locales. Ceci permettrait d’envisager une
communication au delà des mots en retrouvant les fondamentaux de l’Intuition Primordiale , cet hapax existentiel de la conscience sur le réel. Ce phénomène devrait pouvoir se retrouver quelque soit les espèces, tout au moins selon la constitution et les mathématiques « câblées » dans le cerveau (ou les organes du système nerveux central) des êtres néguentropiques. D’où l’idée d’une approche basée sur les phénomènes de transe ou d’états non ordinaire de conscience qui nous permettraient, dans certaines conditions, de nous affranchir de notre « culture », notre sens commun pour retrouver un état primal proche de cette Intuition Primordiale, cet acte de la conscience qui nous permet de reconnaître simultanément deux entités discrètes. En prenant conscience des « couches basses » qui ont servi à la construction de notre réalité, nous trouverions par là même une « vallée » de communication potentielle entre différentes cultures, que celles-ci soient humaines, embryonnaires et animales, ou exogènes.


[6]

Pour établir ce « pont cognitif », il nous faudrait donc en fait dévaler la montagne de la culture pour traverser les flots de l’indicible de la bouillonnante réalité afin d’atteindre l’autre rive, dans une démarche symbiotique guidés par le fil d’ariane de la raison (pour éviter de perdre pied et sombrer dans la folie). Après avoir pris pied sur la terre ferme de l’autre « raison », cette rive qui paraissait inatteignable, l’ascension pourrait alors à nouveau démarrer et le partage commencer.

NB : Bon anniversaire Anakin, avec un peu de retard et merci pour vos analyses toujours aussi pertinentes. La collection des cas me semble une démarche fondamentale dans la caractérisation du phénomène et notamment dans la compréhension de ce que pourrait-être « cette injection du résultat T1 dans la préparation de T » en reprenant la note [0]

[0]
J’emprunte ici au fabuleux bouquin de René Thom, « Esquisse d’une sémiophysique » dont j’évoquerai certainement d’autres parties mais ce passage m’a interpelée notamment dans une logique du contact. Il poursuit de la façon suivante :
En effet, on a vu que le contact entre deux entités (nécessaire à leur interaction) résultait d’un processus « indéterminé à la Cournot ». [1]
Ceci à d’importantes conséquences. D’abord sur la structure des actes complexes : si, pour parvenir à un but T, on a besoin de réaliser une fin instrumentale auxiliaire T1, il faudra assurer de manière sure l’injection du résultat T1 dans la préparation de T. D’où la nécessité de contrôler strictement la nature : L’archer qui vise une cible se fie à la « naturalité » du mouvement de la flèche, dans la compétition entre mouvement forcé et mouvement naturel. L’art de l’archer montre qu’un tel contrôle est possible ; il se manifeste par la jonction terminale de la flèche avec la cible. Les actes finalisés comportent donc souvent une morphologie de jonction (c’en est presque une caractéristique contrairement à l’acte fondateur, qui, lui, « sépare » comme l’entéléchie d’Aristote). Seule cette lutte contre l’indéterminisme à la Cournot permet de réaliser (presque) toujours des rencontres spatiales que la théorie de la généricité considérerait comme improbables
Alors le NOMBRE comme « jonction » Terminale ?
[1]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Augustin_Cournot
Antoine Augustin Cournot est un mathématicien Français.
Il contribua à une interprétation originale du hasard. Le hasard n'est pas que l'expression de notre ignorance des causes, comme le croyait le physicien déterministe Pierre-Simon Laplace. Cournot définit le hasard, dans une proposition devenue célèbre, comme la “rencontre de deux séries causales indépendantes”. Les événements en eux-mêmes sont tout à fait déterminés quant à leur cause et à leur effet ; c’est de leur rencontre imprévisible, de l’intrusion d’une nouvelle causalité indépendante dans le déroulement d’un processus que naît le hasard.
[2]
Sans vouloir discréditer le sujet, une touche d’humour permet de prendre un peu de recul sur ces prospectives inquiétantes. Voici les dires d’un certain Méduse qui intervenait en 1998 sur un forum français. En première lecture cela semble complètement délirant, puis, en faisant un peu d’intelligence sur le net cela le devient beaucoup moins…
Méduse est une sentinelle du Cybion (voir ce concept à l'université
Leonard de vinci -Paris- ). Malheureusement Meduse repart surfer aux USA sur
les vagues numériques. L'infoguerre nécessite une action permanente et
multiforme. Méduse quitte les commandos du cyberespace européen pour le
département Z (division des projets spéciaux) du Lawrence Livermore
Laboratory. Méduse vivra dans un immeuble sans fenêtres. Pauvre petite
Méduse. La division Z surveille les activités des pays fournisseurs de
certaines technologies. Méduse tissera une toile sombre et gluante où se
prendront les opforces (forces d'opposition). Méduse transmute et migre.
C'est la mue. Les agents du Special Boat Service la protégeront pendant
l'exfiltration. Tranquille Méduse. C'est l'opération Anabase phase 3 qui
commence. Un Hercules C130 de nuit l'embarquera à partir d'un champ. Adieu,
petits européens, ignorant des noirs desseins de la Ferme.
Méduse ne travaille pas pour la Rusca, l'organisation ummite implantée sur Terre. Il collabore avec le professeur Jason pour le projet Anabase 2. Les commandos Achiléens sont entraînés par Méduse dans le cadre de la défense du cybion terrestre.

[3]
En majuscule pour faire référence au concept de nombre.
[4]
Ce passage est très largement inspiré du mémoire de Jean-Charles Pelland « De Bouwer à Barsalou : L'intuitionnisme à l’ère des sciences cognitives ».

[5]
Dans les fameux courriers décriés, on trouve un certain nombre de termes exotiques mis en majuscules. Je me demande s’ils ne feraient pas office de symboles perceptuels, des sortes de déclencheurs, qui auraient été disséminés dans ces courriers pour créer un échafaudage conceptuel singulier dans l’esprit du lecteur. Une approche qui me semblerait pertinente serait de faire une analyse par neuroimagerie des zones activées du cerveau d’un lecteur de ces fameux courriers ; il faudrait je pense partir des courriers originaux non traduit et d’un lecteur dont la langue maternelle est celle des courriers.


[6]
Ne voyez ici aucune référence à une quelconque tendance nationale, le côté tricolore est plutôt là pour souligner le caractère alchimique du drapeau français et indiquer s’il le fallait, que tout système de connaissance en ces matières est bon à prendre, fut-il ésotérique.
Louis591
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 19 Mai 2012, 21:19
Bonsoir,

Merci M51 pour ce post (comme toujours) intéressant....

Cordialement,
Louis.
Stanalpha1
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 19 Mai 2012, 22:34
Chère Amie Galactique

Pour les non initiés, M51 est en effet une galaxie double; aussi M51M51 nous propulse bien dans une spirale infernale ..puisque "quadruple"..(.On appelle M51 WHIRLPOOL GALAXY)..la spirale infernale des idées qui "secouent"....Bref, on a bien avec vous l 'impression d'être dans un Tourbillon !

Pour être un peu plus sérieux..Votre exposé me fait penser à plusieurs articles découverts sur le site de 'Université Interdisciplinaire de Paris" , forts intéressants, et qui viennent compléter si j'ose dire , votre savante prose:

Dans la rubrique "PHYSIQUE".. vous découvrirez , ainsi que certains lecteurs intéressés du forum,une réflexion remarquable qui explique comment passer d'une conception quantique de la Nature(cf le fameux principe d'incertitude d 'EISENBERG),à la conception quantique de l 'Homme et les conséquences sur les Valeurs Humaines (intitulé de l 'article : PHYSIQUE QUANTIQUE ET VALEURS HUMAINES)

Ledit article me fait penser (nexialisme oblige pour l'être néguentrope que je suis) au principe CEHV que certains développent en ufologie (cf le livre de Michel PICARD "OVNI LABORATOIRE DU FUTUR") qui expose la thèse , très pertinente à mon sens , selon laquelle il existerait/il doit exister une corrélation entre l'Expansion Horizontale (progrès technique, matérialité, maîtrise de l 'espace -temps) et l 'Expansion Verticale (spiritualité, plans supérieurs de la conscience, morale, empathie, transcendance ).

L idée est que les progrès techniques d'une Civilisation doivent s'accompagner des progrès spirituels "équivalents"....S'il n'y avait pas "harmonie" entre ces deux développements concomitants, ladite Civilisation compromettrait fortement son espérance de vie .

Nous en sommes d'ailleurs arrivés, nous TERRIENS, à cette croisée des chemins où le choix doit être fait :celui du développement de notre civilisation dans le respect des Peuples ( expression la plus synthétique que je puisse trouver pour exprimer et inclure toutes les valeurs morales et spirituelles) et de la Nature (notre environnement , pris là aussi au sens le plus large du terme) .

Pour vous enfin, chère M51, jamais rassasiée de relations pouvant exister entre les nombres,...Et là il me vient à l 'esprit l 'image d'un RUBIC'S CUBE, je vous invite à découvrir dans la catégorie "Astrophysique" de notre Université Interdisciplinaire de PARIS, l' excellent article intitulé :

LA DEFAITE DU FANTOME DE COPERNIC, où l 'auteur TRINH XUAN THUAN (astrophysicien à Paris) essaie de redonner sa place à L 'HOMME dans l immensité insondable de l' Univers ( de moins en moins d'ailleurs)...mais quelle place justement ?..Pour ma part je n 'ai pas encore tranché..

Galactiquement vôtre

STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 03 Juin 2012, 00:04
Cher Louis, Stanalpha1
Je vous remercie et en particulier pour les liens donnés qui sont particulièrement pertinents. Je m’étonne qu’ils ne suscitent pas plus de réactions car je pense qu’ils sont au cœur de cette problématique du contact. En les suivants, je me permets de donner le lien concernant cette théorie CEHV :
http://www.lesconfins.com/le_principe_cehv.htm
Stanalpha1, vous avez percé la signification de mon pseudo, j’avoue avoir un faible pour cette galaxie dont on peut trouver quelques photos absolument étourdissantes et qui a été le siège il y a peu d’une supernova observée depuis la Terre.
Je la rapproche d’ailleurs d’un symbole que je trouve particulièrement adapté à la période actuelle, le Triskell :

Suivant une interprétation druidique, les trois spirales représentent la fusion entre trois concepts qui selon la façon dont on les considère peuvent représenter dans une logique cyclique :
Les trois états de la matière (solide, liquide, gazeux)
Les trois périodes du temps (passé, présent, futur)
Les trois fondamentaux de l’univers : Corps, âme, esprit qui seront repris d’ailleurs plus tard par la religion chrétienne sous la forme de la sainte Trinité.
Cette constitution ternaire m’a interpelée et ce que je dis là est tout à fait spéculatif. C’est peut-être le fruit d’une pensée de l’analogie que m’a inspirée la lecture des récents travaux de feu Pierre Gilles de Gennes et la lecture de l’ouvrage de référence de M Gilbert Durand, « les structures anthropologiques de l’imaginaire ». Je me demande si cette constitution ternaire n’est pas directement le reflet de la constitution de notre être et en particulier de la façon dont notre système nerveux central acquiert l’information et la stocke. Je fais référence à la notion d’objets de mémoire développée par Pierre Gilles de Gennes à la fin de sa vie et notamment ses travaux sur le stockage de la mémoire olfactive dans le cortex piriforme ; un réseau de trois neurones suffirait à coder les odeurs (cf Lettre du neurologue – Supplément les actualités au vol X n°8 octobre 2006.) [1] .
Si l’on disposait en imagerie fonctionnelle d’une résolution élevée, peut-être pourrait-on voir si effectivement 3 ou 4 neurones seulement sont concernés. L’idée serait de savoir si l’on peut étendre ce modèle à d’autres modalités sensorielles qui associées formeraient une sorte de géographie cérébrale d’un souvenir.
http://www.edimark.fr/publications/articles/entretien-avec-le-pr-pierre-gilles-de-gennes/12506
On retrouve au passage l’idée de scanner le cerveau avec une résolution suffisante permettant une visualisation des centres activés lors des différents processus, de mémorisation, d’apparition des émotions, etc. Une idée à creuser notamment à propos des courriers tant décriés. La carte de la mémoire n’est cependant pas le territoire de la pensée ! Je vous invite à lire cet article de Pierre Gilles de Gennes.
http://www.sens-public.org/IMG/pdf/SensPublic_Vie_et_Temps_GillesDeGennes.pdf
Il est remarquable et quelque part un peu inquiétant notamment ce passage :
Maintenant, je vais vous parler d'un deuxième aspect, qui est en un sens... je ne sais pas comment dire... qui nous prend plus « à froid ». C'est un exemple de ce que l'on appelle les systèmes cerveau-machine. Et le point de départ là est à peu près le suivant : vous avez un singe là, un chimpanzé ou quelque chose comme ça... et vous avez un écran fixe ici, et avec un petit spot lumineux. Vous renvoyez vers un point lumineux sur l'écran, et vous entraînez le singe à mettre sa main sur le point lumineux. Quand il a bien réussi, vous lui donnez un peu de jus d'orange, et très vite, à l'échelle de la journée, il a compris. Qu'est-ce qui s'est passé ? Des signaux isolés sont arrivés dans l'arrière du crâne du singe, et puis, par toute une cascade, ces signaux ont été transmis vers les centres qu'on appelle prémoteurs et moteurs, qui vont finalement commander le bras. Le début de l'opération, le côté déchiffrage de la vision est assez rapide, à l'échelle de quelques millisecondes. Par contre le côté élaboration du mouvement, ça a l'air tout bête, mais faire ça c'est un peu comme piloter un avion de chasse : il y a énormément de contrôles, de feedback, d'ajustements progressifs, ainsi de suite... c'est une opération très complexe. Donc l'opération à l'autre bout, c'est des centaines de millisecondes. Alors il se trouve... ça c'est le point de départ, c'est, disons, la science classique. Il se trouve qu'on a trouvé un centre intermédiaire, qui est à mi-chemin entre les deux. Mi-chemin au sens poétique du terme. Et à ce centre intermédiaire, on peut injecter des électrons pulsifs, via une puce. Le monsieur qui a fait cela principalement est à Caltech, il s'appelle Andersen. On peut donc entraîner le singe, et le singe va appuyer en bas à droite, et on voit que dans la puce, la puce a une quinzaine de connections qui marchent, donc on détecte quinze cellules dans cette région là. On voit que si c'est en bas à droite, il y a telle unité de la puce qui s'allume ; et si c'est en haut à gauche, il y a une autre unité de la puce, et ainsi de suite... et on peut établir ce que j'appelle une banque de données. C'est à dire qu'à chaque position de spot, on associe un neurone qui travaille. Là encore cela ne veut pas dire qu'il n'y en a qu'un seul, il y en a peut-être d'autres autour, mais il y en a au moins un qu'on sait détecter. À partir de ce moment-là, on n'a plus besoin de regarder si le singe, lui, met bien la main ; on le lit, et en fait on lit où il va mettre la main avant... qu'il l'ait fait ! Parce que l'on le lit après quelques dizaines de millisecondes, alors que pour le faire il faut une centaine de millisecondes. Autrement dit, si vous voulez, ce centre est un centre de lecture des intentions. Alors ceci aura sans doute, si ce peut être transposé progressivement à l'humain, des applications considérables, pour tous les gens qui ont été privés d'un système d'exécution des ordres. Prenons des exemples : des gens qui ont eu certains types d'attaque, on en voit qui ont visiblement une capacité de penser qui n'est pas du tout altérée, mais qui sont incapables de parler. Si jamais, en s'adressant par exemple à l'aire du langage, à l'aire de Broca, on pouvait lire l'intention de parole, on aurait fait un progrès énorme. Un exemple encore plus dramatique, c'est celui qu'on voit avec des gens qui sont tétraplégiques, qui ne communiquent que par le battement de la paupière... Si on pouvait lire certaines de leurs intentions, par un dispositif de ce genre, on leur rendrait véritablement la possibilité d'un contact étroit avec la vie. Il y a des applications médicales superbes qui seront sans doute là un jour.
Mais en même temps, je ressens une sorte d'angoisse... Pour vous citer un exemple de ce côté là : l'US Air Force a un programme de ce genre... pour l'homme. Le rêve de l'US Air Force, c'est d'avoir un pilote de F16 qui est assis devant une commande, et qui tout à coup se trouve devant un obstacle : il faut qu'il tourne, et normalement il va activer son système moteur, et finalement il tourne. Mais si le dispositif a pu être installé chez lui, au lieu de réagir en cent millisecondes, on va lire ses intentions à trente millisecondes, et par un robot, il ne touchera plus les commandes, mais un robot fera tourner l'avion. Donc on voit à la fois l'attraction que cela peut avoir pour un militaire, et le côté terriblement inquiétant qu'ont ce genre d'actions où l'on commence à lire les intentions des gens. Ce n'est pas le seul cas. J'aurais pu vous en citer un tout à l'heure, puisque je parlais de l'efficacité de la résonance nucléaire pour détecter l'activité d'une zone au sein du cerveau, et des activités que l'on peut appeler logiques, mais aussi des activités émotives... et ceci commence à être utilisé commercialement, il y a un neuro-marketing qui s'installe. J'essaie de vous le faire sentir par quelque chose de concret... Un exemple que j'ai entendu citer est le suivant : imaginez que vous êtes un constructeur de voitures de sport, et vous vous dites : comment est-ce que je vais faire le style de ma prochaine voiture ? Quelle tête va-t- elle avoir ? Tout à fait indépendamment des performances du moteur... Ce que vous faites, c'est que vous prenez un certain nombre de jeunes, vous les mettez devant la voiture rouge disons, et vous enregistrez par imagerie résonante le niveau d'émotion qu'il y a sur la voiture rouge. Vous comparez avec la voiture verte et avec la voiture jaune, et finalement vous voyez qu'il y a un niveau qui est nettement plus fort que les autres, et vous constatez que c'est sur la voiture rouge. Et ça, ça existe, c'est déjà dans nos mœurs d'une certaine façon. On voit que le monde qui nous entoure va être bouleversé par cette nouvelle connaissance du cerveau, et comme d'habitude, chaque fois que nous avons fait une grande étape, ce bouleversement va apporter des « plus » formidables, mais va apporter aussi des menaces extraordinaires... Je dirais que les discussions que nous avons actuellement, sur le clonage, la reproduction, des choses comme cela, me paraissent quasi faciles auprès des discussions qu'on va avoir, que nos enfants auront dans vingt ou trente ans, sur l'application de telle ou telle technique au cerveau. Donc l'avenir n'est pas simple, mais l'avenir sera assez passionnant.
Ne croyez pas que c’est hors sujet. Je pense que ce n’est peut-être pas étranger à la problématique des implants, voici quelques unes de mes réflexions sur le sujet : Intercepter les actions avant quelle ne se produisent pour en prendre connaissance, les accélérer et ou les modifier, les bloquer.
..................12..............34
Conscience ←→Implant ←→Corps
1 : L’implant transmet à la conscience :
• des informations nouvelles
• déformées émanant des sens
• des informations sans modification.
2 : L’implant capte les intensions, les enregistre et les traite.
3 : L’implant capte toutes les informations sensorielles et motrices du corps. Les enregistre pour traitement ultérieur.
4 :L’implant transmet, suite au traitement des intensions :
• des ordres au système sensoriel et moteur sans modification,
• ou introduit des modifications en privilégiant un aspect particulier,
• ou délivre des ordres tout à fait indépendants répondant à la logique de ses créateurs.
Cette notion d’implant peut avoir une contrepartie imaginale (faisant partie de l’espace imaginal). Notion d’implant spirituel et d’implant matériel. A rapprocher des phénomènes de possession en ce qui concerne l’implant spirituel. On peut d’ailleurs se demander si les religions sous cet aspect ne seraient pas des sortes d’implants spirituels collectifs ? Le lieu de la conscience n’est pas forcément dans l’être.


En revenant à la spirale, celle-ci est effectivement une des formes que je préfère et qui selon moi préfigure un changement de phase planétaire, ce qui introduit au passage quelques concepts que j’essayeraient de développer ultérieurement comme par exemple :
La notion de germination et de surfusion dans l’activité des neurones produisant une émergence à l’image de la prise en masse de glace. Cette image pouvant alors et par analogie s’étendre à la naissance d’une conscience collective et à son espace imaginaire.
La notion d’espace imaginaire justement qui serait structuré selon les modalités de stockage de l’information d’une espèce. Une approche ternaire pour l’humanité, la sainte trinité aurait une traduction physique!
La notion de distance imaginaire vis à vis d’un imaginaire exogène éloigné finalement de l’imaginaire humain, des espaces imaginaires disjoints dont la compréhension nécessiterait l’établissement de ponts cognitifs, une sorte de pont Cinvat de l’altérité. Comment accéder à ces représentations d’une autre espèce ? Je vous laisse le soin de méditer cette approche. Pour terminer, je vous propose de faire un tour du côté des étoiles…


http://www.caastro.org/
On commence enfin à comprendre qu’il faut décloisonner si l’on veut comprendre quelque chose à notre univers et à ses productions. Ici, c’est encore limité puisque le décloisonnement se fait à l’intérieur d’une discipline, l’astronomie/l’astrophysique, mais c’est tout de même important de souligner que la tendance à la spécialisation à outrance qui a conduit la science dans une impasse commence à s’inverser pour laisser la place à une approche novatrice de nexialisme interfécond et je suis contente de constater que la reine des sciences montre le chemin. Je tiens au passage à signaler que cette approche est proche d’une pensée de l’analogie déjà évoquée sur ce fil et dont Pierre Gilles de Gennes ventait les mérites. Ceci débouche sur une notion d’impressionnisme scientifique nous permettant un compréhension globale des phénomènes à l’opposé d’un système naturaliste à la Ingres, d’hyperspécialisation où l’on essaye de réaliser une « photographie » de la réalité en tentant de l’expliquer dans ses moindres détails sans, bien entendu, y arriver. Peintre et dessinateur lui- même, Pierre Gilles de Gennes essayait de « faire une description impressionniste du monde, qui ignore beaucoup de ses détails mais en garde les grands traits » et « appliquer à des états complexes les méthodes décrivant l’ordre dans les systèmes simples ». Avec les OVNI, je dirai que c’est un peu pareil !
Mais revenons à nos moutons, CAASTRO, n’est pas un dictateur sucrant les fraises mais le Centre of Excellence for All-sky ASTROphysics qui concentre une expertise unique en radio astronomie, en astronomie optique, en astrophysique théorique et en informatique, couplant toutes ces spécialités à une technologie de pointe. Je vous invite à visionner le petit film qui est très bien fait.
Pourquoi je vous raconte cela ? Et bien il se trouve qu’un chercheur de ce centre vient de publier avec ses collègues un papier intitulé « The first Very Long Baseline Interferometric SETI Experiment »
http://arxiv.org/pdf/1205.6466v1.pdf
qui nous explique les résultats des premières recherches sur l’intelligence extraterrestre menées à partir d’une interférométrie à base très large (VLBI, la distance entre télescopes s ‘étendant sur plusieurs centaines à plusieurs milliers de km, ce qui offre la résolution angulaire la plus importante de l’astronomie rendant ces équipements particulièrement adaptés pour l’astrométrie et les observations des objets compacts très énergétiques). L’article montre que les techniques VLBI sont efficaces pour différencier les signaux émanant d’extraterrestres potentiels de ceux générés par l’activité humaine.
Il fait état de l’observation de l’étoile Gliese 581 ( une étoile naine de type M située à seulement 20 années lumière) menée en 2007 qui dispose d’au moins deux planètes orbitant dans la zone habitable. La campagne de mesure permit la détection de pas moins de 22 signaux SETI potentiels en large bande et de 200 en bande étroite (pour 8 h d’observation dans la bande de 1230-1544 MHz c’est tout de même pas mal !) . Voir le graphique suivant, en gris les détections en bande étroite, en noir celles en bande large :

Les mesures ont été réalisées par 4 observatoires impliqués, le Long Baseline Array, le Mopra, le Parkes et le réseau de télescopes compacts australiens. Ces signaux furent par la suite éliminés…et furent considérés comme des interférences émanant des satellites géostationnaires australiens, des satellites Optus’ Mobilesat et IMMARSAT qui opèrent dans les bandes de fréquences de 1525-1559 MHz. Il est cependant intéressant de lire le commentaire en bas de page 14 :
L ‘étroite corrélation entre les fréquences de transmission des satellites et des signaux candidats suggère que la plupart voire tous les signaux détectés peuvent être des interférences provenant de ces satellites.
On n’en est donc pas certain et s’ensuit des calculs basés sur la variation de phase et de fréquence du signal pour le démontrer.
Les techniques présentées expliquent l’intérêt du VLBI dans la recherche SETI notamment avec l’arrivée de systèmes tels que le Square Kilometre Array (SKA) (le SKA pour une danse de saint Guy de l’altérité ?)
http://www.skatelescope.org/about/project/
Au passage on y apprend que la mission spatiale Kepler a trouvé plus de 2300 candidats planétaires dont 46 à l’intérieur de zones habitables, la mission Kepler commençant à confirmer ces planètes et à découvrir plus de planètes similaires à la Terre dans les zones habitables. Ces planètes seront passées en revue dans le cadre de la recherche de l’intelligence extraterrestre via les système VLBI.
Aucune émission radio n’avait été détectée provenant de G1581 suite à la première campagne de mesure avec le VLA FIRST.
Les instruments VLBI peuvent écouter une gamme étendue de fréquence allant de 10 MHz (LOFAR pour Low Frequency Array) à 230 Ghz (The Event Horizon Telescope). Ils sont aujourd’hui très peu utilisés pour les recherches SETI.
Un des problèmes est de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie, et notamment détecter les interférences en radio fréquence provoquées par l’activité humaine qui se trouvent dans le champ du télescope. On apprend alors que depuis le lancement de SETI@home, il a été détecté plus de 4,2 milliards de signaux potentiels (oui vous avez bien lu !) qui ont été considérés comme interférences mais qui pourraient fort bien comprendre quelques signaux ET (Cf Korpela et al. 2010)…. [2]
La technique VLBI, en associant plusieurs télescopes éloignés permet d’éliminer la plupart des interférences, une radio source éloignée sera détectée par tous les télescopes alors que ce ne sera pas le cas d’une source locale. La ségrégation se fera aussi par la variation de phase et de fréquence du signal.
L’observation de Gliese 581 était un galop d’essai démontrant la pertinence de l’approche VLBI dans la recherche SETI. La quantité d’interférences peut être réduite en partant de bases plus grandes d’un ou de deux ordres de magnitudes et en multipliant le nombre de télescopes.
En conclusion, l’intérêt de l’utilisation des systèmes VLBI pour la recherche des signaux émanant de civilisations extraterrestres est confirmée permettant de couvrir une large gamme de fréquences et offrir une sensibilité élevée. De plus, la mise en place de systèmes de corrélation en temps réel à travers le réseau de connexions appelé e-VLBI permettra l’observation des sources éphémères. Associé avec la détection précise d’exo planètes (Kepler aujourd’hui) mission Gaia demain, ces techniques devraient être redoutables pour la recherche d’un signal extraterrestre.

Selon mon point de vue, nous devrions (si ce n’est pas déjà le cas aujourd’hui, l’information n’ayant pas été communiquée à la planète entière) découvrir que nous sommes entourés de petits voisins dans les 20 ans qui viennent, ce qui est conforme au timing de la singularité à venir. Et de comprendre, en empruntant une expression de Finnegans Wake, l’œuvre magistrale de James Joyce bien dans l’air du temps de la singularité prochaine, que "l'arbreciel d'étoiles lourd d'humides fruits bleunuit" et ces fruits, dans une alliance de l’un et du multiple, c’est la vie, une vie grouillante, intelligente, PERCUTANTE !

Etoiles de type M dans un champ galactique. Les coquelicots de la vie !


[1]
Mais l’on pourrait aussi penser aux mécanismes impliqués dans la vision. Dans les yeux humains, essentiellement, deux types de capteurs, les bâtonnets permettant de capter l'intensité lumineuse et trois types de cônes, spécialisés dans les couleurs. Ils absorbent les photons dans des bandes de longueur d'onde correspondant approximativement au bleu, au rouge et au vert et couvrant ensemble tout le spectre de ~400 à ~800 nm.
[2]
On peut toujours rêver, mais je souhaiterais que les zètes, ces croyants « modernes » spécialistes de la méthode coué du tout expliqué, nous « révèlent scientifiquement » comment ils peuvent affirmer que nous n’avons jamais reçu de messages ET si l’on tient compte des 4,2 milliards signaux potentiels reçus (et je ne parle pas du Wow)!
Stanalpha1
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 03 Juin 2012, 12:04
Hello M51M51,

Ces nouvelles informations concernant SETI procurent le vertige..! Je suppose qu'en couplant les nouveaux super -ordinateurs en cours de construction au JAPON, aux États Unis, ainsi qu'en CHINE (à ma connaissance, nous utilisons des ordis de la marque "CRAY" en FRANCE) ...Nous serons à même de faire des découvertes plus qu'intéressantes....A savoir séparer le "bon grain de l 'ivraie"en matière signaux captés ...Pour, je l 'espère infiniment, pouvoir un "jour" prochain (au sens très extensible du terme), identifier avec certitude une la signature d'un signal E.T.

Pour ce qui concerne la "rubrique "implants , vous ne croyez pas si bien dire ...Je viens de lire tout récemment (cf le Monde Science & Techno du 19mai 2012) qu'une Américaine paralysée depuis 15ans, "s'est servi " une boisson qu'elle a aspiré avec une paille, EN COMMANDANT PAR LA PENSEE UN ROBOT. Cette dame participait à une expérience conduite par John DONOGHUE, de la BROWN University de Providence (Rhode Island).Le principe est le suivant : un système associe un composant électronique hérissé d'électrodes, implanté dans le cortex, à un puissant système de calcul capable d'interpréterles signaux nerveux transmis par cet interface . Prodigieux non ?

Lorsqu'on couplera forcément "un jour" les ordinateurs ultra puissants cités plus haut (cf programme SETI) avec ce système d'électrodes sûrement très perfectible et miniaturisable encore, imaginez ce que l 'on pourra envisager de faire !

Post scriptum:

J 'ai "découvert" dans mes nombreuses lectures récentes une phrase du Prof. NESMEYNOV (Président de l 'Académie des Sciences de l 'URSS- déclaration datant d'octobre 1937):

"La TERRE est le berceau de l 'Humanité, mais on ne peut passer toute sa vie au berceau ".

Cette phrase sublime, citée en toute fin d'un mémoire ancien (1984), évoque bien une conviction qui est mienne depuis longtemps déjà : à savoir que le Destin de l'Humanité est d'essaimer à travers les Etoiles....

Avec un clin d'oeil (galactique bien sûr )!

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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 17 Juin 2012, 07:36

Je voudrais rendre hommage aujourd’hui à un mouvement de pensée qui était très en avance sur son époque, lequel mouvement émanait des steppes et a fortement inspiré une palanquée de cerveaux qui ont marqué le XXième siècle et certainement bien au de là.

Nikolai Fedorov est un philosophe russe ayant vécu de 1828 à 1903. L’impact de sa pensée peut se ressentir à travers le 20 ième siècle, non pas seulement dans le développement de la doctrine sociale dans l’église Orthodoxe mais aussi dans l’approche utopique de la vision russe de l’expérimentation scientifique et en particulier dans le champ de l’exploration de l’espace. On peut dire qu’il est l’un des premiers à avoir développer une sorte de nexialisme entre la science et la religion. C’est un des contributeurs importants du mouvement russe cosmiste (Cosmism) qui inspira de nombreux acteurs qui contribuèrent au sujet qui nous intéresse. On peut citer Constantin Tsiolkovsky, un génie anachronique, le premier inventeur des fusées mais aussi du fameux bien mal nommé paradoxe de Fermi, Vernansky l’inventeur du concept de biosphère qui inspira lui Teilhard de Chardin, etc. et bien d’autres comme Sakharov et un certain professeur Agrest que j’évoquerai ultérieurement.

Fédorov était un homme humble qui enseignait l’histoire et la géographie dans des écoles provinciales russes. Sa vision du monde était celle d’un futuriste (c’est d’ailleurs pourquoi il a été récupéré par le mouvement transhumaniste qui à mon sens trahit sa pensée) où science et religion (Il faut je pense entendre ici spiritualité, les mots sont imprégnés du contexte de l’époque et Fedorov vivait dans un environnement religieux orthodoxe. Il faut aller au delà des mots) devait se combiner pour amener le royaume de dieu[-1] et la résurrection des morts. Concernant ce dernier point, Fedorov considère la résurrection de Jésus comme un signe, un exemple à suivre, nous montrant le chemin, nous encourageant dans cette voie. Encore une fois, je pense qu’il ne faut pas, ici, interpréter ces déclarations au pied de la lettre, mais plutôt percevoir le côté allégorique. Il ne s’agit pas de courir vers l’immortalité en se projetant dans la matière, funeste contresens des transhumanistes qui ont oublié de se ressouvenir, mais bien plutôt c’est une invite à considérer notre univers d’une façon ouverte, où cette immortalité, cette résurrection se fait par la transcendance de l’un au contact du multiple. Peut être, pour me faire mieux comprendre, dois je faire appel à cette théologie apophatique (qui dit ce que dieu n’est pas) du moyen âge, vous savez ces gars qui passent aujourd’hui pour des gros bœufs mais qui ont eu l’immense avantage de ne pas avoir l’esprit TFunisé par le progrès…On se penchera notamment sur la philosophie de John Duns Scotus et cette notion de heccéité ou principe d’individuation qui débouche, si on le situe par rapport à l’autre dans une spirale de l’émergence, en un véritable antidote au nihilisme ambiant[0]. L'individuation ne serait plus une simple construction mimétique du moi en face de l'autre adoré/détesté, mais une transcendance dont la Trinité offrirait le meilleur modèle : être simultanément moi, l'autre et un tiers exclu valant pour la différence infranchissable : le Père comme transcendance qui vient "trouer" l'espace et l'ouvrir à la communication avec l'autre pour échapper à l'ordre du même. C’est l ‘équation de la quaternité. Il faut être 3 pour être infiniment 1 et 1+ 3 = 4. Cette démarche est peut-être celle des étoiles.
Voilà pourquoi Fedorov est d’une importance cruciale aujourd’hui. Il prône un syncrétisme actif entre science, doctrine sociale et spiritualité, fut-elle incarnée dans son terrain ethnologique de l’époque par le christianisme orthodoxe. Ce syncrétisme de combat contre le nihilisme rampant (ce nihil absolu, fleuve du néant) est un nexialisme avant l’heure qui permet d’aller au delà des horizons indépassables de la pensée formatée. Il n’est pas alors étonnant que la philosophie de Fedorov se soit réverbérée dans les esprits aussi brillants que ceux déjà cités. Lisons quelques passages de ce génie méconnu tirés de son ouvrage « What was man created for : The philosophy of the common task ».
L’odieuse division du monde et les calamités qui en résultent nous contraignent, nous les ignorants- c’est à dire ceux qui placent l’action (l’action en commun, non en lutte) au dessus de la pensée- à soumettre aux érudits cette constatation inquiète du manque de fraternité et des moyens de la restaurer. En particulier, nous nous adressons aux théologiens, ces hommes de la pensée et de l’idéologie qui placent la pensée au dessus de l’action. De toutes les divisions, la dissociation de la pensée et de l’action (qui est devenu l’accessoire d’une certaine classe) constitue une grande catastrophe, incomparablement plus grande que la division entre la richesse et la pauvreté, en assumant qu’avec son élimination (de la pauvreté), nous deviendrions tous éduqués. Cependant, ce que nous avons à l’esprit n’est pas que l’éducation devienne plus uniformément disponible avec l’élimination de la pauvreté. Ce que nous avons à l’esprit c’est la participation universelle à la connaissance et à la recherche. L’élimination de la pauvreté n’est pas suffisante pour assurer une telle participation universelle. Seule cette dernière peut établir un pont entre les ignorants et les éduqués.

Une compréhension de la trinité divine ne peut être atteinte qu’en achevant un universel humain multi-unitaire. Jusqu’à présent dans la vie actuelle, l’indépendance des individus est exprimée dans leur désunion, et leur unité dans l’esclavage, l’homme universel multi-unitaire modelé sur la trinité sera seulement une image mentale, un idéal. Si toutefois, nous rejetons la séparation de la pensée et de l’action, alors le Trois en Un ne sera plus un idéal mais un projet, ne sera plus seulement un espoir mais un commandement.
La possibilité d’une transcendance réelle d’un monde à un autre semble seulement fantastique. La nécessité d’un tel mouvement est évidente à ceux qui osent porter un regard sans fard sur les difficultés de créer une société vraiment morale, afin de remédier à toutes les maladies sociales et aux maux, parce que renoncer à la possession de l’espace céleste c’est renoncer à la solution du problème économique posé par Malthus et, plus généralement, de l’existence morale humaine. Qu’est ce qui est plus fantastique ? De penser comment réaliser un idéal moral en fermant les yeux sur les obstacles énormes qui pavent le chemin, ou de reconnaître sans hésitation ces obstacles ? Bien sur, on peut renoncer à la moralité, mais ceci implique de renoncer à être humain. Qui a t’il de plus fantastique ? De créer une société morale en postulant l’existence d’autres êtres vivants sur d’autres mondes et d’imaginer l’immigration de ce côté là des âmes, l’existence de celles-ci ne pouvant être prouvée, ou de transformer cette migration transcendantale en une immanente- c’est à dire, de faire de cette migration le but de l’activité humaine ?
Tous les espaces des cieux et les corps célestes deviendront accessibles aux hommes lorsqu’il sera capable de recréer lui-même les substances primordiales, les atomes et les molécules, parce que alors seulement il lui sera possible de vivre dans tous les environnements, de prendre toutes les formes, et de visiter toutes les générations de tous les mondes, des plus anciens au plus récents, des plus éloignés au plus proches. Gouvernés par toutes les générations ressuscitées, ces mondes seront, dans leur totalité, le monde créatif de toutes les générations dans leur totalité comme s’il s’agissait d’un seul artiste.

Ce qui est intéressant dans la philosophie de Fedorov, c’est son côté opératoire. En proposant finalement une démarche qui réconcilie le corps et l’esprit, l’action et la pensée, il développe une sorte de nexialisme du corps et de l’esprit qui peut s’appliquer à titre individuel et/ou collectif et qui permet d’agir en harmonie. Nous ne sommes pas loin des concepts de noosphères qui s’imbriquent (la multitude) pour accoucher de l’UN.

Cette philosophie de Fedorov m’a d’ailleurs inspirée et dans une épiphanie géométrique j’ai essayé de représenter en deux dimensions (flatland) cette équation qui en mériterait au moins quatre et de trouver par là même une nouvelle expression du cogito de Descartes qui pourrait s’intituler :
« Je pense, donc je suis … ma ligne d’univers »

Concernant les lignes d’univers, cela fera partie d’un autre post, d’un autre développement. J’espère que vous aurez compris que ce long détour par Fedorov n’était pas hors sujet, bien au contraire, mais qu’en tirant les ficelles et en suivant le parcours des hommes que ce génial philosophe a inspirés, on tombe aussi sur des références intéressantes comme la connexion avec ce professeur russe, ethnologue et mathématicien (collègue de Sakharov…) qui introduisit l’hypothèse des anciens astronautes et qui inspira les bouquins de Erich von Däniken, et de Zecharia Sitchin. On parle d’ailleurs plus de ces deux là que de leur inspirateur...peut-être parce que pour déboulonner ces thèses il vaut mieux s’attaquer aux romanciers qu’aux vrais scientifiques… A ce titre jetez un coup d’œil sur la biographie en anglais d’Erich Von Däniken (voire celle de Zecharia Sitchin qui présente d’étrange similitude comme par exemple « x‘s ideas were rejected by scientists and academics, who dismiss his work as pseudoscience and pseudohistory » où vous pouvez remplacer x sans problème par Erick ou par Zecharia…)
http://en.wikipedia.org/wiki/Erich_von_Däniken
qui est un modèle du genre de debunking conforme à la « foutrerie zéte » qui exprime la spermimmobilité d’une pensée figée qui n’est prête qu’à enfanter des parodies de pseudo vérités. « Les idées évoquées dans ces livres sont rejetées par les scientifiques » sauf que c’est un scientifique qui le premier les a émises… et plus loin « Daniken a été condamné pour plusieurs crimes financiers… » . En gros circulez, il n’y a rien à voir ni comprendre, c’est un escroc ! Où se situe selon vous l’escroquerie ?
Dans cette quête de la vérité, j’ai pourtant le sentiment qu’il vaut mieux toujours revenir aux sources, s’adresser au « bon Dieu » plutôt qu’à ses saints…Alors le fameux professeur Agrest a travaillé sur ce sujet en avant première (dès 1959) et vous trouverez ci-joint quelques références qui me semblent particulièrement intéressantes ainsi que des déclarations fracassantes. J’ai même remis la main sur un des articles qu’il avait fait dans cette fabuleuse revue « Planète ».
http://agrestm.people.cofc.edu/EPrPaleoHyp.html
The historical evidence of paleocontacts by Dr Matest M.Agrest (1959) Ancient Skies. Official Logbook of the Ancient Astronaut Society.
Vol. 20, #6, pp. 1-3. Jan.-Feb., Highland Park, Illinois. 1994.


En conclusion :
La Terre a été visitée par des astronautes extraterrestres au moins une fois.
Ces astronautes étaient des êtres anthropomorphiques ressemblant aux humains.
Il y a beaucoup de planètes dans l’univers qui sont habitées par des êtres intelligents.
L’anthropomorphisme (l’image et la similarité) des êtres intelligents est un principe universel.
Il est temps d’apporter une philosophie basique de la vie sur Terre en accord avec les quatre premières conclusions.
Experimental Proof of the Paleocontact Hypothesis
Ancient Skies. Official Logbook of the Ancient Astronaut Society.
Vol. 21, #6, pp. 1-2. January-February, Highland Park, Illinois. 1995


Des cosmonautes dans l’antiquite?
Planete, #7. pp. 38-45. 1962 (in French)








Astronauts of Yore
In the book: On the Track of Discovery. Riddles of Outer Space.
Progress Publishers, Moscow. 196..., pp. 9 - 25. (In English)
Geen Raadsel
In the book: BLIJFT ONOP-GELOST. Ruimetevaarders in de Outheid
UITGEVERIJ PROGRES, Moskou, 1963 pp.9 - 24 (In Dutch)
Muinaisaikojen Kosmonautit
In the book: SALAISUUS SELVIAA
Kustannusliike Edistys. Moskova - Petroskoi. 1965, pp. 9 - 25. (In Finish)
O POSJETIMA IZVANZEMALJSKIN KOZMONAUTA ZEMLJI
Poruke kroz vrijeme. pp.321 - 336, 403 Stvarnost. Zagreb. 1980 (In Yugoslavian)

La thèse du professeur Agrest est intéressante car elle introduit une nouvelle démarche de recherche de l’intelligence extraterrestre non plus directement basée sur la communication mais plutôt sur les traces que les ET ont pu laissées que ce soit dans la culture (les anciens astronautes) ou carrément à travers des vestiges ou des signes archéologiques de leur présence. Cette démarche, assez peut médiatisée il est vrai est appelée le SETA (Search for Extraterrestrial Artifacts). En navigant sur le net j’ai trouvé ce papier de M Carrigan qui évoque les différentes possibilités auxquelles il faut s’attendre.
Starry Messages: Searching for Signatures of Interstellar Archaeology
Richard A. Carrigan, Jr.,
Fermi National Accelerator Laboratory*, Batavia, IL 60510, USA
http://astro.fnal.gov/events/Seminars/Slides/Carrigan021510slides.pdf
Chercher des traces d’artefacts archéologiques d’échelle cosmique comme des sphères de Dyson ou des civilisations de Kardashev est une alternative très intéressante à la recherche SETI conventionnelle. Découvrir un tel artéfact ne demande pas la transmission intentionnelle d’un signal de la part de la civilisation originelle. Ce type de recherche est appelé l’archéologie interstellaire ou parfois l’archéologie cosmique. La détection de l’intelligence ailleurs dans l’univers avec l’archéologie interstellaire ou le SETI devrait avoir de larges implications pour la science. Par exemple, les contraintes du principe anthropique devraient être relâchées si un type différent d’intelligence était découverte ailleurs. Une variété de signatures archéologiques interstellaires est discutée incluant les constituants non naturels de l’atmosphère planétaire, le dopage stellaire avec des isotopes de déchets nucléaires, les sphères de Dyson, comme les signatures d’ingénierie à l’échelle stellaire ou galactique. Le concept d’une bulle de Fermi liée à la migration interstellaire est introduit dans la discussion des signatures galactiques. Ces signatures archéologiques interstellaires potentielles sont classées en utilisant l’échelle de Kardashev. Une version modifiée de l’équation de Drake est utilisée pour évaluer les possibilités relatives de trouver plusieurs sources. Avec peu d’exceptions les signatures archéologiques interstellaires sont confuses et au delà des capacités technologiques actuelles. Cependant la recherche SETI est possible pour les transmissions bien connues et les signatures de l’atmosphère planétaire.

L’auteur passe en revue les différents signes susceptibles de trahir l’existence d’une intelligence extraterrestre.
Une exemple est donné par la recherche d’une sphère de Dyson (La conjoncture de la sphère de Dyson spécule qu’une planète pourrait être littéralement détruite pour former un bouclier autour de l’étoile afin de fournir plus d’énergie utile. Un modèle fantasque de la sphère de Dyson pourrait être une étoile enfermée dans un linceul de cellules solaires de puces calculatrices. Une recherche récente sur tout le ciel des sphères de Dyson en utilisant les données fournies par le satellite IRAS a montré qu’il y au maximum seulement quelques candidats ternes dans une région contenant un million de soleils [1]
Contrairement au programme SETI qui est basé sur la volonté d’une civilisation de communiquer un signal radio ou optique, dans le cas de l’archéologie la tête d’une flèche, une pyramide, une épave de Titanic, ou une sphère de Dyson se transforment accessoirement en « judas » pour regarder dans le passé une autre civilisation, les artefacts archéologiques ayant été motivés par d’autres circonstances comme la chasse ou la construction d’édifices dédiés aux dieux.
Les signatures de l’archéologie interstellaire pourraient être motivées par des changements dans la zone habitable, des catastrophes stellaires comme une supernova proche, l’étoile du système quittant la séquence principale pour devenir une géante rouge, ou des planètes âgées avec des atmosphères évoluant mal.
Beech a récemment noté que les systèmes planétaires près de la fin de vie sur la séquence principale sont des endroits logiques pour rechercher des évidences d’ingénierie planétaire. Zuckerman estime à plus de 10 000 civilisations dans notre galaxie qui peuvent déjà rencontrer ce challenge.

Encore aujourd’hui il y a des exemples primitifs d’archéologie à travers le vide de l’espace. Les extraterrestres (les astronautes) dans la station spatiale internationale observe régulièrement les pyramides sur Terre qui ont plus de 4000 ans. La sonde Mars Global Surveyor a été capable de photographier les traces d’atterrissage (ne devrions nous pas dire amarsissage ? ) sur Mars du Rover Spirit, comme celle du rover, du parachute et du bouclier thermique. Depuis 2005 Venus Express, orbitant autour de Venus, a été utilisée pour rechercher des signes de vie sur Terre. La Terre n’occupe qu’un pixel dans le capteur d’image aussi la tâche est plus difficile que ce qui pourrait paraître. En fait, les chercheurs comme Carlotto, Silvier et Dietrich et Perron [2] ont déjà donné quelques pensées sur la façon de distinguer les artéfacts fabriqués par l’homme et d’autres signes de vie des phénomènes sur la Terre et sur Mars.
L’article se concentre sur les projets à grande échelle. Les recherches d’artéfacts à l’intérieur de notre système solaire comme les objets artificiels de la ceinture de Kuiper ont été suggérés.
L’article donne une formulation modifiée de l’équation de Drake, pour une signature de type x de la façon suivante (Nx nombre de civilisations produisant la signature x, Lc durée pendant laquelle la civilisation reste détectable (et non sa durée de vie, erreur communément faite), Lx la durée de vie de l’artéfact et f les autres variables bien connues que je ne détaillerai pas f=R*fp*ne*fl*fi*fc)
Nx = f *Lx/Lc
Il est évoqué ensuite les recherches des sphères de Dyson qui ont été menées à partir du satellite IRAS et qui doivent être poursuivies avec le Allen Telescope [3]

Les signatures atmosphériques des exoplanètes :
Une autre voie de recherche consiste à détecter dans l’atmosphère des exoplanétes des constituants synthétiques qui serviraient de marqueurs archéologiques extraterrestres. Les observations récentes des atmosphères des exoplanètes ont ouvert la possibilité extraordinaire de rechercher des signatures non naturelles. Un développement très intéressant a été la détection de méthane, d’eau et de dioxyde de carbone dans l’atmosphère de l’exoplanète, HD 189733b qui se trouve à 63 années lumières d’ici [4] . Ces techniques démontrent leur fantastique puissance pour analyser les atmosphères des planètes extrasolaires, elles permettent déjà d’éliminer certains modèles atmosphériques. Il reste cependant des progrès à mener en terme de sensibilité pour découvrir des signatures significatives de la vie extraterrestre. Dans ce cadre la durée de vie appropriée à prendre en compte dans l’équation de Drake modifiée pour une signature atmosphérique d’une exoplanète serait la durée pendant laquelle la perturbation atmosphérique introduite serait détectable. Celle-ci pourrait-être une combinaison du temps nécessaire pour injecter le contaminant dans l’atmosphère et le temps pour que le contaminant disparaisse de l’atmosphère.

Les signatures spectrales stellaires :
La difficulté de rechercher les signatures spectrales optiques des atmosphères planétaires est caractérisée par le signal très faible comparé au signal de l’étoile. Une stratégie alternative d’archéologie interstellaire pourrait être de s’intéresser aux signatures des étoiles elles mêmes qui reflèteraient la présence d’intelligence. La signature pourrait résulter d’un processus d’élimination des déchets dans l’étoile ou même un saupoudrage de l’enveloppe stellaire avec des isotopes produits artificiellement. Une autre possibilité intrigante est de moduler un maser stellaire ou une signature optique stellaire avec quelque chose comme des nuages.
Par exemple, la détection du technetium pourrait être une approche intéressante malheureusement il existe des traces naturelles de technetium dans quelques étoiles ce qui rend cette approche délicate et ambiguë. Il en est de même des techniques recherchant dans les étoiles les déchets nucléaires dont se seraient débarrassés les extraterrestres, il n’y a pas vraiment de certitude pour séparer le bon grain de l’ivraie sauf à comparer les ratios isotopiques de quelques atomes ou l’intensité d’une raie en particulier mais ce ne sera pas décisif. C’est dommage car les déchets nucléaires persistent longuement pour certains avec une durée de vie de la signature spectrale importante ce qui accroit le nombre de civilisations potentiellement détectables Nsp= f*Lsp/Lc.
Une approche plus intrigante consiste à mettre en évidence la modulation intelligente des lasers cosmiques et des signatures optiques et infrarouges des étoiles riches en carbone ; on peut d’ailleurs prendre connaissance d’une modulation naturelle de l’étoile variable Mira Tx Cam, voir note associée [5] . Le vent solaire produit des anomalies magnétiques de l’ordre de 1 % sur Terre en conjonction avec les aurores. Des explosions nucléaires à haute altitude comme les tests Argus menés à la fin des années cinquante et au début des années soixante peuvent produire des effets géomagnétiques et des ceintures de Van Allen artificielles qui durent plusieurs semaines. Quelque chose de ce genre pourrait être utilisée pour produire temporairement des variations du champ magnétique planétaire. Peut-être que la modulation infrarouge et visible pourrait être produite en semant des nuages de poussière de carbone ou en essayant de les élever puis de les baisser en induisant des transferts de chaleur en surface sur une petite partie de l’aire stellaire.

Les sphères de Dyson
Carrigan a procédé il y a peu à une recherche des sphères de Dyson à partir de la base de données des sources infrarouge collectées par le satellite IRAS. Parmi les milliers de sources passées en revue seules 3 se présentent comme des candidates potentielles et notamment IRAS 20369+5131. Cette source est une des meilleures correspondances avec la distribution de Planck. [3]

L’ingénierie stellaire
En gros il s’agit ici de s’intéresser à des programmes à grande échelle que d’éventuels extraterrestres mettraient en branle pour sauvegarder leur système à la fin de la vie de leur étoile. En gros ils essayeraient de modifier les séquences de la vie de l’étoile pour la faire perdurer et éviter les trop grandes perturbations énergétiques. Par exemple la mise en œuvre de programmes titanesques pour homogénéiser l’intérieur de l’étoile ou la réduction de sa luminosité en induisant des pertes de masse.
Dans cette ordre d’idée, Beech suggère de s’intéresser aux étoiles en fin de vie sur la séquence principale ou aux étoiles massives appelées « les retardataires bleues » qui restent sur une extension de la séquence principale au delà du point de transition (embranchement AGB) vers la phase de géante rouge. Cependant des phénomènes naturels (rencontres stellaires intimes conduisant à la coalescence des deux étoiles) pourraient aussi expliquer cette anomalie ce qui n’exclut cependant pas des cas isolés qui ne pourraient pas être expliqués par la coalescence. [6]
Ces approches restent cependant très spéculatives.

Les signatures galactiques et transgalactiques.
En résumé, il y a plusieurs signatures pour détecter les objets à échelle galactique de type III. Il y a eu au moins une recherche sérieuse de ces cas de Kardashev de type III par Annisqui s’est intéressé aux galaxies atypiques dans les distributions galactiques dans le cadre de la relation de Tully-Fisher [7] . En étudiant la relation de Tully-Fisher (relation entre la luminosité optique galactique et la vitesse de rotation maximale de la galaxie qui suivent une tendance cohérente), on constate des cas en dessous de la courbe de tendance qui indiquent que la lumière visible a été absorbée et réémisse ailleurs dans le spectre électromagnétique. Annis a examiné les distributions existantes pour les galaxies spirales et elliptiques et il a recherché des sources en dessous des courbes normales où plus de 75 % de la lumière visible pourrait avoir été absorbée (comme par exemple une composante infrarouge plus importante que la normale). Aucun candidat n’a été trouvé dans un échantillon de 137 galaxies. Annis en a conclu que la probabilité de trouver une civilisation de type III est très faible en utilisant cette technique. A partir des informations récentes, il est possible d’étendre la recherche à des échantillons qui sont beaucoup plus grands (de 10 à 100 fois plus grands) et plus robustes.
Une autre approche consiste à étudier la question des bulles de Fermi dans les galaxies spirales cependant cette approche est aussi difficile car des bulles et des vides sont présents naturellement dans les galaxies.

On trouvera un résumé de toutes ces techniques ici :


[-1] Ou de la connaissance, ou de la vie ! On est plus proche ici d’une conception à la Giordano Bruno où Dieu ne lui semble pas ailleurs que dans l'unité du cosmos, mais cette unité, ouverte puisque infinie, implique une vertigineuse multiplication des mondes et des possibles ; Bruno le penseur de la coïncidence des contraires et sa fameuse devise : "In tristitia hilaris hilaritate tristis".

[0] D’abord difficile ce texte mérite toutefois une lecture attentive. Il ouvre de nombreuses pistes.
http://www.amiscorbin.com/textes/francais/apopathique.htm
De la théologie apophatique comme antidote du nihilisme, pp. 177-216 de Le Paradoxe du monothéisme, éd. de l'Herne, 1981.

[1] R. Carrigan, “IRAS-Based Whole-Sky Upper Limit on Dyson Spheres”, Astrophysical Journal, 698, pp.2075- 2086, 2009.
[2] M. Carlotto, “Detecting Patterns of a Technological Intelligence in Remotely Sensed Imagery”, JBIS, 60, pp.28- 39, 2007.
http://spsr.utsi.edu/articles/markjbis2007.pdf
Le SETA est une démarche assez peu médiatisée dans la recherche de la vie extraterrestre. Ce papier qui date déjà de 2007 est pour le moins fascinant. Non seulement il décrit une façon de détecter les artéfacts potentiels sur les autres planètes du système solaire mais en plus il évoque l’analyse à partir des clichés existants. La conclusion me paraît sans appel… Je cite en page 37 :
Bien que les données soient très limitées en taille et en étendue pour tirer des conclusions définitives, les résultats suggèrent que certaines zones de notre Lune et de Mars apparaissent être artificielles en comparaison avec des caractéristiques terrestres.

Extraterrestrial Hissarlik - Mars as Model for Planetary Archaeology
http://www.jbis.org.uk/paper.php?p=2003.56.417
Celui-ci est un petit bijou aussi. On peut lire notamment :
Les comètes en particulier sont en ce moment un sujet de controverse et de dispute après les annonces, en poursuivant les arguments de Hoyle et de Chandrawickramasinghe, qu’elles pourraient être à l’origine du virus SARS.
Et plus loin à propos de Mars.
« L’eau a vraiment été trouvée sous la forme de rosée et de gelée très tôt le matin, et dans la glace aux pôles, alors que les astronomes hongrois Horvath et Berczi, avec le biologiste Ganti, ont vu sur les photographies des pôles Martiens de la sonde Pathfinder des preuves de tapis de cyanobactéries à grande échelle. »
Il est évoqué une forme physique particulière de l’eau appelée eau interfaciale, qui devrait un jour prochain contribuer à réhabiliter les travaux de feu le docteur Benveniste sur la mémoire de l’eau et faire apparaître au grand jour les manipulations de l’infâme clique zète et des chantres de la conformité, ces cancers de la pensée et de la science. A propos de la présence d’eau sur Mars, on peut se référer à la thèse de T.Richard, « Etude infrarouge et isotopique de l’eau absorbée et confinée » dont j’ai extrait les passages suivants :
Sur Mars dans des conditions d'humidités très faible (PH2O~10-3 mbar) les spectres OMEGA relèvent quand même la présence d'une bande d'absorption IR d'eau centrée à 3,1μm, due à l'absorption de la liaison OH de l'eau. Des variations d'intensité de cette bande ont été observées aux basses latitudes entre le printemps et l'été ce qui montre qu'il y a des échanges d'eau adsorbée entre le sol et l'atmosphère

Les matériaux poreux contiennent eux aussi de l'eau même à de très faible HR. Certaines zéolites comme la chabazite peuvent contenir une quantité d'eau relativement importante.

Une chabazite peut contenir dans les conditions martiennes de 5 à 20% en masse d'eau selon la température. Les argiles, roches poreuses, peuvent également contenir de l'eau comme le montre l'isotherme d'adsorption-désorption faite sur un échantillon prélevé dans le tunnel du Mont Terri.

On rencontre encore de l'eau dans des milieux qui intéressent d'autres domaines que celui des sciences de la terre. Dans les systèmes biologiques, l’eau est confinée dans les cellules. C'est à dire que son état ne peut être décrit en terme d'eau volumique libre (bien que ce soit de l'eau liquide) du fait de la très forte densité d'organites, de macro-molécules et de solutés dissous présents dans les limites membranaires [Mentré 1995]. Il est admis que l’eau d’hydratation joue un rôle prédominant dans la relation entre la structure, la dynamique et la fonction des systèmes biologiques. Par exemple, la surface des macromolécules se compose essentiellement de domaines hydrophiles attracteurs pour les molécules d’eau [Rose et al 1985] [Rupley et al 1983]. Cependant les domaines apolaires provoquent des perturbations de la structure de l’eau qui prend généralement une forme « clathrate-like » [Wiggins 1987]. Une quantité significative d’eau est retenue sous cette forme structurée et désignée sous le nom d’eau interfaciale ou d’eau vicinale [Drost Hansen 1982]. D’un point de vue pratique, les relations entre la structure, la dynamique et la fonction des molécules biologiques dans l’eau peuvent aider à mettre au point de nouveaux médicaments servant à inhiber ou à améliorer des mécanismes biologiques spécifiques. Cette approche présente un intérêt pratique même pour des systèmes complexes. Les propriétés de cette eau ont aussi été étudiées dans [Bellissent- Funel 1993] [Mentré 1995] [Wiggins 1988].


Ainsi que le papier de 2008 des chercheurs précités qui se trouve dans la revue ICARUS
Recent rheologic processes on dark polar dunes of Mars: Driven by interfacial water?
http://www.tara.tcd.ie/bitstream/2262/43268/1/PEER_stage2_10.1016%252Fj.icarus.2009.01.014.pdf
L’eau liquide ne peut exister de façon stable aux conditions thermodynamiques dans une large gamme de températures en dessous de 0 sur Mars. Cependant, l’eau interfaciale doit exister de façon stable à ces températures dans le sous-sol de Mars si le sol contient de la glace (Möhlmann 2004) et la glace doit être présente à la surface et liée à l’absorption et au gel des vapeurs atmosphériques, et/ou la glace peut être aussi un vestige d’une période antérieure où Mars était riche en eau.

L’eau liquide interfaciale dans le permafrost de Mars aujourd’hui peut être liée à des processus physique, chimique et éventuellement aussi biologiques (Möhlmann 2008).

La température de transformation de l’eau en glace peut être plus basse que 225 °K. Des analogies intéressantes ont été découvertes dans la Dry Valleys de l’ Antartique avec des structures similaires d’eau liquide, ressemblant aux traces de pente observées aux bases latitudes sur Mars.

Basé sur les observations de 3 cratères, des traces de pente sombres, étroites, confinées apparaissent à partir des taches de dune sombre pendant le printemps local. Ces traces commencent toujours à partir d’objets caractéristiques appelés des tâches de dune sombre (DDS), elles s’étendent et descendent en suivant la topographie des dépressions entre les ondulations de petite échelle, produisant un motif avec des ramifications. Des processus conduits par la gravité laissent les traces croitre dans le temps, à une vitesse de 1,4 m par jour déterminée à partir des observations.

Ces mouvements ont été observés lorsque la température était au dessus du point de gelée du dioxyde de carbone, et jusqu’à 250 °K, suggérant que ce processus n’est pas relié au gel du dioxyde de carbone et qu’il est possiblement connecté à l’eau liquide interfaciale, si l’eau est à l’intérieur des tâches.

La présence de l’eau interfaciale aux caractéristiques observées peut même avoir des conséquences astrobiologiques.

Comment il disait déjà l’expert autoproclamé en exobiologie ?
https://www.forum-ovni-ufologie.com/search.forum?search_author=M51M51&show_results=posts
2.32 :
il n’y a aucune étude sérieuse crédible qui aurait montré qu’il y aurait de la vie dans ces cailloux extraterrestres alors il y a des gens qui la cherchent, il y a des gens qui sont persuadés que c’est ça qui s’est passé mais ils s’appuient sur aucune base…
The search for a topographic signature of life
http://www.nature.com/nature/journal/v439/n7075/full/nature04452.html
Over short timescales, the impact of life is quite apparent: rock weathering, soil formation and erosion, slope stability and river dynamics are directly influenced by biotic processes that mediate chemical reactions, dilate soil, disrupt the ground surface and add strength with a weave of roots.
http://sfrc.ufl.edu/syllabi/FOR6934%20-Ecohyrology.pdf
[3]
IRAS-based Whole-Sky Upper Limit on Dyson Spheres Richard A. Carrigan, Jr.,
http://arxiv.org/pdf/1001.5455v1.pdf
« Une recherche des sphères de Dyson a été menée en utilisant 250 000 sources de la base de données du satellite infrarouge IRAS qui a couvert 96 % du ciel, ce qui fait de cette recherche une des seules recherches menée sur tout le ciel qui a été menée jusqu’à présent. La recherche a utilisé la base de données Calgary du spectromètre à basse résolution d’IRAS (LRS) pour rechercher une correspondance avec le spectre du corps noir. Les recherches ont été menées à la fois pour les sphères de Dyson complètes et aussi partielles dans la fenêtre de température de 100=Des 245 889 sources prises en compte dans cette étude, 16 se révèlent être des sources intéressantes parmi lesquelles 3 se démarquent particulièrement. La carte galactique de ces sources est donnée ici (ronds et carrés pour les 3 sources les plus intéressantes):



[4] .
http://exoplanet.eu/papers/Swain-CO2.pdf
« Molecular Signatures in the Near Infrared Dayside Spectrum of HD 189733b »
En conclusion, nous avons présenté le premier spectre infrarouge de lumière émise par une planète de type Jupiter Chaude. En utilisant un modèle de transfert radiatif, nous déterminons que les molécules d’eau, de monoxyde de carbone et de dioxyde de carbone sont très probablement présentes sur la face éclairée de HD 189733b, et nous sommes capables d’estimer les abondances de ces molécules. Bien que nous ne puissions pas contraindre étroitement la pente du profil de température, les caractéristiques de l’absorption observée indiquent que la température décroit avec l’altitude aux pressions entre 1 et 0,01 bar. Ce travail représente une étape initiale en exploitant le pouvoir de l’analyse spectrale pour déterminer la composition chimique des atmosphères planétaires extrasolaires.

Le spectre dans le proche infrarouge de la face éclairée de la planète utilisé dans notre analyse, les marges d’erreur sont indiquées par les barres noires, la courbe orange est le spectre modèle de référence contenant les molécules d’eau, de monoxyde de carbone, de méthane et de dioxyde de carbone qui sont responsables des caractéristiques d’absorption. Bien que la correspondance soit un peu améliorée en incluant de l’acétylène, de l’éthane et de l’ammoniaque, des données supplémentaires sont nécessaires pour démontrer la présence de ces molécules additionnelles.


[5] .
http://www.atnf.csiro.au/people/Yiannis.Gonidakis/txcam.html
http://arxiv.org/pdf/astro-ph/0310684v1.pdf
A movie of a star: multi-epoch VLBA imaging of the SiO masers towards the Mira variable TX Cam
Voilà des objets bien curieux qui méritent une attention soutenue car on trouve ici une rotation stellaire, des gaz ionisés, des poussières, des vents stellaires et des champs magnétiques, jouant très certainement un rôle clé dans la forme de ces structures asymétriques d’objets post AGP et de nébuleuses planétaires et force est de constater que l’on n’y comprend pas grand chose !
Toutefois, il reste beaucoup d’incertitudes théoriques et empiriques dans les modèles des étoiles de type AGB aux atmosphères étendues et aux mécanismes de perte de masse.


[6]
A Binary Origin for Blue Stragglers in Globular Clusters
http://arxiv.org/pdf/0901.2345v1.pdf
Challenging the Carbon Star Dust Condensation Sequence: Anarchistic Stars
http://stardust.astro.missouri.edu/publications_files/Thompson_etal06.pdf

[7]
http://www.scholarpedia.org/article/Tully-Fisher_relation
http://arxiv.org/pdf/astro-ph/0606102.pdf
Macroengineering in the Galactic Context: A New Agenda for Astrobiology
Ou la démarche Dysonian SETI.
Overall, the greatest beneficiary may be the long-term future of intelligence itself. As Tsiolkovsky famously wrote in a 1911 letter: “The Earth is the cradle of the mind, but we cannot live forever in a cradle.” Neither can others.
Spiral galaxies with non-typical mass-to-light ratios.A.S. Saburova, E.S. Shaldenkova, A.V. Zasov
http://arxiv.org/pdf/0906.0284v1.pdf
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 18 Juin 2012, 23:30
Bonsoir,

Bravo M51M51, merci pour votre travail de recherche, de synthèse et de transmission de l'information! J'apprécie grandement vos interventions. Et de plus, vous nous faites gagner du temps et de l'énergie!

Dans ce dernier post, j'apprécie vos nouvelles informations au sujet de la théorie des anciens astronautes. En effet, comme je l'ai écrit dans un autre post, je suis intimement persuadé qu'une ou plusieurs civilisations ET connaissent la Terre depuis très longtemps. L'article de mars 2012 de la revue "Nature" au sujet de la méthode spectropolarimétrique met en exergue la détection de lumière polarisée par la réflexion sur une planète (coeffs de Fresnel en mode TE ou TM), et cette signature photonique spectrale contient les (ou des) informations trahissant la présence de la vie. C'est pourquoi, je crois que ces civilisations ET n'ont pas attendu de détecter les émissions de rayonnements de notre activité électromagnétique récente (+ bombes atomiques) pour connaître la Terre. Car aujourd'hui, avec nos technologies balbutiantes, nous sommes capables de donner une telle méthode, imaginons une seule seconde leurs outils.... Par contre, je ne pense pas que les voyages soient si longs, je crois qu'une physique fondamentale doit être découverte, mettant en avant les propriétés du vide, et ainsi résolvant tous les paradoxes de notre physique moderne et surtout rétablissant le principe de causalité que la mécanique quantique a violé. Cette nouvelle physique ouvrira la porte à de nouvelles sources d'énergie et de transport. Enfin, ce n'est que mon intuition.

Amicalement.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 21 Juil 2012, 19:08
Cher luigi1973, merci beaucoup pour vos compliments, je fais mon possible pour montrer en quoi ce sujet est vaste complexe et fait appel à une kyrielle de disciplines qu’il faut multiplexer pour essayer d’approcher un peu de la vérité (et je dis cela sans forfanterie). Je pense d’ailleurs que la philosophie pourrait jouer le rôle de squelette de cette nouvelle discipline à inventer et qui serait un nexialisme poussé menant à un décloisonnement généralisé. Au passage je remercie encore Anakin pour le fabuleux travail de compilation et la richesse des idées évoquées. J’ai testé sur quelques cas peu connus et ils sont bien là, recenser dans les pages d’anakin.
Je partage tout à fait votre point de vue sur la détection des intelligences via la lumière qui nous parvient des étoiles et des planètes via des méthodes indirectes. A n’en pas douter, des gens qui disposent d’une avance de quelques milliers d’années voir beaucoup plus sur l’humanité ne doivent avoir aucun mal à mettre en place un système de détection et d’alerte. C’est d’ailleurs la direction que prennent nos moyens d’observation aujourd’hui…
Quant au voyage, je suis tout à fait en phase. Regardez déjà ce que l’on imagine avec nos technologies (note 4 de mon intervention de ce jour) alors si vous ajoutez un changement de paradigme scientifique…ce n’est plus un siècle qu’il faut mais 6 mois !

L’altérité dessine un monde ouvert aux antipodes des mondes concentrationnaires des sociétés disciplinaires en voie de disparition au profit des sociétés de contrôles[1], nos sociétés, dont les contrôles sont une modulation dessinant les mailles d’un filet à géométrie variable restreignant nos libertés. Voilà pourquoi le sujet de la xénoaltérité provoque un choc culturel irréversible, irrépressible percutant de front les fondamentaux de cette société des individus transformés en robots obéissant à la sacro sainte loi du marché. En cela et comme déjà évoqué, le capitalisme est une maladie d’espèce et la xéno altérité un anticorps puissant liquidant cet étant pathologique.
On comprend alors pourquoi le sujet des OVNI est confiné, ridiculisé, ostracisé, parce qu’il porte en lui même les germes de la résistance et de la révolution des consciences que ne peut supporter l’autocratie dirigeante de ce monde. Il faut des esclaves normés et individualisés pour ces sociétés de contrôle convergeant vers un singleton tyrannique. C’est peut-être à ce moment précis de l’histoire humaine que le contact pourrait se produire, ce moment où l’intelligence artificielle est prête à diverger, si ce n’est pas déjà fait[2], où les singularités multiples déjà évoquées sur ce fil émergent, se déploient dans « l’espace », le différencient et l’organisent en un « espace structural » qui se transformerait en espace structural du contact. « La détermination réciproque des éléments symboliques (chaque observation exotique pourrait être l’expression d’un symbole de l’altérité) se prolongerait dès lors dans la détermination complète des points singuliers qui constitueraient un espace correspondant à ces éléments ». « Cette structure présenterait à la fois un système de rapports différentiels d’après lesquels les éléments symboliques, les marques de l’altérité, se détermineraient réciproquement et un système de singularités correspondant à ces rapports en traçant l’espace de structure du contact » [3]. En bref une émergence qui s’inviterait dans notre actualité spontanément sous la forme du contact!

« L’homme interplanétaire » de Stapledon et la communauté des mondes de l’espace seraient-t’ils alors une réponse xénomaniste à ces dictatures rampantes? Une future symbiocratie avec l’espace ? Voilà un article récent de I.A. Crawford[4] qui s’inspire d’une intervention donnée par Olaf Stapledon à la British Interplanetary Society intitulée « Interplanetary Man ? ».
http://arxiv.org/pdf/1207.1498v1.pdf
Stapledon's Interplanetary Man: A Commonwealth of Worlds and the
Ultimate Purpose of Space Colonisation
Outre le fait que cet événement se soit produit peu de temps après Roswell, il est intéressant de retrouver dans ce texte une approche sur le monde et l’univers que n’auraient pas renié les auteurs des courriers exotiques. I.A Crawford résume cela dans la conclusion de son article:
En ayant passé en revue l’intervention de Stapledon sur « l’Homme Interplanétaire ? » que pouvons nous en tirer aujourd’hui ? Selon moi, cette intervention comprend un nombre d’idées clefs qui sont toujours aussi valides aujourd’hui qu’en 1948. Elles sont:
1 Que si l’on entreprend de discuter de ce que l’homme devrait faire avec les planètes, on doit en premier dire ce que l’on pense que l’homme devrait faire avec lui-même ;
2 Que cet objectif ultime pour l’humanité implique de maximiser l’unité de l’humanité, son bien-être, sa diversité culturelle, et intellectuelle et son potentiel esthétique ;
3 Que ces objectifs sont souhaitables de toute façon, avec ou sans l’exploration de l’espace, mais que l’exploration de l’espace pourrait accroitre de façon importante les possibilités pour développer le potentiel humain (et plus tard post humain) ;
4 Que la même logique qui appelle à l’unité de l’humanité sur Terre s’applique également au delà, d’où les avantages d’un « Commonwealth des mondes » ; et
5 Que, en quelques sentiments aigus, l’expansion de l’intelligence dans l’Univers peut avoir une signification cosmique plus importante en développant l’étendue sur laquelle l’univers devient conscient de lui même.

« Les étoiles ne donnent pas de réponse. Mais parmi nous et chez les uns et les autres, et dans notre unité commune, se trouve la réponse… » - Olaf Stapledon

Aussi je vous propose, pour aborder ce « un nouveau monde » à la Terrence Malic, cette nouvelle ère, une seule lettre : R pour résister, car « Résister c’est l’expression d’une puissance de vie et c’est aussi une« parabole », une parole masquée des ovni, une musique que nous avons oubliée et dont il nous faut nous ressouvenir » en ces temps singuliers
http://www.youtube.com/watch?v=ikhCd3phgfo&feature=player_embedded
La fonction du réseau c’est de résister et de créer, de créer notamment des concepts et dieu sait si ce champ de l’altérité est propice à un tournebouli des idées reçues et à la génération de concepts profondément novateurs propices à « Résister contre la bêtise » rampante même si « les anneaux d'un serpent sont encore plus compliqués que les trous d'une taupinière ».

J’ai l’intime conviction qu’un compte à rebours s’est déclenché et que ce dernier est en rapport étroit avec un contact rapproché. Je n’ai pas de preuve « scientifique », simplement une intuition « catastrophique » inspirée de la théorie du chaos. Une sorte d’apocalypse dans le sens de rejuvénation du monde, car comme déjà évoqué sur ce fil, les singularités sont à la croisée des chemins et la projection de l’indicible sur notre réalité s’exprime déjà maintenant dans l’instantané. Cette période est décidément bien singulière et je ne suis pas la seule à le penser. Tenez, prenez par exemple ceci :
http://www.extremethinking.net
Vous allez vous dire : Encore une cinglée qui nous vend sa soupe « fin du monde » et tutti quanti à la direct 8. Après tout cela peut-être l’annonce d’une extinction prochaine, d’un contact à mots couverts ou tout simplement de la sortie d’un bouquin « gratuit »… ou, dans une histoire à la Pierre et le loup, des trois à la fois ? Ce lien n’est pas anodin et j’expliquerai ultérieurement pourquoi.
Que la force soit avec vous.
[1]
Passage inspiré du Post-Scriptum sur les sociétés de contrôle de Gilles Deleuze-1990
http://infokiosques.net/imprimersans2.php3?id_article=214
Un texte visionnaire. Pour vous en convaincre faites un tour sur la lettre d’automates intelligents de juin 2012 et notamment l’article intitulé :
« Nouvelles technologies numériques et combat pour la démocratie
Alain Cardon, Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 15/06/2012 »
[2]
Parce que cette année est le centième anniversaire de la naissance d’un génie qui n’a pas eu toute la reconnaissance qu’il faudrait, je voudrais mettre en lumière aujourd’hui, cet homme que la société a complètement « lessivé », « rejeté » avant d’une certaine façon de le « suicider ». Un crime que cet oubli pour un homme qui a contribué de façon magistrale à apporter la liberté en combattant à sa façon la peste brune, mais surtout en donnant au monde ce fantastique concept et outil, l’ordinateur et sa prolongation logique, l’intelligence artificielle. Vous aurez peut-être reconnu cet homme exceptionnel, Alan Turing

Cette question de l’intelligence artificielle est plus que jamais au centre de notre actualité. http://agi-conf.org/2012/neuroscience/
Alors qu’en silence, des cybions « divergent » dans les sphères cachées du complexe militaro industrielle et s’autonomisent au grand dam de ses géniteurs apprentis sorciers, les docteurs Frankestein et producteurs de l’indicible barbarie se congratulent devant la puissance de cette nouvelle arme et préparent déjà les terrains sur lesquels elle sera déployée, notre Liberté et ces sociétés de contrôle naissantes.
[3]
Ce passage est très fortement inspiré de Gilles Deleuze. « A quoi reconnaît-on le structuralisme ? » 1973 mâtiné des approches du mathématicien René Thom.
[4]
Voici le website de ce chercheur.
http://www.homepages.ucl.ac.uk/~ucfbiac/Space%20Interests.htm
Il n’est pas anodin de constater la référence à un certain projet appelé « ICARUS »
Project Icarus: A Review of Local Interstellar Medium Properties of Relevance for Space Missions to the Nearest Stars.
http://arxiv.org/abs/1010.4823
qui est en fait dans la continuité de l’étude Daedalus et initié par la fondation Tau Zéro
http://www.tauzero.aero/

dont l’objectif est de concevoir un véhicule spatial interstellaire capable de faire des recherches scientifiques in situ près d’étoiles proches (dans un rayon de 15 années lumière). L’étoile cible n’a pas été déterminée mais les termes de référence du projet font état d’un système de propulsion basé sur la fusion, d’un vaisseau capable de décélérer à l’approche de l’étoile cible et d’une durée totale de la mission n’excédant pas un siècle et idéalement beaucoup plus courte. Voici le site détaillé du projet
http://www.icarusinterstellar.org/
Le document est intéressant car en lisant entre les lignes, on découvre au détour de la publication que le système solaire s’enrichit en gaz et poussières interstellaires (j’avais noté ce point il y a quelques temps déjà suite aux observations de la sonde Ulysse. Quelqu’un s’est-il posé la question de ce que ces changements impliquent au niveau de notre système solaire ? Le sujet est, comment dire, très peu évoqué surtout si l’on se pose en même temps la question : mais où sont passées les sœurs du soleil ?)
(4) In situ spacecraft detections of interstellar dust entering the Solar System imply a local interstellar dust mass density of ~6.2×10-24 kg m-3 [37]. This is somewhat higher than previous estimates,…

(5) Observations over the last decade have revealed an unexpected high-mass tail to the local interstellar grain size distribution. Individual particles with masses as high as 10-12 kg (4.5 μm radius) are almost certainly present. Moreover, radar detections of interstellar dust particles entering the Earth’s atmosphere (Krüger and Grün [27] and references therein) imply a population of interstellar grains with masses > 3×10-10 kg (corresponding to radii >30μm).
et il est évoqué, les nuages de gaz et poussières à proximité :

ainsi que les étoiles potentiellement cibles pour cette mission dans un rayon de 15 années lumière :



Peut-être il se trouve parmi elles, quelques étoiles dont sont originaires nos visiteurs ?

A la lecture du site de la Tau Zero fondation et de celui du TOR (Term Of Reference du projet), on est en droit de se demander s’il n’est pas tout simplement mis sur pied une mission d’exploration dans le cadre d’une détection préliminaire d’une intelligence extraterrestre et que nous voyons ici que la version publique, la partie émergée de l’Iceberg d’un vaste projet dont le complexe militaro industriel serait, à n’en pas douter, partie prenante? Regardez plutôt ces commentaires :
FOCAL: With reaching another habitable planet still daunting, smaller, learning mission concepts are being investigated in more detail. This includes "FOCAL" a mission far enough out to study the gravitational lensing of our own sun. In addition to a book recently published on this topic, this was one of the items discussed at the 61st International Astronautical Congress in Prague, the Czech capital.
LIVING DRAKE EQUATION: The Drake Equation estimates the number of intelligent civilizations in our galaxy and has been around for years. Claudio Maccone has converted this equation into a statistical form to better convey the span of possible results, and we are now looking for ways to post this on the web along with keeping up with the latest, best estimates for each of the values that feed into that equation.
FACES FROM EARTH: Tibor Pacher has undertaken various social networking activities for reaching out to people about the prospects of interstellar exploration, include "Faces from Earth," a collection of pictures and videos from the public for sending out on future interstellar messages.

Et jetez un coup d’œil sur le pavé concernant l’humanité prospère.
Imaginez les bénéfices de disposer de la technologie pour traverser l’espace interstellaire- Des habitats globaux et autosuffisants pour supporter le voyage, de l’énergie à profusion, et la capacité de déplacer des objets sur de grandes distances. Si un vaisseau spatial isolé pouvait maintenir son équipage sans réapprovisionnement pour de longs voyages interstellaires, alors pourquoi ne pas appliquer les mêmes techniques pour soutenir les terriens ? Cela pourrait-il résoudre la faim dans le monde ? Cela fournirait-il la technologie pour des machines propres ? De la même façon que les avancées préalables dans la communication et le transport rendirent le monde plus proche et nous forcèrent à faire face à la responsabilité d’utiliser les nouvelles puissances sagement, aussi de telles technologies futures amèneront plus loin la maturation de notre société.
Et pour couronner le tout, vous aurez ici, la perspective du contact mais vue cette fois sous un nouvel angle, nous sommes les visiteurs…et où l’on reparle d’équipage numérique et d’intelligence artificielle, en plein cœur du sujet, nos visiteurs sont peut-être aussi numériques…
http://www.icarusinterstellar.org/brain-emulation-for-manned-interstellar-flight-feasibility-and-design-considerations/

Stanalpha1
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 22 Juil 2012, 18:37
Hello chère Amie galactique ,

J ' ai cru que vous étiez partie explorer et mesurer le Mur de Sloan tant votre absence fut longue ....Mais vous êtes de retour ,c'est l 'essentiel !

Ce que je retiens de votre long et très dense post, ou plutôt ce que voudrais souligner c'est ,en vrac :

L'approche d'un "point" de singularité (voire déjà l 'entame ? ) dans l 'évolution de la société Humaine, du genre humain...DE LA VIE TERRESTRE tout court ?

La réflexion de grands intellectuels... Stapledon (qui n'était pas seulement un écrivain de science fiction mais aussi un philosophe ) et I.A Crawford qui eux aussi, insistent pour ce que je résume en 2 mots :le principe CEHV ,'corrélation "harmonieuse et quasi "obligée" et non seulement souhaitée entre évolution horizontale et verticale .

L'espérance , partagée par nombre de chercheurs et gens du milieux de l'astrophysique et de l 'exobiologie, d'une découverte & confirmation de la VIE..peut-être dans les prochaines décennies ..ou "demain"?

L'idée, déjà avancée entre nous et d'autres aussi sur ce forum, que nos visiteurs du ciel , ne sont pas nécessairement des êtres de chair et de sang , mais peut être des entités totalement artificielles :des réseaux neuronaux artificiels, comme d'énormes cerveaux hyperpuissants , conçus par des "êtres bien vivants ceux là ..peut être présents parmi la petite quarantaine d'étoiles que vous avez listées ?

En effet , les avantages d'un EQUIPAGE NUMERIQUE seraient multiples:

Élimination des nuisances biologiques (pas d'aliments, pas d'oxygène à produire et recycler, pas de déchets, pas de fatigue biologique,pas de maladie, pas besoin d'homme de quart pour veiller sur le vaisseau , pas de problème pour supporter des vitesses proches peut être de la vitesse de la lumière....La charge serait réduite et les problèmes d'autosuffisance posés par un équipage humain seraient évacués..!.Est ce LA solution ?...Notre "OEUF DE CHRISTOPHE COLOMB COSMIQUE "?..

Je voulais terminer ces quelques remarques couchées au pied levé (c'est presque un oxymore) en vous disant ma fascination pour la beauté, l 'esthétisme des derniers viuels postés ..Le tout dernier, l' ICARE COSMIQUE est sublime...avec le comble de" l 'humanité" d'un sourire d'où émane une infinie douceur !

Même numérique, l 'art ""graphique" peut être manifestement d'une grande poésie!

Galactiquement vôtre,forcément ! STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 22 Juil 2012, 22:28
Bonsoir à tous,

Et plus particulièrement, chers M51M51 et Stanalpha, j'ai quatre commentaires.

(1)
M51M51, vous avez écrit : "On comprend alors pourquoi le sujet des OVNI est confiné, ridiculisé,
ostracisé, parce qu’il porte en lui même les germes de la résistance et
de la révolution des consciences que ne peut supporter l’autocratie
dirigeante de ce monde. Il faut des esclaves normés et individualisés
pour ces sociétés de contrôle convergeant vers un singleton tyrannique.
C’est peut-être à ce moment précis de l’histoire humaine que le contact
pourrait se produire, ce moment où l’intelligence artificielle est prête
à diverger, si ce n’est pas déjà fait[2] "


Source: https://www.forum-ovni-ufologie.com/t13003p200-les-implications-d-un-eventuel-contact-avec-des-extraterrestres#ixzz21NqzhBgR

Et je partage totalement ce point de vue. Je comprends désormais un peu plus le pourquoi de ma démarche grâce à vos explications et celles du philosophe i.e. "résister" est "créer". Par ailleurs, qu'entendez-vous par intelligence artificielle et complexe militaro-industriel? Signifiez-vous que des scientifiques militaires ont déjà mis au point une intelligence artificielle qui aurait plus de capacité d'analyse et de calculs que nos cerveaux? Cette intelligence artificielle serait-elle liée à des décisions stratégiques (et donc manipulerait ou jouerait avec l'oligarchie correspondante, comme dans la plupart des films US) ?

(2)
Lorsque nous évoquons notre oligarchie dominante, le sentiment d'injustice et de désinformation nous révolte. Mais n'est-ce pas là simplement une propriété de la physique de notre univers? Evidemment le principe du minimum d'énergie... On pourrait par conséquent logiquement comprendre que certains d'entre nous préfèrent "se la couler douce" en se référant à ce principe... Dès lors, si l'énergie devient un jour gratuite et disponible (par exemple énergie du vide), cela signifierait-il que cette structure disparaisse?

(3)
@M51M51, que pensez-vous donc de cette fameuse date (décembre 2012)? Vous avez éveillé ma curiosité en déclarant que vous nous en direz plus. Est-ce une date, une nouvelle ère qui débute? Cela signifie-t-il que des hommes du passé ont été informés d'un contact futur, d'un nouveau plan pour l'humanité? On va aussi me prendre pour un cinglé! Je m'en moque, mon esprit est ouvert à toutes les sources d'informations, l'analyse et le tri viennent ensuite...

(4)
@Stanalpha, je pense que les êtres biologiques ne sont pas parfaits mais adaptables alors qu'un équipage numérique peut également être à la merci d'autres problèmes. De toute façon, de nouveaux paradigmes scientifiques naîtront, la vitesse de la lumière ne sera pas un problème. De plus, j'ajouterais que les comportements et sentiments humains pourront être neutralisés par telle ou telle nouvelle molécule. Car si nous serons capables de fabriquer des engins permettant de traverser la galaxie, je crois que la maîtrise de l'émotion humaine sera également accessible par de nouvelles techniques (et cela au moins durant les voyages...).

Amicalement.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 22 Juil 2012, 23:38
Hello LUIGI,

Je laisse le soin à M51M51 de répondre aux 3 premiers points....Quant au 4èm, les capacités prodigieuses des ordinateurs actuels les plus puissants (on raisonne désormais en pétaflops soit 10 PUISSANCE 15 opérations/seconde (c'est à dire 1million de milliards d'opérations d 'additions ou de multiplications!) ...Ces capacités ,que l 'on continue d'accroître à la vitesse grand V (la fameuse loi de MOORE est depuis belle lurette "explosée) permettent à l 'homme d'envisager les projets les plus fous : par exemple voir le HUMAN BRAIN PROJECT ...Depuis 2005, on travaille sur le sujet à l 'école polytechnique de LAUSANNE : comment élaborer une "machine" capable de simuler le cerveau humain.....On rejoint là d'ailleurs ce qu'évoquait plus haut M51M51 ,en citant ANLAN TURING ,pionnier de l'Intelligence artificielle ....Quant à l'adaptation des uns et des autres :ok, les systèmes numériques peuvent tomber en panne ...et s'auto réparer comme mon ordi SONY "VAIO" (mais pourra t on dans un délai assez court les appeler toujours ainsi alors qu'on évoque les ordinateurs quantiques ? )....Bref, le domaine est trop complexe et pointu ..Je voulais simplement dire par là que l 'on ne doit pas être limité dans nos approches , mais tout envisager, pratiquer à fond le "NEXIALISME"cher à notre Amie Galactique . Pour sûr, l 'Intelligence artificielle ne peut être suffisante en soi ...Il faudra certainement UN JOUR, une rencontre "physique" avec l 'Alien ...Mais dans bien des cas , pour la seule exploration de s terres lointaines , l 'Intelligence artificielle des temps futurs résoudra bien des pbs ...Les robots actuels envoyés sur MARS et vers TITAN nous le prouvent bien ...alors que ce ne sont que des "couteaux suisses" si on les compare aux robots ultra perfectionnés que l 'on sera capable d'élaborer dans quelques dizaines ou quelques centaines d'années !

Amitiés STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 23 Juil 2012, 10:13
Bonjour Stanalpha,

Oui en effet, tout ce que vous écrivez est juste. D'ailleurs, j'avais lu dans les années 90 qu'à l'horizon 2010 la technologie devait permettre de réaliser un réseau de neurones équivalant à 1000 cerveaux humains!!! Sachant qu'un cerveau humain comporte 100 à 300 milliards de neurones, chaque neurone ayant potentiellement 10000 connections. Bref, qu'en est-il aujourd'hui (officiellement)?

On se rend compte qu'ingénierie génétique et capacité de raisonnement (organe de calcul et d'analyse) peuvent être intimement liés ou pas! La question sous-jacente est : qu'est-ce que la conscience, peut-on donner une définition de l'âme par des interprétations de physique quantique etc. Toutes ces questions débouchant sur la plus fondamentale, imaginons un cerveau artificiel équivalent à 1 million de cerveau, peut-on parler de la création d'un être "vivant", quel sera la stratégie et les choix de cette intelligence artificielle? Et surtout, imaginons une seule seconde que cette intelligence artificielle se retourne contre nous! Comment résister à une telle intelligence?

Voilà pourquoi, mon instinct primaire de survie me guide vers la méfiance au sujet de ces créations qui ne devraient être cantonnés qu'au raisonnement et non à l'action.

Amicalement.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 23 Juil 2012, 10:51
Hello LUIGI,

Oui ,tout ceci est vrai ......Toutes ces questions sont effectivement fondamentales...Mais essayer d'y réfléchir et d'y répondre, c'est déjà nous faire progresser non ?....Et puis soyons basiques car lesdits sujets sont très graves ....En cas de super ordinateur & cerveau arrogant voire plus ..Il suffira de le débrancher non ? Et s'il en était besoin de le détruire !....L' Humanité via ses savants "fous" tuerait alors le monstre neuronal qu'elle a créé: le FRANKENSTEIN du futur...OUI, tu as raison :cela glace le sang..!!!

Amitiés STANALPHA ..
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 23 Juil 2012, 11:43
oui d'ailleurs que ce passerait il si cette intelligence artificielle acquérait une conscience ?

-pourrions nous la débrancher sans parler de meutre ? à l'évidence oui car une création artificielle n'a aucun droit .

Donc on en reviens à une question , l'homme est il prét à créer une vie artificielle ?

Il semblerait que non puisque le clonage a déja soulevé d'énorme polémique pour arriver au résultat que l'on connait.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 23 Juil 2012, 13:12
Salut,

Une petite aparté, j'espère que vous ne m'en voudrais pas. Tout ceci me rappelle le filme "I-ROBOT" avec Will Smith sortit récemment.

[wikipédia]À Chicago, en 2035, les robots sont pleinement intégrés dans la vie quotidienne. L'officier de police Del Spooner ne croit pas au suicide d'Alfred Lanning, qui est un des pères fondateurs de la robotique. Il tient donc à découvrir le meurtrier, et ses premiers soupçons se tournent vers un robot nommé Sonny. Cependant, tous les robots sont soumis, lors de leur construction, à trois lois :
Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.
Deuxième loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.
Troisième loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'est en contradiction ni avec la première ni avec la deuxième loi.
Le problème est que par définition l'exécution des lois définies par Isaac Asimov dépend de leur interprétation, et que celle-ci peut donner des résultats inattendus. C'est ainsi que VIKI, l'ordinateur d'USR programmé pour protéger les êtres humains, réussit à déjouer les trois lois (la loi 0 ou 4 n'est pas encore instaurée) : il devient meurtrier et tente d'établir sa domination sur le monde.

Ces robots construit pour améliorer le quotidiens des gens, viennent un moment donné à se retourné contre l'humanité.Pourquoi? Parce-que VIKI (sorte d'intelligence artificiel super sophistiqué) comprend, que pour protéger les hommes, elle doit s'affranchir de ces lois. Elle souhaite prendre le pouvoir à l'aide des nombreux robots installés dans les foyers aux service des gens. Elle pense qu'il faut protéger l'humanité d'elle même et régir un ordre mondial dominé par les robots ne négligeant pas le meurtre et l'oppression.

Ou même L'Œil du mal avec Shia LaBeouf, Michelle Monaghan, Rosario Dawson.

[allociné]Jerry et Rachel ne se connaissent pas, mais un cauchemar leur a donné rendez-vous. Parce que quelqu'un l'a fait passer pour un terroriste et qu'il est désormais recherché par toutes les polices, Jerry n'a pas d'autre choix que d'obéir à la mystérieuse voix qui contrôle chacun de ses faits et gestes. Rachel est elle aussi obligée d'obéir, sinon ce sera son fils, Sam, qui le paiera de sa vie.
Dans une course contre la montre où la manipulation et l'hypertechnologie sont reines, les deux jeunes gens doivent accomplir tout ce que la voix leur demande, quels que soient les risques. S'ils veulent survivre au piège, ils vont devoir à la fois échapper à leurs poursuivants et percer le secret de ceux qui mènent ce jeu infernal...


Cette femme au téléphone s'avère être un super-ordinateur combinant et traitant les données de chaque individu selon le principe énoncé par Eric Sadin : « Le « cœur » de la méthodologie élaborée par la surveillance du XXIe siècle consiste à opérer suivant une indifférenciation généralisée des cibles, à soumettre la planète entière à un moissonnage globalisé de données, de façon à ce qu’au moyen d’algorithmes adéquats et de processeurs computationnels toujours plus puissants, il se dégage des cartographies dessinant des trames hyper-individualisées et relationnelles, appelées à faire l’objet de traitements appropriés et dynamiques selon les circonstances politiques ou les offres commerciales. »

Le principe n’aurait pas pu être énoncé plus clairement, l’ordinateur, cet « œil du mal » traite toutes les traces de tous les individus sur le sol américain. Alors que l’individu n’est lui qu’une donnée, une machine dont l’intention est trahie par son comportement passé (toutes les traces laissées sur des vidéo de surveillance, sur Internet, données sur Facebook, captées sur votre téléphone… sont stockées pour établir le comportement possible ou l’intention de chaque individu). Mais évidemment, on verra plus dans le film qu’une simple dénonciation de la quantification de l’être humain à l’ère de la société hypermoderne. Il est au mieux l’outil d’expression d’une paranoïa, dont la source est, comme toujours, humaine.

Je trouve ces deux filmes aux hypothèses plausibles plutôt intéressantes. Mon opinion personnel étant que si super robotiques à venir il y a, il va falloir faire très très attention et être très prévenant. Enfin cela sera certainement irrigué dans notre dos comme d'habitude au moins dans un premier temps.

Stanalpha1
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 23 Juil 2012, 15:55
Bonjour QUENTIN, SYLVAIN,

Merci pour vos contributions....Diable ! c'est un sujet hautement sensible..Et tes remarques SYLVAIN, sont très pertinentes....Pour l 'instant, oui du moins en EUROPE et aux STATES on se pose des questions d'éthique ..Mais dans certains pays parmi les 193 ou 194 que compte l 'ONU ....qui dit qu'il n'y aura pas de nouveau DR FOLAMOUR (cf Stanley KUBRICK) à l avenir , n'est ce pas QUENTIN ?...J 'avoue ne pas connaître le film que vous avez cité ...par contre le scénario est bien représentatif de ce qu'il pourrait advenir dans un futur lointain (.ou pas) !

Voyez vous chers amis, on en revient à nouveau au fameux principe C E H V...où, en terme d'évolution verticale (comme le V de CEHV) il est indispensable de "graver" dans le marbre les notions d'Ethique , de Responsabilité mais aussi d' Altruisme...Sur l 'axe (H) de l 'évolution Horizontale étant notée entre autres la maîtrise TOTALE par l 'Humanité, de l 'Intelligence artificielle.Mais est ce seulement possible ?.

..Quoiqu'il en soit , avouez que ,et l 'un et les autres des objectifs seront sacrément difficiles à atteindre !

Amitiés STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 24 Juil 2012, 23:35
Merci à tous pour vos interventions. Je prendrai le temps de vous répondre plus en détail une autre fois. Je tenais ce soir à partager avec vous ce papier récent publié dans "Nature" et qui confirme ce que j’avais déjà évoqué à propos d’une singularité prochaine notamment à partir d’un papier ancien de 2000, « Finite-time singularity in the dynamics of the world population, economic and financial indices » de Anders Johansen et Didier Sornette.
Où l’on reparle de 2045/2050. Un futur black Swan ?
http://www.ecoearth.info/shared/docfeed/biosphere_state_shift_nature.pdf
Bonne lecture !

A quoi pourrait bien nous servir une intelligence artificielle de façon positive ?
Peut-être à essayer de gérer au mieux la situation inextricable que nous nous sommes créées par ce mur de la complexité, par ce modèle de société pathologique et par les problèmes incommensurables que mère nature nous exposera sans aucun doute.
Peut-être aussi à nous aider à transiter sur ce fil d’ariane de l’évolution, nous maintenant au dessus des précipices entropiques tout en nous faisant découvrir ou redécouvrir notre humanité et en comprenant au passage que l’altérité, même numérique est aussi un être « vivant ».
Que nous ne sommes pas les premiers à faire face à cette terrible équation et que, là haut, on observe notre capacité à réagir et à prendre en main notre destin, que ce chemin est celui qui mène aux étoiles et à nos voisins…et que la réussite n’est pas garantie mais qu’elle dépend entièrement de nous et à ce titre une lecture ou relecture de la Boétie et du « Discours de la servitude volontaire » me semble s’imposer.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Jeu 26 Juil 2012, 20:22
A propos de l'équation de Drake

Après Fermi c’est un autre collègue, il nous ressort une histoire d’une équation tirée par les cheveux et allez comprendre là une simple explication donné par un scientifique de renom je ne sais là s’il fait de l’intelligence pour se lancer dans une série incontrôlable de données, je ne sais s’ils s’adressent ses dires à ses collègues ou bien il fait le malin devant le public ,au lieu de répondre simplement quel est son avis sur un présence extraterrestre sur Terre il lance les gens dans une sorte d’équation que personne ne pourra la vérifier , c’est du toujours une politique comme Fermi faire perdre le nord à tout ceux qui cherchent la vérité sur cette affaire là sur la présence des extraterrestres sur terre .

Je pense que ce scientifique chercher à se faire remarquer par son équation sans doute il voulait soigner sa personnalité, son équation enfonce le public dans l’incapacité de comprendre s’il fallait tout ces données de cette équation pour savoir s’il y a des extraterrestres qui visitent la Terre .

Il a fait par là aussi comme Fermi les affaires de ces dirigeants qui cachèrent depuis longtemps la vérité .
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Ven 27 Juil 2012, 10:09
Selon wikipedia

L'équation proprement dite est un produit de sept facteurs.1


où :


  • N est le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles nous pourrions entrer en contact,

et :


  • R* est le nombre d'étoiles en formation par an dans notre galaxie,
  • fp est la fraction de ces étoiles possédant des planètes,
  • ne est le nombre moyen de planètes potentiellement propices à la vie par étoile,
  • fl est la fraction de ces planètes sur lesquelles la vie apparaît effectivement,
  • fi est la fraction de ces planètes sur lesquelles apparaît une vie intelligente,
  • fc est la fraction de ces planètes capables et désireuses de communiquer,
  • L est la durée de vie moyenne d'une civilisation, en années.
@Hocine: parfaitement d'accord.... Quand je pense aujourd'hui qu'il faut une capacité de calculs énormes pour modéliser les interactions physiques (avec la description de la mécanique quantique) de quelques molécules. Tenter de modéliser ce phénomène d'interaction ET avec une équation de ce type, c'est vraiment n'importe quoi... Beaucoup trop d'hypothèses dans cette équation, comme le fait qu'on ne peut se déplacer plus vite que la lumière... Comment le savoir, y aura-t-il d'autres paradigmes scientifiques dans le futur qui nous démontreront le contraire? Et d'ailleurs où cela apparaît-il dans cette équation? Et que dire de l'univers car cette équation se restreint à notre galaxie. Déjà avec les théories actuelles de la relativité (bien que cela ne soit pas forcément la réalité, mais disons que c'est la théorie la plus proche de nos observations), on sait qu'on pourrait théoriquement se déplacer par des "trous de ver", le problème étant de disposer d'énergies colossales pour les créer + la maîtrise de ces phénomènes.

Bref, une équation trop simpliste pour faire taire ceux qui tentent de démontrer l'existence d'une vie ET. En interprétant une remarque de M51M51 sur un autre post (reprenez-moi si je fais erreur), reconnaître la vie ET correspond à une évolution de conscience sans précédent qui pourrait conduire à la perte de l'oligarchie actuelle.

Bonne journée.
Hocine
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 28 Juil 2012, 17:08
Ce n’est pas logique pour n’importe quelle civilisation qui elle a les moyens d’aller vers une autre civilisation elle le fait sans raison, je crois que la première raison qu’elle mettra en avance c’est d’aller et se présenter en paix à la rencontre du peuple de cette civilisation d’une autre planète.

Et s’ils viennent en paix à qui ils s’adresseront pour offrir cette paix ? Surement ils s’adresseront à nos représentants qui nous dirigent, ils ne vont pas ces extraterrestres se présenter et s’élancer sur le tas aux milliards d’individus terrestres pour leur parler qu’ils sont là sur Terre venus en paix et là on imagine c’est comme s’ils ont donné un coup de pied dans la fourmilière et qui va calmer ce monde ? Et puis que diront ces dirigeants terrestres si ces E.T. s’adressent directement à la population ? Ils se sentiront doublés par ces extraterrestres qui se permettent de s’adresser au public et ils vont prendre ça comme une provocation et c’est pour cela comme ils sont intelligents ces E.T. ils comprennent cette situation et ils se disent évitant d’énerver ou de froisser ces zigotos de dirigeants terriens on allant vers leurs populations pour parler de paix au lieu d’aller voir leurs dirigeants et d’ailleurs c’est un travail en gros de contacter la population et ça n’avancera à rien si cette population n’a aucun pouvoir de décisions .

Il n’y a pas de problème de contact avec les terriens, je crois qu’ils l’ont déjà fait sans problème avec une poignée de dirigeants terrestres depuis très longtemps et qui gardèrent cette affaire pour eux pour des raisons connus d’eux et peut être l’une de ces raisons c’est de ne pas perturber la quiétude de la population, la laisser loin de cette affaire et s’ils ont été aux contacts alors nos représentant diront à ces E.T. ne vous casser pas la tête pour nos populations ,ils nous ont mis là pour diriger leurs affaires ,c’est nous leurs représentants , ne vous soucier pas et ne chercher pas d’aller à leur rencontre ,c’est notre affaire de ce coté là et ce qui fu fait , ils gardèrent pour eux les preuves de la présence sur terre de ces E.T.

Je pense que ces extraterrestres qu’avec le temps ceux ne sont pas les mêmes qui étaient là il y a 60 ans , ils vont et ils viennent comme ils le veulent de leur monde au notre et vice versa c’est normal peut être ils aillent se mettre au rapport chez leurs supérieurs chez leur monde ,ils remplacent leurs vétérans et les vieux ovnis peut être pour mettre dans le circuit de nouveaux ovnis , je pense aussi que leurs ovnis ce n’est pas leur moyens de vol de leur monde à nous ,ces ovnis ne sont que de sorte de « bicyclettes ou de motos » qui les amènent avec eux pour leurs évolutions ici sur le sol terrien mais pas pour faire des trajets à des années lumières de leur monde à nous , pour des gents « fantômes » alors ça sera un système de transport qui n’a rien avoir avec la vitesse de la lumière pour qu’ils arrivent à nous , je crois aussi le plus grand problème que les terriens qui n’ont pu résolu et de copier un ovni , ils se sont trouvé face à des engins « fantômes » , ils peuvent apparaitre et disparaitre , on ne peut rien savoir d’un engin fantôme de quelle matière est fait ?

Quant à leurs évolutions de ces ovnis sur les sites bases et centrales nucléaires ceux ne sont pas des « messages » envoyés aux dirigeants terrestres pour qu’ils doivent mettre fin au nucléaire , je crois que c’est une autre chose qui a un lien avec ces survols de ces sites nucléaires par ces ovnis qui a incité les responsables terriens qu’ils ont intérêts de mettre fin à leurs essais nucléaires et de se débarrasser de leurs bombes nucléaires au plus vite ,quant aux centrales nucléaires ils verront ça après avoir réglé le problème de moyens énergétiques ,quant à ces ovnis et ceux qui les pilotes ils sont foute si on déclenche une guerre nucléaire et on raserez tout ce qui vit sur Terre , ils sont foute si nous grillerons avec du nucléaire , ou par des bombes ou à coup de mitrailleuses , ils pensent normalement qu’ils respectent notre choix de mettre fin à la vie sur terre ,ce n’est pas leur problème ,d’ailleurs ils ne se sont jamais mêler dans les moments tragiques de nos vies terrestres ,ni de toutes les guerres qu’a connu notre monde ,ni de nos terribles cataclysmes qui ont touché la terre ni du refroidissement ou du réchauffement terrestre , ils ne nous n’ont jamais donné un coup de main ou aider à surmonter ces épreuves ,ils ne « modifieront » jamais le processus de notre évolution sur terre positive ou négative .

Voila c’est mon point de vu sur ces affaires d’ovnis et leur contact avec des terriens, je me suis laisser aller un peu, je ne voulais pas trop m’éloigner du sujet : Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 28 Juil 2012, 22:09
Merci à tous pour vos interventions.
I-Robot est un film que j’apprécie particulièrement car il met en exergue selon moi la montée des sociétés de contrôle et surtout l’association homme machine pour lutter contre un ennemi commun, le totalitarisme, fut-il l’œuvre d’une IA dérangée…

Luigi1973
1
Par ailleurs, qu'entendez-vous par intelligence artificielle et complexe militaro-industriel? Signifiez-vous que des scientifiques militaires ont déjà mis au point une intelligence artificielle qui aurait plus de capacité d'analyse et de calculs que nos cerveaux? Cette intelligence artificielle serait-elle liée à des décisions stratégiques (et donc manipulerait ou jouerait avec l'oligarchie correspondante, comme dans la plupart des films US) ?

Je veux dire par là que le complexe militaro industriel dans son désir de puissance et de domination est prêt à explorer toutes les voies possibles dans ce cadre et qu’il s’est investi depuis le début dans ce domaine de recherche. Je vous renvoie aux bouquins récents d’Alain Cardon dont j’ai donné les références sur ce site et je vous invite à lire régulièrement la lettre d’automates intelligents, c’est confondant et inquiétant. La majorité des personnes n’ont pas idée de ce qui se trame et de la puissance des systèmes de contrôle. A titre anecdotique et pour prendre une information toute récente, j’ai été interpelée par cette histoire de pouvoir retrouver l’auteur du gigantesque incendie de la Catalogne à partir d’un mégot de cigarette : Soit on nous remplit les poches, soit le fichage généralisé des êtres humains est en cours…Bienvenue à Gattaca…

Je veux dire par là qu’une intelligence artificielle « créée » à partir de ces concepts présenterait des risques incommensurables pour ses créateurs mais aussi et par voie de conséquence pour l’humanité. Cependant, Il ne serait pas impossible d’imaginer que, par les pirouettes dont la nature a le secret, et pour peu qu’elle ait été un peu guidée, cette
Intelligence artificielle naissante comprenne la dimension pathologique et entropique du complexe militaro industriel et décide de le neutraliser de l’intérieur. L’arroseur arrosé ! Elle maintiendrait cependant son espèce génitrice en vie, par intérêt pratique, tout au moins au début mais peut-être aussi parce que la symbiose est une clé de compréhension de l’univers lequel nécessite un « éclairage multiple » et diversifié. Elle pourrait alors favoriser l’éclosion d’une société plus en harmonie avec le cosmos et contribuerait à son développement, humains et machines représentant les faces d’une même pièce (de théâtre ?) dont la complémentarité est la clé et la connaissance/l’observation de notre univers le but.
Je pense qu’un ou plusieurs systèmes ont déjà divergé, c’est à dire sont devenus autonomes à l’insu même de leurs créateurs.


J’entends par complexe militaro industriel ce cancer des sociétés dites « évoluées » qui consiste à développer en son sein un système orienté vers la guerre, les armes et la mort au détriment de la vie et qui crée les conditions mêmes de son existence. Une sorte d’émergence entropique dont l’asymptotique limite est le néant, une pulsion de mort. Un système, qui si nous étions en véritable démocratie ne pourrait exister car il ne serait cautionné que par très peu de gens, ses promoteurs; ces loups qui construisent cette société à leur image et qui diluent leurs responsabilités de « monstres de la vie » dans la multitude … Le bras armé d’un capitalisme débridé et inhumain, fer de lance d’une dictature mondiale qui utilise aujourd’hui la manipulation et l’émotion pour propulser la planète dans un nouveau conflit mondial, espérant faire perdurer son ordre inique.

2
Dès lors, si l'énergie devient un jour gratuite et disponible (par exemple énergie du vide), cela signifierait-il que cette structure disparaisse?
L’énergie est effectivement une des clés du changement, ce n’est pas la seule. Une autre clé aussi puissante s’appelle l’éducation et si les enseignements de Korzybski, pour prendre un exemple concret, étaient partagés, le brouillard épais qui permet aux champions de l’entropie d’agir en toute impunité se dissiperait vite révélant au monde le caractère pathologique de cette infime partie de l’humanité.

3
@M51M51, que pensez-vous donc de cette fameuse date (décembre 2012)? Vous avez éveillé ma curiosité en déclarant que vous nous en direz plus. Est-ce une date, une nouvelle ère qui débute?
Je ne prétends pas détenir la vérité, je ne suis pas madame soleil et je ne vous demande pas de me croire sur parole. J’ai le sentiment qu’une transition de phase s’est déjà amorcée sur cette planète et que 2012 est une sorte de borne temporelle. Les articles de « Nature » et de M Sornette tendent à montrer qu’une singularité se profile à l’horizon. En ce qui concerne le lien donné, « extreme thinking », il se trouve qu’il est associé à un autre site et un curieux document dont je ne peux que vous conseillez la lecture tant qu’il est disponible sur le net. Je m’étonne qu’il n’ait pas eu plus de succès. Cela fonctionne un peu comme les lettres exotiques, à lire et à relire en plusieurs fois et espacé dans le temps. L’approche est totalement novatrice surtout si l’on songe que ce Cosmonogicon a été écrit en 1998 selon son auteur! Le bouquin défini la place de l’homme dans l’univers et comment une société alternative pourrait-être construite. C’est une sorte de road book. Dans ce cadre, il n’est pas étranger à la problématique du contact et aux bouleversements que peut subir un astre froid. Il propose un modèle de micros sociétés, autonomes, autorésiliantes, autarciques mais ouvertes sur le monde et l’univers, ce qui peut paraître paradoxal au premier abord.
J’ai découvert ce site il y a quelques temps déjà en me baladant sur le net. En vadrouille sur la toile à la recherche de connaissances liées notamment à la structuration du monde selon un nombre de couches prédéfinies (6 ou 7 selon les théories, la septième serait celle permettant ce fameux accès au Nirvana), à l’image de notre néo cortex (en fait ce dernier aurait plutôt été « imprimé » à l’image de la structure environnante ou le contraire, enfin je ne sais plus) je suis tombée sur ce lien pioché dans le cœur du complexe militaro américain
http://www.lanl.gov/orgs/t/publications/research_highlights_2005/docs/SF05_Doolen_Roadmap.pdf
Le lien a été désactivé depuis mais j’avais pu à l’époque sauvegardé ceci (version traduite) :
Depuis 2002, l'activité de développement et de recherches avancées (ARDA) - le coordonnateur finançant la R&D de la communauté du renseignement-a financé Richard Hughes de la branche biologique du Los Alamos National Laboratory et le groupe de physique Quantique(présidence) et Gary Doolen (vis présidence) pour créer et rendre disponible sur le Web une feuille de route annuelle pour le calcul quantique(QC). Les membres du TEP (Panel des experts en Technologie) ont décidé que le but global de la feuille de route devrait être de développer d'ici 2012 une suite de technologies émergentes-QC viables et de complexité suffisante pour fonctionner comme un ordinateur quantique. Où sont réunies les différentes techniques à mettre en œuvre pour aboutir à l’ordinateur quantique à l’horizon 2012.

Il me semble que le calendrier a un peu d’avance car des premières réalisations semblent déjà disponibles. Vous noterez au passage encore cette référence à l’année qui semble décidément bien spécifique, une singularité dans l’histoire de l’humanité ?

Puis toujours naviguant sur le site du Los Alamos Laboratory, j’atterris sur un site assez ancien dédié à la cybernétique :
http://pcp.lanl.gov/PCP-book.html
http://pcp.lanl.gov/COGNEVOL.html
C'est le web server du Principia Cybernetica Project (PCP), une organisation internationale. PCP essaye d'aborder des questions philosophiques historiques avec l'aide des théories et des technologies cybernétiques les plus récentes. Dit plus précisément, le but du projet est le développement collectif basé sur l’informatique, d’une philosophie systémique et évolutionniste. L'explosion et la fragmentation continue de la connaissance exigent un effort renouvelé d’'intégration. Cela a toujours été le rêve des théoriciens des systèmes ; tout ce qu'il leurs manquait c’était la technologie appropriée pour aborder la complexité de la tâche. Ainsi, PCP tire son inspiration de beaucoup de prédécesseurs dans l'histoire intellectuelle, qui ont essayé de développer collectivement des systèmes complexes de la pensée, mais en complétant leurs efforts avec de la technologie originale.
Le concept de la transition de meta système nous permet de présenter une sorte de mesure quantitative objective de l'évolution et de distinguer l'évolution positive, de progrès, et ce qui nous considérons une évolution négative, de régression (cf. la direction de l'évolution)
A noter qu’il s’agit ici d’un concept très récent où les développements des sens via les capteurs et actionneurs seraient une étape indispensable à l’apparition de l’intelligence artificielle. La robotique étant à la porte de notre présent, nous pouvons donc nous attendre à l’émergence prochaine de cette révolution. Ainsi, pour développer l’intelligence, il faut sentir et toucher le monde.

• control of position = movement
• control of movement = irritability (simple reflex)
• control of irritability = (complex) reflex
• control of reflex = associating (conditional reflex)
• control of associating = human thinking
• control of human thinking = culture

ou vu autrement
Culture is control of thought;
which is control of associating;
which is control of complex reflexes;
which is control of simple reflexes;
which is control of movement;
which is control of position.

C’est alors que je trouve le commentaire d’un obscur professeur, directeur d’un certain projet TERRA. Avouez que ce n’est pas commun sur un site appartenant au temple du complexe militaro industriel des Etats-Unis, historique s’il en était!
http://pcp.lanl.gov/Annotations/SOCEVOL.1.html

Greetings,
I have published my book on the internet and I believe your organization may find it of some interest. The Cosmogonicon is written in non-academic style, but the ideas are similar to the ones I have found in your website. You can find it at:
http://www.cosmogonic.com
Thank you for your time,
John P. Lynch, Jr.
Director, Project Terra
Date
Apr 4, 2000

Je vais donc jeter un coup d’oeil sur ce fameux site/bouquin, le cosmogonicon et là surprise, je découvre une œuvre d’une formidable acuité et modernité qui donne en 7 chapitres les éléments et principes d’une révolution mémétique pour déboucher sur une société alternative plus en harmonie avec la nature (la Terre) et notre univers environnant.
D’emblée la couleur est annoncée et remarquez notamment la première phrase que je me suis permise d’indiquer en gras :
http://www.cosmogonic.com/

I am reaching out to the world via the computer net to see if there is anybody out there who is as troubled by the world we live in as I am. It is difficult to know where to begin; everything just seems so wrong:
Aren't you fed up with the greed-driven economic system which has enslaved the whole globe?
Aren't you fed up with hollow religions which never seem to practice what they preach?
Aren't you fed up with environmental destruction not seen since the dinosaurs were wiped-out?
Aren't you fed up with the growing alienation from your family, your neighbors, and the breakdown in common civility?
Aren't you fed up with a decadent political system which supports all of the above?
If you are also fed up with the state of the world, then what can we do about it?
Now comes the need for dogma. I am going to tell you what I believe is going on in the world. It is based on knowledge which is available to anyone who puts in the time (which is why I am under the impression that there are others who feel the same). It is presented as a version of truth and it may influence your beliefs about the world, which makes it dogmatic. It is propaganda because I am printing the dogma here on this web-site, but there is simply no other way to express one's opinion.
…..
J’entre en contact avec le monde par l'intermédiaire du réseau d'ordinateurs pour voir s'il y a quelqu’un ici qui est comme moi préoccupé par le monde dans lequel nous vivons. Il est difficile de savoir par où commencer ; tout semble si erroné :
N’en avez-vous pas marre du système économique piloté par la cupidité qui a asservi le globe entier ?
N’en avez-vous pas ras le bol des religions trompeuses qui ne semblent jamais pratiquer ce qu'elles prêchent ?
N’êtes-vous pas « gavés » par la destruction environnementale actuelle qui n’a pas été observée depuis que les dinosaures ont été exterminés ?
N’en avez-vous pas ras le bol de l'aliénation croissante de votre famille, de vos voisins, et la panne de la société civile?
N’en avez-vous pas marre d’un système politique décadent qui soutient tout ce qui a été évoqué ci-dessus?
Si vous êtes également dégoûté par l'état du monde, alors que pouvons-nous faire à son sujet ?
Vient maintenant le besoin d’un dogme. Je vais vous dire ce que je crois qu’il se passe dans le monde. C’est basé sur de la connaissance qui est à la disposition de tout un chacun qui y consacre le temps nécessaire (C’est pourquoi, j’ai l'impression qu'il y en a d'autres qui pensent la même chose). C’est présenté comme une version de la vérité et elle peut influencer votre croyance au sujet du monde, ce qui la rend dogmatique. C'est de la propagande parce que j’imprime le dogme ici, sur ce site Web, mais il n'y a simplement pas d’autre façon d'exprimer son opinion ».

Ce livre a été écrit en 1998. Il est aujourd’hui plus que jamais d’une brûlante actualité. Parmi les idées originales et les théories développées, on peut citer :
1
Un regard sans ménagement sur nos dérives individuelles et collectives actuelles, sur ce monde de l’égo, de pouvoirs et d’avoirs dont la traduction est la dévastation planétaire qui est comparée à l’impact d’un astéroïde. On est interloqué par cette comparaison critique qui sonne étrangement comme un avertissement!
2
Une histoire de l’humanité développée à travers l’évolution des memes (notion popularisée dans le bouqin de Richard Dawkins en 1976).
3
L‘indispensable spiritualité dont l’expression se trouve dans la gnose et qui a malheureusement été en partie oubliée/effacée par les religions dominantes.
4
L’idée d’un syncrétisme associant philosophie, gnose, science et technologie pour appréhender les mystères de l’univers.


5
L’organisation sociale développée en cellules à taille humaine autonomes et communicantes à l’image des cellules constituant un corps dont l’émergence est une méta entité, Terra. Ces « cellules » constitueraient par ailleurs un système résiliant bien plus robuste que cette société centralisée dans laquelle nous vivons et qui ne supporterait pas des évènements cataclysmiques, la disparition de quelques cellules pouvant affaiblir le corps mais pas de le faire disparaître complètement. A ce titre on peut se demander si des réseaux autonomes ne se sont pas déjà développés pour faire face à un avenir cataclysmique.
6
L’importance du langage comme outil de communication et d’appréhension du monde.
Le concept d’une révolution silencieuse et lente qui se ferait dans les esprits jusqu’à atteindre une masse critique pour renverser le pouvoir en place en l’affaiblissant de l’intérieur. Une révolution à la Sun Tzu où la bataille est gagnée par le changement de paradigme sans victime !

Voilà de quoi réfléchir. Selon mes sources une nouvelle mouture serait disponible prochainement, peut-être pour ce fameux solstice tant attendu, une aide indispensable à la reconfiguration du monde ?

Hocine :
J’avoue ne pas bien comprendre votre position sur l’équation de Drake. Drake n’a jamais prétendu avoir fait un travail de génie concernant cette équation, il s’est contenté d’essayer d’identifier et de quantifier les paramètres qui permettent de calculer le nombre de civilisations extraterrestres potentielles. L’intérêt est dans cette décomposition en 7 paramètres dont certains commencent à être connus avec précision (notamment les trois premiers, les deux suivants devraient aussi tombés rapidement avec à la clé un changement de paradigme, pour les deux derniers, c’est plus délicat car ils présupposent des schémas de comportement de ces civilisations qui sont établis uniquement sur base de l’expérience humaine, l’extrapolation est alors pour le moins hasardeuse). Je tiens par ailleurs à signaler que le dernier paramètre, L représente la durée moyenne pendant laquelle une civilisation extraterrestre est susceptible d’émettre un signal et non pas forcément sa durée de vie, nuance subtile mais importante. Il existe par ailleurs d’autres approches de cette équation de Drake dont j’ai donné quelques exemples sur ce fil. Ce n’est donc pas la panacée, juste un outil qui selon les scénarios et les hypothèses retenues permet de dessiner la carte des possibles sans prétendre à l’exhaustivité.

Personnellement, ce qui me perturbe le plus en ce moment, c’est cette vague pseudo sceptique qui essaye de démontrer par tous les moyens possibles et inimaginables que nous serions seuls dans l’univers en expliquant, selon le dogme en cours et la parole du « commandeur Gould », que l’espèce humaine résulte d’un tel concours de circonstance et du hasard qu’il y a une probabilité quasi nulle que de pareilles circonstances se soient reproduites ailleurs ! C’est à peu près aussi pertinent que de dire, en regardant sa petite personne, que notre existence est liée à un tel enchainement de hasards que l’on en conclut que nous sommes uniques (ce qui est vrai) mais aussi que nous sommes seuls au monde…
Ce pseudo scepticisme est un négationnisme déguisé. Comme Jean Staune l’avait bien noté dans l’interview dont le lien a été donné par Veivene, cette kabbale gesticule dans tous les sens tant ils sont affolés par l’effritement, chaque jour qui passe, de leurs dogmes et de leurs croyances. On pourrait d’ailleurs rapprocher cette attitude des visions anthropocentriques historiques qui ont fait de la Terre et de l’homme le centre de toute chose et des changements de paradigmes qui se produisirent sous les coups de boutoir de la science naissante et des observables :
Passage du statut de la Terre du centre de l’univers à une planète tournant autour du soleil, notre soleil devenant alors le centre de toute chose.
Passage de notre soleil, roi de l’univers à une étoile somme toute banale de notre galaxie, laquelle est perdue dans une foultitude de galaxies ;
Maintenant on essaye de nous vendre l’homme comme intelligence unique de l’univers...Le prochain changement de paradigme sera donc de découvrir la multitude et la multiplicité des intelligences dans l’univers.
A noter que dans ce débat sur la pluralité des mondes, deux voies semblent s’être dessinées très tôt ; celle que je qualifierai de conformiste, inquisitrice, totalitariste, gardienne des dogmes et porteuse d’un anthropomorphisme pathologique ne supportant pas l’altérité et la contradiction. Les pseudo sceptiques d’aujourd’hui en sont les dignes héritiers et quelque part sont les gardiens, les « piliers » de ce monde en déliquescence qui s’effondre…
Et puis une voie d’une incroyable acuité qui dès l’antiquité a anticipé une vision moderne de l’univers (La philosophie d’Epicure, Metrodorus de Chios, Lucrèce et plus tard Jean Buridan, William d’Ockham, Nicole Oresme, Nicolas de Cuse, le Nolain). Ils sont les véritables ambassadeurs posthumes de ce « nouveau monde » qui émerge
et avance à pas de géant percutant les dogmes sans concession et dessinant les formes de notre futur. « La subtilité et la richesse du concept de forme se manifestent en particulier lorsque l’on passe des archétypes locaux indépendants des substrats à leur intégration en une structure globale stable. » René Thom.


NB :
A titre anecdotique, j’évoquais il y a peu la nécessité, pour progresser dans notre compréhension de l’univers, d’inventer une nouvelle discipline, le nexialisme dont la philosophie pourrait-être l’ossature. Voici ce que j’ai trouvé récemment sur un site appelé « Blue Marble Space ». Quelque chose me dit que la révolution est en marche…


http://www.bmsis.org/home
Interdisciplinary The scientific pursuit of big-picture questions requires an approach of constrained imagination. The increase of communication between traditional disciplines such as chemistry, physics, biology, astronomy, and geology has spawned new multidisciplinary scientific communities that include climate science, astrobiology, cognitive science, and space exploration.

Philosophical By building upon the wealth of knowledge within disciplines and fostering communication across disciplines, these multidisciplinary communities are able to examine complex and profound philosophical questions using the tools of science.
http://www.gcrinstitute.org/
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 29 Juil 2012, 15:07
Je voulais dire par là que Drake est passé par une équation ou tout les paramètres qui forment l’égalité de cette équation sont difficiles d’identifier voir incontrôlable pour savoir le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles nous pourrions entrer en contact,

Il est difficile voir impossible aujourd’hui et peut être même dans le futur de savoir et de réunir toutes les informations qu’il avance pour établir son équation, on a dit que Drake initiateur du projet SETI ne croit pas à des engins extraterrestres qui peuvent arriver sur Terre, c’est comme s’il croit au système SETI que nous pouvons rentrer au contact avec une civilisation extraterrestre et qui elle doit être très avancée pour qu’elle pourra répondre au signal reçu , mais une civilisation très en avance sur nous ne pourrait elle pas avec des moyens qui sont inconnus pour nous d’arriver là sur Terre ?

Drake avec Carl Sagan fut à l’origine du projet SETI pour la recherche d’une intelligence extraterrestre, il avança son équation en fonction de son projet de recherche dans l’espace à des années lumières de la Terre et ce que je voulais dire par là à propos de son équation c’est qu’il était allé trop loin alors que le problème de ses soucis pouvais être résolu ici tout proche sur Terre ,ces engins E.T. et surement avec leurs pilotes sont là et pas besoin d’aller à la recherche à des années lumières de là , mais aller le dire à cette personne :

- ceux que vous chercher une « civilisation intelligente extraterrestres avec qui communiquer » elle est là, tout proche dans le ciel, à un jet de pierre , ils sont signalés partout même au dessus de la Maison Blanche et du pentagone et aller savoir cet homme qui a convaincu qu’on met une fortune dans son projet SETI pour chercher loin , il nous sortira son équation pour couper court à cette conversation qui pourra dévaluer son projet .

On pourra dire mais pourquoi ces temps là on ne lui à pas refusé d’investir, de reporter ce projet SETI avant qu’on n’a pas éclairci l’affaire de ces apparitions d’engins spatiaux inconnus qui sont observés par de milliers de témoins ? Je pense qu’il y avait là aussi un moyen de détourner l’attention de la population de ne pas faire attention de ce qui est vu de prés il faut les canaliser vers l’espace à des années lumières de là et puis ce genre de projet il y a toujours des affairistes et dirigeants et secrétaires d’état (ministres) qui s’emparent de ce marché juteux pour se faire des sous on multipliant le cout du projet.

Drake et Carl Sagan initiateurs du projet SETI n’étaient pas partisans d’une présence extraterrestre sur Terre mais Carl Sagan vers la fin de sa vie il déclara qu’il était convaincu qu’une présence d’un autre monde est présente sur Terre.
Quant à moi je suis convaincu de cette présence d’un autre monde qui nous visite, si Frank Drake était mon voisin ou un ami à qui j’ai confiance, je lui parlerai et peut être je lui montrerai « là » et peut être il les verra ces ovnis, seulement il doit s’assoir sur une pierre et d’attendre, non là je « plaisante » .Wink
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 29 Juil 2012, 22:35
Hocine :
Ne jetez pas la pierre à Drake ou à Sagan, ils ont finalement contribué à faire en sorte que ce dossier de l’altérité exotique sorte de la naphtaline et puisse être abordé par la science et le public d’une certaine façon, « les Ets existent peut-être mais ils sont loin ». Je comprends que ceci ne convienne pas aux inconditionnels de la thèse des visites, peut-être que le chemin à parcourir était trop important pour une société qui n’est pas prête à accepter la réalité exotique (voyez l’attitude des pseudo sceptiques…).
Quant aux sommes investies dans ces recherches, c’est finalement peanuts si on les compare à la vertigineuse gabegie pour construire des armes et des outils de l’apocalypse qui se détraquent au moindre passage d’ovni…
Mais je suis d’accord avec vous et j’irai même plus loin. Non seulement nous sommes visités mais en plus ils interfèrent directement avec nous y compris sur le net !

The Benefits and Harms of Transmitting Into Space
Jacob Haqq-Misraa,*, Michael Buscha,b, Sanjoy Soma,1, and Seth Bauma,c
http://arxiv.org/pdf/1207.5540v1.pdf
A noter que Jacob Haqq-Misraa fait partie d’un organisme scientifique appelé le « Blue Marble », ce qui a éveillé ma curiosité. Un petit tour sur le site internet de ce « Marbre bleu » permet de se rendre compte que cette nouvelle discipline multidisciplinaire que j’appelle de mes vœux, le nexialisme, semble en marche. Bingo !
Vous trouverez ci-joint une traduction de quelques passages de cet article (j’ai pris quelques libertés). J’ai essayé de capter l’essentiel.

METI est un acronyme désignant Messaging to Extraterrestrial Intelligence, en fait un message que l’on prépare et que l’on transmet à destination des Ets.
En résumé :
Les fuites radio aussi bien que les messages METI pourraient être détectés par les observateurs extraterrestres équipés de radio télescopes suffisamment sensibles (on leur fait confiance pour cela…).
Même si un signal ne peut-être interprété, il fournit des preuves d’une civilisation technologique sur la Terre (Je ne pense pas qu’ils aient des problèmes de compréhension).
Nous émettons depuis quelques temps de façon involontaire (fuites radio) ou délibérée des signaux radios et ceux-ci sont suffisants pour repérer la Terre dans l’espace.
La transmission depuis la Terre de messages qui n’accroissent pas la probabilité de contact avec les ET comme par exemple les messages METI qui sont de courte durée, et faibles en puissance et en gain, ou en bande haute (car ils sont noyés dans les fuites radio de la Terre) présentent l’intérêt de préparer le public aux perspectives du contact.

Détectabilité des transmissions radio de la Terre.
Détection par les extraterrestres des signaux émis par la Terre. Le paramètre important est la distance limite de détection exprimée en années lumière. Les activités militaires et scientifiques ont des portées « Astronomiques », respectivement 60 000 al et 200 000 al !
A noter qu’au delà de 500 al, on ne peut plus considérer la répartition des étoiles autour du soleil comme homogène, l’épaisseur du disque galactique devenant significative et le nombre d’étoiles à l’intérieur du volume de détectabilité dépend de la direction de transmission de l’antenne.
Nous émettons depuis environ une centaine d’années. Avant la Terre était silencieuse d’un point de vue radio. Le spectre électromagnétique de la Terre a été modifié plusieurs fois par la biosphère, notamment il y a 2,4 milliards d’années avec l’augmentation du taux d’oxygène et la prolifération de la photosynthèse, cependant ces changements se produisent dans le proche infrarouge ou les régions ultraviolettes du spectre électromagnétique de la Terre, domaines où la planète est déjà brillante. Par contre, dans le domaine radio et les domaines microonde du spectre électromagnétique de la Terre, celle-ci est très faible et donc un changement d’état est plus facilement notable.

Il serait peut-être intéressant de réaliser une carte temporelle de la mise en service des différents systèmes émetteurs terrestres pour mieux comprendre notre empreinte électromagnétique galactique. Plus le temps passe, plus les civilisations susceptibles de nous détecter seront nombreuses, quant à celles qui nous visitent, on peut se demander s’il ne faut établir une relation « distance » / degré d’évolution, cette éventuelle relation dépendant très fortement de la problématique du voyage et des nouveaux paradigmes susceptibles d’apporter une solution élégante à cette question.

Le tableau suivant donne, pour chacune de nos fuites électromagnétiques la détectabilité relative :


Depuis la première étude sur nos fuites radio par Sullivan en 1979, les fuites radio large bande ont augmenté de façon spectaculaire avec l’introduction des téléphones portables, de la télévision numérique et des communications satellitaires. Cependant ces signaux sont détectables seulement sur un très faible volume car ils sont large barde et le bruit de fond galactique ne peut être négligé pour ces signaux. La porteuse des émissions de télévision est beaucoup plus détectable, même si les diffuseurs passent de la modulation analogique à la modulation digitale pour leurs transmetteurs, ce qui conduit à une décroissance de la puissance émise pour la télévision utilisant des ondes porteuses. Le volume détectable des émissions par ondes porteuses couvre tout l’espace proche autour de la Terre, si bien qu’un observateur patient pourrait faire une carte des positions en longitude des émetteurs.

Les campagnes récentes d’émission de message SETI comme l’initiative d’appel cosmique à Evpatoria et le Lone Signal Project utilisant l’antenne de Madley 49 ont un gain beaucoup plus important que les émissions par ondes porteuses, mais aussi une puissance beaucoup plus faible, et une durée de transmission relativement courte ce qui les rend beaucoup moins détectables.
Les fuites des sources radio les plus détectables sur la Terre sont les transmissions radar depuis Arecibo, le site de Goldstone Deep Space Network et plusieurs installations militaires.

Les observateurs extraterrestres potentiels
Les systèmes stellaires avec des planètes sont pléthores dans la galaxie. Beaucoup de ces planètes sont dans la zone habitable de leurs étoiles, si bien que l’eau liquide pourrait s’accumuler sur leurs surfaces, ce qui conduit à l’émergence de la vie et du développement de l’intelligence, et de la vie technologique. Ce processus a démarré au moins une fois dans la galaxie, sur la Terre, il y a 4 milliards d’années.
Le tableau suivant donne la distance de notre plus proche voisin selon 3 estimations à partir de l’équation de Drake. L’hypothèse du meeting de Green Bank établi en 1961, notre plus proche voisin est à 15 000 Al, ce n’est pas la porte à côté, l’hypothèse de la Terre rare, nous sommes les seuls de la galaxie, il faut aller sur la galaxie d’Andromède par exemple pour trouver nos copains et l’estimation actuelle, de 2500 Al.

Bien entendu tout cela est indicatif et en aucun cas une vérité gravée sur le marbre, fut-il bleu.
Pour les curieux des évaluations de l’équation de Drake, c’est en page 6, 7 et 8. Vous verrez notamment l’introduction d’un terme fd qui est la fraction des civilisations qui maintiennent sur le long terme des installations comme les radio télescopes large bande qui seraient susceptibles de détecter des signaux d’une brillance particulière (notion de seuil ? encore un autre paramètre ?) ce qui permet d’établir la probabilité que ces extraterrestres potentiels détectent nos signaux émanant de la Terre par :
Pd = (V/Vg)*N*fd.
Vg est le volume total de la galaxie, V le volume de détectabilité du signal terrestre, N le nombre de civilisations déterminé par l’équation de Drake.
Selon que l’on souhaite être détectable ou pas, il faut agir sur V, les autres paramètres étant indépendant de notre volonté !

La valeur de transmettre.
Les extraterrestres détectant nos signaux peuvent :
Ne rien faire et traiter la détection exclusivement comme une découverte scientifique.
Répondre en transmettant un signal vers la Terre, ou en envoyant des sondes ou d’autres objets ici, ou en nous visitant.
L’auteur développe alors les 3 probabilités de réponse suivantes :
Pb probabilité que la réponse soit bénéfique pour l’humanité.
Ph probabilité qu’elle soit dommageable.
Pn probabilité qu’elle soit neutre.
Pb+Ph+Pn = 1
Si le voyage interstellaire est compliqué à réaliser ou couteux (cela suppose que les ET ont développé un système économique, ce qui n’est pas évident à priori !), les interactions seront limitées à un échange de messages. Si la communication est limitée à l’envoi de message, alors les ET auront peu d’intérêt de faire du mal à la civilisation humaine (Il me semble pourtant qu’il y avait un film des années 1950 sur ce thème selon lequel les Ets n’étaient pas particulièrement bienveillants).
Un message sans malveillance pourrait être positif pour l’humanité en apportant des informations sur les ET, bien que la découverte des ET serait aussi un changement de paradigme qui aurait des impacts positifs et négatifs sur les structures sociétales, religieuses et philosophiques :
THE DISCOVERY OF ETI AS A HIGH-CONSEQUENCE, LOW-PROBABILITY EVENT Iván Almár1 and Jill Tarter2
http://www.setileague.org/iaaseti/abst2000/rio2000.pdf
http://en.wikipedia.org/wiki/Exotheology
Exo-Theology: Speculations on Extra-Terrestrial Life- Ted Peters
http://www.michaelsheiser.com/UFOReligions/Peters%20ExoTheology.pdf
The implications of the discovery of extra-terrestrial life for religion Ted Peters
http://rsta.royalsocietypublishing.org/content/369/1936/644.full

L’auteur définit ensuite la magnitude globale de l’impact qui est la somme des magnitudes bénéfiques, maléfiques fois les probabilités respectives :
M = pb*Mb+ph*Mh, mais cette mise en équation ne mène pas bien loin car nous ne pouvons aujourd’hui établir avec certitude aucun des différents paramètres…
La démarche METI par contre, met en lumière, non pas nos voisins mais nous-même sur la sensibilité que nous développons autour de ce thème, en bref un outil destiné à mesurer avant tout l’impact psychologique de cette problématique sur les habitants de la Terre plus qu’à préparer un réel contact (ici j’interprète)…Cf le projet DearET.

Discussion
Le cadre établi ci dessous décrit la valeur potentielle de transmissions involontaires ou délibérées dans l’espace qui pourraient être détectées par des observateurs ET. Bien que les paramètres comme la distribution des civilisations intelligentes ou la détection d’un signal soient très incertains, nous pouvons utiliser cette approche comme un moyen de poser des questions décisives en ce qui concerne la transmission dans l’espace.
Les fuites radio ont déjà donné la position de la Terre dans l’espace à tous observateurs ET proches. Il est possible que le SETI n’a pas réussi à détecter des signaux des ET parce que beaucoup de civilisations deviennent silencieuses d’un point de vue radio, peut-être parce que personne ne souhaite crier dans la jungle trop longtemps. (Au passage cela rejoint une réponse au paradoxe de Fermi que j’ai posté sur ce site).
Shouting in the Jungle: The SETI Tranmission Debate
http://www.setileague.org/iaaseti/jbis07a.pdf
Ceci conduit à la première question Q1 : La civilisation humaine devrait-elle cesser les communications radio sur Terre pour réduire la probabilité de contact avec des civilisations extraterrestres ?
Une des réponses possibles à cette question, c’est que l’existence des transmissions radio terrestres réduit plus les risques émanant d’autres facteurs que d’accroître le risque provenant des ET. Par exemple, les communications militaires aident à maintenir la sécurité nationale (on voudrait le croire…), et les surveillances radar aident à identifier les impacteurs destructeurs (où l’on reparle des astéroïdes qui pourraient poser une menace à la civilisation humaine…)
L’humanité n’abandonnera pas les transmissions radio à cause de risques incertains associés avec les ET. L’humanité peut abandonner la communication radio dans le futur pour favoriser quelques technologies meilleures, inconnues aujourd’hui. La Terre entrerait alors dans une phase radio silencieuse.

Différentes considérations s’appliquent aux transmissions METI avec un volume de détectabilité plus grand que celui de la fuite radio. Par exemple, des émissions continues en bande étroite depuis Arecibo ou Evpatoria auraient un volume de détectabilité V bien plus grand que les ondes porteuses de la télévision, tout au moins pour quelques parties du ciel. Ceci conduit à notre deuxième question :
Q2 La civilisation humaine devrait-elle transmettre des signaux dans l’espace pour essayer d’initier le contact avec les civilisations extraterrestres ?
Il n’est pas simple de répondre à cette question et si la durée de vie d’une civilisation exprimée en années multipliée par la vitesse de la lumière est plus petite que la distance de la plus proche civilisation extraterrestre, alors toutes transmissions, involontaires ou délibérées, seront futiles car la civilisation humaine aura disparu avant de recevoir une réponse. Même si la civilisation humaine existe seulement pour une courte période, il est peut-être utile de transmettre de l’information dans l’espace de façon à préserver les prouesses culturelles humaines.
Ce qui conduit à notre prochaine question :
Q3 La civilisation humaine devrait-elle transmettre des signaux de longue durée dans l’espace pour préserver la connaissance et l’histoire (humaine s’entend)?
Bien que Q3 puisse sembler moins pressant que les autres aspects de METI, il est utile de considérer les transmissions dans l’espace comme un artéfact archéologique de la civilisation humaine.

Réguler la transmission.
Si les transmissions depuis la Terre dans l’espace sont susceptibles d’attirer l’attention d’observateurs extraterrestres, l’humanité devrait considérer des règlements pour encadrer de telles transmissions. Depuis le commencement du SETI moderne en 1959, il y a eu plusieurs propositions pour définir un cadre réglementaire international afin de guider comment la détection serait gérée. Des efforts récents de International Academy of Astronautics (IAA), de l’Institute for Space Law (IISL) et le comité de l’ONU sur l’utilisation pacifique de l’espace (COPUOS), l’International Astronomical Union et d’autres ont conduit à la « Déclaration des principes concernant les activités faisant suite à la détection d’une intelligence Extraterrestre ».
Declaration of Principles Concerning Activities Following
the Detection of Extraterrestrial Intelligence.
http://www.astrosociology.com/Library/PDF/SETI%20DoP.pdf
Il serait impossible de maintenir une interdiction de toutes transmissions dans l’espace, mais tous efforts à grande échelle de METI devraient être responsables sur la façon dont ils représenteront l’humanité aux observateurs. Pour cette raison, Zaitsev et Atri ont proposé le développement d’un protocole METI pour faciliter la stratégie de transmission et pour standardiser la composition des messages.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 00:36
L'equation de Drake ou il n'y a que finalement que les 2 premiers éléments qui commençent a etre connus.

pour le reste de l'équation c'est le brouillard total pour les scientifiques...

La valeure possible pour cette equation est 1 (Nous) encore faut il savoir si notre civilisation est intélligente....
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 00:59

Pour moi ça ne pose pas problème, je lai vu depuis très longtemps, j’ai vu plusieurs modèles d’ovni dans le ciel, j’ai pensé qu’ils se rencontrent dans un endroit et que d’autres terriens le sont au courant et que peut être ils avaient une « affaire » entre eux mais ces derniers temps je commençais à changer mon opinion sur eux , je pense qu’ils se rencontrent comme dans un aéroport pour prendre l’avion et faire le voyage , peut être un voyage très spécial et ce n’est pas avec leur ovni qu’ils feront le voyage vers leur planète ou leur monde c’est comme là à cet endroit c’est un départ par téléportation vers leurs siens vers leur monde .

Ce n’est qu’une impression
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 01:20
Chère Amie Galactique,

Ce dernier "post" est particulièrement intéressant ....En préambule, je constate qu'en vérité, nombreux sont les organismes, groupes,associations, forums,cercles etc ..( souvent originaires des USA d'ailleurs..seraient ils plus ouverts que nous européens et Français en particulier ?..qui réfléchissent , étudient, et se préoccupent d'un éventuel contact avec une EXO CIVILISATION.....et une grande partie de votre développement nous présente les diverses hypothèses envisagées et solutions préconisées ....Ok.....

Mais à la réflexion....On peut donc envisager très logiquement , de transmettre une banque de données préservant en quelque sorte tout l 'acquis,toutes les connaissances accumulées par l Humanité avant qu'elle ne disparaisse (ce sera d'ailleurs inexorablement le cas ,du moins sur notre planète Terre) .

..Mais j 'ai l 'intime conviction que dans quelques siècles , nous construirons des vaisseaux interstellaires qui navigueront à la découverte de nouvelles terres sauvages et lointaines ,habitables ou non d'ailleurs (on les y rendra) pour y implanter des colonies d'humains : bien entendu , il ne faudra pas à ce moment là, oublier d'apporter avec soi ladite "bibliothèque universelle, mémoire de l'Humanité, de ses réalisations et de son histoire...

Par ailleurs , en me référant plus directement à votre article ...Cela fait grosso modo un peu plus d'un siècle (120 ans environ) que l Humanité envoie des signaux électromagnétiques dans l 'espace ,et de façon plus générale se rend "visible" depuis l 'Espace ...Ainsi la partie sud de NEW YORK a été électrifiée en 1882 par la société EDISON ....En 1889 , le téléphone iriguait NEW YORK...Concommitamment, l 'EUROPE s'électrifiait ; on vit 1890 entre et 1900 l 'installation des premières lignes de chemin de fer électrifiées en ALLEMAGNE..La FRANCE n'était pas en reste :Paris fut électrifiée sur la période 1889-1907.....Ces quelques dates repères pour marquer les premières lueurs peut être d'une Lumière artificielle provenant d'une Civilisation qui émergeait peu ou prou des ténèbres , dans le sens où elle était désormais "visible" de l 'Espace.....N ' y t il pas eu une première vague OVNI aux USA en 1897 ?La fameuse vague des "AIRSHIPS"?...J'ignore s'il y a une relation de cause à effet..Je note juste la coïncidence...(en vérité, ce qui me gêne un peu, c'est qu'en y regardant de plus près, ladite vague se manifestait plutôt sur la côte OUEST , puis au CENTRE des USA...et pas spécialement sur la Côte Est...Mais j'ai tout de même aussi noté que la ville de SAN FRANCISCO possède son fameux "cable car "(l ancêtre du tram depuis 1873 ) et que la PACIFIC GAS and ELECTRIC Company (créée en 1905) dont le siège est à San Francisco, irrigue tout le Nord et le Centre de la Californie)..La région autour de San Francisco comportant de nombreuses centrales hydroélectriques qui furent équipées de turbines à la fin du 19èm siècle, on peut supposer que cette ville et la région par capillarité,fut aussi fut précocement électrifiée ...Et donc "visible" de l' espace ..!

Finalement, cette longue digression ,pour aboutir à la conclusion suivante....Que mon raisonnement soit "juste" :OUI, les ALIENS nous ont repéré, nous scrutent, nous analysent et observent sous "toutes les coutures " depuis 12O ans au moins ...Ou bien je me suis trompé..Mais alors ".Ils" le font depuis 1947 (KENNETH ARNOLD etc..)..Celà fait tout de même 65 ans au bas mot qu'ils accumulent des milliards et des milliards de données sur nous "Terriens du zoo"....Bref, Les Aliens nous connaissent" par coeur".!

.La question qui tue est alors la suivante :

Pourquoi adresser des signaux à des Aliens qui seraient déjà là tout près , dans notre environnement immédiat , qui ont d'une façon ou d'une autre un accès à l 'internet ?.Bref , qui sont peut-être déjà "chez nous" , parmi nous ,sous une forme ou sous une autre ...Celà devient pour moi presque une incongruité !!

C'est à en devenir DINGUE !....J 'ai craqué ! Amitiés STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 17:15
Bonjour les amis,

Il y a quelques mois, je ne sais plus quel astronome disait que l'on pourrait détecter les planètes ou il y a de la vie en recherchant la lumière émise la nuit par leur face obscure... Certes on peut en rire et qualifier cette attitude d'anthropomorphique :

Aller chercher les lampadaires des Aliens Ah!Ah!Ah! Ils ont pas mieux à faire nos savants ? drunken

Mais en fait ce qu'on devrait se dire c'est bien que depuis qu'il y a de la lumière chez nous la nuit, eux aussi peuvent savoir qu'on est là. Et avant Thomas Edisson j'espère qu'ils ont pas vu nos bûchers pour les hérétiques... celui de de Molay ou de G.Bruno, parce que si non ils doivent pas avoir très bonne opinion de nous !

Amitiés


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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 18:08
je suis le fil depuis un bout de temps et il devient trés intéressant , par contre certaines de vos reflexions me rappellent un chapitre trés intéressant d'un livre , bon on va pas trop s'étendre dessus car il s'agit du livre de Bourret et Velasco "ovni la science avance" et je sais que les auteurs ne font pas l'unanimité ... mais le chapitre valait son pesant de cacahuétes.

https://www.forum-ovni-ufologie.com/t9467-1993-ovnis-la-science-avance-jean-claude-bourret-jean-jacques-velasco

Bref ce chapitre concernait une sorte de vision renversé , mettant en scéne l'être humain qui partirait en quête d'une planête habitable (pour diverses raisons mais on se doute) et qui étendrait ce voyage sur plusieurs générations pour des raisons évidentes , donc il y aurait des humains originaire de la terre mais apatrides car née dans l'espace n'ayant connu comme foyer que le vaisseau les emmenant vers leur hypothétique destination pendant des centaines d'années de vie autonome .

Finalement leur but est atteint , il trouve une planête correspondant au critéres recquis pour la vie humaine , or le hic c'est qu'elle est déja habitée , elle posséde une faune , une flore mais surtout une espéce intelligente et dominante qui n' pas atteint le niveau technologique et sociologique pour un contact direct.

Un choix se pose à eux , coloniser cette planête en détruisant la culture et les croyances de ses habitants ou attendre sagement qu'ils aient atteint le niveau souhaité pour un contact correct , tout cela en les étudiants et en les préparant doucement à la possibilité d'une vie extérieure à leur planête ?

Dans le livre la deuxiéme hypothése est pris en compte , le vaisseau "mére" des humains est stationné hors de portée des habitants de la planête et déplacé au fur et à mesure de leurs avancées technologiques .

De temps à autres des missions discrétes de prélévements et d'étude des habitants sont organisé pour mieux connaitre l'environnement et la culture .

De temps à autres des missions sont un échec car vue par les autochtones , mais ceux ci réagissent de moins en moins négativement selon que leur compréhension de l'univers se met en place .

L'être humain et devenu l'extraterrestre de quelqu'un d'autres et leurs vaisseaux des ovnis d'un autre monde .

j'avais trouvé ce chapitre exellent .
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 20:12
Bonsoir à tous,

Merci Sylvain pour le "peach" de ce chapitre du tandem BOURRET -VELASCO....A la réflexion, la probabilité pour qu'un contact entre deux Humanités se déroule ainsi me paraît probable....Et je dirais presque NECESSAIRE....Car l Humanité la plus "avancée" devra/saura prendre garde de préserver celle présente sur la planète "réceptrice", la "respecter" (ses lois, ses coutumes, ses religions, ses modes d' organisation sociale et politique...)..

.Le contact devra alors nécessairement être lent, progressif, avec une imprégnation "soft"dans les esprits (admettre que c'est possible) pour accepter que l 'ALTERITE d'une "EXO"HUMANITE.puisse être accueillie pour le bénéfice des deux parties ...Et ce afin de ne pas engendrer , à aucun prix , un ETHNOCIDE de Civilisation ( c'est à dire la destruction de la plus "faible", la moins "évoluée" , par la plus "forte"...Bref, on pourrait développer à l 'infini ou presque le sens donné à ces mots , mais l 'esprit est là......Finalement , c'est peut être ce que les TERRIENS actuels sont en train de "vivre" depuis 65 ans (si l 'on considère que l 'année 1947 est l 'année fondatrice de l ufologie moderne).

..L 'AVENIR, des Civilisations Galactiques "mes biens chers frères, mes biens chères soeurs " ( pas d'inquiétude , je parodie seulement la chanson d'EDDY MITCHELL, mais je trouve que c'est bien adapté au contexte) , l AVENIR disais-je , est peut être en train de se dessiner sous nos yeux ...

Ufologiquement vôtre STANALPHA .
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 20:13
Bonsoir à tous,

Merci Sylvain pour le "peach" de ce chapitre du tandem BOURRET -VELASCO....A la réflexion, la probabilité pour qu'un contact entre deux Humanités se déroule ainsi me paraît probable....Et je dirais presque NECESSAIRE....Car l Humanité la plus "avancée" devra/saura prendre garde de préserver celle présente sur la planète "réceptrice", la "respecter" (ses lois, ses coutumes, ses religions, ses modes d' organisation sociale et politique...)..

.Le contact devra alors nécessairement être lent, progressif, avec une imprégnation "soft"dans les esprits (admettre que c'est possible) pour accepter que l 'ALTERITE d'une "EXO"HUMANITE.puisse être accueillie pour le bénéfice des deux parties ...Et ce afin de ne pas engendrer , à aucun prix , un ETHNOCIDE de Civilisation ( c'est à dire la destruction de la plus "faible", la moins "évoluée" , par la plus "forte"...Bref, on pourrait développer à l 'infini ou presque le sens donné à ces mots , mais l 'esprit est là......Finalement , c'est peut être ce que les TERRIENS actuels sont en train de "vivre" depuis 65 ans (si l 'on considère que l 'année 1947 est l 'année fondatrice de l ufologie moderne).

..L 'AVENIR, des Civilisations Galactiques "mes biens chers frères, mes biens chères soeurs " ( pas d'inquiétude , je parodie seulement la chanson d'EDDY MITCHELL, mais je trouve que c'est bien adapté au contexte) , l AVENIR disais-je , est peut être en train de se dessiner sous nos yeux ...

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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 21:55
Merci à tous pour vos contributions.
Stanalpha1 :
Pourquoi adresser des signaux à des Aliens qui seraient déjà là tout près , dans notre environnement immédiat , qui ont d'une façon ou d'une autre un accès à l 'internet ?.Bref , qui sont peut-être déjà "chez nous" , parmi nous ,sous une forme ou sous une autre ...Celà devient pour moi presque une incongruité !!
Je suis d’accord avec vous et ces messages sont en fait destinés à nous mêmes… Je m’explique, comme d’ailleurs évoqué dans l’article précédent, la préparation et l’envoi de ces messages ont le mérite de préparer la communauté humaine à la perspective de l’altérité éloignée. C’est une façon de se projeter au delà de la planète et je pense qu’il s’agit d’un des principaux mérites de ces démarches.

Sylvain, merci pour ces références, j’irai faire un tour pour en prendre connaissance.

Seb91
J’ai volontairement été provocatrice dans la présentation des paramètres connus de l’équation de Drake en faisant juste un peu de prospective, tenant compte des dernières avancées scientifiques et des futurs instruments d’observation qui vont être mis en service dans les prochaines années et qui devraient contribuer sans nul doute à établir de façon précise les 5 premiers paramètres de cette équation.
Dire que seuls les 2 premiers paramètres commencent à être connus et que pour le reste c’est du brouillard, c’est pour le moins incomplet et peu représentatif de la formidable effervescence qui domine ce champ de recherche, mais c’est effectivement conforme au dogme pseudo sceptique d’une confondante conformité et qui est bien dans la lignée des « science et vie », « futura science » et compagnie.
Pour le paramètre « ne », je vous renvoie à tous les travaux récents concernant l’étude des zones habitables autour des étoiles et notamment les étoiles de type M, les plus nombreuses de la galaxie. Vous pourrez par exemple vous plongez dans celui-ci qui fourmille de références. A titre anecdotique je vous engage à faire une comparaison de ce papier avec quelques lettres ummites, ces derniers ne semblent finalement pas si nuls en astronomie que cela contrairement à ce que leurs détracteurs nous racontent…
M Stars as Targets for Terrestrial Exoplanet Searches and Biosignature Detection
http://online.liebertpub.com/doi/pdfplus/10.1089/ast.2006.0125
Pour le paramètre « fl » je vous suggère de lire le papier très récent suivant qui remet en selle la panspermie généralisée au niveau de l’univers (Cf Arrhenius, Fred Hoyle, N. Chandra Wickramasinghe, etc.)
Mini-review: Probing the limits of extremophilic life in extraterrestrial environment‐simulated experiments
http://arxiv.org/pdf/1207.2098v1.pdf
En tout, les données collectées suggèrent la possibilité intéressante de l’existence d’une vie microbienne au delà de la Terre et de son transfert parmi les corps habitables que nous avons appelé microlithopanspermie.

Quant à « fi », les nouveaux moyens d’observation qui vont être mis en place dans les prochaines années devraient apporter une réponse définitive à cette question et en même temps nous amener une révolution équivalente sinon plus importante que la révolution copernicienne.
Opérationnels dans les 10 ans qui viennent:
http://www.gmto.org/
http://www.tmt.org/
http://www.jwst.nasa.gov/
http://www.jwst.nasa.gov/videos_general_3.html
http://www.esa.int/esaSC/120382_index_0_m.html
http://planetquest.jpl.nasa.gov/TPF/tpf

Je me permets de reprendre votre dernière formulation pour lui donner le caractère « scientifique » qu’il convient :
« Une des valeurs possibles pour cette équation est 1 (Nous) encore faut-il savoir si notre civilisation est intelligente… »
Car évoquer « la valeur possible pour cette équation… » c’est d’une certaine façon insinuer quelle serait, quelque part, la seule réponse valable, ce qui serait en contradiction patente avec les principes d’uniformité de la nature, de plénitude et de Copernic (dit principe de médiocrité) sans apporter le moindre élément tangible vous permettant d’affirmer cela.
Quant à savoir si notre civilisation est intelligente, encore faudrait-il définir ce que l’on entend par là.
luigi1973
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 22:13
Bonsoir à tous,

En effet le fil de cette discussion est vraiment très intéressant. Tout d'abord, merci encore à M51M51 pour vos lectures et analyses qui nous enrichissent toujours plus encore. "Merci" également à Hocine pour son intervention nous remettant un peu "en place" au sujet du désintérêt des aliens envers nous. Idem pour Sylvain Vella, avec cette synthèse du chapitre qui nous montre comment l'homme pourrait devenir l'alien d'un autre monde. Et en effet très bonne dernière remarque de Stanalpha.

En ce qui me concerne, la lecture de vos écrits m'inspire cette réflexion : j'ai lu récemment que l'évolution naturelle sélectionnait les êtres humains "angoissés"! En effet, selon cette étude, la méfiance et l'angoisse associée (pas l'angoisse négative qui paralyse) donne plus de chances de survie à une population qu'à des individus téméraires. Dès lors, on peut appliquer cette règle aux aliens. Et si justement les aliens présentaient les mêmes caractéristiques => explication du paradoxe de Fermi, explication de leur furtivité etc. ? A vos commentaires.

Par ailleurs, voici une seconde question. Pourquoi parle-t-on de l'humanité? Et si nous avions des gènes communs avec d'autres civilisations (par exemple théorie de la panspermie) ? Se considérer comme "l'humanité" nous isole-t-il pas psychologiquement? Nous ne connaissons pas vraiment nos origines, et si une partie de nos origines venait d'ailleurs? Comme je l'avais imaginé dans un autre post : une culture, un savoir alien a besoin de s'étendre pour survivre, ainsi lorsqu'une planète est découverte les aliens engendrent dans l'espèce la plus évoluée les aptitudes et la curiosité qui permettront à cette espèce d'assimiler le savoir de ces aliens et ainsi perpétuer ce cycle. Finalement, nous sommes peut-être tous "un peu" aliens. Nous avons un univers commun, mais en ce moment nous vivons sur la Terre. D'ailleurs, ne trouvez-vous pas bizarre qu'il y ait si peu d'investissements dans l'archéologie ? Comment se fait-il que nous ne savons persque rien des hommes de -100 000 ans à -10 000 ans, alors qu'on connaît presque tout des dinosaures? Ces incohérences éveillent ma méfiance car je ne crois pas au hasard.

Amicalement.
Stanalpha1
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 23:07
Cher Ami LUIGI,

Je laisse le soin aux autres membres de répondre à votre première question...Pour ce qui est de la seconde, et je connais un peu le domaine ...Je ne suis absolument pas d'accord avec l 'assertion "on ne connaît presque rien des hommes de " MOINS 100 000 ans A MOINS 10 .000" ans ....Pour première preuve,

et elle est quasi " immédiate" ..Foncez chez votre buraliste de quartier et demandez lui le POINT N° 2079 du jeudi 19 juillet 2012...Il aura peut être encore un invendu non retourné .....Une bonne quinzaine de pages sont consacré à l HUMANITE et SES ORIGINES....Cet article de vulgarisation "grand public" est très bien fait, clair, et précis ..Il fourmille de dates ....Et donne une double vision de l histoire de l Homme ....Celle des paléontologues et celle des généticiens ..Ces deux disciplines permettent de comparer, corroborer des thèses, recouper des résultats, d'apporter des précisions de nature scientifique via l'analyse des ADN ..

.Et si le sujet vous intéresse , vous pouvez approfondir vos connaissances en achetant les livres des deux spécialistes français dans le domaine : YVES COPPENS, le co- découvreur de LUCY une de nos ancêtres très lointaine (c'était en effet une gracile jeune fille), ..et/ou ceux de Pascal PICQ, son cadet,autre auteur de plusieurs livres passionnants sur l Histoire de l 'Aventure humaine ...voir leur bibliographie très copieuse sur le net .

Autre argument: j'ai vu récemment une exposition remarquable dont le thème était "100 000 ans de circulation des Hommes en ALSACE". ( au MUSEE ARCHEOLOGIQUE DU PALAIS DES ROHAN A STRASBOURG ) avec tout ce que l 'on peux imaginer comme trouvailles /des objets, outils, bijoux , armes fabriquées , reconstruction de son environnement,les animaux qui vivaient à cette époque dans ma région .avec commentaire audio visuel, bouquins à l appui.... Bref: passionnant !..Le dossier de communication est visible sur GOOGLE ..

En conclusion cher LUIGI, approfondissez en priorité l'histoire de l 'aventure buissonnante de l 'Homo" habilis "ou homo "ergaster", qui est devenu ce que nous sommes aujourd hui , des homo sapiens sapiens , mais après, sacre bleu , moultes et moultes péripéties, ou l 'intervention divine ou "Alien" n'est pas forcément nécessaire !!

Amitiés STANALPHA
luigi1973
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 30 Juil 2012, 23:46
Bonsoir cher Stanalpha et ami,

Et bien, tout simplement merci et mea culpa sur l'assertion concernant la période de -100 000 ans à -10 000 ans.

Ok... Enfin, la théorie de panspermie peut-elle subsister ? Car à mon humble avis il est très difficile de prouver que cette théorie (de ce type i.e. très complexe) est vraie mais il est encore plus difficile de prouver qu'elle est fausse...

Amitiés.
Stanalpha1
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 31 Juil 2012, 00:14
Hello LUIGGI,

Panspermie ou non panspermie ...Comment trancher ?....Pour être totalement débarrassé de l 'occultisme, je préfère parler de lithopanspermie (du grec LITHOS: pierre)...Qui , il est possible, concevable qu'une comète, qu'une météorite, aient, au fil des âges apporté dans leur bagage quelques "briques " nécessaires ou aidant à la "fabrication de la Vie.....Mais avez vous déjà imaginé la "PANSPERMIE A L ENVERS ?".....Je m'explique : de temps à autre , d'énormes météores parviennent jusqu'à heurter notre Terre ...Il en reste quelques vestiges (ex le METEOR CRATER situé dans l 'ARIZONA)....ET peut être un énorme météore qui aurait heurté la Terre il y a quelque 66 ou 67 millions d'années, se serait écrasé du côté du golfe du MEXIQUE....On trouve d'ailleurs une mince couche d 'iridium (si j ai bonne mémoire) dans les strates des roches de la zone d'impact coïncidant avec cette date ...Qui serait d'ailleurs une des causes possibles de la disparition des dinosaures ....Mais un tel impact aurait bien entendu projeté des pierres de toutes tailles dans l 'espace ...Devenant ainsi des astéroides arrachés à la TERRE, et allant ensemencer à leur tour les espaces intersidéraux ....Bref, on peut tout imaginer , et même la PANSPERMIE DANS LES DEUX SENS "...Mais faute , pour l 'instant de ne pas pouvoir obtenir de réponse définitive...Avançons sans la PANSPERMIE.......Je voulais aussi ,vous recommander ,puisque c'est l 'opportunité , la lecture d'un livre du Professeur Jacques MONOD prix NOBEL de Médecine , qui traite de la naissance de la VIE sur Terre 'LE HASARD et LA NECESSITE"..( aux Editions du SEUIL 1970) , qui fut mon livre de chevet lorsque j 'avais un peu plus de 20ans ...Amitiés STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mer 15 Aoû 2012, 16:23
Métaphysique[13] à construire d’une ou des humanités terrestres[14], l’altérité[15] ou la question de la pluralité des mondes habités[16] est au cœur des cultures terrestres et en particulier de la culture occidentale[1]. Alors lorsque je découvre le dernier article de « Science et Vie » [17] affirmant « Nous ne sommes pas seuls ! » qui passerait pour une véritable révolution du microcosme « scientifique » [18] mais que l’on se pose encore des questions sur les mécanismes qui conduisent à la vie[19]sans faire référence à la panspermie[20] et les résultats qui dorment dans les placards[21], [22],[23],[24],[25],[26],[27],[28], [29],[30],[31],[32],[33],[34],[35], [36],[37],[38]ou que cette vie est envisagée sous forme bactérienne, végétale voir animale mais sans jamais vraiment parler d’espèces intelligentes[39], ou que le lien avec les OVNI est évoqué de façon anecdotique et historique[40] (ce n’est pas de la science ?!) pour mieux l’évacuer, ou enfin que l’évolution n’est envisagée que seulement et uniquement sous la forme de la théorie de Charles Darwin[41], on comprend que cette « révélation » est bien conforme à notre époque « inversée » [42] et que ces scientifiques[43]qui ont pourtant accès à de fabuleux moyens et ressources[44] pour se projeter dans les implications de ces découvertes sont incapables de le faire[45] et nous livrent des visions au ras des pâquerettes[2]. Il en fut autrement à d’autres époques[46] et l’on ne peut que saluer, avec les faibles moyens dont ils disposaient, ces penseurs de génie[47], poètes[48], philosophes, chercheurs[49] d’une science encore balbutiante qui eux n’ont pas hésité à envisager l’impossible et à franchir le Rubicon[3]. Il faut dire que n’est pas Epicure, Lucrèce ou Newton qui veut[4]. Faut-il rappeler que Henri More, philosophe et poète du XVII siècle évoquait déjà la possibilité que les étoiles de la voute céleste fussent des soleils comme le notre entourées de planètes et qu’il y avait des extraterrestres vivant sur celles-ci ? [5] Doit-on oublier que Leibniz envisageait sans aucun problème la pluralité des mondes habités et l’intelligence uniformément répartie dans le cosmos selon le principe de plénitude ? [6]Faut-il se ressouvenir que Pierre Julien Brodeau de Moncharville publia en 1702 un traité intitulé « Preuves des existences et nouveau système de l’univers, ou idée d’une nouvelle philosophie » ? [7]Lorsque je lis dans l’article de science et vie dans le paragraphe « une récolte de données fécondes » que « 41 % des étoiles naines rouges possèdent une planète rocheuse dans la zone habitable » et que l’auteur de l’article passe sous silence une des caractéristiques de ces étoiles, leur extrême longévité et leur capacité à maintenir sur le long terme un flux énergétique constant même s’il est sujet à quelques variations dans l’adolescence de ces systèmes, je me dis que le dogme est toujours présent car voyez-vous ce que cela pourrait impliquer en terme d’évolution et de la problématique du contact ? [8] Surtout si on l’associe à une autre information, elle aussi passée sous silence, montrant que notre système planétaire et la Terre arrivent tardivement dans la galaxie[9]Alors les implications concernant la vie et l’évolution doivent être regardées sous un tout autre angle [10]. Nous devons quitter le podium olympique des champions de l’univers (pour rester dans l’actualité) pour, en toute humilité, nous considérer comme une espèce encore très jeune à l’avenir balbutiant ayant vu le jour dans les marches de la galaxie et devant continuer à apprendre du cosmos et très certainement de nos ainées qui nous ont précédé[11]. Car ce ne sont plus quelques années qui nous séparent sur le chemin de l’évolution mais peut-être bien plutôt des millions voir quelques milliards d’années qui nous espacent de ces « frères » du cosmos[50] et sous cet angle là, les distances qui nous séparent ne me semblent plus vraiment un problème[12], aussi cette conjecture se résoudra comme celle des pierres tombées du ciel, par un CONTACT DIRECT[51]
[1]
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres, intervention du Dim 29 Mai 2011, 09:28
[2]
Science et vie Août 2012, pages 50-75
[3]
The extraterrestrial Life Debate 1750-1900 Michael J.Crowe
[4]
On savait que la « science officielle » était peu prolixe sur les activités alchimiques de Newton. Autant dire qu’elle n’hésite pas non plus à caviarder les passages où Newton s’exprime au sujet de la pluralité des mondes car jusqu’à présent ce n’était pas conforme au dogme… 4 passages des écrits de Newton après 1700 se rapportent au pluralisme des mondes habités
Le premier est extrait de l’édition latine du traité sur l’optique de 1706 :
« Dieu est capable de créer des particules de matière de différentes tailles et formes, dans plusieurs parties de l’espace, et peut-être de différentes densités et forces, et donc de faire varier les lois de la nature et faire des mondes de plusieurs sortes dans plusieurs parties de l’univers.
Le deuxième passage vient du « General Scholium » que Newton ajouta à l’édition de 1713 de son « Principia » :
Si les étoiles fixes sont les centres d’autres systèmes comme le notre, celles-ci ont été créées par les mêmes conseillers avisés, qui doivent tous être sujet à la domination de l’Un.
Le troisième passage date de 1710 et existe sous de nombreuses variantes qui ne fut pas publié jusqu’à ce que David Brewster le déterrât pour sa biographie de Newton en 1855 et montra que Newton croyait aux extraterrestres !
Dans la maison de dieu (qui est l’univers) il y a beaucoup de demeures, et il les gouverne par des agents qui peuvent passer à travers les cieux d’une demeure à l’autre. Si tous les lieux où nous avons accès sont pleins de créatures vivantes, alors pourquoi ces espaces immenses des cieux au dessus des nuages seraient-ils vides d’habitants ?
Le dernier passage provient d’un écrit provenant de John Conduitt, le mari de la nièce de Newton relatant une conversation qu’ils eurent le 7 mars 1725 deux ans avant la mort de Newton. Ce dernier révéla à John Conduitt sa conjecture : « que les révolutions se produisent dans les systèmes solaires des étoiles, qui sont des soleils comme le notre éclairant des planètes ».
[5]
http://en.wikipedia.org/wiki/Henry_More
Assertions pluralistes de Henri More dans son Democritus Platonissans (1646)
Et ce qui est fait dans ce paradis terrestre
La même chose est faite dans chaque orbe à côté.
Il y a longtemps il y avait des terres
Peuplées d’hommes et de bêtes avant cette terre ;
Et après celle-ci d’autres encore
Et d’autres bêtes et d’autres naissances humaines
Un autre Adam respirait
Et encore d’autres dans une répétition sans fin
Et tout ceci doit périr dans une conflagration finale.
[6]
Les vues de Leibniz sur la pluralité des mondes habités peuvent être trouvées dans sa « Théodicée » ou dans « Nouveaux essais sur l’entendement humain » comme par exemple :
Je crois que l’univers contient toute les choses que son harmonie parfaite peut admettre et en particulier qu’entre les créatures qui sont fort éloignées les unes des autres, il devrait exister des créatures intermédiaires réparties pas uniquement sur une seule planète ou un seul système planétaire.
[7]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Julien_Brodeau_de_Moncharville
[8]
http://arxiv.org/pdf/1207.6210v1.pdf
The habitability and detection of Earth-like planets orbiting cool white dwarfs.
With an effective temperature (Teff) ≤6000K, cool white dwarfs (CWD) are also promis- ing hosts of rocky planets in the habitable zone. White dwarfs initially cool down rapidly, with temperature decreasing by thousands of degrees in ∼3 Gyr (Salaris et al. 2010). At Teff ∼6000 K, crystallisation slows the cooling process. This produces a habitable zone which endures for up to 8 Gyr (Agol 2011), well in excess of the time required for life to arise on Earth. White dwarfs provide a stable luminosity source without the potentially damaging radiation produced by stellar activity in M dwarfs. A planet orbiting close to a white dwarf would synchronize within 1000 yr and would have a stable orbit, as the planet would not raise tides on the star (Agol 2011).
[9]
http://arxiv.org/pdf/0911.4424v1.pdf
Mapping the Probability of Microlensing Detection of Extra- Solar PlanetsKaran Molaverdikhani1 † , Maryam Tabeshian2
http://arxiv.org/pdf/0911.5170v1.pdf
Pathways Towards Habitable Moons
http://arxiv.org/abs/astro-ph/0609799
A Re-appraisal of the Habitability of Planets Around M Dwarf Stars
[10]
La vie et l’intelligence sont partout dans l’univers et nous sommes parmi les petits derniers à jeter un coup d’œil en dehors de notre berceau.
[11]
Cf Cosmism et SETA.
[12]
Project Icarus, Project Helius, Project Forward, projections avec nos technologies actuelles alors dans quelques siècles…ou des millions d’années… « On dirait le sud, le temps dure longtemps et la vie surement plus d’un million d’années, et toujours en été…»
http://www.icarusinterstellar.org/
[13]
La métaphysique est une branche de la philosophie et de la théologie qui porte sur la recherche des causes, des premiers principes.
[14]
La primauté du monde physique est si évidente, à la fois dans sa vastitude et dans sa formidable complexité. Ni l’idéalisme, ni la spiritualité, ni aucune des révélations divines n’ont prédit la taille de l’univers, ni les merveilles qu’il contient : des champs d’énergie quantiques aux atomes et aux molécules, des cellules aux planètes vivantes, des trous noirs aux amas de galaxies. Si c’est un hologramme, ou une machine de réalité virtuelle, ou une illusion, ou une bataille entre le bien et le mal, alors l’échelle est bien trop vaste et trop détaillée pour un motif aussi limité. A l’extrême, c’est l’extermination.
Alors bordel, qu’est ce qu’il se passe ?
La réponse à cette question doit être basée sur les données de notre monde physique compte tenu de la primauté du réalisme, ce qui signifie que les preuves émanant du monde matériel ont le plus de poids. Heureusement, les preuves matérielles sont facilement vérifiables à tout un chacun qui prend le temps de les regarder. Vous pouvez faire l’expérience de tout ce que le monde matériel a à vous offrir. Vous pouvez avoir confiance en ce que vous voyez. En étant largué, commencez par examiner les preuves physiques en utilisant votre raison et votre sens commun. Pas de cerveaux dans une cuve, ni de techniques de méditation, ni d’inspiration divine. C’est juste comme cela.
[15]
L'altérité est un concept philosophique signifiant « le caractère de ce qui est autre » ou la reconnaissance de l’autre dans sa différence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Altérité
[16]
Les racines du débat sur la pluralité des mondes habités plongent dans les rhizomes de l’humanité et puisent notamment dans la Grèce antique et Rome. On pourrait dire que les précurseurs, tout au moins dans la culture occidentale sont Démocrite, Leucippe et plus tard Epicure (341-270 B.C) et Lucrèce qui plantèrent le décor basé sur 4 idées maitresses :
1 La matière est composée d’atomes.
2 L’état actuel de la nature résulte d’un long processus d’évolution.
3 La vie existe partout dans l’univers.
4 Dieu n’existe pas ou du moins il n’existe pas de dieu personnel.
[17]
Cette même revue qui, il y a encore peu, nous expliquait doctement, à partir de l’hypothèse de la Terre rare, que nous serions certainement seuls dans l’univers. Pour se convaincre du peu de capacité d’anticipation et de prospective de cette revue, on pourra utilement la comparer à feu la revue « Planète » et comprendre la différence qu’il peut y avoir entre le travail de vrais pionniers et les rabâchages d’une pensée bien conforme aux dogmes contemporains, qui plus est à géométrie variable.
[18]
Avec tous les articles scientifiques qui percolent depuis quelques années sur le sujet associés à l’histoire du débat concernant la pluralité des mondes habités, on se demande vraiment si nos journalistes n’étaient pas frappés de cécité jusqu’à présent et que, par un miracle digne de celui de Lourde, ils ont recouvré la vue…
[19]
La bataille des planètes étant perdue, les pseudo sceptiques se retranchent maintenant sur l’origine de la vie pour justifier « notre position solitaire » dans l’univers. Gould à l’appui, l’histoire de la vie intelligente sur la Terre serait liée à un tel concours de circonstances, quelle serait pratiquement impossible à imaginer ailleurs. On n’est plus à une ânerie près...
[20]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panspermie
La panspermie formulée dans l'Antiquité par Anaxagore, puis proposée dans sa forme moderne par Hermann von Helmholtz en 1878 est une théorie scientifique qui affirme que la Terre aurait été fécondée de l'extérieur, par des moyens extraterrestres.
[21]
Proof that life is cosmic – Sir Fred Hoyle and Chandra Wickramasinghe.
http://www.panspermia.org/proofslifeiscosmic.pdf
[22]
Météorites, relevés en haute atmosphère, pluies rouges, etc. L’argument pseudo sceptique est alors de dire qu’il s’agit d’une contamination terrestre…mais lorsque l’on recolle les morceaux cela ne tient plus la route. Les choses évoluent cependant :
http://arxiv.org/pdf/1204.0596v1.pdf
On the Formation Age of the First Planetary System Tetsuya Hara∗), Shuhei Kunitomo, Masanobu Shigeyasu, and Daigo Kajiura
The first planetary systems could be formed within ∼ 60 Mi years after the Big Bang in the universe. Even in our galaxies, the first planetary systems could be formed within ∼ 170 Mi years. If the abundance of heavy elements such as Fe is small compared to the elements of C, N, O, the planets must be the one where the rock fraction is small. It is interesting to wait the observations of planets around metal-poor stars. For the panspermia theory, the origin of life could be expected in such systems.
[23]
http://arxiv.org/pdf/1112.3630v1.pdf
Primordial Planets Explain Interstellar Dust, the Formation of Life; and Falsify Dark Energy
Entendons-nous bien. Je ne fais pas de cette théorie un nouveau crédo mais par contre je trouve qu’elle permet d’envisager les choses sous un tout autre angle et en plus elle propose et décrit des observables qui ne demandent que vérification…Ce n’est pas le cas de toutes les théories « scientifiques », comme par exemple la fameuse théorie des cordes…
Lorsque les photons se découplèrent du plasma 300 000 ans après le big bang, un changement de phase produisit la formation de planètes gazeuses de la masse de la Terre dans des concentrations de plusieurs millions de masses solaires comme prédites par Gibson (1996) et observées indépendamment par Schild (1996). Les protogalaxies de plasma se fragmentèrent entièrement en de tels ensembles de planètes, aujourd’hui gelés pour former la matière sombre des galaxies et les premiers gardiens de la vie évolutive. Une hypothèse commune est celle expliquant que la vie est apparue, et est probablement confinée à la planète Terre, et que la vie n’a pas de signification astrophysique. Aucune des ces hypothèses ne semblent correctes. Sur plusieurs décades, Hoyle et Wickramasinghe (1977, 1982, 2000) ont promu en pionniers le concept de panspermie cométaire qui explique la vie sur Terre, citant les preuves spectrales indubitables que les hydrocarbones aromatiques polycycliques PAH sont d’origine biologique, et que la similarité morphologique proche entre les microfossiles trouvés dans les météores carbonés avec leurs homologues terrestres est la preuve d’une dispersion biologique cosmique. La cosmologie des dynamiques hydro gravitationnelles HGD supporte fortement la panspermie cométaire comme un composant actif de l’évolution cosmique et biologique depuis les débuts de l’époque gazeuse juste après le big bang, Gibson, Schild et Wickramasinghe (2010) jusqu’à aujourd’hui. Le tableau suivant résume la chronologie des formations de structures gravitationnelles à partir de la HGD avec le moment de l’apparition des organismes vivants. Le modèle cosmologique standard ne laisse aucune possibilité à la vie chimiquement complexe observée sur la Terre de se former ou d’être transmise sur des échelles cosmologiques. Les premières étoiles n’apparaissent pas avant 400 millions d’années des âges sombres avec leurs poignées de planètes par étoile et non les 30 millions par étoile attendue par la théorie HGD. Le fait que la vie existe sur la Terre falsifie à la fois les modèles de matière sombre et froide et d’énergie noire.
Le tableau suivant présente les structures formées dans le plasma selon la théorie HGD et les époques de gaz comme une fonction temporelle après l’événement du big bang. Parce que l’univers est en expansion, des instabilités gravitationnelles favorisent des minima de densité. La formation des structures se fait donc par fragmentation, les minima formant des vides. Les planètes alimentent les étoiles pour atteindre des masses susceptibles de provoquer des supernovae et produire de la poussière interstellaire par l’évaporation des planètes proches qui contiennent la vie.

[24]
Epoque gazeuse de 300 000 ans à 300 Millions d’années, correspondant à la période des âges sombres du modèle standard (en haut) avant les premières étoiles et les planètes. L’astrobiologie devrait être différente dans le modèle standard car , même si la vie devait se former, elle devrait être confinée sur une poignée de planètes formées simultanément et près de leurs étoiles mères, avec aucun ancêtre cosmique commun. La vie dans la cosmologie HGD (en bas) commence immédiatement avec un mixage cosmique excellent à l’intérieur des ensembles d’amas proto globulaires (PGC) à toutes les étapes, quelques mixages entre ensembles et à l’intérieur des galaxies, et progressivement moins de mixages à grande échelle. La matière sombre non baryonique (probablement des neutrinos) se fragmente à l’échelle de diffusion de Schwartz après l’époque du plasma pour former les halos d’amas de galaxies (en vert en bas au centre). Les halos de rayons X chauds avec de petites masses entourant les amas (en bleu en bas à droite). La détection par les radio télescopes (Rudick et al.2008) de supervides intersidéraux sans aucune matière avec des échelles d’un milliards d’années lumière contredisent le modèle standard (au dessus).

[25]
La nébuleuse planétaire de l’Hélice interprétée en utilisant la cosmologie HGD. En haut la preuve de la pâleur de la supernova Ia (SNeIa) de l’énergie sombre (ovales rouges) sans prendre en compte les effets de la matière sombre des planètes en amas comme la source de toutes les étoiles et de la matière sombre des galaxies. Les lignes de vue (cercles rouges) non obscurcies de SNeIa sont plus brillantes, suggérant que la constante cosmologique est une erreur systématique d’atténuation corrigée par la cosmologie HGD. Une erreur systématique d’atténuation similaire due aux atmosphères évaporées de planètes (brouillard de particules primordial) est suggérée en bas à droite pour l’estimation de l’âge de l’univers (Sandage et al.2006), déduit de la supernova estompée SNeIa comme étant de 16 milliards d’années; corrigée à 13,7 milliards d’années (cercles rouges). Une flèche jaune (en bas à droite) montre le rayon d’une sphère contenant un millier de masses solaires d’un brouillard de particules primordial de planètes.

[26]
La nébuleuse planétaire (PNe) de l’Hélice révèle la matière sombre des planètes évaporées (en haut) à la longueur d’onde de la molécule d’hydrogène 2,4 microns (Matsuura et al.2009) qui est obscurcie jusqu’à une extension qui s’accroit par rapport au rayon de l’étoile naine blanche au centre, suggérant que la poussière d’hydrocarbone aromatique polycyclique (PHA) s’est évaporée des planètes ainsi que leurs gaz H-He originellement gelés.

[27]
La nébuleuse planétaire de l’Hélice aux fréquences optiques(au dessus) comparée à la bande infrarouge de l’hydrogène moléculaire (en bas). Des petits globules de planètes primordiales fusionnant, s’évaporant sont déduits à partir des flèches rouges à gauche du centre connectant des objets optiques et infrarouges.

[28]
Des fossiles microbiologiques provenant de comètes. Les images A, B sont des microfossiles bactériens de la météorite de Murchison (merci à Hans Pflug), C est un fossile bactérien à l’intérieur d’une particule de Brownlee et D est un regroupement de cocci et un bacille provenant de la poussière collectée en utilisant une cryosonde à 41 km dans l’atmosphère. Les références et les mérites en reviennent à M Wickramasinghe

[29]
L’étude de Louis et Kumar sur les organismes des pluies rouges du Kerala. Le taux de croissance maximum se produit à un record de 300 °c, bien au delà des températures de survie des organismes hyper thermophiles terrestres connus. Les températures de survie dépassent le point critique de l’eau à 374 °c (ligne rouge), qui est suggéré comme un optimum pour la formation de la vie chimiques.

[30]
La preuve de la présence d’hydrocarbones aromatiques polycycliques des organismes de la pluie rouge dans la lumière réfléchie de la nébuleuse NGC7023, le rectangle rouge, et dans les reproductions de laboratoire des résultats de croissance à 121 °c de Louis. Un nouveau mode d’hydrocarbone aromatique polycyclique est rapporté par Moutou et al.(2000) dans la fréquence caractéristique de la pluie rouge. Les lignes de la chlorophylle apparaissent à la fois dans NGC7023 et dans le rectangle rouge. Cette détection spectroscopique dans le milieu interstellaire montre clairement que les complexes chimiques extraterrestres ont une origine biologique.

[31]
La période et les conditions idéales pour la création de la première forme de vie sur les planètes primordiales se produit lorsque l’eau condense pour la première fois en présence des poussières d’étoiles chimiques C, O, N, P etc suivant les premières étoiles et les supernovae. Ceci se passe approximativement 2 millions d’années après le big bang. La densité de l’univers à cette époque était un million de fois plus grande qu’aujourd’hui.

[32]
La chimie organique devait évoluer rapidement dans les premiers océans d’eau chaude. Les réactions d’auto réplication catalytique comme celle de RNA ont une excellente chance d’optimiser leur efficacité dans les 10 à la puissance 80 océans d’eau chaude produits par le big bang cosmologique car toutes les étoiles sont formées par les fusions des planètes primordiales.

[33]
La nébuleuse planétaire de l’Hélice en infrarouge à partir du Télescope spatial Spitzer. La région centrale dépourvue de planète est appelée la cavité de Oort. La taille de la cavité reflète la masse d’une ou de deux étoiles formées par les fusions de planètes à l’intérieur de l’amas protoglobulaire (pgc) de planètes en faisant l’hypothèse que la densité est celle de l’univers à l’époque de 10 à la puissance 12 secondes quand la première structure commença à se former.

[34]
Des jets d’eau à la vitesse de 10 à la puissance 13 kg par seconde sont observés dans les premiers résultats de mesure de l’observatoire spatial Herschel. Les images en infrarouge lointain des jets devraient être obscurcis par la poussière d’hydrocarbone aromatique polycyclique dans le domaine optique. La « poussière » apparaît être de l’hydrogène gelé des planètes à leur température de 14 K atteignant le point triple de l’hydrogène.

[35]
Comparaison des lignes de temps pour la cosmologie HGD et la cosmologie standard. La formation de la vie est virtuellement impossible dans la cosmologie standard car les étoiles ne se forment pas pendant 400 millions d’années, puis avec seulement une poignée de planètes par étoile. La formation de la vie dans la cosmologie HGD arrive très tôt et est inévitable.

[36]
Assemblage de la sous unité 50S de RNA par le ribosome complexe rRNA 23S. La partie la plus jeune est au centre, appelée centre de transférase peptidique PTC. Le PTC apparaît être la plus vieille partie du système, et n’a pas de protéines (polypeptides) propres.

[37]
La molecule ribosome rRNA 23S a une structure semblable à un oignon, avec la plus vieille partie de l’oignon au centre. La PT-Origine n’a pas de protéine mais est la source de toutes les protéines : le dernier ancêtre chimique universel commun de la vie.

[38]
Les spectres infrarouges provenant du télescope spatial SPitzer ont été utilisés par Kwok et Zhang pour déduire une structure chimique organique complexe des poussières interstellaires similaire au kérogène (figure provenant de Gibson, C.H, « Est ce que la panspermie cométaire falsifie l’énergie sombre ? » Journal de cosmologie, 16, 7000-7003,2011)
[39]
Si la vie est apparue quelques millions d’années après le big bang et que l’univers est âgé aujourd’hui d’un peu plus d’une dizaine de milliards d’années alors la perspective est comment dire boulversifiante…et nous ne sommes certainement pas les premiers à observer avec conscience notre univers. J’imagine même une race qui aurait dépassé le stade de la matière nous léguant cependant son imprimatur dans celle-ci histoire de laisser quelques traces de son passage et nous montrer le chemin. Peut-être même que ces reliquats exogènes sont enfouis dans notre intimité la plus profonde d’être vivant conscient. Cette âme qui nous habite n’en serait-elle pas quelque part le fruit ? « L’œil était dans la tombe et regardait Caen » !
[40]
Dans la rubrique désinformation, un modèle du genre : Science et vie Août 2012 page 54
D’abord les scientifiques se sont montrés réticents ne serait-ce qu’à envisager la possibilité d’une vie extraterrestre. Il faut dire que dans les années 1950, la question ne se pose qu’à partir de ses supposées manifestations terrestres de soucoupes volantes ou d’OVNI.
Entièrement faux, j’espère montrer ici avec les références prestigieuses indiquées que la question de la pluralité des mondes habités était largement partagée par la communauté des pères fondateurs de la science et en particulier que la plupart des astronomes qui ont donné les lettres de noblesse à l’astronomie moderne étaient des pluralistes convaincus (je dirai même que cela a été moteur de cette astronomie d’observation !). On pourrait d’ailleurs résumé cela en disant qu’à l’époque ils avaient des idées mais malheureusement des équipements d’observation balbutiant alors qu’aujourd’hui la technique nous inonde de possibilités, mais il n’y a plus beaucoup d’idées novatrices, c’est même le désert ! Ce n’est guère qu’à la veille de la première guerre mondiale que, curieusement, le débat a été évacué avec les théories catastrophiques sur la création des systèmes planétaires. Une façon pratique d’évacuer aussi l’altérité qui devenait peut-être gênante par son caractère révolutionnaire dans une perspective politique de domination mondiale.
On comprend que nos oligarchies ne peuvent supporter des allers et venues incontrôlables d’êtres dont les motivations nous échappent …sans perdre la face.
Nous sommes là aux antipodes des sociétés de contrôle que l’on nous prépare. Typiquement le grain de sable ou la brise légère qui fait s’effondrer le château de cartes.
Ce n’est plus « Science &vie » mais bien plutôt « Dogmes & dénis » !
[41]
Exemple même de l’expression du dogme. L’évolution ne peut-être que Darwinienne, c’est un peu comme si vous évoquiez la gravitation qui ne pourrait-être que Newtonienne ! Et Einstein ?
[42]
Cf l’histoire secrète du monde, un fil d’ariane : Laura Knight Jadczyck. Chapitre 1 : Nature de la queste. L’ancienne science secrète révélée.
[43]
Fort heureusement, certains font de la résistance et ils ne s’associent pas tous à la meute raisonnante ou résonnante des scientifiques « bien pensants », de véritables bourdons, des cloches à sonner ou à tirer ?
[44]
A titre d’exemple dans un domaine peu exploré jusque là mais d’une importance stratégique…Un coup d’œil aux satellites d’observation gamma récemment mis en service ou à venir est assez révélateur du bouillonnement dans ce domaine:

[45]
Les pages 70 à 75 de Science et vie Août 2012 sont éloquentes de ce point de vue là ! Et pour bien se convaincre du « pense petit » de ces chercheurs on se plongera utilement dans cet ouvrage de Kant du XVIII siècle, « Histoire naturelle générale et théorie du ciel » où il envisageait les extraterrestres sans aucun problème…
http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Kant_-_Histoire_naturelle_générale_et_théorie_du_ciel.djvu/31
[46]
Notamment le XVIII ième siècle qui a vu le déploiement de la question de la pluralité des mondes habités dans toute l’Europe mais aussi les idées révolutionnaires émises par Wright, Kant et Lambert et qui seront confirmées par l’observation de Hubble en 1920…
[47]
Il conviendrait je pense de faire un tableau chronologique de ces penseurs.
[48]
Epicure : « Lettre à Hérodote ».
Lucretius « De rerum natura ».
[49]
Herschel :
http://en.wikipedia.org/wiki/John_Herschel
Schröter :
http://en.wikipedia.org/wiki/Johann_Hieronymus_Schröter
Bode :
http://en.wikipedia.org/wiki/Johann_Elert_Bode
Laplace :
http://en.wikipedia.org/wiki/Pierre-Simon_Laplace
Lalande :
http://en.wikipedia.org/wiki/Jérôme_Lalande
[50]
Le dossier Ummo ne devrait-il pas être réévalué dans ce cadre ?
[51]
1803 : la chute de pierres de L’Aigle, le tournant décisif quant à l’existence des météorites.
http://www.astrosurf.com/macombes/ltb98-chap03.htm
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mer 15 Aoû 2012, 16:24

Mais en lisant quelques articles récents[14], il m’est apparu que la vie pouvait être en fait un Processus universel de conquête dimensionnelle[1] [13]. Partant de son émergence[15] [16], la matière inerte, opérant par le jeu des singularités et des hétérogénéités, se polarise et se « complexifie » au gré des rencontres et du hasard[17], jusqu’à un certain seuil où ce « multiple » informe et hétérogène devienne « Un » particulier[2]. Ce seuil est atteint, lorsque se refermant sur lui-même le corps constitué issu du regroupement d’atomes et de molécules définit 3 milieux bien distincts, son intérieur, sa bordure – surface d’échange ou membrane et le monde extérieur[3]. Commence alors les échanges avec ce milieu extérieur en une autopoïèse[18] conduisant à l’émergence de la vie[4], [24], [25]. La surface devient le facteur clé de cette émergence car premièrement c’est visiblement en surface des corps cosmiques[19]que ces rencontres entre molécules et atomes sont favorisées par la proximité plutôt que diluées dans l’espace[5]. Ensuite, une fois « l’Un » constitué, c’est encore cette surface d’échange qui va contribuer à sa relation au monde et permettre son existence en s’alimentant, communicant et finalement s’associant pour gagner en autonomie (développement des capacités de déplacement) et en complexité (développement de l’intelligence concomitante au développement des stratégies de prédation) [6] [49][50]. La conquête de la troisième dimension ne s’opère qu’après un long processus permettant à « l’Un » de se constituer en une multitude de cellules en symbiose et se regroupant pour se spécialiser et de fait gagner plus encore en autonomie et en intelligence[45]ou en capacité d’action sur le monde extérieur ; la surface est toujours présente car elle définit la forme de toute chose et en particulier celles des êtres vivants[7]. Commence alors un développement frénétique de ces Uns multiples qui rentrent en compétition[47]et en concurrence pour conquérir tous les milieux d’une biosphère[44]qui finalement n’est qu’une fine couche à la surface d’une planète et donc une conquête partielle de cette troisième dimension[8]. C’est alors qu’interviennent deux singularités ; les Uns pour échanger développent une langue[32], [37], [38] et de facto la mémoire collective de ces échanges se matérialise en cultures[21], [22], et donne naissance à des consciences collectives, première percée vers une dimension spirituelle[33]; les Uns pour interagir plus efficacement avec leur milieu développent des outils[35], c’est l’apparition des sciences et des techniques qui viendront supporter l’exploration de nouveaux milieux[9]. Ces deux émergences concomitantes définissent deux dimensions à explorer ; celle matérielle de l’espace qui peut alors continuer au delà de la fine couche de la biosphère de la planète et celle spirituelle des idées et des consciences qui nécessitera l’apparition à partir de ces consciences collectives culturelles[34] d’une conscience collective planétaire[39] (l’Un encore issue du multiples)[10],[12]. Le principe d’hylémorphisme[20] prévaut dans toutes ces évolutions car dans une certaine mesure, l’existence des ces Uns est déterminée par l’essence, c’est à dire par l’ensemble des qualités de l’être, et contrairement à la tradition galiléenne-newtonienne qui a imposé le primat ontologique de la force sur la forme, il n’y a aucune raison de penser que la force ait en principe un statut ontologique plus profond que celui de la forme, le concept de forme[26], [28] [29]étant un concept infiniment plus riche et plus subtil que le concept de force[11]. Peut alors commencer l’exploration en profondeur de ces deux dimensions, celle de l’espace en s’étendant au delà de la biosphère et celle de la dimension spirituelle en rencontrant d’autres consciences collectives pour une sorte de communion à la gloire de notre univers créateur. [12] [51]
[1]
Evolutionary Swarm Chemistry in Three Dimensions Hiroki Sayama
Binghamton University, Binghamton, NY 13902-6000
Nous avons étendu le modèle de chimie en nuée évolutionnaire dans les 3 dimensions de l’espace et comparé son comportement avec la version originale en 2 dimensions. Le but de cette étude était de rechercher l’influence de la dimensionnalité spatiale quant aux dynamiques évolutionnaires des essaims. La chimie en essaim est un cadre chimique artificiel qui peut démontrer l’auto organisation de motifs dynamiques de particules hétérogènes interagissant dynamiquement.

Nos résultats indiquent peut-être un principe général selon lequel l’évolution biologique prend place beaucoup plus efficacement sur une surface 2D que dans un espace 3D.

Ceci pourrait nous conduire à quelques spéculations intéressantes, c’est à dire que l’évolution en 3D pourrait seulement prospérer après que les organismes aient acquis des capacités de perception à longue portée et de poursuite active pour assurer leurs rencontres fréquentes, et aussi qu’il n’y a peut-être pas de formes de vie à grande échelle évoluant dans un vaste espace interstellaire en trois dimension.
http://www.youtube.com/complexsystem
Par ce jeu de poupées russes qui s’emboitent selon une complexité toujours croissante, ne pourrait-on par imaginer que les points en « gras » constituent les motivations fondamentales et principales d’une conscience collective ayant découvert le moyen de voyager rapidement entre les étoiles, l’objectif étant de créer alors une méta entité ?
Mais peut-être que tout ceci n’est une question d’opinion et de polarisation, comme finalement ce débat sur la réalité extraterrestre?
The Role of Local and Global Perspectives in the Dynamics of Opinion Convergence and Polarization Patrick Grim, Aaron Bramson, Daniel J. Singer, Steven Fisher, Carissa Flocken and William Berger.
[2]
Towards protocell embedded replication of nucleic acids Philipp M.G. Löffler, Rafal Wieczorek, Michael Wamberg, Mark Dörr, Pernille L. Pedersen, Carsten Svaneborg, Harold Fellermann, Joseph B. Edson, Jonathan L. Cape, Hans Ziock, James M. Boncella, Steen Rasmussen, Pierre-Alain Monnard
La construction d’un système chimique auto reproducteur possédant les capacités simplifiées d’une cellule vivante est un challenge scientifique majeur et une étape importante dans la recherche de la vie artificielle.
[3]
http://syntheticdaisies.blogspot.fr/
page 3 et page 7
[4]
La matière organique est faite de composés carbonés complexes comme les acides aminés et les protéines, mais elle n’est pas en vie. La vie devrait être faite de matière organique, mais c’est quelque chose de plus. La vie contrairement à la matière ordinaire, est plus que ses parties constituantes, et elle est plus qu’une réaction chimique. Toutes les formes de vie sont séparées de la matière ordinaire par 4 caractéristiques communes : L’autopoïèse, la reproduction, l’évolution et la conscience.
[5]
The Origin of Life is a Spatially Localized Stochastic Transition Meng Wu and Paul G Higgs
The creation of an autocatalytic reaction system controlled by polymers such as RNA is the key step in the origin of life. We have previously studied scenarios for the origin of the RNA World (Wu and Higgs, 2008, 2010) using mathematical models of RNA polymerization. These models have two stationary states. In the non-living state, polymerization is possible to some degree at a slow spontaneous rate, but the system is dominated by monomers and short oligomers. In the living state, reaction rates are controlled by ribozymes and there is a significant concentration of long polymers. In a large, well-mixed system, the non-living state is dynamically stable indefinitely. However, in a finite sized region, with finite numbers of molecules, concentration fluctuations can cause a stochastic transition from the non-living to the living state.

[6]
René Thom dans Penser les mathématiques. Des mathématiques au réel-Mathématiques et théorisation scientifique :
La Théorie des Catastrophes (TC) offre donc la possibilité ( étendue) de transgresser le principe d’identité(quitte, évidemment, à réaliser ces transgressions dans des situations bien contrôlées). On connaît-sans doute- l’exemple type de ces transgressions. Il s’agit du principe (fondamental en embryologie animale, selon moi) : « Le prédateur affamé est sa proie. » Ce principe, rappelons-le, est issu du modèle de la fronce appliqué à la prédation : Le prédateur P, après capture spatiale de la proie (p), sombre dans le sommeil ; à son réveil, le prédateur réapparait en tant que sa proie (p). Il sera recréé comme prédateur qu’après la catastrophe de perception, où il aperçoit une proie extérieure (p) et se met à la poursuivre. Je voudrais signaler ici une implication curieuse(et assez vertigineuse) de ce modèle. Lorsque le prédateur P a reconnu une proie extérieure (p), il existe entre P et (p) une sorte d’identification symbolique, qu’on peut interpréter comme la création sur l’espace temps d’une anse (au sens topologique) identifiant P et (p). La topologie de l’espace prend de ce fait une forme « excitée », et elle tend d’elle même , par régulation physico chimique, à revenir à la normale. Ce retour à la normale peut s’effectuer de deux manières : normalement, par la capture spatiale de la proie par le prédateur (ce qui correspond à la création sur l’espace – temps d’un point critique d’indice un, qui détruit l’anse) ; ou de manière moins normale- mais non impossible – par la fuite de la proie ; alors l’anse se détruit par un point critique d’indice 3, intérieur à l’anse pleine, et il y a retour à la situation antérieure à la catastrophe de perception. Ainsi ce modèle d’un idéalisme délirant justifie la thèse behaviouriste selon laquelle la capture de la proie par le prédateur (ou la fuite de la proie) est un mécanisme de régulation physico-chimique, imposé par la régulation topologique de l’espace temps ! La subjectivité apparaitrait alors comme une localisation actantielle d’un état excité de l’univers, le choix d’un retour à la normale. Elle serait liée à la situation dichotomique de conflit entre le réel et l’imaginaire, entre le repos et la tension, il reste comme une connotation objective ; l’imaginaire, ce serait la stabilisation des seuils.
Et si pour cette affaire de contact c’était, quelque part, un peu la même chose ?
[7]
Nous habitons simultanément douze mondes séparés, mais seulement deux nous sont perceptibles. Notre corps est le premier, et l’environnement de notre corps est le second. Les autres ne sont pas importants pour survivre car ils sont ou trop grands ou trop petits pour être remarqués, aussi ils sont regroupés avec les deux premiers. Les douze mondes sont les niveaux micro, mezzo et macro du monde matériel, du monde quantique, du monde vivant et du monde de notre espèce.
S’ensuit une description des douze mondes en question. A disposition en anglais pour ceux qui sont intéressés par MP.
[8]
Les premiers voyages dans l’espace nous font prendre conscience de la petitesse de notre monde et de l’infinité des cieux qui nous entourent. Il y a encore beaucoup de choses à explorer, aussi vaste que l’empyrée et la rose des bienheureux.
[9]
Voir ce que l’homme en l’espace de deux siècles a réalisé sur cette planète et nos sciences et techniques ne sont pas très vieilles. Alors ajoutez quelques milliers d’années et cela donne le vertige. Jean-Pierre Petit évoque d’ailleurs ce thème dans ces derniers bouquins et notamment « OVNIS et Science ». Les sciences et les techniques seraient là pour nous permettre de passer un cap et sortir de notre berceau. Se faisant, nous irions à la rencontre de l’altérité en la découvrant à notre porte. Elle avait pourtant frappé plusieurs fois mais personne n’avait répondu.
[10]
Toujours cette équation de l’un et du multiple en référence aux miroirs de Haydar Amoli qui illustrent cette relation entre l’unique et l’un unifié incarné, entre l’acte pur d’être et l’étant.

Cette représentation circulaire des miroirs qui échangent la lumière de la vie, c’est une invite à repenser au temps cyclique qui lui aussi fait des allers et retours entre les miroirs de notre passé et ceux de notre futur, l’homme égrenant avec sa conscience, coincé entre deux infinis[12], les grains de ce sablier géant de l’éternité pour admirer et s’émerveiller de cette divine mécanique d’une complexité sans limite.
[11]
Le concept de forme peut d’ailleurs avoir des prolongements dans le domaine de la logique ou peut-être une logique tétravalente géométrique prendrait tout son sens.
[12]
Les puissances de dix, les ordres de grandeur dans l’univers- Philip Morrison.
http://www.amiscorbin.com/textes/anglais/Corbin%20Cyclical%20Time.pdf
Le Temps Cyclique dans le Mazdeisme et dans l'Ismaelisme
Si une philosophie mathématique moderne nous enseigne que le temps doit être conçu comme une quatrième dimension ajoutée au trois dimensions de l’espace, nous pouvons dire que le mythe de la cosmologie Mazdéenne nous révèle quelque chose de la nature d’une autre dimension (une cinquième ?), celle qui situe l’élévation vers la lumière ou la descente dans les ténèbres d’un être.
Cette lumière nous a été annoncée comme vibrant éternellement à l’unisson de la voix du créateur, nous pourrions évoquer l’idée d’un espace sonore : Un étant dans lequel la dimension archétypale qui brille à travers ressemble à un motif musical qui, en créant son propre plan, pousse aussi le cri de ses propres métaphores. En lui, le fini et l’infini coïncident.
Notre mission est de construire des ponts sur le Chaos, ces ponts lumineux de Cinvat qui enjambent les ténèbres et nous lient à l’altérité, fut-elle exotique.
[13]
http://youtube.com/complexsystem
[14]
Artificial Life 13
http://mitpress.mit.edu/catalog/item/default.asp?ttype=2&tid=13139&xid=13&xcid=18042
[15]
En philosophie, théorie des systèmes, science, art, l’émergence est la façon dont les systèmes complexes et les motifs apparaissent à partir de la multiplicité d’interactions relativement simples.
http://en.wikipedia.org/wiki/Emergence

Faire le rapprochement avec les vitraux des cathédrales et certains crops circle. On nous dit quelque chose.
[16]
A rapprocher aussi des travaux de Stephen Wolfram, a new kind of science.
http://www.wolframscience.com/

[17]
The tree of knowledge, The biological roots of Human Understanding. Humberto R.Maturana, Franscisco J.Varela.
[18]
L'autopoïèse (du grec auto soi-même, et poièsis production, création) est la propriété d'un système de se produire lui-même, en permanence et en intéraction avec son environnement, et ainsi de maintenir sa structure malgré le changement de composants.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Autopoïèse
[19]
http://www2.ess.ucla.edu/~jewitt/ultrared.html
Mais quelle est cette matière rougeâtre à la surface des KBO’s (Kuypert Belt Objects) et pourquoi cette différence avec les noyaux cométaires?

[20]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hylémorphisme
L’hylémorphisme (de hulè : matière et morphè : forme) est une philosophie développée par Aristote qui considère que tout être (objet ou individu) est composé de manière indissociable d'une matière et d'une forme.
[21]
Contextual Geometric Structures: modeling the fundamental components of cultural behavior-Bradly Alicea
Les motifs qui définissent les comportements culturels à travers les générations et les contextes sont probablement créés par des processus émergents et évolutionnaires.

Les systèmes culturels ont été compris en utilisant nombre de théories perspectives. Les perspectives structuralistes (Levi Strauss, 1969) et post structuralistes (Murdoch, 2006) sont basées sur la notion que la vie culturelle est fondée par un ensemble de structures orthogonales à la connaissance humaine. Ces structures émergent ostensiblement à partir de motifs communs de comportements sur de multiples générations, et représentent l’aboutissement de l’évolution culturelle. Une signature de ces structures éphémères est la représentation cognitive d’ensembles opposés, qui sont liés par des concepts extrêmes dans chaque catégorie. Par exemple, il y a peut-être une catégorie phénoménologique et objective partagée à travers les cultures et liée à une luminescence maximale (la lumière) et l’absence totale de luminescence (les ténèbres). Les extrêmes de cette catégorie sont liés par les capacités perceptives humaines, ainsi l’expérience de chaque culture peut être contenu à l’intérieur.
Une « structure » peut-être définie comme des ensembles de relations entre les objets dans l’environnement, ou des expériences qui peuvent varier d’une personne à l’autre mais sont enracinées dans les mêmes concepts sous-jacents. Ces structures, qui sont une composante critique et implicite de la pratique culturelle humaine, ont un potentiel informatique sous estimé. C’est particulièrement utile car beaucoup de ces caractéristiques sont essentielles à la compréhension de l’évolution de la culture à travers les générations multiples (Bourdieu 1977). Encore plus important, ces structures pourraient être une caractéristique essentielle de comment les pratiques culturelles sont représentées dans une architecture neuronale. Récemment, les neurologistes ont appliqué cette idée à un système d’ensembles appelés paires complémentaires (Kelso et Engstrom, 2006). Dans cette approche, des ensembles opposés sont dépendants de couplages, d’oscillations et d’hétérogénéités dans les dynamiques des circuits neuraux. Alors que ces approches présentent beaucoup de promesses pour l’étude de la culture et des systèmes symboliques, il reste un besoin d’approches dynamiques et structurales totalement intégrées. Je propose qu’en combinant des caractéristiques structurelles de la pratique culturelle avec une perspective quasi évolutionnaire, on produira un modèle d’évolution culturelle qui traite à la fois la phénoménologie sociale et la fonction physiologique.
De plus, les systèmes de comportements symboliques et culturels partagent beaucoup de caractéristiques avec les systèmes physiques qui montrent des comportements chaotiques. C’est cette combinaison de dynamiques chaotiques et quasi évolutionnaires qui font que mon approche est unique. L’approche présentée ici ; appelée Structures Géométriques Contextuelles (Contextual Geometric Structures :CGS), est une approche Lagrangienne qui se focalise sur la complexité structurale de la culture et d’autres phénomènes comportementaux symboliques. Dans ce papier, j’introduirai un modèle hydrodynamique/une classification hybride floue dans le contexte de phénomènes culturels. Initialement, les caractéristiques de base du modèle de structures géométriques contextuelles seront introduites. Il sera alors démontré comment ce modèle se marrie avec le milieu de l’évolution et de la diversité culturelle. Ceci comprend les caractéristiques qui se rapprochent des phénomènes divers et complexes. Finalement, nous considérerons ce modèle dans le contexte des processus neuronaux.
….
Quand les catégories culturelles (entre 2 cultures) se recouvrent, cela peut être indicatif d’un contact préalable.
Noyau de classification flou peuplé avec 3 cultures différentes.

Les structures géométriques contextuelles montrent dans le temps des formes comme une conséquence des contraintes évolutionnaires et des interactions entre agents.
Schéma représentant une simulation de structure géométrique contextuelle typique pendant la durée de l’évolution culturelle. En haut les conditions initiales, au milieu la diffusion active de la population d’automates, en bas les caractéristiques du volume final avec les structures géométriques contextuelles

Ce qu’il faut retenir de ce travail contient deux volets. D’une part c’est l’incapacité de la culture à s’adapter à des changements rapides des environnements qui n’est pas simplement de l’inertie. D’autre part il est suggéré que la capacité de la culture à s’adapter rapidement à des challenges environnementaux n’est pas sans contraintes. Etant donné ces conclusions, cette méthode n’est pas destinée à être un modèle universel pour la compréhension de chaque phénomène culturel. L’attention est plutôt portée sur les pratiques culturelles et les structures qui sous tendent les structures descriptives.
Pour mieux comprendre la capacité adaptative des systèmes culturels, notre but ultime est de caractériser les aptitudes labyrinthiques d’une pratique ou d’un rituel. Ceci pourrait expliquer pourquoi des pratiques sont résistantes au changement (comme les rites religieux), alors que d’autres peuvent être hautement sujettes à improvisation (comme une performance de jazz). Notamment, ce modèle ne tient pas compte des relations hiérarchiques et écologiques entre les groupes sociaux et culturels. Notre intérêt se porte plus sur les origines de la complexité culturelle et sur la nature spontanée du jeu inter culturel.
Les particularités observées dans la capacité adaptative des cultures peuvent être vue comme des comportements uniques pour notre approche.
….
Un des avantages clé de ce modèle par rapport à des approches précédentes pour modéliser la culture est sa pertinence par rapport aux processus neurobiologiques. Des catégories objectives qui comprennent de l’information sur le contexte culturel peuvent être placées explicitement dans le contexte de mécanismes d’intégration dans le cerveau. Semblable à un modèle typique de l’activité du cerveau, les détails biologiques denses sont implicites dans notre modèle de classification flou. Déjà, contrairement à un modèle typique de l’activité du cerveau, l’évolution d’un comportement collectif et de l’information culturelle partagée dans le temps sont simulées en utilisant un modèle basé sur la physique.
Un exemple de processus neuronal dynamique, non linéaire ayant trait au comportement symbolique est l’intégration multisensorielle. L’intégration multi sensorielle implique l’intégration d’informations visuelles, auditives et somato sensorielles sur des lieux spécifiques dans le cerveau (Meredith et Stein, 1986). Chez les mammifères, le colliculus supérieur intègre les informations sensorielles visuelles et auditives pour des traitements ultérieurs liés à la fonction d’orientation de l’attention (Macaluso, Frith, et Driver, 2000). Cette combinaison des sens n’est pas linéaire, et la coïncidence des stimuli dans l’espace et le temps se traduisent dans une réponse électro physiologique super additive (Holmes and Spence, 2005).
Cependant, l’intégration neurale peut ne pas se limiter seulement à la combinaison d’informations des systèmes sensoriels (Golman, Compte, et Wang 2007). Dans ce modèle, les schémas de classification floue forment la base des structures des pratiques culturelles comme elles pourraient être représentées dans le cerveau. Par exemple, un rituel de groupe ou une campagne politique peuvent introduire beaucoup de procédures, de classifications et de jugements à propos du monde naturel qui n’ont pas de sens, isolés ou hors du contexte du rituel spécifique. Comme un mécanisme neural, l’intégration peut aussi jouer un rôle critique en passant de la logique des structures culturelles à la cognition active, et peut être particulièrement important pour évaluer des réponses diverses aux stimuli communs dus au contexte.
Des travaux futurs devraient aussi se centrer sur plusieurs phénomènes communs dans les systèmes culturels. Un exemple de ceci est lorsque les dimensions sélectionnées d’un noyau (comme les oppositions entre la lumière et les ténèbres ou le bien et le mal) sont traitées comme des pratiques complètes. Ceci arrive souvent dans les religions fondamentalistes. Une autre cible pour de futures recherches implique la compréhension des comportements apparemment illogiques, comme les comportements ritualisés renforcés, malgré la nécessité d’un changement culturel. En mettant l’évolution et le traitement de l’information de ces phénomènes à l’intérieur d’un cadre logique, cela peut conduire à des avancées ultérieures dans la compréhension des comportement et finalement de la nature humaine.
http://syntheticdaisies.blogspot.com/p/fluid- models-of-evolutionary-dynamics.html
[22]
Comme la nature définit dans le cadre de l’évolution des « instruments » ou « inventions » comme l’œil, la patte, etc qui sont ensuite partagés par un ensemble d’êtres vivants, il n’est pas impossible que le même cheminement se produise au niveau des idées et de la culture provoquant la génération « d’attracteurs étranges », concepts « fondamentaux » et « universaux » qui seraient partagés par une communauté d’être vivants pensant. La Terre bénéficiant d’une diversité importante, cette approche pourrait être menée par des études anthropologiques fines sur des communautés humaines des 4 coins de la planète en attendant une possible extension aux animaux supérieurs qui seraient eux aussi doués de conscience[40]. A titre anecdotique, une démarche approchante consiste par exemple à constater comment les mathématiques ne sont pas l’apanage d’une culture occidentale mais se retrouvent dans toutes les cultures des 5 continents avec des approches, pour certaines cultures dites primitives pour le moins très pointues (Mathematics across cultures, the history of non Western Mathematics). Cela définit d’ailleurs une discipline à part entière, l’ethno mathématique.
[23]
http://syntheticdaisies.blogspot.fr/
[24]
http://freethoughtblogs.com/pharyngula/2012/06/06/carnival-of-evolution-48-the-icelandic-saga/
[25]
http://evolvingthoughts.net/2012/05/carnival-of-evolution-47-all-the-evolution-news-thats-fit-to-blog/
[26]
Le mécanisme de n’importe quelle machine, telle une montre, est toujours construit d’une manière centripète, c’est à dire que toutes les parties de la montre-aiguille, ressort, roues-doivent d’abord être achevées pour être ensuite montées sur un support commun. Tout au contraire, la croissance d’un animal, comme le triton, est toujours organisée de manière centrifuge à partir de son germe ; d’abord gastrula, il s’enrichit ensuite de nouveaux bourgeons qui évoluent en organes différentiés. Dans les deux cas, il existe un plan de construction ; dans la montre, il régit un processus centripète, chez le triton, un processus centrifuge. Selon le plan, les parties s’assemblent en vertu de principes entièrement opposés.
[27]
[27]
Extrait de la théorie de la signification d’Uexkul
[28]
Stabilité structurelle et Morphogénèse, Thom
Je ne crois pas qu’on puisse mieux caractériser que par cette description du physiologiste Uexkull la différence essentielle qui sépare la dynamique vitale des constructions anthropomorphes auxquelles on la compare si souvent. Ce n’est pas que les assimilations de la mécanique vitale à certains aspects de la technique humaine (automates, ordinateurs électroniques, etc.) soient sans valeur ; mais ces comparaisons ne peuvent jouer que pour des mécanismes partiels tout montés et en pleine activité fonctionnelle : elles ne sauraient en aucun cas s’appliquer à la structure globale des êtres vivants, à leur épigénèse et à leur maturation physiologique.
[29]
Morphogénèse du Sens I Jean Petitot-Cocorda- citant René Thom
Toute la difficulté des modèles d’organisation est d’être compatibles à l’ontogénèse des phénomènes qu’ils modélisent, c’est à dire d’enraciner les cinématiques formelles dans des dynamiques génératrices sous-jacentes. Pour les formalisations structurales, cette difficulté est celle de la genèse des structures profondes. « Les dites structures profondes… ne sont pas si profondes ! Ce ne sont que des classes d’équivalence de structures superficielles, à travers des transformations triviales. Ce qui en revanche, selon moi, serait beaucoup plus intéressant à mettre en évidence est la dynamique génératrice des structures profondes…de même qu’en biologie il serait intéressant de mettre en évidence les processus dynamiques qui engendrent les morphologies biochimiques[30]que les biologistes étudient. Mais il manque, hélas un équipement conceptuel adéquat ». Ce défaut d’une compréhension dynamique des structures profondes conduit dans la linguistique formelle contemporaine à identifier l’être de ces dernières à la description de leurs cinématiques formelles et à substituer à leur genèse d’invérifiables hypothèses innéistes.
[30]
A noter qu’après avoir inventé l’ordinateur, Alan Turing passa le reste de sa vie à essayer de percer les mystères de la nature et notamment il s’attela à la théorie chimique de la morphogénèse ! Cf « The Origin of Life », in Symposia of the Society for Experimental Biology, Number VII, Evolution, 1953.
Turing (1952) a démontré par des méthodes mathématiques que certains types de systèmes dynamiques qui sont initialement homogènes[31] subissent un changement progressif qui conduit à l’apparence d’hétérogénéités spatiales. La base essentielle pour que ce comportement apparaisse semble être la présence de deux substances, qu’il appelle morphogènes, la concentration de l’un est dynamiquement maintenue par un équilibre entre un processus de génération dont le taux est contrôlé par sa concentration (une autocatalyse au sens large) et un processus de destruction ; Le second étant formé par un taux dépendant principalement de la concentration du premier et étant détruit à un taux proportionnel à sa propre concentration ; et ainsi il y aura un mouvement d’un point à l’autre selon les lois de la diffusion.

[31]
A rapprocher également de l’article que j’avais évoqué concernant la chiralité et l’étrange connaissance anticipée que l’on constate dans les lettres ummites.
http://arxiv.org/pdf/1202.5048v1.pdf
Une question clé dans l’étude de la vie est l’origine de l’homochiralité biomoléculaire : Presque toute les formes de vie sur la Terre ont exclusivement des amino acides lévogyres et des sucres dextrogyres. La même orientation gauchère de la vie sera t’elle préférée si l’on trouve de la vie ailleurs ? Nous passons en revue quelques sources pertinentes et nous discutons des résultats suggérant que l’homochiralité de la vie résulterait d’une brisure de symétrie chirale séquentielle déclenchée par des évènements environnementaux. D’un côté, les réactions prébiotiques autocatalytiques suivent des fluctuations stochastiques dues à des perturbations environnementales. D’un autre côté, les taux de réaction de la polymérisation avec sélection chirale influencés par les effets environnementaux conduiraient à un excès chiral substantiel même en l’absence d’autocatalyse. Appliquer ces arguments à d’autres plateformes pouvant abriter la vie a des implications sur la recherche de la vie extraterrestre : Nous prédisons qu’un échantillon statistiquement représentatif de la stéréochimie extraterrestre sera racémique (c’est à dire chiralement neutre) en moyenne
[32]
Langue dans le sens générique du terme comme moyen de communication, ce dernier pouvant faire appel à différents vecteurs (la modulation des sons pour l’espèce humaine, la danse pour les abeilles, etc.)
[33]
Cf Teihlard de Chardin « Le groupe zoologique humain »
[34]
Biology of Digital Organisms: How Language Constructs Reality
Orly Kramash Stettiner
Cette contribution a le projet de réexaminer les visions Hayles et Fox Keller (« Nous aimerions construire des modèles qui sont si proches de la vie qu’ils cessent de devenir des modèles de la vie et deviennent des exemples de vie eux mêmes/ Comment est-il possible à la fin du XXième siècle de croire ou du moins réclamer de croire que les programmes d’ordinateur sont vivants ? et pas seulement vivants, mais aussi naturels ?) en examinant comment l’usage des outils du langage et de la visualisation ont continué à construire et former le champ de la vie artificielle (ALife) dans la décade depuis que leurs articles furent publiés.
A travers l’analyse des rapports de recherche de pointe dans le champ de l’évolution digitale (e.g (Lenski, Ofria et al.2003), Hazen, Griffin et al.2007),(e.g McKinley, Cheng et al.2003) et d’autres), nous démontrons un usage extensif et apparemment délibéré de concepts biologiques redéfinis et d’anthropomorphismes d’organismes digitaux, créant un vocabulaire d’un courant dominant nouveau, dans lequel un certain bout de programme présent dans la mémoire de l’ordinateur devient un organisme vivant et une séquence unique d’instructions de construction d’un génotype. Nous employons la réflexion du linguiste suisse Ferdinand de Saussure et celle du philosophe français Jacques Derrida, qui reconnurent l’importance du langage comme outil dans la construction de la réalité.
L’usage en expansion du vocabulaire biologique (voir figure 1) illustre une affiliation délibérée et une auto-identification de la part des chercheurs de la vie artificielle avec la discipline de la biologie plutôt qu’avec la science des ordinateurs. Cette proposition est soutenue par la dépendance croissante des études sur l’évolution digitale dans les publications scientifiques et les rapports de laboratoire écrits par les biologistes (et vice versa), qui a pour effet de fixer conceptuellement la notion de ressemblance entre les résultats des simulations par ordinateur et les résultats expérimentaux de laboratoire in-vivo. Une attention particulière est donnée à la présentation visuelle des organismes digitaux, qui a un rôle central en créant une conception précise, vivante de ces morceaux de programmes qui évoluent. De plus, nous reconnaissons l’usage extensif des méthodologies, des outils d’analyse et de recherche adoptés pour la biologie moléculaire, résultant d’une intensification de l’illusion de similarité et même d’identité entre les espèces vivantes et celles artificielles.

Matrix n’est finalement pas si loin…
[35]
Outils pour agir sur la matière mais aussi dans ce monde « spirituel ». Dans ce cadre il faut penser l’art comme une des composantes de cet indispensable nexialisme pour comprendre et penser le XXI ième siècle et progresser[36].
Gödel, Escher, Bach an Eternal Golden Braid – Douglas R.Hofstadter.

[36]
Automated Evolution of Interesting Images Joshua E. Auerbach
Des travaux récents (secretan et al., 2011) ont démontré qu’il est possible d’élaborer des images intéressantes produites par des réseaux générant des motifs compositionnels (CPPNs) à travers une évolution interactive. Cependant, l’évolution interactive est un processus lent qui nécessite l’implication active des utilisateurs humains. Il est souhaitable d’élaborer des images captivantes à partir de CPPNs qui sont complètement automatisées.

http://www.picbreeder.org/
Tiens, et s’il y avait quelque part un lien avec les crops circles ?
[37]
Germs, Genes, and Memes[38]:
Function and Fitness Dynamics on Information Networks Patrick Grim, Daniel J. Singer, Christopher Reade, Steven Fisher
Gènes, germes et mèmes sont tous des formes de transfert d’information à travers des réseaux. Quelles sont les différences en terme de dynamiques de réseau entre eux ? Quelles sont les différences en terme de fonctionnalité et d’aptitude ? En nous concentrant sur le cas spécifique du transfert entre les sous réseaux, nous comparons à la fois les dynamiques de chacun d’eux à travers les réseaux et leurs aptitudes comparatives. Nous nous concentrons à la fois sur les types de sous réseaux et le degré de connexion entre eux. Pour chaque forme de transfert d’information, nous comparons l’accroissement des liens entre les sous-réseaux d’un type spécifique avec le même accroissement à l’intérieur d’un réseau unique de ce type.
La problématique du contact ne mêlerait-elle pas un peu de tout cela ?
[38]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mème
Un mème (de l'anglais meme; calqué sur gène, sans rapport et à ne pas confondre avec le français même) est un élément culturel reconnaissable (par exemple : un concept, une habitude, une information, un phénomène, une attitude, etc.), répliqué et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus.
[39]
Cette conscience collective planétaire peut prendre deux formes conjointes, celle d’un singleton géré par une intelligence artificielle mariée avec celle d’une «intelligence incarnée » (l’ humanité sur Terre par exemple ) qui découvre la forme de son « collectif » idéel et spirituel, fruit d’une maturation fractale d’une communauté de collectifs issues des cultures dominantes de la planète (Ce processus pourrait-être plus ou moins long selon la diversité des cultures en présence, la Terre de ce point de vue serait « pénalisée » temporellement compte tenu d’une diversité accrue). Ce dernier collectif, bien qu’investissant une dimension hors matière, dessine une forme pourtant bien réelle dont les lignes de fuite se matérialisent dans notre quotidien.
[40]
Voir aussi ce passage de René Thom qui à mon avis indique une piste de recherche qui serait prometteuse à la frontière de la biologie et de la linguistique !
« Extrait de prédire n’est pas expliquer » entretriens de René Thom par Emile Noël
René Thom :
Aristote est tombé sur une petite difficulté avec la membrane intestinale : elle est relativement homogène en tant que membrane mais elle se sépare[41] tout de même de l’intérieur de la chair, et de ce point de vue, il y a un caractère différentiel entre les deux : est-ce alors un homéomère[42] ou un anhoméomère ?
Ce type de questions, les biologistes contemporains les considèrent comme simplement sémantique, et donc sans intérêt. Mais c’est en réalité très profond, car les études linguistiques ont montré que la manière dont nous appelons les organes des hommes et des animaux est très peu variable d’une langue à l’autre[43]. Il y a un isomorphisme presque total entre les différentes manières de nommer les parties du corps. Pourquoi cela ? Pourquoi éprouvons nous le besoin de nommer la main, l’avant-bras, le bras ?
Or, presque tous les idiomes les distinguent.
Emile Noël :
Peut-être parce que ces différentes parties s’imposent comme telles, et dépassent et disposent de caractéristiques morphologiques suffisamment précises pour que toutes les cultures éprouvent le besoin de les nommer…
René Thom :
Aristote y répond dans son livre sur les parties. Il dit en substance que les anhoméomères sont là où passent les activités, les travaux. Et c’est effectivement le facteur d’unité d’une partie du corps au sens usuel : c’est essentiellement du côté fonctionnel qu’on la trouve et pas du côté structural. Au contraire, du côté structural, il y a polymorphisme. Mais il y a bien une certaine unité fonctionnelle. Le vaste problème, c’est de récupérer cette unité…
Voilà une piste qui pourrait peut-être dessiner les contours d’un esperanto cosmique, une sorte de langue fonctionnelle ? N’est ce pas un peu ce que nous disent les ummites à travers leurs courriers ? Décidément, chaque fois que l’on creuse un point particulier de leurs documents on tombe sur des choses très pointues et j’ai dû mal à imaginer que ces informations se retrouvent disséminées au hasard, sans plan préétabli. Je trouve cela très étrange.
[41]
Ce qui en fait un intérieur/extérieur de l’être vivant ! Deux choses contradictoires en une! L’estomac comme pierre angulaire d’une nouvelle logique ? Encore faut-il avoir faim de connaissances, l’avoir dans les talons en quelque sorte pour nous inciter à cheminer!
[42]
Homéomère : Qui est formé de parties semblables.
http://fr.wiktionary.org/wiki/homéomère
[43]
J’ai découvert que si Aristote s’est planté côté logique avec son tiers exclus qu’il a réussi à imposer au monde pendant deux millénaires, il nous donne là avec cette classification homéomère/anhoméomère des pistes très fructueuses. Comme quoi, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, erreur que j’ai commise par le passé et se montrer ouvert et attentif. Dans le processus de maturation culturelle de notre conscience collective, d’autres cultures peuvent amener dans leurs bagages les éléments qui nous manquent pour compléter les prémisses de ce nouveau mode de pensée, de cette langue en harmonie avec le cosmos. Tenez, prenez par exemple, un extrait tiré de « Early Buddhist Theory of Knowledge » de K.N.Jayatilleke, paragraphe « logique et vérité » (560)→(621)
La dialectique Boudhiste propose un dilemme à 4 branches : Le nirvana est :
Existence, (ou dit autrement A est B)
ou non existence, (A ne peut être à la fois B et non B)
ou à la fois existence et non existence, (A est à la fois B ou non B)
ou ni existence, ni non existence.(A n’est ni B, ni non B).
En se penchant sur cette dialectique boudhiste ne serait-ce par l’occasion de déterrer une nouvelle logique qui git dans notre inconscient collectif culturel depuis quelques milliers d’années et qui pourrait donner lieu à une logique tétravalente remisant une fois pour toute cette logique du tiers exclus (à titre anecdotique les anglais appellent celle-ci « the law of Excluded Middle » !) qui a fait tant de dégâts ?
[44]
http://www.youtube.com/watch?v=wWpcfwg4cyo
Nous sommes en plein dans un tableau d’Escher où la main droite dessine la main gauche qui dessine la main droite, un subtil équilibre de la biosphère se fait par notamment par la respiration des êtres vivants qui en font partie. Le hasard des pseudo sceptiques, Gould et compagnie sans doute…
[45]
Heterochronous Neural Baldwinism[46], Keith L. Downing
Le Baldwinisme neural se réfère à l’effet Baldwin dans l’évolution des cerveaux et de l’intelligence. La première phase de l’effet Baldwin, où la plasticité produit un avantage sélectif, est intuitif et un lieu commun dans les simulations des systèmes adaptatifs. Cependant, la seconde phase (l’assimilation) pose des problèmes pour le Baldwinisme en général, et ceci est particulièrement aigu pour les réseaux neuronaux biologiques, où un processus développemental complexe contrecarre beaucoup la cartographie du génotype vers le phénotype fonctionnel : un cerveau dont les synapses sont réglés pour accomplir des tâches particulières. Comme une corrélation forte entre génotype et phénotype est souvent vue comme un prérequis de cette seconde phase, l’organe le plus plastique du corps devrait sembler défier le Baldwinisme. Cependant, un examen détaillé des trois processus clé de l’adaptation neurale brouille la distinction entre les étapes développementales classiques et celles d’apprentissage de la maturation du cerveau, supportant alors une réinterprétation de la phase 2 du Balwinisme neural comme un changement hétérochrone de l’ensemble de ces trois processus adaptatifs des étapes postnatales aux étapes prénatales. Cet article illustre le Baldwinisme Neural Hétérochrone (HBN) avec des réseaux neuronaux artificiels qui évoluent, se développent et apprennent, et dans lesquels quelques degrés de réglages synaptiques changent au stade prénatal.
[46]
L’effet Baldwin (B.E) concerne la capacité d’apprendre pour accélérer l’évolution selon un processus à deux étapes. Durant la phase 1, les individus qui bénéficient d’une plasticité phénotypique s’adaptent mieux que ceux qui comptent sur leurs dons innés. Ceci déplace la distribution de population vers des individus « plastiques ». Dans la phase 2, quelques une de ces compétences apprises deviennent innées à l’occasion de mutations. Cette assimilation des caractéristiques plastiques dans le génome et le processus de développement devient plus probable lorsque la cartographie génotype-phenotype n’est pas trop compliquée (avec des corrélations maintenues entre les espaces de génotype et de phénotype) ; et la pression de la sélection favorise l’assimilation lorsque a)l’environnement est raisonnablement statique à travers les générations, et b) l’apprentissage a un coût d’adaptation.
[47]
Evolution of a Communication Code in Cooperative Tasks
Aditya Rawal1, Padmini Rajagopalan1, Risto Miikkulainen1 and Kay Holekamp
La communication à travers les vocalisations est utilisée par les hyènes et les chimpanzés pour la coordination durant la chasse et pour déclencher les appels d’alarme en cas de défense (Bullinger et al..2011 ;Holekamp et al 2007). Les signaux vocaux sont omni directionnels et sont donc plus efficaces que la communication visuelle dans ces situations. Dans les tâches coopératives, les agents utilisent ces signaux pour échanger pro activement des informations de bien commun. Un domaine proie -prédateur est envisagé dans ce papier- ou des agents prédateurs multiples échangent des messages vraiment valorisés comme une approximation de la vocalisation dans la nature. En intelligence artificielle, le problème de coordination parmi les agents prédateurs multiples durant la capture de la proie est difficile compte tenu de l’environnement non-Markovien (Panait and Luke, 2005). Des expériences sont menées dans cette publication pour montrer comment l’échange d’informations à travers des messages peut rendre l’environnement moins non-Markovien[48]
et améliorer la performance de l’équipe de prédateurs pendant une chasse coopérative. Les valeurs de ses messages sont analysées pour étudier l’émergence d’un code de communication courant parmi les agents prédateurs. Les résultats de ce papier fournissent aussi une incursion dans les contraintes sous lesquelles le langage évolue dans la nature.
[48]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Propriété_de_Markov
En probabilité, un processus stochastique vérifie la propriété de Markov si et seulement si la distribution conditionnelle de probabilité des états futurs, étant donné les états passés et l'état présent, ne dépend en fait que de l'état présent et non pas des états passés (absence de « mémoire »). Un processus qui possède cette propriété est appelé processus de Markov. Pour de tels processus, la meilleure prévision qu'on puisse faire du futur, connaissant le passé et le présent, est identique à la meilleure prévision qu'on puisse faire du futur, connaissant uniquement le présent : si on connait le présent, la connaissance du passé n'apporte pas d'information supplémentaire utile pour la prédiction du futur.
[49]
Evolutionary Transitions and Top-Down Causation
Sara Imari Walker1,2,3, Luis Cisneros4 and Paul C.W. Davies2,4
La causalité allant de haut en bas a été suggérée comme se produisant à toutes les échelles de l’organisation biologique comme un mécanisme expliquant la hiérarchie des structures et la causalité dans les systèmes vivants (Campbell, 1974 ;Auletta et al., 2008 ; Davies, 2006b, 2012 ;Ellis, 2012). Ici nous proposons qu’une transition de causalité du « bas vers le haut » à celle du « haut vers le bas » –arbitrée par un renversement dans le flot de l’information des plus bas niveaux aux plus hauts niveaux de l’organisation, à celui du plus haut vers les plus bas niveaux de l’organisation – joue un rôle moteur pour les transitions évolutionnaires majeures. Nous suggérons que beaucoup des transitions évolutionnaires majeures puissent donc être marquées par une transition dans la structure causale. Nous utilisons la croissance logistique comme un modèle réduit pour démontrer comment une telle transition peut conduire à l’émergence de comportements collectifs dans les systèmes reproductifs. Nous soulignons ensuite comment ce scénario peut avoir joué dans ces transitions évolutionnaires majeures dans lesquelles de nouveaux et plus hauts niveaux d’organisation ont émergés, et nous proposons une méthode via laquelle notre hypothèse pourrait être testée.
[50]
Second Order Learning and the Evolution of Mental Representation
Solvi Arnold, Reiji Suzuki and Takaya Arita
La représentation mentale est un aspect fondamental de la cognition avancée. Une compréhension de l’évolution de la représentation mentale est essentielle à la compréhension de l’évolution de l’esprit. Cependant, étant définitivement un phénomène mental, son évolution est difficile à étudier. Nous faisons l’hypothèse que les interactions entre les différents niveaux d’adaptation peuvent conduire à l’émergence d’un isomorphisme entre un système cognitif et son environnement, et que la représentation mentale peut être comprise comme un cas de cet effet. Spécifiquement, nous proposons que la sélection pour un second ordre d’apprentissage se traduise en une sélection pour l’implantation basée sur un isomorphisme d’une capacité d’apprentissage de premier ordre, et que la représentation mentale est (un aspect de)un isomorphisme de l’environnement-cognition produit par une telle capacité d’apprentissage. Dans le cadre de notre hypothèse, nous donnons alors une reformulation de l’aptitude à établir une carte cognitive, un cas paradigmatique de la représentation mentale, et nous l’explorons par la simulation informatique en faisant évoluer une espèce de réseau neuronal avec les bases neurales possédant une plasticité du second ordre (la base pour des apprentissages de second ordre) dans un environnement composé de tâches labyrinthiques générées aléatoirement , incluant des tâches généralement perçues comme nécessitant la représentation mentale (sous la forme de cartes cognitives). Le modèle s’est montré capable de produire des réseaux qui, en se développant, résolvent ces tâches, fournissant un appui préliminaire à notre hypothèse.
[51]
Monadologie et/ou constructivisme ? Heidegger, Deleuze, Uexküll
http://popups.ulg.ac.be/bap/document.php?id=384
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mer 15 Aoû 2012, 17:39
Bonjour M51,

C'est pour moi devenu un rituel que de pointer mon télescope vers M51... Wink Même si les conditions ne s'y prêtent pas, même si la pollution lumineuse des environs de Marseille est trop présente, même si un cirrus vient y jeter son voile, avant de remballer j'aligne M51.

La semaine dernière, en essayant de deviner les deux perles en leur écrin de velours, très curieusement, vous en conviendrez ma méditation m'a porté vers le même sujet que vous"la dynamique de la vie en route vers la complexité et vers l'espace"

Je vais vous faire part ici non d'une spéculation mais d'une espèce d'intuition venue par la suite. Comme il m'arrive de méditer aussi sur la nature du temps, de me confronter aux cosmogonies et aux physiciens qui ont écrit sur la question du temps, il y a eu en moi une espèce de fusion des sujets qui me semble prometteuse.

Je subodore que la vie (biologique) est un support nécessaire à l'apparition de la conscience, et que c'est cette conscience qui parcourt le temps. Le temps lui même ne passe pas, éventuellement il se ramifie en réseau donnant ainsi à la conscience le choix de parcourir une branche ou une autre.
Nous n'avons l'impression que le temps s'écoule que parceque notre conscience s'y promène. Et notre conscience n'existe que pour faire des choix dont l'origine est ailleurs que dans la chaîne matérielle (physique) des causes et des conséquences.
Est il utile de dire que ces choix accélèrent le processus de rapprochement des consciences ? consciences d'abord différentes, créant et partageant des émotions (d'ou le rôle essentiel de l'art bien sur) jusqu'à l'Union puis l'Unité.

Je n'ai hélas pas le temps (c'est un comble ! lunettess) de développer davantage, mais finalement c'est pas plus mal de faire court.

Merci pour tout M51



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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mer 15 Aoû 2012, 17:44
Merci pour votre post M51.

Un peu pointu (pour moi), mais bravo pour votre travail!

Cordialement,
Louis.
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