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loupe Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mar 15 Déc 2009, 16:23
Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence »

Paru mardi 15 décembre 2009



Photo : Louis Vignaroli

L'astrophysicien Jean-Pierre Sivan, directeur de recherches au CNRS, a animé hier soir au centre culturel « Una Volta», une conférence-débat organisée par l'association « Une minute de soleil en plus ».

Et s'il existait d'autres terres ailleurs ? Voici une question récurrente qui inspire indéniablement les spécialistes des grands mystères de l'univers. Pour l'astrophysicien Jean-Pierre Sivan, directeur de recherches au CNRS, les dernières découvertes permettent aujourd'hui de répondre à de grandes questions posées par Démocrite ou Epicure en leur temps. Pour autant, le rébus galactique n'est qu'en partie décodé.

Voyage dans l'immensité de l'espace aux côtés de Jean-Pierre Sivan, invité de l'association « Une minute de soleil en plus », qui s'est proposé de rapprocher, hier soir au centre culturel « Una Volta », les Bastiais « de la magie du ciel nocturne ».

- Quel est le domaine principal de vos recherches ?

Depuis maintenant quinze ans, je suis spécialisé dans les planètes extrasolaires ou exoplanètes. J'ai eu la chance de débuter mes travaux par la découverte de la première planète tournant en orbite autour d'une étoile autre que le soleil. Avant 1 995, cela ne relevait que du rêve. Aujourd'hui, un grand pas a été franchi.

- Combien existe-t-il à ce jour de planètes extrasolaires ?

Plus de 400 planètes en orbite ont été découvertes et près de la moitié ont été explorées par notre équipe franco-suisse.

- En quoi ces découvertes ont-elles modifié les recherches ?

Depuis que nous sommes parvenus à observer des planètes comparables à celle de la terre, les recherches sont plus passionnantes. Elles posent la question sous-jacente de l'existence de la vie. À ce sujet, je n'ai malheureusement pas de scoop.

- Croyez-vous à la vie extraterrestre ?

Oui c'est évident et c'est bien plus qu'une intuition ! Peut-être que cela s'explique parce que l'anthropomorphisme n'a jamais fonctionné. Parmi les milliards d'étoiles qui nous entourent, il y a d'autres planètes avec des vies qui sont peut-être de nature différente.

- Quelles sont les limites qui s'imposent dans vos recherches ?

L'ignorance et la distance en milliards de kilomètres.

- Comment comptez-vous prouver l'existence d'une vie extraterrestre ?

Il nous faut découvrir dans l'atmosphère des molécules ou du gaz carbonique qui représenteraient des indices. Après, nous pouvons rêver et imaginer que l'on détectera la signature spectrale de la chlorophylle ou d'une plante vivante. Mais l'observation des petits hommes verts ce n'est pas pour demain.

- La visite d'une exo-planète de substitution est-elle en passe d'aboutir ?

L'enjeu premier est la connaissance de notre univers. Aujourd'hui vouloir se déplacer dans ces nouveaux systèmes, c'est impossible. La lune, en comparaison, c'était la porte d'à-côté. Visiter d'autres étoiles ou exo-planètes, pour l'heure, cela relève uniquement de la science-fiction.

Propos Recueillis Par Julie Quilici

http://www.corsematin.com/ra/culture-loisirs/227311/bastia-jean-pierre-sivan-la-vie-extraterrestre-est-une-evidence


Dernière édition par Benjamin.D le Jeu 31 Déc 2009, 12:59, édité 1 fois

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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mar 15 Déc 2009, 22:54
C'est dommage qu'on ne sache pas ce qu'il pense des ovnis...
La plupart des scientifiques affirme désormais que l'univers pullule de vie. Quand on parle de visiter d'autres planètes, ils répondent "Pour l'instant, ce n'est pas possible". Ils insinuent donc que dans le futur, l'évolution des technologies pourrait rendre ces voyages possibles. Mais "curieusement", quand ils entendent que les ovnis pourraient être des engins pilotés par des civilisations extraterrestres, ils s'esclaffent en traitant d'illuminé celui qui ose proférer de telles inepties...
Ce n'est qu'une question de temps avant que le tabou ne tombe mais c'est tout de même très frustrant...
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Jean Curnonix
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mar 15 Déc 2009, 23:27
Bonsoir Fox1977,

@Fox1977 a écrit:C'est dommage qu'on ne sache pas ce qu'il pense des ovnis...
Si, relisez bien, voici ce qu’il en pense :

« Mais l'observation des petits hommes verts ce n'est pas pour demain. »

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mar 15 Déc 2009, 23:36
A Jean :
Jean-Pierre Sivan dit que la vie extra-terrestre existe et qu'il en est intimement convaincu. Si la vie existe ailleurs, il n'y a aucune raison d'imaginer qu'elle ne puisse pas donner naissance à des civilisations extrêmement évoluées.
Lorsqu'il annonce "Mais l'observation des petits hommes verts ce n'est pas pour demain", je comprends "nos moyens technologiques sont bien loin de permettre l'observation d'une civilisation ET", mais ce n'est pas parce que NOUS n'avons pas les moyens d'observer les petits hommes verts que ceux-ci n'ont pas les moyens de nous observer ni même de venir jusqu'à nous.

Cela étant, je reconnais que l'expression "les petits hommes verts" a souvent une connotation méprisante... et si en effet il trouve ridicule l'idée d'ET visitant notre planète, alors il est en complète contradiction avec ses propres propos concernant la vie ailleurs... (à mon avis)
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 00:04
Re-bonsoir Fox1977,

@Fox1977 a écrit:Lorsqu'il annonce "Mais l'observation des petits hommes verts ce n'est pas pour demain", je comprends "nos moyens technologiques sont bien loin de permettre l'observation d'une civilisation ET", mais ce n'est pas parce que NOUS n'avons pas les moyens d'observer les petits hommes verts que ceux-ci n'ont pas les moyens de nous observer ni même de venir jusqu'à nous.
Point n’est besoin de disposer de moyens technologiques dont nous ne sommes pas encore munis … car une paire d’yeux suffit dont nous sommes dotés dès la naissance !

Jean-Pierre Sivan procède du blocage paradigmatique qui nous empêche de budgéter une étude scientifique du phénomène ovni mais pas ceux des programmes SETI et associés. >>> Loin oui, chez eux, mais chez nous sous nos yeux, non !

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 00:28
En ce moment passe un documentaire sur la vie de Darwin à 20h sur arte, en 5 épisodes.
C'est très intéressant de voir le comportement de cet homme après son grand voyage au tour du monde. Il revenait avec la conviction que la vie sur terre et les transformations qui avaient formé notre monde n'étaient pas du tout le fait d'un dieu créateur tel que d'écrit dans la bible; qu'il avait disait-elle tout créait sur terre, l'air que l'on respire, les montagnes, les vallées, profondes, les rivières, les plaines les fleurs, les papillons, les vaches les ânes tout quoi et tout cela pour être agréable à l'homme qu'il avait lui même créait à son image presque égale à lui même!
C'est dire que toucher un seul cheveux de l'édifice relevait de la gageure!
Darwin en était tellement conscient qu'il à gardé pendant 20 ans "La bombe atomique" qu'il avait écrit et qu'il n'osait pas publier.
Finalement grâce à l'insistance et le soutien de ses amis, il le publia et comme prévu il dû affronter les pires controverses!
Il faut se souvenir ici qu'a cette époque (en 1860) toute la structure de la société reposé sur les solides fondations de l'église et de sa reine ou son roi. Leurs pouvoirs venant de dieu lui même!
Les idées sulfureuses de Darwin venaient ébranler tout ça.
Pour vous donner une idée des débats sur ces questions voici ce que j'ai trouvé dans un petit fascicule qui résume sa vie et qui s'intitule: "Happy birthday mister Darwin".
L'évêque d'Oxford,interpelle Huxley l'ami fidèle de Darwin:"Par qui préférez-vous descendre du singe, par votre grand-père ou votre grand-mère?" Ce à quoi Huxley répond"Je préfère être apparenté à un singe plutôt qu'à un homme qui n'emploie son intelligence qu à tourner en ridicule des questions scientifiques aussi importantes".
Je pense qu'aujourd'hui avec la question sur la vie extraterrestre et les ovni nous sommes dans la même situation que celle qu'a connu Darwin en son temps, avec les mêmes enjeux et les même risques d'ébranler notre société que ce le fut en son temps.
La société occidentale et l'église a bien survécus au darwinisme sans s'écrouler? je pense qu'elle survivra également devant l'évidence des visites de nos cousins de l'espace.
j'ajoute qu'en y réfléchissant un peu. La position de Darwin à son époque me semble plus inconfortable que celle des hommes d'aujourd'hui qui détiennent ce secret!
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 15:38
"- Croyez-vous à la vie extraterrestre ?
- Oui c'est évident et c'est bien plus qu'une intuition !"


Pour ma part, lorsque j'entends un scientifique dire que c'est plus qu'une intuition, cela veut dire qu'il détient la preuve de ce qu'il avance (?)

Il y a quelques années, il aurait sûrement répondu qu'avec le nombre d'exoplanètes que nous avons découvert cette dernière décennie, il y a de fortes chances pour qu'une au moins rassemble l'ensemble des conditions favorables au développement d'une forme de vie.

C'est surprenant une telle affirmation de la part d'un homme de science.
Enfin je ne suis pas du tout dans ce milieu ; mais c'est troublant.
cordialement
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 17:33
Je trouve que cela devient assez fréquent en ce moment, les scientifiques qui acceptent officiellement l'idée de la vie extraterrestre.
Désolée de freiner votre enthousiasme mais je ne trouve rien d'extraordinaire aux déclarations de JP Sivan.

Pour résumer leur vision des choses : La vie extraterrestre est hautement probable partout dans l'univers mais les distances sont telles dans l'espace que nos modèles actuels n'autorisent pas une quelconque civilisation ET à venir nous visiter.

Voilà, on en est à ce stade. La question, c'est pour combien de temps encore ?
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 17:35
C'est la"nouvelle" attitude des scientifiques depuis les années 90 grace à la découverte de la vie extremophile et à la détection des exoplanètes en 95 par Queloz et Mayor mais cela ne change rien du manque de curiosité de la communauté!
Pourtant ,il suffit d'étudier un peu le dossier pour voir qu'il y a quelque chose!!!
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 19:19
Ils devraient plutôt dire : La vie extraterrestre est hautement probable partout dans l'univers mais les distances sont telles dans l'espace que nos modèles actuels ne nous autorisent pas à visiter d'autres civilisations...
Ce n'est pas parce que NOUS ne pouvons pas le faire et que nous n'avons aucune idée comment c'est possible, que ça n'est pas possible pour les autres...
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 19:27
@Jean Curnonix a écrit:Jean-Pierre Sivan procède du blocage paradigmatique qui nous empêche de budgéter une étude scientifique du phénomène ovni mais pas ceux des programmes SETI et associés. >>> Loin oui, chez eux, mais chez nous sous nos yeux, non !

Bonsoir,

Je suis totalement d'accord avec vous ,Jean.
C'est pourquoi,sans rentrer dans un débat conspirationniste,
je me demande bien pourquoi ce mutisme... hjy-t iloç_u
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 19:43
Moé... en même temps il ne se mouille pas trop en disant ça, la vie extra-terrestre est évidente pour tout le monde quasiment aujourd'hui. Les choses et les mentalités on bien evoluées depuis.
De là à dire qu'une civilisation bien plus evolués se ballade dans nos airs...
Le jour ou les gens l'apprendrons ils diront tous : " je le savais !" et ça aussi c'est une évidence.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 19:50
Ils devraient plutôt dire : La vie extraterrestre est hautement probable partout dans l'univers mais les distances sont telles dans l'espace que nos modèles actuels ne nous autorisent pas à visiter d'autres civilisations...
Ce n'est pas parce que NOUS ne pouvons pas le faire et que nous n'avons aucune idée comment c'est possible, que ça n'est pas possible pour les autres...

Remarque fort judicieuse.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Mer 16 Déc 2009, 20:21
C'est presque une réaction "inconsciente et auto-immune" ---->
Oui j'ose croire que les extraterrestres existent bel et bien, fort heureusement pour nous, ils vivent si loin que nous n'aurons jamais affaire à eux.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:09
Bonsoir toutes et tous,

@Althea a écrit:
@Fox1977 a écrit: Ils devraient plutôt dire : La vie extraterrestre est hautement probable partout dans l'univers mais les distances sont telles dans l'espace que nos modèles actuels ne nous autorisent pas à visiter d'autres civilisations...
Ce n'est pas parce que NOUS ne pouvons pas le faire et que nous n'avons aucune idée comment c'est possible, que ça n'est pas possible pour les autres...
Remarque fort judicieuse Wink
Détrompez-vous, si vous le voullez bien, car nous avons quelques idées de comment est-ce possible !

Voici quelques commentaires à ce sujet, vulgarisés autant que faire se peut notamment grâce à des schémas..

De même que les virages à angle droit (90°), les demi-tours (180°), effectués sans décélération apparente, le phénomène de « matérialisation » et/ou de « dématérialisation » parfois rapporté est l’une des probables clefs de la compréhension du phénomène ovni avec le voyage interstellaire qu’il induit dans le cadre de l’HET.

Nous allons constater qu’une solution, dont les arguments, les déductions, les prédictions réalisent au mieux le puzzle "cosmologico-ufologique", nous est donnée par des travaux initiés par Andreï Sakharov ayant comme point de départ l’absence avérée d’antimatière dans notre univers observable.

Nous allons ainsi évoquer 2 types d’antimatière :
- l'antimatière au sens de Dirac, celle que nous savons faire en labo, celle à laquelle nous nous pensons, sans le savoir, lorsque nous utilisons le terme d’antimatière
- l’antimatière au sens de Feynman, que peu de gens connaissent et qui va plus particulièrement nous intéresser

(Nota : Contraint de scinder ces commentaires en plusieurs posts – 13 qui vont suivre – , la présentation en est brouillonne, avec des redites, mais ne sont-ce pas les informations et les idées qui sont les plus importantes ?) Wink
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:10
Suite 1 : "Big Bang" et antimatière

Notre univers observable apparaît à très grande échelle, c’est à dire globalement – mais pas localement – en expansion accélérée.
Si l’on remonte le film à l’envers, nous aboutissons au moment du « ! enruot aÇ ! ruetom poT » (= « Top moteur ! Ça tourne ! »), c'est-à-dire le "Big Bang" de notre modèle cosmologique standard.

Or le big bang induit la matérialisation d’autant de matière que d’antimatière (quarks et anti-quarks, leptons et anti-leptons) que nous n’observons pas dans notre univers observable.
==> Dès sa naissance, la moitié du cosmos se « dématérialise », suivant le sens parfois utilisé par des témoins, en fait n’est pas observable dans notre univers observable.

Cette absence avérée d’anti-matière dans notre univers observable reste un problème fondamental qui amena Sakharov, en 1967, à proposer sa théorie (= Modèle Cosmologique Multifeuillet), développée ensuite notamment par Petit, mais aussi par les "cordistes" Green, Schwarz et le Nobel de physique Abdus Salam ==> modèle "E8 x E8" (lire"E8 croix E8") de la "M Theory", qui est également gémellaire (pour utiliser un terme commun facile à comprendre), offrant une explication à l’absence d’antimatière dans notre feuillet d’univers.

Nous verrons plus loin que nous définissons 2 types d’antimatière :
- l'antimatière au sens de Dirac, celle que nous savons faire en labo, celle à laquelle nous nous référons lorsque nous utilisons le terme d’antimatière
- l’antimatière au sens de Feynman, que peu de gens connaissent et qui va nous intéresser comme nous le verrons
Pour la commodité de la compréhension, intéressons nous à une version nécessaire et suffisante (en raison de l’interaction gravitationnelle) du modèle cosmologique multifeuillet (le nombre des paires de feuillets pouvant être infini) : le modèle cosmologique bifeuillet (une seule paire de feuillets) ou modèle gémellaire (ou modèle bi-métrique, bi-gravifique)

==> Dans ce modèle bifeuillet, le cosmos est composé de 2 feuillets jumeaux "imbriqués" l’un dans l’autre, notre feuillet F constituant notre univers observable U, et son "conjugué" F* constituant l’univers U* inobservable bien que présent partout dans notre univers observable (là autour de nous, et nous baignons dedans) puisqu’ils sont imbriqués l’un dans l’autre.
Ces 2 feuillets sont conjugués (via une Variété squelette pour les matheux), avec une correspondance point par point et ces points conjugués peuvent être décrits par les mêmes coordonnées.

Appelons m la matière de F (donc la nôtre, celle de notre univers observable U), et m* celle de F* (donc celle de l’univers inobservable U*):
>>> m attire m selon la loi de Newton
>>> m* attire aussi m* selon la loi de Newton
>>> mais m et m* se repoussent selon la loi de "anti-Newton"
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:16
Suite 2 : Rappels : Gravitation et univers

Dans les modèles physiques, la masse d'un objet intervient dans deux phénomènes distincts et a priori indépendants, régissant le mouvement des objets:
- la masse inertielle qui caractérise la quantité de mouvement d'un objet en déplacement (la quantité de mouvement globale de l'univers est une quantité qui se conserve)
- la masse grave (ou pesante) qui mesure l'influence d'un corps sur le champ gravitationnel.
S'il n'y a aucune raison théorique connue pour que ces deux quantités soient dépendantes l'une de l'autre, tous les résultats expérimentaux indiquent qu'elles sont directement proportionnelles. Cette équivalence implique le principe de la chute des corps exposé par Galilée : la vitesse d'un corps en chute libre ne dépend pas de sa masse (sur la Lune, où l’atmosphère est absente, lâchés au même moment de la même hauteur une plume et un marteau atteignent le sol au même instant avec la même vitesse d’impact).
Cette égalité entre masse inertielle et masse grave a guidé Albert Einstein dans son intuition que la gravité est en fait une déformation de l'espace-temps (la gravitation n'est pas une force mais une « déformation riemannienne de l'espace-temps »), un objet dit "en chute libre" décrivant simplement une géodésique de cet espace (une géodésique étant le chemin le plus court-rapide pour aller d’un point à un autre dans l’espace-temps), et qui lui permit de formuler les lois de la relativité générale.
Tous les phénomènes connus actuellement dans l’univers peuvent être "classiquement" expliqués à l'aide de quatre forces fondamentales, ou interactions fondamentales :
- l'interaction électromagnétique, qui permet d'expliquer l'électricité, le magnétisme, la lumière, les réactions chimiques ou la biologie, en fait quasiment tous les phénomènes de la vie courante
- l'interaction forte, qui explique la cohésion des noyaux atomiques et donc l'existence de la matière que nous connaissons et qui nous constitue
- l'interaction faible, qui permet d'expliquer une certaine forme de radioactivité et permet au Soleil de briller
- la gravitation, qui explique la pesanteur mais aussi les marées ou les trajectoires des planètes par exemple
Qu’en est-il du lien entre interaction et échange de particules ?
Dans la physique actuelle, prenant en compte à la fois la relativité restreinte et la physique quantique – donc valable même à très grande vitesse, et à très petite échelle – les interactions fondamentales sont le résultat d'un échange de particules de rayonnement entre des particules de matière … mais dans le cas de la gravitation, cet échange n'a pas encore été mis en évidence, bien qu'il soit supposé.
Ainsi, entre deux particules de matière éloignées l'une de l'autre, l'échange de particules de rayonnement permet une interaction à distance entre ces particules. La particule de rayonnement échangée est appelée "vecteur" de l'interaction.
La vitesse de ces vecteurs ne peut en aucun cas être supérieure à la vitesse de la lumière dans le vide, ce qui interdit toute interaction à distance instantanée.
La gravitation est la seule interaction fondamentale dont la sensation est directe et permanente, par l'intermédiaire de son effet le plus immédiat dans notre environnement : la pesanteur, c'est à dire le poids des corps matériels. C'est la raison pour laquelle la gravitation est la première interaction fondamentale à avoir été décrite mathématiquement.
La gravitation universelle de Newton est toujours utilisée pour calculer les effets de la gravitation dans des situations normales : échelle macroscopique et vitesse faible devant celle de la lumière.
Les masses des objets utilisées dans ces équations sont parfois nommées "masses graves'' comme nous l’avons vu précédemment.
La théorie de Newton n'est qu'une approximation d'une théorie plus fondamentale. En effet, au début du XXème siècle, certains désaccords très faibles furent découverts entre des observations astronomiques et les prédictions de cette loi. De plus, Newton supposait une interaction à distance instantanée, en désaccord total avec les lois de la relativité restreinte, énoncées en 1905 par Albert Einstein.
En 1915, Einstein révolutionna la physique en élaborant la théorie de la relativité générale, description de la gravitation qui tient compte des lois de la relativité restreinte. Depuis longtemps on avait remarqué que ''masse inerte'' et ''masse grave'' étaient égales, ce qui a priori n'est pas évident (ainsi, si on écrit l'équation de la dynamique avec une force de gravitation, on obtient m.a = m.g, soit a = g).
Le mouvement d'un objet soumis seulement à une interaction gravitationnelle devient donc indépendant de la masse de l'objet, et donc aussi de sa nature (… la plume et le marteau sur la Lune !). De plus, on voit que le champ gravitationnel est identique à une accélération : il est impossible de faire la différence entre une accélération constante et un champ gravitationnel, c'est le principe d'équivalence sur lequel Einstein basa sa nouvelle théorie de la gravitation.
A l'heure actuelle, la relativité générale est la seule théorie capable de décrire tous les effets gravitationnels observés localement, mais présente le défaut de n’être pas applicable à très petite échelle … et d’avoir été arbitrairement étendue à tout l’univers, tout l’espace-temps, "partout-toujours", alors que son équation fondamentale décrit la géométrie locale de l’espace-temps en fonction de son contenu local d’énergie-matière.
Dans ce modèle, l'effet de la gravitation est toujours attractif.
Son effet est extrêmement faible, c'est la plus faible des quatre interactions fondamentales, mais son champ d'action est illimité décroissant avec le carré de la distance.
La gravitation s'applique à toute forme d'énergie, la masse étant une forme particulière d'énergie, selon la relation bien connue E = mc².
Ainsi, même une particule de masse nulle comme le photon subit la gravitation, c'est le résultat du principe d'équivalence. Contrairement au sens commun, la lumière est donc aussi déviée par les objets massifs, ce qui fut vérifié pour la première fois lors d’une éclipse de Soleil en 1919 et qui confirma de manière éclatante les prédictions locales de la relativité générale.
Mais, mais, mais … paradoxalement, dans le cadre de la relativité générale, la gravitation n'est pas une force ou une interaction !
Dans cette description, qui est purement géométrique, toute forme d'énergie-matière locale courbe localement l'espace-temps. Ensuite, les corps se déplacent dans cet espace-temps sans subir de force en suivant des géodésiques, équivalent de la ligne droite dans un espace non courbe. Le mouvement de ces corps semble donc courbe, alors qu'en fait c'est l'espace-temps qui l'est … courbe.
Il n'y a donc aucune interaction entre les corps eux-mêmes, par exemple entre la Terre et la Lune, il n'y a qu'une action des corps sur la structure de l'espace-temps, la Terre et la Lune déformant l'espace-temps...
Il est assez facile de se représenter la courbure de l'espace-temps comme la déformation de la peau élastique d’un immense tambour sur laquelle on a posé une lourde boule.
Si on fait passer une bille plus légère (bleue) à proximité de la première, elle sera déviée à cause du creux, de la concavité engendrée par la lourde boule orange, bien qu'il n'y ait aucune interaction entre les deux objets.
Sauf que la peau en question n'a que deux dimensions (c’est une surface), alors que l'espace-temps de la relativité générale en a quatre.

La relativité générale n'étant pas une théorie quantique, elle ne suppose pas l'existence d'une particule ''vecteur'' de la gravitation. Mais, comme les physiciens sont persuadés que la gravitation est une interaction fondamentale et qu'elle aura un jour sa théorie quantique, ils ont déjà baptisé ''graviton'' la particule responsable de la gravitation et imaginent des expériences qui permettraient de la découvrir.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:20
Suite 3 : Expansion accélérée de l’univers observable

Nous avons évoqué l’expansion accélérée de notre univers observable.
Qu’en est-il ?
C'est à l'échelle du superamas que l'expansion de l'univers observable commence à se faire sentir. En effet, un ensemble de corps liés mutuellement par la gravitation n'est pas en expansion si l'attraction mutuelle entre les constituants est suffisamment grande pour résister. C'est le cas de la Voie Lactée, du Groupe Local, pour exemples, ou des autres amas. Par contre l’attraction gravitationnelle qui lie les amas entre eux n'est pas suffisamment puissante et l'expansion va donc se faire sentir. Ainsi, l'amas de la Vierge s'éloigne du Groupe Local à 1250 km/s et l'amas de Coma à 6700 km/s. Par conséquent, les amas s'éloignent lentement les uns des autres et la taille des superamas augmente avec le temps.
Les galaxies ont tendance à vivre en communauté plutôt qu'isolées. Mais que se passe-t-il au niveau supérieur, comment les groupes et les amas se répartissent-ils, quelle est la structure de l’univers observable à grande échelle ?
Les observations témoignent de ce que la distribution est loin d'être uniforme. Groupes et amas de galaxies ont tendance à se regrouper pour former ce que l'on appelle des superamas, des ensembles gigantesques atteignant en moyenne une taille de 150 millions d’années-lumière et contenant plusieurs dizaines de groupes et d'amas. Le Groupe Local est ainsi membre du Superamas Local, dont le centre se situe au niveau de l'amas de la Vierge. On peut encore citer d'autres exemples comme le superamas de l'Hydre-Centaure ou le superamas de Shapley, qui se trouve à 600 millions d’al de nous.
Nous allons voir l’une des nombreuses données provenant du projet de cartographie ''2dF Galaxy Redshift Survey'' conduit depuis l'observatoire anglo-australien en Australie, suivant le schéma d’orientation spatiale suivant :

L’une des vues de la structure à grande échelle obtenues en 2001 est la suivante qui montre 58600 galaxies dans une tranche de l'univers observable de 4 degrés d'épaisseur. Chacun des petits points noirs est une galaxie, les plus éloignées sur cette image se trouvant à 2 milliards d’années-lumière. On peut clairement voir les concentrations de galaxies en amas et superamas, les filaments qui relient ces superamas ainsi que les grands vides très peu peuplés en forme de bulles :

En zoomant sur une partie de l’image et en inversant la coloration (le fond du ciel est ici noir et chaque galaxie est ici un petit point blanc), on obtient la vue suivante :

Les galaxies constituant notre univers observable apparaissent comme réparties sur les membranes d’immenses bulles jointives, comme celles de la mousse de savon, avec des amas de galaxies à chacune des connexions de ces bulles entre-elles :

A très grande échelle, que cela donne-t-il pour les géodésiques de nos photons se déplaçant au plus ''court-rapide'' dans notre univers observable ?
Yannick Mellier de l'Institut d'Astrophysique de Paris, alors dirigé par Bernard Fort, et une équipe internationale ont en 2001 grâce à la caméra CCD à grand champ installée sur le télescope Canada-France-Hawaii (CFHT), cartographié une zone du ciel de deux degrés carrés (correspondant à une portion du ciel suivant un angle équivalent à la surface de la Lune). La lumière émise par quelque deux cent mille galaxies a ensuite été analysée au centre Terapix (Traitement Elémentaire Réduction et Analyse des PIXels) de l'Institut d'Astrophysique de Paris, utilisant des logiciels puissants afin de traiter des données de l'ordre du térabit (mille milliards de bits). Les images de chaque galaxie ont ensuite été combinées pour donner une moyenne statistiquement interprétable. Voici le résultat qui, outre la répartition de la matière en 3D, nous montre la déflexion des rayons lumineux émis par des galaxies lointaines et traversant l’univers (3 géodésiques ont été représentées pour 3 galaxies lointaines) :

Sans pouvoir ici entrer dans les détails, ces déflexions sont expliquées ''classiquement'', ''académiquement'', par la présence de ''matière noire'', invisible qui constituerait jusqu’à environ 90% de notre univers … observable.
En 1998, deux équipes indépendantes ont utilisé comme balises de l’univers lointain – jusqu’à 6 milliards d'années-lumière – des explosions de "supernovae de type Ia" appelées "bougies de référence", pour mesurer le taux d’expansion de l’univers.
Très grosse surprise : le mouvement de fuite des galaxies au lieu de décélérer, ralenti par la force de gravité attractive du contenu matériel de l’univers comme on s’y attendait, s’accélère.
Il est nécessaire d’admettre qu’il existe une "force" dans l’univers qui est répulsive.
Sous quelle forme se manifeste cette "répulsion" ?
Certains physiciens pensent qu’elle est liée à la densité d’énergie du vide quantique qui existait dans les tout premiers instants de l’univers.
On l’appelle faute de plus d’informations quant à sa nature : "répulsion du vide" ou "énergie noire" ou "énergie du vide" ou "quintessence".
Nous avons vu que dans le cadre du modèle cosmologique standard, l'effet de la gravitation est toujours attractif.
Or dans ce modèle, l’univers devrait contenir autant de matière que d’antimatière … que nous n’observons pas !
C’est ce qui conduisit Andreï Sakharov à bâtir un modèle cosmologique, développé ensuite notamment par Jean-Pierre Petit, constitué de deux univers U et U*, l’un, le nôtre U observable constitué de matière m, l’autre U* inobservable constitué de matière gémellaire m*.
Dans ce modèle gémellaire, bi-gravifique, les deux univers U et U* ne communiquent que par la gravitation et si dans chacun d’eux l'effet de la gravitation est toujours attractif quant à leur propre matière, l'effet de la gravitation est répulsif quant à la matière de l’un par rapport à la matière de l’autre.
En reprenant notre image didactique du tambour, l’effet de la matière de l’univers jumeau correspond à l’action sur la peau élastique d’une tige, d’un manche qui la soulèverait par le dessous formant une convexité :

On conçoit évidemment l’effet répulsif dû à la convexité de la peau (= de la trame de l’espace) sur la géodésique parcourue par l’objet "en chute libre" dans l’espace.
On peut ainsi et aussi donner l’image didactique de deux couloirs U et U* parallèles que l’on plie suivant leur "interface-peau".
(U est nécessairement en expansion accélérée, et c’est l’inverse pour U* qui est en expansion décélérée).
On conçoit que les effets attractifs/répulsifs des masses m et m* sur les géodésiques sont inversés suivant que l’on se trouve dans U ou dans U* :

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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:23
Suite 4 : Modèle cosmologique bifeuillet ou Modèle gémellaire bigravifique

- Par construction géométrique, les photons de l’un ne peuvent pas aller dans l’autre, la géodésique d’un photon appartenant à son feuillet, mais celle-ci subissant l’action gravitationnelle du feuillet conjugué.
En effet, le fait que les deux feuillets forment un ensemble disjoint, non-connexe, interdit à tout photon d'un feuillet de passer dans l'autre. Donc de notre univers observable U on ne peut recevoir de rayonnement électromagnétique (de la lumière, par exemple) de l’autre U*, et inversement.
Les 2 feuillets ne communiquent que par la gravitation, la matière de l’un repoussant la matière de l’autre : l'existence du feuillet conjugué F* ne se révèle à nous qu'à travers l'action sur le champ de gravitation.
Un passage un peu "technique", en rouge foncé, à néanmoins lire au moins une fois … allez, un petit effort ! :

En résumé dans cette "Théorie Gémellaire" :
On propose un groupe dynamique à huit composantes, agissant sur un espace à deux feuillets qui est le quotient de ce groupe par son sous groupe orthochrone.
- Le groupe agit sur une espace décadimensionnel à deux feuillets, correspondant à des valeurs d'un indice de feuillet ±1
- On a différentes symétries :
. la dz-symétrie, affectant toutes les dimensions additionnelles, est prise comme définition de la dualité matière-antimatière.
. la PT-symétrie qui entraîne la F-symétrie (symétrie de feuillet), elle-même synonyme de E-symétrie (symétrie entre mouvements à E >0 et mouvements à E < 0)
- Le groupe contient des composantes orthochrones et des composantes antichrones, associées à des mouvements à énergie et masse négatives
- L'analyse de l'action coadjointe permet de mettre en évidence la C-symétrie (inversion de toutes les charges), conditionnée par la dz-symétrie et la PT-symétrie
- On a quatre types fondamentaux de mouvements, donc de matières :
. deux s'effectuent dans un feuillet orthochrone et correspondent aux mouvements de la matière et de l'anti-matière au sens de Dirac, C-symétrique, qui a la même masse et énergie que la matière dont elle est le symétrique
. les deux autres s'effectuent dans le feuillet antichrone, où cheminent donc des particules à énergie et masse négatives. Ce sont des particules de matière et des particules d'antimatière. La dualité matière-antimatière existe dans le second univers.
- Les deux feuillets étant disjoints, les particules à énergie positive et les particules à énergie négative ne peuvent plus se rencontrer et s'annihiler
- La matière de l'univers antichrone a une masse et une énergie négatives. Elle est CPT-symétrique par rapport à la nôtre, interprétation du "Théorème CPT". Une particule CPT-symétrique d'une particule de matière n'est pas identique à cette particule. C'est la matière de l'autre univers, rétrochrone, énantiomorphe, dont la masse est négative. Dans cet autre univers les charges sont inversées (C-symétrie), ainsi les protons sont chargés négativement et les électrons positivement
- L'antimatière de l'autre univers, antichrone, est PT symétrique par rapport à la nôtre, interprétation de "l'antimatière selon Feynman". C'est bien de l'antimatière, mais elle n'est pas identique à l'antimatière au sens de Dirac. Elle chemine dans le second univers, antichrone et énantiomorphe. Sa masse et son énergie sont négatives. Elle possède les mêmes charges que les particules de notre univers. Ainsi un anti-électron de l'univers antichrone est-il chargé négativement et un antiproton de cet univers positivement.
- Le second univers étant P-symétrique par rapport au nôtre les structures homologues à celles de notre univers sont énantiomorphes, en miroir.

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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:25
Suite 5 : Matières et antimatières

Revenons de manière vulgarisée sur matières et antimatières de ce cosmos bifeuillet.
Prenons un exemple simple avec 3 paramètres (charge électrique, masse, et spin) d’une particule (le proton) et ses "équivalents" :
A] - Dans notre feuillet F d’univers observable U (matière m)
1) - Matière, exemple du proton :
Charge électrique = 1
Masse = mp
Spin = 1/2
2) - Antimatière, exemple de l’antiproton :
Charge électrique = -1
Masse = mp
Spin = 1/2

B] - Dans le feuillet jumeau F* de l’univers inobservable U* (matière "gémellaire" m*)
1) - Matière*, exemple du proton* :
Charge électrique = -1
Masse = -mp
Spin = 1/2
2) - Antimatière*, exemple de l’antiproton* :
Charge électrique = 1
Masse = -mp
Spin = 1/2

Nous voyons, à l’aide de ce tableau très simplifié, que la matière "gémellaire" B] 1) possède bien la même charge électrique que notre antimatière A] 2), par contre les masses sont inversées.
Au sein du Cosmos Gémellaire, donc dans la "somme" des 2 feuillets F et F*, on a 4 types fondamentaux de "matière".
- Deux dans notre feuillet F d’univers observable : de la matière, et de l'anti-matière "au sens de Dirac" C-symétrique qui a la même masse et énergie que la matière dont elle est le symétrique (elle est rare, on sait en créer en labo comme évoquer ci-dessus)
- Deux autres dans le feuillet F* jumeau : des particules à énergie et masse négatives. Ce sont des particules de matière* et des particules d'antimatière*. La dualité "matière-antimatière" existe aussi dans le feuillet jumeau F*.
- Ces deux feuillets F et F* étant disjoints, les particules à énergie positive (m) et les particules à énergie négative (m* ) ne peuvent plus se rencontrer et s'annihiler.
Il n’est alors plus question d’un "Big Bang", mais de ce que nous pourrions qualifier de "Twin Bang"
- La matière du feuillet jumeau F* a une masse et une énergie négatives. Elle est CPT-symétrique par rapport à la nôtre. Une particule CPT-symétrique d'une particule de matière (la nôtre) n'est pas identique à cette particule. C'est la matière de l'autre feuillet F*, dont la masse est négative. Dans cet autre feuillet F* les charges sont inversées (C-symétrie), ainsi les électrons sont chargés positivement et les protons négativement.
- L'antimatière de l'autre feuillet F*, est PT symétrique par rapport à la nôtre. C'est l’interprétation de l'antimatière au "sens de Feynman". C'est bien de l'antimatière, mais elle n'est pas identique à l'antimatière au "sens de Dirac". Sa masse et son énergie sont négatives. Elle possède les mêmes charges que les particules de notre univers observable F. Ainsi un anti-électron du feuillet jumeau F* est-il chargé négativement et un antiproton chargé positivement.
- Le feuillet jumeau F* étant P-symétrique par rapport au nôtre les structures homologues à celles de notre univers observable F sont énantiomorphes, c'est-à-dire en miroir.
Le signe de la masse et de l'énergie est directement lié au sens du temps.
Toute transformation qui inverse le temps inverse aussi la masse m et l'énergie E.
Il s'agit d'une inversion toute relative, par rapport à un observateur situé dans un feuillet donné.
Ainsi la matière et l'antimatière du feuillet jumeau F* où la flèche du temps est inverse vont se comporter, vis à vis de notre matière de référence, comme si ces éléments possédaient une masse et une énergie négative.
Mais les montres, mesurant le "temps propre", n’y tournent pas à l’envers.
Ce "t* = - t" est lié à l’entropie :
- notre feuillet F d’univers observable, en expansion accélérée, est entropique
- le feuillet jumeau F*, en expansion décélérée, "rétrochrone", est "néguentropique"
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:27
Suite 6 : "Signe" du temps et de l’énergie-matière

Inverser le temps équivaut à inverser l'énergie et la masse.
On peut dire que deux particules qui interagissent avec des flèches du temps inverses se repoussent, gravitationnellement.
Les grandeurs t et t* ne sont que des coordonnées, et rien d'autre.
Il ne s'agit que de l'inversion de la coordonnée temps, pas du temps propre.
Grâce aux travaux du mathématicien Jean-Marie Souriau (Structure des Systèmes Dynamiques, 1974, Dunod, page 198, équation 14.67) on sait qu'inversion de la coordonnée temps et inversion de la masse (et de l'énergie) sont des phénomènes conjoints.
[Nota : pour les spécialistes, l'inversion du temps résulte de l'action des "composantes antichrones du groupe de Poincaré". Quand à l'inversion de la masse et de l'énergie elle découle de l'action du groupe sur son espace des moments.]
Ainsi cheminer pendant un temps dans l’univers U* où la coordonnée temps t* est inverse de la nôtre" signifie simplement que pendant le temps où elle est dans le jumeau une masse M, devenue M*, contribue négativement au champ de gravité relativement aux particules restées dans son univers U d'origine, le nôtre observable.
Inverser le temps équivaut "simplement" à inverser l'énergie et la masse.

Si vous "mettiez les pieds" dans l’univers U*, votre montre ne tournerait pas à l’envers !
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:29
Suite 7 : Que verrait-on dans U* ?

Tenez, justement, que verrions nous si nous "mettions" les pieds dans l’univers U* ?

La matière gémellaire m* s’y regroupe selon d'immenses conglomérats, rayonnant dans l'infrarouge et le rouge très sombre, structurés comme d'immenses, de gigantesques protoétoiles sphéroïdales, mais dont le temps de refroidissement excède ainsi l'âge de l'univers.

La vitesse d’agitation thermique de ces immenses, gigantesques protoétoiles crée une pression centrifuge telle qu’elles ne peuvent pas se contracter davantage pour augmenter leur température et attendre, à cœur, la température de fusion.
Donc pas de transmutation comme celle qui se produit dans le cœur des étoiles de notre univers observable U, et donc pas de planète, pas de vie dans U*, que de l’hydrogène* et de l’hélium* primitifs apparus après le "Twin Bang".

Repoussant notre propre matière, ces immenses conglomérats seraient responsables de la VLS, de la structure à très grande échelle de notre propre matière, lacunaire, agencée autour d'immenses bulles vides dont le diamètre caractéristique est de l'ordre de la centaine de millions d'années-lumière, et dont l'existence, en dehors de cette explication par le modèle gémellaire (simulations numériques) reste assez … inexplicable.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:31
Suite 8 : "U + U*"

Résumons d’une manière imagée les grandes structures de ce modèle gémellaire "U + U*", composée de matière m et de matière m* :

Dans l’univers inobservable U*, au centre d’immenses bulles se trouvent des conglomérats de masses m* gazeuses (hydrogène* et hélium*) rayonnant dans le rouge* et l’infrarouge* confinées par les galaxies de notre univers observable U, de matière m, situées dans les membranes des bulles sous l’action répulsive des conglomérats précités. Zoomons sur la connexion des membranes de 3 bulles :

Zoomons maintenant sur une galaxie. Chaque point blanc représente une unité de densité, dans la galaxie de matière m et dans l’environnement inobservable de matière m*. Cette image d’une galaxie vue par la tranche entourée de son environnement de matière m* répulsive, est le résultat de calculs analytiques suivant une méthode mathématique apte à gérer des configurations présentant une symétrie axiale:

Ceci se produisant dans 2 univers imbriqués l’un dans l’autre, mutuellement inobservable, ne communiquant que par la gravité :

Sur la figure suivante est représentée l’action répulsive de la matière m* sur la galaxie qu’elle confine, la galaxie repoussant, elle, la masse m* suivant un ellipsoïde de révolution :

En ''2D'' avec deux galaxies nous obtenons schématiquement (les échelles entre diamètres galactiques et distance intergalactique n’étant ici pas respectées) :

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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:34
Suite 9 : "Newton", "Einstein", "Sakharov-Petit"

On comprend dès lors comment l’équation de champ d’Einstein, S = χT, peut rendre compte de certains phénomènes locaux importants là où la concentration de matière m est conséquente, mais engendre les anomalies et les lacunes du Modèle Cosmologique Standard ... et Dieu sait si il y en a !
Celles et ceux qui sont tentés d’en savoir plus liront avantageusement le bouquin suivant, présentation vulgarisée des travaux d'astrophysique et de cosmologie de l’auteur :

- Titre : On a perdu la moitié de l'univers
- Auteur : Jean-Pierre Petit
- Editions : Albin Michel (on le trouve aussi en livre de poche chez Hachette Littératures)

De la même manière que "Newton" est un cas particulier de "Einstein" qui le contient, "Einstein" est un cas particulier de "Sakharov-Petit" qui le contient :
Localement, près d’une concentration de masse de matière m (notre Soleil, notre Galaxie, par exemple), qui a chassé la matière m*, puisque m et m* se repoussent, "Einstein" fonctionne.
Mais plus on s’éloigne de cette concentration (les sondes Pioneer 10 et 11, par exemple, qui s’éloignent du Soleil et sortent du système solaire) plus les anomalies apparaissent, car plus la masse m* se fait présente dans F* ainsi que son action, et plus le Modèle Cosmologique Standard présente de lacunes et se trouve en difficulté nécessitant des ajustements ad hoc (l'inflation en est un). Mais même avec cette "méthode" il se trouve ne pas pouvoir expliquer certains phénomènes.

Le Modèle Cosmologique Gémellaire est lui opératoire (explique les anomalies non élucidées du Modèle Standard) et prédictif (par exemple fournit le seul modèle aujourd’hui valide du quasar) avec son système d’équations conjuguées :
S = χ (T-T*)
S* = χ (T*-T)
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:37
Suite 10 : HET et voyage interstellaire

Voici un long post que je n’ai volontairement pas scindé car je pense que les participants à ce forum seront intéressés à le lire tel quel … puisqu’il comporte une possible explication au voyage interstellaire communément impossible !
(j’en ferai peut-être l’"edit" pour le compléter par des crobards … le temps me manquant dans l’instant)
Munis des éléments contenus dans les posts ci-dessus, plaçons-nous donc dans l’hypothèse selon laquelle nous serions visités par des exocivilisations ayant des connaissances et des technologies que nous n’avons pas encore et qui maîtriseraient le voyage interstellaire.
Cela heurte notre "conception des choses", notamment concernant la vitesse du véhicule qui, s’il évolue réellement dans notre hypersurface d’univers observable, devra à tout instant se déplacer à une vitesse inférieure à la valeur locale de c, dans l’espace et dans le temps, avec des distances … astronomiques à franchir. Les passagers de ces engins, puisque de nombreux témoignages attestent d’observations d’"ufonautes" au côté de leur vaisseau, accepteraient-ils de rester enfermés tels des cornichons dans leur bocal, ou des gambas surgelées dans leur boîte, pendant des dizaines, ou des centaines, ou des milliers d’années que durerait leur voyage aller-retour, avec, dilatation du temps de la Relativité Restreinte (RR) oblige et si ils fonctionnent comme nous, l’évolution de leur "chez-moi" ou la disparition de leurs proches constatée au retour ?

Qu’avons-nous appris au cours de nos études, qu’avons-nous ancré en nous au sujet de c, vitesse de la lumière ?

L'expérience d'interférométrie de Michelson-Morley montra que "l’éther" n’existe pas et que la vitesse de la lumière dans le vide a toujours la même valeur, dans toutes les directions.
Puis via la "transformation de Lorentz", elle fut intégrée par la suite à la théorie de la RR qui traite du déplacement d’un mobile dans l’espace-temps en l’absence théorique de champ, c’est-à-dire à vitesse constante … et donc dans un univers vide de tout (donc rien, même pas la Terre, rien de rien) sauf le mobile en question !
De plus le doute scientifique nous autorise à exprimer : oui, mais l'expérience de Michelson-Morley a été réalisée dans l’espace-temps "ici-maintenant". Quid de "ailleurs-pas maintenant" ?
Attachons-nous ensuite à découvrir où dans la Relativité Générale (RG) cette fois-ci, théorie qui traite de notre espace-temps quadridimensionnel en présence de champ, et donc d’énergie-matière, apparaît la nécessité absolue de la constance de c ?
L’équation fondamentale de la RG, l’équation de champ d’Einstein, s’écrit : S = χT , qui signifie que localement la géométrie de l'espace-temps représentée par le tenseur d'Einstein "S" est conditionnée par l'énergie localement présente (sous toutes ses formes) représentée par le tenseur "T".
Entre les deux, χ est une constante dite de couplage, d’ajustement.
Pour développer sa théorie, Einstein calcula la valeur (en m/kg) de cette constante de couplage.
Le résultat : χ = -8 π G /c²
(G étant appelé – bis repetita placent – la "constante universelle de gravitation" et π étant la lettre grecque dont la valeur est 3,14….)
Le facteur numérique -8 π étant constant, on voit donc que c’est le rapport G/c² qui doit être constant, mais cela n’implique nullement la constance de G et la constance de c dans le temps et l’espace comme cela est communément admis de manière … arbitraire !

==> Nous pouvons retenir que le statut de "constante universelle" de c n’a pas de fondement scientifique : c n’est pas forcément une constante "partout-toujours" !

L’un des piliers "béton" de nos culture et conception apparaît singulièrement fissuré !

A l’époque des développements de la RG, le mathématicien et astrophysicien Edward Arthur Milne émit une protestation en disant : « Vous concluez trop vite, vous étendez à l’ensemble du cosmos des lois que vous avez établies localement. Gardez bien en tête que tout ce que vous imaginez à si grande distance n’est qu’une simple construction mentale. »
Il faut également se souvenir qu’avant les découvertes de Edwin Hubble, l’univers connu était circonscrit à notre Galaxie.
Voyons maintenant qu’en est-il du Modèle Cosmologique Standard (MCS), issu de la relativité, censé fournir une explication et une description générale de la structure géométrique de l’univers … observable avec nos yeux et nos instruments d’observation actuels ?
Dans les grandes lignes ce MCS semble satisfaisant, sauf que lorsqu’on y regarde de plus prés, on trouve un certain nombre de problèmes, d’anomalies, que ce modèle n’élucide pas … à un point tel que ses tenants les éludent dans bien des cas.
Quelques exemples :
- le MCS ne dispose d'aucun modèle théorique de galaxie, ne "sait" ni comment ces objets se forment, pourquoi ils ont telle masse et non telle autre, ni comment ils évoluent. La forme de la courbe de rotation des galaxies, qui présente une forte vitesse périphérique, reste un mystère. Par exemple, les étoiles de la périphérie de notre Galaxie – le Soleil en est une – auraient dû depuis longtemps être centrifugées avec la vingtaine de rotations effectuées par la Voie Lactée depuis sa naissance.
- Les théories de la structure spirale galactique, uniquement basées sur des simulations numériques, restent très contestables car ad hoc dans ce MCS
- Dans le MCS, il existe un désaccord considérable entre les mesures de masse et les champs de vitesse mesurés (phénomène de masse manquante)
- Même dissonance concernant les amas de galaxies.
- Il existe de nombreuses galaxies très irrégulières non expliquées par ce MCS.
- Au plan de la cosmologie standard, il existe un certain désaccord entre l'âge de l'univers, estimé à partir des plus vieilles étoiles de notre Galaxie et à partir de mesures sur l'expansion (loi de Hubble, constante de Hubble).
- le MCS ne sait pas expliquer la structure à grande échelle (VLS), lacunaire, de l'univers, les galaxies se distribuant autour d'immenses vides (à l’image de bulles de savon jointives)
- On a mis en évidence de nombreux couples de galaxies qui violent la loi de Hubble (la plus proche possède un red shift supérieur à celui de la seconde, située sur l'arrière plan). Le MCS ne l’explique pas.
- On a découvert des sources à très fort red shift, dont la taille n'excède pas celle du système solaire et qui émettent autant d'énergie qu'une galaxie toute entière (quasar ou QSO). Source d'énergie inconnue. Des astronomes pensent que ces sources sont des noyaux de "galaxies actives" (galaxies de Seyfert). Mais quand on leur demande la définition d'une "galaxie active", dont le noyau semble en état d'explosion, ils répondent "qu'elle héberge un quasar en son centre".
- A raison d'un par jour, en moyenne, les astronomes enregistrent des flashes gamma. Mécanisme, distance et nature de l'émetteur : inconnus pour le MCS.
- Les effets de mirage gravitationnel, liés aux galaxies et aux amas de galaxies, ne correspondent pas aux masses des dits objets.
- Le MCS prévoit le trou noir, solution de l'équation de champ S = 0, mais également solution où la RG cesse d'être applicable !
Singulier paradoxe, dont on peut dire que ce qui milite contre le modèle, c'est la rareté des candidats trous noirs : aucun détecté depuis quarante ans de recherche, malgré tout ce qu’il s’en dit, s’en écrit, s’en dessine et s’en réalise d’animations virtuelles générées par synthèse numérique.
- Autre anomalie non expliquée par le MCS : l’accélération radiale négative (ralentissement) subie par les 3 sondes Pioneer 10, Pioneer 11 et Ulysse dans leurs mouvements d’éloignement du système solaire.
- etc., etc.

Il peut donc apparaître intéressant de regarder du côté du Modèle Cosmologique Multifeuillet (MCM) d’Andreï Sakharov pour lequel l’absence avérée d’antimatière dans notre univers observable l’incita, en 1967, à proposer sa théorie ensuite développée notamment par Jean-Pierre Petit.
- L’univers est composé de 2 feuillets jumeaux, notre feuillet F constituant l’univers observable U, et son "conjugué" F* constituant l’univers U* qui nous est inobservabl .
Ces feuillets sont conjugués (via une Variété squelette pour les matheux), avec une correspondance point par point et ces points conjugués peuvent être décrits par les mêmes coordonnées
- Appelons m la matière de F (donc la nôtre), et m* celle de F* : m attire m selon la loi de Newton, m* attire aussi m* selon la loi de Newton, mais m et m* se repoussent selon la loi de "anti-Newton"
- Les photons de l’un ne peuvent pas aller dans l’autre (la géodésique d’un photon appartenant à son feuillet, mais celle-ci subissant l’action gravitationnelle du feuillet conjugué. Le fait que les deux feuillets forment un ensemble disjoint, non-connexe, interdit à tout photon d'un feuillet de passer dans l'autre). Donc de notre univers observable F on ne peut recevoir de rayonnement électromagnétique de l’autre F*, et inversement.
Les 2 feuillets ne communiquent que par la gravitation, la matière de l’un repoussant la matière de l’autre : l'existence du feuillet conjugué F* ne se révèle à nous qu'à travers l'action sur le champ de gravitation.
- Les 2 feuillets sont CPT symétriques
- Les métriques conjuguées se déduisent du système d'équations :
S = χ (T-T*)
S* = χ (T*-T)

Nota : Le modèle n'est évidemment pas en contradiction avec les tests de la RG. En effet, comme la matière m et la matière gémellaire m* se repoussent, là où il y a une concentration de matière (par exemple une étoile), dans la portion adjacente, conjuguée du feuillet F*, règne un vide poussé : la matière m y a "fait le ménage" en repoussant les masses m* au loin. Dans le voisinage du Soleil le tenseur T* (de la matière m*) est donc négligeable devant T (de la matière m) et l'équation de champ local devient S = χ T , c'est à dire l'équation d'Einstein, qui se présente alors comme une forme approchée du système d’équations "gémellaires", mais plus un objet s’éloigne du Soleil (Pioneer 10, Pioneer 11, Ulysse, par exemple), plus le tenseur T* augmente … explication du ralentissement constaté
- La densité d*, de la matière m*, serait de l’ordre de 64 fois celle de la densité d de notre matière m.
- L'étude de l’évolution des géométries conjointes des deux feuillets, indique une vitesse moyenne d'agitation thermique, V*th, dans le feuillet F*, quatre fois plus élevée que dans le nôtre F.
- Notre feuillet F, entropique, est en expansion accélérée. Sa température de fond de rayonnement à 2,7°K est en diminution.
- Le feuillet conjugué F*, néguentropique – son temps "rétrochrone" du nôtre – , est en expansion décélérée. Sa température de fond de rayonnement est de l’ordre de la cinquantaine de °K.
- Entre couple de points conjugués (A ;B) et (A* ;B*), la distance D* dans le feuillet F* est plus courte que la distance D dans notre feuillet F, d’un facteur d’environ 4 (4 étant la racine cubique de 64)
- La matière gémellaire m* se regrouperait selon d'immenses conglomérats, rayonnant dans l'infrarouge* et le rouge sombre*, structurés comme d'immenses protoétoiles sphéroïdales, mais dont le temps de refroidissement excéderait alors l'âge de l'univers. Ces conglomérats fonctionneraient comme de gigantesques protoétoiles qui ne se seraient jamais allumées (pas de réaction de fusion). Repoussant notre propre matière, ils seraient responsables de la VLS, de la structure à très grande échelle de notre propre matière, lacunaire, agencée autour d'immenses bulles vides dont le diamètre caractéristique est de l'ordre de la centaine de millions d'années-lumière (une récemment découverte … avec un diamètre du milliard d’al … !!!), et dont l'existence, en dehors de cette explication par le modèle gémellaire (simulations numériques) reste assez … inexplicable.
- La vitesse de la lumière c* dans le feuillet F* pourrait être de l’ordre de 50 fois la nôtre c (15 millions de km/s)
-etc.

Le modèle cosmologique issu de cette théorie explique les points que le MCS n’élucide pas, et en outre exclut le "trou noir", objet mathématique corollaire d’un mauvais choix de coordonnées aboutissant à une singularité.
Le contexte gémellaire change totalement le scénario de l'étoile à neutrons déstabilisée qui s’effondre, qui collapse.
Dans le MCS, quand une étoile à neutrons grossit, alimentée en matière extérieure, elle atteint une masse critique d’environ 2,5 fois la masse du Soleil, sa pression à coeur devient trop forte. Les neutrons ne peuvent plus se supporter. Alors, atteignant le rayon de Schwarzschild, elle est censée s'effondrer sur elle-même sans qu'aucun phénomène physique connu puisse être invoqué pour contrarier cet effondrement, ce "collapse gravitationnel" aboutissant au trou noir selon le MCS.
Mais il est une chose peu connue, y compris des spécialistes de cosmologie, alors que c'est un travail qui date des années 1940 : il existe une autre criticité qui se manifeste juste avant que le rayon de l'étoile n'atteigne la valeur de Schwarzschild. C'est une valeur très proche puisqu'elle n'est que de 5% inférieure. Lorsque le rayon de l'étoile l'atteint, la pression s’envole au centre de l'étoile, en vertu du modèle "TOV" construit par Tolman, Oppenheimer et Volkov (c'est l'Oppenheimer de la bombe US).
Dans le modèle gémellaire, cette montée vertigineuse en pression crée au coeur de l'étoile à neutrons un "pont hypertorique" entre les feuillets F et F*.

Que se passe-t-il alors ?

1er scénario : une étoile à neutrons reçoit un afflux de matière en provenance d'une étoile compagne (par vent stellaire), ce qui lui fait atteindre deux masses solaires, masse qui fait s'envoler la pression à cœur. Un pont hyperspatial s'ouvre alors en son centre, par lequel cette matière en excès est évacuée. Lorsqu'elle se retrouve dans le feuillet jumeau F*, sa masse m s'inverse en m*, elle se disperse, repoussée vigoureusement par l'étoile à neutron, dont l'action s'y fait sentir comme un objet répulsif. L'évacuation via le passage hypertorique s'effectue à vitesse relativiste et l'importance de cette structure (la surface de la sphère de gorge au centre de l’hypertore) dépend du débit à assurer. Si l'apport est continu, le pont hypertorique se comporte comme un "trop plein" fonctionnant en permanence et assurant un débit de fuite.

2nd scénario plus violent : Fusion de deux étoiles à neutrons. Le processus est alors beaucoup plus violent. Le pont hypertorique se crée et croît très rapidement, à vitesse relativiste, en avalant une bonne partie de la masse. Tout ceci avec émission d'ondes gravitationnelles et "sursaut gamma".
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:39
Suite 11 : HET et voyage interstellaire

La structure d’espace-temps gémellaire, avec régions conjuguées, et la topologie hypertorique permettent d’envisager des transferts de feuillet F à feuillet conjugué F*, sans altération (car pas de singularité, dite "trou noir", de l’espace-temps) des portions intéressées, via géodésiques passant par la sphère de gorge (exemple du collapse d’une étoile à neutrons, qui en plus permet d’expliquer les flashes gamma dont la fréquence de détection est en moyenne quotidienne !)
L’équation de champ S = χ T permet de comprendre que si l’on augmente localement la partie droite tenseur T d’énergie, on augmente la partie gauche tenseur S de géométrie locale : la courbure de l’espace local augmente alors que la pression augmente jusqu’à atteindre la valeur critique du modèle TOV.
Imaginons qu’une "exocivilisation" possède la technologie permettant de reproduire artificiellement ce transfert hyperspatial. Comment ces "voyageurs" pourraient-ils opérer ?
Si les constantes de la physique (on a vu ce qu’il en est de la "constante universelle c") sont fortement modifiées par une forte augmentation de pression (qui est une densité d'énergie), ils ont dû chercher comment exploiter localement cette augmentation de densité d'énergie. Les atomes, les molécules, possèdent des états métastables. Un système métastable n’est pas stable en théorie, mais pendant un instant il paraît l’être en raison d’une vitesse de transformation très faible. L'hélium, par exemple, a un état métastable bien connu. Si on fournit de l'énergie à l'hélium, celle-ci peut être stockée de cette manière.
Imaginons un engin spatial, aux alentours de la Terre, qui émet une "coquille" de gaz : des grasers (Gamma Ray Laser) émettent alors une impulsion forte de rayons gamma qui sont absorbés par les noyaux du gaz. Si le niveau d'excitation est métastable, les noyaux ne peuvent pas dissiper cette énergie et l’état de criticité est atteint.
De minuscules ponts spatiaux se forment et fusionnent ensemble le long d'une surface fermée entourant l’engin de volume v.
Le contenu du volume v et le contenu du volume v* conjugué de l'espace jumeau sont échangés.
Ce volume raréfié est ensuite rapidement comblé par des molécules d'air.
Pour les passagers, la Terre a disparu (les photons ne peuvent pas voyager d'un feuillet à l'autre, pour les raisons géométriques déjà évoquées).
>>> Pour les observateurs terrestres, l’engin spatial n’est plus observable et semble s’être « dématérialisé ».
Le transfert dans l'univers jumeau change "la masse apparente" (m est changé en m*). Alors, qu’arrive-t-il à l’engin après son transfert dans l'univers jumeau ?
Au lieu d’être attiré par le champ de gravité terrestre, l’engin est repoussé par "la Terre invisible". Si le transfert hyperspatial est fait de nouveau, mais en sens inverse, l’engin réapparaît, soumis à nouveau à la gravitation terrestre. L'alternance rapide de transferts hyperspatiaux produirait un "effet d'apesanteur" ou "d'antigravitation" suite aux deux mouvements (attraction dans notre feuillet F et répulsion quand l’engin est dans le feuillet jumeau F*).
En outre, ce changement rapide du signe de la masse apparente produira des ondes gravitationnelles. Les "exopassagers" pourraient ainsi communiquer avec des ondes gravitationnelles simplement produites par une masse soumise à un transfert hyperspatial local oscillant … ce qui pourrait expliquer l’insuccès du programme SETI .
Ainsi, et pour résumer, les avantages sont-ils triples pour les voyages interstellaires :
- la distance entre 2 couples de points conjugués ( A ; B ) et ( A* ; B* ) n’est pas la même dans F et F* . Elle est plus courte dans F* d’un facteur d’environ 4
- les calculs induisent que la vitesse de la lumière c* , dans le feuillet F*, est plus élevée que c (d’un facteur pouvant atteindre 50)
- aucune propulsion n’est nécessaire pour accélérer : à toute masse au repos, m, est associée sa longueur de Compton, L , telle que : L = h / mc
Une particule, un proton par exemple, de l’engin transféré dans un univers "plus petit" subirait un "effet Gulliver" et apparaîtrait aux protons* (des noyaux d’hydrogène* ou d’hélium*), appartenant au feuillet jumeau F*, avec une longueur d’onde augmentée et une fréquence diminuée.
Cette diminution de fréquence correspondrait à une perte d’énergie qui ne peut pas être en raison d’une loi de l’espace-temps : la loi de conservation de l’énergie-matière, également inscrite dans l’équation de champ d’Einstein.
Il faut donc que la particule transférée se matérialise dans le feuillet F* avec une longueur d’onde diminuée, c'est-à-dire avec une fréquence augmentée, c'est-à-dire avec une vitesse relative augmentée.
Et les passagers n’en sont nullement incommodés, leurs particules subissant le même traitement … idem que l’occupant d’un ascenseur en chute libre dans le champ de gravitation terrestre.

Ainsi pour compenser un ratio de 4 entre les longueurs de Compton L et L*, la particule acquiert-elle 96,85% de la vitesse de la lumière c* dans le feuillet F* … soit, pour fixer les idées, environ 14,5 millions de km à la seconde, avec des distances 4 fois plus courtes à franchir !

Un engin transféré dans le feuillet jumeau F* y apparaîtrait donc avec une vitesse relativiste (14,5 millions km/s) par rapport à notre limite c (300 000 km/s), subissant une accélération sans propulseur.

Un tel engin exploiterait tout simplement l’énergie mutuelle des 2 feuillets F et F*.

Pour les 3 raisons indiquées, la durée du voyage interstellaire serait phénoménalement plus courte que nous le croyons..
Des systèmes planétaires distants de quelques dizaines ou quelques centaines d’années-lumière, dans notre univers observable U, pourraient être joints en quelques semaines à quelques mois en utilisant ce transfert hyperspatial dans notre univers jumeau U*.

Quant aux déplacements dans l’atmosphère terrestre, le système de propulsion peut par exemple faire appel au principe Magnétohydrodynamique (MHD-PEMP gaz à écoulement externe), avec annihilation des ondes de choc et donc du bang supersonique.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:42
Suite 12 : Virage à 90° et demi-tour

Lors du transfert hyperspatial, il est nécessaire d’aligner les spins des particules – comme nous commençons à savoir le faire notamment pour l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) – sinon chacune d’entre elles se dirigerait dans le nouveau feuillet suivant sa direction de spin … l’engin et ses occupants se disloqueraient, exploseraient.
La direction de cet alignement détermine la direction du déplacement de l’ensemble transféré dans le nouveau feuillet.

==> Il est donc possible d’effectuer 2 transferts successifs ( U >>> U* puis U* >>> U), le tout perçu comme instantané (persistance rétinienne et temps de réponse de l’instrument de détection/mesure), en prédéterminant l’alignement des spins de telle manière que l’engin et ses occupants effectuent dans notre univers observable U un changement de direction à 90° ou à 180° sans décélération apparente.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Jeu 17 Déc 2009, 19:47
Suite 13 : Libellule, thixotropie et MHD-PEMP

Certains témoignages d’observations mentionnent des ufonautes aux côtés de leur engin au sol, lesquels après l’avoir réintégré décollent lentement puis atteignent une vitesse de fuite avec une accélération telle (40 à 50 g, corroborée par des observations radar) que les organes d’un être vivant complexe ne peuvent "théoriquement" pas supporter.
Or lorsque l’on étudie ces déplacements, on constate de fortes accélérations par impulsions d’une durée de la milliseconde (PEMP = Propulsion ElectroMagnétique Pulsée). Ce mode impulsionnel couplé à l’utilisation d’un environnement antithixotropique – l’inverse du phénomène entrant en jeu pour les sables mouvants – dans la cabine de pilotage ou la combinaison anti-g revêtue par les passagers vont dans le sens de la tolérance, de la résistance aux contraintes physiologiques subies lors de ces fortes accélérations.

Depuis plusieurs années maintenant nos labos de recherches – notamment militaires – travaillent sur ces accélérations par impulsions couplées à l’utilisation de combinaisons anti-g s’inspirant de l’anatomie et de la physiologie de la libellule.
Lors de son vol saccadé, la libellule encaisse de manière naturelle 30g grâce à son sang qui coule librement dans tout son corps. Un sang remué en permanence par un cœur en forme de tube, qui flotte dans le liquide avec les autres organes. Et c’est ce "rembourrage" liquide qui rend la libellule capable d’acrobaties aériennes largement hors de portée de tout engin piloté conçu par l’homme.

Les combinaisons sur lesquelles s’axent ces recherches comportent un système antithixotropique, permettant de faire varier la viscosité d'un produit en fonction de la force d'accélération à laquelle est soumis le pilote ou passager.
En outre ces fortes accélérations engendrent la naissance de trains d'ondes acoustiques pouvant entraîner la rupture de la structure de l’engin par phénomène de résonance.

C'est une des raisons pour laquelle cette "coque" doit probablement être réalisée en un "matériau intelligent", truffé, notamment mais pas que, de minuscules canaux en réseau emplis d'un produit à la viscosité variable permettant de modifier automatiquement la valeur locale de l'impédance acoustique du matériau, de son module d'Young, etc. (il y a tant de notions à vulgariser pour ceux réellement intéressés par le phénomène ovni !).
La "carrosserie" des ovnis possède probablement une structure d'une complexité comparable à celle de notre derme, de notre peau.
Ainsi sont stoppés, dès détection, les trains d'ondes qui pourraient provoquer une rupture.
Toute notre technologie contemporaine converge vers des solutions de ce genre qui, lorsque ces techniques seront maîtrisées, envahiront immédiatement tout le monde aéronautique. En effet, ce qui dimensionne les structures des avions ne sont pas tant les charges statiques mais la résistance à la fatigue liée aux effets aéroélastiques. Ce qui "use" les avions ne sont pas tant les contraintes liées au vol lui-même mais le fait que les appareils "battent des ailes", même faiblement, et les effets de fatigue liés au ... roulage au sol. Un matériau "intelligent" réagira activement contre les contraintes alternées, génératrices de fatigue.

Nous découvrons peu à peu cette technologie des matériaux "intelligents", par exemple magnéto-rhéostatiques ou électro-rhéostatiques.

Ci-dessous, image d’un tel matériau, dont la viscosité varie quasi-instantanément, passant de l’état solide à celui de liquide et inversement, développé dans les laboratoires du Michigan Institute of Technology :


Nous voyons ainsi qu’il est également possible de faire varier la forme d’un objet.

Vous constatez, Althea et Fox1977, que ces 13 posts fourmillent de quelques idées sur le comment est-ce possible ! Wink

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Ven 18 Déc 2009, 01:43
Merci Jean pour ce long exposé très intéressant, bien que complexe...
En effet, j'ai compris dans les grandes lignes le "comment est-ce possible"...
Pourquoi donc les scientifiques ne veulent-ils pas reconnaître que théoriquement c'est envisageable ?
Tu sembles être plongé dans un milieu scientifique (car si les sciences ne sont qu'un hobbie, on peut dire que tu t'y plonges à fond, car tes connaissances scientifiques sont très avancées, ce qui me laisse penser que tu es toi-même un scientifique). Si tu côtoies des scientifiques, peux-tu m'expliquer cette réaction épidermique de rejet absolu lorsqu'on leur parle de l'éventualité de visiteurs extraterrestres ?
Scientifiquement, c'est quelque chose qui devrait les passionner...
Est-ce parce que ça risquerait de mettre par terre pas mal de leur travail ?
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Ven 18 Déc 2009, 11:56
Bonjour à tous,


Merci Jean, ce fut pour moi aussi très intéressant et plus clair que ce que j'ai pu lire auparavant.oui
Cordialement.

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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Ven 18 Déc 2009, 12:01
Je me suis régalé à lire cette série de posts de Jean, qui est décidément bien au fait des avancées les plus pointues de la physique contemporaine.

Le modèle gémellaire de l'espace temps est très convainquant pour expliquer la structure "en bulles" de l'univers à grande échelle. Il a aussi l'avantage d'expliquer "simplement" les anomalies que le modèle cosmologique standard résout péniblement par quelques "pirouettes" suspectes (inflation et autres artifices..).

Enfin la RG, qui a tant de vérifications expérimentales à son actif, n'est pas contredite mais apparaît comme une approximation valable dans les régions du feuillet ou domine la matière m et ou par conséquent, dans le feuillet conjugué, sa consœur m* a été repoussée. Einstein serait content, lui qui doutait que la RG lui survive longtemps. En fait elle apparait comme le premier opus d'une théorie plus générale.

Enfin, la question que je me pose : cette théorie Sakharov-Petit, si séduisante, fait elle aujourd'hui l'objet de recherches intensives pour la valider théoriquement et expérimentalement ou bien est elle encore pour la communauté scientifique une "curiosité"?

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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Ven 18 Déc 2009, 16:55
Bonjour brunehaut, Fox1977 et Pierre31,

Merci pour vos commentaires qui me rassurent quant à la compréhension du contenu de mes 13 posts ci-avant malgré leur présentation brouillonne (… par manque de temps pour une meilleure mise en forme :oops: ).

@Pierre31 a écrit: […] est elle encore pour la communauté scientifique une "curiosité"?
Ce type de travaux est aujourd’hui encore qualifié d’ « exotique », même si de plus en plus de physiciens s’y sont intéressés et s’y intéressent.

Nous pouvons par exemple citer :
- l’anglais Michael Boris Green
- l’américain John Henry Schwarz
- le pakistanais Abdus Salam, Nobel de physique en 1979
- le français Gabriel Chardin
- l’allemande Sabine Hossenfelder

Cette dernière, alors postdoc sous la direction de Lee Smolin au Perimeter Institute for Theoretical Physics, a publié ce papier le 17 juillet 2008 dans Physical Review D, revue à comité de lecture :

A bi-metric theory with exchange symmetry
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0807/0807.2838v1.pdf

et plus récemment, celui-ci publié le 18 septembre 2009 :

Antigravitation
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0909/0909.3456v1.pdf

Ainsi pour expliquer la "masse manquante", la "matière noire" que nous n’observons pas malgré toutes nos recherches (or cette "matière noire" devrait représenter une abondance au moins cinq fois plus importante que la matière ordinaire, pour constituer de 83 % à 90 % de la densité totale de l’univers observable !), et le "pouvoir répulsif du vide", hypothèse lourde, de plus en plus de physiciens s’orientent vers un modèle de cosmos bi-métrique, bi-gravifique, et "collent" de la masse négative (répulsive de la nôtre) dans un feuillet conjugué du nôtre (un univers imbriqué avec le nôtre) géométriquement inobservable, les deux ne communiquant que par interaction gravitationnelle.

Petit à petit, l’idée initiale d’Andreï Sakharov fait son chemin ! Wink

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Ven 18 Déc 2009, 23:40
Merci Jean. J'ai ainsi pu relire cette séduisante théorie. Force est de constater (la répartition des amas de galaxie à la surface de bulles, la justification de forme des galaxies ainsi que l'anomalie Pioneer peut-être également) que cette théorie gémellaire s'appuie sur des exemples concrets.

J'avais lu que les failles du modele cosmologique standard pouvaient aussi s'expliquer par la théorie MOND, mais que celle-ci n'explique pas les lentilles gravitationnelles. Le modèle gémellaire peut-il en rendre compte?

Aux lecteurs qui comme moi apprécient les explications un peu pointues, je vous recommande ce livre d'un niveau bac S qui se propose d'expliquer l'histoire de l'astronomie & astrophysique depuis ses débuts, tout en plongeant(à la manière de Jean) dans les détails du MCS.
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2804140121/surlatoile-21

Je voulais de plus, Jean, appuyer ce modèle que vous présentez à l'aide de cette photo que j'ai prise de mon bol de thé, alors que je lisais le livre ci-dessus...
Ca peut paraitre "bête" mais il existe une discipline, je l'ai découvert ensuite, qui s'attache à remarquer des phénomènes de la vie quotidienne qui viendraient renforcer des théories... bien plus grandes.



Ce que cette "mousse stellaire", qui semble s'être transformée en galaxie sous l'élan de la cuillère, semble démontrer, c'est que la fine pellicule immobile qui existe à la surface du thé, cette "frontière gémellaire", occasionne une friction qui en dehors du fait de contenir sa masse si le bol n'était là pour le faire, lui confère au final une forme "en bras" que l'on retrouve et n'explique pas totalement dans le MCS.
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Jean Curnonix
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 19 Déc 2009, 01:45
Bonsoir Sebastien,

Sebastien a écrit:[…] les lentilles gravitationnelles. Le modèle gémellaire peut-il en rendre compte?
Oui, tout à fait, la géométrie d’une géodésique au voisinage d’une galaxie (= la déviation d’un photon) est alors due aux effets combinés de la galaxie (attractifs) et de l’environnement de la matière gémellaire (répulsifs) : on obtient un fort effet de lentille gravitationnelle.

Pour ce qui concerne la forme spiralée des galaxies et la pérenité de celles-ci sur des milliards d’années (la Voie Lactée a effectuée plus de 50 rotations sur elle-même depuis sa naissance), des simulations numériques confortent la-aussi le modèle bi-gravifique.

Puisque outre le thé vous semblez goûter la lecture, je vous sugère, si vous le voulez bien, celle de :

- Titre : On a perdu la moitié de l'univers
- Auteur : Jean-Pierre Petit
- Editions : Albin Michel (on le trouve aussi en livre de poche chez Hachette Littératures)

Ce bouquin est une présentation vulgarisée des travaux d'astrophysique et de cosmologie de l’auteur, et vous en saurez probablement davantage sur le modèle cosmologique gémellaire. Wink

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 19 Déc 2009, 11:03
Merci Jean, je ferais un petit tour chez mon libraire aussi.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 19 Déc 2009, 13:34
Bonjour Jean,

Votre série de post est des plus remarquable,mettant enfin a ma portée des notions scientifique expliquées clairement pour le "petit" scientifique que je suis.

Je tiens a vous remercier pour cela. hreh

Sans vouloir faire de pub a un magazine de vulgarisation scientifique,
le numero 1105 de Sience et Vie propose un article sur la question,
et y ait présenter un "shéma" ,qui je pense rejoint en parti vos explications.(si j'ai bien compris vos propos).
Qu'en pensez vous?


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Jean Curnonix
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 19 Déc 2009, 21:48
Bonsoir Pierre.B alias anakin19 ( Wink ),

@Pierre.B a écrit: le numero 1105 de Sience et Vie propose un article sur la question, et y ait présenter un "shéma" ,qui je pense rejoint en parti vos explications.(si j'ai bien compris vos propos).
Qu'en pensez vous?
Le modèle de Gabriel Chardin et Luc Blanchet auquel vous faites allusion, présenté schématiquement dans le n° 1105 d’octobre 2009 de Science & Vie, n’a pas grand-chose à voir avec celui notamment des travaux d’Andreï Sakharov (Multisheet Cosmological Model) ou de Jean-Pierre Petit.

Voici le schéma auquel vous vous référez pour le modèle de Gabriel Chardin et Luc Blanchet, page 57 du n° de la revue citée :



Dans le modèle gémellaire, matière ordinaire – de masse et d’énergie positives – et antimatière au sens de Feynman – de masse et d’énergie négatives – , mutuellement répulsives, situées dans 2 feuillets géométriquement non connexes, donc géométriquement mutuellement inobservables, n’interagissent que par le champ gravitationnel, interaction inscrite dans l’équation de champ de la relativité générale d’Einstein.

L’antimatière de Gabriel Chardin et Luc Blanchet, présente dans notre univers observable, est de masse et d’énergie positives. Il s’agit d’antimatière au sens de Dirac : celle que nous savons produire en laboratoire.

Or l’antimatière au sens de Dirac, de masse et d’énergie positives, est gravitationnellement attractive comme la matière ordinaire qui est aussi de masse et d’énergie positives.

Ce caractère attractif est non seulement une nécessité théorique inscrite dans la relativité générale mais est aussi vérifié par l'expérience : un faisceau de positions (= antiélectrons) présente une déflexion vers le bas, et l'antihydrogène "tombe".
Cela signifie qu'un objet fait de matière et un objet fait d'antimatière au sens de Dirac resteraient tous deux sur le sol et le second ne s'envolerait pas vers le ciel.
( Nota : De multiples autres remarques seraient à formuler mais sortant du cadre de ce forum grand-public au bagage hétérogène, davantage "philosophe" que scientifique ou même techno-scientifique).

Relisez les quelques posts ci-dessus, notamment le post du Jeu 17 Déc 2009 19:25 à la page précédente, et vous saisirez mieux que :

Au sein du Cosmos Gémellaire [ bi-feuillet ], donc dans la "somme" des 2 feuillets F et F*, on a 4 types fondamentaux de "matière" :

- Deux dans notre feuillet F d’univers observable : de la matière, et de l'anti-matière "au sens de Dirac" C-symétrique qui a la même masse et énergie que la matière dont elle est le symétrique (elle est rare, on sait en créer en labo comme évoquer ci-dessus)

- Deux autres dans le feuillet F* jumeau : des particules à énergie et masse négatives. Ce sont des particules de matière* et des particules d'antimatière*. La dualité "matière-antimatière" existe aussi dans le feuillet jumeau F*.

Vous concevez alors davantage la différence d’avec le modèle de Gabriel Chardin et Luc Blanchet dont l’idée émise d'une répulsion gravitationnelle dans notre univers observable entre matière et antimatière au sens de Dirac est tout simplement contredite par … l’expérience !

Une étape intellectuelle leur est à effectuer, celle réalisée en 1967 par Andreï Sakharov : concevoir un cosmos avec 2 feuillets d’univers, imbriqués l’un dans l’autre, géométriquement mutuellement inobservables (les photons de l’un ne pouvant pas aller dans l’autre), et n’interagissant que par le champ gravitationnel, interaction inscrite dans l’équation de champ de la relativité générale d’Einstein

Je pense que cette idée initiale d’Andreï Sakharov sera à la base de notre prochain paradigme cosmologique … qui révolutionnera notre paradigme scientifique dans son ensemble !

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Dim 20 Déc 2009, 15:02
Merci Jean pour votre réponse,
elle éclaircie un petit peu plus mon idée sur la question.(je suis très loin de saisir tout ces concepts scientifique,mais j'essaye,ce qui est déjà pas mal ! pùmp! hjy-t )

@Jean Curnonix a écrit:Ce caractère attractif est non seulement une nécessité théorique inscrite dans la relativité générale mais est aussi vérifié par l'expérience : un faisceau de positions (= antiélectrons) présente une déflexion vers le bas, et l'antihydrogène "tombe".
Cela signifie qu'un objet fait de matière et un objet fait d'antimatière au sens de Dirac resteraient tous deux sur le sol et le second ne s'envolerait pas vers le ciel.

Le magazine de vulgarisation scientifique cité dans mon premier post présente une expérience qui doit justement tester l'effet de la gravité sur l'antimatiere.Mais cette dernière n'est annoncé que pour l'horizon 2013.
L'expérience que vous citer a été faite quand,et par qui?

J'espère ne pas paraitre insistant avec mes questions,
mais ce sujet(même si je n'en saisi pas toute les nuances...) m'intéresse fortement.

Cordialement,

Pierre B
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Dim 20 Déc 2009, 21:51
Bonsoir Pierre.B,

Vous n’apparaissez d’autant moins insistant que vos questions, louables, témoignent de votre intérêt pour ce fil d’échanges.

Vous trouverez notamment ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Interaction_gravitationnelle_de_l'antimati%C3%A8re , concernant ATHENA et ATRAP (mais pas que, lisez entièrement l’article), la réponse à votre dernier questionnement ci-dessus dont il faut se remémorer qu’il a trait à l’antimatière au sens de Dirac (à ne pas confondre avec l’antimatière au sens de Feynman).

Concernant les données gravitationnelles relatives à l’antihydrogène (au sens de Dirac), elles seront affinées lors de mesures réalisées par AEGIS (http://fr.wikipedia.org/wiki/AEGIS_(Physique_des_particules) ) avec production d’antihydrogène à partir de positronium (= positron + électron) + antiproton >>> Voir cet abstract et la Figure 1 du document pdf attaché .

P.S.: Pardon, mais 2 des liens ci-dessus ne s'affichent pas correctement et sont donc inopérants. pale
Faites-en un copier/coller dans Google pour y remédier.

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Ven 25 Déc 2009, 15:33
Bonjour à tous,

Je vous remercie pour votre exposé des plus passionnants, Jean, et vous prie de m'excuser pour le retard accumulé à vous répondre.

J'imagine qu'il n'est pas inenvisageable que Sciences et Vie propose prochainement un exposé de la théorie Sakharov-Petit.
Même si les théories dites non conventionnelles ont du mal à être vulgarisées dans ce type de revues, je reste ici optimiste puisqu'elle est corroborée par bon nombre d'observations et qu'elle généralise le MCS sans tout remettre en cause.

Vous dites que cette théorie est encore qualifiée d'"exotique" mais qu'est-ce qui justifie qu'elle le soit davantage que d'autres théories dont on entend beaucoup parler (et que beaucoup citent sans comprendre réellement de quoi il retourne) et qui peuvent sembler plus spéculatives ?
Sans avoir vos connaissances et ne maîtrisant par certains outils mathématiques sur lesquels elles s'appuient pourtant de plus en plus, j'aimerais faire une comparaison et confronter ces différentes théories à celle de Sakharov-Petit.

Je me permets de vous demander de vous faire l'avocat du diable : Quels sont les reproches et critiques actuellement faîtes à l'encontre de la théorie de Sakharov-Petit de la part de ses détracteurs ?
Ces désaccords relèvent-ils d'un défaut de connaissance de leur part, de flous entâchant la théorie, d'incohérences liées à certains phénomènes observés ou de simple mauvaise foi (ce dernier aspect m'intéressant le moins pour mon analyse ) ?


PS : En parlant de détracteurs, je suis tombée par hasard sur ceci :
http://www2.iap.fr/users/riazuelo/cosmo/jpp/p2.html

Ne maîtrisant pas toutes ces notions comme beaucoup de non spécialistes pouvant lire ce genre d'analyses sur le net, je me garde de juger mais je me sens diablement... frustrée.
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 26 Déc 2009, 03:30
Bonjour Althea,

Tout d’abord bravo pour l’intérêt témoigné à ce modèle cosmologique bi-gravifique (ou gémellaire, terme plus simple) qui colle aux observations effectuées de notre univers observable, qui résout problèmes et anomalies que le Modèle Cosmologique Standard n’élucide pas, qui est prédictif, etc., etc., et qui, cerise sue le gâteau, offre, lui, la possibilité du voyage interstellaire !

@Althea a écrit: […] elle (la théorie gémellaire) généralise le MCS sans tout remettre en cause.
Vous avez été, Althea, victime d’un lapsus calami !
En effet le modèle gémellaire ne généralise pas le Modèle Cosmologique Standard – qui est balayé – mais généralise la RG, théorie de la Relativité … Générale. Wink

Pierre31 dans son post du Ven 18 Déc 2009, 12:01, tout en haut de cette page, a fort bien résumé ce dont il s’agit :
@Pierre31 a écrit:Enfin la RG, qui a tant de vérifications expérimentales à son actif, n'est pas contredite mais apparaît comme une approximation valable dans les régions du feuillet ou domine la matière m et ou par conséquent, dans le feuillet conjugué, sa consœur m* a été repoussée. Einstein serait content, lui qui doutait que la RG lui survive longtemps. En fait elle apparait comme le premier opus d'une théorie plus générale.
Voici l’équation de champ d’Einstein « approximation valable dans les régions du feuillet ou domine la matière m et ou par conséquent, dans le feuillet conjugué, sa consœur m* a été repoussée. », prés du Soleil, par exemple, compatible avec l'avance au périhélie de Mercure, proche du Soleil, et la déflexion de la lumière d’étoiles rasant le Soleil lors d’éclipses :
Voici le système de 2 équations de champs conjuguées qui est à la base du modèle gémellaire :

Le modèle bi-gravifique, gémellaire, n'est donc évidemment pas en contradiction avec les tests de la RG. En effet, comme la matière m et la matière gémellaire m* se repoussent, là où il y a une concentration de matière (par exemple une étoile, comme le Soleil), dans la portion adjacente, conjuguée, du feuillet F* règne un vide poussé : la matière m y a "fait le ménage" en repoussant les masses m* au loin. Dans le voisinage du Soleil le tenseur T* (de la matière m*) est donc négligeable devant T (de la matière m) et l'équation de champ local devient S = χ T , c'est à dire l'équation d'Einstein, qui se présente alors comme une forme approchée du système d’équations "gémellaires" conjuguées, mais plus un objet s’éloigne du Soleil (Pioneer 10, Pioneer 11, Ulysse, par exemple), plus le tenseur T* augmente … explication du ralentissement constaté pour ces 3 sondes.

Nous comprenons dès lors que la "constante cosmologique" Λ, artifice proposé par le mathématicien Elie Cartan à Einstein, n’est d’aucune utilité … si ce n’est celle de lui donner une valeur variable, ad hoc, permettant de faire coller le résultat aux observations du moment !

@Althea a écrit:Vous dites que cette théorie est encore qualifiée d'"exotique" mais qu'est-ce qui justifie qu'elle le soit davantage que d'autres théories dont on entend beaucoup parler (et que beaucoup citent sans comprendre réellement de quoi il retourne) et qui peuvent sembler plus spéculatives ?
Ce qui le justifie est notre paradigme actuel au sein duquel c, célérité de la lumière, est la "constante universelle" par excellence. Or il s’agit d’une hypothèse émise par Einstein que l’on a arbitrairement transformée en loi au prétexte que nous le vérifions dans notre espace-temps "ici-maintenant" … mais "ici-maintenant" n’est pas l’univers "partout-toujours".
Relisez dans mon post du Jeu 17 Déc 2009, 19:37 page précédente ce que donne le calcul de la constante de couplage χ de l’équation de champ :

χ = -8 π G /c²

C’est donc le rapport G/c² qui doit être constant, mais cela n’implique nullement la constance de G et la constance de c dans le temps et l’espace comme cela est profondément ancré au sein de notre paradigme scientifique.

Cela n’empêche d’ailleurs pas certains chercheurs théoriciens de faire dans leurs travaux varier G, la "constante universelle de gravitation" (ce faisant l'équation de champ ne conserve plus l'énergie !!!), mais surtout pas c !


@Althea a écrit:Quels sont les reproches et critiques actuellement faîtes à l'encontre de la théorie de Sakharov-Petit de la part de ses détracteurs ?
Ces désaccords relèvent-ils d'un défaut de connaissance de leur part, de flous entâchant la théorie, d'incohérences liées à certains phénomènes observés ou de simple mauvaise foi (ce dernier aspect m'intéressant le moins pour mon analyse Wink ) ?
Cette théorie est tout simplement hors du consensus que représente notre paradigme scientifique actuel.
Nous administrons aujourd’hui les fantastiques avancées de la Physique au cours de la première moitié du XXème siècle – des travaux d’Albert Einstein à ceux de Wolfgang Ernst Pauli – , système au sein duquel il n’y a guère de place pour les concepteurs innovants. pale

Relisez Thomas Kuhn qui a bien défini de quoi il s’agit (cf. La structure des révolutions scientifiques, Flammarion).
>>> Un paradigme est "un ensemble de croyances théoriquement et méthodologiquement interconnectées". Il permet la sélection, l’évaluation et la critique des idées qui sont à la base de notre compréhension du monde. La "science normale", académique, travaille dans le cadre d’un paradigme donné, parce que celui-ci s’est révélé efficace bien qu’il comporte des hypothèses sous-jacentes, non prouvées. Certaines de ces hypothèses peuvent être valables de manière approchée. De nouveaux faits observés peuvent donc venir les contredire quand on regarde au-delà des frontières du domaine où la validité de ces hypothèses avait été vérifiée. Ceci conduit à ce que Kuhn appelle une "crise", mais il la situe au moment où la communauté scientifique prend déjà assez largement conscience du fait que le paradigme antérieur ne suffit plus pour rendre compte des nouveaux faits observés.
Ceci implique un processus assez complexe et lent. Au départ on occulte tout simplement l’importance de ce qui semble perturber les théories connues, parce qu’on se dit que "cela n’est pas possible". Les éléments qui dérangent sont minimisés, voire carrément exclus des publications convenables. On ne peut pas en parler, puisque "les autres" en déduiraient qu’on est irrationnel ! Quand cela n’est plus possible, on réagit en imaginant toutes sortes de stratagèmes, ad hoc, pour "raccommoder" la théorie existante, sans devoir changer le paradigme sous-jacent. Quand on s’est rendu compte du fait que cela ne suffit pas non plus, on en vient à une réflexion libérée voire effervescente. De nouvelles idées prolifères. On envisage presque n’importe quoi, mais finalement, c’est une seule proposition qui émerge. Les autres finissent par s’estomper, parce qu’on n’en parle plus. On les oublie et tout se recristallise alors autour d’un nouveau paradigme, plus englobant et donc plus satisfaisant. On a retrouvé une image du Monde unifiée. Ces "révolutions scientifiques" sont rares, mais réelles.

@Althea a écrit:PS : En parlant de détracteurs, je suis tombée par hasard sur ceci :
http://www2.iap.fr/users/riazuelo/cosmo/jpp/p2.html

Ne maîtrisant pas toutes ces notions comme beaucoup de non spécialistes pouvant lire ce genre d'analyses sur le net, je me garde de juger mais je me sens diablement... frustrée.
Lors d’échanges épistolaires avec un spécialiste de logique algébrique, âgé (il fut l’un des étudiants de Louis de Broglie) mais d’une vivacité intellectuelle époustouflante, je lui écrivais ceci que je reproduis in extenso :

« Je suis persuadé que votre expérience, notamment celle acquise auprès de Louis de Broglie, mais pas uniquement, vous permet de concevoir aujourd’hui que lorsqu’un étudiant "tète" à l’université la science contemporaine qui lui est transmise, installée, riche de nombreux succès, elle lui est présentée comme un ensemble de conquêtes définitives de la raison sur l’ignorance et il n’est guère tenté de la remettre en cause. Durant son cycle d’études il ne lui est présenté aucune (ou très, très rarement) vision d’ensemble de la démarche scientifique, à commencer par une simple initiation à l’histoire des sciences, à l’épistémologie, et c’est tout à fait regrettable. Son doute scientifique s’émousse, sa capacité d’intuition, d’innovation, n’en sort que diminuée, sa démarche scientifique s’en ressentira au sortir de ce cursus "classique" d’une tête bien pleine plutôt que bien faite.
Je caricature, bien évidemment, mais sans trop dénaturer le tableau.

Qu’un Jean-Pierre Petit ait annoncé avoir orienté ses recherches en fonction d’informations contenues dans des textes à l’origine énigmatique, exotique, lui a valu la mise à l’index que l’on sait. Or la Science ne devrait point présenter un tel comportement : ou les travaux de Jean-Pierre Petit sont de qualité et son modèle d'univers jumeaux présente des avancées par rapport au Modèle Cosmologique Standard, ou bien non.
Or lorsque l’on examine rationnellement ses travaux, « force est de constater », pour rependre votre expression, que bon nombre des anomalies, des lacunes du modèle standard sont expliquées et comblées.

Lors d’une très récente polémique au sujet de Jean-Pierre Petit menée sur Wikipédia concernant sa biographie, notamment deux, encore jeunes, chercheurs utilisant l’un le pseudonyme de "Alain r" (polytechnicien de 33 ans, promo 1993, thèse de cosmologie à Paris XI en 2000, astrophysicien en poste à l'Institut d'Astrophysique de Paris), l’autre de "LeYaYa" (normalien au prénom de Yacine, préparant une thèse sur la théorie des cordes ) se sont, de mon point de vue, présentés dans la droite ligne du "classicisme" que j’évoque plus haut. »

Ceci permet une transition vers le lien http://www2.iap.fr/users/riazuelo/cosmo/jpp/p2.html que vous fournissez, dont le contenu hébergé par l'Institut d'Astrophysique de Paris émane de "Alain r", c'est-à-dire Alain Riazuelo.

Attardons-nous un peu par exemple (pardon, l’aspect "technique" sera probablement rébarbatif à certains) sur la critique de ce dernier quant à la présence du rapport G/c² – qualifié de « grossièrement faux » (sic) – dans la constante de couplage χ (dite constante d’Einstein , à ne pas confondre avec la constante cosmologique) telle que la libelle Jean-Pierre Petit ainsi que beaucoup d’autres, dont Monique Signore, directeur de recherche associé à l'Observatoire de Paris, dans un article intitulé Principes de base de la relativité générale :

Le critique l’a retenue suivant la formulation dans laquelle c, la célérité de la lumière, est à la puissance 4 et non pas au carré :
En fait les 2 formulations sont évidemment bonnes, mais dépendant de la manière dont on libelle le tenseur T dans l’équation de champ d’Einstein :
Nous constatons que ce critique a "tété des connaissances", pour reprendre l’expression utilisée plus haut, se réfère à des ouvrages en n’ayant probablement jamais fait le calcul, au demeurant pointu et fastidieux, afin de percevoir cette subtilité.

Toute cette critique est superficielle, argumentum ad hominem, l’IAP ne répondant pas aux multiples demandes de Jean-Pierre Petit pour un légitime droit de réponse en séminaire.
La critique aurait-elle conscience de pouvoir s’être trompée, d’être dans l’erreur ?

Pour ce qui intéresse une probable majorité des participants à ce forum, retenons que le modèle cosmologique standard qui colle de moins en moins avec nos observations de l’univers observable induit une quasi impossibilité du voyage interstellaire, lorsque le modèle bi-gravifique (gémellaire) colle avec nos observations de l’univers observable et offre la possibilité du voyage interstellaire qui serait ainsi beaucoup plus simple que nous le croyons.

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 26 Déc 2009, 09:05
Vous pourrez émettre toutes les hypothèses que vous voulez ou démontrer n'importe quelles théories ou formalisme philosophique, la vie extraterrestre est une évidence pour la simple et bonne raison suivante :

- nous sommes nous mêmes des extraterrestres et nous existons

uy

fgdqhm
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Jean Curnonix
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 26 Déc 2009, 15:04
Bonjour CJ,

Certes le principe anthropique – que vous formulez à votre manière – est un élément fondamental de la réflexion scientifique sur la vie dans l’univers.
Jean-Pierre Sivan ni ne le contredit, ni ne s’y oppose.

Mais pour autant ni lui ni vous, vous n’apportez de réponse à comment franchir des distances réputées infranchissables dans le cadre de notre modèle cosmologique standard.

Rappelons que le fil de cette discussion a pour origine la remarque suivante de Fox1977, à la page précédente :
Fox1977 Mar 15 Déc 2009, 22:54 a écrit:C'est dommage qu'on ne sache pas ce qu'il pense des ovnis...
La plupart des scientifiques affirme désormais que l'univers pullule de vie. Quand on parle de visiter d'autres planètes, ils répondent "Pour l'instant, ce n'est pas possible". Ils insinuent donc que dans le futur, l'évolution des technologies pourrait rendre ces voyages possibles. Mais "curieusement", quand ils entendent que les ovnis pourraient être des engins pilotés par des civilisations extraterrestres, ils s'esclaffent en traitant d'illuminé celui qui ose proférer de telles inepties...
Ce n'est qu'une question de temps avant que le tabou ne tombe mais c'est tout de même très frustrant...
Jean-Pierre Sivan procède du blocage paradigmatique qui nous empêche notamment de budgéter une étude scientifique du phénomène ovni mais pas ceux des programmes SETI et associés :
>>> Loin oui, chez eux, mais chez nous sous nos yeux, non !

Sauf adhésion à ce "Loin oui, chez eux, mais chez nous sous nos yeux, non ! ", dans le cadre de l’HET qui est la seule hypothèse à raisonnablement retenir lorsque l’on a étudié le dossier, votre post ci-dessus, CJ, n’apporte pas de réponse à "Comment franchir des distances réputées infranchissables ?" ! :lunettess:

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 26 Déc 2009, 17:12
@Jean Curnonix a écrit:Sauf adhésion à ce "Loin oui, chez eux, mais chez nous sous nos yeux, non ! ", dans le cadre de l’HET qui est la seule hypothèse à raisonnablement retenir lorsque l’on a étudié le dossier, votre post ci-dessus, CJ, n’apporte pas de réponse à "Comment franchir des distances réputées infranchissables ?" ! :lunettess:

Cordialement

Je n'ai malheureusement aucune réponse à apporté. Désolé.
Je suis au même stade que vous, je cherche...................

hkyh
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Sam 26 Déc 2009, 17:23
Bonsoir CJ,

Avez-vous lu le fil de ce sujet depuis le début ?

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Lun 04 Jan 2010, 00:45
Ouf !
Je viens de finir de lire tout ce qui se rapportait au Modèle cosmologique gémellaire, et j'avoue que je suis d'avantage séduit par ce modèle que parle MCS.

J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que l'affirmation de la nullité de masse d'un photon soit écartée, sans compter qu'il s'agissait là AMHA d'une absurdité logique patente.

J'ai aussi une question provoqué l'évocation d'un Science & Vie plus haut :
Comment d'après le MCG arrive-t-on à un univers actuel dominé par la matière ?(à moins que le modèle affirme que ce déséquilibre n'existe pas ?)

De plus, est-ce que le modèle gémellaire de l'espace temps permet enfin la réunification de la relativité générale et de la mécanique quantique ?

Enfin, (je me restreins au niveau de mes questions afin de ne pas trop m'éparpiller) le MCG permet-il l'existence d'univers parallèles ? (Autrement dit : pourrait-il y avoir des ET venant d'univers parallèle au nôtre ?)

J'espère ne pas avoir posé de question stupide, étant donné qu'il y avait beaucoup de termes techniques.

Bonne nuit.
renée
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Lun 04 Jan 2010, 20:10
woaw!!!!
mais ,donc... pour voyager plus vite il faudrait paser d'un feuillet à l'autre ? (ou je n'ai rien compris...)
Merci pour l'éclairage, même si pour moi la lueur est assez vascillante ( tant pis ,je n'avais qu'à écouter en classe!)
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Lun 04 Jan 2010, 22:41
Merci Jean pour vos réponses toutes pertinentes. Un point me taraude toutefois, vous êtes assez précis sur les paramètres de notre univers jumeau (vitesse de la lumière, température). Par quel moyen avez-vous déterminé ces valeurs dans la mesure où cet univers ne nous est accessible que par ses effets gravitationnels ? Un calcul à partir du confinement des galaxies?
Comme vous le soulignez justement, je pense effectivement que ce modèle du big bang prend eau de toutes parts et qu’il ne va pas tarder à rejoindre le musée des théories désuètes tant les observables viennent challenger « l’inflation » d’absurdités qu’il faut injecter pour le maintenir à flot. Je me demande si le coup de grâce ne viendra pas :
-de la détermination de l’âge des étoiles les plus anciennes de notre galaxie et notamment celle de type M,
-et du recalibrage des distances qui devrait amener encore une moisson d’observables « antinomiques » avec le dogme!

Pour l’âge des étoiles, je fais référence au papier suivant :
http://arxiv.org/abs/0812.1227
Dont j’extrais notamment :
This review presents an introduction to metal-poor stars and their role as "cosmic lab" for the study of neutron-capture nucleosynthesis processes, particularly that of the r-process. The metal-poor star HE 1523-0901 serves as an example for this group of objects. It displays in its spectrum the strongest overabundance of neutron-capture elements associated with the r-process. Heavy neutron-capture elements such as Eu, Os, and Ir were measured, as well as the radioactive elements Th and U. Abundance of Th and U, in conjunction with those of stable elements make possible nucleo-chronomtery, i.e., the determination of stellar ages. HE 1523-0901 appears to be ~13 Gyr old. Age uncertaintites range from 2-5 Gyr for individual chronometers, and are largly due to theoretical uncertainties in the initial production ratio of the employed chronometers.

La méthode, n’est pas encore très précise (seulement 2 à 5 G ans de précision) mais on trouve par exemple que certaines étoiles apparaissent avoir l’âge du big bang voir plus !
HE1523-0901 apparait être âgée de 13 Gans ou comme :
HD221170, 17.7 Gans.
HD115444 17,7 Gans.
Et la meilleure pour la fin
CS 22892-052 26,6 Gans !
Il y a comme qui dirait un problème. Soit la méthode de calibration est entachée d’erreurs, soit l’âge de l’univers (si tant est que cette formulation ait un sens) calculé à partir de la théorie du big bang est erroné. Voilà donc un champ de recherche à surveiller de près notamment en ce qui concerne les naines brunes, les étoiles de type spectral M et leur datation.
Pour le recalibrage des distances, voir l’article suivant :
An Era of Precision Astrophysics: Connecting Stars, Galaxies and the Universe
an Astro2010 Science White Paper
On notera au passage la participation de la Navy… un nouvel océan en perspective ?
]http://arxiv.org/abs/0902.3197
In the “DISTANCE MEASURESsection below, we separate the methods that depend on intrinsic properties of the objects from those methods that depend mostly on the properties of the detection apparatus, and are thus extrinsic to the sources. The extrinsic techniques -italic in the enumeration above- tend to be most reliable.
A very exciting by-product of this re-calibration of stellar models lies in the ages of stars.[/b] In fact, we expect that it will be possible to determine ages to within a percent or so for those stars that are just a bit younger than the Universe

Les deux sont liés comme mentionné.
Quant à la vie dans l’univers, j’ai comme l’impression que la problématique n’est pas tant dans la découverte de son existence en dehors de la Terre, qui, sans être prophète va être observée d’ici peu, que dans le niveau évolutif de nos voisins. De combien en effet ceux-ci sont-ils plus évolués ? 4000 ans, 10 000ans ou plusieurs millions d’années s’ils sont originaires d’une planète orbitant par exemple autour d’une étoile de type M ? Voilà, comment dire, une problématique abyssale si l’on tient compte des évolutions technologiques de ces dernières décennies. Gageons que si la sagesse vient avec le nombre des années, ces derniers sont pratiquement des « Boudha » nyctalopes réincarnés!
NB Pour les traductions:
http://fr.babelfish.yahoo.com/
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Lun 04 Jan 2010, 23:51
Bonsoir JeanNicolasL90,

Pardonnez-moi, je ne viens que de découvrir votre message.

@JeanNicolasL90 a écrit:Comment d'après le MCG arrive-t-on à un univers actuel dominé par la matière ?(à moins que le modèle affirme que ce déséquilibre n'existe pas ?)
Dans le MCG (Modèle Cosmologique Gémellaire) :
- la matière ordinaire m, la nôtre, est située dans notre univers observable U
- l’antimatière au sens de Feynman constitue la matière gémellaire m* qui est située dans l’univers inobservable U*
>>> Il n’y a pas de déséquilibre, le cosmos, c'est-à-dire l’ensemble constitué par U et U*, comporte autant de matière m que de matière m*… après le "Twin Bang".

@JeanNicolasL90 a écrit:De plus, est-ce que le modèle gémellaire de l'espace temps permet enfin la réunification de la relativité générale et de la mécanique quantique ?
Le hic dans ce genre d’échanges est que l’on est contraint d’entrer dans des détails vite rébarbatifs pour la majorité des participants.
Comme je l’indique dans l’un des posts ci-avant, les travaux sur le modèle cosmologique gémellaire – multifeuillet suivant la dénomination de Sakharov, et nous allons voir que l’intuition est poursuivie – s’apparentent au modèle E8 x E8 (lire "E8 croix E8") de Green, Schwarz et Abdus Salam qui est également gémellaire.
(Réf. : M.B. Green, J.H. Schwarz, Nucl. Phys., B, 181, 502-530 (1981) ; B, 198, 225-268 (1982) ; B, 441-461 (1982) ; Phys. Lett., B, 444-448 (1992))

La structure de groupe fait intervenir une nouveauté en matière de géométrie : "l’indice de feuillet".
Celui-ci peut prendre deux valeurs : +1 ou –1.
La valeur +1 correspond à notre univers observable U, la valeur –1 au feuillet de l’autre univers inobservable "photoniquement" U*.

Les travaux se développent également avec un indice de feuillet à quatre valeurs : +1, +i, –1 et –i.
Les valeurs imaginaires pures de l’indice de feuillet engendreraient une autre paire cosmique, dotée également de deux flèches du temps antiparallèles, mais imaginaires pures.
Le but est d’éclaircir le statut géométrique de l’électromagnétisme, dans l’objectif d’une théorie unitaire. La charge serait alors une "masse imaginaire".
Le modèle se présenterait comme le revêtement à 4 feuillets d’une variété squelette, avec 4 flèches du temps, "en croix", lié à une logique tétravalente, à 4 "valeurs de vérité".

Le lien avec la physique quantique est également recherché.
Classiquement, la méthode de Kostant-Kirilov-Souriau permet de reconstruire l’équation de Schrödinger à partir du groupe de Bargmann.
Un groupe de Bargmann "gémellaire" conduirait à deux équations de Schrödinger couplées.

S’il s’agit d’une voie vers une meilleure compréhension du macroscopique et du microscopique de notre cosmos, nous ne pouvons pas exprimer qu’il s’agisse de « la réunification de la relativité générale et de la (mécanique) physique quantique »

@JeanNicolasL90 a écrit:Enfin, […] le MCG permet-il l'existence d'univers parallèles ? (Autrement dit : pourrait-il y avoir des ET venant d'univers parallèle au nôtre ?)
-1) Mais U et U* sont en quelque sorte des univers parallèles, puisqu’ils ne se rencontrent pas bien qu’ils soient imbriqués l’un dans l’autre : ils sont géométriquement non-connexes. Ce qui fait que les photons de l’un ne peuvent géométriquement pas se déplacer dans l’autre, et inversement, c'est-à-dire que les 2 univers sont mutuellement inobservables optiquement. Ils ne communiquent que par interaction gravitationnelle. Mais nous allons constater que cela va encore plus loin.

Car dans la théorie quantique des champs, la force électromagnétique est véhiculée par des photons virtuels, et des particules qui interagissent par la force électromagnétique interagissent en échangeant des photons virtuels. La lumière est une onde électromagnétique. Les deux phénomènes présentent donc un degré de parenté. La suppression de l'interaction électromagnétique engendre alors deux effets :

- ils ne peuvent se voir.
- les objets qui n'interagissent plus à travers cette force peuvent se traverser (sans collision !)

Les deux phénomènes sont liés.

>>> Il est ainsi possible, via transfert hyperspatial entre les 2 univers, de faire "traverser les murs" à un objet matériel et de le faire apparaître dans une pièce dont portes et fenêtres sont closes et inversement de l’en faire sortir, via transfert inverse. Des témoignages rapportent ce genre de situations … "paranormales".

Il est également possible de traverser une montagne (sans collision), de pénétrer l’écorce terrestre en profondeur (sans collision) pour, par exemple, rejoindre une cavité qui y aura préalablement été artificiellement confectionnée.

-2) Relisez page précédente, si vous le voulez bien, mon post Suite 7 du Jeu 17 Déc 2009 - 19:29 :

Dans U*, la matière gémellaire m* s’y regroupe selon d'immenses conglomérats, rayonnant dans l'infrarouge et le rouge très sombre, structurés comme d'immenses, de gigantesques protoétoiles sphéroïdales, mais dont le temps de refroidissement excède ainsi l'âge de l'univers.

La vitesse d’agitation thermique de ces immenses, gigantesques protoétoiles crée une pression centrifuge telle qu’elles ne peuvent pas se contracter davantage pour augmenter leur température et attendre, à cœur, la température de fusion.
Donc pas de transmutation comme celle qui se produit dans le cœur des étoiles de notre univers observable U, et donc pas de planète, pas de vie dans U*, que de l’hydrogène* et de l’hélium* primitifs apparus après le "Twin Bang".

Cordialement,

Jean
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loupe Re: Jean-Pierre Sivan : « La vie extraterrestre est une évidence

le Lun 04 Jan 2010, 23:54
Bonsoir renée,

@renée a écrit:mais ,donc... pour voyager plus vite il faudrait passer d'un feuillet à l'autre ? (ou je n'ai rien compris...)
Tout à fait, vous avez effectivement compris.
Relisez page précédente, si vous le voulez bien, mon post Suite 11 du Jeu 17 Déc 2009, 19:39 avec l’idée (spéculative) du comment pourrait se réaliser le transfert d’un univers à l’autre.

P.S. : Pardonnez-moi pour le jargon technoscientifique utilisé, mais il est parfois difficile de faire autrement. :oops:

Cordialement,

Jean
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