Marque-page social
Conservez et partagez l'adresse de Ovni et vie extraterrestre | Les mystères des Ovnis sur votre site de social bookmarking
Derniers sujets
(2004) ovni 60 ans de désinformation Par François ParmentierHier à 21:45Polyèdre57(2012) "Histoire de l'ufologie Française" Thibaut CanutiHier à 21:01Polyèdre57Le GEIPAN est-il encore d'utilité publique ?Hier à 20:42udje5403Baisse du trafic aérien en 2020Hier à 19:08mac.nivolsDébat général sur l'hypothèse extraterrestreHier à 17:15Stéphane TUn ranch étrange dans le Nord de l'Utah (Skinwalker Ranch)Hier à 14:35Polyèdre57Pourquoi les Ovnis viendraient ils nous voir?Hier à 13:14Polyèdre57Nord-Pas-de-Calais: les membres de cette régionHier à 10:27Buckaroo_BanzaiLes gouvernements et les militaires gardent-ils le secret sur les ovnis?Lun 30 Mar 2020, 10:28Polyèdre57nick pope Lun 30 Mar 2020, 00:06axwellBLUE BOOK PROJECT - Série produite par Robert Zemeckis - History ChannelDim 29 Mar 2020, 13:21Polyèdre57Création du Commandement Interarmées de l'EspaceSam 28 Mar 2020, 21:07Polyèdre57Présentation de SorensirSam 28 Mar 2020, 09:45Polyèdre57Une étoile se deplace dans le ciel Ven 27 Mar 2020, 22:18AGLEYConstruction d'un dossier sur les ovnis triangulairesVen 27 Mar 2020, 21:08LorelineAppel à tèmoin / Appel à observation...Ven 27 Mar 2020, 20:19Polyèdre57Ovni: Les témoins en live !Ven 27 Mar 2020, 19:58freethinkerInformations et réflexions sérieuses, est ce possible ?Jeu 26 Mar 2020, 12:32freethinkerL' affaire de Riec-sur-Belon : RR3 en 1974Jeu 26 Mar 2020, 12:01LorelineTic tac filme d un avion Jeu 26 Mar 2020, 12:00udje5403Le Pentagone a étudié les Ovnis dans le plus grand secret (New York Times, AATIP, TTSA, affaire Tic Tac etc...)Mer 25 Mar 2020, 11:36Polyèdre57Qui connait le MUFON France ?Mer 25 Mar 2020, 09:29Polyèdre57Observations de "drones" dans le Colorado et au NebraskaMar 24 Mar 2020, 00:33nicoschicago 13 marsLun 23 Mar 2020, 19:15anakin111Picardie: les membres de cette régionLun 23 Mar 2020, 19:07Polyèdre57(2018) Les triangles de la nuit - Enquête sur un phénomène inquiétant de Daniel RobinLun 23 Mar 2020, 10:10HocineJ’ai vu une étoile s’éteindre en même pas deux secondesDim 22 Mar 2020, 12:38Emmaplc64X° Congrès ufologique d'OVNI-Languedoc dimanche 8 septembre 2019Dim 22 Mar 2020, 11:53Guillaume84Ovnis et "extraterrestres" dans l'art antique (peintures, gravures et statuettes)Dim 22 Mar 2020, 10:48Polyèdre57Betelgeuse et OrionSam 21 Mar 2020, 21:31Nycolas
Annonce
Annonce
Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
brunehaut
brunehaut
Analyste enquêteur
Analyste enquêteur
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Féminin Age : 44
Nombre de messages : 1955
Inscription : 16/05/2009
Localisation : Soissons
Emploi : ****
Passions : ****
Règlement : Règlement
Points de Participation : 6571

Ovnis Exposé de Christel Seval lors de la conférence du 16 - 17 octobre à Strasbourg

le Dim 13 Mar 2011, 23:08
Rappel du premier message :


Christel Seval 1/2 par kuriltai


Christel Seval 2/2 par kuriltai

Exposé de Christel Seval (ancien ingénieur informatique au ministère de la Défense française et membre d'UFO-science) sur le sujet OVNI lors de la conférence du 16 - 17 octobre à Strasbourg.

_______________________________________
brunehaut

M51M51
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Masculin Age : 42
Nombre de messages : 252
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement
Points de Participation : 4890

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 28 Aoû 2011, 22:06
Afin de poursuivre cette enquête, je vous propose :
- De visiter quelques passages de nos anciens. Comme déjà évoqué, la problématique de la vie extraterrestre et de la pluralité des mondes n’est pas récente et limitée à l’après observation d’Arnold et de ses fameuses soucoupes volantes. On estime à pas moins de 170 ouvrages traitant du sujet entre la période grecque et 1917, citant l’historien Michael Crowe (Paul Davies : Are we alone ? Philosophical Implication of the discovery of Extraterrestrial life) et de mettre cela en parallèle avec les travaux de Christopher Rose et Gregory Wright, une sorte de panspermie dirigée…
- De découvrir aujourd’hui une toute nouvelle discipline à la confluence de nombreuses sciences et que son créateur, Jim Pass, a designé par le sobriquet d’Astrosociologie (Cela commence comme astrologie mais vous verrez, c’est bien différent). N’est-ce déjà par l’amorce, en poussant la pensée un peu plus loin d’une « Xénosociologie », sorte de nexialisme (« La faune de l’espace de A.E Van Vogt mais surtout son inspirateur Alfred Korzybski) du XXIième siècle, une éristique permettant d’aborder la problématique du contact Extraterrestre et de ses acteurs à partir de nombreux points de vue pas forcément convergents ? En attendant, je vous laisse découvrir cette astrosociologie et quelques extraits d’articles que j’ai trouvés particulièrement pertinents dans le cadre de ce sujet.
- De constater à partir d’un article récent et comme je l’avais mentionné, que la Sérendipité semble être un paramètre important dans la recherche des intelligences extraterrestres dans le cosmos.
- De faire une plongée dans le monde de la science fiction à travers les ouvrages de Robert A. Heinlein « Stranger in a Strange Land » et « Gulf » écrit en 1949 et 1961 (chronologie respectivement inversée correspondant à une période de la planète que je qualifierai d’historique. A noter que Robert A.Heinlein fut lui aussi inspiré par Korzybski). Je me centrerai aujourd’hui sur « Stranger in a strange land ».
- De terminer cette balade par une proposition de changement d’organisation politique qui nous prédisposerait favorablement au contact et qui pourrait remplacer la démocratie. Bien entendu il ne s’agit là que d’une proposition alimentant le champ des possibles, rien de plus.

Je suis désolée, j'ai fait un peu long...

I Les anciens: Epicure/Lucrèce :

Parmi les auteurs anciens et dans le débat qui nous intéresse, une attention particulière doit être apportée à Epicure (vers 342-271 avant Jésus Christ) dont malheureusement nous ne disposons que de quelques écrits (lettres, maximes) vraisemblablement apocryphes, la source principale demeurant le poème de Lucrèce, De Natura Rerum[0] (vers 50 avant Jésus Christ, ce qui en fait un presque contemporain du Christ !). En effet il développe selon moi, trois axes fondamentaux nous montrant le chemin des étoiles qui sont : La prise de conscience de la pluralité des mondes, la théorie de la connaissance (les prémisses ou une amorce de logique tétravalente basée sur les images, la géométrie ?), l’éthique (qui sera un prélude à l’éthique de Spinoza).

I.1 Pluralité des mondes :

Selon Epicure, la quantité d’atomes et le vide sont illimités en conséquence de quoi, il pose l’existence des mondes innombrables dans le tout, existence qui sera supportée ultérieurement (notamment par Lucrèce) par 3 principes que nos chers faux sceptiques ont tendance à passer sous silence ou à utiliser à leurs convenances lorsqu’ils nous débitent leurs âneries, j’entends le principe d’unité de la nature (les lois de la nature sont les mêmes dans tout l’univers, donc les phénomènes qui ont conduit à la vie sur Terre peuvent se reproduire ailleurs), le principe de plénitude (tout ce qui est possible dans la nature tend à être réalisé), le principe de médiocrité aussi dénommé principe de Copernic (La Terre n’occupe pas une place privilégiée dans l’univers, c’est une planète typique tournant autour d’un soleil typique dans une galaxie typique etc, si bien qu’il doit exister dans l’univers une foultitude de mondes comme le notre).
Je me suis permise d’extraire ce passage de « De la nature » que je trouve fantastique tant il est précis et d’une modernité « extraordinaire ». En effet, on y trouve successivement la rotondité de la terre, la panspermie, la pluralité des mondes, l’intuition d’une convergence en terme de forme des espèces intelligentes, etc. et tout cela écrit il y a plus de 2000 ans! J’en viens à me demander si Epicure et/ou Lucrèce n’auraient pas eu accès à un corpus exotique, mais je dois sans doute divaguer…
Maintenant prête ton attention à la doctrine de vérité : C’est une idée singulièrement nouvelle qui va frapper ton oreille, un nouvel aspect des choses qui va se révéler à toi. Mais s’il n’y a pas d’opinion si aisée qui n’apparaisse comme incroyable au premier abord, il n’y a pas non plus de merveille qui ne cesse avec le temps de nous surprendre ; ainsi le clair et pur azur du ciel et tout ce qu’il renferme en lui, les feux errants des astres et la lune et l’éclat incomparable du soleil, si tous ces objets apparaissaient aujourd’hui pour la première fois aux mortels, s’ils surgissaient à l’improviste et brusquement à leurs regards, que pourrait offrir la nature de comparable à ce spectacle et qu’aurait-il pu y avoir de plus hardi à concevoir pour l’imagination ? Rien, à mon sens ; tant étonnerait le prodige ! Eh bien, déjà personne qui ne soit fatigué et blasé du spectacle, personne qui daigne encore lever les yeux vers la voute lumineuse du ciel ! Toi, cesse donc, sous prétexte que la nouveauté te fait peur, de rejeter mon système ; mais n’en aiguise que mieux ton jugement, pèse mes idées ; et si elles te semblent vraies, rends-toi ; ou bien si tu n’y vois que mensonge, arme toi pour les combattre. Ce que l’esprit recherche dans l’espace infini qui s’ étend au delà des limites de notre monde , c’est ce qu’il peut bien y avoir dans cette immensité que l’intelligence scrute à son gré, et vers laquelle s’envole la pensée, libre d’entraves.
Tout d’abord, nulle part, en aucun sens, à droite ni à gauche, en haut ni en bas, l’univers n’a de limite ; je te l’ai montré, l’évidence le crie, cela ressort de la nature même vide. Si donc de toutes parts s’étend un espace sans limites, si des germes innombrables multipliés à l’infini voltigent de mille façons et de toute éternité, est-il possible de croire que notre globe et notre firmament aient été seuls créés et au-delà qu’il n’y ait qu’oisiveté pour la multitude des atomes ? Songe bien surtout que ce monde est l’ouvrage de la nature, que d’eux-mêmes, spontanément, par le seul hasard des rencontres, les atomes, après mille mouvements désordonnés et tant de jonctions inutiles, ont enfin réussi à former les unions qui, aussitôt accomplies, devaient engendrer ces merveilles : la terre, la mer, le ciel et les espèces vivantes. Il te faut donc convenir, je le redis, qu’il s’est formé ailleurs d’autres agrégats de matière semblables à ceux de notre monde, que tient embrassé l’étreinte jalouse de l’éther.
Toutes les fois d’ailleurs qu’une abondante matière se tient prête, qu’un espace l’attend et que rien ne fait obstacle, il est évidemment fatal que les choses prennent forme et s’accomplissent. Et si par surcroit les germes sont en telle quantité que tout le temps de l’existence des êtres ne suffirait pas à les compter ; si la même force subsiste et la même nature pour rassembler en tout lieux et dans le même ordre que les atomes de notre monde, il faut admettre que les autres régions de l’espace connaissent aussi leur globe, leurs races d’homme et leurs espèces sauvages.
A cela s’ajoute que dans la nature il n’y a pas un être qui soit isolé, qui naisse et grandisse unique et seul de son espèce : chacun rentre dans une famille, beaucoup font partie d’une espèce nombreuse. Tout d’abord vois les êtres vivants : C’est dans ces conditions que furent créés les fauves errant sur les montagnes et la race des hommes, ainsi que les troupes muettes de poissons couverts d’écailles et toutes les espèces ailées. Le même principe nous persuade que le ciel et la terre, le soleil, la lune, la mer et tout ce qui vit, loin d’être unique de leur sorte, existe au contraire en nombre infini ; car leur existence a son terme inflexible et leur essence est mortelle comme celle de tous les corps qui abondent en chaque espèce terrestre.
De la nature, Lucrèce, livre deuxième : 1017 -1096.

I. 2 La théorie de la connaissance

En lisant la canonique (qui s’attache aux critères ou canons de vérité) d’Epicure, je me suis demandée si nous n’avions pas là une amorce de logique multivaluée basée sur notre perception sensible et où l’image joue un rôle clé. Que nous dit effectivement Epicure :
Que la perception sensible est la pierre de touche de la vérité. «En effet, tout ce que l’esprit connait, soit par observation directe, soit par intuition de la pensée est seul vrai. » C’est par la répétition des images ou des impressions que l’on atteint aux prolepseis (préconcepts) qui forment les fondements de la pensée rationnelle. Si les opinions formées par la raison se rapportent au perceptible, elles peuvent :
- Etre vérifiées par la perception sensible et valoir comme vraies.
-S’opposer à la perception sensible ou ne pas être vérifiées, et ainsi être rejetées comme « opinion vide ».
Si elles se rapportent à l’imperceptible, elles sont :
-Fausses lorsqu’elles s’opposent au perceptible.
-Vraies lorsque rien ne les contredit dans l’expérience sensible.
En bref le vrai, le faux et l’indécis dans le perceptible et l’imperceptible dépendant de nos sens et donc de l’être! Ceci soulève d’ailleurs un point intéressant car comme les êtres vivants ne sont pas tous dotés des mêmes « équipements sensoriels », ils ne produiront donc pas les mêmes visions du monde, ni les mêmes logiques. La rencontre avec « l’autre » sera d’autant plus intéressante qu’il soit d’ici ou d’ailleurs. En corollaire, on devrait s’attendre aussi à une certaine variabilité dans l’espèce humaine de ces « visions/logiques » « structurant/codant » les langues et les représentations, y compris au sein d’une population à priori homogène. Une étude du sens commun à l’échelle microsociale et de sa « variabilité » permettrait peut-être d’identifier quelques invariants.
L’autre point fondamental souligné par Epicure est l’importance de l’image dans cette théorie de la connaissance et que, toujours par connexion rhizomique, je mets en rapport avec une étude menée par Ladislav Kvasz sur l’histoire de la géométrie et le développement de la forme de son langage. Selon le Tractatus de Wittgenstein, la forme d’un langage consiste en ces signes et ces expressions qui n’ont pas de réelle signification. Elles ne désignent pas des choses, mais leur fonction est de rendre la signification possible. Ladislav Kvasz examine alors le langage iconique des figures, des images de la géométrie et essaye de trouver le développement de ses formes (au sens de Wittgenstein) à travers les représentations picturales des différentes époques jusqu’à aujourd’hui. Ce travail, époustouflant d’érudition, nous amène à une meilleure compréhension du développement de la géométrie (et des changements de paradigmes associés) de Desargues, Lobatchewsky et Beltrami à Cayley, Klein et Poincaré. Un exemple de nexialisme ou art, science et philosophie se conjoignent pour enrichir notre vision du monde. Un invite à pousser plus loin une logique géométrique ?
http://enslyon.free.fr/rapports/info/Laurent_Braud_2.pdf

Poursuivons avec EPICURE. Il nous dit ceci :
Que nous ne rechercherions pas ce que nous cherchons si nous ne l'avions d'abord connu, et nous ne pouvons nommer aucune chose si nous n'en avions acquis d’abord l'image générale par l'anticipation
(que l’on peut assimiler à la mémoire d'une chose extérieure qui s'est souvent présentée à nos sens). Mais alors comment interpréter quelque chose de tout à fait nouveau et qui sort du cadre de nos connaissances, de notre univers cognitif ? Pour rester dans le sujet qui nous intéresse, on écoutera avec attention le témoignage de ces deux notables (en 5 :40), au lieu dit le Vauriat relatant une observation du 29 aout 1962. Qu’est-ce que Monsieur Chimène et son collègue ont bien pu observer ce jour là ?
http://leweb2zero.tv/video/elboz_684a4364b8b189e
Ce qui est intéressant c’est que chacun des intervenants décrit la rencontre avec cet « inconnu » dans son vocabulaire/ son système de références, descriptions précises et langage soutenu pour les notables, bon sens paysan pour l’homme de la terre. A noter le trouble et l’émotion qui se dégagent des dires des témoins face à cette rencontre insolite. Il n’y a pas de mots pour décrire correctement les objets observés et l’on navigue entre entomologie, génie civil et culture paysanne.
J’ai alors fait le lien avec le concept de déférence sémantique dans la théorie du langage (cf Recanati, Hilary Putnam, Tyler Burge)[1] et de la problématique de la confrontation avec un inconnu qui ne dispose d’aucun référentiel dans le/les systèmes de croyances des témoins de ces phénomènes.
Je pense en effet qu’une clé de la problématique OVNI est liée à notre perception et représentation du monde et à notre/nos système(s) de croyances associées. Comment décrire et rapporter un inconnu pour lequel / le(s) système(s) de représentation du monde ne dispose d’aucune référence. Pour faire un parallèle avec notre sujet, la découverte de l’Amérique et la perception par les autochtones de l’arrivée des conquistadors. A ce propos, il y a une séquence du film « What the BLEEP Do We Know!? » (film que je vous conseille de regarder) où l’on aperçoit le chaman d’une tribu d’indiens observer avec attention la mer. Il la voit s’agiter mais n’arrive pas à coller une forme à ces objets qu’il n’a jamais vu ! C’est à force d’observation et d’attention qu’il va enfin « construire » une image de ces galions et coller un nom (une étiquette) à cette nouvelle entité, nom/concept aussitôt partagé avec ces frères qui pourront alors « voir » ce qui auparavant n’existait pas dans leur construction sociale de la réalité.
www.whatthebleep.com/
L'erreur ne peut se rencontrer dans les sensations pures :Epicurus omnes sensus veri nuntios esse dixit

La fausseté et l’erreur sont toujours dans l’opinion que nous avons sur l’objet qui vient émouvoir nos sens… C’est donc selon ce mouvement mêlé à la conception de l’image et impliquant un jugement que nait l’erreur, si le témoignage n’est pas confirmé ou s’il est contredit, et que nait la vérité, s’il est confirmé ou s’il n’est pas contredit.

I.3 L’Ethique et conception ontologique de l’être

Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Schizotrope
Le principe fondateur de l’éthique d’Epicure est le plaisir. Chaque être vivant recherche naturellement le plaisir et fuit la douleur. Le plaisir est défini comme l’absence de douleurs et de troubles. Une des techniques employées par Epicure pour fuir la douleur est d’utiliser « l’image » des plaisirs passés qui par une sorte d’autosuggestion restaure dans l’organisme les bons moments et leurs cortèges d’émotions, une technique qui, pratiquée régulièrement, permettrait de court-circuiter tout ou partie des circuits neurosensoriels et d’atteindre la fameuse ataraxie, la vie droite sans inquiétudes.
Il me semble qu’Epicure introduit se faisant deux notions importantes :
Celle de l’idée en tant que représentation d’une réalité objective à travers l’image, fut elle virtuelle et,
le mode de pensée en tant que non représentatif qui sera nommé affect comme par exemple la volition.
De plus chaque idée a, en tant que telle, a un certain degré de réalité ou de perfection, une réalité formelle puisqu’elle est elle-même quelque chose en tant qu’idée. En citant Deleuze :
ce degré de réalité ou de perfection est lié à l’objet qu’elle représente, mais ça ne se confond pas: la réalité formelle de l’idée, à savoir la chose qu’est l’idée ou le degré de réalité ou de perfection qu’elle possède en soi, c’est son caractère intrinsèque. La réalité objective de l’idée, à savoir le rapport de l’idée à l’objet qu’elle représente, c’est son caractère extrinsèque.
Il me semble qu’Epicure plante là les prémisses de ce qui deviendra plus tard l’éthique de Spinoza, laquelle éthique me parait être fondamentale pour la période actuelle et les challenges qui nous attendent. Nous devrions lire et/ou relire Epicure et Spinoza pour diffuser cette éthique dans notre corps y compris social.
Enfin pour terminer, Epicure introduit un autre problème d’une actualité brulante, celui de la problématique corps/esprit et de la conception ontologique de l’être (Si mon cerveau est un système physique, sujet aux mêmes lois de la physique que les objets du monde qui m’entourent, alors mon cerveau fera ce qu’il fera de toute façon, qu’il y ait ou non un « moi » à l’intérieur pour le conduire, le piloter. Donc comment des esprits ou des « êtres » peuvent-ils vraiment faire quelque chose sans violer ou suspendre les lois de la physique ? C’est le problème)
Imaginons d’autres êtres pensant distincts de nous, en se focalisant, pour simplifier, sur des êtres ayant une structure physiologique identique à la notre, une copie de notre « moi » mais dont les structures mentales sont configurées d’une autre façon (Ceux-ci peuvent être des ETI ou tout simplement des habitants de la Terre avec une autre culture, aux antipodes de la nôtre…). Ceux-ci essayeront de « penser-le-cosmos » et ce faisant, ils modifieront leur être dans une sorte de symbiose (boucle de rétroaction) entre leur être intérieur et la réalité extérieure qui se pliera à leurs processus mentaux et sera modifiée, un peu comme en mécanique quantique. Dès que cette réalité est observée, est évaluée, elle est modifiée de sorte que leur image/représentation du cosmos sera différente de la notre, un peu comme l’image optique captée par un insecte diptère est différente de celle perçue par la rétine humaine. Non seulement l’image la représentation de ce cosmos sera différente par l’intervention de processus mentaux configurés d’une autre façon que les nôtres, mais en plus l’essence même de ce cosmos, de l’être sera perturbé.
Supposons que nous ordonnions de façon symbolique toutes les possibilités ontologiques du complémentaire de mon moi, il s’agira alors d’un ensemble ou d’une série de possibilités non tautologiques, de possibilités d’existence que nous pouvons codifier de façon encore plus synthétique par S1, S2, S3, …..Sn
S1, S2, S3, …..Sn ne représentent pas « l’univers intrinsèque en tant que tel » (j’ai du mal à exprimer cet indicible, mais je pressens que c’est en rapport avec cette relation du multiple vers de l’un), mais bien plutôt ce qui résulte du couple (moi, le reste du monde-tout ce qui est transcendant au moi- quelle que soit la nature de ce dernier). Aristote nous dit que seules S1 (existe) ou S2 (n’existe pas) sont les deux seules possibilités. Vous voyez dors et déjà les dégâts provoqués par cette logique…. Non seulement on ne comprend pas l’univers dans lequel on se trouve mais en plus on se mutile volontairement en supprimant les possibilités S3 et suivantes. Les individus d’une même espèce devraient développer des séries S1,..Sn équivalentes avec toutefois une certaine variabilité liée à la culture (d’où peut-être l’importance fondamentale d’étudier ces univers des possibles et d’en extraire les invariants déjà sur Terre-cf Ethnométhodologie) mais aussi peut-être au niveau de chaque individu une certaine variabilité pourrait exister (densité de probabilité des possibilités, fonction d’onde associée et théorème de Noether).
Par contre une autre espèce intelligente captera le cosmos en une série de possibilités Sk+1, …Sk+n totalement différentes des nôtres ou qui peut-être se recouvriront partiellement.[2]

I. 4 La panspermie dirigée

Epicure évoque ces « germes innombrables multipliés à l’infini qui voltigent de mille façons et de toute éternité » ! De mille façons effectivement et pourquoi pas de façon dirigée comme le suggère Christopher Rose qui pointe du doigt qu’il serait beaucoup plus efficace pour des extraterrestres d’envoyer des artefacts contenant de l’information que finalement des signaux électromagnétiques, ce qui va à contre courant des idées reçues et de la logique SETI. Christopher, qui ne semble pas être un illuminé ni un débutant, il est diplômé du prestigieux MIT s’est même fendu d’un papier dans « Nature » le 02/09/2004 qui ne semble pas avoir eu beaucoup d’écho.
http://www.winlab.rutgers.edu/~crose/
http://www.winlab.rutgers.edu/~crose/papers/nature.pdf
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 040902cover
Traduisons approximativement la fin : Message in a bottle mais ce n’est pas police
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Et_messageinabattle_f
Bien que les émetteurs radio à bande étroite puissent être très efficaces pour des messages courts « nous existons », si une civilisation veut envoyer plus que quelques bits d’information à une distance importante dans la galaxie, alors on est contraint par les lois de la physique de construire de très grandes antennes- aussi larges que la Terre si l’on utilise les microondes- ou envisager d’envoyer un message inscrit dans la matière. Bien que nous ne connaissions pas le niveau de ressource nécessaire pour construire un système de communication interstellaire, nous pouvons dire que si de longs messages sont souhaités, l’implacable dépense d’énergie reflétée par l’équation (3) –Voir le papier- devient très importante et favorise la matière encodée.
Si des messages interstellaires encodés dans la matière sont vraiment plus efficaces, alors il est naturel de se demander où ils pourraient-être trouvés dans notre système solaire. Les messages conçus pour attendre leurs découvertes pourraient rester sur des orbites de stabilité gravitationnelle long terme, ou à la surface d’objets se trouvant sur de telles orbites. Les points de Lagrange stables (L4 et L5) de Jupiter et du Soleil, L4et L5 de la Terre et de la Lune, les orbites proches du soleil, les orbites à faible excentricité dans la ceinture principale des astéroïdes et peut-être des orbites semblables de la ceinture de Kuiper offrent de telles zones de refuge dynamique. Les surfaces de divers corps du système solaire sont aussi des possibilités.
Tout message arrivé après que le système solaire soit devenu habitable (c'est-à-dire, après que tous les débris protoplanétaires aient été nettoyés), donc quelle que soit ce qui a transporté le message devrait être moins érodé par les impacts qu’un astéroïde. Le radar interplanétaire devrait chercher des objets avec des signatures radars fluides. D’un autre côté, un message pourrait disposer d’un retro réflecteur attaché pour produire un important écho radar anormal. Bien sur, une stratégie encore plus simple consisterait à utiliser un signal radar puissant pour illuminer ces régions et voir si quelque chose répond. Des message plus actifs ( graines écologiques ou sondes) sont aussi concevables, mais ne sont pas nécessaires pour exploiter l’efficacité du codage dans la matière.
Nos résultats suggèrent que chercher attentivement dans notre arrière-cour planétaire peut être aussi efficace pour révéler l’existence de civilisations extraterrestres que d’étudier des étoiles distantes avec les télescopes.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Caroline_angelo6
http://www.winlab.rutgers.edu/~crose/papers/lbl.pdf
Supplementary Discussion for ET Might Write Not Radiate
http://www.winlab.rutgers.edu/~crose/papers/SI.pdf
On pourrait même pousser ce raisonnement encore plus loin et imaginer que le message ET se trouve carrément dans nos gènes ! Trouvez l’Alien qui est en vous, soyez attentifs aux régimes de signes car un déclencheur peut être discret et s’activer selon certaines circonstances…
Kolmogorov Complexity, String Information, Panspermia and the Fermi Paradox
http://arxiv.org/abs/physics/0508010

[b]II Astrosociologie:


L’astrosociologie a été fondée en juillet 2003 par le docteur Jim Pass. L’astrosociologie est un champ relativement récent concernant l’étude des phénomènes astrosociaux (c'est-à-dire les schémas sociaux, culturels et de comportements relatifs à l’espace). L’astrosociologie est à la fois une sous discipline de la sociologie et une démarche multidisciplinaire qui inclut mais n’est pas limitée aux disciplines et champs suivants : La psychologie, l’anthropologie, l’économie, la psychologie sociale, la science politique, l’histoire de l’espace, la loi concernant l’espace, la politique de l’espace, la philosophie comme les arts. L’astrosociologie est donc beaucoup plus large que l’approche sociologique et elle n’est pas limitée à l’étude des phénomènes astronomiques. Donc, l’astrosociologie ne s’intéresse pas spécifiquement aux innovations technologiques ou aux découvertes astronomiques elles-mêmes, mais plutôt comment ses découvertes et innovations affectent les divers éléments d’une société, leurs impacts et leurs importances pour les différents groupes sociaux et les institutions. L’astrosociologie étudie les connexions entre les activités reliées à l’espace (science, technologie et activités humaines) et les sociétés humaines, les activités relatives à l’espace extérieur devenant de plus en plus importantes pour les citoyens ordinaires. On pourrait résumer en donnant la définition suivante :
L’astrosociologie est définie comme l’étude sociologique d’une relation bidirectionnelle entre les phénomènes astrosociaux et les autres aspects de la société (c'est-à-dire les phénomènes non-astrosociaux ou les autres phénomènes sociaux) aux différents niveaux de la réalité et de l’organisation sociale. Le concept de phénomènes astrosociaux appartient à toutes les conditions sociales, forces sociales, activités organisées, buts et objectifs, et comportements sociaux directement ou indirectement reliés à l’exploration ou aux vols spatiaux, aux sciences de l’espace (astronomie, cosmologie, astrobiologie, astrophysique). Elle comprend toutes les conséquences de ces phénomènes dans la forme de découvertes scientifiques et des applications technologiques, les nouveaux paradigmes de la pensée dans les secteurs astrosociaux et non astrosociaux de la société, ainsi que tous les changements résultant des valeurs et normes sociales dans les structures sociales d’une société particulière.
On trouve dans le schéma graphique suivant une représentation à une macro échelle, des interactions entre les secteurs astrosociaux et non astrosociaux. Il faut comprendre que cette ligne de démarcation est dynamique et un peu arbitraire, une même organisation par exemple pouvant interagir des deux côtés.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Astrosociologie5
Le champ de l’astrosociologie :
Les 5 principaux thèmes de l’astrosociologie concernent :
1 La ligne de démarcation séparant les phénomènes astrosociaux de ceux non astrosociaux (en incluant le comment chacun interagit avec l’autre, l’influence) qui est la base des 4 thèmes suivants (la société étant séparée en deux secteurs, comme montré sur la figure 1).
2 L’impact des phénomènes astrosociaux (c'est-à-dire les découvertes et les nouvelles technologies, les politiques de l’espace, les activités astrosociales de tous les types) sur les changements sociaux et culturels dans les autres domaines de la société (l’impact du secteur astrosocial sur le secteur non astrosocial).
3 Comment les diverses forces non astrosociales (en incluant les normes et les valeurs) se combinent pour influencer les forces astrosociales en terme d’orientation, de priorités et des autres aspects du changement astrosocial (l’impact de secteur non astrosocial sur le secteur astrosocial) ;
4 Comment les activités astrosociales sont organisées et menées par les gens, les organisations, les institutions sociales, les sociétés dans leur ensemble, et les consortiums globaux (milieu et microsociologie dans le secteur astrosocial) et ;
5 Comment les interactions entre les secteurs astrosociaux et non astrosociaux—en incluant la coopération, l’adaptation et le conflit— contribuent aux diverses forces de changement social générées par la société pour façonner les valeurs et les normes culturelles à grande échelle, et donc les activités futures, les priorités et les politiques (interactions entre les secteurs).
Vous pouvez, pour plus de détail, allez visiter le discours de la conférence inaugurale de cette nouvelle science et discipline.
http://www.astrosociology.org/Library/Iessay/iessay_p1.pdf
http://www.astrosociology.org/Library/Iessay/iessay_p2.pdf
Le site dispose d’ailleurs de nombreuses références qui méritent toutes le détour dans le cadre du débat qui nous intéresse. Par exemple cet article de H.David Froning Jr sur « l’impact de la sociologie terrestre et astronautique sur l’évolution du voyage dans l’espace par les civilisations dotés de moyens spatiaux ». En résumé l’auteur nous explique que l’état actuel du monde et notamment la dynamique sociale négative des caractères humains tant au niveau collectif qu’individuel est quelque part un frein retardant le développement des technologies nécessaires pour révolutionner le voyage spatial et les problèmes d’énergie et de transport de la planète. L’auteur insiste ensuite sur les solutions basées sur les systèmes générant la force et l’énergie par l’action des champs au lieu de la combustion de matière. Le papier comprend un passage sur le voyage interstellaire et son impact sur l’astrosociologie. On y évoque le voyage à des vitesses plus lentes et puis plus rapides que la vitesse de la lumière de façon sérieuse mais la clé de ces voyages FTL (Faster Than Light) ne semble pas avoir été trouvée même si des pistes sont évoquées. Le galion des mers interstellaires n’est pas encore prêt mais je ne serais pas étonnée le jour où il sera conçu qu’il porte l’un de ces noms, La Pinta, La Nina ou la La Santa Maria. Il en va tout autrement de la chaloupe permettant le débarquement sur un astre froid. On trouve en page 366, dans le paragraphe «“HYBRID” AND “PURE” FIELD POWER AND PROPULSION SYSTEMS » une description du surfeur d’argent, résultats des études menées par l’US air force dont on nous dit qu’il sera en service entre 2025 à 2030. Décalez de 30 ans dans le passé ce programme et je pense que vous avez là ce qu’a pu produire une crytoscience au service du complexe militaro industriel. On notera au passage l’idée d’utiliser un équipement concentrant un plasma dense permettant une fusion aneutronique propre à partir du bore 11 et des noyaux d’hydrogène. Vous remarquerez que l’engin est assez similaire à celui décrit dans le livre de Jean-Pierre Petit « OVNIS et Armes secrètes américaines, page 52-53
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Astrosociologie3
Autant dire que si une culture (la culture humaine) qui dispose d’un passé technologique très récent envisage le voyage interstellaire, alors quid des autres civilisations qui peuvent avoir quelques millions d’années d’avance sur nous ?
Impacts of Terrestrial and Astronautical Sociology on the Evolution of Spaceflight by Spacefaring Civilizations
http://www.astrosociology.org/Library/PDF/Froning_SPESIF2009.pdf
Propulsion and Power Generation Capabilities of a Dense Plasma Focus (DPF) Fusion System for future Military Aerospace Vehicles
http://www.dtic.mil/cgi-bin/GetTRDoc?Location=U2&doc=GetTRDoc.pdf&AD=ADA446973
Mais le côté le plus sombre de cette affaire est peut-être la monopolisation de ces technologies par le complexe militaro industriel, non pour venir assister une humanité qui en aurait bien besoin, notamment au niveau énergétique, mais bien plutôt pour fabriquer des armes qui n’ont rien à envier à la science fiction !
The baseline details were then kept constant and the values of Q and ηprop were varied to evaluate excess power generation for communication systems, pulsed-train plasmoid weapons, ultrahigh-power lasers, shielding/cloaking devices and gravity or time-distorting devices.
http://scitation.aip.org/getabs/servlet/GetabsServlet?prog=normal&id=APCPCS000813000001001224000001&idtype=cvips&gifs=yes&ref=no
Si bien qu’avec cette mentalité des cavernes, ces rejetons d’Aristote[3] nous préparent soit notre propre autodestruction, soit notre destruction parce qu’en militarisant l’espace et en se comportant comme un éléphant dans un magasin de porcelaine ils ne viennent à modifier des équilibres très subtils.

III La Sérendipité

La sérendipité est le fait de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard et à l'intelligence. D’un point de vue sociologique et bien qu’en apparence éloigné du sujet du contact extraterrestre (en fait nous avons là une description assez fidèle de l’évolution de la société planéraire qui se concentre dans les villes), je vous engage à lire ce passionnant article reprenant l’intervention d’ Ethan Zuckerman en mai 2011 qui clôturait la conférence CHI 2011 à Vancouver.
http://owni.fr/2011/08/13/recherche-serendipite-desesperement-villes-reseaux-sociaux/
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 13553883_1f97989a2d_z
Mais la sérendipité se retrouve aussi à l’usage dans le SETI car comme le dit Louis Pasteur , “dans les champs de l’observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés.” Jetez un coup d’œil à cet article récent :
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/1108/1108.3374v1.pdf
[quote] A brief history of the search for extraterrestrial intelligence and an appraisal of the future of this endeavor.
L’idée que des recherches crédibles d’intelligences extraterrestres (ETI) pourraient être menées était exposée dans le papier (maintenant classique) de Morrison et Cocconi (1959). Ils suggérèrent d’utiliser la bande radio pour ces recherches. Depuis lors, des recherches radio ont été menées par plus de soixante groupes différents. Aucun signal en provenance d’ETI n’a été détecté. Beaucoup de recherches n’avaient pas une grande sensibilité et il n’est pas surprenant qu’aucun signal ETI n’ait été détecté. Il est important de noter, toutefois, que ces programmes, en développant de nouvelles capacités techniques, étaient instrumentaux et ils aidèrent à générer un intérêt grandissant pour ce champ. Dans ce papier, je discuterai brièvement des recherches les plus sensibles qui ont été menées et d’autres recherches qui sont sans doute très innovantes ou ont été très influentes d’une autre façon..
A Berkeley, je démarrai un projet SETI (appelé SERENDIP, un acronyme pour Search for Extraterrestrial Radio Emissions from Nearby Developped Intelligent Populations) en 1980. Notre stratégie était d’utiliser les données obtenues dans un observatoire régulièrement programmé pour des programmes astronomiques. Les données acquises étaient analysées off line au laboratoire des sciences de l’espace de Berkeley. Un programme SETI parasite comme celui-ci n’est pas libre de choisir les fréquences et les coordonnées célestes. Toutefois, compte tenu de la pléthore des régimes de fréquence candidats à la communication interstellaire et du grand nombre des sites potentiels qui ont été suggérés pour les civilisations, ce n’est pas forcément un désavantage.
Le programme SERENDIP commença avec un ensemble de matériel avec des capacités limitées. Mais c’était un commencement à un moment où très peu de recherches tentaient de se faire, et celles qui étaient menées, l’étaient seulement de façon intermittente. Nous fumes capables d’obtenir un temps d’observation substantiel et nous collectâmes de grandes quantités de données. Ce qui était encore plus important, c’était notre travail continu pour développer de l’instrumentation plus puissante et des logiciels de détection de signal. Notre premier instrument utilisa des données du Telescope Hat Creek de l’université de Californie. Comme les capacités de nos instruments progressaient, nous eûmes la chance d’obtenir du temps d’observation sur le télescope de 300 pieds du NRAO au Green Bank de West Virginia. Nous opérâmes avec cet équipement de 1986 jusqu’à son effondrement du à une anomalie structurelle en 1988. (La presse Tabloïde attribua l’effondrement du télescope à des forces aliens qui se sentaient traqués par notre instrumentation).
La combinaison de notre instrumentation SERENDIP II avec ce grand télescope permit une recherche à très haute sensibilité. En fait, nos recherches ont été systématiquement les plus sensibles. Dans le tableau 1 (réédité par Bowyer (2011)), je fournis une comparaison de notre recherche au Green Bank avec d’autres instrumentations fonctionnant à la même période.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Serendip1-copie-1
En 1991 nous installâmes une version améliorée de notre instrument au télescope radio d’Arecibo à Puerto Rico. Nous avons poursuivi les observations à cet observatoire où notre équipement le plus sophistiqué continue de collecter des données.
Un groupe à l’institut de Radio Astronomie de Bologne, en Italie, conduit par Stelio Montebugnoli a commencé des recherches SETI considérables. Dans ce travail, ils utilisèrent le système SERENDIP IV que je m’étais disposé à leurs transférer quand nous retirâmes l’instrument du télescope d’Arecibo pour le remplacer par notre système SERENDIP V. Les observations de Bologne commencèrent en 1998 et continuent aujourd’hui. Elles sont menées essentiellement à partir de l’antenne de 32 m de Medicina en Italie. Ce groupe est pionner dans l’utilisation de la transformée de Karhunen-Loeve [4] pour extraire les signaux du bruit. Malheureusement, cette transformée est extrêmement gourmande en temps machine. La simple implémentation d’un système utilisant cet algorithme demande une augmentation exponentielle de puissance de calcul en fonction de l’augmentation de la quantité des données à traiter. C’est clairement intenable. Le groupe de Bologne a rencontré quelques succès pour résoudre ce problème. Une description plus détaillée de cette recherche est fournie par Montebugnoli (2011).
Les études pour mener un programme SETI à l’observatoire Ames de la NASA commença à la fin des années 1970. Ce programme était mis en œuvre pour examiner les divers systèmes possibles pour mener des recherches SETI. Une autre partie importante de cet effort était la mise en œuvre d’un programme de développement des systèmes d’analyse des données. Le développement de l’instrumentation se fit à travers différentes configurations comme des problèmes techniques étaient découverts dans les diverses approches qui furent mis en œuvre. En 1991, le développement de l’instrument était sérieusement commencé avec le financement de plusieurs millions de dollars par an. Le programme passa par des noms différents commençant lorsqu’un groupe de l’observatoire du JPL de la Nasa rejoignit le programme, et de nouveau lorsque le financement de la NASA fut retiré en 1993. Des financements privés furent trouvés pour soutenir la recherche et l’instrumentation développée fut placée sur nombre de télescopes différents. Il n’est certain du quand commencèrent les observations avec cette instrumentation (à l’opposé des essais tests) mais des recherches importantes furent finalement menées. Une description de cette recherche et de ces capacités une fois pleinement implémentée et installée sur le télescope Allen (décrit ci-dessous) a été fourni par Tarter (2011).
Paul Allan (le co-développeur de Microsoft) finança le développement de ce qui était envisagé comme le projet du plus grand télescope SETI du monde. Cet équipement était une tentative de rassembler 350 antennes radio travaillant en coordination. Du à un nombre important de difficultés techniques dans le développement de ce réseau, le financement d’Allan fut épuisé après seulement que 20 de ces télescopes soient capables d’être opérationnels en une unité. Ce réseau fut officiellement inauguré fin 2007 et des observations tests commencèrent. Le système d’analyse des données développés au laboratoire Ames de la Nasa était destiné à utiliser les données de sortie de ces observations. Dramatiquement, au début de 2011, la NASA arrêta le financement de ce programme. De nouveaux financements privés furent recherchés pour ce programme mais aucun ne put être trouvé. Finalement cette recherche dut se terminer.

Autre Types de recherches.

Chercher des signaux ETI dans d’autres bandes du spectre électromagnétique a été proposé. Des propositions vont de la recherche de pulsations dans le flux optique d’étoiles à la recherche de signaux dans la distribution du flux des antineutrinos. De toutes ces propositions, les seules recherches non-radio actuelles qui ont été menées sont les recherches des pulsations optiques émanant des étoiles. Alors que l’on peut émettre des arguments en faveur de ces recherches optiques, je crois que ces arguments ne sont pas convaincants. Ils demandent en général que d’énormes progrès soient réalisés dans les technologies d’émission laser, très au-delà de ce qui était envisagé dans les programmes les plus ambitieux de la guerre des étoiles.
De plus la proposition basée sur le fait que de super mega lasers doivent être développés repose sur l’espoir que des miroirs optiques très grands soient faisables. Une proposition consiste à construire un miroir parabolique sur la lune en utilisant comme matériau réfléchissant un couche ultrafine d’argent sur une solution de sels fondus en rotation lente. Je ne discuterai pas ces projets optiques dans ce papier.

Une évaluation personnelle du futur de cette tentative.

Depuis 2010 plusieurs recherches radio étaient en route ou étaient proches d’être finalisées qui auraient fournies une énorme augmentation des capacités de détection. De plus, une découverte majeure d’apport était la découverte d’un nombre surprenant de systèmes planétaires. Ceci accroit les sites potentiels pour les intelligences extraterrestres. Toutefois, les systèmes qui ont été découverts montrent que la formation d’un système planétaire est complexe et donnent lieu à de nombreux systèmes instables. Dans le pire scenario pour SETI, il y aura beaucoup d’étoiles avec des systèmes planétaires mais peu de planètes avec des orbites stables. Une complexité additionnelle est le besoin, sur des bases générales solides, que l’eau est nécessaire au développement de la vie. Mais l’origine de l’eau sur la Terre apparait être le résultat d’un ensemble de circonstances singulières qui ne se produiraient pas de façon commune. Malgré ces incertitudes beaucoup de travailleurs du domaine continuent à être optimistes concernant la probabilité de la détection éventuelle d’un signal ETI.
Tragiquement, la recherche qui devait être menée avec le télescope Allen à l’observatoire d’Hat Creek fut annulée pour des raisons de financement. D’autres recherches sont aussi annulées. Cependant, le travail continue par des groupes développant de nouvelle instrumentation et de nouveaux types de logiciel d’analyse de données. On attend de ces programmes qu’ils donnent lieu finalement à des recherches plus sensibles.
Le projet Argus, un programme de recherche coordonné par la ligue SETI à but non lucratif, encourage le développement de recherches SETI par les amateurs. Ces systèmes utilisent typiquement les petites antennes TV. Aujourd’hui la ligue SETI coordonne les programmes de plus de 150 recherches opérationnelles à travers le monde. Une description complète de ce programme est fourni par Shuch (2011).
Le programme SERENDIP de Berkeley continue d’acquérir de grandes quantités de données très sensibles. Eric Korpela conduit un programme (décrit dans ce symposium) pour développer de nouvelles techniques d’analyse de données. Ce travail a été couronné de succès à plusieurs niveaux mais la réduction et l’analyse des ensembles de données du moment progressent lentement.
Robert Dixon à l’observatoire radio de l’état de l’Ohio développe un nouveau type de télescope SETI. C’est un réseau omnidirectionnel à haut gain. Il est par nature moins cher qu’une antenne et n’a pas de grandes parties mobiles. Il n’a pas de tolérances mécaniques élevées et ne demande pas de maintenance mécanique. Le réseau lui-même est seulement adapté à la recherche SETI. Le défi en utilisant ce type de réseau est qu’il est extrêmement gourmand en puissance de calcul. Dixon a développé un réseau avec 24 éléments mais il n’y a pas de moyen d’extraire les signaux du flux de données en utilisant les capacités actuelles de calcul. Le groupe recherche diverses approches qui réduiront les besoins de calcul de ce système à un niveau raisonnable. Une description plus détaillée de ce travail est proposé par Dixon (2011).
En conclusion, il est possible que l’une des recherches opérant actuellement puisse détecter un signal ETA. Toutefois, compte tenu de la limitation intrinsèque de ces recherches, ce résultat semble peut probable. Cependant, il est raisonnable de penser qu’à long terme (disons dans 50-100 ans) l’instrumentation et les plans de calcul (en utilisant peut-être quelques unes des techniques discutées ici) auront été développés au point que de grandes parties du ciel puissent être scannées avec une grande sensibilité et efficacité. Alors, on peut être raisonnablement optimiste qu’un véritable signal ETI sera découvert.
Cet article me laisse un gout amer. J’ai l’impression que chaque fois que l’on se rapproche du but, on s’arrange pour stopper les projets si bien que la poursuite de ceux-ci ne dépend que de la bonne volonté de chercheurs passionnés qui sont prêts à utiliser les moyens du bord et finalement le citoyen lambda (sans connotation péjorative) pour aller de l’avant. On va certainement me taxer de conspirationiste (la nouvelle formule pour éviter de penser) mais je trouve cela curieux. A l’heure où il n’y a pas de limite à la foutrerie militaire qui consiste à investir de l’argent pour tuer des gens, que l’on ne soit pas capable de dégager un financement pour une recherche aussi fondamentale me semble complètement effarant!

IV Stranger in a Strange land: de Robert A.Heinlein.

Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 200px-Stranger_in_a_Strange_Land_Cover
Ce livre est passionnant car c’est une plongée dans ce qui pourrait-être notre futur dans cette dimension du contact. Bien entendu cette histoire n’est pas à prendre au pied de la lettre mais bien plutôt comme un essai prospectif pour baliser d’une certaine façon un futur potentiel, une sorte de parabole. Nous avons Ici, finalement, un humain jouant le rôle d’interface entre deux cultures complètement différentes, un pont permettant l’échange. Michel Valentine Smith un humain élevé par les martiens (faites abstraction de la planète, celle-ci pourrait-être n’importe quelle exoplanète habitée par une intelligence extraterrestre) en adopte la culture, les savoirs-faire et les aptitudes qui sont orientés sur des valeurs fort différentes de celles de la Terre ( spiritualité étendue, concept de l’unité de la vie, empathie élargie à tous les êtres vivants ce qui permet d’établir un rapport de symbiose permettant de mieux comprendre, communiquer et partager l’expérience du monde. Ceci est résumé dans un mot, « Groker » dont l’image est donnée par cette action de boire de l’eau, liquide très rare sur Mars, symbolisant comment deux entités séparées créent quelque chose de nouveau qui est plus que la somme de ses parties, l’eau devient une partie du buveur, le buveur devient une partie de l’eau, chacun « Groke » l’autre et deux réalités séparées viennent s’imbriquer, s’intriquer dans la même expérience du réel, une sorte de « communion » . Michel Valentine Smith revient sur la Terre et découvre un monde dominé par un consumérisme exacerbé, par très loin finalement de notre situation actuelle. Le choc sera brutal. Je passe sur ses tribulations, ce qui est plus intéressant c’est qu’il fondera une sorte de nouvelle religion syncrétique (l’église de tous les mondes) en puisant d’une part les éléments dans l’équivalent d’une secte terrestre (l’église de la nouvelle révélation) et une religion ésotérique matinée de culture martienne et façonnée par la langue de Mars. Les membres de cette nouvelle église devront prendre les rênes du monde et reformer la société humaine et ses cultures.

V Symbiocratie

Dans ce voyage vers l’autre, peut-être nous faudra t’il changer notre organisation politique et inventer autre chose ? Par exemple en passant de la démocratie à la symbiocratie ! J’ai alors fait le parallèle avec cet article récent trouvé sur le site d’Astrosociologie évoqué plus haut et intitulé:
« La symbiocracie : La structuration des nouvelles sociétés dans l’espace basée sur les principes du Mutualisme et de la Symbiotisation.
‘Symbiocracy’: The Structuring of New Societies in Space Based on the Principles of Mutualism and Symbiotization
http://www.astrosociology.org/Library/PDF/Lockard_Symbiocracy.pdf
Lisons l’introduction qui semble fort pertinente :
En l’absence de structure sociale préexistante dans l’espace- ainsi qu’habiter dans un environnement à partir duquel nous n’avons pas évolué- le rôle crucial de toute institution sociale proposée devra être surtout la survie des premiers colons de l’espace. Donc tous les facteurs critiques pour la survie doivent être identifiés et considérés exhaustivement, comme toutes inadvertances qui pourraient conduire à l’extinction de l’implantation. Les institutions sociales qui existent aujourd’hui sur la Terre ne seront pas viables pour les sociétés de l’espace, comme il n’y a pas d’infrastructure sociale existant sur laquelle construire, et les conditions physiques ne correspondent à rien de celles dans lesquelles nous avons évolué ou dont nous avons fait l’expérience avant. Contrairement à la Terre, le modèle de vie dans l’espace doit être développé comme un modèle déterminant. Cette communauté initiale pionnière sera en effet l’arche de Noé du système solaire.
L’objectif de ce papier est de soutenir que les structures sociales prédominantes basées sur la hiérarchie, la compétition et la conquête doivent être laissées de côté au profit de modèles basés exclusivement sur la coopération et les systèmes de réseaux collaboratifs. Nous ne pouvons plus penser en terme de « conquérir l’espace » mais bien plutôt de co-habiter avec lui. La notion de symbiocratie , dérivée de la combinaison des processus biologiques de symbiose et des principes sociaux-politiques de la démocratie, sera essentielle pour ce modèle.
….
La sélection naturelle éradique les organismes qui ne sont pas couronnés de succès dans un esprit de compétition, à la fois en termes de survie individuelle et de perpétuation d’une lignée génétique ; alors que la symbiose conforte et renforce la collaboration entre les organismes individuels (en assurant la survie immédiate) et les espèces (en assurant la survie collective long-terme), permettant de développer de plus nombreuses relations que ne le font les pratiques compétitives. La compétition est nihilistique vis-à-vis des relations, et en réduisant la population, son processus est de façon inhérente, soustractif. D’un autre côté, la symbiose est essentiellement additive, un processus construisant des liens.
On trouve dans l’article 4 stratégies préalables à la mise en place d’un système symbiocratique de gouvernance dont l’abolition de la compétition figure en priorité.

[0] De Natura Rerum
Il existe de cet ouvrage une édition bien curieuse. Celle-ci est agrémentée de nombreux dessins et représentations artistiques sur … plaques de cuivre ce qui est pour le moins original et étrange pour un livre et me fait penser à la plaque de cuivre installée sur la sonde Pioneer. Les représentations ne laissent aucun doute quant aux conceptions de l’univers qui ont inspirées ces œuvres. La spirale est souvent représentée…

[1] Sur la déférence sémantique :
http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/08/39/47/PDF/DefSemantique.pdf
L’opérateur déférentiel est comme un élément de la syntaxe mentale : chaque fois que j’ai une pensée au sujet d’une chose (objet, propriété, relation) dont je n’ai qu’une conception incomplète, l’opérateur déférentiel intervient automatiquement et procure ainsi à ma pensée un contenu au sens plein du terme (sinon, j’aurais une « quasi-pensée » au contenu incomplet, mais qu’est-ce ?).
Dans la parole, l’opérateur déférentiel n’est pas explicité syntaxiquement. Il n’intervient que comme constituant non-articulé de mon énoncé.
Un constituant non-articulé est un élément des conditions de vérité d’un énoncé (ou de ce qui est dit par l’énoncé) qui n’a aucune contrepartie syntaxique dans la phrase. Il ne s’agit donc pas d’une ellipse (puisque l’ellipse laisse une trace dans la structure syntaxique). La contribution des constituants non-articulés n’est pas régie par la signification d’une expression linguistique ; elle dépend entièrement du contexte d’énonciation et relève donc de la composante pragmatique, non sémantique, de l’interprétation.
“Epistemic Dependence”, Journal of Philosophy, 7, pp. 335-349.
http://web.utk.edu/~jhardwig/EpDep.pdf

[2] Ce passage est largement inspiré du livre « El misterio de Ummo » d’Antonio Ribera, page 52 et 53. J’ai apporté quelques touches personnelles.

[3]
Ces gens sont les dignes héritiers d’un nihilisme dévastateur dont les conséquences sont illustrées par les pires périodes et moments du XX ième siècle et dont le cœur se trouve dans ce culte du dieu « hasard » corrélé avec une progression géométrique de l’égo, le tout mâtiné d’un vernis de science , de compétition darwinienne (c’est le meilleur qui gagne et qui survit) et d’un rationalisme intransigeant qui ne sont que l’expression en fait d’une religion antique qui puisse son inspiration chez Aristote, celle de l’entropie, celle du néant aux antipodes de la vie. Cette logique du tiers exclus est leur bébé. Concernant le contact extraterrestre et finalement, en regardant de près leur argumentation on constate qu’il n’y a pas eu d’évolution sémantique sur ces sujets depuis les propos d’Aristote dans son traité du ciel… Les mêmes âneries négatives érigées en principe fondamentaux ; ces gens sont englués depuis plus de 2000 ans dans les mêmes discours, la même logique, et parce qu’ils sont regroupés en « tribus d’opinions », ils fabriquent les dogmes, la doxa et le monde dans lequel nous vivons. Vous aurez sans doute reconnu les valeurs dominantes actuelles où concussion, népotisme et prévarication sont les valeurs cardinales au sommet de l’état… Ces mêmes dangereux prédicateurs préparent, si nous n’y prenons pas garde, les nouveaux charniers de l’apocalypse. Fort heureusement, des voix se sont élevées pour dénoncer à travers les âges ces travers et clament encore aujourd’hui la différence face à ces docteurs es savoirs frelatés. Ces voix sont celles d’hommes qui soufrent car aller à contre courant demande beaucoup d’énergie et d’efforts mais leurs actions sont salutaires car elles illuminent d’autres chemins dans l’univers des possibles. Oui, Il existe d’autres voies que celle de ce matérialisme egocentrique sordide et nous devrions être attentifs aux productions de ces clair voyant. A la mémoire de Giordano Bruno, Spinoza, Korzybski, etc et de tous les Don Quichotte de ce monde qui contribuent à leurs façons à provoquer les changements nécessaires et salutaires. Le changement de paradigme comme la si bien décrit Khun est en cours et tous ces observables insolites qui viennent frapper à la porte de la science officielle sont autant de coups de boutoir susceptibles de faire basculer l’humanité dans un nouvel âge d’or, une sorte de renaissance des années lumière qui balaiera « ces nouvelles dictatures antiques d’intelligentsia ».

[4] Karhunen-Loeve
http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_en_composantes_principales
ll s'agit d'une approche à la fois géométrique (représentation des variables dans un nouvel espace géométrique selon des directions d'inertie maximale) et statistique (recherche d'axes indépendants expliquant au mieux la variabilité - la variance - des données).
En lisant ceci, je me demande, mais c’est peut-être complètement idiot, si le passage à la moulinette de cette transformée des données d’observations d’OVNI ne produirait pas quelque chose d’exploitable ?
brunehaut
brunehaut
Analyste enquêteur
Analyste enquêteur
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Féminin Age : 44
Nombre de messages : 1955
Inscription : 16/05/2009
Localisation : Soissons
Emploi : ****
Passions : ****
Règlement : Règlement
Points de Participation : 6571

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 18 Sep 2011, 12:25
Bonjour,

Voici un ouvrage paru en 2006 et dont je recommande chaudement la lecture:


Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 9782351850251


Présentation de l'éditeur

Que se passerait-il si demain des extraterrestres prenaient officiellement contact avec l'humanité terrestre ? Cette question n'est pas anachronique. Des études officielles ont été menées dans ce sens des deux côtés de l'Atlantique. Ce livre s'appuie sur des rapports aussi sérieux que celui du Brooking Institution, commandé par la Nasa, du Cometa, en France, ou encore du Mutual UFO Network. Il puise également dans des sources plus confidentielles émanant de chercheurs indépendants ou du dossier Ummo que l'auteur a étudié de façon particulièrement approfondie. Quels seraient les impacts d'un tel contact sur la sphère émotionnelle, religieuse, socio-économique, politique, technologique ou militaire ? Un contact avec des extraterrestres bienveillants serait-il suffisant pour assurer la pérennité de notre société ? Autant de questions auxquelles répond Christel Seval dans ce livre qui bat en brèche beaucoup d'idées reçues.

Biographie de l'auteur

Christel Seval est informaticien au Ministère de la défense. Il a publié plusieurs livres aux éditions JMG : Ummo, un dieu venu d'ailleurs (2003), Le plan pour sauver la Terre (2005), Les extraterrestres et l'avenir de l'humanité (2006), La Vierge et les extraterrestres (2007). Il s'intéresse également aux problèmes de société et a publié chez le même éditeur : Les autruches, ce que les politiques refusent de voir.

_______________________________________
brunehaut
Jean Curnonix
Jean Curnonix
Culture Scientifique
Culture Scientifique
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Masculin Age : 60
Nombre de messages : 1991
Inscription : 31/05/2008
Localisation : France
Emploi : Actif
Passions : Divers
Règlement : Règlement
Points de Participation : 6653

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 18 Sep 2011, 17:45
Bonsoir brunehaut, bonsoir toutes et tous,

S’il était nécessaire d’appuyer votre conseil de lecture, brunehaut, on pourrait proposer d’écouter ici Christel Seval présentant son ouvrage "Contact et Impact", le résumant en avant-première au cours d’une conférence de 56 minutes qui fut l’objet d’un enregistrement public à Châlons-en-Champagne, le 16 octobre 2005.

La thèse de Christel Seval présente de manière crédible et argumentée l'ethnocide qui suivrait un contact frontal entre une ou des civilisations extraterrestres et nos fragiles équilibres sur Terre.

Envisageons en effet, en toute honnêteté intellectuelle, mais avec une extrême lucidité, qu’aujourd’hui un "engin venu d’ailleurs" se pose par exemple sur l’esplanade du siège new-yorkais de l'ONU et que des êtres en sortent pour établir avec nous des relations bilatérales : tous les équilibres précaires que nous confèrent nos organisations et leurs autorités, quelle qu’en soit la nature – gouvernementale, politique, militaire, judiciaire, policière, religieuse, sociale, économique, industrielle, financière, monétaire, médicale, scientifique, enseignante, etc. – seraient rompus et nous connaîtrions l’anarchie, le chaos, c'est-à-dire un ethnocide, suivant le concept plus particulièrement formulé par Robert Jaulin, ethnologue, directeur de recherche au CNRS – décédé en 1996 – dont une définition simple est la destruction d’un peuple, d’une société sur le plan culturel.

Pour schématiser et aller à l’essentiel :
« Le génocide assassine les peuples dans leur corps, l’ethnocide les tue dans leur esprit. » [Pierre Clastres – Encyclopædia Universalis France (1999)]

Nous ne sommes aujourd'hui pas prêts à supporter le choc culturel que cela représenterait.

Nos équilibres précaires et interdépendants s’effondreraient par effet domino en raison du choc perturbateur de ce contact.

Dans le cadre de l’hypothèse de l’origine extraterrestre de celles des observations résistant à toutes les explications naturelles ou artificielles de facture humaine, en l’état actuel de nos connaissances, il est aisé d’imaginer que des exocivilisations maîtrisant le voyage interstellaire puissent potentiellement disposer de moyens de dissuasion, de défense, d’attaque, de destruction en comparaison desquels nos plus puissantes armes à fusion, bombes H de 50 mégatonnes équivalent TNT, font figure de "pétards du 14 juillet".
Si elles nous visitent, c’est qu’elles ne se sont pas autodétruites, ou entredétruites, témoignant d’un degré de conscience collective que nous n’avons pas atteint, loin s’en faut, nos bulletins d’information nous en fournissant la preuve au quotidien.

Nous pouvons alors concevoir que ces exocivilisations nous visitent et nous observent en rationnelles qu’elles sont, en éthologues, l’éthologie étant l’étude scientifique d’une espèce dans son milieu naturel, interférant le moins possible avec nous, avec une ingérence minimale, éthique et déontologie obligent en regard de l’ethnocide d’une espèce.

Dans le cadre de notre réflexion, celui de l’HET, seuls ceux à l’origine des visites qu’il semblerait que nous constations seraient en mesure de nous faire connaître leurs véritables intentions, leurs réelles motivations à nous visiter, à "abducter" certains d’entre-nous, etc., – c'est-à-dire de répondre à nos « Pourquoi ? » philosophiques – alors que les réponses aux « Comment ? » scientifiques sont à notre portée à partir des lois de notre univers observable que nous avons découvertes et de celles que nous découvrirons grâce à l’étude approfondie, scientifique (= une ufonomie à créer), de ce "phénomène ovni".

Le jeu de cache-cache, difficile de l’appeler autrement, auquel se livreraient les auteurs de ce phénomène en interférant le moins possible avec nous, avec une ingérence minimale tout en montrant de temps en temps le "bout de leur nez", est un stimulant de nos performances intellectuelles avec un problème qui n'excède que de peu nos capacités et nous prépare petit à petit au contact officiel qui ne manquera pas de se produire quand le degré de nos connaissances et celui nécessaire à notre conscience collective seront atteints qui nous permettront alors de digérer ce qui ne sera plus le choc qu’il serait aujourd’hui en provoquant un ethnocide, c'est-à-dire l’annihilation des cultures de notre espèce humaine.

Ces exocivilisations continueront leurs intrusions fugitives tant que nos cultures ne seront pas à la hauteur des concepts nécessaires au contact au grand jour, ce que nous rejetons aujourd'hui, notamment les représentants de la "science académique", par un phénomène "psycho-socio-immunologique" de tabou réalisant une homéostasie toute naturelle à conserver nos équilibres de fonctionnement en dépit des contraintes extérieures, dont, ici, celles constituées par l’ovni en tant que facteur perturbateur.

Cordialement,

Jean
-------------------------------
Ma présentation se trouve ici
.
Quentin62
Quentin62
Equipe du forum
Equipe du forum
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Masculin Age : 32
Nombre de messages : 1142
Inscription : 15/12/2009
Localisation : Calais
Emploi : ------
Passions : Dessin, Ufologie, Art
Règlement : Règlement
Points de Participation : 5427

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Dim 18 Sep 2011, 20:04
Je comprend ce point de vue et suis en partie d'accord avec ce raisonnement.

Mais aurons nous le temps d'arriver a ce stade, avec ce qui se passe dans le monde, que se soit au niveau écologique, économique etc... bref...

Peut être qu'au final se serais moins préjudiciable pour nous pour l'avenir qui ne s'annonce pas rose du tout :/





brunehaut
brunehaut
Analyste enquêteur
Analyste enquêteur
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Féminin Age : 44
Nombre de messages : 1955
Inscription : 16/05/2009
Localisation : Soissons
Emploi : ****
Passions : ****
Règlement : Règlement
Points de Participation : 6571

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 19 Sep 2011, 12:54
Bonjour Jean, bonjour à tous,

@Jean Curnonix a écrit:

Le jeu de cache-cache, difficile de l’appeler autrement, auquel se livreraient les auteurs de ce phénomène en interférant le moins possible avec nous, avec une ingérence minimale tout en montrant de temps en temps le "bout de leur nez", est un stimulant de nos performances intellectuelles avec un problème qui n'excède que de peu nos capacités et nous prépare petit à petit au contact officiel qui ne manquera pas de se produire quand le degré de nos connaissances et celui nécessaire à notre conscience collective seront atteints qui nous permettront alors de digérer ce qui ne sera plus le choc qu’il serait aujourd’hui en provoquant un ethnocide, c'est-à-dire l’annihilation des cultures de notre espèce humaine.


Je rajouterais que pour certains d’entre nous, le phénomène ovni pousse à nous voir davantage tels que nous sommes. Du jour où l’on sait, ou que l’on envisage que quelque part dans l’univers, des entités intelligentes plus évoluées que nous existent, l’on ne peut plus, dès lors, se considérer comme étant l’espèce souveraine (j’entends par là, au sommet de la « hiérarchie du vivant »), et de ce fait, les effets d’une telle rencontre nous obligent en quelque sorte à percevoir et accepter que nous ne sommes encore que des entités animales. Certes, nous sommes doués d’une intelligence nous rendant capables d’accomplir de grandes choses (le pire comme le meilleur, d’ailleurs), néanmoins des organismes biologiques soumis à nos instincts, nos émotions et sentiments, notre environnement, nos besoins vitaux, nos hormones, nos gènes, notre patrimoine au sens global, etc... Ce qui ne contribue pas nécessairement à de sages agissements, à être totalement lucides, sensés, dénués de tout excès émotionnel. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir le nombre de similitudes, d’un point de vue comportemental, que nous avons avec les grands singes.

Je n’espère qu’une seule chose, c’est que nous arrivions à ne pas nous autodétruire en s’obstinant sur cette voie de la croissance (économique comme démographique), facteur probablement le plus enclin à notre perte prochaine.

Sur ce, je m’empresse d’avaler une bonne quantité de chocolat, le magnésium qu’il contient étant un excellent anti dépresseur ! klkk

Cordialement,



_______________________________________
brunehaut
Verveine
Verveine
Ufologue/enquêteur
Ufologue/enquêteur
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Masculin Age : 62
Nombre de messages : 2183
Inscription : 01/07/2011
Localisation : Bouches du Rhône
Emploi : Artisan
Passions : Plongée
Règlement : Règlement
Points de Participation : 6206

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Lun 19 Sep 2011, 16:33
Bonjour,

Pour ma part je pense aussi à peu près la même chose. Le problème c'est qu'actuellement nos références nos socles nos autorités et la confiance qui y est mise foutent le camp les uns après les autres, et très vite.
On est déjà dans un effet domino conduisant à cette espèce de chaos ethnocidaire. Alors une rencontre officielle finalement loin d'être une politique du pire pourrait peut être agir comme un contre feu.

_______________________________________
Pour ceux qui cherchent midi à quatorze heures, la minute de vérité sera longue à venir . Pierre Dac

Le contraire de l'Erreur n'est pas la Vérité mais le Doute. Lucien Jerphagnon


Dites le avec des fleurs . Dryas
M51M51
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Masculin Age : 42
Nombre de messages : 252
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement
Points de Participation : 4890

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 01:11
Du nouveau sous le soleil de SETI. L’actualité semble apporter quelques frémissements dans la recherche de l’altérité éloignée, quelques pulses d’espoir dans le silence des années lumière. Wow[0], pas de quoi crier victoire et trouver le signal au coin de la rue cosmique mais peut-être un clin d’œil des intelligences éloignées pour nous tenir éveillés… Nous ne sommes pas seuls, non vraiment pas et plus que jamais cette équation de l’espace nous est indispensable pour passer cette difficile transition de l’impensable qui s’entrelace dans notre quotidien. Ce n’est plus une lubie d’esprits ravis, c’est tout simplement le chemin de la vie faisant un pied de nez au néant sur la route de l’infini.
Aujourd’hui un état des lieux des recherches SETI à l’université de Berkeley[1], un retour sur le projet SETI@Home [2], une histoire de petit fantôme[3] pour optimiser la conception d’instruments et un retour sur une des détections historiques qui nous a laissé sur notre faim. Mais croyez-vous vraiment qu’une intelligence maitrisant le voyage interstellaire et certainement bien d’autre chose utiliserait les signaux radio ou optiques pour communiquer avec nous ? C’est un peu comme si les conquistadors avaient utilisés les signaux de fumée pour dialoguer avec les indiens. A l’évidence ils choisirent un moyen bien plus rapide et direct mais effectivement plutôt dévastateur, la maitrise des mers ne nécessitant pas le développement d’une éthique particulière comme celle du respect de l’autre mais est plutôt centrée sur des logiques d’appropriation et de prédation, les prémisses de cet immonde monde marchand dont on peut constater toutes les abominations aujourd’hui. On peut supposer que, sans faire d’anthropomorphisme, la maitrise du voyage interstellaire passe peut-être par une évolution éthique et spirituelle, étape indispensable à chaque altérité afin de permettre cette sortie du cocon stellaire et d’échapper à l’enfer du néant autodestructeur. C’est un peu comme le cheminement de Dante dans la divine comédie, où l’humanité, au milieu du chemin de la vie, se trouverait dans une forêt obscure, car elle a perdu la voie droite. Quelques guides de passage, à l’image de Virgile peuvent peut-être, sans pour autant nous conduire, indiquer quelques passages pour sortir de cet enfer et retrouver le chemin du purgatoire et de l’empyrée.
« La gloire de ce [4] qui met tout en mouvement pénètre l’univers entier, et resplendit davantage ici et moins ailleurs. Au ciel qui reçoit le plus de sa lumière, moi je suis allé ; et j’ai vu des choses que ne sait, ni ne peut redire qui descend de là-haut ; car, en s’approchant de l’objet de son désir, notre intelligence se perd en de telles profondeurs, que la mémoire ne peut la suivre[5]

Il me semble que notre histoire est jalonnée de ces épisodes étranges où de curieuses rencontres insufflent de nouveaux possibles. Prenez par exemple cette affaire de la vierge de Guadalupe remarquablement mise en exergue dans l’excellent livre de Christel Seval « Contact et Impact» (que je vous conseille de vous procurer avant qu’il ne devienne introuvable). La date de l’apparition, le 12 décembre 1531, intervient 10 ans après la conquête de Tenochtitlan par Cortès. L’occident se pose une question d’éthique fondamentale : Les indigènes sont-ils des êtres humains achevés et véritables, des créatures de Dieu (en référence à l’époque où il valait mieux déclarer sa foi que ses doutes si l’on ne voulait pas terminer sur le bucher- cf Giordano Bruno quelques années plus tard)
Je me permets d’extraire le passage du bouquin :
Le 12 décembre 1531, la Vierge apparaît à Juan Diego, un indien Aztèque fraichement converti au catholicisme, qui ne parle que le Nahualt. Elle se présente sous le nom de Virgen de Guadalupe , en référence aux apparitions qu’elle avait effectuées deux siècles plus tôt près de la rivière de Guadalupe en Espagne, et dont un indien ne pouvait connaître l’histoire, ce qui constituerait une preuve d’authenticité aux yeux de l’évêque du lieu. Avec de surcroît une signification pour les indiens Aztèques puisqu’en langue Nahualt, Cuahtlapcupeuh signifie : Celle qui vient en volant de la région de la lumière. Marie lui demande de bâtir une chapelle. Juan Diégo accède à ses demandes, mais encore faut-il, lui, pauvre indien ne parlant pas un mot d’espagnol, convaincre Monseigneur Zumarraga. L’évêque, en effet, reste sourd aux simagrées de Juan. L’oncle de Juan Diego est miraculeusement guéri de la peste, et celui-ci annonce à son neveu que Marie de Guadalupe lui est apparue pour lui annoncer sa guérison, et qu’il faut que Diego aille cueillir séance tenante des roses sur la colline de Tepeyac. En plein hivers, sur une colline dénudée. Juan s’y rend. Au milieu des massifs de roses, Notre Dame l’attend. Elle précise que ce sont des roses de Castille qui rappelleront à Monseigneur Zumarraga son jardin de Madrid, Juan Diego en cueille une douzaine et les enroule dans sa tunique avant d’aller voir l’évêque suspicieux. Monseigneur reçoit un hidalgo et une famille d’esclaves indiens sollicitant son arbitrage. Juan Diego rapporte sa rencontre et déplie sa tilma, sa tunique d’agave devant l’assistance pour montrer les roses qui prouveront ses dires L’assistance est stupéfaite. Elle l’est moins par les roses qui embaument que par l’image de la vierge qui est imprimée sur la tunique, ce que découvre Juan ahuri. Plus tard, une source jaillira sur le lieu précis de l’apparition.
Ce qui est extraordinaire, littéralement, c’est que la tunique conservée jusqu’à nos jours défie la science. A de multiples reprises elle a fait l’objet d’investigations poussées ; un nombre considérable d’anomalies restent inexplicables, l’image de la vierge ne pourrait, à l’aide de nos connaissances, être reproduite par la technologie contemporaine.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Virgen_de_guadalupe
Voilà une bien étrange histoire qui laisse du concret puisque la relique est toujours conservée et à ce jour personne n’est vraiment capable d’expliquer comment une pareille représentation est possible ! N’est-ce pas une façon de passer un message du type « l’autre, bien que fondamentalement différent, est comme vous ». Une sorte de koan à méditer et à ressasser pour pouvoir atteindre l’illumination (la lumière au sens propre) des années-lumière. Cela va à l’encontre d’une démarche qui consisterait au contraire à vous éloigner de ces sujets « sulfureux » qui recèleraient des dangers et des pièges dont il vaudrait mieux se protéger en restant… ignorant ! La belle affaire.
Sans faire preuve d’un angélisme béat et sans pour autant voiler le caractère « risqué » voir « nuisible » de ces études (non peut-être du fait des altérités qui interviennent mais bien plutôt pour des raisons bien « humaines » et « Terrestres », ce sujet étant confisqué par un complexe militaro industriel dont l’objet est de fabriquer toujours plus d’armes…et de maintenir cette planète dans un tel délabrement éthique que nous sommes en transhumance sinistre sur cette autoroute qui nous mène au néant. L’équation des années lumière fait voler en éclat cette chape de plomb qui nous confine dans l’ignorance. Elle nous montre d’autres voies, d’autres possibles dont les quelques infimes pourcents de loups qui dirigent ce monde et qui souhaiteraient maintenir le statu quo ne sont effectivement pas forcément présents (qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs).

Bonne lecture.

[0]
Ci-joint traduction rapide de quelques éléments d’un article paru dans « The Astronomical Journal » du 10 janvier 2001.
Il y une description précise notamment de cet événement « Wow » et de ses caractéristiques. Ce qui me perturbe c’est la chose suivante.
Il est dit au début de l’article qu’après la détection du « Wow », l’observatoire de l’Ohio State fit environ 100 scans ultérieurs de la région en question, scans infructueux avant de passer à autre chose. Pourtant les coordonnées du premier pic étaient connues avec précision ! Il faut attendre quelques 25 ans pour que soit mener une étude approfondie de la zone. Mes questions sont donc les suivantes :
Voulait t’on vraiment confirmer l’origine de ces signaux?
Un organisme non public a t’il pris le relai ? Les résultats de ces investigations seraient-ils restés quant à eux très confidentiels?
En effet, il n’est pas du tout certain que la découverte de signaux, émissions extraterrestres soit partagée et la nouvelle diffusée à la planète entière. En se référant au livre de Michael A.G.Michaud, « Contact with Alien civilisation » on trouve notamment au paragraphe « Everyting will be made public » page 288 quelques exemples d’évènements qui ont pris du temps pour percoler dans la sphère publique, et même aujourd’hui je ne suis pas sûre qu’ils soient diffusés très largement (cf Vela que l’on rapprochera pour le fun à la SN du même nom ; encore une étrange coïncidence). Michaud cite :
La détection des pulsars en 1967. Au lieu d’appeler la BBC ou le London Times, la découverte resta confinée de longs mois avant de trouver une explication « plus rationnelle » que l’émission d’un signal extraterrestre. On découvrit qu’il s’agissait en fait d’un certain type d’étoiles.
La découverte par les militaires des flashes gamma en 1967 non pas émanant de la Terre suite à l’explosion de bombes nucléaires mais provenant de l’espace profond. Les données ne furent analysées qu’en mars 1969 et communiquées à la communauté astronomique qu’en 1973 (peut-être devant l’incapacité des militaires à trouver une explication rationnelle).
Dans un autre document dont il faudra que je retrouve les références et le passage exact il est fait mention des scénarios envisagés en cas de détection d’un signal extraterrestre. Parmi les scénarios évoqués, l’annonce publique ne fait pas partie des premières actions. Il est fait mention d’analyses préliminaires confidentielles afin de s’assurer de la réalité intrinsèque de la détection et du signal!

A VLA SEARCH FOR THE OHIO STATE ““WOW
http://iopscience.iop.org/0004-637X/546/2/1171/pdf/0004-637X_546_2_1171.pdf

En 1977, une recherche d’intelligence extraterrestre menée à l’observatoire radio de l’université de l’état de l’Ohio enregistra une forte émission apparemment intermittente, dans une bande étroite près de la raie d’hydrogène de 21 cm. La détection montra la signature type de l’antenne d’une source radio céleste passant mais elle ne fut pas répétée dans les observations suivantes. L’événement a été considéré par certains comme un candidat potentiel de signal interstellaire et rejeté par d’autres comme une interférence probable ; aucun essai indépendant pour reproduire l’événement avec une résolution spectrale comparable à celle de l’état de l’Ohio n’a été rapporté. Nous utilisâmes le Very Large Array pour chercher la source possible sous-jacente- artificielle ou naturelle- qui pourrait être retenue pour la détection par des illuminations occasionnelles dues à la scintillation, à une variabilité intrinsèque, ou à quelques autres mécanismes. Avec une sensibilité 100 fois plus importante que les observation originelles, nous trouvâmes deux sources continues à l’intérieur de la marge d’erreur des coordonnées mesurées par l’état de l’Ohio, mais elles ne montraient aucune caractéristique spectrale insolite, ni aucun signe de variabilité du flux, elles donnèrent des raies spectrales normales basée sur des observations complémentaires à 6 cm et étaient trop faibles pour rendre compte de la détection de l’Ohio state. Aucune source ponctuelle de largeur de bande étroite ne fut détectée sur une bande de 1,5 MHz jusqu’à un flux limite de 20 mJy aux coordonnées nominales. Nous concluons que le « Wow » n’était pas dû à une source continue habituellement plus faible de plusieurs jansky que le seuil de détection de l’Ohio State dont le flux s’accroitrait occasionnellement d’un facteur de l’ordre de moins de 100. Notre étude ne limite pas de façon significative la possibilité de sources intermittentes car nous demeurions seulement 5-22 minutes par champ.

Le 15 aout 1977 (le jour de la fête de la Vierge ! Cet incommensurable régime des signes) le radiotélescope de l’observatoire de l’université de l’état de l’Ohio enregistra donc une émission apparemment intermittente forte (30 sigma) dans une bande étroite (=< 10 kHz) près de la raie HI de 21 cm (Kraus 1979). La détection persista pendant 6 périodes d’intégration totalisant 72 secondes afficha la signature caractéristique d’une radio source transitant, bien que juste sur un seul des deux faisceaux, suggérant qu’elle pouvait être intermittente ou variable. Sa fréquence était notée à 1420, 356 +- 0,005 MHz (J.D.Krauss 1990, suite à une communication privée) et dans une analyse ultérieure donnée à 100 kHz (Ehman 1998)- dans tous les cas près de la fréquence de 1420,405 MHz de la raie d’émission HI, corrigée du standard local de repos (vitesse moyenne de la matière dans la galaxie au voisinage du soleil), une fréquence qui a été suggérée pour les messages interstellaires (Cocconi et Morrison 1959 ; Drake et Sagan 1973). La bande étroite, la correspondance avec le motif d’antenne et l’intensité forte évoquaient tellement un signal radio interstellaire qu’un des scientifiques affecté au projet écrivit « Wow ! » sur l’enregistrement imprimé qui devint le nom de l’événement.
Les coordonnées apparentes de l’émission était R.A = 19h22m22s ou 19h25m12s (les deux +- 5s) et la déclinaison -27°03’+-20 s (1950) (J.D. Kraus 1990, communication privée).
Ci après, la région du ciel concernée et un agrandissement avec les objets se trouvant dans les parages.
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Capture-d-ecran-2011-09-20-a-07.11.49
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Capture-d-ecran-2011-09-19-a-21.25.47
En conclusion, l’article mentionne que les observations menées étaient suffisamment sensibles pour détecter une source supposée à la base de l’émission en bande étroite environ 500 fois plus faible que les 60 Jy de l’émission Wow. Le fait de n’avoir rien trouvé est une preuve solide que la détection du Wow ne provenait pas d’une source continue, naturelle ou artificielle, augmentée par la scintillation pour permettre à l’observatoire de l’état de l’Ohio de la détecter seulement une fois, parce que la probabilité d’avoir un gain de scintillation de l’ordre de 100 est excessivement faible. En couvrant une gamme de fréquences trois fois plus grande que celle des observations de l’Ohio State, nos observations réduisent aussi la possibilité que la détection originale soit due à une source dérivant en fréquence sur une gamme d’approximativement 1,5 MHz. Nos observations ne réduisent pas la possibilité d’une émission très fortement intermittente car nous ne nous attardâmes pas plus de 22 minutes sur chaque champ.

[1] Status of the UC-Berkeley SETI Efforts
http://arxiv.org/pdf/1108.3134v1
Status des recherches SETI de l’UC-Berkeley.
Nous résumons les programmes de recherche SETI de l’université de Californie de Berkeley. La recherche de pulses optiques SEVENDIP traque les pulses d’un durée de l’ordre de la nanoseconde (ns) en longueur d’onde visible. Elle utilise un télescope automatisé de 30 pouces, 3 tubes d’amplification photométrique ultra rapides et un détecteur d’événement. La liste cible inclus des étoiles de type F, G, K et M, des amas globulaires et des galaxies.
L’étude du ciel en cours SERENDIP V.v examine les signaux radio au télescope d’Arecibo de 300 m. La configuration installée actuellement prend en compte 128 millions de canaux sur une largeur de bande de plus de 200 MHz avec une résolution spectrale de 1,6 Hz. Le saut en fréquence permet au spectromètre de couvrir la totalité des 300 MHz des récepteurs de la bande L d’Arecibo. La configuration définitive permettra de surveiller simultanément toutes les données des 14 récepteurs du L-band Focal Array d’Arecibo avec plus de 1,8 milliard de canaux.
SETI@Home utilise les PC de bénévoles pour analyser plus de 160 TB de données prises à Arecibo. Plus de 6 million de bénévoles ont fait tourné SETI@home pendant ses 10 ans d’histoire. L’étude du ciel SETI@home est 10 fois plus sensible que SERENDIP V.v mais elle couvre seulement une bande de 2,5 MHz, centrée sur 1420 MHz. SETI@home recherche une palette d’écarts de paramètre beaucoup plus large, incluant 14 octaves de largeur de bande du signal et 15 octaves de période de pulsation avec des corrections du décalage Doppler de -100 Hz à + 100 Hz/s. SETI@Home va être développé pour analyser les données collectées pendant les observations des objets d’intérêt pour Kepler de mai 2011.
Le projet d’Astropulse est la première recherche SETI d’impulsion de durée de l’ordre de la micro seconde dans le spectre radio. Parce que les impulsions de courte durée sont dissipées par le milieu interstellaire, et que l’importance de cette dissipation n’est pas connue, Astropulse doit chercher à travers 30 000 dispersions possibles. Une puissance informatique conséquente est nécessaire pour conduire ce type de recherche, aussi le projet utilise les bénévoles et leurs ordinateurs personnels pour mener à bien le traitement (en utilisant du calcul distribué similaire au programme SETI@home).

Les programmes de l’université de Berkeley :
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Capture-d-ecran-2011-09-23-a-23.57.50


[2]Candidate Identification and Interference Removal in SETI@home
http://arxiv.org/abs/1109.1595
SETI@home, une recherche des signaux provenant d’intelligences extraterrestres, a enregistré des données au radio télescope d’Arecibo depuis 1999. Ces données sont envoyées via Internet aux ordinateurs personnels de bénévoles qui ont fait le don du temps machine inexploité de leurs ordinateurs pour cette recherche.
A ce jour, les bénévoles ont détecté plus de 4,2 milliards de signaux potentiels (j’avoue rester interloquée par ce nombre car si l’on considère que 99,999 % des signaux correspondent à des interférences et autres pollutions qui non rien à voir avec un message ET, il reste tout de même près de 42 000 signaux dignes d’intérêt, ce qui rejoint un point je crois cité par Anakin !) Bien que tous ces signaux potentiels soient essentiellement dus à des processus de bruit aléatoire, d’interférences en fréquence radio (RFI), ou d’interférences dans les processus de l’instrumentation du SETI@Home, il est possible que de vraie transmission extraterrestre existe dans cette base de données. Nous décrivons ici les processus pour éliminer les interférences étant implémentés dans les traitements ultérieur du SETI@Home, ainsi que les méthodes utilisées pour identifier les candidats valables pour des investigations ultérieures.

[3] CASPER
Non CASPER n’est pas le gentil fantôme imaginé par Joe Oriolo mais plutôt une ressource de premier intérêt pour partager et/ou standardiser les hardware et software utilisés dans le traitement du signal en radio astronomie, ensembles nécessaires pour équiper les outils de recherche et de traque des ectoplasmiques messages de nos frères de l’espace.
Pour être un peu plus technique, l’acronyme CASPER signifie
Collaboration for Astronomy Signal Processing and Electronic Research.
https://casper.berkeley.edu/
Le but principal de CASPER est de rationaliser et de simplifier la conception de l’instrumentation de radio astronomie en favorisant une conception réutilisable à travers le développement de plateformes indépendantes, de sofware et Hardware « Open source » (c’est à dire au code source libre, ou aux conceptions matérielles libres )
En fournissant des bibliothèques de programmes paramétrables et indépendants de plateforme qui tournent sur des blocs de composants matériels modulaires et reconfigurables. Nous laissons de côté les détails de l’implémentation de base et permettons aux astronomes de rapidement concevoir et déployer de nouveaux instruments.

[4]Dante, la divine comédie, chant premier prologue du paradis.

[5] Je ne me lasse pas de ce passage !
J’ai vu tant de choses, que vous, humains, ne pourriez pas croire... De grands navires en feu surgissant de l’épaule d’Orion, j’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C, briller dans l’ombre de la Porte de Tannhaüser. Tous ces moments se perdront dans l’oubli, comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir.
Blade Runner, Roy Batty.
Anonymous
Invité
Invité

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 18:37
bonjour m51m51, une série de réflexions très intéressantes !



je note en particulier

"
Il est a noté que le débat sur la vie extraterrestre a bien été initié dans une zone en forme d’arc allant de l’inde à la Grèce et plus tard en Europe. Ce qui est curieux, soulève Jean Schneider , auteur du papier, c’est que la question « Pourquoi ce débat est-il essentiellement limité à la littérature occidentale ? " à mon sens il ya eut des contacts dans le passé et ils se pourrait donc que l'intérêt des philosophes et des "cités" soit alors potentiellement lié à ces contacts

de nos jours encore les cas ovnis évitent les pays arabes et africains, ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'il n'y a pas de cas chez eux, mais davantage qu'ils ne s'y intéressent pas ou qu'ils ont uine autre explication pour ces phénomènes , ce qui à mon sens est le cas en afrique où les "religions"' sont très vastes et les "esprits" nombreux et hélàs ces traditions sont verbales et secrètes . nos sociétés sont davantage technologique aussi et ouvrent donc naturellement la voie vers le ciel plûtôt que sur terre où bon nombre de choses sont expliquées.. "scientifiquement"

on peut donc penser à un phénomène purement social , néanmoins un contact ne peut se faire que si les deux parties sont "ouvertes" au contact . il me paraît évident que dans certaines cultures ce contact est moins possible pour des raisons essentiellement religieuse, pour etre clair l'islam nie le phénomène ovni en soi le plus souvent, pour l'islam les ovnis sont des démons, des djinn point barre et pour certaines cultures africaines de même les ovnis sont des démons ou des esprits

sur que le contact est plus complexe à envisager...
Anonymous
Invité
Invité

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 20:04
Pour suivre



"
Compter sur la beauté: Le rôle de l’esthétique, de l’éthique et des principes physiques universaux dans la communication interstellaire par Guillermo A.Lemarchand, 2006.
Dans cet article passionnant, M Lemarchand émet l’hypothèse que la communication avec des intelligences extraterrestres pourrait être établie sur la base d’une sorte de « Lingua Cosmica » , langue de la sagesse cosmique, qui permettrait à chaque espèce de partager ses propres perceptions, sensations, émotions. Mais quelles seraient les bases épistémiques de cette langue interstellaire ? "


et
"la « Semovience », c’est à dire le fait pour quelqu’un de pouvoir initier une nouvelle séquence de causalités ou d’actions, simplement en le voulant"

on pourrait alors envisager le contact alien non comme une rivalité territoriale mais comme une capacité de nouer des liens en dehors d'une notion de territoire ou dit autrement à quoi servirait il de combattre un alien sans enjeux territoriaux, il faut pour cela s'assurer que l'alien n'a lui non plus pas de visée territoriale ou ressources

et
"La perspective de l'enaction proposée par le biologiste, neurologue et philosophe chilien, Francisco Varela est un paradigme qui défend l'idée que la cognition est d'abord incarnée et qui essaye ainsi de dépasser le piège de « la représentation »"

nos langages et nos représentations sont liés à nos sens et donc incarnées au sens physique du terme, cependant nos représentations et nos concepts sont désincarnés, essayer d'atteindre le "vrai" réel en gommant le filtre des sens est complexe et sans doute hard à voir. au sens inacceptable tel quel.. biologiquement l'homme n'est qu'un amas d'atome en interaction, philosophiquement et humainement parlant cet amas n'a aucun intérêt

mais si un "amas" peut générer une "âme" alors iol doit en être de même pour tout système biologique complexe et donc la question est quelle sinteractions peut il y avoir entre ces "âmes" dès qu'en contact







Anonymous
Invité
Invité

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 20:11
et concept majeur selon moi


"
L'induction intègre des connaissances acquises afin de modéliser une situation nouvelle. Ainsi, devant une situation, l'induction fournirait tout d'abord
un modèle général par défaut-toujours d'après Holland. Si celui-ci ne fonctionne pas, alors des sous-modèles sont proposés pour des cas particuliers"




si on suit cette idée, deux espèce n'ayant aucun référentiel commun ou aucun langage commun y compris la gestuelle non verbale pourrait néanmoins communiquer si chaque espèce sur base de son propre modèle peut y trouver dans le modèle de l'autre certaines analogies, ce croisement entre deux mondes possibles offre alors un référentiel commun de communication

exemple; imaginons que la main tendue chez l"homme signifie paix et chez l'alien la guerre, imaginons qu'un premier contact montre ce fait, l'ahomme tend la main et l'alien a une action négative ou fatale. L'homme déduira que la main tendue signifie guerre chez l'alien et l'alien paix chez l'homme après x itérations que l'on souihaite réduites.. :-) bref un référentiel commun se constitue par les effets de la mise en avant de signes de communication

au delà l'homme pourrait également déduire que la main n'a pas la même focntion organique chez l'alien un peu comme si un homme montrait ses fesses. Une communication pourrait se faire aussi sur base de constantes biologiques, hypothese 0 : l'homme mange et l'alien aussi , à l'occasion de l'observation de ces actes de manger chez l'homme et chez l'alien on peut aussi déduire que l'acte de manger est ou non commun, cad validation ou non de h0, si h0 n'est pas validee on concoit que la communication sur ce point fondamental n'est pas possible

etc etc

Anonymous
Invité
Invité

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 20:17
finalement la pyramide de maslow est un bon chemin pour amorcer la communication où l'on part des besoins de bases et de leurs équivalents pour monter progressivement dans les échelles de la pyramide

pour rappel pour ceux qui savent pas c'est ca maslow

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow



cette classification des besoins humains définit aussi des niveaux différents de communication et /ou des attentes, si il ya décallage de niveau des attentes ca risque d'être brutal...
exemple; si le besoin alien est de bouffer et le besoin humain de communiquer. on comprend la suite et inversément
si le besoin humain est de comprendre le sens de la vie et le besoin alien de même sur qu'un contact serait moins brutal
Anonymous
Invité
Invité

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 20:28
et



"
Arrivé à Kant, Szendy reprend la célèbre question du sentiment esthétique dans la Critique du jugement. On sait à quel point elle est politique, Kant n’ayant «cessé de vouloir penser la faculté de juger comme adoption du regard de l’autre, voire de tout autre comme étant chaque fois le tout-autre». Affirmer «ceci est beau», c’est poser la souveraineté du jugement certes autonome, mais également «orienté par la perspective de son partage universel». Traquant longuement et habilement l’«effiction» (la fiction comme efficace) chez Kant, Szendy en arrive aux extraterrestres (bon, n’exagérons rien, à«l’extraterrianité», disons) pour montrer que «nous les Terriens, nous les humains […], nous n’avons de point de vue qu’à le laisser hanter par le tout-autre», qu’il décrit comme«l’écart du voir au voir»."

l'homme chercherait dans le cosmos une confirmation de ses "affirmations", car sans repère l'homme définit et classe les choses selon ses référents acquis cumulativement mais paradoxalement définir une chose c'est poser un acte de la retirer du monde pour la reconnaitre comme tel, ainsi l'homme a la capacité prodigieuse de définir essentiellement une chose par ce qu'elle n'est pas ainsi la vie est souvent définie par ce qui n'est pas mort et la mort par ce qui n'est pas vie.. l'incapacité de l'homme à capturer le réel dans son instantaétité le pousse à simplifier

et si l'homme lance sa définition il attend de l'univers tout entier qu'il lui dise c'est vrai ou faux alors qu'en fait sa définition n'est qu'un des possibles du réel le plus souvent. ainsi on peut décrire le vivant comme un amas de cellules en fonctionnement , mais on peut aussi définir le vivant comme des atomes "vivants" en réalité les échelles sont différentes, l'entité biologique vit 100 ans , les atomes qui nous composent vachement plus longtemps.; alors c'est quoi un homme ou un alien dans ce bazard ? et même en cas de biologie alien par exemple basée sur la silice le principe reste le même l'alien est composé d"atomes

à moins que non ? ... un être vivant est il forcément composé d'atomes en voilà une question iconoclaste non ? moins simple qu'il n'y semble si on pose que au delà des limites "physiques de" l'univers il ya quoi exactement ? le vide ?

on sait que le vide n'est pas vide mais un espace parcouru de tas de choses, le vide dit asbolu existet il même dans l'univers ? ou juste en dehors de cet univers ?
Anonymous
Invité
Invité

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 20:40
"La sérendipité est le fait de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard et à l'intelligence. "

moi j'appelle cela une synchronicité ;-)

la majorité des inventions majeures suivent ce schéma ....mais àa l fondamentale nuance près que le hasard ne parlera pas à un esprit non préparé.. entendez à un esprit non curieux ou en constante réflexion ,car le fait observé doit "parler" et il ne parle que si on ecoute , l'intelligence est donc ici une capacité d'observation et d'écoute au sens large si on étend l'observation à un autre sens que la vue

on peut aussi "écouter" avec son nez... sans rire
Anonymous
Invité
Invité

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Sam 24 Sep 2011, 20:46
Nous rentrons ici dans des champs fondamentaux du questionnement humain....

J'adores !!!
Car nous sommes tous égaux devant celui-ci (peut importe nos origines !), si l'on se donne la peine d'y réfléchir, l'humilité se retrouve à portée de la main !

N'y aurait il que la "mort" pour nous donner ces réponses ?
M51M51
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres - Page 2 Empty

Masculin Age : 42
Nombre de messages : 252
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement
Points de Participation : 4890

Ovnis Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

le Jeu 06 Oct 2011, 00:39

Bonsoir Anakin et merci pour vos interventions toujours pertinentes et un brin synchronisées.

A se demander si vous ne lisez pas un peu dans mes pensées.

mais si un "amas" peut générer une "âme" alors iol doit en être de même pour tout système biologique complexe et donc la question est quelle sinteractions peut il y avoir entre ces "âmes" dès qu'en contact
C’est effectivement une des questions que je me pose et c’est d’ailleurs une des raisons évoquées par certains visiteurs dans les fameux courriers décriés. Dans cet univers de la « quaternité », comment résonne notre aura qu’elle soit individuelle ou collective au sein du macrocosme et finalement comment raisonne un cerveau humain ? Les choses ne sont certainement pas simples et les interactions entre chaque volet de cette quaternité doivent laisser la place à des zones de contact diverses et variées, de synaptiques connexions au plus profond de notre être !


« Tout cela est une seule chose que j’adore et qui est dans cette forêt. Le crépuscule sur le lac, mon Annonciation. La montagne : une ligne. Ecoute ! Il va se passer quelque chose, oui. L’attente est immense »
[1]


On peut se demander si la forme humaine ne constituerait pas une sorte d’attracteur étrange, l’univers se révélant à lui-même dans sa forme adamique, l’Anthropos céleste évoqué dans la prééternité, et qui est sa propre image. Attention tout ceci est très spéculatif et n’est en aucune façon une dérive anthropocentrique, ou plutôt terrestrocentrée. Il s’agit simplement d’envisager une explication à ce dénominateur commun que l’on retrouve dans les observations rapprochées des Ovniautes où la forme humaine semble être souvent observée. Sur un versant, celui matériel, l’ « objet » « homme » (qu’il soit d’ici ou d’ailleurs) est qualifié d’étrange en raison de sa structure « pointilliste »/ atomique et de sa nature fractale. D’où qu’on parte, on se retrouve toujours sur l’attracteur, c’est le côté prévisible de l’évolution. Où se trouve-t-on exactement sur l’attracteur ? Il est impossible de répondre à cette question, c’est le côté imprévisible de l’évolution.

Sur un autre versant[2], celui de l’imaginal (j’entends par imaginal cet espace de l’âme si bien décrit par Henri Corbin, le mundus imaginalis inspiré du soufisme

[3]), c’est moins la forme que le champ qui est en action. L’homme, un peu comme le dauphin qui se partage entre le milieu aquatique et milieu aérien serait un être de l’interface. Il interfèrerait en priorité avec le monde matériel mais respirerait son « air » dans l’imaginal (et cet air peut-être vicié…).

Ces deux domaines coexistent, s’interpénètrent et interagissent selon des lois de la nature encore à découvrir et qui pourraient donner lieu à de véritables recherches scientifiques [4] (en entendant par science non pas la « religion rationaliste » de la pire espèce, cette fille du néant, ce Monsanto de l’évolution mais bien plutôt ce fantastique outil d’investigation et de connaissance de notre univers, cette Sarasvatī, béquille de l’humanité révélée. Encore faut-il que nous nous rappelions, comme il était indiqué en conclusion de ce film superbe « Planète Interdite »- un phare dans la nuit - que la science ne fera jamais de nous des dieux. Au régime de la peur, ce n’est pas l’autre qu’il faut craindre mais nous mêmes et nos productions quelles soient matérielles, spirituelles et qu’elles s’autoalimentent en prenant forme comme dans la mésaventure que vécut le peuple Krell.

http://gillesbonafi.skyrock.com/

Anakin :

on pourrait alors envisager le contact alien non comme une rivalité territoriale mais comme une capacité de nouer des liens en dehors d'une notion de territoire ou dit autrement à quoi servirait il de combattre un alien sans enjeux territoriaux, il faut pour cela s'assurer que l'alien n'a lui non plus pas de visée territoriale ou ressources


Tout à fait en phase avec vous. Je pense qu’une des composantes du contact est l’échange, l’interaction de parties dissemblables ou chacun apprend mutuellement de l’autre, comment l’autre interagit avec son environnement dans toutes ses composantes, comment l’autre chevauche les quatre pattes du cheval comos, etc. Chacun étant le reflet d’une kaléidoscopique vérité (une image de l’un, l’un étant l’image de l’autre, n’est-il pas?) qui s’intègre en une fractalité incarnée. D’où l’intérêt du contact pour progresser justifiant l’adage bien connu que le tout est plus que la somme des parties y compris dans l’estomac d’un Alien (je plaisante bien entendu... )

à moins que non ? ... un être vivant est il forcément composé d'atomes en voilà une question iconoclaste non ? moins simple qu'il n'y semble si on pose que au delà des limites "physiques de" l'univers il ya quoi exactement ? le vide ?


Judicieuse remarque, Anakin et qui rejoint finalement le côté spirituel que j’évoquais précédemment. Peut-être suffirait par exemple d’établir le lien entre les électrons et ce monde imaginal, lien qu’a tenté de faire le physicien Jean-Emile Charon et sa théorie de la « relativité complexe » dont on ne peut pas dire quelle soit très populaire.

on sait que le vide n'est pas vide mais un espace parcouru de tas de choses, le vide dit asbolu existet il même dans l'univers ? ou juste en dehors de cet univers


Anakin, vous faites bien de soulignez l’importance du concept du vide. Ce point est souvent oublié dans l’histoire des sciences et dans les révolutions paradigmatiques qui accompagnent nos visions renouvelées de l’univers. Dans un livre brillant et fort bien documenté, « the book of nothing », l’auteur, John D.Barrow (qui a aussi produit le bouquin « theories of everything »… ) nous fait voyager des stoiciens à Lucrèce, de Shakespeare à Sartre dans cette notion du vide à travers l’histoire et de découvrir finalement que trois fois rien c’est déjà quelque chose! On retrouve d’ailleurs dans cette histoire l’esprit de nos brillants pseudo sceptiques que l’on peut assimiler aux tenants de l’aristotélicisme ou du cartésianisme (ceux là même qui expliquaient doctement et « scientifiquement » que le vide ne pouvaient exister car la nature le ferait disparaître illico, les mêmes qui aujourd’hui nous inondent de matière noire, sombre pour tout expliquer. Nous avons beau changé d’époque, cet esprit des cavernes perdure !) que le baron Von Guericke viendra pourfendre avec son expérience des hémisphères de Magdeburg. Vous me direz, quel rapport avec les ET ? Et bien justement, ce n’est peut-être qu’une intuition, mais il me semble qu’au cœur du vide et du néant se trouve l’infinité et une révolution de nos conceptions tant en terme de physique, que de logique. Ces révolutions débouchent sur une vision renouvelée du cosmos tout à fait novatrice dans laquelle le voyage interstellaire n’est plus une impossibilité et l’autre, comme « le facteur, sonne toujours deux fois ». Entre fractalité, infinité et espace éthéré, j’ai le pressentiment que le chemin vers l’autre passe aussi par cette voie.

Les pistes :

L’être et le néant de Jean-Paul Sartre.

La lettre à Louis Meyer de Spinoza.

Capilotracté ? Pas plus que les énormités grotesques de nos pseudo sceptiques champions toute catégorie du debunking stupide. Décernons leurs une couronne pour enterrer de plein pied cette absurdité né qui va se faire percuter!

Antony, je ne suis pas certaine d’avoir compris votre point de vue aussi ne voyez aucune ironie dans mes propos. Si nous sommes effectivement tous égaux, disons qu’il appartient à chacun de faire fonctionner ce que la nature lui a donné en héritage. Nous en sommes tous dotés, chacun à notre façon et point besoin d’attendre la mort pour mettre en service cette fantastique machinerie au grand dam de nos bourreaux ! J’engage tout un chacun à commencer l’exercice.

Après la découverte récente de la planète circumbinaire Kepler-16 , découverte dont les implications, selon moi n’ont pas été mesurées à leurs justes valeurs[5], voilà les bactéries et la panspermie.

Attaquons nous aux autres facteurs de l’équation de Drake:

La science fiction semble être parfois le reflet de l’actualité. Au début du film, « le jour ou la Terre s’arrêta », et pour ceux qui sont observateurs, la bactérie Deinococcus Radiodurans est mise à l’honneur, avec juste raison, pour évoquer la panspermie. J’ai déjà évoqué ce sujet et vous trouverez dans la conférence suivante de Craig Venter : “Joining 3.5 Billion Years of Microbial Invention” une description plus détaillée de cette fameuse bactérie ce qui permet au passage de mesurer la fantastique inventivité et puissance créatrice de la vie (En conséquence de quoi nous devrions être beaucoup plus prudents dans nos bricolages à la Frankenstein cellulaire pour éviter tout effondrement catastrophique de notre biosphère!).

http://longnow.org/seminars/02008/feb/25/joining-3-5-billion-years-of-microbial-invention/

Analyse de survie comparative des bactéries Deinococcus Radiodurans et Haloarchaea Natrialba Magadii et Haloferax Volcanii, exposées au vide et à une irradiation ultraviolette.

Ximena C. Abrevaya1; Ivan G. Paulino-Lima2, Douglas Galante3, Fabio Rodrigues4, Pablo J.D. Mauas1,5, Eduardo Cortón6, and Claudia de Alencar Santos Lage2

Les bactéries Haloarchaea Natrialba Magadii, Haloferax Volcanii, ainsi que la bactérie résistante aux radiations Deinococcus Radiodurans furent exposées au vide et aux radiations UV (V-UV) au Laboratoire Brésilien de Lumière Synchrotron (LNLS). Des monocouches de cellules (contenant de 100 000 à 1 million de cellules par échantillon) furent préparées sur des filtres de polycarbonate et irradiées sous un vide important (10-5 Pa) avec un rayonnement synchrotron polychromatique. N. magadii était remarquablement résistante au vide poussée avec une fraction de survie de 3,77 % +- 0,76 plus grande que celle de D.radiodurans (1,13 % +- 0,23). La fraction de survie des haloarchaea H.volcanii, de 0,036 +- 1,8 % était beaucoup plus faible. Les profils de résistance aux radiations étaient similaires entre la haloarchaea et D.radiodurans pour des irradiations jusqu’à 150 J.m-2. Pour des irradiations plus importantes que 150 J.m-2 il y avait une diminution significative dans la survie des haloarchaea et en particulier les H.volcanii ne survivaient pas. La survie pour les D.radiodurans était de 1 % après une exposition aux flux d’ultraviolet V-UV ( 1350 J m-2) alors que N.magadii avait un taux de survie plus faible que 0,1 %. De telles fractions de survie sont discutées dans le cadre de la possibilité du transfert interplanétaire de micro-organismes viables et de l’existence possible de vie microbienne dans les environnements salés comme sur la planète Mars et le satellite de Jupiter, Europa. C’est le premier travail évoquant la survie de haloarchaea dans des conditions simulées du milieu interplanétaire.


Et les conclusions de l’étude :

Nos résultats indiquent que les cellules non protégées de D.radiodurans, la survie chute à 1 % à 1350 Jm-2, alors que N.magadii survie à 0,1 % dans les mêmes conditions d’exposition. H. volcanii, d’un autre côté ne survie pas au-delà de flux de 150 Jm-2. Ces fractions de survie montrent que les bactéries de H.volcanii et N.magadii pleinement exposées au vide et à l’irradiation UV à la surface d’une planète ou dans des météorites devraient rapidement décroître d’au trois ordres de magnitude. Cependant, plusieurs cellules peuvent survivre, et des temps d’exposition beaucoup plus longs doivent être testés pour voir si au moins un faible nombre de cellules de N.magadii et D.radiodurans pourraient survivre les flux V-UV et les dommages présent dans l’espace sans protection.


Rappelons à ce propos les conditions d’expérience. Les échantillons à tester étaient mis dans une chambre à vide et étaient exposés à une pression décroissante pendant environ 3 heures (temps nécessaire pour atteindre un vide poussé comparable au milieu interplanétaire). La pression était maintenue pendant 1 h, temps de l’ exposition au flux UV ».

On pourrait en s’inspirant de Jacques Derrida[6] et en rebondissant non plus seulement sur l’aspect matériel mais sur les « quatre ailes de notre cosmos « odonates » » et notamment son versant spirituel qu’« un spectre hante le monde du XXI ième siècle – le spectre de l’altérité éloignée »

[1]

Henry Corbin, « Théologie au bord du Lac », Henry Corbin, Cahier de l’Herme.

[2]Pour compléter, imaginez que chacun de ces versants dispose de son image dans un « miroir » si bien que nous avons alors deux paires mutuellement jumelles, chaque particules de ce monde (et à fortiori chaque amas de particules) est orienté selon ces quatre versants un peu comme une libellule qui oriente ses ailes pour se mouvoir dans son milieu. La somme des interventions serait une constante.

[3]

http://www.moncelon.com/urqalya.htm

« La fonction du mundus imaginalis et des Formes imaginales se définit par leur situation médiane et médiatrice entre le monde intelligible et le monde sensible. D’une part, elle immatérialise les Formes sensibles, d’autre part, elle « imaginalise » les formes intelligibles auxquelles elle donne figure et dimension. Le monde imaginal symbolise d’une part avec les Formes sensibles, d’autre part avec les Formes intelligibles. C’est cette situation médiane qui d’emblée impose à la puissance imaginative une discipline impensable là où elle s’est dégradée en « fantaisie », ne secrétant que de l’imaginaire, de l’irréel, et capable de tous les dévergondages. »



« Que l’on entende pas le mot « images » au sens où de nos jours on parle à tort et à travers d’une civilisation de l’image ; il ne s’agit jamais là que d’images restant au niveau des perceptions sensibles, nullement de perceptions visionnaires. Le mundus imaginalis de la théosophie mystique visionnaire est un monde qui n’est plus le monde empirique de la perception sensible, tout en n’étant pas encore le monde de l’intuition intellective des purs intelligibles. Monde entre-deux, monde médian et médiateur, sans lequel tous les événements de l’histoire sacrale et prophétique deviennent de l’irréel, parce que c’est en ce monde-là que ces événements ont lieu, ont leur « lieu ».


[4]

Encore faut-il que nos chercheurs n’aient pas oublié ce que sont la science et ses productions. Entendu sur France culture cette semaine à propos de la science et des nouveaux paradigmes, le commentaire affligeant suivant « Une théorie fabrique des faits ! » Non, il me semble qu’une théorie explique des faits constatés et propose, prédit d’autres observables.

Pas étonnant qu’avec cet état d’esprit dans la communauté l’on traine depuis plus de 30 ans une théorie des cordes (on peut d’ailleurs s’interroger sur les faits que « cette théorie a fabriqué », juste pour rigoler), certes fort compliquée, mais qui ne fait en rien progresser notre connaissance de l’univers. Heureusement que ce dernier se rappelle à nous et de façon toujours plus marquante grâce aux progrès technologiques accomplis en matière d’observation. Le problème, c’est que l’on ne comprend plus ce que l’on observe et ce n’est pas en invoquant la matière noire comme Aristote invoquait « la force naturelle agissant contre le vide » que nous progresserons dans notre compréhension de l’univers.

Il a fallu des Torricelli et Pascal pour monter des expériences et démontrer que le vide existait vraiment tout en introduisant la notion de pression. Un petit tour sur Wiki permet de mesurer s’il le fallait le désarroi de la communauté scientifique à cet égard. Je cite en mettant en gras ce qui m’interpelle :
« Malgré la quasi unanimité apparente des cosmologistes autour de l’idée d’accélération de l’expansion, la réalité de cette accélération ne sera établie que lorsque le phénomène pourra être inclus dans un cadre théorique solide, lequel fait encore défaut. »
.Tiens, à ce propos et pour aérer un peu c’est air confiné, vous trouverez ci-joint un texte d’un certain professeur John P. Lynch. Ce texte curieux est extrait d’un document plus long qui se présente un peu sous la forme d’une publication scientifique. Je ne l’ai pas traduit afin de ne pas induire de contresens ou déformations involontaires. Il me semble bien ancré dans l’actualité des nobels.


Extraits du document « Symptoms of the Universe » du professeur John P. Lynch.

Dimensional Energies

Gravity and acceleration show us that there are invisible non-physical forces at work in our world. Gravity and void interact with matter, but they are not matter. They are energy, but it is non-material energy. Matter is three-dimensional energy, gravity and anti-gravity show aspects of being non-three-dimensional energies. They are energy, and they are all around us, but in another dimension (so we do not experience them directly). According to acceleration, the cosmos has more non-material energy (96%) than material (4%), thus our visible universe of physical matter is just a part of a cosmos of various types of dimensional energies. Unfortunately, non-material non-three-dimensional energies can never be truly proven scientifically due to their non-material nature, so evidence of their existence must come from their interactions with matter .

To understand what other dimensions look like, we only have to paraphrase Carl Sagan in Cosmos. The first dimension is an infinite straight line. If you go at a right angle to that, then you are in the second dimension of the flat plain. Go at a right angle to that and you arrive in the familiar three dimensional world of spheres (and up and down). Go at a right angle to that (in and out at the same time) and you are in the incomprehensible fourth dimension, and so on.

One-dimensional energy is observable in electro-magnetic force, which we experience as photons. The most common photons emanate from the electrons of atoms in a star, they are the waves of varying frequencies (gamma rays, x-rays, ultraviolet light, visible light, infrared light, micro-waves, and radio waves) which zoom straight through the void at the speed of light. Other photons are held around the electrons of certain atoms and compounds, becoming electricity and magnetism (which gives this energy its name).

Two-dimensional energy is observable in the force of gravity, which we experience in the many disks created by gravity wells. According to Einstein, gravity is a bend in space. The bend forms a two-dimensional plane, which we observe everywhere in the universe as a disk, from our solar system to our galaxy (and many just like them). The disk also appears in the event horizon of a black hole (as well as the double plume of black hole consumption observed in some galaxies).

Three-dimensional energy is observable in the strong force of the atom. The energy of matter forms quarks, and quarks are the building blocks of atoms (which are the building blocks of the three-dimensional universe of matter). There are three quarks in each proton and three quarks in each neutron, as well as the quark gluon which orbits the center to create the strong force of the atomic nucleus (giving us our familiar three-dimensional spheres).

Four-dimensional energy is observable in the void. It is the nothing which make everything possible. It is the inverted emptiness of the void which lets the rays fly free, it lets gravity well, it makes matter possible, and it allows for all of them to interact. At the micro-level, our bodies are mostly nothing as they are made from atoms in space. At the mezzo-level, the night sky shows the cosmos to be mostly empty nothingness. At the macro-level, the void energy holds the three-dimensional universe in a not-so-three-dimensional shape (which is why the universe appears to have no center and no end to us). At the quantum-level, the fourth dimension lies just below absolute zero.

Five-dimensional energy is observable as time, which travels away from us at the speed of light, back to the beginning (which is all around us and coming at us from every direction). Time waves are why we appear at the center of the universe with the Big Bang coming at us from all directions, and it would be the same view no matter which galaxy you inhabited. And, the sixth dimension is the space everything exists in, and beyond that it is unknowable (as is any dimensional energy beyond that).

The dimensional anomaly is weak force, because it shows traits of both matter and void. The electron shell seems to be three-dimensional, but it can appear in several positions at once, so electrons can be more accurately described as somewhat three-dimensional. The weak force of the electron also has properties of the fourth-dimension as electrons are leptons, which seem to be Aldo Piana’s space quanta forming a three-dimensional bubble (similar to rays acting like they are second-dimensional gravity in magnetism, or first-dimension cosmic rays from quarks), like neutrinos and the percolating void. Weak force is neither 3D nor 4D, and yet it is both.

Weak Force & Everything

Albert Einstein actually discovered the Theory of Everything but disclaimed it and called it a blunder, but his cosmological constant shows that there is a struggle between the force of gravity and the force of an anti-gravity (which was later to be discovered as dark energy). The struggle between the two forces is the reason for everything, as the strong force of physical matter repels the anti-gravity dark energy of the void, and the weak force electron shell is the result.

The inflation which preceded the Big Bang must have begun by the strong force and dark energy repulsion. The CBR shows infinitely hot matter coming into contact with absolute zero void. The material energy plasma split up into quarks in space, but the void and matter repel one another, so the quarks were enveloped by weak force (the force of the repulsion), and the first atoms were formed with the basic one proton, one neutron and one electron of hydrogen.

The primordial atoms acted like atoms and gravitated into mega-quasars with mega-super-black holes inside them annihilating matter and transforming it into dark energy. Thus the dark energy grew in strength. When the void reached the dimensional breach after around 300,000 years, it was sealed and the cosmos exploded in the Big Bang. The CBR shows a lot more matter than void, so gravity must have annihilated most of itself very quickly, as it has been almost 14 billion years later and dark energy is now 74% of the energy of the cosmos (and accelerating).

After the early annihilation, the universe has become somewhat more stable. The stability of the universe comes from the stability of the atoms themselves. They are very stable due to the balance between strong force, weak force and the anti-gravity of the cosmological constant. The three-dimensional energy quarks in the nucleus create a positive strong force. The positive strong force repels the void energy space quanta outwardly to create the negative electron shell which is stabilized by the cosmological constant (into the fractal dimension of p), and immortality is obtained (as atoms can only be destroyed by annihilation). Thus, the repulsion created and maintains everything, just as Einstein predicted (and then rejected).

Gravity Bubbles

The weak force repulsion between the nucleus of the atom and the end of the electron shell creates a true vacuum inside the atom. Since the void energy is being pushed out, there is no void energy. In the absence of anti-gravity lies the beginning of gravity. With the anti-gravity force repelled, every atom becomes a gravity bubble. Each atom is not powerful alone, but in massive quantities (such as a planet or star) they turn the anti-gravity void effervescent, and going at a right angle down, it gets turned into two-dimensional energy (somewhat akin to what Einstein said about the bending of space), which gives us our familiar gravity wells and poles. Gravity is created from a negative energy, thus it is also a negative energy (which is why it is non-material).

Surfing the Waves of Time

The cosmos is collapsing. According to the acceleration, it seems to be collapsing from zero to infinity (since it is accelerating in that direction). The collapse should have been instantaneous but it was interrupted by the repulsion between 3D matter and 4D void. The repelling slowed the collapse down, but did not stop it. The collapse continues as a fifth-dimensional wave we are riding now as the perpetual now (or time).

Photons are riding the waves of time as well. They are rays of one-dimensional energy but they are neither infinite nor straight because they are being restricted by the force of time. The wave of time which the photon is behind keeps it from being straight by slowing it down to the speed of light, which bends the ray into a wave. The wave turns the ray into a three-dimensional photon, which is how they can be both physical and non-physical, and it also allows them to interact with matter. The wave of time after it keeps the photon from being infinite by nipping it off, thus the waves of time are as long as a photon, and the speed of light is actually the speed of time.

The waves of time stir the dark energy to create a percolating void, as no void is truly a void. Even in the nothingness, there is something because tiny leptons pop in and out of existence all the time, everywhere. So many in fact, that they must be accounted for in the force of gravity (opposed to anti-gravity). The waves of time also stir the energy inside the atom, as even when a lone atom is in the absolute zero of space it still has motion and energy. The repulsion can push the void energy out of the atom, but not time (thus they are separate energies).

The speed of time may be a constant speed right now, but is it a constant? The accelerating universe means that time is getting faster. We have already been cut off from parts of our history by the acceleration, as we can only see back around 12 billion years and then it goes dark. We are cut off from almost two billion years of time because we have accelerated passed the light coming from then back to the Big Bang. It is still there, but it has gone down in frequency to a microwave (the CBR). So, the accelerating universe is why we have a black sky at night.

After Forever

After Edwin Hubble discovered that the universe was expanding, it was believed that it would eventually contract due to the force of gravity, but the accelerating universe discovery means that the anti-gravity force is winning the struggle against the force of gravity (and may eventually succeed). The speed of time has been accelerating, and it will continue to accelerate because black holes will continue to annihilate matter (as gravity is its own worst enemy). The collapse of time will continue until everything has been annihilated, and the cosmos goes at a right angle out of this existence, and is gone. The collapse will be complete, leaving true nothingness.


[5]

En effet, il se trouve que la proportion d’étoiles doubles ou multiples est bien plus importante que les étoiles simples. Bien entendu l’exemple ne fait pas loi mais trouver une planète orbitant autour de deux étoiles cela ouvre la porte d’un univers grouillant littéralement de planètes et par voie de conséquence, le facteur f(p) de l’équation de Drake devrait être proche de 1! Quand je pense à ces indécrottables pseudos sceptiques qui faisaient il y a encore peu de la possible rareté des planètes autour des étoiles un argument en faveur de la probable unicité de l’espèce humaine dans l’univers (voir par exemple l’ouvrage « Extraterrestrials, where are they ? » de Michael Hart de 1979 où l’on trouve un article de J.Patrick Harrington sur « The frequency of planetary systems in the galaxy » dont la conclusion était « We still cannot dismiss the proprosition that planetaty systems are extremely rare ». Et bien 32 ans après, c’est fait et de façon scientifique! On peut maintenant éliminer définitivement cette proposition…et passer à la suite.

[6]Jacques Derrida, Spectres de Marx, Galilée, 1993

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum