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 Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.

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brunehaut
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MessageSujet: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Lun 12 Avr 2010, 16:29


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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Sam 07 Aoû 2010, 22:26

PERCEPTION




La perception est une faculté bio-physique ou le phénomène physio-psychologique et culturel qui relie l'action du vivant aux mondes et à l'environnement par l'intermédiaire des sens et des idéologies individuels ou collectifs. Chez l'espèce humaine, la perception est aussi liée aux mécanismes de cognition par l'abstraction inhérent à l'idée et aux notions apprises dans la pensée.
Le mot perception désigne donc, soit la capacité sensitive (l'instinct par exemple), soit le processus de recueil et de traitement de l'information sensorielle ou sensible (en psychologie cognitive par exemple), soit la prise de conscience qui en résulte.1
En psychologie expérimentale, chez l'être humain, on distingue des échelles de la perception consciente et la perception inconsciente, dite aussi implicite ou subliminale. Cette distinction a été étendue aux autres animaux dans la mesure où celle-ci est reconnue ou, dans une autre mesure, peuvent être entraînés et conditionnés à indiquer ou pas s'ils ont perçu ou non un stimulus.
La perception d'une situation fait appel à la fois aux sens, à l'esprit, aux idées, à l'instant et au temps.




Perception au sens philosophique

Dans un environnement complexe, la perception d'une situation fait appel à une intelligence globale. La perception de ce qui est, correspond au sens philosophique, à accorder une faculté à la perception. La perception du réel se modifie à chaque instant. La perception d'une situation complexe peut être entravée par des biais cognitifs comme la pensée, l'ignorance et les croyances. Le phénomène qui peut entraver la perception juste d'une situation est particulier à la mémoire et à l'illusion. Ce peut être aussi d'autres formes de biais cognitifs ( dissonances cognitives ) ou des sophismes, de la part des personnes qui échangent leur point de vue sur une situation - ce qui correspond plus à des opinions qu'à une perception.
Pour se prémunir contre tous ces risques, s'il en est, il est important de croiser les sources d'information, et de croiser les interprétations de ces sources. Ainsi, les situations du monde réel qui apparaissent complexes demandent une attention pour qu'une qualification plus coordonnée des informations, dans laquelle interviennent différentes opinions offre une prise dans la réalité.
Chez les humains de diverses cultures, le partage des informations et leur qualification, dans une collectivité ou une entreprise, font appel à des méthodes et à des sciences cognitives.
Plusieurs philosophes se sont penchés sur le phénomène de la perception.
Baruch Spinoza, dans le traité de la réforme de l'entendement (1661-1677), distingue quatre modes de perception :

-la perception par les sens (cf ci-dessus),
-la perception par l'expérience,
-la perception par le raisonnement déductif,
-la perception par l'intuition.

La perception par l'expérience est un processus empirique, qui fait aujourd'hui appel à des méthodes expérimentales sophistiquées.
Autant les deux premiers types de perception (perception par les sens et par l'expérience) sont individuels, autant le raisonnement, et aussi l'intuition ont des implications collectives : c'est à ce stade que l'intelligence (inter-ligere, en latin, signifie lier entre) de l'individu, face à une situation, nécessite des communautés que les perceptions des uns et des autres interagissent pour aboutir à une vision structurée d'un ensemble à un moment particulier. En gestion des connaissances, on parle de communautés de pratique.
Pour donner un point de vue sur une situation globale, l'intuition peut nous amener à faire des généralisations de cas singuliers, c'est-à-dire procéder par induction. La généralisation peut être inappropriée, car les cas singuliers choisis ne sont pas nécessairement représentatifs, et même ils peuvent être choisis intentionnellement pour arriver à une conclusion prédéterminée, ce qui est une logique fallacieuse. À cette réserve près, l'induction est parfois un complément indispensable du raisonnement déductif pour percevoir une situation complexe.
Henri Bergson (données immédiates de la conscience) s'est inspiré de Spinoza sur la question de l'intuition.
Maurice Merleau-Ponty a également étudié le phénomène de la perception. La perception a, selon lui, une dimension active en tant qu’ouverture primordiale au monde vécu (au Lebenswelt) 2. Contrairement à la conception cartésienne de la pensée, Merleau-Ponty estime que le corps n'est pas qu'un objet potentiel d'étude pour la science. Il souligne qu’il y a une inhérence de la conscience et du corps dont l’analyse de la perception doit tenir compte. Le primat de la perception signifie un primat de l’expérience, dans la mesure où la perception revêt une dimension active et constitutive3.

Perception visuelle

L'Œil ne fonctionne pas comme un capteur photographique d'appareil numérique, l'œil comprend deux systèmes complètement différents : Le système fovéal donne la possibilité d'examiner des points d'environ 2 degrés d'angle 3 à 4 fois par seconde. C'est un système très lent avec une excellente résolution un bon rendement des couleurs. Le système de la rétine périphérique rend jusqu'à 90 images comprimés par seconde - d'un angle d'environ 180 degrés, avec une pauvre résolution. Il sert à comprimer l'impression globale de la situation. Ces deux systèmes relient le monde extérieur avec sa représentation intérieure. La perception visuelle est donc un système d'identification. Il permet d'identifier p. ex. une personne par la comparaison de quelques points critiques et l'impression globale avec les images internes. Pour percevoir un objet il faut en avoir vu des objet similaires.
La perception des visages fonctionne depuis la naissance. Mais la discrimination de plusieurs visages est une capacité qui s'apprend.

L'illusion de Lilac Chaser


Cette illusion a été inventée par Jeremy Hinton en 2005. Elle consiste en 12 points roses ou magenta disposés en cercle au centre duquel se trouve une petite croix noire. Un des points roses disparait brièvement, puis c'est au prochain (environ 0,125 s plus tard) et ainsi de suite dans le sens des aiguilles d'un montre.

Si l'on fixe pendant au moins 20 secondes la croix centrale, des points verts (qui n'existent pas sur l'image) apparaissent. Ils semblent remplacer petit à petit les points roses qui vont d'ailleurs jusqu'à presque disparaitre à la longue. Pour augmentez l'effet, faites le test avec un seul œil.

Le phénomène s'explique par l'épuisement du stock de neurotransmetteurs. Ce sont des produits chimiques présents dans les cônes de la rétine qui détectent les couleurs. Lorsque l'on fixe le point central, les saccades oculaires ne sont plus réalisées et une image résiduelle verdâtre s'incruste sur la rétine.

Vous trouverez plus d'informations sur cet effet sur Wikipedia.

Perspective (perception visuelle)

La perspective visuelle ou oculaire est l’ensemble des transformations par lesquelles une portion du monde spatial tridimensionnel (et euclidien à l’échelle de l’homme) est perçue par la surface bidimensionnelle et courbe (donc non-euclidienne) de l’œil, indépendamment des propriétés stéréoscopiques de la vision binoculaire frontale. Du point de vue mathématique, elle est une projection par laquelle la dimension métrique des objets se trouve convertie en dimension angulaire. La géométrie projective est la branche des mathématiques qui modélise les propriétés de cette projection, indépendamment de la réalité physiologique l'œil.

Notions générales

L’œil considéré individuellement (vision monoculaire) fonctionne comme une lentille
stigmatique qui fait correspondre à chaque point de l’espace du cône de vision un point sur la surface rétinienne.
Un même objet apparaît de façon différente à l’œil en fonction de 3 paramètres :
sa distance à l’œil
son excentration par rapport à l’axe du regard
son inclinaison dans les 3 directions
Un segment placé devant soi apparaît d’autant plus grand qu’il est proche, et qu’il se situe dans un plan perpendiculaire à l’axe du regard. Il apparaît d’autant plus courbe qu’il est proche, et qu’il est excentré par rapport à l’axe du regard.
Le processus cognitif par lequel le cerveau reconstruit mentalement dans l’espace les formes des objets perçus sur la surface de la rétine participe si étroitement à l’expérience visuelle qu’il demeure largement pré-conscient. On perçoit comme parallèles deux rails de train, alors qu’on constate bien sur une photographie que leurs lignes se rejoignent à l’horizon, et qu’elles sont toujours incurvées en cloche (vers l’intérieur).



http://fr.wikipedia.org/wiki/Perception
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perspective_(perception_visuelle)

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Dim 08 Aoû 2010, 12:48

Merci pour ce post très bien documenté !
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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Lun 15 Nov 2010, 14:33

Le temps et nous :
notre temps subjectif


Tout le monde en a déjà fait l'expérience : le temps ne semble pas se dérouler à la même vitesse selon que l'on s'ennuie ou que l'on soit lancé dans une occupation agréable. Cette impression subjective du temps, ou durée, dépend donc des émotions ressenties par la personne qui l'évalue. Ainsi les secondes peuvent paraître des heures, et inversement.
On parle de temps subjectif. Il dépend de nous et ne s'écoule pas uniformément. D'ailleurs, il a été prouvé que notre estimation des durées varie notablement avec l'âge, et surtout avec la signification et l'intensité des événements qui se produisent. Notre temps psychologique est donc élastique. On peut aussi le définir comme l'altération psychologique du temps objectif. Mais qu'est-ce que le temps objectif ?
Le temps physique
C'est une autre voie de conceptualisation du temps : elle correspond au temps mathématisé étudié par la science physique. Ce temps-là, réputé uniforme, est censé ne pas dépendre de nous et nous savons le chronométrer. Il s'agit d'une mesure abstraite utilisée pour expliquer les lois de la nature. C'est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les éléments qui le composent bougent, se transforment et évoluent.
Cela ne nous avance pas beaucoup pour saisir la nature intime du temps, mais nous savons qu'il y a donc au moins deux sortes de temps : le temps subjectif, celui de la conscience et le temps physique, celui des horloges.
Source : http://www.linternaute.com/science/science-et-nous/dossiers/07/temps/2.shtml

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Lun 15 Nov 2010, 14:52

Très intéressant cette démonstration de la manière dont on peut être abusé par nos perceptions. En plus chaque individu possède des particularismes dans sa manière de percevoir les choses avec ses 5 sens qui peuvent être altérés chez certains comme supérieurs chez d'autres et tous ces paramètres sont à prendre en considération lors d'une évaluation d'une rencontre avec un PAN.
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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Jeu 09 Déc 2010, 15:51

Bonjour,

@nomade27 a écrit:
Très intéressant cette démonstration de la manière dont on peut être abusé par nos perceptions. En plus chaque individu possède des particularismes dans sa manière de percevoir les choses avec ses 5 sens qui peuvent être altérés chez certains comme supérieurs chez d'autres et tous ces paramètres sont à prendre en considération lors d'une évaluation d'une rencontre avec un PAN.

Tout à fait d'accord!
J'appuie juste sur le fait qu'il est primordial de prendre ces paramètres en considération.
La presque totalité du phénomène o.v.n.i. repose sur le témoignage humain, et comme vous pouvez le remarquer, nous ne sommes pas des machines particulièrement fiables dans le traitement de l'information.

Cordialement,

brunehaut





Biais émotionnel

Un biais émotionnel' est un phénomène psychologique lié aux émotions. Un 'biais émotionnel est une distorsion de la connaissance et de la décision en raison de facteurs émotionnels1.
Il se présente comme une réaction émotionnelle inadaptée à la situation et pouvant perturber la prise de décision. Il peut venir de l'individu lui-même, ou être un effet de la relation interpersonnelle, ou encore être conditionné par un effet de groupe.
Une personne sujette sera généralement enclin :
À croire quelque chose qui a un effet émotionnel positif, qui donne un sentiment agréable, même s'il existe des preuves rationnels contraire.
À être réticents à accepter les dures réalités qui sont désagréables et donne une souffrance mentale, ou est une idée dérangeante car lié à une idée de souffrance : qui peut elle même être conditionné par d'autre effet ou biais.

Les expériences en Neurosciences ont montré comment les émotions et la cognition, qui sont présents dans différentes régions du cerveau humain des personnes, interfèrent entre eux dans le processus décisionnel, ce qui entraîne très souvent sur une primauté de l'émotion sur le raisonnement2.
Ceci pourrait expliquer certaines réactions irrationnelles et dommageables et prouver que les mouvements qui pourraient avoir lieu pendant ces émotions sont biaisés (en cas de sur-optimisme ou sur-pessimisme par exemple).
Un biais émotionnel a des effets similaires à ceux d'un biais cognitif (il peut d'ailleurs être classé dans une sous-catégorie de ces biais). Toutefois la distorsion résulte d'un blocage de l'attention dû à l'affect plutôt qu'à l'intellect.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_%C3%A9motionnel


2. Biais émotionnels
Sont en jeu dans les biais émotionnels:

- Des sensations mentales douloureuses ou agréables (ressenties même physiquement, par l'accélération des battements de coeur par exemple),
- Les attitudes d'aversion / hostilité ou d'attirance / affection qui y sont liées.
Les neurosciences ont montré qu'à l'intérieur du cerveau, l'activité émotionnelle peut souvent prendre le pas sur la pensée logique.
Il est vrai toutefois que sans émotion pour motiver à agir nous serions de purs esprits assez passif.

De même que pour les biais cognitifs, les biais émotionnels peuvent être individuels ou collectifs/

* Biais émotionnels individuels:
- Espoir et suroptimisme doublé de cupidité / avidité / convoitise. Ou à l'inverse pessimisme, peur et aversion.
On a ici le fameux "greed and fear" des opérateurs boursiers.
- Bien entendu admiration ou répulsion aveugle pour certaines choses (ou certains êtres),
- Réaction affective, positive ou négative
par exemple déni et entêtement (face à une perte financière,...)
- Surconfiance en soi et illusion de compétence personnelle, voire de maîtrise des événements extérieurs (pensée magique) ou sensation, destructrice, d'avoir tous les droits (narcisissisme)
- Dissonance cognitive (refus de ce qui contredit ses croyances, un biais à la fois cognitif et émotionnel comme déjà indiqué plus haut). pouvant entraîner un conservatisme au sens de préférence pour le status quo.

* Biais émotionnels interpersonnels ou collectifs:
- Personalisation (heuristique de l'affect) amour ou haîne pour telle personne ou tel groupe, Ce qui nous fait plaisir nous rend confiant, ce qui peut conduire à confier son argent à un escroc sympa.
- Mimétisme, suivisme, et autres formes d'esprit moutonnier ressentis comme protecteurs et empathiques.
- Egalement peur de l'hostilité des autres en cas de comportement "dissident".
- Humeurs et sentiments collectifs contagieux, voire hystériques.
Les comportements moutonniers peuvent conduire, tant au niveau des petits groupes que plus largement des sociétés humaines, à :

- des traditions, pour certaines utiles et pour d'autres discutables,
- des effets de mode plus ou moins anodins,
- mais aussi des situations d'exacerbation collective pouvant être violentes et tragiques.
Ces comportements excessifs de groupe ou de société tendent à favoriser ou exacerber des bulles et krachs économiques, des désordres sociaux de l'ordre de la guerre civile, et des guerres tout court.

Source: http://knol.google.com/k/travers-comportemental#(2A)(C2)(A0)Biais_(C3)(A9)motionnels_individuels(3A)




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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Jeu 09 Déc 2010, 17:42

Merci Brunehaut!
L'essentiel est résumé dans ton post. Je sais personnellement que je me suis plusieurs fois fait trahir par mes sens car ma perception était altérée par une émotion ou un sentiment. D'ailleurs les "mentalistes" savent exploiter ses failles dans leurs numéros de music hall.
Nous voyons qu'un groupe peut lui même subir une distorsion des perceptions relatées. Nous avons tous joué à ce jeu qui consiste à transmettre une histoire de bouche à oreilles dans un cercle d'amis et à confronter le message transmis par le premier et le dernier pour s'apercevoir que ce message n'a plus rien a voir avec celui d'origine.
Donc déjà quand deux personnes sont témoins ensemble d'un même phénomène et interrogés séparément il y a souvent des différences de perceptions, sur un bruit, une couleur, une taille, une direction...
Donc pour un PAN si l'on rajoute un trouble, une émotion, une impossibilité d'accepter un évènement hors norme, voir une superstition pour certains des témoins il devient difficile de recueillir un rapport fiable.
Nombres d'enquêtes de Police qui ne se basaient que sur les témoignages ont mis des personnes en prison à cause de preuves fallacieuses avant que la police n'évolue vers la science...
C'est pourquoi personnellement je préfère les preuves matérielles (qui peuvent elles aussi être faillibles) mais avec un pourcentage très faibles par rapport aux simples témoignages.
Combien d'histoires de rumeurs tenaces (dans tous les domaines ont été colportées et continuent encore d'ailleurs...) Avec l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours etc... Il semblerait qu'une personne lambda éprouve un plaisir à toujours rajouter un plus à un témoignage... Est-ce pour se faire valoir laisser l'impression d'en savoir plus que l'autre... Je n'ai pas de réponse, c'est juste un constat.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Dim 23 Jan 2011, 14:59

Perception des couleurs

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, notre œil ne voit pas la même couleur toujours de la même manière. L'environnement a une forte influence sur notre vision. Notre perception des couleurs est toujours faussée, parce que lorsque l'on regarde un objet, l'œil a tendance à "mesurer", à comprendre, à évaluer sa couleur en fonction de la scène qui l'entoure. Tout est affaire de contrastes. Pour vous montrer l'effet de l'environnement sur la perception d'une couleur, je vous invite à examiner les cas présentés ci-dessous.

Contraste de luminosité
Le contraste des luminosités est probablement l'élément le plus perturbant pour la "lecture" des couleurs. Notre œil s'adapte à l'intensité lumineuse moyenne d'une scène. Dans un environnement très clair, la pupille se ferme pour "réguler" le flux de lumière reçue. Dans l'obscurité, la pupille s'ouvre plus. Conséquence immédiate: la même couleur sera perçue plus foncée sur un fond clair que sur un fond sombre.


Contraste de saturation
C'est un autre facteur jouant sur notre perception des couleurs. Par une action d'opposition, nous évaluons la vivacité d'une couleur en fonction de la scène environnante. Une même couleur semble plus pâle si elle est entourée de couleurs soutenues que si elle est isolée dans un ensemble globalement fade, passé.


Contraste de teinte
Toujours par action d'opposition, nous estimons la teinte d'une couleur en fonction des teintes environnantes. Un même jaune paraîtra froid s'il est entouré de couleurs chaudes, et vice-versa. Cet effet est d'autant plus sensible que la couleur est peu saturée (voir le cas des bandes grises dans le paragraphe suivant).


Contraste simultané
Jouant également sur notre perception des couleurs, ce phénomène fait intervenir les couleurs complémentaires. Si nous regardons une teinte, notre œil "exige simultanément" sa couleur complémentaire. De fait, deux couleurs complémentaires juxtaposées vont se renforcer l'une l'autre.
Le contraste simultané explique aussi qu'un gris, un blanc ou un noir nous semblent légèrement teintés de la couleur complémentaire à celle qui leur est voisine.


L'environnement
Rappelons enfin que la couleur n'est pas une caractéristique propre d'un objet. Elle dépend de la qualité de la lumière qui l'éclaire. L'objet ne réagira pas de la même manière à la lumière du soleil et à celle diffusée par un néon. Un papier-peint soigneusement choisi dans un magasin pourra présenter une teinte différente une fois posé dans votre cuisine...

Source : http://pourpre.com/couleur/perception.php

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Dim 23 Jan 2011, 15:19

Très intéressant, ces notions sont à prendre en compte pour les observations surtout si un témoignage n'est pas observé par plusieurs personnes en même temps.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Mer 07 Sep 2011, 13:49

Bonjour nomade et merci !

Voici deux autres articles intéressants :

Centre canadien de télédétection

Tutoriel: Radar et stéréoscopie
Vision en 3-D

Perception de la profondeur


2.2.2 Perception de la profondeur


perception des profondeurs



La perception de la profondeur repose sur dix (10) indicateurs. Ces indicateurs contiennent de l'information qui, s'ajoutant à l'image 2-D projetée sur la rétine, nous permettent de voir les objets de l'image dans un espace tridimensionnel.

Ces indicateurs se divisent en deux groupes : quatre indicateurs physiologiques et six indicateurs psychologiques.

Les quatre indicateurs physiologiques sont les suivants :


  1. accommodation, c'est-à-dire l'ajustement de la longueur focale du cristallin ;
  2. convergence, c'est-à-dire l'angle entre l'axe de visée de chaque oeil ;
  3. disparité binoculaire, c'est-à-dire la disparité entre les images d'un même objet projetées sur les rétines ;
  4. parallaxe du mouvement, c'est-à-dire le résultat du changement de position d'un objet dans l'espace, soit à cause du mouvement même de l'objet, soit à cause du déplacement de la tête de l'observateur.

Accommodation


accomodation

L'accommodation et la convergence sont associées aux muscles oculaires et interagissent dans la perception de la profondeur. La convergence est la capacité de faire converger l'axe optique des deux yeux sur un même objet. Elle est inopérante au-delà de 10 mètres (Okoshi, 1976). L'accommodation et la convergence sont toutes deux des indicateurs mineurs dans la perception de la profondeur.



convergence




Disparité binoculaire




disparité binoculaire



La disparité binoculaire est l'indicateur de perception de profondeur jugé le plus important pour la vision sur des distances moyennes. La parallaxe binoculaire est la différence entre les images d'un même objet projetées sur chaque rétine. Le degré de disparité entre les deux images dépend de l'angle parallactique (convergence). C'est l'angle formé par l'axe optique de chaque oeil convergeant sur un objet donné. L'angle parallactique dépend de la distance entre l'objet et les yeux. Aux grandes distances, l'angle parallactique diminue et la perception de profondeur devient de plus en plus difficile. Le plus petit angle parallactique qu'une personne moyenne est capable de discerner est de trois secondes d'arc.



Parallaxe du mouvement


parallaxe du mouvement



La parallaxe du mouvement dépend de la vitesse à laquelle l'image d'un objet défile sur la rétine. Les objets éloignés paraissent se mouvoir lentement par rapport aux objets rapprochés, même si les deux se déplacent à la même vitesse. La parallaxe du mouvement peut également être causée par le déplacement de la tête de l'observateur. Les objets qui sont le plus près de celui-ci sembleront se déplacer plus rapidement que les objets plus éloignés. Cet indicateur de profondeur est important pour les personnes qui n'ont l'usage que d'un seul oeil.

Les six indicateurs psychologiques sont les suivants :

1. taille de l'image rétinienne, c'est-à-dire plus l'image d'un objet est grande, plus l'objet semble près ;


taille de l'image rétinienne




2. perspective linéaire, c'est-à-dire la réduction progressive de la taille de l'image à mesure que la distance de l'objet augmente ;


perspective linéaire




3. perspective de surface, c'est-à-dire le flou que les objets acquièrent avec la distance ;


perspective de surface




4. recouvrement, c'est-à-dire l'effet produit lorsque des contours continus semblent plus près de l'observateur ;


recouvrement




5. nuances et ombres, c'est-à-dire l'impression de convexité ou de concavité due au fait que la majeure partie de l'éclairage provient du haut ;


nuances et ombres




6. gradient de texture, c'est-à-dire un type de perspective linéaire qui correspond au degré de rugosité d'un objet uniforme à mesure qu'il s'éloigne.


gradient de texture




Les indicateurs psychologiques sont des indicateurs appris ; par conséquent, ils prennent de l'importance avec l'expérience. Lorsqu'ils sont combinés, ces indicateurs accroissent grandement la perception de la profondeur.


lorsqu'ils sont combinés




En télédétection, on utilise plusieurs indicateurs pour représenter la profondeur du terrain. Les vues en perspective des données de télédétection, créées au moyen de modèles numériques d'altitude (MNA) et d'ortho-images, constituent une part importante des images 3-D. Lorsqu'on observe en stéréoscopie des photographies aériennes et des images prises en lumière visible, comme celles qui sont fournies par les satellites Landsat, SPOT (Système pour l'observation de la Terre) et autres de même type, le principal indicateur est la disparité binoculaire.

Pour la vision stéréoscopique des images radar, les principaux indicateurs de perception de profondeur sont la disparité binoculaire et l'effet des nuances et ombres.


Source: http://ccrs.nrcan.gc.ca/resource/tutor/stereo/chap2/chapter2_5_f.php
Avis importants


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La perception de la distance et de la grandeur des objets

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1956_num_56_2_8885


Cordialement,

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Mer 07 Sep 2011, 13:52

Perspective de mouvement


La notion de perspective de mouvement fut développée par James J. Gibson. C'est le fait qu'un objet en mouvement paraît se déplacer plus lentement lorsqu'il est loin que lorsqu'il est proche.
Ceci se comprend bien en considérant la notion de perspective conique : une longueur donnée apparaît d'autant plus petite qu'elle est loin. La vitesse moyenne étant la distance parcourue divisée par le temps de parcours, on voit que la vitesse apparente diminue proportionnellement à la taille apparente.


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Perspective_de_mouvement

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Mer 14 Sep 2011, 11:34


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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Jeu 16 Fév 2012, 11:31


Un biais cognitif est un schéma de pensée erroné qui apparaît dans un type de situation donnée.
L'étude des biais cognitifs fait l'objet de nombreux travaux en psychologie cognitive, en psychologie sociale et plus généralement dans les sciences cognitives. Le terme biais fait référence à une déviation systématique par rapport à une pensée considérée comme correcte.
Les travaux en psychologie ont identifié de nombreux biais cognitifs propres à l'esprit humain à travers de multiples domaines : perception, statistiques, logique, causalité, relations sociales, etc. Du point de vue leurs effets, on peut distinguer entre autres des erreurs de perception, d'évaluation, d'interprétation logique.
Ces biais cognitifs ne sont généralement pas conscients. Leur caractérisation est importante aussi bien dans les domaines judiciaire que scientifique. La publicité exploite souvent des biais cognitifs pour faire passer ses messages (raisonnement fallacieux, oubli de la fréquence de base).
Certains de ces biais peuvent en fait être efficaces dans un milieu naturel tel que ceux qui ont hébergé l'évolution humaine, permettant une évaluation ou une action plus performante; tandis qu'ils se révèlent inapdatés à un milieu artificiel moderne.
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Ancrage

En psychologie, l’ancrage désigne la difficulté à se départir d'une première impression. Dans le domaine de la décision, Tversky et Kahneman ont décrit l'heuristique ancrage-ajustement et expliquent certaines erreurs comme étant le résultat d'un ajustement insuffisant.

En PNL
L'ancrage en PNL (Programmation neuro-linguistique) est un processus qui associe inconsciemment et automatiquement une réaction interne à un stimulus extérieur. Nous mémorisons ces liens et créons ainsi ce que l'on appelle des "ancres". Dès qu'une ancre est stimulée, la sensation vécue dans le passé revient instantanément. Les ancres peuvent être visuelles, auditives, kinesthésiques, olfactives ou gustatives.


Biais de confirmation

Le biais de confirmation, également dénommé biais de confirmation d'hypothèse, est la tendance qu'ont les individus à privilégier les informations qui confirment leurs idées préconçues ou leurs hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou d'accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de leurs conceptions. En conséquence, ces personnes rassemblent des éléments ou se rappellent les informations mémorisées, de manière sélective, et les interprètent d'une manière biaisée. Les biais apparaissent notamment pour des questions de nature affective et des croyances établies. Par exemple, pour s'informer d'un sujet controversé, celles-ci préfèrent généralement lire des sources qui affirment leur position actuelle. Ils ont aussi tendance à interpréter des preuves équivoques pour appuyer leur position actuelle. Les biais dans la recherche, l'interprétation et le rappel de la mémoire ont été invoqués pour expliquer l'attitude de polarisation (quand un désaccord devient plus extrême, même si les différentes parties sont confrontés à la même preuve), de persévérance de conviction (quand la croyance persiste après que les preuves la soutenant sont démontrées fausses), l'effet de primauté irrationnelle (une plus forte importance pour les premières données rencontrées) et l'illusion de corrélation (par laquelle les personnes perçoivent à tort une association entre deux événements ou situations).
Une série d'expériences dans les années 1960 suggère que les individus sont biaisés en faveur de la confirmation de leurs actuelles croyances. Des travaux ultérieurs ont expliqué ces résultats par une tendance à évaluer les idées d'une manière unilatérale, mettant l'accent sur une possibilité unique et ignorant les alternatives. En combinaison avec d'autres effets, cette stratégie de pensée peut biaiser les conclusions qui sont atteintes. Des explications pour les biais observés incluent le rôle du désir dans la pensée, et les limitations de la capacité humaine au traitement de l'information. Une autre hypothèse est que les individus montrent un biais de confirmation, car d'une manière pragmatique ils évaluent le coût d'être dans l'erreur, plutôt que d'enquêter d'une manière neutre ou scientifique.
Les biais de confirmation contribuent à l'excès de confiance dans les croyances personnelles et peuvent maintenir ou renforcer les croyances face à des preuves contraires. Par conséquent, ils peuvent conduire à des décisions désastreuses, en particulier dans des contextes organisationnels, militaires, politiques ou sociaux.
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Illusion des séries

L'illusion des séries (en anglais clustering illusion) est la tendance à percevoir à tort des coïncidences dans des données au hasard. Cela est dû à la sous-estimation systématique par l'esprit humain de la variabilité des données.
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Illusion de savoir

L'illusion de savoir est un biais cognitif (biais de jugement) faisant qu'un individu confronté à une situation en apparence identique à une situation commune, pour lui, réagit de façon habituelle, sans éprouver le besoin de rechercher les informations complémentaires qui auraient mis en évidence une différence par rapport à la situation habituelle. Il peut ainsi faire état d'une mauvaise croyance face à la réalité.


Perception sélective

La perception sélective est définie comme étant "la tendance à interpréter de manière sélective ce que l'on observe selon nos intérêts, notre situation sociale, notre expérience et nos attitudes" 1.


Dissonance cognitive

La dissonance cognitive est un concept de psychologie élaboré par Leon Festinger et présenté dans le livre L'Échec d'une prophétie publié en 1956 en collaboration avec Henry Riecken et Stanley Schachter.
Selon cette théorie, l'individu en présence de cognitions (« connaissances, opinions ou croyances sur l’environnement, sur soi ou sur son propre comportement » 2) incompatibles entre elles, éprouve un état de tension désagréable : c'est l'état de « dissonance cognitive ». Dès lors, cet individu mettra en œuvre des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif. Ces stratégies sont appelées « modes de réduction de la dissonance cognitive ». L'une des stratégies pour réduire la dissonance cognitive consiste à modifier ses croyances, attitudes et connaissance pour les accorder avec la nouvelle cognition ; elle est appelée « processus de rationalisation ». En 2007, ce processus a été mis en évidence chez des singes capucins3,4.
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Cadrage (décision)

En psychologie du raisonnement et de la décision ainsi qu'en psychologie sociale, le cadrage est l'action de présenter un « cadre cognitif » comme approprié pour réfléchir sur un sujet. Ce cadrage peut avoir un effet sur le raisonnement et conduire à des choix différents en fonction de la description du problème.
La notion de cadrage a été explorée notamment par Tversky et Kahneman1. Ils présentent ainsi une expérience durant laquelle des étudiants doivent imaginer qu'une épidémie s'est déclenchée dans leur pays et indiquer quelle politique leur semble la plus raisonnable. Un groupe d'étudiants doit choisir entre sauver 200 personnes sur 600 à coup sûr et une chance sur trois de sauver les 600 personnes. Un autre groupe de participants se voit proposer le même choix mais avec une formulation différente (choisir entre laisser 400 personnes mourir ou deux chances sur trois de voir 600 personnes mourir).
Bien que l'espérance mathématique soit la même dans les quatre cas et que les deux alternatives soient équivalentes, la décision diffère selon la formulation. Quand il s'agit de « sauver » des vies, les participants adoptent une attitude d'aversion au risque et choisissent la première solution (sauver 200 personnes) tandis que s'il s'agit de laisser « mourir » les malades, ils préfèrent prendre le risque de laisser 600 personnes mourir pour avoir une chance sur trois de les sauver toutes2.

Effet Dunning-Kruger

L'effet Dunning-Kruger décrit un phénomène selon lequel les moins compétents dans un domaine surestiment leur compétence alors que les plus compétents auraient tendance à sous-estimer leur niveau de compétence.
Ce phénomène a été démontré au travers d'une série d'expériences dirigées par David Dunning et Justin Kruger. Leurs résultats furent publiés en décembre 19991 dans la revue Journal of Personality and Social Psychology.
Dunning et Kruger ont noté que plusieurs études antérieures tendaient à suggérer que dans des compétences aussi diverses que la compréhension de texte, la conduite d'un véhicule, les échecs ou le tennis, « l'ignorance engendre plus fréquemment la confiance en soi que ne le fait la connaissance » (pour reprendre l'expression de Charles Darwin).
Leur hypothèse fut qu'en observant une compétence présente en chacun à des degrés divers,
la personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence,
la personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence dans ceux qui la possèdent véritablement,
la personne incompétente ne parvient pas à se rendre compte de son degré d'incompétence,
si un entraînement de ces personnes mène à une amélioration significative de leur compétence, elles pourront alors reconnaître et accepter leurs lacunes antérieures.
Ces hypothèses ont été testées sur de jeunes étudiants en psychologie de l'université Cornell au travers d'auto-évaluations dans les domaines de la logique et du raisonnement, en grammaire et en humour.
Une fois les tests complétés et les réponses révélées, on demanda aux sujets d'estimer leurs rangs par rapport au nombre total de participants. Il en résulta une estimation correcte de la part des plus compétents et une surévaluation de la part des moins compétents.
Comme le notèrent Dunning et Kruger,
« Au travers de quatre études, les auteurs ont découvert que les participants situés dans le dernier quartile pour les tests d'humour, de grammaire et de logique ont largement surestimé leurs performances. Alors que les scores les placent dans le 12e percentile, ils ont estimé faire partie du 62e. »
En parallèle, les sujets bénéficiant de véritables compétences ont eu tendance à sous-estimer celles-ci.


Source

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Mar 17 Juil 2012, 14:25

J. Larguier des Bancels. Stern Sur la psychologie du témoignage. Recherches expérimentales sur la fidélité du souvenir, L'année psychologique, 1902, vol. 9, n° 1, pp. 331-338.

url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1902_num_9_1_3476


Citation :
VII
IDEATION. - ASSOCIATION. - MÉMOIRE
STERN (L.-W.). —Zur Psychologie der Aussage. Experimentalle Untersuchungen über Erinnerungstreue (Sur la psychologie du témoignage. Recherches expérimentales sur la fidélité du souvenir). —
. In-8° ; iv, 56 p. et 3 planches. Berlin, J. Gottentag, 1902.
Le travail de Siéra apporte une contribution remarquable à l'un des chapitres les plus importants de la psychologie individuelle. L'auteur auquel nous devons un mémoire étendu1 sur l'objet et les méthodes de cette science a porté ses investigations sur la fidélité du souvenir. Une telle étude présente un intérêt considérable. On imagine sans peine les renseignements précieux qu'elle est susceptible de donner sur les processus généraux de la mémoire, et l'on pressent les applications immédiates qu'elle comporte. Le pédagogue, le jugé surprennent une inexactitude dans les dires d'un enfant, dans la déposition d'un témoin : ils concluent, l'un et Paulre, au mensonge et supposent, pour l'expliquer, la méchanceté ou la folie. L'alternative est simple, sans doute; mais elle n'est pas adéquate à la réalité complexe. La santé physique ou morale d'un narrateur ne fournit pas la garantie suffisante de sa véracité. Les individus les plus normaux sont exposés à soutenir de bonne foi les assertions les plus fausses, victimes d'une sorte de falsification des souvenirs qu'il est nécessaire de ne jamais perdre de vue et dont la connaissance met le criliquc à l'abri des condamnations injustes aussi bien que d'une confiance aveugle. C'est ce procédé de falsification naturelle, sa nature, ses fondements, l'étendue de son action que l'auteur s'est efforcé de mettre en lumière. Et c'est du point de vue surtout pratique, que je viens de signaler, qu'il envisage les faits dans le présent exposé2.
1. Ueber Psychologie der individuellen Differenzen, in-8° ; vi, 146 p. Leipzig, J.-A. Barth, 1900. L'auteur traite, dans une première partie, de l'objet, en général, et des méthodes de la psychologie individuelle. Il passe ensuite en revue, dans la seconde partie, les principaux domaines de cette science. Il examine ainsi la sensibilité, les images (types moteurs, visuels, etc.), la mémoire, la perception (types intellectuels, etc.), l'attention, l'imagination, le jugement, les réactions (type sensoriel, type moteur, etc.), les sentiments, l'activité psychique, l'aptitude au travail mental (expériences de Kraepelin, etc.). La troisième partie est constituée par une bonne bibliographie, bien classée, de 190 numéros.
2. Le travail de Stern a paru d'abord dans une revue juridique, la Zeilschrift für die gesammte Strûfrechtswissenschaft, 13d XXII. •

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Mar 17 Juil 2012, 14:28

LA FRAGILITE DU TEMOIGNAGE
Par Régis POUGET

L’histoire de la jurisprudence révèle que des condamnations ont été prononcées sur la
foi de témoignages faux ou erronés sur l’identité de l’inculpé ou de l’accusé. La variation de
la perception de faits, les soubresauts de la mémoire et ses trahisons ne doivent jamais être
oubliés quand on soupèse un témoignage.
L’étude psychologique d’un témoignage est forcément complexe. Pour apprécier
convenablement la valeur d’un témoignage, il faudrait reconstituer toutes les réactions qui ont
été celles du témoin, depuis le moment où en tant qu’homme ordinaire, il a assisté à un
événement ou un incident qui d’abord lu a paru banal, alors qu’il était inquiet, préoccupé
anxieux, ou simplement distrait, jusqu’au moment, où, pourvu du rôle de témoin officiel, il
fait appel à sa mémoire pour restituer, à sa façon, ce même événement reconstitué par sa
mémoire.

Lire la suite ICI

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MessageSujet: Re: Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.   Mar 17 Juil 2012, 15:23

Bonjour Brunehaut,

S'il n'y avait qu'un seul fil à garder ... je crois que c'est celui là que j'emporterai.
Dommage que les images du post du Centre Canadien de Détection n'apparaissent plus !

Amitiés




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