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Ovnis (Michel Bougard) va-t-on vraiment vers un révisionnisme ufologique?

le Dim 19 Déc 2010, 21:50
(Michel Bougard) va-t-on vraiment vers un révisionnisme ufologique?

En marge du débat de « L’écran témoin » du lundi 4 mars 2002 sur la R.T.B.F. [1]

Nous n’avons pas souhaité réagir « à chaud » après le débat animé par Thomas Van Hamme. On trouvera ci-après quelques commentaires en rapport avec cette émission. Nous avons reçu beaucoup d’encouragements et l’attitude, souvent jugée hautaine et méprisante, de ceux qu’on s’acharnait à présenter comme des « adversaires » a été unanimement remarquée et désavouée.
Les producteurs et l’animateur de ce débat ont manifestement favorisé le point de vue des « opposants » à la SOBEPS (plus de 14 minutes d’intervention pour MM. Hallet, Magain et Surdej, pour moins de 10 minutes pour MM. Bougard, Brenig, Ferryn et Meessen). L’objectif (voulu ou non ?!) fut d’instruire le « procès en sorcellerie » de la SOBEPS, de nier en bloc le contenu des témoignages et d’« excommunier » les ufologues de la communauté scientifique. Jamais il ne fut question d’évoquer l’hypothèse de la vie extraterrestre. Ce débat ressemble ainsi quelque peu à une forme d’escroquerie intellectuelle, à une sorte de mise en scène digne d’un tribunal de l’Inquisition.

Nous avons toujours souhaité, à la SOBEPS, privilégier le dialogue à la polémique. Tout en affirmant qu’il était souhaitable que des controverses surgissent, à condition d’en soigner la forme pour en améliorer en même temps le fond. Il y a aussi chez nous sans doute une certaine forme de naïveté et d’idéalisme qui nous poussent à d’abord faire confiance aux autres, avec l’espoir que l’intelligence se doit de l’emporter sur l’envie. Malheureusement nous savons aussi que la réalité est souvent différente et le récent « non-débat » organisé dans le cadre de l’émission « L’écran témoin » du 4 mars 2002 en apporte une nouvelle fois la démonstration.
Lors de la préparation du dossier par Mme Isabelle Franchimont, collaboratrice de cette émission en charge de la confection du « plateau » de ce débat, nous sommes passés par plusieurs stades allant de l’engagement enthousiaste au refus irrité, en passant par la circonspection attentive. Nous avons compris assez vite que les « Liégeois » [2] avaient été les premiers à contacter (ou à être contactés par) Mme Franchimont. Cette dernière (volontairement ou non) a laissé planer longtemps le doute sur ceux qui seraient effectivement présents dans le studio de Liège le lundi 4 mars.

Dans la valse-hésitation qui a accompagné cette préparation, nous nous sommes laissés dire que des personnes n’ayant pas ou plus leur place dans un tel débat avaient été approchées. Plus grave : toujours selon I. Franchimont des participants auraient mis leur veto à la présence de certains représentants de la SOBEPS sur ce plateau (il s’agissait plus précisément de M. Auguste Meessen). Jusqu’au dernier moment nous avons hésité à nous déplacer. Mais la « politique de la chaise vide » n’est pas forcément une bonne chose. Ayant réussi à faire admettre la présence de quatre représentants de la SOBEPS (MM. Bougard, Brenig, Ferryn et Meessen), nous nous sommes ainsi présentés pour l’enregistrement du débat [3].

Une fois le plateau installé, nous avons été confrontés à plusieurs modifications et nous nous sommes rendus compte qu’il ne pourrait pas y avoir de véritable débat contradictoire. Tout d’abord, Léon Brenig, initialement prévu parmi les invités principaux, s’est retrouvé parmi les « invités-public » au rôle limité. Il était remplacé par un témoin (M. Gilles Robert) dont le témoignage, intéressant sans doute mais trop long en début de débat, ne brillait pas par son caractère exceptionnel. À cet égard il faut préciser que Lucien Clerebaut, Secrétaire général de la SOBEPS, avait communiqué à Mme Franchimont les coordonnées de plusieurs témoins importants déjà longuement interrogés par nos enquêteurs et pour lesquels il y avait donc une certaine garantie. Aucune de ces personnes ne fut invitée !

L’autre surprise fut de constater que ce « non-débat » était en quelque sorte scénarisé, c’est-à-dire qu’il n’y avait quasiment aucune possibilité d’échanger des arguments entre participants. Il me fut ainsi impossible de réagir vigoureusement à quelques propos assénés sans la moindre preuve par M. Hallet et P. Magain (mon micro était tout simplement coupé).

Une (trop) longue partie de l’émission a été consacrée à une (mauvaise) présentation de la photographie de Petit-Rechain. Concernant la présence de Patrick Ferryn (responsable, à la SOBEPS, de tout ce qui touche aux documents vidéos et photos) à l’émission, Mme Franchimont lui avait assuré qu’une question lui serait posée (ce qui fut fait) et qu’ensuite il aurait le droit de demander la parole s’il le jugeait nécessaire (ce qui lui fut refusé). Patrick Ferryn poursuit ainsi son analyse de cette partie du débat : « En fait, j’ai totalement perdu mon temps là-bas (comme nous tous sans doute) car le contenu de ma réponse, purement informatif à ce moment (ce qui était escompté par les responsables) aurait fort bien pu tout simplement faire partie du commentaire accompagnant la diapositive de Petit-Rechain pendant qu’elle était présentée à l’écran. Cela aurait du reste été plus utile pour les spectateurs. Franchimont m’avait dit qu’il fallait que j’intervienne en qualité de photographe pour éventuellement exprimer, ensuite, une opinion contradictoire. Pourquoi, dès lors, m’en avoir empêché ? (Bien sûr, nous nous connaissons la réponse !). Si j’avais pu répondre à Magain lorsque j’avais demandé la parole, je me serais limité à dire très rapidement mais fermement ce que j’avais préparé, à savoir que… s’il avait le droit de croire ce qu’il voulait, il n’avait pas pour autant le droit d’affirmer de manière aussi péremptoire qu’il est impossible de réussir une photo en pose B sans trépied avec une exposition de 1 ou 2 secondes et le type d’objectif employé par l’auteur de la photo de PR. Prétendre cela c’est tromper les spectateurs qui suivent le débat et ont foi en son jugement [4] . Et j’aurais terminé en me référant à ma reconstitution, dont plus d’une vingtaine de prises de vues ont été faites dans des conditions analogues. Voilà, c’est tout. Au total cela aurait pris quelque 30 secondes et je m’en serais tenu à ça car je m’attendais bien à ce qu’on ne m’invite plus à prendre la parole par la suite ! »

Ce qui est grotesque, c’est qu’au moment où Marc Hallet a surenchéri sur Pierre Magain, à la fin de la séquence consacrée à la photo de Petit-Rechain, est apparue à l’écran (à la suite des autres clichés) une des photos de la maquette réalisée par P. Ferryn… ni plus floue, ni plus nette que l’original de Petit-Rechain et précisément réalisée dans les conditions décrites ci-avant. Mais ça, personne n’a pu le savoir ! Nous ignorons ce que le spectateur attentif et intéressé aura compris en voyant défiler des images ressemblant plus ou moins à l’original de Petit-Rechain mais ça ne devait guère avoir de sens… alors que ça aurait pu vraiment en avoir. Il était donc, à notre avis, absolument vain de montrer cette illustration puisque rien ne la soutenait.

À propos de cette tentative de reconstitution, Marc Hallet a dit : «… dans leur premier ouvrage, la SOBEPS est très claire : ils disent – et c’est déjà une étrange méthode d’expertise - qu’ils ont essayé de refaire le même cliché et ils n’y sont pas parvenus […] ». Bon sang, qu’est-ce que cela a de si « étrange » ?! Pierre Magain a lui aussi fait de même – bien entendu, n’est-ce pas, dans ce cas ce n’est pas « étrange » ! - ainsi que Van Utrecht et le photographe de La Lanterne. Mais eux, c’était pour tenter de démontrer que l’original était probablement un faux… tandis que pour P. Ferryn, cela lui a appris que ce que le témoin avait dit était plausible quant à la possibilité de réussir un tel cliché dans les conditions décrites. Évidence que ni Pierre Magain, ni Jean Surdej ne veulent prendre en considération. Nous ne sommes effectivement pas parvenus à réaliser un cliché identique. Plus ou moins similaire, oui mais pas identique. Et pour l’un de ces documents (celui de Van Utrecht), le professeur Marc Acheroy (École Royale Militaire, Bruxelles) a bien expliqué pourquoi dans une note intitulée « Rapport : Comparaison entre le ‘faux’ de W. Van Utrecht et le ‘vrai’ de Petit-Rechain » (non encore publiée dansInforespace). Il y a gros à parier que les conclusions d’Acheroy s’appliquent probablement aussi à la tentative de reconstitution de Magain et c’est précisément pour vérifier cela que Patrick Ferryn a tant insisté pour avoir son négatif, afin d’en avoir le cœur net et de le soumettre au même protocole d’examen. Le fait est que Pierre Magain a toujours refusé de venir débattre de cette question avec d’autres spécialistes consultés par la SOBEPS. En mai 1997, il se fit excuser quelques heures avant une réunion de travail sur ces documents photographiques organisée à l’École Royale Militaire. En privé, le même Pierre Magain n’hésite cependant pas à dire, avec beaucoup de suffisance [5], que l’analyse réalisée par Marc Acheroy « ne vaut rien ».

Nous ressentons un profond malaise chaque fois que nous prenons connaissance d'analyses ou d’avis sur la vague belge. Il s'y mêle une certaine inquiétude et une exaspération quand ces critiques proviennent d'un manque d'information (voire d'une déformation des données). Notre inquiétude apparaît quand nous découvrons des commentaires interprétant l'ensemble de ces données de manière radicalement différente de celle que notre expérience et notre mémoire l'avaient fait.

Le journaliste Jean Lacouture a écrit [6] : "Autour de l'événement le plus "pur", le plus net de contours en apparence, prolifère la formidable viscosité des possibles." La viscosité des possibles évoquée par J. Lacouture n'a pas manqué d'envahir les commentaires de tous ceux qui, de près ou de loin (surtout chez ceux qui observèrent cela de loin, d'ailleurs), ont approché les faits et les analyses de la vague belge. Cela va de l'hypothèse ad hoc où chaque affaire est expliquée séparément, en dehors du contexte général (on commence par imaginer un survol de prototype américain, bientôt relayé par des ULM, des dirigeables nouveaux, des méprises astronomiques, et ensuite la rumeur assurerait le ciment nécessaire à créer l'illusion d'un ensemble de cas cohérents), à la quasi-négation du caractère original des observations décrites [7].

Nos impressions restent aujourd'hui quelque peu amères. Ainsi, quelle que soit l'importance des faits répertoriés, les dossiers OVNI ne constituent qu'un sujet de controverse relativement banal où les mêmes arguments sont rabâchés depuis des décennies. L’inertie des uns, l'incompétence et le conservatisme des autres, vont peut-être gâcher une occasion d'enfin sortir l'ufologie de son ghetto.
Plus le temps passe, plus le souvenir de ces moments réellement extraordinaires s'efface. Et plus tous ceux qui restaient silencieux à l'époque se sentent obligés de nous faire part aujourd'hui de leurs avis définitifs.

Il nous reste cependant en mémoire des moments ineffables. Comme ces soirées où dans une atmosphère enfiévrée nous suivions de minute en minute la progression des observations dans une région donnée. Comme le regard de ces témoins, effarés par ce qu'ils venaient de voir, surpris par l'opposition entre le caractère imposant de la masse qui les avait survolés et le silence de cette évolution. Mais comment convaincre ceux qui ont décidé que l'histoire était à réviser? Nous avons bien écrit « réviser l’histoire » et nous allons nous expliquer.

Mémoire. Histoire. Dans un article pertinent [8], Pierre Vidal-Naquet se demandait comment on passait de la mémoire individuelle à l'histoire, celle-ci étant une mémoire sélective et construite? Il existe une histoire qui se construit contre la mémoire, cette dernière ne se confondant que rarement avec la réalité. Il est par ailleurs normal (c'est même une caractéristique de nos sociétés pluralistes et démocratiques) qu'il apparaisse, pour reprendre l'expression de Vidal-Naquet, une brutalité organisée des mémoires. Il existe de multiples exemples où se forme un lien entre la science, l'idéologie, et la mémoire de faits réels, étroitement mêlés à des données imaginaires. Dorénavant, la vague belge appartient à ces affaires qui parsèment l'histoire de l'ufologie. Peut-être même qu'avec le temps, dans quelques années, elle constituera un sujet aussi controversé et définitivement sans explication que l'affaire de Roswell. Mais il y a plus grave, et le récent « non-débat » de l’émission « L’écran témoin » du mardi 4 mars 2002 a mis en évidence des attitudes et des procédés dont il faut apprécier la gravité.

Dans leur souci de mettre à jour les lois de la nature, les scientifiques ont toujours été tentés par la hiérarchie des phénomènes rencontrés. À partir du classement des sciences proposé au XIXe siècle par Auguste Comte, s’est développée la vogue du « réductionnisme » qui prétend qu’un niveau de phénomènes est entièrement réductible à celui qui lui est inférieur. Une façon très simple d’illustrer cela est d’examiner le cheminement intellectuel du biologiste qui explique les comportements d’une espèce donnée à partir des mécanismes physico-chimiques dans les cellules de chaque individu.

Une telle méthode s’est souvent avérée féconde : l’hérédité a pu être comprise par la structure chimique des chromosomes. Mais elle est aussi, et c’est plus rarement signalé, le signe d’un asservissement total à l’idéologie dominante (le paradigme, pour reprendre un terme cher à l’historien des sciences Thomas Kuhn). Ainsi, de méthode scientifique se voulant universelle, le réductionnisme a glissé vers une idéologie marquée par le seul souci de l’économie de pensée. C’est-à-dire la technique du comptable appliquée à la recherche : ne jamais investir plus qu’il ne faut, toujours veiller à ce que le bénéfice soit proportionnel à l’investissement. Déjà un « principe de parcimonie » avait été proposé par le moine (et philosophe) franciscain anglais du XIVe siècle, Guillaume d’Occam : on doit expliquer les faits nouveaux par les hypothèses les plus simples, c’est-à-dire celles qui utilisent le plus petit nombre de causes, celles-ci étant les plus simples possibles également [9].

Une telle démarche est toute empreinte de prudence et on peut convenir qu’elle constitue la base d’une bonne méthode d’investigation scientifique. Lorsqu’elle conduit à un excès de pusillanimité (sinon d’avarice intellectuelle), cette démarche constitue cependant un véritable frein au progrès des idées. C’est une telle vision extrémiste qui a longtemps empêché une frange importante des physiciens de se rallier à l’hypothèse atomique. Les plus grands noms du positivisme scientifique du XIXe siècle n’avaient que faire de ce modèle atomique qui compliquait « inutilement » (selon eux) l’interprétation des phénomènes physiques et chimiques. Au-delà des retards certains qu’une telle économie de pensée a fait prendre aux progrès de la connaissance, il y a les dérives historiques qui sont aujourd’hui directement le fruit de telles méthodes intellectuelles.

Nous voulons bien sûr parler des négationnistes qui remettent en cause aujourd’hui l’existence même de la Shoah et du génocide de millions de Juifs dans les camps d’extermination nazis. La méthode des négationnistes (dont le chef de file est Robert Faurisson) est toujours perverse : elle associe ce qu’on appelle l’« hypercritique » à la fabulation, l’ergotage sur les détails et sur les mots à l’ignorance massive du contexte, et cherche à faire apparaître comme conclusion d’une démonstration ce qui est postulat affirmé au départ. C’est une véritable anti-histoire [10].

Au nom de la rationalité et de l’honnêteté intellectuelle dévoyées, l’hypercritique permet de disqualifier tous les témoignages et les documents gênants : avec un tel point de vue, les témoins juifs deviennent a priori suspects, et l’erreur sur l’un ou l’autre détail suffit à discréditer l’ensemble de l’enquête et du témoignage. Les négationnistes ont pris le parti d’affirmer que deux témoignages qui se confirment mutuellement et rendent cohérents l’ensemble sont souvent peu fiables, alors que deux témoignages qui se contredisent entraînent aussitôt leur annulation réciproque. Une argumentation technique subtile et acharnée prétend ensuite démontrer l’impossibilité matérielle des exécutions en masse. Des experts sont appelés à la rescousse pour confirmer que ce dont on n’a aucune « preuve » est automatiquement à considérer comme impossible ou invraisemblable. Une autre façon de faire des négationnistes est de mener l’enquête comme un myope, le nez sur les détails qui prêtent à contestation, en ignorant massivement le contexte d’ensemble.

En septembre 1992, suite à la publication du premier rapport de la SOBEPS (Vague d’OVNI sur la Belgique), Marc Hallet publiait, à compte d’auteur, une plaquette de 89 pages intitulée « La ‘vague OVNI belge’ ou le triomphe de la désinformation ». Cette plaquette [11] a la prétention de démontrer [12] « que les responsables de la SOBEPS, convaincus par avance, se sont montrés incapables d’agir avec objectivité, qu’ils ont manipulé certains journalistes et ont faussé le débat ; que les enquêtes effectuées sur le terrain par des amateurs furent mal conduites ; que le « rapport » de la SOBEPS contient un grand nombre de lacunes, d’erreurs et de « coups de pouce » ; que les « travaux » et « recherches » de la SOBEPS n’ont aucune valeur scientifique, sociologique ou historique ; que les « études » publiées par la SOBEPS n’apportent pas la moindre preuve (au contraire !) que les OVNI existent et que la Belgique fut « envahie » par eux ; que contrairement à ce que voudraient nous faire croire les responsables de la SOBEPS, leurs arguments fallacieux n’ont aucunement ébranlé ou convaincu la communauté scientifique belge ; que le Ministre de la Défense nationale a promptement pris ses distances par rapport à la SOBEPS après une rapide « évaluation » et que la Force Aérienne est ensuite redevenue « La Grande Muette »… ».

Marc Hallet entreprend ainsi une lecture « hypercritique » (au sens défini plus haut) du rapport de la SOBEPS. Il y relève les points de détails divergents, les « incohérences » dans les témoignages. Ainsi, pour ne citer qu’un exemple (M. Hallet tenta d’adopter la même stratégie sur le plateau de « L’écran témoin »), M. Hallet relève que dans le compte rendu d’une observation faite à Liège au début décembre 1989, à quelques lignes d’intervalle, l’OVNI est décrit comme étant dépourvu de feux puis équipé de deux gros phares blancs [13]. Il y a là, de toute évidence, une erreur que nous aurions dû corriger en vérifiant le témoignage. Soit [14]. Mais qu’un tel argument soit utilisé pour nier l’ensemble des autres témoignages en insistant sur l’incompétence notoire des enquêteurs, voilà qui est proche des méthodes des négationnistes. Dans ses conclusions, Marc Hallet raille le nombre variable de témoins et de rapports d’enquête effectivement archivés par la SOBEPS. Sans vouloir proposer d’amalgame, il faut bien reconnaître que c’est ainsi que Faurisson procède pour nier le génocide des Juifs par les Nazis prétextant que personne n’arrive à s’entendre sur le nombre réel de victimes.

Une autre technique chère aux « révisionnistes-négationnistes » est l’argument ad hominem. On préfère s’en prendre aux individus plutôt que de discuter leurs idées. À l’automne 1995, des lettres furent adressées aux recteurs de l’Université Libre de Bruxelles et de l’Université Catholique de Louvain. L’auteur de ces lettres (que nous nommerons simplement X) voulait « dénoncer » un « grave cas de falsification scientifique » mettant en cause la SOBEPS et ceux qui y collaborent (étaient plus particulièrement visés en l’occurrence, MM. Bougard, Brenig et Meessen). L’auteur de ces lettres calomnieuses se référait à une information que lui avait transmise Marc Hallet en octobre 1994. Dans ce courrier (qui n’était pas destiné, on peut le supposer, à recevoir une telle publicité académique), M. Hallet accusait M. Bougard de « malhonnêté intellectuelle », le suspectant de « mensonge » et de « falsification », avant de le traiter d’« histrion dévoyé dans les fausses sciences » [15] ! Je ne vais pas ici revenir sur les détails de ce quiproquo dont le Dr Gridelet est à l’origine. Le Dr Gridelet a d’ailleurs reconnu avoir commis une méprise. Quoi qu’il en soit, sans vérifier ici le bien-fondé des propos [16], M. Hallet a diffusé tout azimut cette fausse nouvelle qui n’avait comme seul intérêt de me discréditer à la face du monde scientifique et de mes pairs.

Au printemps de 1996, le même individu (M. X) reprenait sa campagne de dénigrement vis-à-vis de la SOBEPS, n’hésitant pas à maintenir ses accusations malgré la mise au point du Dr Gridelet. Son objectif était cette fois la France : un certain nombre de journaux, hebdomadaires et organismes français reçurent ainsi un volumineux dossier reprenant les idées fixes et mensongères de ce M. X. À notre connaissance, seul Le Cercle Zététique donna suite à l’approche de M. X, s’abstenant néanmoins de prendre position sur les accusations portées à l’égard de la SOBEPS (voir l’article publié dans Les Cahiers Zététiques, n° 6, printemps 96).
En mai 1997, M. X récidiva encore, profitant de la publication d’articles dans la presse belge à propos des phénomènes OVNI observés en 1989-90. Selon sa méthode habituelle, il a envoyé à plusieurs quotidiens et hebdomadaires belges son dossier non corrigé, travestissant les faits ou les inventant. Fort heureusement, la plupart des journalistes concernés par ce nouvel envoi ont pris contact avec la SOBEPS et, après avoir pris connaissance des divers éléments qui entourent l’attitude de M. X, ont décidé d’en rester là.

En novembre 2000, à la faveur d’une réunion internationale organisée à l’U.L.B. par la SOBEPS, M. X profita une nouvelle fois de l’actualité pour tromper son monde et faire publier une « Carte blanche » dans Le Soir des samedi 4 et dimanche 5 novembre. Une fois de plus, M. X se voulait une sorte de « chevalier blanc » dont la mission était de dénoncer la « malhonnêteté intellectuelle » dont la SOBEPS (c’est-à-dire ses dirigeants) ferait preuve.

J’ai eu l’occasion de m’expliquer longuement avec Marc Hallet sur cette calomnie dont il est, involontairement et à son corps défendant, le point de départ. Il a néanmoins fait preuve ici d’une légèreté qu’il est le premier à condamner chez les autres. En diffusant des informations non vérifiées (et qui se sont avérées entièrement fausses), il a laissé croire à d’autres (M. X en l’occurrence) qu’il s’agissait là d’éléments suffisants pour dénoncer la SOBEPS comme étant une « secte » et ses collaborateurs comme des « falsificateurs ».

Il nous est également revenu que lors de l’organisation de la réunion du 28 octobre 2000 à l’Institut de Sociologie de l’U.L.B., les dirigeants de cette université ont à nouveau reçu une lettre présentant la SOBEPS comme une « secte » à qui il fallait fermer définitivement les portes. Lors du débat télévisé du 4 mars dernier, Marc Hallet a été présenté (mais là aussi, était-ce peut-être contre son gré) comme un ex-ufologue qui ne voyait dans cette problématique des OVNI que de la fumisterie, de la manipulation volontaire, d’endoctrinement, voire de secte. Le mot est de nouveau lâché et il constitue indéniablement (parce qu’il est lourd de sens pour nos contemporains) une nouvelle forme d’attaque perfide, puisque même si ce terme est connoté très négativement, il n’existe à proprement parler aucune définition claire, précise, juridique de la notion de « secte » [17]. En Belgique, depuis le 2 juin 1998 (publication au Moniteur Belge le 25 novembre 1998), il existe une loi « portant création d’un Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles et d’une Cellule administrative de coordination de la lutte contre les organisations sectaires nuisibles ».
Le caractère « nuisible » des sectes est lié à différents « critères de dangerosité » parmi lesquels on trouve : le recours à la manipulation mentale, les mauvais traitements physiques ou mentaux, la privation des adeptes de soins médicaux adéquats, la rupture imposée aux adeptes avec leur famille, les exigences financières démesurées, l’exploitation abusive du travail des membres, la rupture totale avec la société démocratique présentée comme maléfique, etc.

Le statut d’« ex-ufologue » de Marc Hallet a aussi de quoi surprendre. Essayons donc d’y voir aussi clair que possible sur base de renseignements publiés par Hallet lui-même. Actons donc que M. Hallet a été un certain temps le « numéro 3 » du groupement BUFOI et qu’à ce titre on lui confia la rédaction d’un « panégyrique » de George Adamski. Ce travail permit à M. Hallet d’accéder à une impressionnante documentation sur le contacté américain ainsi qu’aux archives privées du groupe. Découvrant quelques « failles » dans les affirmations d’Adamski, M. Hallet décida de quitter le BUFOI en décembre 1976.

Pendant plusieurs années encore, M. Hallet poursuivit ses vérifications à propos d’Adamski et aussi d’autres domaines de l’ufologie. C’est alors qu’il se mit à utiliser la « critique historique » [18] et, en 1984, il avait, selon lui, encore beaucoup de mal à faire la part des choses, rejetant définitivement certains aspects du dossier OVNI mais continuant de penser que d’autres restaient solides. L’évolution intellectuelle de Marc Hallet vis-à-vis de l’ufologie fut donc lente mais elle conduisit le « chercheur » à rompre avec toutes les organisations ufologiques qu’il considère constituées, pour la plupart, « de gens sectaires et de mauvaise foi ».

Dans une publication de 1988 [19], Marc Hallet n’hésitait pas à affirmer que les historiens-ufologues (comme Christiane Piens et Michel Bougard) apparaissaient comme des gens totalement incompétents en la matière. Enfin, en décembre 1989, Marc Hallet prenait nettement position contre la réalité objective des OVNI (Critique historique et scientifique du phénomène OVNI). Nous prenons donc acte de l’évolution progressive de l’opinion de M. Hallet vis-à-vis de la question des OVNI. Il n’empêche que la rupture effective avec ses premières idées constitue un « virage à 180° » et qu’il est parfois bon de se rappeler certains « dictons » décrivant ces personnes qui « brûlent ce qu’elles ont adoré ».

L’attitude ici dénoncée est « hyper-rationaliste », elle se donne l’apparence d’une recherche objective avec une rhétorique qui entraîne la discussion de témoignages pour lesquels le moindre défaut implique qu’il n’y a rien à retenir. On vient d’avoir un nouvel exemple à travers la rumeur à propos des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Thierry Meyssan (du réseau « Voltaire ») a récemment publié une « analyse » dans laquelle il conteste la réalité d’un crash d’avion sur le Pentagone en utilisant des arguments hypercritiques [20]. Dans une critique de cette soi-disant étude, Béatrice Vallaeys interroge Pierre Lagrange sur cette folle rumeur. P. Lagrange montre bien que de telles attitudes interdisent toute véritable controverse. Dans le cas d’une rumeur de complot, parce que les partisans de la thèse du complot refusent de payer le prix qu’exige un tel débat (c’est-à-dire acquérir le statut d’expert et engager autre chose que des débats d’opinion), et aussi parce que les contradicteurs sont automatiquement dénoncés comme des agents du complot [21].

L’attitude d’un Magain et d’un Hallet est du même ordre quoique dépourvue d’une véritable paranoïa. Ici il s’agit plutôt d’empêcher le débat parce qu’ils s’octroient un statut d’expert qui les autorise à rejeter n’importe quel témoignage et d’exclure le contradicteur potentiel en le traitant d’incompétent ou en le suspectant de trafiquer les faits. Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a pas de véritable controverse possible et toute confrontation n’est qu’un dialogue de sourds invitant à l’énervement ou à un repli autiste sur soi et ses convictions.

Quand P. Magain veut expliquer la vague belge, il évoque l’observation d’un astronome qui a repéré un AWACS dans la soirée du 29 novembre 1989 et conclut, péremptoirement : « Il ne fait donc guère de doutes que c’est lui [l’AWACS, n.d.l.r.] qui fut pris pour un OVNI et déclencha la « vague belge ». En effet, la configuration de ses feux correspond à ce qui fut décrit et il se trouvait bien là où l’OVNI fut observé ». P. Magain confirme plus loin que lui aussi a failli être abusé par un tel AWACS et termine ainsi : « D’un examen attentif et objectif des faits, sans idée préconçue mais au départ d’une méthode rigoureuse et critique, il m’a été possible d’expliquer de façon naturelle l’éventail d’observations relatives à la « vague belge ». Tout à la fin, il affirme qu’il a « cru de son devoir » d’exposer « honnêtement » les conclusions de son « étude du problème ».

Nous avons là l’attitude caricaturale du « scientiste » se croyant investi d’une mission d’instruction du « bon peuple » ignorant. Tout aussi caricaturale est la pseudo-méthode scientifique utilisée par P. Magain. J’espère qu’on n’hésitera pas à se servir de cet exemple pour montrer les dérives auxquelles certains scientifiques arrivent. En tout cas, on retrouve bien là une attitude « hyper-critique » où on infère des conclusions générales à partir de très peu d’éléments judicieusement sélectionnés. Tout aussi effrayante est la remarque d’un Jean Surdej qualifiant la démarche de M. Hallet de vraiment « scientifique ». Pauvre science [22] !

Afin d'aider les futurs historiens qui, vers 2030, s'acharneront (peut-être?) à rechercher leur vérité dans l'enchevêtrement des mémoires défaillantes (ou définitivement perdues), des dossiers éparpillés[23], et des documents encore accessibles, il faut que nous restions attentifs à toutes les dérives «révisionnistes» en dénonçant, chaque fois que cela est possible, les tentatives de désinformation (volontaires ou non) et la méconnaissance des dossiers si patente chez de nombreux ufologues.

Plusieurs exemples vont illustrer ces propos. Il y a d’abord la controverse à propos d’une partie des témoignages des gendarmes d’Eupen dans la soirée du 29 novembre 1989. La longue analyse critique proposée par Auguste Meessen [24] est un bon exemple de cette remise en ordre des témoignages attaqués, souvent insidieusement, par certains chercheurs qui confondent pinaillage et souci du détail. L’autre affaire est relative à la propagation d’idées fausses et à la déformation (ou l’omission) de données communiquées récemment par le cabinet du ministre de la Défense nationale, Jean-Pol Poncelet.

En mai 1997, le ministre de la Défense nationale donnait la réponse officielle de ses services à une question parlementaire déposée cinq mois plus tôt par le député Van Eetvelt. Celle-ci concernait plusieurs points liés à la vague d’observations d’objets volants non identifiés (OVNI) au-dessus de la Belgique surtout entre l’hiver 89/90 et le printemps 91. Si la presse s’est fait l’écho de certains éléments de cette réponse, la SOBEPS constate qu’il subsiste encore des ambiguïtés et diverses confusions qu’elle tient à éclaircir.
En effet, la plupart des journaux qui ont évoqué ce rapport de la Défense nationale concluaient que les militaires présentaient une fin de non-recevoir définitive à toute recherche sur les OVNI. Dans la foulée, les journalistes semblaient laisser entendre qu’il était maintenant possible d’expliquer les observations par des méprises (ce que le communiqué des militaires dément), et ils en profitaient pour avancer la dernière explication du jour : le LoFLYTE (qui n’est absolument pas évoqué dans le texte lu au Parlement). Devant de tels amalgames qui provoquent une grave désinformation, nous avons fait diffuser un communiqué par l’intermédiaire de l’agence Belga. À l’exception du Soir qui en répercuta certains aspects [25], ce texte ne trouva aucun écho dans la presse. Pour bon nombre de citoyens belges, il est ainsi devenu certain que les militaires ont enterré le dossier OVNI et que les «triangles» observés par des milliers de témoins entre 1989 et 1991 n’étaient que des prototypes de LoFLYTE.

La réponse du Ministre Poncelet confirme que l’aide apportée par la Force aérienne dans le cadre de l’étude de ces observations d’OVNI a bien été décidée par le ministre de la Défense nationale de l’époque, M. Guy Coëme. En mars 1990, ce dernier avait autorisé la Force aérienne à mettre toutes les informations en sa possession à la disposition de la SOBEPS. Cette collaboration n’a jamais débouché sur la constitution d’une cellule de recherche officielle (militaire ou civile). Actuellement, les recherches entreprises sont le fait de membres du comité scientifique de la SOBEPS qui, à titre individuel, bénéficient du soutien logistique de divers organismes militaires ou institutions universitaires.

Plus grave. Quand des éléments sont (volontairement ou non) exagérés, omis ou modifiés pour appuyer une thèse posée a priori, ce n’est plus de stratégie scientifique qu’il s’agit mais bien de pratique idéologique. Ramener la vague belge à des confusions avec un prototype récent qui n’a cessé de prendre des formes et des noms différents (on a ainsi successivement parlé du F-117A, de l’A-12, du TR-3A, des projets Aurora et Black Manta, du LoFlyte, et plus récemment de nouveaux drones téléguidés), ce n’est plus argumenter sérieusement mais développer une opération idéologique visant à exercer une pression pour emporter la conviction d’un auditoire. Il ne s’agit plus d’expliquer mais de convaincre. Ce n’est pas une démonstration scientifique mais une plaidoirie.
Il est dès lors particulièrement déplorable qu’une des séquences présentées dans le cadre de ce débat de « L’écran témoin » ait été un reportage diffusé dans le cadre d’un journal télévisé qui relatait la réponse du ministre Poncelet. Les commentaires de ce reportage étaient erronés et à aucun moment il ne fut possible de rectifier. Désinformation ! De même qu’il s’agit d’une désinformation quand l’animateur, Thomas Van Hamme, a prétendu que « les militaires n’ont pas voulu venir ». Quels sont ces militaires et que leur a-t-on réellement proposé ? En fait, nous avons vivement encouragé les organisateurs du débat à inviter l’un des témoins de la fameuse soirée du 11 décembre 1989, le Lieutenant-colonel Amond. Et ce dernier a accepté; malheureusement, il dût renoncer car l’émission correspondait avec son départ en vacances. Il était donc totalement faux de laisser entendre que les militaires avaient « boycotté » ce débat [26] !

Contrairement à ce qui semble avoir été compris par certains, la réponse du ministre Poncelet ne constitue donc pas une clôture définitive du dossier. Certains événements ont pu être expliqués. Ainsi, Auguste Meessen, membre du comité scientifique de la SOBEPS et professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain, a pu montrer que les étranges échos radars enregistrés par des F-16 avaient très probablement une origine « météorologique » [27]. Les conclusions du rapport du ministre Poncelet mettent également en évidence combien les caractéristiques des témoignages du personnel militaire et de la gendarmerie sont identiques à celles des centaines de cas enregistrés par la SOBEPS. La cohérence de ces éléments toujours non expliqués attestent, s’il fallait encore le démontrer, de l’originalité de la problématique OVNI.

On pourrait s’étonner de l’acharnement tout à fait spécifique que semble porter l’Institut d’Astrophysique de Liège vis-à-vis de l’ufologie et de la SOBEPS en particulier. Un examen attentif des critiques émises montre que ce qui choque le plus les astrophysiciens liégeois, c’est bien que certains tentent d’expliquer les OVNI par l’hypothèse de leur origine extraterrestre.

En science comme dans les autres pratiques sociales, il y a bien souvent un arrière-plan idéologique qui imprègne les faits, gestes et paroles de ceux qui croient agir au nom de la stricte « neutralité » scientifique. Il faut ainsi savoir que l’Institut d’Astrophysique de Liège est un véritable bastion de défenseurs du « principe anthropique ». Ce dernier modèle, que les astronomes essaient d’étayer par des observations et des mesures nouvelles, suppose l’existence d’une création de l’Univers (au travers du fameux Big Bang) et d’une finalité dans cette création. Ainsi l’univers ne serait pas dû au hasard, mais il aurait été « préparé » pour y accueillir la vie et la venue finale de l’homme.

Un des arguments essentiels de ce modèle est que les divers paramètres physiques (notamment les constantes physico-chimiques des lois naturelles) dont dépend l’équilibre de l’univers ont des valeurs précises qui, modifiées d’à peine quelques millièmes, auraient empêché l’évolution du monde tel que nous le connaissons. Il est évident que dans une telle perspective, la vie sur la Terre constitue un événement absolument singulier. Tout aurait en effet concouru pour faire apparaître la vie ici et nulle part ailleurs. Imaginer qu’une telle occurrence ait pu se produire en un autre endroit de l’univers revient à banaliser la succession des étapes qui ont conduit à l’intelligence, et donc à nier le principe anthropique lui-même : ce ne serait plus l’homme seulement (entendu dans le sens d’habitant humain de la planète Terre) que l’univers aurait été créé.

Un des signataires du communiqué rédigé par les astronomes liégeois à la sortie du deuxième volume de Vague d’OVNI sur la Belgique, aujourd’hui décédé, était Jacques Demaret qui a publié un ouvrage qui soutenait clairement les thèses anthropiques [28]. Et même s’ils s’en défendent, les explications de ces auteurs sont nettement finalistes. Ils refusent pour l’instant de franchir le pas de la reconnaissance d’une cause transcendante à l’univers (c’est-à-dire « Dieu »), mais d’autres astronomes qui sont très estimés par plusieurs astronomes de Liège n’ont pas cette ultime réserve [29].

Ceci nous amène à évoquer l’absence quasi totale d’une réflexion sur l’hypothèse d’une vie extraterrestre dans le cadre du débat de « L’écran témoin ». Hormis une courte évocation des chances de vie dans le système solaire, ce qu’on pensait être un des thèmes majeurs de l’émission fut purement et simplement oublié. Dans un article présentant le débat, le journaliste Christian Laporte [30] pensait que le débat tournerait fatalement autour de la croyance (ou non) en l’existence d’une telle vie extraterrestre. Naïvement nous l’avons cru aussi. Il nous paraissait utile d’examiner les thèses en présence, de discuter des divers projets de la gamme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) ou CETI (Communication with Extra-Terrestrial Intelligence), d’évoquer la récente découverte de plusieurs dizaines de systèmes planétaires [31], etc. Rien de tout cela ne fut possible !

Il aurait été également intéressant de parler de ces astronomes qui ont consacré une bonne part de leur carrière scientifique à ces contacts avec une intelligence extraterrestre (comme Jean Heidmann, lui aussi aujourd’hui décédé) ou à la découverte des exo-planètes (comme Michel Mayor), et qui avaient (et ont encore) une vive répulsion à l’égard de l’étude des OVNI. En mai 2000, Jean Heidmann affirmait sans ambages : « Les observations d’OVNI ? Ce sont de mauvais témoignages montés en épingle par de mauvais médias pour vendre du papier ». L’occasion aurait été belle de dire que, contrairement à une légende propagée par certains astronomes, il y a bien des centaines, voire des milliers de témoignages émanant d’observateurs qualifiés et privilégiés du ciel que sont les pilotes et les astronomes [32]. L’occasion aurait également permis de s’interroger sur les blocages à l’œuvre chez les astronomes qui admettent que des sondes extraterrestres se sont peut-être installées dans la ceinture des astéroïdes (entre Mars et Jupiter) mais qui refusent par ailleurs qu’elles puissent avoir rejoint l’atmosphère terrestre (voir les travaux de Michaël Papagianis et Csaba Kecskes). Bref tout cela était intellectuellement très alléchant mais il faut s’en faire une raison : le plus important, pour les animateurs et producteurs de « L’écran témoin », n’était pas là ; il s’agissait plutôt de confronter « croyants » et « incroyants » dans une querelle stérile mais sans doute très « médiatique ».

Les nombreux textes et dossiers publiés aujourd’hui, ainsi que les débats (télévisés ou radiodiffusés), ne font que confirmer cette évidence : rien n’a vraiment changé en cinquante ans. Aujourd’hui comme hier on trouve pêle-mêle le meilleur et le pire, la critique sensée et l’amalgame ridicule, les enquêtes sérieuses et des fables invérifiables. Devant un tel gâchis certains n’hésitent pas à crier au complot et à une vaste manipulation des esprits par une désinformation organisée.

Nous n’avons pas ces tendances à la paranoïa, et nous croyons plutôt à l’incompétence de ceux qui sont chargés de nous informer qu’à leur volonté de mentir et tromper l’opinion. Le combat pour une information complète et non dénaturée est une action citoyenne qui doit être permanente et sans exclusive. En matière d’information sur l’ufologie et les témoignages d’OVNI, il est temps aussi de revoir les pratiques obsolètes qui entretiennent (à tort, j’ose encore l’espérer) cette suspicion quant au souhait d’en savoir vraiment plus.

Si les scientifiques sont en droit d’exiger davantage de rigueur dans les travaux et productions ufologiques, les ufologues qui s’acharnent à crédibiliser la question des OVNI par la qualité de leurs études sont quant à eux autorisés à exiger davantage d’intérêt de la part de ces mêmes scientifiques. La science devrait se construire sur le débat, sur des controverses aussi sereines que possible. L’histoire des sciences révèle bien que l’institution scientifique, en écartant les contradicteurs potentiels, préfère éliminer ces sources éventuelles de polémique. On finit ainsi par se retrouver entre penseurs « corrects » et de bonne compagnie, dans de faux débats policés, sans éclat(s).

À défaut d’une telle ouverture, on continuera à retrouver en ufologie une véritable cour des miracles marginalisée, dans laquelle se côtoient scientifiques enthousiastes, paranoïaques soupçonneux, naïfs impénitents, et autres individus plus ou moins sincères dans leur recherche de la vérité quant aux OVNI. Pour conclure et célébrer à notre façon le bicentenaire le naissance de Victor Hugo, nous le citerons [33] : « Si la science ne veut pas de ces faits, l’ignorance les prendra. Vous avez refusé d’agrandir l’esprit humain, vous augmentez la bêtise humaine. Où Laplace récuse, Cagliostro paraît ».

[1] Cet article, rédigé par Michel Bougard, est la suite d’un autre texte dont le titre (Va-t-on vers un révisionnisme ufologique ?) se retrouve ici (voir Inforespace, n° 95, octobre 1997, pp. 10-15). Le présent article reprend une partie des éléments publiés à l’époque (puisqu’ils sont plus que jamais pertinents) mais en étoffant largement les commentaires de ce premier article.

[2] Par commodité, nous désignons par cette dénomination M. Marc Hallet et les représentants associés à l’Université de Liège présents sur le plateau.

[3] Le débat est un faux direct : il est en effet enregistré durant la diffusion du film. Même si, matériellement, il est difficile de rectifier quoi que ce soit avant le passage sur antenne, il s’agit là d’un procédé qui vise à garder le contrôle total sur ce qui est finalement diffusé.

[4] P. Ferryn souligne par ailleurs que s’il est vrai que ce ne sont pas là les meilleures conditions pour réussir une photographie bien nette, le témoin a bien précisé qu’il avait pris soin d’assurer une bonne assise à son appareil en le calant contre l’arête d’un mur et réduire ainsi le bougé. Cette astucieuse précaution peut fort bien avoir compensé l’absence d’un trépied.

[5] Pierre Magain est chef de service à l’Institut d’Astrophysique et de Géophysique de Liège (Jean Surdej fait partie du même institut et collabore à des travaux sur les mirages gravitationnels). La spécialité de l’équipe à laquelle participe P. Magain est l’étude des « lentilles gravitationnelles » qui jouent le rôle de télescopes naturels et permettent ainsi d’observer des objets lointains. Il faut cependant traiter les images et l’équipe citée a ainsi mis au point un algorithme de traitement des clichés obtenus (la « déconvolution »).

[6] Jean LACOUTURE, « Bruit et information », pp. 19-30, in Le genre humain, Fayard, Paris, numéro 5 intitulé "La rumeur", 1982.
[7] C'est notamment le cas chez Pierre Magain, dont il vient d’être question ci-dessus, qui refuse la valeur du témoignage humain en matière d'OVNI sauf quand il s'agit du sien : il a pu observer un survol d'avion AWACS et, depuis, il ne fait plus aucun doute pour lui que cet appareil est bien la cause des erreurs de perception que nous, pauvres naïfs que nous sommes, continuons d'appeler OVNI (voir la revue Athena, n° 102, juin 1994, pp. 4-7). Nous reviendrons par après sur ce point.

[8] Pierre VIDAL-NAQUET, « Mémoire et histoire », in La Recherche, n° 267, juillet-août 1994, 25, pp. 726-729.

[9] Ce principe est aujourd’hui connu sous le nom de « rasoir d’Occam ». Il est curieux de constater que cette méthode de pensée, si volontiers sollicitée aujourd’hui par les ultra-rationalistes, fut proposée par Guillaume d’Occam dans un contexte strictement théologique : il convenait pour lui d’expliquer les actions divines par un minimum de créatures, anges, démons ou autres.
[10] Bernard COMTE, Le génocide nazi et les négationnistes, version imprimée d’une conférence que cet historien (enseignant à l’Université de Lyon II) présenta à Villeurbanne le 30 mai 1990. Voir aussi : Henri-Irénée Marrou, De la connaissance historique, Le Seuil, Points-Histoire, n° H 21, Paris, 1954.

[11] Cette publication est dédiée aux chercheurs de l’Institut d’Astrophysique de Liège qui (sic !) « se sont intéressés à la question avec une ouverture d’esprit qu’on ne rencontre pas chez les chercheurs parallèles s’occupant de « recherches » au sujet des OVNI ».
[12] Il y a là pour le moins un abus de langage car une démonstration exige l’établissement d’une vérité par un raisonnement rigoureux et/ou l’expérience. On est loin du compte dans l’analyse proposée par M. Hallet.

[13] Voir à la page 74 de VOB 1.

[14] Il est tout à fait possible que cette prétendue « erreur » ne soit en fait qu’un manque de précision : au début de l’observation le témoin n’a pas vu de feux mais il se peut que, par la suite, il les a remarqués.

[15] Outre que le terme soit particulièrement péjoratif (un histrion n’est qu’un bouffon), il est aussi connoté avec l’idée d’excitation inutile et M. Hallet aime bien me comparer à une sorte de personnage exalté, perpétuellement énervé ou agité. Ceux qui me connaissent riront avec moi de ce portrait. Néanmoins il y a bien là une volonté de nuire et, au travers du ridicule qui pourrait s’attacher à ma personne, de s’attaquer à la crédibilité de l’ufologie.

[16] L’« argument d’autorité » a sans doute ici prévalu. Tout scientifique qui est d’accord avec les thèses développées par M. Hallet est un « bon » scientifique. Quant à ceux qui contestent ses façons de voir, ils font bien sûr partie des incompétents, ces « scientifiques qui déraillent » étant alors l’occasion de railleries déplacées.

[17] Actuellement, le sens donné à ce mot est quasiment restreint à celui de groupement religieux refermé sur lui-même, exploitant la crédulité de fidèles, notamment sur le plan financier. Les autres acceptions du mot « secte » (ensemble d’individus professant une même doctrine philosophique ou clan constitué par des personnes de même idéologie) ont disparu.

[18] Marc Hallet n’hésite pas à affirmer qu’il fut le premier et le seul à utiliser cette méthode en ufologie.

[19] Prodiges célestes; cette brochure faisait suite à Astronomes et OVNI (1986) qui entendait montrer que bon nombre de phénomènes naturels avaient été pris pour des OVNI.

[20] Olivier MEYSSAN, L’effroyable imposture, éditions Carnot, 2002.

[21] Voir le quotidien Libération du samedi 30 mars 2002.

[22] Remarquons aussi la « perversité » inattendue de certaines présentations. Lors du débat de « L’écran témoin », Marc Hallet fut présenté comme « diplômé de l’École normale » et Michel Bougard comme « président de la SOBEPS ». Rappelons que l’École normale (dite supérieure) est, en France, un établissement d’enseignement d’élite (on y rentre sur concours) alors qu’en Belgique, il s’agit d’établissements formant les futur(e)s instituteur(trice)s. On aurait ainsi pu en déduire que M. Hallet avait une haute formation universitaire (ce qui n’est pas le cas) alors que M. Bougard n’est « que » président d’une a.s.b.l. (alors qu’il a une licence en sciences chimiques et qu’il est docteur en histoire des sciences et des techniques).

[23] La sauvegarde des archives ufologiques est une priorité qui échappe à la plupart de ceux qui travaillent (ou ont travaillé) sur la question des OVNI. A la SOBEPS, nous sont sensibles à l'intérêt de préserver des documents parfois jugés comme inutiles mais qui éclaireront l'historien du futur sur les procédures d'enquête et nos façons de faire en général. Dans cette perspective, nous envisageons de créer une bibliothèque d’images d’interviews filmées de témoins. Pour que dans vingt ans on ne vienne pas propager la rumeur que la SOBEPS a «inventé» ces témoignages.

[24] Auguste MEESSEN, « Étude approfondie et discussion de certaines observations du 29 novembre 1989 », in Inforespace, n° 95, octobre 1997, pp. 16-70.

[25] Voir : Christian LAPORTE, « La SOBEPS veut approfondir la question. La réponse du ministre Poncelet ne satisfait pas les ufologues », in Le Soir, du 12 juin 1997.

[26] Nous préciserons encore qu’au tout début de l’émission, lors du témoignage de M. G. Robert, on présenta, totalement hors contexte et sans préciser de quoi il s’agissait, un extrait du film réalisé par le C.L.A.V. (M. Quentin Vandevelde) et coproduit (ironie du sort !) par la R.T.B.F. Cet extrait montrait précisément l’excellente reconstitution de l’observation du Lieutenant-colonel Amond.
[27] Il faut bien sûr nuancer cette origine « météorologique ». A. Meessen a bien montré qu’on pouvait interpréter les effets constatés par des concentrations locales en vapeur d’eau susceptibles de « tromper » certains systèmes de radar sophistiqués (voir : Auguste MEESSEN, « Analyse approfondie des mystérieux enregistrements radar des F-16 », in Inforespace, n° 97, décembre 1998, pp. 9-48).
[28] Jacques DEMARET et Dominique LAMBERT, Le principe anthropique, Paris, Armand Colin, 1995. Depuis lors, D. Lambert semble s’être quelque peu démarqué des thèses anthropiques.

[29] Ainsi, le physicien américain Franck Tipler, qui est venu à Liège il y a quelques années, n’hésite pas à affirmer que la vie, une fois apparue, ne peut plus disparaître de l’univers. En d’autres termes, la résurrection devient une prédiction physique certaine et la théologie peut ainsi être considérée comme une branche de la physique, ni plus, ni moins ! (Voir : Franck TIPLER, La physique de l’immortalité. Cosmologie moderne, Dieu et la résurrection des morts, 1995).

[30] Christian LAPORTE, « Et s’il y avait vraiment une vie extraterrestre ? », in Le Soir, lundi 4 mars 2002, p. 18.

[31] Officiellement il y a actuellement 78 exoplanètes reconnues et une petite quinzaine à propos desquelles il reste diverses confirmations à vérifier. Voir, sur internet : www.unige.ch/~udry/planet, ainsi quewww.obspm.fr/encycl/catalog.html (encyclopédie des planètes extrasolaires par l’astronome Jean Schneider du CNRS-Observatoire de Paris), et encore www.exoplanets.org.

[32] Richard Haines (attaché à la NASA et ufologue réputé) a établi un catalogue d’environ 3.000 cas d’observations d’OVNI par des pilotes (dont 4 % avec des effets électromagnétiques). Le catalogue de Dominique Weinstein propose 1.300 cas de cas impliquant des pilotes (rapport ACUFOE). D’autre part, dès 1976, Peter Sturrock avait montré, dans une enquête menée auprès de 1.356 astronomes affiliés à l’American Astronomical Society, que 5 % de ceux-ci avaient observé des phénomènes aériens insolites ou non expliqués.
[33] Victor HUGO, Préface de mes œuvres et post-scriptum de ma vie, Œuvres complètes, éditions « Bouquins », Paris.

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Ovnis Re: (Michel Bougard) va-t-on vraiment vers un révisionnisme ufologique?

le Mer 11 Mai 2011, 16:41
Bonsoir.Voilà,c'est arrivé,le révisionnisme ufologique a pris racine partout (voir les articles ufologie ou ovni sur wikipedia.
Heureusement,il y a toujours de la résistance.Lire le dernier "Science et Inexpliqué" de Nicolas Montigliani à propos de la vague belge.
Cdlt.
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Ovnis Re: (Michel Bougard) va-t-on vraiment vers un révisionnisme ufologique?

le Mer 11 Mai 2011, 19:28
Voila pourquoi l'idée d'un représentant pour les asso ufo est voué à l'échec , il est facile de piéger une personne , les médias sont très forts pour ça et pour peu que l'émission ne soit pas en direct , on peut manipuler au montage .
Ensuite il suffit de ridiculiser la personne en elle même , personne n'est parfait , on à tous au moins une casserole qui traine , donc plus facile de détruire un seul qu'un groupe .
Plus les mensonges , les coups bas et les luttes d'intérêts ...

Tout ça devant un public qui pour la moitié pense qu'étudier les ovnis , c'est faire la chasse à la soucoupe qui n'existe pas ... alors si on arrive à persuader les ufologues que les gens qui les représentent ne sont pas les bons ....

Le mal est vite fait .
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