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Ovnis Exposé de Christel Seval lors de la conférence du 16 - 17 octobre à Strasbourg

le Dim 13 Mar 2011, 23:08
Rappel du premier message :


Christel Seval 1/2 par kuriltai


Christel Seval 2/2 par kuriltai

Exposé de Christel Seval (ancien ingénieur informatique au ministère de la Défense française et membre d'UFO-science) sur le sujet OVNI lors de la conférence du 16 - 17 octobre à Strasbourg.

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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 12 Nov 2011, 17:32
Guillaume.E
Merci mais surtout n’hésitez pas à intervenir. Ce sujet mérite l’intervention de chacun avec sa sensibilité et il n’y a pas de parole autorisée. Auriez-vous par hasard un lien quelconque avec cet historien zète qui considère certains faits comme non recevables car trop anciens ?
La Ratapinhata
Qu'est-ce que j'entend par destructuration ? Et bien , en parcourant ce Forum j'ai lu à plusieurs reprise que la "révélation" d'un contact bouleverserait tout, que c'était incompatible avec notre modèle... culturel, religieux, politique etc...
Franchement, je ne vois pas en quoi... vu que les modèles sont déjà en plein effondrement...

Lorsqu’à une échelle nanométrique sur un forum rassemblant des personnes déjà sensibilisées au sujet (ce forum par exemple) vous observez les polarisations qu’un brin d’étrangeté vient précipiter, vous comprenez alors que le sujet n’est pas si anodin et qu’il déclenche toute sorte de réactions allant du rejet homéostasique à la croyance radicale (que cela soit dans la science « vraie » type « Science et vie », dans la doctrine sceptique usurpée (cf zètes), dans la croyance « religieuse » aux êtres de lumière type new age, etc). Ce sujet touche aux fondements mêmes de nos constructions de la réalité.
On peut avoir peut-être une première idée des conséquences d’un contact et de l’impact que celui-ci pourrait générer en regardant ce qui s’est passé dans l’histoire de l’humanité lorsque des civilisations se sont rencontrées. Et encore, ces « pilotes » mettaient en relation des civilisations « homogènes » en terme d’origine planétaire (enfin je crois). Pour se documenter sur le sujet, vous pouvez lire le très bon bouquin de Christel Seval « Contacts et Impacts », livre que j’ai déjà cité sur ce fil. Je pense que Christel Seval s’est en fait inspiré des travaux de Robert Jaulin et notamment des ouvrages « La paix blanche : Introduction à l’ethnocide » (féroce réquisitoire contre notre immonde monde marchand et ce totalitarisme rampant qui se masque des vertus démocratiques et qui nous conduit tout droit au néant) et « L’univers des totalitarismes »ou essai d’ethnologie du « non-être ». Ces deux ouvrages sont à mon avis deux pierres angulaires pour la compréhension de ces phénomènes du contact.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1972_num_13_4_2115
Le plus dramatique dans cette « paix blanche », c’est le nettoyage au karsher via la sainte trinité « intérêts, marché, monothéisme imposé » de la diversité sociale et culturelle humaine. Ces communautés humaines toutes différentes et qui ont chacune développé leur « être au monde » se trouvent embarquer sur le train de la « modernité » pour mieux converger vers cet horizon du champ des totalitarismes. Cet appauvrissement culturel et social est dramatique car dans ces exemples vivants de communautés humaines se trouvent peut-être éparpillés les recettes et ferments d’un contact réussi avec l’altérité. Leur disparition réduit d’autant notre richesse collective et par voie de conséquence nos champs des possibles (solutions) dans cette problématique du contact.
A titre d’exemple de problématique qui peuvent se poser et pour rejoindre le côté spirituel évoqué lors de la précédente intervention, l’historien Jason T. Kuznicki nous dit que si nous avons de bonnes raisons de penser que certaines notions de spiritualité sont partagées à travers les différentes civilisations de l’univers, elles peuvent l’être d’une façon différente de celles terrestres. Pour prendre un exemple plus terre à terre si j’ose dire, Kuznicki dans « The Inscrutable Names of God : The Jesuit Missions of New France as a Model for SETI-Related Spiritual Questions » cite le cas du premier contact entre les jésuites français et les Montagnais, Hurons et Iroquois dans ce qui est maintenant la partie Est du Canada. Les jésuites s’attendaient à ce que leurs interlocuteurs conçussent l’âme comme immortelle et unitaire. Au contraire, les Iroquois voyaient les personnes comme ayant plusieurs attributs différents et séparés, ce que les jésuites voyaient eux comme un tout unifié dans une âme unique, avec les transformations de ces âmes se produisant à des périodes variées et de façons différentes. De façon similaire, ce que la plupart des religions nord américaines appellent le « Grand Esprit », d’une certaine façon analogue à dieu, est plus probablement le résultat de croyances syncrétiques ultérieures qu’une représentation fidèle de la spiritualité originelle indienne.
Finalement, Kuznicki note que même dans les descriptions communes du monde, les catégories indigènes et européennes transportent avec elles des hypothèses philosophiques sur la nature des objets, des actions auxquels elles se réfèrent. Kuznicki conclut que dans une communication interstellaire aussi, les catégories qui semblent fondamentales à une culture peuvent très bien ne pas être même conçues par l’autre! Si deux branches de l’humanité avec un héritage génétique partagé ont de telles difficultés à se comprendre dans une relation directe, nous devrions nous attendre à un chemin pavé d’embuches et de confusion dans notre relation avec les intelligences extraterrestres. Il en découlerait certainement des perturbations importantes qui contribueraient, quelque part, à la « clochardisation » de l’humanité.
On n'est quand même plus dans la société qui brûlait Giordano Bruno.. au moins en Occident, la religion ne joue plus aucun rôle pour la majeure partie de la population, d'ailleurs le pape et ses jésuites ont dit qu'une vie extraterrestre n'était pas incompatible avec la catholicisme...

En êtes-vous vraiment certaines ? Peut-être que les buchers ont pris une autre forme parfois moins violente mais tout aussi efficace et il y a effectivement des places plus calmes que d’autres. Quant à la religion, je n’ai vraiment pas le sentiment que tout le monde s’en fout sauf à limiter votre raisonnement peut-être au catholicisme.
La religion catholique est intéressante car elle semble avoir pris un virage ces derniers temps concernant la problématique de la vie extraterrestre. Cette religion n’est peut-être pas condamnée, comme on le lit trop souvent, en cas de révélation. En effet, « l’incarnation » de la « divinité » (sans préjuger en aucune façon de la réalité que pourrait recouvrir ce mot) pourrait faire partie d’une étape standard de l’évolution de chaque système planétaire. Etrangement on trouve cette idée encore une fois dans les fameux courriers décriés.
Concernant l’état du monde, je partage votre humiliation mais je pense que vous l’aviez déjà noté dans mes propos.

L’année 1947 est une année singulière dans l’histoire de l’ufologie car elle est celle qui a été marquée par deux des évènements emblématiques de l’histoire des OVNI :
L’observation par Kenneth Arnold de neuf objets volants singuliers près du Mont Rainier dans l’état de Washington, le 24/06/1947.
L’affaire de Roswell où le 04/07/1947 William Mac Brazel découvre des débris sur ses terres.
Quel n’a pas été mon étonnement de constater qu’en ce début d’année 1947, dans l’hebdomadaire paraissant le jeudi, « le monde illustré », on trouve, un semestre jour pour jour avant l’affaire Roswell, dans l’édition du 04/01/1947, un article intitulé « La vie dans l’espace » du journaliste Alexandre Ananoff [0] qui fut un précurseur remarquable et un éclaireur de cette nouvelle branche « l’astronautique ». Il reconnut notamment très tôt le génie de Konstantin Tsiolkovski qui mériterait vraiment d’être réhabilité tant son apport dans le domaine qui nous concerne est significatif et précurseur. Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous cet article, qui même s’il est émaillé de quelques perles liées aux connaissances de l’époque, est d’une modernité qui me laisse pantois ! Le dieu hasard sans doute…
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« Tout cet univers n’est pas unique dans la nature, et nous devons croire qu’il y a, dans d’autres régions de l’espace d’autres terres, d’autres êtres et d’autres hommes… ». Ainsi s’exprimait Lucrèce il y a 2000 ans. Aujourd’hui encore le curieux se pose la même question sans pouvoir y répondre.
Si l’on reconnaît en chaque étoile un Soleil immense éclairant des systèmes planétaires analogue au nôtre, on admettra que la question de l’habilité des planètes étend le problème puisque dès lors, la vie n’est plus limitée à notre infime univers mais qu’elle se situe jusque sur les lointaines terres du ciel.
Telle qu’elle se présente communément, la question pose deux problèmes :
Le premier est de savoir si la vie telle que nous la concevons, animale ou végétale, peut exister sur les planètes de notre système présentant des analogies avec la Terre ;
Le second : sur des planètes offrant au Terrien des conditions inhabituelles de vie, des êtres de conformation spéciale peuvent-ils trouver refuge ? Pour répondre à la première question nous recourrons à la Science ; pour la seconde, à l’imagination et à la logique.
Mais peut-on, en vérité, parler de la vie sur les autres mondes sans l’avoir d’abord étudiée sur Terre ? Pour brève qu’elle soit, cette étude nous montrera combien variée est la vie et divers les milieux où elle se manifeste.
La physico-physiologie, l’anatomie comparés et la paléontologie mettent en évidence, entre l’homme et l’animal, les différences uniquement quantitatives. L’homme crée des barrières, soit pour satisfaire son orgueil, soit pour rendre certains phénomènes plus explicites, barrières qui s’évanouissent devant la Science. Cette vérité devient surtout évidente lorsqu’on descend aux espèces inférieures.
Ces êtres microscopiques constitués d’une seule cellule, les Flagellés, ont des caractéristiques aussi bien animales que végétales. Aussi les naturalistes crurent-ils tourner la difficulté en les classant en deux catégories : les Flagellés-animaux (Zooflagellés), les Flagellés-plantes(Phytoflagellés), division qui s’est avérée insuffisante lors de la découverte d’espèces qui, au cours de leur cycle vital, passent d’une catégorie à l’autre.
Ceci nous montre la précarité et l’insuffisance de classifications qui demeurent arbitraires.
En descendant l’échelle des êtres, nous arrivons aux sources mêmes de la vie. Tout le monde connaît les Bactéries, êtres extrêmement simplifiés et de très petite taille (de l’ordre d’un millième de millimètre), dont l’importance biologique est considérable. En dépit de leur petitesse, les Bactéries ont encore une structure définie, une organisation. Elles se composent d’un grand nombre de molécules et ont les mêmes constituants chimiques que les autres cellules.
Depuis quelques années – et surtout depuis la découverte du microscope électronique, les biologistes étudient avec intérêt des êtres plus petits encore : les infra-microbes. L’un d’entre eux, le virus filtrant, a même pu être photographié ; il est la cause de certaines maladies (rage, variole, poliomyélite). Ces êtres infimes, qui ne peuvent pas être cultivés en laboratoire, résistent à la dessiccation. A cette échelle, une organisation comparable à celle des bactéries n’est plus possible ; l’analyse chimique montre qu’ils contiennent encore de l’acide thymo-nucléique, des protéines et des glucides, mais n’ont plus d’activité respiratoire et fermentaire. « Et pourtant, nous dit M. Dragesco, ils ont les caractères de la vie puisqu’ils se reproduisent et se transmettent ».
Les Bactériophages sont encore plus extraordinaires ; leur taille varie de 100 à 8 millions de millimètre ; ils détruisent les bacilles et résistent à une température de 75°, à l’acétone, à l’alcool, à l’éther et à la dessiccation ; ils nous amènent donc à la conception d’une organisation cellulaire simplifiée à l’échelle moléculaire.
Il y a mieux encore : Les protéines-Virus qui sont les agents des viroses, maladies de certaines plantes. Aussi petites que les Bactériophages, les Protéines-Virus ont pu être obtenues cristallisées ; leurs cristaux restent virulents après quinze recristallisations successives. Elles ont un poids moléculaire énorme, sont solubles dans l’alcool et l’acétone et se multiplient comme tout être vivant. On a même pu provoquer une mutation, c’est à dire une race de virus à propriétés changées par l’action des rayons X. Les mutants avaient des propriétés chimiques différentes.
Les infra-microbes font donc la liaison entre les molécules et les êtres vivants. « La nature passe insensiblement des formes animées aux inanimées »…disait Aristote il y a 2000 ans ; nous ne pouvons pas mieux conclure aujourd’hui.
M. Dragesco affirme que « la différence entre la vie et la non-vie dépend de la complexité structurale ». Un des mérites de la biologie moderne est précisément d’avoir supprimé la barrière qui séparait la vie du monde physico-chimique. Au fond, le critère le plus général pour définir la vie est le suivant : oxydation de matières organiques avec libération d’énergie.
Dans ces conditions l’apparition de la vie sur une planète est une des phases de l’évolution géochimique de l’astre en question.
Les biologistes considèrent que les êtres vivants-tout au moins sur Terre- se sont formés à partir de la photosynthèse de l’aldéhyde formique, grâce au rayonnement ultra violet. Par la suite, l’élimination de l’oxygène arrêta l’ultra-violet, nocif à la vie des cellules. Les premiers êtres vivants se sont développés dans les océans chauds, qui contenaient de l’oxygène, du CO2 et de l’ammoniac. Par la suite la vie évolua et les conditions changèrent. L’atmosphère devint de plus en plus riche en oxygène et la température baissa.
Plusieurs conditions semblent nécessaires au maintien de cette vie. M. Dragesco considère que les êtres vivants ont d’abord besoin d’aliments.
Mais pour que la vie se maintienne sur une planète, de nombreuses conditions sont nécessaires. Outre les aliments, la plupart des êtres exigent des composés organiques synthétisés par d’autres cellules. Heureusement les végétaux se contentent de produits plus simples : eau, carbone, azote et sels minéraux. L’eau, l’acide carbonique et l’azote sont indispensables à l’entretien des êtres organisés supérieurs.
La plupart des êtres vivants ont besoin aussi de respirer ; par conséquent l’atmosphère de la planète doit contenir de l’oxygène et de l’ozone pour empêcher les radiations ultraviolettes d’arriver au sol.
La chaleur est indispensable. L’adaptation est pourtant fort réduite dans le cas des températures élevées, les êtres supérieurs ne pouvant supportés de températures dépassant 60° ; en somme, nous pouvons admettre que les êtres vivants ne résistent qu’à des températures comprises entre -31° et +90°.
Quant à la pression, cet agent physique semble jouer un rôle assez effacé.

En somme, pour être renseigné sur l’habitabilité d’une planète, il faut se documenter au préalable sur ses principales caractéristiques.

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Des corps célestes se trouvant dans notre voisinage, tels Venus et Mars, semblent réunir tous les suffrages. Pourquoi ? Parce que la température de Venus ne paraît pas excéder + 64° ; elle est localement atténuée par des montagnes de 80 000 m de haut ; la présence d’eau permet d’admettre l’existence de végétation ; son atmosphère en effet ne diffère de la nôtre que par une très forte proportion de gaz carbonique, ce qui n’est pas incompatible avec l’existence de végétaux utilisant ce gaz carbonique pour leur fonction chlorophyllienne.

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Les conditions qui règnent à la surface de Mars s’opposent à la survie d’êtres constitués comme nous ; elles ne sont pas défavorables à l’existence d’une végétation assez abondante dans certaines régions, ainsi qu’à l’épanouissement d’une vie animale spécialement adaptée au climat.
Si ces deux planètes présentent des analogies avec la Terre, un grand nombre d’autres sont bien différentes. Ainsi la température calculée pour Jupiter, d’après le rayonnement que cette planète reçoit du soleil, est de -210° ; sur ce monde glacé il n’y en a pas moins un océan, des continents- plus exactement d’immenses îles flottant à la dérive-une atmosphère agitée. Mais cet un océan de méthane sur lequel flottent des continents d’ammoniac solidifiés ; l’atmosphère est formée outre les vapeurs de méthane, d’azote et d’hydrogène. Ainsi les conditions physico-chimiques sont elles différentes de celles qui régissent notre globe. Des êtres vivants peuvent-ils malgré cela y exister ?

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Si chaque être ne peut vivre que dans des conditions bien déterminées, le principe même de la vie est absolument indépendant des conditions physico-chimiques ; il réclame seulement la présence d’un grand nombre de ces conditions en un même lieu…Le docteur Lefébure considère en effet que des systèmes doués de catalyse, d’osmose, de cristallisation, peuvent aussi bien pousser sur des rochers d’ammoniac baignés dans des vagues de méthane que les algues qui croissent sur nos côtes terrestres.
En effet, comme les organismes sont constitués d’association de cellules, chaque cellule, selon cette théorie, est formée d’un grand nombre de systèmes organiques, simples, présentant le cycle de croissance limitée, - reproduction illimitée. Ce sera un des grands enseignements de l’Astronautique d’infirmer ou de confirmer cette théorie par la découverte d’êtres vivants sur diverses planètes.
Si donc on admet l’existence d’être vivants dans des conditions totalement différentes des nôtres, peut-on en dégager les caractéristiques ?- Morphologiques, sans aucun doute. On voit que, malgré des différences physico-chimiques profondes entre les planètes, leur forme extérieure est à peu de chose près semblable.
Si Jupiter est plus aplati aux pôles que la Terre, c’est minime comparativement à la température par exemple. La morphologie apparaît donc comme un élément stable. Et ce qui est vrai pour les astres l’est également en biologie. Ainsi il existe dans les eaux chaudes et sulfureuses de Barèges une bactérie ; elle est la seule à pouvoir croître et se multiplier à une telle température et dans une telle proportion de soufre. Or, dans les conditions habituelles, elle meurt. Sa morphologie est simplement celle d’une grosse bactérie et rien dans sa forme ne permettrait de soupçonner qu’elle vit dans des conditions anormales. Là encore la morphologie apparaît plus constante que les caractéristiques physico-chimiques. Il est donc fort possible, comme le conclut le docteur Lefébure, que les êtres vivant sur d’autres planètes ne soient pas tellement différents par leurs formes des êtres vivant sur terre. En outre l’aspect extérieur de tous les animaux est à peu près symétrique par rapport à un plan vertical médian. On voit mal pourquoi cette loi qui découle des meilleures conditions d’équilibre pour des êtres doués de locomotion ne serait pas vraie sur les mondes les plus lointains.
Enfin, en zoologie nous savons que tous les êtres possèdent obligatoirement trois éléments essentiels : tête, tronc, membres.
La tête est généralement ovoïde, les membres seront rectilignes, du moins longilignes. La tendance sphéroïde réalisée au maximum dans l’œil, la longiligne dans les doigts de l’espèce humaine, ces deux polarités morphologiques paraissant liées d’une part à la fonction sensitive, d’autre part à la fonction motrice. Il y a tout lieu de supposer que cette loi n’est pas seulement terrestre parce que résultant de nécessités mécaniques ; et s’il y a des êtres sur d’autres planètes, ils doivent posséder également des yeux, puisque toutes les planètes sont éclairées et que ces yeux sont sphériques, des membres et des doigts, qui seraient longilignes. Par contre les caractères secondaires-coloration par exemple-seront très variés et imprévisibles, dépendant du chimisme local.
En guise de conclusions nous pensons amusant de reproduire ci-dessous le résultat des savants calculs de sir Thomas Dick, publiés en 1837, sur la population disséminée à travers notre système solaire.

Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-11-12-a-08.20.36
Je milite en faveur d’un accès direct aux articles scientifiques sans pour autant passer par le filtre de journalistes qui de façon consciente ou inconsciente caviardent l’information importante pour la rendre plus conforme « aux croyances du moment, comme par exemple ici où l’on nous dit en substance : il y a peut-être de la vie dans l’univers mais ce n’est que dans quelques dizaines d’années que nous aurons la réponse ». Je crois qu’Internet, loin d’être une ressource dédiée aux détraqués en tout genre, pédophiles et consorts, régulièrement dénoncé par nos médias est avant tout un fantastique outil de connaissance et de communication (Jusqu’à quand ?) Afin d’apporter de l’eau à mon moulin je vous propose de comparer l’article de « Futura Science » concernant une publication récente, qui a déjà été évoquée sur ce site:
https://www.forum-ovni-ufologie.com/t13976-extraterrestres-leurs-lampadaires-pourraient-trahir-leur-presence
et la publication originale que je me suis permise de traduire rapidement. Bonne lecture.
Progrès récents en matière de détection.
http://arxiv.org/pdf/1110.6181v1
Détection technique d’objets éclairés artificiellement en dehors du système solaire et au delà.
Les télescopes optiques terrestres et les investigations peuvent détecter des objets artificiellement éclairés comparables en brillance totale à une ville terrestre dans les faubourgs du système solaire. Les paramètres orbitaux des objets de la ceinture de Kuiper (KBOs) sont régulièrement mesurés pour atteindre une précision inférieure au millième. Ici nous proposons de mesurer la variation du flux observé F de tels objets en les reliant aux changements de leur distance orbitale D. Les objets éclairés par la lumière du soleil montreront une courbe logarithmique alpha qui est équivalente à (dlogF/dlogD) =-4 alors que les objets éclairés artificiellement devraient montrer alpha = -2. Si des objets avec alpha = -2 sont trouvés, des observations ultérieures avec des grands télescopes pourront mesurer leurs spectres pour déterminer s’ils sont illuminés par un éclairage artificiel. Cette méthode ouvre une nouvelle fenêtre dans la recherche des civilisations extraterrestres. La recherche peut être étendue au delà du système solaire avec de nouvelle génération de télescopes au sol et dans l’espace, qui seraient capables de détecter la modulation de phase due à des éclairages artificiels très forts sur la face nocturne des planètes lorsqu’elles orbitent autour de leurs étoiles mères.
La recherche d’intelligence extraterrestre (SETI) a été principalement conduite dans la bande radio (Wilson, 2001 ; Tarter, 2001 ; Shostak et al., 2011), avec en marge une attention aux signaux exotiques dans le domaine optique (Howard et al., 2007 ; Horowitz et al., 2001) et dans le domaine thermal infrarouge (Dyson, 1960). Les cibles usuelles des observations radio SETI ont été les signaux potentiels de balise diffusés intentionnellement par une autre civilisation pour signaler sa présence comme la « fuite » de radiation, produite par la communication ou d’autres buts (par exemple le radar).
Comme les technologies évoluent sur Terre, les attentes concernant les signaux extraterrestres plausibles changent. Par exemple, le pouvoir radio émissif de la Terre a décliné de façon importante durant les décades récentes compte tenu de l’utilisation des câbles, des fibres optiques et des autres avancées dans les technologies de la communication, indiquant qu’écouter les civilisations avancées distantes pourrait être plus difficile que ce qui était pensé auparavant (Forgan et Nichol 2011).
Ici nous sommes guidés plutôt par la notion selon laquelle les créatures biologiques préfèrent probablement tirer avantage de l’éclairage naturel fourni par l’étoile autour de laquelle orbite leur planète mère. Dès que de telles créatures développent la technologie nécessaire, il leurs serait naturel d’éclairer artificiellement l’objet qu’ils habitent durant ses phases nocturnes.
Notre civilisation utilise deux classes de base pour l’éclairage : Le thermique (les ampoules incandescentes) et le quantique (lumière émise par les diodes(LEDs) et les lampes fluorescentes). De telles sources artificielles d’éclairage ont des propriétés spectrales différentes de la lumière solaire. Le spectre des lumières artificielles sur les objets lointains devrait les distinguer de l’éclairage des sources naturelles, comme de telles émissions seraient très rares dans les conditions thermodynamiques naturelles présentent à la surface d’objets relativement froid. Du coup, l’éclairage artificiel peut servir comme un réverbère qui montre l’existence de technologies extraterrestres et donc de civilisations. Ces techniques sont-elles réalistes pour rechercher la fuite d’éclairage artificiel dans la bande optique ?
Il est pratique de normaliser tout éclairage artificiel en unité de flux de 1% de l’éclairage solaire quotidien de la Terre, fterrestre est équivalent à 1%(Lsolaire/4piD2terrestre) = 1,4 104 erg s-1, ou Dterrestre = 1,5 1013 cm équivalent à une unité astronomique qui est la distance Terre-Soleil. Grossièrement parlant, cette unité correspond à l’éclairage d’un bureau brillamment éclairé ou celui fourni par le soleil sur la Terre au moment du lever ou du coucher dans un ciel clair.
2 Eclairage des objets de la ceinture de Kuiper.
Nous examinons en premier la faisabilité de cette nouvelle technique du SETI à l’intérieur du système solaire, qui offre les meilleurs candidats pour détecter intrinsèquement des sources de lumière faibles.
Le flux observé provenant de la lumière solaire clairsemée d’un objet situé à une distance D >> une unité astronomique bascule comme D -4. Donc, le flux d’un objet qui est éclairé artificiellement à un niveau de f terrestre devrait être plus important que le flux du au réfléchissement de la lumière solaire par un facteur de (A/1%)-1 (D/1 AU)2, ou A est l’albédo (coefficient de réflexion) d’un objet au soleil.
Plus de mille petits corps ont déjà été découverts à une distance allant de 30 à 50 unités astronomiques, connus comme la ceinture de Kuiper du système solaire(Petit et al., 2011). Le nombre connu d’objets de la ceinture de Kuiper (KBOs) va s’accroître d’un ou deux ordres de magnitude pendant la prochaine décade à travers les programmes Pan-STARRS et LSST. Les tailles des KBOs connus (entre 1 - 1000 km) sont généralement déduites à partir d’un albédo de référence (Grundy et al,2005) de A proche de 4 à 10 %. (L’albédo d’un KBO peut quelquefois être calibré plus fidèlement en se basant sur les mesures de son émission thermique infrarouge.) Pour A = 7 % et la distance D de 50 unités astronomiques, un objet artificiellement éclairé comme f terrestre serait plus brillant par un facteur 360 par rapport à l’éclairage par la lumière du soleil. Ceci implique qu’une surface illuminée au flux terrestre fterrestre devrait fournir le même flux observé F qu’un objet éclairé par la lumière du soleil à cette distance, si c’est le cas, équivalent à racine carré (360) = 19 fois plus petit en taille. Exprimé autrement, une surface éclairée de la même façon que le flux terrestre de 53 km (comparable à l’échelle d’une ville importante) devrait apparaître plus lumineuse qu’un objet de 1000 km qui réfléchit la lumière du soleil avec A = 7 %. Comme des objets de 1000 km ont déjà été trouvés à des distances supérieures à 50 unités astronomiques, nous en déduisons que nos télescopes existants et les surveillances pourraient détecter la lumière artificielle d’une région suffisamment lumineuse, grossièrement de la taille d’une ville terrestre, situé sur un KBO.
Un éclairage artificiel plus faible d’un facteur epsilon < 1 comparable au standard de « 1 % de la lumière du jour sur Terre » représenté par f terrestre, devrait baisser le flux observé du même facteur, puisque les niveaux des flux observés F sont proportionnels à epsilon. Par conséquent, l’objet de taille équivalente nécessité par l’éclairage artificiel pour produire le même flux observé suite à l’éclairage par la lumière du soleil, devrait s’accroître de epsilon -1/2. Cependant, les télescopes existants pourraient détecter des régions faiblement éclairées (epsilon voisin de 1 %) de la taille de centaines de km à la surface d’un gros KBOs.
L’éclairage artificiel courant sur la face nocturne de la Terre a une magnitude absolue dans la bande r d’environ 43,5 (correspondant à 1,7 * 10 13 lumens produits par environ 2*10 12 Watts de puissance électrique). Les télescopes existants pourraient voir la face artificiellement éclairée de la Terre à une distance d’environ 1000 AU, où la brillance de la lumière solaire diffuse et l’éclairage artificiel (aux niveaux courants) sont tout à fait par hasard, à peu près égaux. Une mégapole terrestre d’aujourd’hui, comme Tokyo par exemple, a une magnitude absolue de 47,9 dans la bande r avec des magnitudes apparentes de 16,2 à la distance de une unité astronomique, 23,7 à 30 AU, 26,3 à 100 AU et 31,3 (environ équivalent aux plus faibles objets détectés par le Télescope à champ ultra profond Hubble) à 1000 AU.
Donc, les observatoires astronomiques optiques existants sont capables de détecter l’éclairage artificiel à des niveaux couramment employés sur Terre pour des constructions extraterrestres supposées de la taille d’une mégapole terrestre ou plus grande à la frontière du système solaire.
3 Une signature Flux-Distance de l’éclairage artificiel.
Les paramètres orbitaux des objets de la ceinture de Kuiper (KBOs) sont mesurés régulièrement avec une précision inférieure au millième grâce aux observations astrométriques (Petit et al., 2011). Une méthode simple et robuste mais très efficace pour identifier les objets éclairés artificiellement consiste à mesurer la variation du flux observé F comme une fonction de sa distance changeante D au cours de son orbite. Les objets éclairés par la lumière du soleil montreront une courbe logarithmique avec alpha identique à (dlogF/dlogD) = -4 alors que les objets éclairés artificiellement devraient montrer un alpha egal à -2. La précision photométrique nécessitée de plus d’un pourcent pour de telles mesures (sur une échelle de temps de plusieurs années) peut être facilement atteinte par les télescopes modernes.
Si les objets avec alpha = -2 sont découverts, des observations de suivi avec de longues durées d’exposition sur des télescopes de 8 à 10 m peuvent déterminer leur spectres et tester si ils sont éclairés par un éclairage artificiel thermique (incandescent) ou par des sources de lumière LED ou à fluorescence. Une recherche de suivi complémentaire avec des signaux radiaux artificiels peut être menée avec les observatoires radio (Loeb et Zaldarriaga, 2007), comme le GMRT, LOFAR, MWA, et PAPER, qui devraient être capables de détecter des émissions radio de niveaux extrêmement faibles avec les standards terrestres courants.

Les KBOs varient en brillance pour des raisons autres que leur distance changeante par rapport à la Terre et au soleil. En particulier, un angle de vue changeant (dû principalement au mouvement orbital de la Terre) peut conduire à des changements dans les contributions provenant d’une retro-diffusion cohérente, d’ombre de surface (Rabinowitz et al., 2007 ; Schaefer et al., 2009), et d’éjection de gaz ; la rotation d’objets de formes non sphériques ou des variations de l’albédo de surface peuvent produire des variations à court terme (typiquement quelques heures à un jour) ; et pour quelques objets l’occultation par un compagnon binaire peut aussi contribuer à une variabilité assez rapide. Pour ces raisons, il devra être avantageux de suivre la brillance des KBO fréquemment et pour une période de plusieurs années de façon à moyenner et éliminer les autres contributions à la variabilité et permettre à la tendance séculaire liée au changement de distance d’émerger. Heureusement, LSST (Ivezic et al.,2008) obtiendra des données complètes et de très haute qualité de cette nature précisément pour d’autres buts sans rapport et plus conventionnels. Aussi, le programme que nous proposons peut identifier les KBO (ou les astéroïdes) candidats par un suivi intensif sans aucun investissement additionnel de ressources observationnelles.
Nous notons que les lumières artificielles pourraient aussi varier sur des courtes périodes, lié à leurs mises en marche, dû au rayonnement, ou dû à l’apparition et la disparition de taches lumineuses sur le limbe des objets en rotation.
4 Conclusions
Des KBOs éclairés artificiellement près d’autres étoiles pourraient émaner de civilisations. En particulier, quelques petits corps peuvent avoir voyagé de la ceinture de Kuiper dans l’espace interstellaire après avoir été éjectés dynamiquement par d’autres systèmes planétaires (Moro-Martin et al.,2009). Ces objets peuvent être reconnus par leurs orbites hyperboliques. Une origine encore plus hypothétique pour les KBOs éclairés artificiellement implique des objets composés de rock, d’eau et de glace (astéroïdes ou planètes de faible masse) qui furent originellement dans la zone habitable du soleil, développèrent une vie intelligente, et furent plus tard éjectés par diffusion gravitationnelle avec d’autres planètes (comme la Terre et Jupiter) dans des orbites hautement excentriques. De telles orbites passent la plupart de leur temps à leur plus grande distance (revirement), Dmax. Si cette distance correspond à la ceinture de Kuiper, alors la dernière fois que ces objets passèrent près de la Terre c’était il y a plus de 500*( Dmax/100 AU)3/2 années, avant que l’âge moderne de la science et de la technologie ne commença sur Terre.
Les générations suivantes de télescopes terrestres (EELT, GMT et TMT) ainsi que les télescopes spatiaux (JWST, Darwin, et TPF) seront capables de rechercher les éclairages artificiels des planètes extra-solaires (Riaud et Schneider, 2007). La recherche de la modulation de phase orbitale (temps) du flux observé provenant de l’éclairage artificiel de la face nocturne de Planètes similaires à la Terre lorsqu’elles orbitent autour de leur étoile serait-elle d’un intérêt particulier ?
Une détection photométrique préliminaire grand champ pourrait être améliorée par l’utilisation de filtres à bande étroite qui seraient accordés aux caractéristiques spectrales des sources de lumière artificielles (comme les LEDs). Pour que cette signature soit détectable, le côté nuit doit avoir un éclat artificiel comparable à l’éclairage naturel de la face diurne. Clairement, la civilisation extraterrestre correspondante devrait employer des éclairages artificiels plus brillants et plus étendus que ce que nous utilisons aujourd’hui puisque le contraste global entre le côté jour et le côté nuit est un facteur de 6*105 par rapport à la Terre aujourd’hui.
Résumons nous. Nous disposons dès aujourd’hui des capacités techniques pour détecter des objets de la ceinture de Kuiper qui disposeraient d’un éclairage artificiel similaire à celui utilisé sur la Terre. Cette recherche consiste simplement à suivre dans la durée les objets de cette ceinture de Kuiper et corréler leur distance versus leur magnitude. Une loi simple et rapide permet de faire la différence entre un éclairement artificiel et un éclairement naturel correspondant à la réflexion de la lumière solaire. Des phénomènes parasites peuvent perturber l’interprétation mais ceux-ci ne résistent pas à une observation suivie et régulière des objets. Une fois un candidat potentiel détecté, des observations complémentaires avec de grands télescopes pourront être menées afin de prendre des spectres et déterminer la nature exacte du rayonnement. Enfin une écoute radio ultra sensibles prendra le relai à l’aide des observatoires GMRT, LOFAR, MWA, et PAPER. En fait, au moins un observatoire au monde a commencé cette recherche et il s’agit justement de l’observatoire Pan-Starrs dont l’un des prototypes est rentré en service en juin 2006 et qui a terme devrait comprendre 4 télescopes au total. Je m’étais toujours demandée pourquoi l’USAF [1] participait au financement de cette ressource (participation qui n’est plus aussi clairement affichée sur leur site que par le passé) invoquant tour à tour la détection de satellites et la caractérisation de leurs orbites (et pourquoi pas la détection des OVNI avec un tel engin), la protection de la planète par un système de détection anticipée des NEOs (un des objectifs affichés), l’utilisation de ces mêmes NEOs en tant « qu’armes naturelles » (ici j’extrapole mais les mêmes techniques qui permettent de dévier un caillou peuvent être mises à profit pour faire de ces mêmes cailloux des armes fantastiques), la cartographie de notre banlieue stellaire dans une optique prochaine de voyage interstellaire (j’extrapole aussi mais je crois bien que nous ne sommes pas si loin de cet « eldorado » et les préparatifs sont déjà en route en matière de cartographie. Car ce n’est pas le tout de savoir se déplacer, encore faut-il se repérer une fois sur place). Je crois que l’on peut rajouter sans peine la surveillance et la détection potentielle de visiteurs dans notre banlieue Terrestre via des techniques proches de celles évoquées et décrite dans cette récente publication.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Diff3
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Coverage
Une autre idée intéressante est évoquée dans l’article, en conclusion. La possibilité qu’un de ces objets de la ceinture de Kuiper soit en fait une ancienne planète qui se trouvait dans la zone habitable autour du soleil, sur laquelle s’est développé la vie intelligente. Elle a subi une perturbation gravitationnelle qui l’a propulsée dans la ceinture de Kuiper mais elle viendrait refaire surface de temps en temps. Une formule est même donnée et je me suis appliquée à calculer le temps nécessaire au retour de cette « Nemesis », car il faut bien appeler un chat un chat : Si je ne me suis pas trompée, un peu moins de 16 000 ans pour une distance Dmax de 1000 AU !
Enfin l’article donne un panorama assez exhaustif des observatoires existants et à venir que je me permets de vous restituer ici car ils me semblent tous d’une importance clé dans ce sujet du contact. Avec cette évolution exponentielle des techniques qui va révolutionner notre vision de l’univers, sans être visionnaire, on peut estimer que la révélation (si l’information nous est communiquée) est à prévoir dans les dix prochaines années. Je suis impatiente de voir comment nos pseudo-sceptiques vont retourner leur veste et quelles contorsions « intellectuelles » ils vont devoir pratiquer.
Tout d’abord un blog à surtout suivre de très près :
http://www.ps1sc.org/blog/
Relation magnitude absolue Diamètre :
http://www.minorplanetcenter.org/iau/lists/Sizes.html
GUIDEBOOK ON ENERGY EFFICIENT ELECTRIC LIGHTING FOR BUILDINGS
http://lightinglab.fi/IEAAnnex45/guidebook/guidebook_summary_report.pdf
Observatoires :
http://pan-starrs.ifa.hawaii.edu/public/home.html
http://www.lsst.org/lsst/
http://www.eso.org/public/teles-instr/e-elt.html
Observatoires radio ultra sensibles :
http://gmrt.ncra.tifr.res.in/
http://www.lofar.org/
http://www.mwatelescope.org/
http://astro.berkeley.edu/∼dbacker/eor/
et ensuite indiquer PAPER dans le champ search et sélectionner le premier lien donné.
Observatoires à venir :
Opérationnel dans les 10 ans qui viennent:
http://www.gmto.org/
http://www.tmt.org/
http://www.jwst.nasa.gov/
http://www.jwst.nasa.gov/videos_general_3.html
http://www.esa.int/esaSC/120382_index_0_m.html
http://planetquest.jpl.nasa.gov/TPF/tpf index.cfm
[0]
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Alexandre Ananoff (1910-1992)
 
Ecrivain et conférencier d'origine russe, né à Tbilissi, en Géorgie, il contribua largement à faire connaître l'astronautique naissante.
Enthousiasmé par la lecture des écrits du précurseur russe Konstantin Tsiolkovski, il consacre plus de trente ans de sa vie à la promotion des activités spatiales auprès de la communauté scientifique et du grand public.
[1]
http://www.defenseindustrydaily.com/8M-for-Astronomy-Asteroid-Assessment-04828/
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guillaume.E
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 15 Nov 2011, 12:25
bonjour,

m51m51:
Auriez-vous par hasard un lien quelconque avec cet historien zète qui considère certains faits comme non recevables car trop anciens ?


non,dsl.
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La Ratapinhata
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 15 Nov 2011, 23:39
@M51M51:

Merci pour ces infos... donc, si j'ai bien compris tous ces observatoires en chantier , dont un des buts avoués est la mise en évidence de phénomènes artificiels (lumière..) sont la preuve que la communauté scientifique, en toute discrétion, tient pour acquis que la recherche d'une vie intelligente extraterrestre est un sujet respectable... et pas seulement une obsession de farfelus enthousiastes et rêveurs...
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 03 Déc 2011, 00:38
Le Seti est une langue utilisée en Papouasie nouvelle Guinée parlée par environ 164 personnes. Si l’on prenait une image et si l’on comparait la Terre à l’univers, pensez-vous que les messages envoyés par cette tribu au monde entier (l’univers) seraient compréhensibles?
Guillaume.E :
Merci pour ces précisions.
La Ratapinhata :
Merci pour ces infos... donc, si j'ai bien compris tous ces observatoires en chantier, dont un des buts avoués est la mise en évidence de phénomènes artificiels (lumière..) sont la preuve que la communauté scientifique, en toute discrétion, tient pour acquis que la recherche d'une vie intelligente extraterrestre est un sujet respectable... et pas seulement une obsession de farfelus enthousiastes et rêveurs...
Effectivement et vous ne croyez pas si bien dire. Pour compléter et étayer mes propos voici encore deux articles très récents, un de Jacob Haqq-Misra et Ravi Kumar Kopparapu[0] venant évaluer la probabilité de détecter des objets artificiels non terrestres dans le système solaire (je vous livre la traduction rapide des conclusions de l’article)
« On the likelihood of non-terrestrial artifacts in the Solar »
http://arxiv.org/abs/1111.1212
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-12-02-a-23.18.30
Si d’autres civilisations technologiques existent vraiment dans la galaxie, alors nous devons admettre la possibilité qu’ils aient peut-être choisi d’explorer à distance notre système solaire en utilisant des sondes sans pilote. De telles sondes sont envisagées pour l’exploration humaine des système stellaires proches et devraient avoir une taille limite de 1 à 10 mètres. Bien que nous puissions être capables d’écarter la surface de la Terre comme un site qui abriterait actuellement ces NTAs (Non Terrestrial Artifact), le reste du système solaire n’a pas été exploré avec une résolution suffisante pour trouver de telles sondes, si en fait elles existent. L’exploration continue de la lune et des surfaces martiennes accroitra lentement notre confiance en l’absence de NTAs, de même d’autres missions du système solaire qui examinent de près les corps planétaires (par exemple la sonde Huygens se posant sur Titan), gravitationnellement stable aux points de Lagrange, ou les débris de la ceinture d’astéroïdes. Les analyses de données de satellites en orbite, tel que LRO, peuvent aussi aider à contraindre cette probabilité en recherchant des anomalies thermiques ou compositionnelles qui sont compatibles avec la présence d’une NTA. Néanmoins, l’immensité de l’espace implique qu’il faudra quelque temps avant que même des objets proches puissent être assimilés à des NTAs.
En présentant cette analyse, nous n’essayons pas d’argumenter que la recherche de NTAs dans notre système solaire doivent bénéficier d’une quelconque préférence par rapport aux autres missions astronomiques plus conventionnelles. Notre intention est de présenter un cadre dans lequel nous pouvons estimer la complétude de notre recherche des NTAs, qui augmentera inévitablement comme nous continuons à explorer la lune, Mars, et d’autres régions proches de l’espace. La découverte de technologie extraterrestre devrait certainement être une des trouvailles les plus importantes de l’histoire de l’humanité ; même si cette technologie n’était pas fonctionnelle, elle nous donnerait quelques certitudes que la vie – l’intelligence- s’est développée ailleurs. Avec des endroits si nombreux pour des sondes observationnelles si petites qu’elles pourraient se cacher dans notre arrière cour nous devons garder les yeux bien ouverts.
et un de Keith B.Wiley intitulé « The Fermi Paradox, Self-Replicating Probes, and the Interstellar Transportation Bandwidth ».
http://arxiv.org/pdf/1111.6131v1
Il est important d’associer ces deux articles car ils se répondent comme dans un jeu de miroir… d’Amoli peut-être ?
Quelques exemples ? Prenez dans ce dernier papier la page 2, on trouve à la fin du paragraphe 2.1 une estimation du nombre de SRPs (acronyme pour Self Replicating Probes ou les sondes spatiales susceptibles de s’auto répliquer plus communément appelées sondes auto réplicantes de Von Neumann. Elles n’ont pas le vent en poupe en ce moment, l’auteur se payant même le luxe d’établir un « formule de Drake » [Le nombre de sondes Nr est égal à Ns*fr*nr*Gr où Ns est le nombre total de sociétés stellaires en incluant les colonies, fr la fraction de ces sociétés qui envoient des SPRs, nr le nombre de missions initiés et Gr la fraction de la galaxie que chaque mission atteint] pour en estimer le nombre dans nos parages). Lisons le passage (traduction rapide) :
Lorsque nous complétons l’équation selon les estimations haute et basse, cela mène à une valeur de Nr entre 100 et 100 milliards de SPRs (de sondes !) dans notre système solaire en ce moment. L’absurdité de ce résultat souligne l’énorme bazard du paradoxe de Fermi et démontre pourquoi beaucoup de partisans optimistes de la cause ETI ont fui les plus modestes considérations en matière de SRPs.

Mais si vous pensez à des sondes de taille métrique voir plus petites (et pourquoi pas nanométrique ?) en référence au premier papier ou aux UFOs, est-ce vraiment si absurde, ne devrait-on pas être dans la fourchette d’estimation?
Le papier de Keith est par ailleurs très intéressant car il évoque la possibilité d’une colonisation de la galaxie par ce qui est appelé « une intelligence informatisée », en fait l’association d’une intelligence artificielle et des entités qui l’ont fait naitre (modèles récents d’exploration galactique par Bjork, Corra et Morrales[1]). Ce ne serait donc pas uniquement des sondes automatiques que nous pourrions rencontrer mais aussi leurs propriétaires et leurs cymbions numériques (des « petites tasses » de connaissances numériques autonomes et douées de libre arbitre). On pourrait d’ailleurs se demander si ces cymbions ne se connecteraient pas de temps en temps à notre web sous quelques pseudos anodins histoire de prendre la température évolutive des sociétés humaines.
Ce papier offre un autre idée pertinente appelée « light cage » ou cage de lumière. En fait, selon l’auteur, deux paramètres antagonistes viennent jouer sur la taille de la sphère d’expansion d’une société d’ETI dans la galaxie. Le taux d’expansion dans la galaxie et le taux de croissance de sa densité de population (supposé être exponentiel ici). Lorsque la croissance exponentielle de la population ne peut plus être compensée par l’exploration de nouveaux territoires [monde clos versus mythe de la frontière] la société s’effondre. N’est ce pas un peu ce que nous vivons ici, en ce moment, sur Terre? D’où peut-être l’importance d’un changement de système ?)
Selon l’auteur, la seule façon d’éviter la catastrophe serait de passer d’une croissance exponentielle (vous savez ce moteur de la sacro sainte consommation…) à une croissance logistique (je ne sais pas trop ce qu’il entend par là mais je crois comprendre qu’il s’agit d’une croissance contrôlée voir d’une décroissance si cela est nécessaire)
En faisant l’hypothèse d’une croissance annuelle de 1 % et une sphère initiale de la taille de la Terre, McInnes[2] à partir d’une vitesse d’expansion de l’ordre de 0,05 c (une estimation assez commune à partir de vaisseaux interstellaires propulsés par la fusion type Dedalus[3]) calcule que le rayon de la « cage de lumière » sera de l’ordre de 15 années lumière atteinte en 7000 ans avant que la société ne collapse (ce qui avec 52 étoiles dans une sphère de 15 al de diamètre autour du soleil donne finalement assez peu de possibilités). Cette colonisation ressemblera à un arbre, un graphe (d’ou peut-être l’importance de la théorie des graphes concernant ce sujet, encore une piste donnée par les courriers décriés) ou plutôt un rhizome pour rebondir sur un terme évoqué au début de ce fil. Mc Innes explique donc le paradoxe de Fermi par cette expansion limitée qui se termine avec l’effondrement de la société mère. Le modèle de croissance exponentielle est dans ce cas le cœur du problème et il n’est pas impossible qu’une des étapes préalables à une expansion stellaire d’une ETI(en tout cas de l’humanité) soit la remise aux oubliettes de ce modèle au profit d’une croissance « intelligente » et contrôlée dans le berceau de cette civilisation avant même qu’elle ne parte à la conquête des étoiles (Haqq-Misra et Baum, 2009).
Un peu plus loin, l’auteur du papier évoque la possibilité d’un singleton galactique (je reviendrai un peu plus tard sur cette notion que je trouve féconde) les autres civilisations devenant des satellites du singleton avec une très relative autonomie.
Enfin l’auteur développe un concept novateur qu’il nomme l’IBT, acronyme pour l’Interstellar Transportation Bandwidth que l’on pourrait traduire en français par la bande passante du transport interstellaire et qui est en fait le nombre d’entités (généralisons) passant d’un système stellaire à un autre par unité de temps. L’auteur fait l’hypothèse que cet IBT (finalement très peu de monde se déplace) est suffisamment faible pour protéger chaque système stellaire de la pression de ses voisins. Le ITB pourrait être en fait une réelle limite à la pression sociale interstellaire. Une civilisation galactique pourrait donc mourir sans pour autant infecter (encore faudrait-il s’entendre sur la signification de cette infection d’un point de vue psychologique et sociologique d’une espèce extraterrestre, et en disant cela je me rends compte de la mélasse conceptuelle dans laquelle je m’ébroue en employant des notions finalement très anthropocentriques) ses proches voisins et de donner à l’échelle de la Terre l’exemple intéressant de l’île de Pâques, qui était trop isolée du reste du monde et du fait n’a pas eu « l’opportunité » de transmettre son « échec » de civilisation au reste de la planète.
En page 11et 12, Jean Curnonix trouvera une critique du papier de Bezsudnov et Snarskii, je passe car c’est un peu technique.
Ce que je trouve plus intéressant est le commentaire en fin de page 12 et qui rejoint le problème de la détection de l’autre papier que je me permets de traduire rapidement :
La théorie la plus convaincante à ce jour qui permet l’existence d’ETI intragalactique est celle de Freitas qui explique que des sondes exploratrices pourraient très bien avoir atteint notre système solaire et que nous avons surestimé la facilité de les détecter (Jr., 1983&). Cette théorie impose encore des restrictions sur la nature des ETI, en cela quelle permettrait de s’adapter à quelques SRPs non détectés, il n’est pas clair comment elle pourrait supporter les millions de SRPs potentielles (décrites en paragraphe 2.1). De même, cette théorie exclut strictement la colonisation envahissante car nous pouvons tous être d’accord qu’un tel effort ne nous a pas atteint(est-ce vraiment sûr ?). Néanmoins, c’est incontestable et a des implications pour les programmes futurs de SETI : Nous devrions chercher de façon plus agressive à l’intérieur de notre système solaire.
Enfin, l’auteur insiste sur le fait que nous devrions aussi chercher en dehors de notre galaxie…et que finalement parmi les 3 possibilités de recherche qui nous sont offertes : le système solaire, à l’intérieur de la galaxie, hors de notre galaxie nous avons privilégié jusqu’à présent la deuxième instance qui finalement est celle qui donnerait le résultat le moins probant compte tenu de ce concept d’IBT ! Nous devrions donc privilégier les programmes de recherche visant la recherche d’ETI à l’intérieur du système solaire et en dehors de notre galaxie et de proposer de s’intéresser en particulier aux galaxies spirales qui se trouvent bien au dessus du plan de la voie lactée comme par exemple M31, M33, NGC300, NGC2403, M51(ce n’est pas une blague), M81, M101 et beaucoup d’autres !
Bonne lecture. En attendant le cadeau de Noël en préparation et pour indiquer une des pistes probables pour la suite de ce sujet tant je pense qu’il nous faut appuyer sur le champignon (non pas atomique) mais de la révélation pour contrebalancer les tendances thanatoniques , je vous propose cette charade
Mon premier est la première lettre de l’alphabet Grec.
Mon deuxième désigne le loup en anglais
Mon troisième ne va pas vite ou est une composante indispensable de mon ordinateur
Mon tout est un moteur de connaissances et de savoir.
Accompagnée de cette statistique sans plus de commentaire.
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Réponse :
http://www.wolframalpha.com/
[0]
https://www.facebook.com/haqqmisra
http://arxiv.org/pdf/0906.0568
http://keithwiley.com/resume.shtml
[1]
http://arxiv.org/abs/astro-ph/0701238
http://arxiv.org/abs/0907.0345
Cotta, C., Morales, A., 2009. A computational analysis of galactic exploration with space probes: Implications for the fermi paradox. Journal of the British Interplanetary Society 62, 82–88.
http://www.lcc.uma.es/~ccottap/publications.html
[2]
http://strathprints.strath.ac.uk/view/author/465821.html
McInnes, C., 2002. The light cage limit to interstellar expansion. Journal of the British Interplanetary Society 55, 279–284.
http://www.centauri-dreams.org/?p=8130
[3]
http://en.wikipedia.org/wiki/Project_Daedalus
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mer 14 Déc 2011, 07:13
https://www.youtube.com/watch?v=FUwEKpd58H0&feature=player_embedded
Nous disions combien il était important de provoquer dans l’esprit humain la révolution radicale. La crise est une crise de conscience, une crise qui ne peut plus accepter les vieilles normes, les vieux modèles, les anciennes traditions. Et, en considérant que le monde est maintenant, avec toute la misère, les conflits, la brutalité destructive, l’agression, et ainsi de suite…l’Homme est resté comme il était. Il est toujours brutal, violent, agressif, cupide, compétitif et il a construit une société sur ces bases.
Décidément, ce mois de décembre est riche en publications et me permet de vous faire partager quelques idées très récentes sur le sujet. Ce n’était pas exactement le cadeau auquel je pensais mais finalement les faits me donnent l’occasion de tenir doublement mes promesses. Voici 3 publications (dont deux sont françaises !) que je trouve intéressantes car elles donnent quelques pistes de réflexion non orthodoxes émanant de différents secteurs de la recherche ce qui au passage est un bon indicateur de ce nexialisme nécessaire et indispensable à la compréhension de cette problématique de la vie extraterrestre et du contact :
A Stochastic Process Approach of the Drake Equation Parameters
http://arxiv.org/pdf/1112.1506v1
Ce papier met en exergue le caractère très simplifié de cette équation et surtout sa totale absence de prise en compte du facteur temps ce qui exclut les effets de l’histoire physico-chimique de la galaxie (j’avais d’ailleurs évoqué à ce sujet sur ce fil je crois l’idée d’un mécanisme « synchronisateur » pour la création de la vie à l’échelle du cosmos qui pourrait par exemple être lié à la température du fond cosmologique, questionnement qui pourrait faire le lien avec le deuxième et le troisième papier, ce qui au passage contredirait en partie l’hypothèse de travail de celui-ci ou alors il faudrait en tenir compte comme mécanisme global donnant le top départ…). L’équation de Drake ne fournit aucune estimation d’erreur sur les quantités mesurées. L’idée du papier est de proposer un premier traitement des aspects évolutifs en modélisant un processus stochastique simple (Un processus de poisson est un processus stochastique continue dans le temps où les évènements se produisent de façon continue et individuelle les uns des autres, un exemple de ce type de processus est donné par le processus de la radioactivité, l’évolution des protéines) qui permettra d’introduire à la fois la dimension temporelle dans l’équation de Drake et une première mesure de l’erreur standard. On trouve aussi en annexe une estimation récente de tous les paramètres de l’équation de Drake. Traduction rapide de l’introduction et d’une partie de la conclusion.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-12-11-a-23.03.10-copie-1
Le nombre N de civilisations extraterrestres détectables (c’est à dire communicantes) dans la galaxie est habituellement donné en utilisant l’équation de Drake. Cette équation fut établi en 1961 par Frank Drake et était la première étape pour quantifier le champ du SETI. Pratiquement, cette équation est plutôt une simple expression algébrique et sa nature schématique la laisse ouverte à de fréquentes réexpressions. Un problème supplémentaire de l’équation de Drake est son indépendance par rapport au temps dans ses termes, qui par exemple exclut les effets de l’histoire physico-chimique de la galaxie. Récemment, il a été démontré que le principal défaut de l’équation de Drake est son manque de structure temporelle, c’est à dire qu’elle échoue à prendre en compte les processus évolutifs variés. En particulier, l’équation de Drake ne fournit pas d’estimation d’erreur à propos des quantités mesurées. Ici, nous proposons un premier traitement de ces aspects évolutifs en construisant un processus stochastique simple qui sera capable de fournir à la fois la structure temporelle de l’équation de Drake( c’est à dire d’introduire le temps dans la formule de Drake afin d’obtenir quelque chose comme N(t) ) et une première évaluation de l’erreur standard.

Conclusion :
Le modèle proposé permet une première estimation analytique de l’écart type du nombre estimé de civilisations galactiques. De plus, il fournit une structure temporelle de l’équation de Drake qui peut aider à étudier l’influence de plusieurs effets sur le nombre estimé de civilisations galactiques. Un cas important est la notion de mécanisme de régulation globale (c’est à dire de processus dynamique empêchant une émergence uniforme et le développement de la vie dans toute la galaxie ; Annis 1999 ; Vukotic et Cirkovic, 2008. Vukotic et Cirkovic (2007) investiguèrent les effets de mécanismes globaux de régulation particuliers, les flashes gamma galactiques (GRBs, des explosions colossales provoquées par l’effondrement final d’objets supermassifs ou la fusion de système binaire d’étoiles à neutron) sur la distribution temporelle de planètes habitées hypothétiques, en utilisant une simple expérimentation numérique de Monte Carlo.
Ici, le GRB est clairement juste un des processus physiques possibles qui réinitialise les horloges astrobiologiques. Ils se trouvent que les temps nécessaires à l’évolution biologique sur des planètes habitables de la voie lactée sont très fortement corrélés. Plus précisément, en utilisant des simulations d’observations astronomiques (Bromm et Loeb, 2002), ils démontrèrent que la corrélation (et donc la covariance cov(tb, t*)) entre
l’échelle de temps biologique tb et l’échelle de temps astrophysique t, n’est pas nulle.
En utilisant la distribution de GRB en fonction du temps, une approche analytique devrait déterminer par itération le temps aléatoire du dernier événement GRB.

Néanmoins, ce travail est principalement une première approche pour modéliser l’apparition d’AIC (AIC = Advanced Intelligent Civilisation) ou civilisation intelligente avancée sur des planètes habitables qui devrait être corrélée avec l’histoire de la formation des étoiles de la galaxie (Heavens et al, 2004 ; Juneau et al.,2005 ; Vukotic et Cirkovic, 2007) et l’emplacement de la zone habitable galactique (Gonzales et al., 2001 ; Gowanlock, 2011 ; Lineweaver et al., 2004 ; Prantzos, 2008). Par exemple, la formation de planète et la formation d’étoile pourraient être incluses dans le premier modèle d’apparition d’ AIC en extrayant les paramètres de Drake R*, fp et de ne à lambda et les laisser varier avec le temps.

Le deuxième papier évoque l’impact de la synchonicité technologique sur les perspectives de CETI par Marko Horval, Anamari Nakic, Ivana Otocan.
http://arxiv.org/pdf/1112.0423v1
Impact of technological synchronicity on prospects for CETI
Depuis plus de 50 ans, les astronomes ont cherché dans le ciel les preuves de signaux de civilisations extraterrestres qui ont atteint ou dépassé notre niveau de développement technologique. Bien que souvent surestimée ou donnée pour évident, l’utilisation parallèle d’une technologie de communication équivalente est un prérequis pour établir le contact dans les deux stratégies d’envoi de message de façon délibérée ou par fuite. Les progrès de la civilisation, en particulier le changement accéléré et la croissance exponentielle, amenuisent la perspective d’un statut technologique simultané des civilisations mettant donc des contraintes importantes sur la probabilité d’un dialogue. Dans ce papier, nous considérons la probabilité mathématique d’une synchronicité technologique de notre propre fait et d’un certain nombre d’autres civilisations extraterrestres hypothétiques et nous explorons les scénarii les plus probables pour leur occurrence concurentielle. Si les projets SETI se basent sur une détection fortuite de signaux interstellaires issus de fuite (aussi appelé « écouter aux portes ») alors avec un minimum d’hypothèses préalables N >= 138-4991 des civilisations semblables à la civilisation terrestre doivent exister en ce moment dans la galaxie avec une probabilité de synchronicité de l’utilisation technologique p >= 0,95 dans les 20 prochaines années. Nous montrons aussi que depuis l’émergence de la vie complexe, cohérente avec l’hypothèse d’une zone galactique habitable, N>= 1497 de civilisations extraterrestres devraient être créées dans la galaxie de façon à atteindre la même probabilité estimée dans le cas d’une synchronicité technologique qui correspond au scenario d’un message intentionnel.

Nous avons vu que la synchronicité technologique est un problème à multiples facettes mais il est aussi important pour le SETI qu’un prérequis pour la détection des signaux ET. Nous avons divisé le problème de la synchronicité en deux classes : une classe plus générale de la détention synchronisée des technologies, et – la classe qui est plus intéressante pour l’effort du SETI/CETI – l’usage synchronisé des technologies. Ces classes de problèmes sont analysées avec un modèle mathématique basé sur la probabilité géométrique avec un objectif de probabilité >= à 95 % de réception d’un signal ET dans les deux prochaines décennies.
Dans le contexte d’une détection positive selon le scenario de la fuite nous pourrions nous attendre à trouver un grand nombre de civilisations technologiques similaires et un signal intentionnel tient compte d’un plus petit nombre de civilisations plus avancées. Ceci rendrait la détection d’un message délibéré riche en information plus probable mais seulement si les civilisations ET utilisent vraiment ces ressources pour cet effort.

De plus, nous avons vu que seulement une poignée de civilisation ET (N>= 138-4991) vivant dans la galaxie en ce moment sont suffisantes pour avoir une opportunité sensible d’une synchronisation technologique accidentelle, encore que jusqu’à présent aucun signal extraterrestre n’ait été détecté.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-12-13-a-21.45.06

Enfin ce troisième papier :
http://arxiv.org/pdf/1112.0222v2
« Philosophy and problems of the definition of Extraterrestrial Life1 » de Jean Schneider.
La philosophie et les problèmes de la définition de la vie extraterrestre.
Quand nous essayons de rechercher la vie extraterrestre et l’intelligence, nous devons suivre des directives. La première étape est de clarifier ce que l’on entend par « vie » et « intelligence », c’est à dire une tentative de définir ces mots. Le mot définition fait référence à deux situations différentes. Premièrement, il signifie une convention arbitraire. D’un autre côté il désigne aussi une tentative de clarifier le contenu d’un mot préexistant pour lequel nous avons quelques préconceptions spontanées, quelles que soient leurs racines, et de capter une « essence » (illusoire) de ce qu’il définit. Il est alors fait usage de mots du langage préexistants quelconques qui transportent un contenu préscientifique à priori introduisant probablement quelques confusions dans l’esprit du lecteur. La complexité du problème sera analysée et nous montrerons que quelques préjugés philosophiques sont inévitables. Il y a deux types de philosophie : « La philosophie naturelle », cherchant quelque essence des choses, et « la philosophie critique (ou analytique) », dédiée à l’analyse des procédures par lesquelles nous prétendons construire une réalité. Une extension de la philosophie critique, l’épistémo-analyse[0](c’est à dire la psycho-analyse des concepts) est présentée et appliquée à la définition de la vie et à l’Astrobiologie.
….
Dans la littérature contemporaine des sciences naturelles une définition fait essentiellement référence à deux situations différentes. Premièrement, elle signifie une convention arbitraire, comme par exemple le néologisme « pulsar ». D’un autre côté, elle désigne souvent une tentative pour clarifier le contenu d’un mot préexistant pour lequel nous avons des préconceptions supposées, quelles que soient leurs racines, et capter une essence (illusoire) de ce qui est défini. Il est alors fait usage des mots du langage courant préexistants qui transportent un contenu à priori pré-scientifique (qui peut être révélé par l’epistémo-analyse) susceptible d’introduire des confusions dans l’esprit du lecteur. Dans une approche récente, Rosch (1973) essaye de mettre, grâce à la notion de prototype, les définitions en pleine lumière, même quand elles sont vagues. Mais cette approche ignore le fait empirique selon lequel les mots (quand ils ne sont pas de pures conventions), et leurs contenus inconscients (et donc quelque part obscur) révélés par l’epistémo-analyse, préexistent à toute définition. La théorie du langage moderne a remarqué la nature performative des mots. Ils ne désignent pas vraiment les choses préexistantes, ils font créer dans une première étape ce qu’ils désignent comme extérieur et dans une seconde étape comme préexistant à eux. Depuis que la définition construit ce qu’elle définit, il n’y a pas de définition absolue, seulement une définition dépendant de la procédure par laquelle elle construit le definiendum. Dans cet esprit, il y a une relativité essentielle des définitions.
Dans la partie restante de ce papier, nous traiterons de deux définitions de la vie : Une définition basée sur l’objet – relation et une définition basée sur la biochimie de laboratoire standard (et plus généralement de la physique).

La vie comme une construction et son caractère arbitraire.
Comme vu plus haut, la vie n’est pas un attribut objectif, c’est toujours une construction, basée sur un objet-relation dans la signification commune du nom la Vie, ou basé sur des concepts physicochimiques comme dans la Biologie. Donc, la Vie, vue par l’Astrobiologie, n’est pas la Vie dans le sens objet-relation. De plus, la Vie dans le sens objet-relation, c’est à dire comme un attribut des relations émotionnelles (inconsciemment), ne peut être construite à partir de concepts purement physico-chimiques. Les astrobiologistes, comme les physicochimistes travaillant dans les observations célestes, font donc un usage impropre du mot la Vie qui transporte inévitablement un contenu émotionnel de l’objet-relation impliqué dans le sens primitif du mot. En faisant cela, ils trompent le lecteur. Une analogie pertinente est donnée par la question « Quand l’embryon humain devient-il un être humain ? » ou « Quand les pré-hominidés deviennent-ils humains ? » Le temps auquel cette transition se produit est, inévitablement, un choix arbitraire. Pour produire un éclairage différent sur ce problème, nous notons une similarité avec la physique quantique. Dans la théorie quantique, les observables, (représentés par des opérateurs linéaires dans un espace vectoriel) ne peut être construit à partir de l’état du vecteur représentant la structure de l’appareil de mesure. Ils sont sui-generis comme le remarqua Ulfbeck et Bohr (2001).

La vie organique.
Il n’y a pas d’essence de la Vie, même organique. La Vie, qui est la revendication que telles ou telles observations révèlent qu’elles sont produites par un être vivant est une construction arbitraire. L’expérience consiste seulement, comme dans la relation objet-relation, dans des relations avec les objets (construites à partir des observations) que nous déclarons (et voulons croire) qu’ils sont vivants. Les astrobiologistes veulent déclarer comme vivant des objets qui sont suffisamment complexes et dont la complexité est stable et auto-régénérée. Mais de telles propriétés existent aussi pour des objets recyclant la matière comme les étoiles, qui ne sont pas conçues comme vivantes. Elles montrent juste une amplification des fluctuations de l’entropie locale vers moins d’entropie. Donc des objets déclarés comme vivants dans le sens astrobiologique de structures auto-organisées, ne sont pas nécessairement vivantes dans le sens objet-relation (c’est à dire émotionnellement). Il y a une analogie ici avec la lumière. Quand les physiciens font une analyse spectrale de celle-ci, ils trouvent une longueur d’onde autour de 675 nm et il y a toujours une corrélation entre le mot du langage commun « rouge » et 675 nm. Mais il n’y a pas de couleur associée avec les longueurs d’onde plus grandes que 750 nm et plus petites que 400 nm. Pareillement, il n’y a peut-être pas de vie dans le sens objet-relation associée avec des structures complexes très différentes de nos organismes terrestres.

La vie intelligente
Pour la vie intelligente, nous faisons face en plus au paradoxe qui consiste à essayer de définir l’étranger, c’est à dire l’intelligence non humaine en termes de concepts humains. C’est un genre de paradoxe comme le paradoxe de Zénon : Comment analyser le déplacement avec des termes statiques, j’ai nommé une série de positions statiques. Dans le déplacement il doit exister quelque chose au delà des positions statiques. C’est pareil avec l’intelligence extraterrestre : L’intelligence humaine est une sorte de prison dont nous avons à nous échapper. Cette situation est expérimentée dans le SETI où les astrobiologistes prévoient d’interpréter les signaux SETI avec des concepts humains. Le seul espoir est de trouver en nous mêmes les ressources allant au delà de l’intelligence standard, comme l’inconscience (psycho-analytique) est au delà de la conscience.

Conclusion opérationnelle.
Il est compréhensible que les astrobiologistes commencent avec quelques préjugés à propos de l’exo-vie comme directives de leurs observations. Mais, en même temps nous devrions garder nos esprits ouverts et faire éventuellement autant que possible des observations variées et sélectionner à partir d’elles celles avec lesquelles nous pouvons avoir des relations intéressantes. Comme en bioéthique dans laquelle le choix de savoir si l’embryon est humain ou pas est arbitraire, la revendication que telles ou telles observations viennent d’êtres vivants sera arbitraire. Peut-être aurions nous besoin un jour de comités exo-bioéthiques, similaires aux comités bioéthiques actuels.

Ici l’auteur nous emmène sur des chemins plus philosophiques. Comme quoi, ce sujet de l’exo est aussi un fantastique moteur dans le cadre d’une évolution de la philosophie et notamment de la philosophie de la connaissance. L’auteur nous indique qu’il existe deux types de philosophies de la connaissance, la philosophie naturelle et la philosophie critique.
La philosophie naturelle est basée sur la croyance qu’il existe une « Réalité » et que la connaissance doit attraper son essence dans des affirmations appelées « la Vérité », une sorte d’identification entre l’esprit du sujet et l’essence intime de la nature, basée sur des opinions et des convictions, comme finalement dans la religion et la foi, plutôt que sur l’analyse et la critique. Il en résulte une tendance à projeter les sentiments humains sur le monde extérieur si bien que la philosophie naturelle se rapproche de l’animisme. Ceci a d’ailleurs été remarqué par Bachelard dans son livre « La formation de l’esprit scientifique » [1]. L’esprit scientifique permet de se débarrasser de ses croyances et de ses préjugés à condition bien entendu de ne pas tomber de Charybde en Scylla. La philosophie critique commence avec l’analyse des procédures par lesquelles nous expliquons, grâce au langage naturel, nos expériences diverses. Cette approche a été développée méticuleusement dans la « Critique de la raison pure » de Kant et réexaminée dans le contexte de la science moderne par Ernst Cassirer dans la philosophie des formes symboliques. [2] Le langage naturel est un instrument inévitable pour expliquer notre expérience. Notre connaissance est toujours une construction, avec l’aide du langage, d’une prétendue réalité qui ne préexiste pas et non pas la découverte d’une essence de choses préexistantes. L’idée d’une réalité comme source de perception est donc purement métaphysique. C’est en un sens un idéalisme. Voilà ce que l’on devrait avoir à l’esprit lorsque l’on prend connaissance de témoignages d’observation d’OVNI.
Je trouve dommage que l’auteur n’évoque pas un des champions de cette approche, un auteur peu cité et un brin méconnu, mais qui mériterait d’être inscrit au panthéon des génies de l’humanité, j’entends Alfred Korzybski, déjà évoqué sur ce fil et de son chef d’œuvre au titre évocateur de « Science and Sanity ». Dans cet ouvrage remarquable, Alfred nous invite à nous départir de nos habitudes et de nos préjugés justement et de faciliter l’accès à la réalité intime en utilisant un outil appelé le « structural differential » ou différentiel structurel. [3] Tout n’est pas forcément exprimable avec des mots et ce que l’on ne peut dire, il faut le taire. Lisons Korzybski, Science and Sanity chapitre XXVII « Higher Order Abstractions ».
L’utilisation du « Structural Differential » est nécessaire, car certains niveaux sont indicibles. Nous pouvons les voir, les manipuler, les sentir, mais en aucune façon nous ne pouvons les atteindre par la parole seule. Nous devons donc, avoir un diagramme, de préférence en trois dimensions qui représente les conditions structurelles empiriques, et qui indique le niveau indicible par quelques autres moyens que la parole. Nous devons dans le cas le plus simple, montrer du doigt l’objet, en insistant en silence, ou nous devons exécuter physiquement quelque activité et de la même façon insister en silence, car l’exécution et les sentiments ne sont pas des mots.

Dans ce cadre ne faudrait-il pas apprendre un autre référentiel « linguistique » comme le « Langage des sourds muets » pour améliorer nos facultés d’abstraction et développer nos capacités de projection dans l’univers de l’impossible ? Car finalement l’impossible est un possible. Dans cette quête du Graal de la réalité pourquoi ne pas s’inspirer de ce photographe aveugle[4] et cadrer cette réalité extraterrestre avec de nouveaux outils ?
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Photographe-aveugle
Revenons à Korzybski et toujours en rapport avec l’article, citons un passage que je trouve fondateur pour notre futur et pour cette question extraterrestre. Ce passage fait partie du chapitre XXIX « On non-aristotelian training » page 469 Science and Sanity cinquième édition et concerne cette formation non aristotélicienne
Le but principal est d’acquérir la conscience d’abstraction souhaitée, sur laquelle l’évaluation sans illusion est basée, et qui devient le fondement des états non pathologiques et de l’équilibre mental. Comme nous traitons avec différents aspects d’un processus organique qui travaille par nature comme un tout, tous ces aspects apparaissent strictement interconnectés. Nous avons trouvé par analyse deux aspects principaux qui sous-tendent les autres. Il apparaît que la structure aristotélicienne conduit à des états sémantiques qui peuvent être formulés comme le sentiment de la toutité, et que, à travers le « est » de l’identité, il conduit à la confusion des ordres d’abstraction. Donc, par formation, le programme est facilement ébauché : Nous devons premièrement éliminer la toutité ; puis nous devons révéler la stratification particulière de la connaissance humaine qui conduit au rejet du « est « de l’identité ; en d’autres mots, éliminer l’identification. Il devient aussi évident qu’une théorie de la santé mentale ne peut-être séparée d’un système non-aristotélicien.
Nous pourrions aussi poursuivre cette digression en faisant appel à l’infra mécanique quantique de Mme Mugur-Schächter[5] qui me semble parfaite pour venir compléter cette refondation des modes humains de conceptualisation et j’invite l’auteur du papier à se pencher sur cette approche dans le cadre de la réflexion qu’il a entamée. Voilà des pistes qui me semblent rénover notre approche et qui permettraient de dépoussiérer un sujet qui mérite un plan « Marshal » de la pensée pour cette recherche et ces investigations incorporant de multiples disciplines. Pour terminer avec l’article de Jean Schneider, signalons le passage mettant en lumière la problématique du langage naturel et des multiples significations et préconceptions qui se cachent derrière les mots dont il faudrait prendre conscience pour aborder cette problématique de la vie extraterrestre. Nous sommes confrontés à des questions sans réponse d’une part et qui font polémique car nous mélangeons allègrement les niveaux d’abstraction et d’autre part nous essayons de définir une classe « étrangère » à la Terre en utilisant des concepts humains ! De cette tautologie de l’esprit, là où il nous faudrait désorbiter et changer de niveau d’entendement nous spiralons dans la toutité humaine, cadre très limité de la pensée. Peut-être que parmi les solutions à notre disposition pour sortir de cette boucle infernale et penser hors du cadre, il faudrait s’inspirer de ce fabuleux auteur du XXième siècle qui me semble avoir lui aussi planté les ferments d’un entendement différent. James Joyce et ce Finnegans wake qui nous emmènent en voyage avec ces mots-valises. Les significations s’entrechoquent, se pénètrent, entrent en osmose en mariant les contraires pour finalement déboucher sur du nouveau, de l’inconnu. C’est la métaphysique de Giordano Bruno revisitée par Joyce dans ce parcours initiatique en boucle près de la rivière Liffey (ou Life Faith ? Vie et foi/croyance) une sorte de divine comédie qui se terminerait là où elle commence, qui débuterait là où elle se finit, des humains orbitant autour du néant. Finnegans wake, un précurseur de cette lingua cosmica, clé du contact ? Joyce aurait-il été inspiré par une quelconque altérité et Finnegans wake serait-il une sorte de message codé nous montrant le chemin ? C’est une proposition osée, une ligne que je ne franchirai pas mais heureux qui comme « Ulysses » a fait un beau voyage. [6]
La planespèce peut-elle se satisfaire d’un globe limité perdu dans l’immensité ou doit-elle arpenter l’esparestre pour exprimer sa xénomanité et son extratérité ? Il faudra avant tout faire la révolution matérituelle pour accéder aux réalités spiritérielles qui seules peuvent permettre d’échanger et de communiquer, d’ échaniquer ou de communanger. Qui sait de quoi demain sera fait ?
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Astronomie
Au coin du feu soleil, l’humanité veille près de cette cheminée alchimique, creuset de la vie. C’est la veillée de l’humanité en attendant le prochain événement, ce flash gamma qui renvoie de l’Omega à l’Alpha. Il nous faut abandonner ce chemin de croyance pour la rue de l’inconnu éclairée par les réverbères de la noosphère. Dans cette route vers l’altérité, la communication repose sur un invariant logé au cœur de notre être, cœur dans le sens de notre intériorité, expression de notre quiddité, pivot du contact futur, miroir de notre être vivant, renvoyant l’image de l’un et du multiple. Ce chemin est inscrit en chacun, il faut éviter de prendre les impasses du mal sain, seing au cœur de notre heure et qui nous perd cupidement. Nous orbitons autour du néant, ce n’est pas pour y retomber. Donnons l’impulsion nécessaire, écoutons notre corps, faisons confiance à notre cerveau pour, comme unis et en syntonie, provoquer le changement.
[0]
http://luth7.obspm.fr/~schneider/15mai.html
[1]
http://www.meirieu.com/COURS/texte11.pdf
Quand on cherche les conditions psychologiques des progrès de la science, on arrive bientôt à cette conviction que c'est en termes d'obstacles qu'il faut poser le problème de la connaissance scientifique. Et il ne s'agit pas de considérer des obstacles externes, comme la complexité et la fugacité des phénomènes, ni d'incriminer la faiblesse des sens et de l'esprit humain : c'est dans l'acte même de connaître, intimement, qu'apparaissent, par une sorte de nécessité fonctionnelle, des lenteurs et des troubles. C'est là que nous montrerons des causes de stagnation et même de régression, c'est là que nous décèlerons des causes d'inertie que nous appellerons des obstacles épistémologiques. La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres. Elle n'est jamais immédiate et pleine. Les révélations du réel sont toujours récurrentes. Le réel n'est jamais "ce qu'on pourrait croire" mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser .

Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l'esprit n'est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l'âge de ses préjugés. Accéder à la science, c'est spirituel- lement rajeunir, c'est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé.
[2]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Cassirer
Ernst Cassirer est une piste à suivre pour ce questionnement sur l’altérité. Outre le fait qu’il s’intéressa à la relation de l’homme avec le cosmos (Individu et Cosmos à la renaissance) il est intervenu dans la théorie de la connaissance sur des sujets particulièrement porteurs :
C'est avec Les concepts de substance et de fonction (1910) que Cassirer commence à tracer son propre chemin. Il montre que les concepts utilisés en mathématiques et dans les sciences de la nature ne sont pas des concepts désignant des choses, mais des relations. L'objet de connaissance est abordé comme un tissu de relations. Versé dans les théories en physique contemporaine, Cassirer réévaluela relation de l'espace et du temps à la lumière de la théorie de la relativité (1921) d'Einstein, mais aussi de l'intuitionnisme mathématique (Brouwer) et des paradoxes de la théorie des ensembles (Russell).

C'est dans la Théorie des formes symboliques, élaborée et publiée dans les années 1920, que Cassirer développe une tentative originale pour unifier les modes de pensée scientifique et non-scientifique. Grâce à l'exploration des « formes symboliques », sortes d'invariants de la culture humaine, le philosophe espère réunir la science et les autres productions culturelles de l'esprit dans une même vision philosophique.
http://formes-symboliques.org/article.php3?id_article=174
[3]
http://www.interpc.fr/mapage/westernlands/roger1.html
Le DIFFERENTIEL STRUCTUREL DE A.K. met en lumière l'ordre dans lequel les niveaux d'abstraction apparaissent. Sa compréhension, dans un premier temps, puis son intégration, nécessairement progressive, dans un deuxième temps, sont fondamentales pour qui souhaite une adaptation la plus nuancée possible à ce qui est, démarche qui s'inscrit dans un "principe sain d'incertitude", synonyme d'ouverture à l'univers des possibles.
[4]
http://www.myspace.com/video/vid/102926307#pm_cmp=vid_OEV_P_P
[5]
Je ne résiste pas à l’envie de vous redonner les références de ce texte fondateur
http://www.mugur-schachter.net/pdf/inframecanique.pdf
[6]
http://en.wikipedia.org/wiki/Ulysses_(spacecraft)
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Jeu 15 Déc 2011, 01:12
Korzybski ? Alfred Korzybski le père de la philosophie Non Aristotélicienne du monde du non A de Van Voght ?
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Jeu 15 Déc 2011, 17:50
Merci M51M51,c'est très touffu mais,étant un peu au-dessus de mes possibilités,vos messages m'obligeront à un certain travail intellectuel qui peut etre avantageux.

Je déplore aussi la fermeture du site d'Anakin qui était un travail monstrueux et que je visitais régulièrement.Encore une base de données de perdue!

Celà dit,je suis beaucoup plus pessimiste que vous sur l'avenir du genre humain (avec "coup de pouce" extérieur ...ou pas.) si nous ne rendons pas compte qu'une "croissance" sans cesse en augmentation est impossible sur une planète finie.A moins d'un changement moral,spirituel et physique (tout pour quelques uns,rien pour les autres) drastique,je ne vois pas comment on pourrait s'en sortir!

Cordialement.
M51M51
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mer 21 Déc 2011, 23:38
La Ratapinhata :
Oui celui là même qui a développé la sémantique générale et qui a inspiré de nombreux auteurs de Science Fiction comme Van Voght, Robert A Heinlein que j’ai évoqué sur ce même fil et bien d’autres. Mais si vous avez la change de lire et comprendre l’anglais je ne peux que vous conseiller de lire son chef d’œuvre « Science and Sanity » qui, à ma connaissance, n’existe pas traduit en français.

Christian :
Désolé pour l’aspect touffu mais il y a tellement à dire sur ce sujet qui est par ailleurs si exigeant que cela se bouscule au portillon et j’ai parfois un peu de mal à tout exprimer. Je suis contente de voir qu’Anakin a repris le flambeau. Je le salue au passage et encore une fois je tiens à le remercier pour le fabuleux travail qu’il abat. Que la période soit « noire » (approcherions-nous de cette fameuse nuit noire), cela ne fait aucun doute mais devant l’adversité, le chevalier ne baisse pas la garde, il enfourche son pégase et part au combat, fut-il spirituel.
Concernant la problématique de la croissance que vous évoquez avec juste raison, je prépare un sujet et vous verrez que c’est encore pire que cela. Pour autant, je ne suis pas pessimiste car même si ces changements éthiques souhaités paraissent des utopies aujourd’hui, c’est comment dire, aussi une « lutte aux pires » qui dispose d’alliés puissants comme par exemple les phénomènes d’émergences. Rien n’est forcément joué à l’avance et il faut bien que la peur soit partagée.

Il est parfois des coïncidences troublantes. Avouez qu’il est tout de même curieux qu’un organisme comme le National Geographic fasse une émission sur une invasion extraterrestre? C’est le sujet suivant qui m’a mise sur la piste
https://www.forum-ovni-ufologie.com/t13160p25-invasion-extraterrestres-emission-national-geographic
http://area51blog.wordpress.com/2011/08/08/nos-voisins-les-extraterrestres-national-geographic/
et j’ai fait le lien avec devinez quoi, un papier qui s’intitule :
« American attitudes about life beyond earth, beliefs, concerns, and the role of education and religion in shaping public perceptions »- « Les attitudes américaines à l’égard de la vie au delà de la Terre, les croyances, les préoccupations, et le rôle de l’éducation et de la religion pour fabriquer les perceptions du public » (tout un programme !)d’un certain George Pettinico qui n’a pas l’air d’un débutant en matière d’analyse sociologique, d’enquête d’opinion et de mesures du pouls de la société par rapport à différents sujets.
http://www.linkedin.com/in/georgepettinico
On y apprend, devinez quoi, que ce même National Geographic a mené durant le printemps 2005 (du 18/04 au 03/2005 pour être précise) en collaboration avec l’institut SETI et l’université du Connecticut une étude sur la vie extraterrestre et sa perception par le public américain. L’échantillon fut généré en utilisant une méthodologie appelée (Random Digital Dial) qui établit de façon aléatoire un ensemble de numéros de téléphone de particuliers dans 48 états américains. Le même National Geographic qui avait sponsorisé en 2001 avec l’aide de la National Science Foundation une enquête d’opinion impliquant 5283 personnes (4577 réponses en anglais, 215 en espagnol, 349 en allemand, 142 en Italien) sur l’existence des ET. Avouez que c’est qu’en même troublant toutes ces enquêtes d’opinion par le même organisme sur un sujet qui est par ailleurs débunké de façon grossière par les média mainstream (un plan spécifique serait-il à l’œuvre ?). Laquelle enquête d’opinion de 2001 s’inspirait d’une enquête menée en 1981 par le Journal of the British Interplanetary society (1465 étudiants de l’université de Washington à Seattle) . On peut retrouver tout cela aussi dans l’article de William Sims Bainbridge, qui n’est pas non plus un débutant[1], « Cultural Beliefs about Extraterrestrials, a questionnaire Study ». Dans ce dernier article il y a un passage particulièrement intéressant que je me permets de vous traduire rapidement tant il met en lumière une démarche de « surveillance de l’opinion publique » sur un sujet qui semble bien être pris très au sérieux. Il se dégage de ce passage le sentiment que des systèmes numériques sophistiqués sont mis à l’œuvre pour mesurer et comprendre de façon récurrente et automatisée la pénétration de cette problématique extraterrestre dans la communauté humaine… Un brin de collège invisible peut-être ? Mais qui est encore à la manœuvre ? Ce foutu complexe militaro industriel ? Voilà le passage en question (traduction rapide)
« Un sous ensemble d’environ 800 personnes interrogées sélectionnées de façon aléatoire commentèrent une paire de questions, écrivant ce qu’ils voulaient exprimer en plein texte sur le questionnaire en ligne. En suivant ces méthodes qui avaient été développées dans des projets précédents (Bainbridge 1991), un grand nombre de déclarations à propos des extraterrestres furent puisées de ces questions ouvertes-fermées et révisées en propositions qui pouvaient être compatibles avec une réponse « je suis d’accord, je ne suis pas d’accord » pour de futures enquêtes. Une liste de 98 de ces déclarations accompagnées de deux déclarations agissant comme stimulants forment un total de 100 idées différentes à propos des extraterrestres. Ces 100 déclarations constituent une petite partie d’un projet de recherche plus capital sur la capture de la personnalité, ou comment entrer des mesures sur la personnalité humaine, grâce à la science et à la technologie, dans un ordinateur ou un système d’information. Il y a beaucoup de méthodes pour faire de la capture de personnalité, et quelques visionnaires imaginent qu’il sera peut-être un jour possible de scanner les connexions neuronales du cerveau d’une personne (Kurzweil 1999) [2]. Ce projet explore une approche différente et plus conservatrice, construisant des recherches en psychologie, en sociologie et en science politique à partir d’enquêtes conventionnelles.
Le but immédiat est de créer et de collecter 100 000 questions en les incorporant dans des modules logiciels d’administrations appropriées, et d’obtenir des réponses à toutes ces 100 000 questions.
En tant que projet de recherche, ce travail a déjà donné lieu à de nombreuses publications scientifiques (Bainbridge 2002a, 2003, 2004b, 2004c, 2004d).


Mon petit doigt me dit qu’il ne serait pas inutile de mettre en relation les enquêtes récentes du National Geographic avec les productions hollywoodiennes contemporaines de ces enquêtes, mais j’ai un peu la flemme ce soir.
Par contre si quelqu’un à une idée pour la publicité « Groupama » qui nous est livrée sur nos petits écrans en deux versions avec une jolie blonde en prime…
Il me semble qu’il n’est pas interdit à l’homme de réfléchir et d’utiliser ce que la nature lui a donné de plus précieux : Son cerveau!
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Image4-0129-copie-1

[1]
http://en.wikipedia.org/wiki/William_Sims_Bainbridge
William Sims Bainbridge (born October 12, 1940) is an American sociologist who currently resides in Virginia. He is co-director of Human-Centered Computing at the National Science Foundation (NSF) and also teaches sociology as a part-time professor at George Mason University.[1] He is the first Senior Fellow to be appointed by the Institute for Ethics and Emerging Technologies. Bainbridge is most well known for his work on the sociology of religion. Recently he has published work studying the sociology of video gaming.

[2]
Bizarrement c’est aussi ce que l’on lit dans les courriers décriés. Le fruit du dieu hasard sans doute…
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Louis591
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Jeu 22 Déc 2011, 22:10
Si vous me le permettez, je voudrais revenir sur votre
postulat de base :

« Depuis quelques temps je me dis qu’il devient urgent de faire de la prospective sur cette affaire de contact extraterrestre et d’essayer de penser « l’impensable », une sorte « d’intelligence stratégique » afin de se projeter dans les possibles pour mieux atterrir lorsque le contact deviendra une réalité indiscutable. »

Effectivement, « se préparer en envisageant différents scénarios de contact » est une sage projection est la révolution de l’homme via la symbiocratie que vous évoquez ou par autre chose semble être un préalable pour un contact « acceptable » par l’ « autre. »


1. Toutefois, l’on n’envisage ici le nécessaire préambule au contact et non son implication elle-même.


La nature humaine étant ce qu’elle est, agressive et expansionniste, l’on peut soit considérer que l’homme est un loup pour l’homme…c’est ici sa nature profonde et dans cette hypothèse le« contact » s’éloigne car qui contacterai un loup destructeur prêt à quitter son berceau ?

L’on peut aussi considérer selon l’acception courante (et l’on pourrait denouveau parler de Jean jacques Rousseau !) que cette nature peut évoluer….
Vers votre postulat de conscience collective, l'autre cherchera ici des "signes" précurseurs de cette conscience :

Plutôt qu’un long discours…..

[url=http://www.google.fr/search?client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&channel=s&hl=fr&source=hp&biw=1680&bih=956&q=la nature humaine expansioniste et agressive&oq=la nature humaine]http://www.google.fr/search?client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&channel=s&hl=fr&source=hp&biw=1680&bih=956&q=la nature humaine expansioniste et agressive&oq=la nature humaine[/url]

Cette seconde hypothèse suggère des signaux qui émergent sporadiquement dans la
société :

http://www.nato.int/cps/fr/SID-0CCDAA4F-070BC867/natolive/news_7304.h

http://www.opcw.org/fr/nos-activites/demilitarisation/

Sans être toutefois naïf au point de croire qu’il sagit la d’une tendance de fond (à ce jour) ’aime assezla conclusion de la Préface du livre de Georges Le Guelte, « Les armes nucléaires, mythes etréalités. »

« Aujourd’hui, les armes nucléaires ne sont un moyen de défense contre aucune menace prévisible. Pourtant les cinq Etats qui en sont dotés se
préparent à les conserver pour une période indéfinie, c’est-à-dire en l’absencemême de tout danger susceptible de leur fournir ne serait-ce qu’un semblant de
justification. Il n’est pas acceptable que, pour une période indéfinie, l’avenir de l’humanité reste tributaire, à
chaque instant, d’une défaillance technique ou d’une erreur humaine, pour satisfaire la vanité ou l’amour-propre d’une partie de la population. Il
n’est pas de tâche plus pressante que d’essayer d’empêcher cette évolution contraire à toute espèce de rationalité. »

http://www.collegium-international.org/index.php?option=com_content&view=article&id=48:proliferation-des-armes-nucleaires-du-discours-officiel-a-la-realite-&catid=13:nuclear-threat&lang=fr

Cette conscience ou ces signes prétendument précurseur d'un "préambule" au contact n'échappe toutefois pas à la réalité d'aujourd'hui ou nous baignons dans l'intelligence.....stratégique.

2. Vers une conscience collective au regard d’unel’intelligence stratégique protéiforme ?

« On y apprend, devinez quoi, que ce même National Geographic a mené durant le printemps 2005 (du 18/04 au 03/2005 pour
être précise) en collaboration avec l’institut SETI et l’université du Connecticut une étude sur la vie extraterrestre et sa perception par le public
américain » : une simple mesure du degré de conscience collective du phénomène qui nous intéresse.

Je ne reviens pas sur l’idée de symbiocratie que vous développez avec brio, mais penser l’impensable n’est pas forcément privilégier l’hypothèse du bon sauvage galactique qu’il faudrait charmer (même si le charme est de bon sens) pour obtenir ce contact.

Cet examen de la conscience collective est une nécessité pour adapter l’intelligence stratégique…..mais pas forcément telle que vous la concevez.

L’homme maitrise un art.

L’humanité excelle dans un domaine.

Le contrôle, la guerre.

Si l’on examine les « réflexes » de l’homme au regard des agissements étatiques ci-dessus cela conduit effectivement à une « intelligence stratégique ».

L’on retrouve en premier lieu une notion commune, la zone d’influence issuenotamment de la « stratégie échiquéenne » :

"Ce qui compte ce n'est pas tant l'endroit où les pièces se trouvent que l'endroit où elles peuvent aller, ainsi que le nombre et l'importance des cases vers lesquelles elles peuvent se rendre".
-
Ce qui compte, c'est la zone d'influence des pièces, leur potentiel, les menaces qu'elles portent, les cases qu'elles contrôlent, etc.

Les relations de protection et d'entraide qu'entretiennent les pièces sont souvent plus importantes que les pièces elles-mêmes.

http://normandlamoureux.com/echecs/strategie/05.html

L’intelligence stratégique dans cette implication du contact serait donc de contrôler le maximum de « zone d’influence », les plus couramment
utilisés par l’humanité : les armes, c’est le contrôle par la force militaire.

L’autre type de contrôle issue de la culture millénariste de l’humanité c’est le contrôle de l’adversaire (peu importe sa forme : état, la population,
etc.).

On retrouve ici les techniques classiques PSYOPS :
L’action psychologique (psychological operations ou PSYOPS) comprends toute forme d’action planifiée prise pour affecter la perception ou
le comportement d’une cible politique choisie sans l’usage de force militaire (Bloom, 1991 ; McLaurin, 1982).


L’action psychologique s’inscrit (le plus souvent) dans le cadre des relations internationales dans la mesure où un état tente d’imposer sa volonté sur un
autre état (McLaurin, 1982).


3. Ce contexte culturelle d’« intelligence stratégique » pour le contrôle, la suprématie « et » la nature de l’homme conditionne « l’implication »
du contact :


Je me demande souvent – dans ce contexte- comment (le pourquoi nous est inaccessible) le contact pourrait il être établi sans déclencher immédiatement une réponse stratégique adéquate des robots sans âme…..

La réponse (ou une réponse possible) est ancienne:

« L’art de la guerre, Sun Tzu »

Sun Tzu. est sans doute le stratège chinois le plus célèbre. Son Art de la guerre, écrit il y a environ 2500 ans, est sans doute l’un des traités de stratégie les plus lus par les décideurs du monde économique, politique et militaire.

Notre phénomène ovnis – dans sa stratégie de contact - emprunte « l’imagede l’eau » chère à Sun Tzu :

« L’eau a la formidable capacité à s’adapter àson environnement. Elle épouse la forme de son contenant, change selon sa température,
tout en demeurant elle-même. À l’instar de l’eau, le stratège se doit d’être dénué de préjugés, disponible et toujours à l’écoute de son environnement.

Une fois un but fixé, il établira bien sûr un plan.

Mais rien ne doit être figé. S’il maîtrise ses facteurs propres (ses forces et faiblesses), lestratège doit en revanche s’adapter
sans cesse aux facteurs extérieurs (les opportunitéset menaces), souvent difficiles à prédire.
Il est comme l’eau, pouvant contourner en temps réel les obstacles de son environnement pour progresser inexorablement vers son but. »

Cette stratégie s’inscrits toujours dans le long terme et cherche avant tout à influer sur les tendances lourdes.
Cette exhortation a être comme l’eau vise plutôt l’état d’esprit. Une Stratégie ne se construit pas égocentriquement, elle doit prendre en compte à la fois
l’environnement et les stratégies adverses. L’état d’esprit à adopter ici est donc l’écoute,l’absence de préjugé, la disponibilité et l’adaptabilité aux circonstances extérieures

Modeler la situation, ne pas la forcer : La diversité des apparitions "ovnis" leurs formes, l’absence de lisibilité sur une ou des hypothèses probable dans les buts recherchés par nos visiteurs s’apparente à cette tactique de l’eau.

L’on retrouve l’idée de brouillage si cher au contre-amiral PINON qui pourrait s’expliquer par cette adaptation stratégique « l’adaptation aux circonstances » dans la perception du phénomène qui nous est imposée.

4. Sun Tzu appliquer au phénomène ovnien ou l’utopie anthropomorphique d’une logique de contrôle de « nos visiteurs » ?

Il n’est pas nécessaire d’annihiler dans cette conception stratégique.

« L’adversaire ne doit pas disparaître ; il s’agit au contraire de le contrôler, de s’en servir comme ressource, de l’assimiler, voire d’établir une entente par la collaboration.

Sun Tzu établit lespriorités de l’attaque, en allant de l’invisible au visible, du yin au yang, dans l’ordre suivant :

1. Attaquer d’abord l’esprit et la stratégie de l’adversaire,car ce sont les fondements de ses actions, en mettant l’accent sur la ruse, plutôt que sur la
confrontation physique, et espérer ainsi remporter la victoire sans combattre.

2. Saper les plans de l’adversaire, en modelant la situation à son propre avantage. Rendre impossible la mise en oeuvre des plans adverses tout en
améliorant ses propres forces, et progresser vers lemoment où la situation devient propice à une attaque.

3. Affaiblir ensuite l’adversaire en rompant ses liens d’alliance ou de partenariat. Semer le doute et la discorde dans ses
rangs, tout en renforçant sa propre harmonie. Saper l’organisation adverse et sa capacité à utiliser ses ressources.
4. En ultime recours, user de la violence physique pour soutenir uneattaque décisive. »

Finalement, il vaut mieux (ama) effectivement « se projeter dans les possibles pour
mieux atterrir lorsque le contact deviendra une réalité indiscutable »….

un post un peu sombre mais qui n'a pas pour but de légitimer le pouvoir militaire ou l'intelligence stratégique...de contrôle mais qui vise plutôt à percuter le fil de la discussion !


Cordialement,
Louis.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 25 Déc 2011, 19:16
Merci Louis pour cette intervention qui mérite une réponse détaillée tant elle me semble mettre en lumière le concept de « space biding » évoqué par Korzybski là où il faudrait plutôt développer nos capacités de « time biding » ou « spiritual biding ». Je reviendrai en détail sur votre post en montrant notamment comment, l’exploration de problématiques actuelles, dans différents domaines, conduit vers une singularité estimée aux alentours de 2050, date qui est par ailleurs souvent évoquée en matière de contact direct avec l’altérité éloignée. Je pense qu’il ne s’agit pas d’un hasard.
En attendant et comme c’est Noël, je vous souhaite à tous, d’ici ou d’ailleurs, de joyeuses fêtes et je me permets de vous offrir ce premier cadeau que l’on pourrait intituler, « de la parole aux actes », tant ce lien me semble intimement corrélé avec mon intervention précédente.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Aliens-milky-way-in
http://www.pbs.org/wgbh/nova/space/aliens-milky-way.html
Vous trouverez une enquête interactive sur le sujet de la vie extraterrestre ainsi que de nombreux liens très à la page…
Bonne lecture (je suis désolée mais c’est en anglais).

NB : Si vous répondez à l’enquête, votre IP sera très certainement enregistrée comme d’ailleurs pour toute une foultitude d’autres choses que l’on fait sur le web. Je pense même que, compte tenu des capacités de stockage actuelles, tout doit être enregistré et conservé. J’adresse donc aussi un joyeux Noël à nos superviseurs en leur proposant de méditer ces phrases d’Héraclite :
« À ceux qui descendent dans les mêmes fleuves surviennent toujours d’autres et d’autres eaux » et « La mer est l’eau la plus pure et la plus souillée ; potable et salutaire aux poissons, elle est non potable et funeste pour les hommes »
Sur l'échiquier de la vie, le pire n'est-il pas d'être mat?
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 26 Déc 2011, 01:01
@M51M51 a écrit:Merci Louis pour cette intervention qui mérite une réponse détaillée tant elle me semble mettre en lumière le concept de « space biding » évoqué par Korzybski là où il faudrait plutôt développer nos capacités de « time biding » ou « spiritual biding ». Je reviendrai en détail sur votre post en montrant notamment comment, l’exploration de problématiques actuelles, dans différents domaines, conduit vers une singularité estimée aux alentours de 2050, date qui est par ailleurs souvent évoquée en matière de contact direct avec l’altérité éloignée. Je pense qu’il ne s’agit pas d’un hasard.
En attendant et comme c’est Noël, je vous souhaite à tous, d’ici ou d’ailleurs, de joyeuses fêtes et je me permets de vous offrir ce premier cadeau que l’on pourrait intituler, « de la parole aux actes », tant ce lien me semble intimement corrélé avec mon intervention précédente.
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http://www.pbs.org/wgbh/nova/space/aliens-milky-way.html
Vous trouverez une enquête interactive sur le sujet de la vie extraterrestre ainsi que de nombreux liens très à la page…
Bonne lecture (je suis désolée mais c’est en anglais).

NB : Si vous répondez à l’enquête, votre IP sera très certainement enregistrée comme d’ailleurs pour toute une foultitude d’autres choses que l’on fait sur le web. Je pense même que, compte tenu des capacités de stockage actuelles, tout doit être enregistré et conservé. J’adresse donc aussi un joyeux Noël à nos superviseurs en leur proposant de méditer ces phrases d’Héraclite :
« À ceux qui descendent dans les mêmes fleuves surviennent toujours d’autres et d’autres eaux » et « La mer est l’eau la plus pure et la plus souillée ; potable et salutaire aux poissons, elle est non potable et funeste pour les hommes »
Sur l'échiquier de la vie, le pire n'est-il pas d'être mat?

Bonsoir M51,

...Mais "le pire n'est jamais sûr" n 'est-il pas vrai ?.....Je profite juste de cette boutade pour vous dire toute ma reconnaissance pour la puissance de votre réflexion et mon admiration pour votre immense culture (double manifestement puisque vous maitrisez l 'anglais universitaire)...Merci de nous ouvrir tant de portes (même si ce sont des portes "western" bien souvent , étant donné le niveau des exposés/recherches cités )..

.Un petit bémol tout de même: aucun des "chercheurs" de haut niveau( et vous y compris), ne peut se libérer de sa nature d 'Homo Sapiens Sapiens ...Avec pour corolaire , frustrant s'il en est (du moins pour moi ) que toutes les théories et modèles avancés pour approcher l "essence, la réalité et à fortiori le comportement de Civilisations E.T sont, erronnés, caducs, et " quelque part" vains car trop empreints d'anthropomorphisme !

Je vous souhaite une bonne année 2012 , riche en exposés à lire sur ce forum bien sùr!

Ufologiquement vôtre STANALPHA
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 27 Déc 2011, 18:13
Une petite citation de John Lennon "la vie, c'est ce qu'on n'attend pas..."

C'est pourquoi, inutile de chercher à imaginer quoi que ce soit, mais en revanche, il serait impérieux d'entretenir ce sentiment de confiance en soi, si développé chez les anglo-saxons, et totalement atrophié chez les Français...

"Le moment venu, nous serons prêts! " et voilà.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Mar 27 Déc 2011, 23:15
Bonsoir la RAPINHATA,

Je partage en effet votre point de vue ....Cette confiance en soi qui fait que l 'on avance, coùte que côute et SANS ETATS D"AME...ou si peu....Et l'origine de notre "différence" avec les anglo saxons réside dans la différence de parcours historique d'un vieux peuple européen à comparer avec l'esprit de conquête (manifesté par celle de l 'Ouest) d'un peuple âgé d'un peu plus de deux siècles qui s'est établi sur des terres quasi vierges où tout était à inventer et à bâtir.....C'est cet esprit de conquête et ce reliquat du" struggle for life" qui subsiste chez eux..et qui malheureusement , nous fait défaut.

.De même qu'ils ont compris bien avant "nous"que c'est dans les domaines tels que ceux de la recherche de pointe , de l 'innovation, de la dépose des brevets et des publications , que se ferait la différence dans la compétition mondiale engagée par les peuples de notre belle planète bleue !

Ufologiquement vôtre STANALPHA

"Le sage ne dit pas ce qu'il sait;le fou ne sait pas ce qu'il dit "

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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Jeu 29 Déc 2011, 00:04
Stanalpha1:
Merci pour vos interventions. Ne m’encensez pas trop tout de même car je me suis copieusement plantée concernant le « Space biding », « time biding » et « spiritual biding ». Il ne s’agissait pas ici de faire des offres lors d’une enchère quelconque mais bien plutôt de lier, relier. Il fallait en effet lire « Space binding », « time binding » et spiritual binding ». Un « n » manquant, peut-être pour un monde sans haine ?

Un petit bémol tout de même: aucun des "chercheurs" de haut niveau …ne peut se libérer de sa nature d 'Homo Sapiens Sapiens
Entièrement d’accord avec vous, ceci dit prendre conscience de ses limites, c’est déjà quelque chose même si la réalité qu’il nous faut étreindre est peut-être indicible, incommensurable, impensable pour un cerveau humain. Mais contrairement à La Ratapinhata, je ne pense pas qu’il soit « inutile de chercher à imaginer quoi que ce soit ». Bien au contraire, nos outils nous permettent aujourd’hui d’atteindre des réalités qui, il y a peu, étaient encore du domaine de l’impensable. Une des voies fécondes est l’interface homme/machine et selon la façon dont nous aborderons cette équation, nous pourront être soit des esclaves, soit des demi dieux ou tout simplement des hommes ! Je trouverais assez cocasse que les artéfacts contribuent finalement à ce que l’homme se ressouvienne et retrouve sa véritable nature, identité. C’est un domaine à la fois très inquiétant mais aussi très prometteur.
Par ailleurs, je fais de l’accès aux publications scientifiques, possible en partie aujourd’hui grâce à Internet, une étape indispensable à la quête de la vérité sans passer par les fourches caudines d’une vulgarisation tronquée par des journalistes orientés, surtout concernant ces sujets; cela ne fait pas de moi pour autant une chercheuse.
Quant à la compétition entre les peuples pour un tel sujet, cela me paraît bien dérisoire dans un domaine où il nous faudrait plutôt jouer collectifs et utiliser les qualités de chacun. C’est encore l’image de cette société de compétition qui ne conçoit le monde qu’à travers le filtre infiniment étroit du « meilleur », comme si ce dernier pouvait seulement imaginer ce qui l’attend dans le cosmos. C’est de tous et de toutes les sensibilités dont nous aurons besoin pour essayer de comprendre une infime parcelle de cette affaire, car plus on avance, moins on comprend.

Un petit intermède que l’on pourrait intituler « l’énergie, c’est la vie » et pour vivre et s’organiser il faut donc se débrouiller pour produire l’énergie nécessaire (c’est un peu le problème de la planète aujourd’hui mais traité ici à une tout autre échelle, au niveau galactique !) Même pendant les fêtes de Noël, le sujet continue son bonhomme de chemin et ce qui est passionnant c’est qu’il s’agit ici d’une production asiatique. Les occidentaux n’ont donc pas forcément le monopole de ces sujets mêmes si les publications émanent en grande partie de scientifiques issus du monde occidental. Au passage on peut s’interroger et se poser la question suivante : Ce sujet étant stratégique, pensez-vous que tout ce qui est trouvé est publié ? Je pense que l’Asie a aussi pris ce train en marche et de quelle façon! Je dirai que certains pays (La Chine pour ne pas le citer) se dotent des « instruments » de première grandeur et des infrastructures (calculateurs, technologies spatiales, etc.) indispensables à la résolution de cette problématique extraterrestre. United color of planet earth est certainement l’impression que nous communiquons involontairement dans le cosmos. L’article qui suit a le mérite de s’intéresser aux civilisations très avancées, qui constitueraient une sorte de club galactique et qui utiliseraient au sein de leur galaxie, l’énergie des trous noirs super massifs et en particulier ceux qui se trouveraient aux centres des galaxies. Ce qui est marrant dans cet article, c’est que l’on retrouve la notion de réseau d’énergie au niveau galactique, une sorte d’EDF (Energy Deep Focus ou Energy Diffracted Fissility pour faire un peu de prospective) à la zetta fois yotta puissance en erg/s. Les centrales d’énergie sont les trous noirs super massifs de ce réseau qui nécessiteraient parfois quelques générateurs d’appoint, les étoiles…
Citons quelques points qui m’ont interpellés :

L’intérêt actuel porté sur les sphères de Dyson. Le concept est le suivant : L’énergie rayonnée par l’étoile, le trou noir est captée, convertie et réémise à une fréquence plus faible (dans l’infrarouge par exemple) sous forme de rayonnement cohérent (Laser ou Maser) → Travaux de Jugaku et Nishimura « A search for Dyson Spheres around type stars in the Solar neighbourhood II ».

Le rappel de la classification de Kardashev concernant les civilisations extraterrestres en fonction du contrôle de l’énergie :
Civilisation de type I, proche de la notre avec une consommation énergétique de l’ordre de 40 exa erg /s.
La civilisation de type II capable de domestiquer l’énergie de son étoile avec une technologie du type sphère de Dyson et une consommation énergétique qui est 100 teras de fois plus importante que la civilisation de type I.
Enfin, la civilisation de type III, objet du présent article qui maitrise l’énergie à l’échelle de sa propre galaxie avec une consommation d’énergie de 100 gigas de fois plus importante que la civilisation de type II.

Dans le bestiaire astronomique, la référence à quelques galaxies dont les noyaux sont extrêmement actifs (noyaux qui sont plus d’une centaine de fois plus lumineux que la galaxie elle-même, appelés dans le jargon AGN Active Galactic Nuclei) et des galaxies de Seyfert dont l’émission d’énergie se trouve dans la fourchette des civilisations de type III et dont l’énergie proviendrait d’un disque d’accrétion chaud et dense en rotation autour d’un trou noir super massif, dont la taille est mesurée en unités de rayon de Schwarzschild (Astrophysicien allemand du début du siècle dernier qui trouva la première solution exacte aux équations de champ de la théorie de la relativité dans le cas limite d’une simple masse sphérique qui n’est pas en rotation dans un espace plat, ce qui, avouez-le, est une hypothèse simplificatrice un peu osée si on l’applique à notre univers et dans le cadre des étoiles).
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/027311779500043E
http://findarticles.com/p/articles/mi_m1200/is_n16_v141/ai_12085042/
La référence à un bazar que je ne connaissais pas, le Blazar[0], une sorte de grand bazar avec un « l », le simorgh du soufisme ?

Les civilisations de type III auraient mis en place un système de miroirs autour des trous noirs super massifs pour capter l’énergie et la réémettre de façon dirigée vers les lieux de consommation. Miracle des miracles, cette solution permettrait en outre de résoudre un des problèmes majeur de notre société de consommation puisque ces trous noirs super massifs seraient aussi les déversoirs de tous les déchets produits par ces civilisations avancées (quelque chose me dit que ce concept est bien trop emprunt d’anthropomorphisme et de ce cancer planétaire que l’on désigne sous le terme anodin de « société de consommation » pour être vraiment partagé à l’échelle cosmique).

Les centrales énergétiques autour de ces trous noirs seraient constituées d’un ensemble de miroirs qui ne recouvriraient pas totalement le trou noir comme dans le cas d’une sphère de Dyson de type II compte tenu des structures complexes à proximité des trous noirs (jets relativistes, disque d’accrétion et matières tombant dans le trou noir, étoiles tournant très rapidement autour de celui-ci, etc.). Elles s’inspireraient toutefois des concepts établis par Paul Birch dans son article fort passionnant intitulé « SupramundanePlanets » et qui par chance est disponible sur le net[1].

Un premier calcul permet d’établir la distance à laquelle il faudrait installer ces centrales en partant d’un trou noir super massif émettant 10 à la puissance 45 erg/s, l’idée est de situer les miroirs à une distance proche de la distance de la source correspondant à la température de fusion du fer, en utilisant des matériaux hautement réfléchissant et possédant des températures de fusion plus élevées. La distance de 0,1 parsec soit 3 peta km est évoquée, ce qui correspond à 10 000 fois le rayon de Schwarzschild dans le cas d’un trou noir de 100 millions de masses solaires.

La centrale devrait être installée en dehors du disque d’accrétion (près de son bord extérieur par exemple) du trou noir et ne pas croiser ce disque dans son orbite. La structure des centrales ne devraient pas être affectées par les forces de marée émanant du trou noir. Celles-ci décroissent avec la masse du trou noir ! Si bien qu’à environ 10 rayons de Schwarzschild du trou noir les forces de marée sont mille fois moindre qu’à la surface de la Terre pour un trou noir de 100 millions de masses solaires. Compte tenu de l’éloignement évoqué précédemment, celles-ci seront négligeables. La zone propice à l’installation de ces centrales se situerait donc entre 1000 et 10 000 rayons de Schwarzschild, c’est à dire 2000 à 20 000 unités astronomiques. [2].

Reste ensuite à transmettre cette énergie captée vers les lieux d’utilisation et les auteurs proposent l’utilisation des radiations électromagnétiques cohérentes (Laser, Maser). Il faut alors trouver la bonne longueur d’onde permettant un équilibre optimum entre l’énergie transmise (plus la longueur d’onde est courte, plus l’émission est énergétique) et l’absorption interstellaire (comme toujours dans la nature, un effet en contrebalance un autre, les longueurs d’onde courtes sont plus sujettes à l’absorption et à la diffusion). Le proche infrarouge semblerait offrir les qualités requises. Le choix de la fréquence de transmission doit prendre en compte la distribution spectrale d’énergie du disque d’accrétion, l’efficacité de la conservation d’énergie de la centrale pour la transmission et l’efficacité de la transmission d’énergie à travers le milieu interstellaire de la galaxie.
Pour une longueur d’onde d’un micromètre, une centrale disposant d’un projecteur délivrant un rayon de une microseconde d’arc nécessiterait un diamètre de 200 km et pourrait transmettre la puissance avec une densité de flux qui se réduirait de 80 dB à 10 kiloparsecs (3260 années lumière environ).
Une autre solution consisterait à utiliser directement une partie du tore moléculaire en rotation autour du disque d’accrétion qui pourrait être utilisé comme source d’émissions d’un mega-maser. De tels phénomènes ont par ailleurs été constatés en rotation autour de centres galactiques (Collisional Pumping of H2O Masers in Star-forming regions”, Astrophys. J., 373, pp.525-534, 1991)

La détection de ces centrales n’est pas chose facile car compte tenu de la focalisation des projecteurs, la probabilité de détecter un projecteur d’une micro seconde d’arc est estimée à moins de 10 yoctos. Cependant, un point clé pourrait être la cohérence du signal, comme dans le cas des émissions maser. Les observations maser furent proposées comme sondage des communications interplanétaires de la part d’intelligences avancées. Des inspections Masers de galaxies ont été réalisées et la rotation Képlérienne d’un système de composants maser a même, en fait, été découvert (M. Miyoshi et al., “Evidence for a black hole from high rotation velocities in a sub-parsec region of NGC4258”, Nature, 373, pp.127-129, 1995.) Dans ce dernier cas, le rayon intérieur des composants maser est de 30 000 rayons de Schwarzschild. La radiation maser, toutefois, ne semble pas artificielle, bien que le système ne soit pas complètement compris (c’est un euphémisme !) comme par exemple : Pourquoi, les composants maser principaux sont-ils en face du trou noir super massif et tous pratiquement alignés sur la même orbite.

Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Ngc4258.overlay
L’ émission maser artificielle, ou l’émission cohérente depuis la région centrale du trou noir super massif de la galaxie pourrait correspondre à la signature de la transmission d’énergie depuis une centrale d’une civilisation avancée. En plus, comme mentionné par Kardashev, les grandes structures artificielles pourraient être cherchées près du trou noir super massif. Le système de miroir conçu pour réfléchir et transmettre l’énergie pourrait-être détecté par l’ombre qu’il porterait sur le disque d’accrétion. De même, l’émission maser des centrales locales pourrait être observée si un club galactique a développé un système de réseau de puissance dans la galaxie comme il est évoqué ici.

Cet article à mon avis me semble un peu trop inspiré par une logique anthropomorphique et par un système centralisé de production de l’énergie. Il s’appuie par ailleurs sur une « certitude » qui mériterait d’être prise avec des pincettes :
L’existence des trous noirs. A ma connaissance il n’existe pas vraiment de preuve formelle de l’existence de ces objets. Il existe par contre des preuves indirectes mais qui pourraient fort bien être révélatrices d’une autre réalité. J’ai noté que les scientifiques prudents utilisaient le conditionnel lorsqu’ils évoquaient ces objets, sage précaution.

Par ailleurs, il n’est pas dit que la production d’énergie passe forcément par des centrales pharaoniques, fussent-elles le cœur de galaxie. Des travaux récents sur les plasmas denses et hyperdenses semblent indiquer une voie alternative et plutôt compacte.

Ceci dit, je trouve cet article intéressant notamment le point concernant la détection de maser en orbite képlérienne dans NGC4258 qui n’est pas sans rappeler l’article de Keith B.Wiley intitulé « The Fermi Paradox, Self-Replicating Probes, and the Interstellar Transportation Bandwidth » sur la détection d’ETI dans d’autres galaxies. La référence est impeccable, de quoi faire pâlir un pseudo sceptique, un cadeau de Noël pour les zètes !

Bonne lecture et encore bonnes fêtes.

Sphère de Dyson de type III de civilisations hautement avancées autour d’un trou noir super massif.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-12-27-a-21.38.22

http://arxiv.org/pdf/1112.5519v1
Nous décrivons un nouveau système pour une société de civilisations hautement avancées autour d’un trou noir super massif (SMBH pour Super Massive Black Hole), comme une sphère de Dyson avancée de type III, en remarquant l’utilisation efficace de l’énergie pour les civilisations avancées. SMHB fonctionnent aussi comme une fosse pour évacuer les matériaux usagés. Ici nous faisons l’hypothèse que les civilisations de type III selon la classification de Kardashev forment un club galactique dans une galaxie, et l’énergie du trou noir super massif devra être fournie aux membres du club, formant un système de contrôle de l’énergie similaire aux réseaux de puissance dans notre société actuelle. L’énergie est probablement transmise grâce à un rayon étroit de radiations électromagnétiques cohérentes, qui fournit un nouveau concept pour la recherche d’intelligence extraterrestre (SETI) via la détection des signaux de transmission d’énergie. Ceci étend la fenêtre de recherche des autres intelligences dans l’univers.

[0].
http://en.wikipedia.org/wiki/Blazar
Le blazar pour Blasing quasi-stellar object, objet en feu quasi stellaire est un quasar (objet quasi stellaire appelé aussi QSO dans l’article Quasi Stellar Object) très compact associé avec un trou noir super massif au centre d’une galaxie elliptique géante active. Les galaxies elliptiques sont généralement constituées de vieilles étoiles

[1].
http://www.paulbirch.net/SupramundanePlanets.pdf
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-12-28-a-08.34.10
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-12-28-a-08.34.40
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 4 Capture-d-ecran-2011-12-28-a-08.35.35

[2].
Un calculateur du rayon de Schwarzschild qui donne dans le cas d’un trou noir super massif de 100 millions de masses solaires (le cas investigué dans le papier) 295 119 Millions de km soit effectivement environ deux unités astronomiques.
http://hyperphysics.phy-astr.gsu.edu/hbase/astro/blkhol.html

NB :Louis, Je ne vous ai pas oublié, disons que ça mijote.
Durrmeyer Christian
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Jeu 29 Déc 2011, 13:54
Bonne année (çà se fait).Un tout petit détail:Alexandre Ananof a été un "compagnon de route" du GEPA de René Fouéré ( Phénomènes spatiaux) et a été témoin d'une observation ovni.Oui,bonne nouvelle que le travail d'Anakin soit à nouveau présenté.Cdlt.
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Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

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