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 (1966)" Les phénomènes insolites de l'espace", Jacques vallée et Janine Vallée

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brunehaut
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MessageSujet: (1966)" Les phénomènes insolites de l'espace", Jacques vallée et Janine Vallée   Mar 16 Fév 2010, 19:17

" Les phénomènes insolites de l'espace", Jacques vallée et Janine Vallée

Livre complet:

Les phénomènes insolites de l'espace

http://www.scribd.com/full/26945365?access_key=key-iffksjk2np7xuqcyl3m

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MessageSujet: Re: (1966)" Les phénomènes insolites de l'espace", Jacques vallée et Janine Vallée   Jeu 18 Fév 2010, 19:57

LA VAGUE AMÉRICAINE DE 1964

Les observations s'accumulent.

Le 10 août 1964, un avion américain était garé sur une piste secondaire de l'aéroport de l'île de Wake, dans le Pacifique, à mi-chemin des îles Hawaii et des Philippines. Attendant des instructions de la tour de contrôle, l'équipage était oisif et regardait le ciel nocturne. C'est alors que quelqu'un remarqua un étrange objet rougeâtre, clignotant, qui s'approcha de la piste comme pour atterrir. L'île de Wake est une petite possession américaine, dont le trafic aérien est simple et bien contrôlé. Or, on n'attendait aucun avion. L'objet inconnu, qui apparaissait comme une lueur rougeâtre indistincte, n'envoya aucun signal d'identification au contrôle. Il s'arrêta au-dessus de la piste, rebroussa chemin, vola régulièrement « comme un gros oiseau » et finalement s'effaça vers le nord-ouest. La tour de contrôle fut formelle : ce n'était pas un avion. Ce n'était pas non plus un ballon météorologique. Et les oiseaux ne portent pas de feux clignotants. Les services d'enquête étudièrent les observations. Leur conclusion : non identifié. Un nouveau cas d'objet suspect vient s'ajouter à des milliers d'autres.
L'objet de l'île de Wake avait-il une existence physique? S'agissait-il d'une réflexion, d'un mirage, de l'image d'une étoile déformée par une inversion de température ? Etait-ce un objet matériel, c'est-à-dire un animal ou un appareil volant, et de quelle origine ? De tels problèmes intriguent les chercheurs depuis plus de dix-huit ans.

La plupart des observations sont fragmentaires et décevantes. Les témoins oublient la date, ne notent pas l'heure. Les journaux tendent à exagérer les détails qu'ils jugent « fantastiques » et transforment souvent en « soucoupes volantes» de très ordinaires étoiles filantes. C'est pourquoi les dossiers officiels sont essentiels. On y trouve le noyau solide du phénomène : une série d'observations incontestables dont les témoins sont connus, et où un important appareil d'enquête a été utilisé. Sans être tenues secrètes, ces observations ne sont en général pas rendues publiques par crainte du traitement «sensationnel» que la Presse ne manquerait pas de leur faire subir.

Le 18 août 1964, un avion militaire américain survolait l'océan Atlantique. Il se trouvait à plus de trois cents kilomètres à l'est de Dover quand l'équipage aperçut soudain un objet rougeâtre, vaguement diffus, droit devant l'avion. La collision semblait inévitable quand le pilote modifia brutalement sa course. L'objet, lui, ne changea pas son apparence, ni sa trajectoire. Il passa à environ cent cinquante mètres au-dessus de l'avion puis tourna à angle droit, s'éloigna et disparut.
Les explications usuelles s'appliquent mal à de telles observations, il existe toute une série de groupements d'amateurs qui s'empressent donc d'appeler «soucoupes volantes» ces objets inconnus. Il s'agirait, lit-on couramment dans leurs journaux, de véhicules interplanétaires qui viennent se renseigner sur notre civilisation et sont peut-être d'origine martienne. Selon d'autres versions, ces «visiteurs» viennent d'un autre système solaire.
La science moderne — et en particulier les récents progrès de l'astronomie — autorise l'entretien de telles hypothèses. On estime à plusieurs milliards le nombre de planètes semblables à la terre qui existent dans notre galaxie ; on a calculé la probabilité d'apparition de la vie sur ces planètes et d'une visite à notre système solaire par des races plus évoluées techniquement, peut-être même supérieures dans le spectre de l'intelligence : elle est écrasante. Selon la formule d'un auteur américain, «dire que nous recevons la visite de véhicules spatiaux extra-terrestres n'est pas plus étonnant que de dire : «Si je me place au coin d'une rue, un jour ou l'autre quelqu'un passera près de moi » (259)1. L'hypothèse extra-terrestre peut donc être proposée, mais le scientifique n'admet pas sans preuves; les preuves tangibles, visibles, physiques, montrant que les «mystérieux objets célestes» sont des véhicules sous contrôle intelligent font absolument défaut.
Il est certes aisé d'imaginer que les deux phénomènes décrits plus 'haut étaient contrôlés par une intelligence supérieure, mais avant de se poser une question si grave, on doit s'assurer que toutes les autres possibilités ont été examinées: ne s'agit-il pas plus simplement d'un phénomène physique naturel encore mal connu ? La possibilité de découvertes dans cette direction est un des éléments qui déterminent l'attentive analyse des rapports aux Etats-Unis. Une grande partie des témoignages viennent de personnes qualifiées (47). Rejeter leurs observations équivaudrait à se priver d'une masse d'informations sur un phénomène qui est peut-être capital : c'est une chance que la science n'a pas le droit de faire courir à la société moderne.

On croit généralement en Europe que l'étude officielle des «objets volants non identifiés» a été abandonnée par les Etats-Unis après solution complète du problème, expliqué entièrement par des erreurs et hallucinations. Rien n'est plus erroné. Non seulement l'activité du groupe des phénomènes aériens de l'Armée de l'Air américaine ne s'est jamais interrompue, mais le nombre des cas non résolus s'accroît régulièrement. Cet accroissement suit une loi étrange : il arrive que des mois s'écoulent sans qu'une observation réellement surprenante soit faite. Puis, soudain, une «vague» déferle. L'année 1964 a connu une telle période de recrudescence. Les services officiels ont reçu dix-sept rapports de «mystérieux objets célestes» en janvier, vingt-cinq en février, dix-huit en mars, quarante et un on avril, quatre-vingts en mai, trente-quatre en juin, cent six en juillet, plus de cent en août, trente-quatre en septembre, vingt-deux en octobre. Des enquêtes furent faites sur les plus importants de ces cas. Nous eûmes l'occasion de suivre plusieurs d'entre elles. Pour des chercheurs familiarisés avec les témoignages français et européens de 1954 et 1957, les observations américaines de 1964 étaient passionnantes.

Un objet énorme, portant de multiples lumières

Jusqu'à la fin de mars 1964, la situation sur le front des « M.O.C. » avait été assez calme. Des observations avaient été faites au Gabon, au Brésil, au Maroc et surtout en Australie, pendant les mois de janvier et février, mais les données étaient très insuffisantes. Jusqu'en mars, les rapports américains étaient en majorité relatifs à des objets conventionnels aisément identifiables (avions, ballons, météores) qui avaient trompé les observateurs. D'autres cas furent signalés en Grande-Bretagne et en Argentine, mais l'ensemble restait mal défini.
La première observation importante fut faite près de Monticello (Wisconsin) le 3 avril 1964 vers 21 h. Le. Wisconsin est un Etat agricole du nord des Etats-Unis, bordé par les Grands Lacs. De vastes plaines s'y étendent, coupées par des étangs et des lignes de collines. Les témoins étaient un jeune anthropologue d'une Université américaine, membre d'une récente expédition aux Indes, sa femme, sa belle-mère et sa belle-soeur, une fillette de douze ans. Ils roulaient en voiture entre Monticello et Argyle et se trouvaient à deux kilomètres environ à l'ouest de la première localité quand ils virent l'objet, qui ne les surprit nullement: on distinguait seulement deux intenses lumières rouges clignotantes, basses sur l'horizon. Les témoins pensèrent immédiatement à deux voitures de police stationnées sur une route latérale, au flanc d'une colline invisible dans la nuit.
Quand les lumières s'approchèrent et montèrent dans le ciel, cette première explication ne tint pas et les témoins devinrent inquiets. Ils voyaient maintenant deux lumières clignotantes, une rouge et une verte, avec une lumière blanche en retrait. L'ensemble représentait clairement un appareil volant qui perdait de la hauteur: l'objet ressemblait absolument à un avion de ligne sur le point de s'écraser au sol. Les observateurs, à ce moment, étaient évidemment inquiets, et suivirent le spectacle avec une grande attention. L'objet ne tomba pas. Ils le voyaient maintenant vers le sud, c'est-à-dire à leur gauche, comme une série de lumières surtout vertes et rouges, avec de faibles lueurs blanches, et une grosse lumière blanc bleuâtre ou jaunâtre. L'ensemble luisait «comme un arbre de Noël dans la nuit ». Il occupait une portion considérable du ciel. Comme la voiture avançait toujours, d'autres lumières devinrent visibles et tout se passa comme si l'objet, maintenant presque stationnaire, effectuait une lente rotation en se dressant verticalement, la partie arrière —où se trouvait la grosse lumière blanche — s'élevant au-dessus de quatre lumières rouges qui semblaient se trouver dans un même plan, à « l'avant », et qui étaient intenses et fixes. Quand la lumière blanche fut ainsi passée à une position symétrique de sa position première, l'objet étrange était presque immobile. Il était évident que les interprétations d'abord envisagées ne tenaient pas : sa hauteur sur l'horizon était celle des fils téléphoniques situés sur le côté sud de la route. D'après leur mouvement relatif au point le plus proche les témoins estiment que l'objet se trouvait à quelques centaines de mètres, peut-être cent mètres seulement. Il apparaissait gigantesque et portait un nombre considérable de lumières.
La voiture des témoins avait ralenti et c'est alors que l'objet s'était lentement renversé comme pour les observer. Effrayés, ils éteignirent leurs phares tandis qu'il achevait son renversement. Observateur et observé s'arrêtèrent. On n'entendait pas le moindre bruit. Très effrayés, mais ne perdant pas le contrôle d'eux-mêmes, les témoins se remirent en route, firent demi-tour dans un chemin de terre pour se trouver dans le sens de déplacement de l'objet et le rattrapèrent. Ils faisaient donc maintenant face à l'est et revenaient vers Monticello. Comme ils arrivaient à hauteur de l'inconnu, celui-ci se mit en mouvement puis accéléra brusquement. Bien que les témoins eussent poussé leur voiture à la vitesse maximale permise par la route, ils ne purent voir qu'une lueur rouge qui disparaissait, très haut dans le ciel, par-delà Monticello, et se perdait en quelques secondes.
L'enquête montra que l'observation avait duré au moins cinq minutes, en tenant compte des différentes manoeuvres effectuées par les témoins. Dix minutes est probablement plus proche de la vérité. La possibilité d'un hélicoptère (qui aurait pu donner l'impression d'une manoeuvre de bascule verticale) fut discutée très en détail. Cette hypothèse fut rejetée pour plusieurs raisons. D'abord il n'y avait aucun bruit. Dans la voiture, la radio jouait en sourdine (mais aucune statique ou interférence ne fut entendue) et le bruit d'un moteur d'hélicoptère aurait certainement été perçu. Le diamètre apparent de l'objet était beaucoup trop grand pour un hélicoptère à une centaine de mètres. Enfin, aucune lumière d'atterrissage n'était visible, et il est inconcevable qu'un hélicoptère vole, la nuit (si près du sol au point que les témoins l'auraient vu depuis leur voiture à la hauteur des fils téléphoniques) sans éclairer le terrain avec ses phares.
Les témoins furent longuement interrogés. Leurs réponses montrèrent leur répugnance à attribuer leur observation à un objet « mystérieux». Toutes les causes conventionnelles possibles furent soigneusement passées en revue. Le nombre des observateurs, leur peur évidente et cependant la différence de leurs réactions, enfin leur parfait équilibre mental et la succession logique de leurs premières impressions —voiture de police, avion de ligne en difficulté — montrent qu'il ne peut s'agir d'hallucination. Enfin la consistance des mouvements et des positions, l'apparence solide de l'objet qui conservait la géométrie des lumières (à un seul moment les témoins eurent l'impression de distinguer une surface métallique reflétant une des lumières rouges) font rejeter l'idée d'un mirage ou d'un phénomène atmosphérique. La nuit était calme et l'objet ne saurait être un ballon scientifique, qui n'aurait pu s'échapper dans le ciel en quelques secondes après avoir si longtemps traîné près du sol. L'observation n'a été rapportée qu'au service militaire compétent et les témoins ont évité toute publicité. Leur rapport est commenté ici pour la première fois.
Il est difficile de reconstituer la forme de l'objet ou de la structure solide qui supportait les lumières. L'impression des témoins est celle de la figure 1, où les quatre lumières rouges se trouvent dans un même plan et la lumière blanche derrière ce plan, comme au sommet d'un mât de foire supporté par deux traverses horizontales croisées. Ce modèle, bien entendu, rend simplement compte de la disposition géométrique apparente des lumières et ne nous apprend que peu de chose sur la forme de l'objet qui les portait.



9 AVRIL 1964
Le "nid d'abeilles" d'Ardmore (Oklahoma)
L’observation fut faite à 20 h 10 par une personne de la ville qui demeure le seul témoin. Elle ne dura qu’une dizaine de secondes et fut extrêmement étonnante. Le témoin regardait le ciel vers l’ouest et vit un nuage. La partie centrale de ce nuage, jusque là très ordinaire, devint brillante et un objet en émergea. Il resta en vue assez longtemps pour que l’on puisse en compter les fenêtres. Le témoin appelle ainsi les multiples cellules visibles à la surface de l’objet apparemment délimitées par un cadre métallique brillant. Ces fenêtres ou cellules étaient noires et semblaient creuses, comme un moule rectangulaire. « Les dimensions et la construction étaient si étranges, que je ne pensai pas scientifiquement » dit le témoin. Le phénomène était énorme et donnait l’impression d’un gigantesque objet en train d’effectuer un virage. Après 10 secondes il se brouilla aux yeux du témoin, devint tout trouble et s’effaça sur place. Aucune explication n’a encore été trouvée.



LONGMONT le 27 ou le 29 juillet 1957
Le témoin se trouvait dans un champ, environ 10 km à l'ouest de Longmont, assez tôt le matin.
Le soleil était levé et la campagne était couleur d'or. L'objet approcha du sud-sud-est, très haut dans le ciel et l'observateur le prit pour un météore tombant rapidement. Il le vit avec ébahissement s'arrêter à une altitude moyenne. Il se trouvait alors sur une ligne droite joignant l'observateur et un promontoire appelé "Rabbit Hill" qui se trouvait au nord-nord-est. Il se balançait "comme une feuille de pommier en train de tomber" et planait sans descendre.
Le témoin arrêta son tracteur et descendit pour mieux observer, mais rien ne se passa pendant dix minutes environ. Puis l'objet s'éleva d'une centaine de mètres à la verticale, s'inclina, et, accélérant d'une manière stupéfiante, décrivit un arc vers le sud-sud-ouest.
L'objet était apparemment fait d'un matériau brillant qui rappelait la teinte d'un glacier. Le dessus ressemblait à un nid d'abeilles. Les compartiments hexagonaux semblait emplis d'une substance comme le mercure. Malgré cette apparence le dessus semblait lisse, comme s'il était recouvert d'une feuille de plastique. autour de la partie centrale était une bande ressemblant à des festons de couleur terne, plus foncé. Le dessous avait aussi l'apparence d'un métal lisse et argenté, sauf trois ou quatre dessins plus foncés de la forme indiquée figure 3.
L'observateur estima l'altitude de l'objet à 100 mètres, la distance à sept cent mètres environ, le diamètre: quarante à soixante mètres, la hauteur: une dizaine de mètres. Le témoin était un étudiant en sciences qui décrivit cette observation dans une lettre à un professeur d'astronomie. Il pensait que l'objet était un appareil piloté et appartenant à l'Armée de l'Air américaine. Les experts de l'Armée de l'Air, eux, en sont moins sûrs.



Le grand cigare vertical apparaît

Les lecteurs du remarquable ouvrage d'Aimé Michel : Mystérieux objets célestes2, sont familiarisés avec les descriptions de l'étrange phénomène des «cigares de nuées» qu'il a mis en évidence de manière si nette. Nous rivons vérifié que de telles apparitions étaient associées à toutes les phases importantes de l'histoire du phénomène. On a observé ces objets en Grande-Bretagne, en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, en Australie, en Union soviétique, en Pologne.
Peu de descriptions sont aussi détaillées que celle faite pair en physiothérapeute de l'Etat de New York et sa famille, h 11 avril 1964, soit deux jours après le cas d'Ardmore. I faite à 18 h 30, l'observation ne dura pas moins de trois quarts d'heure. Nous allons la transcrire entièrement en insistant sur le fait que ce témoignage ne vient pas d'un journal local ou d'une tierce personne, mais qu'il s'agit d'un rapport direct du témoin aux autorités, sans publicité et sans distorsion journalistique.
« Ma femme, mes deux enfants et moi dînions en pique-nique sur une colline, 1 800 pieds au-dessus du niveau de la ruer, environ dix miles au nord-ouest de Homer, New York. Il était 18 h 30, le vent soufflait du nord à cinq miles à l'lheure environ et le jour était clair comme le cristal avec seulement quelques stratus sur l'horizon ouest. Vers 18 h, plusieurs bombardiers à réaction avaient laissé des trainées de vapeur très haut, traversant le ciel de l'ouest à l'est, mais ces traînées avaient disparu rapidement.
« Comme je regardais vers le ciel, un peu au nord-ouest, vers 18 h 30 apparut ce que je pris pour une très grosse traînée d'avion à réaction volant du nord-est au sud-ouest. Elle était très blanche et large. A son extrémité sud-ouest la traînée était interrompue sur environ un mile. Alors une formation en forme de spirale très noire qui semblait faite de fumée apparut, longue d'environ un mile. Nous remarquâmes que la traînée blanche était inhabituellement large pour une traînée d'avion, et qu'apparemment la partie noire devait sa couleur sombre à l'angle de la lumière solaire, bloquée par une colline plusieurs miles à l'ouest de notre position.
- La traînée de vapeur blanche resta suspendue dans le ciel et glissa graduellement vers le sud en se dissipant lentement. Jusqu'à ce moment, nous observions ce que nous croyions être une situation normale, si ce n'est pour l'interruption brutale de la traînée blanche, le vide et la suite de la spirale noire.
« Environ dix minutes s'étaient maintenant écoulées: je réalisai tout à coup que le nuage noir en spirale avait glissé vers l'ouest, tandis que la traînée blanche s'était déplacée vers le sud. De plus, le nuage devint beaucoup plus noir, ce que nous observâmes tous. Je pris alors mes jumelles 6 x 25 pour l'observer et je fus très surpris de voir des fumerolles s'écouler du nuage noir, presque en bouillonnant. Il approchait maintenant le système nuageux silhouetté sur le fond du ciel à l'ouest. Et soudain le nuage noir, gardant sa forme de spirale, changea de la position horizontale à la position verticale, augmentant sa production de fumée et ressemblant à un avion entouré de fumées tombant lentement du ciel ; en même temps, il prit une forme qui n'était pas sans rappeler celle d'une banane. Il ne paraissait plus tomber, mais simplement il s'arrêta et resta suspendu pendant deux ou trois minutes, après quoi il donna l'impression de sombrer dans les nuages et disparut. Chacun de nous observa cet étrange phénomène à l'oeil nu sans difficulté.
« Environ trois minutes s'écoulèrent, durant lesquelles nous nous demandâmes tous si nos yeux nous avaient joué des tours, puis ma fille s'écria soudain : «En voilà un autre!» Il apparut comme un objet horizontal en forme de crayon. A cette distance, il était impossible de déterminer la longueur, mais il aurait pu être aussi grand qu'un sous-marin. Il se déplaça de gauche à droite sur l'horizon. Nous ne pûmes nous mettre d'accord sur le point de savoir s'il s'agissait du premier objet ou d'un nouveau rejoignant le premier, car cette seconde apparition se fit à gauche de l'endroit où le premier objet avait été caché par les nuages.
«Alors que je l'observais avec mes jumelles, il y eut un éclair de lumière blanche qui vint de l'arrière : il bondit en avant à une incroyable vitesse sur une distance égale à cinq fois sa longueur environ et s'immobilisa tout aussi brusquement, gardant toujours sa forme de crayon, semblant planer. Mon fils décrivit l'incident comme il se passa, tandis que je l'observais dans les jumelles. L'objet devint épais au milieu et tandis qu'un nuage de fumée en émanait, bondit vers l'arrière aussi vite qu'il s'était avancé, sur une même distance. De nouveau, il s'immobilisa et commença de diminuer de longueur jusqu'à ce qu'il apparaisse en forme de soucoupe, épais au milieu. Alors la incroyable se produisit. De la forme de soucoupe il passa à une rondeur parfaite et se divisa lentement en deux parties, l'une au-dessus de l'autre, donnant un spectacle très semblable à celui d'une cellule sous le microscope. L'objet supérieur devint lentement plus petit tout en paraissant disparaître dans le lointain, tandis que le second objet descendait suivant un angle de 45° vers l'endroit où nous avions vu l'objet en forme de banane disparaître. En cet endroit, il se divisa de nouveau en deux, mais l'objet inférieur prit une forme de crayon vertical, tandis que l'objet supérieur ovale disparaissait. Nous nous rendions compte que la forme de crayon pouvait être celle d'un disque vu par la tranche. Alors l'objet en forme de crayon s'effaça aussi à notre vue.
« Cet épisode entier se passa en quarante-cinq minutes environ et prit fin juste à la tombée de la nuit. Si nous n'avions pas observé cet événement tous les quatre, j'hésiterais à porter ce rapport à votre attention. »

Atterrissage au Nouveau-Mexique
Après l'observation du «grand cigare» dans l'Etat de New York on entre dans une période confuse. La Presse ne sait encore rien. Les journaux des groupes d'amateurs n'ont pas connaissance des observations rapportées directement aux autorités. Si des phénomènes intéressants ont été remarqués après le 11 avril ils n'ont pas été rapportés. Une demi-douzaine de cas, dont trois observations en France, sont connus, mais les détails manquent. Les cas français sont étouffés par la Presse. Aucun bureau gouvernemental ou militaire ne s'occupe de la question, et seuls los journaux locaux se hasardent timidement à publier des entrefilets signalant des visions d'objets inconnus. En général, ils les déforment
complètement. En France, les troupes d'amateurs sincères sont désorganisés, et leurs journaux, qui sont les seuls endroits où ces informations fragmentaires pourraient se rassembler, accordent toute leur place à des questions de pure fantaisie.

Le 24 avril 1964 fut, aux Etats-Unis, le point de départ d'une série d'observations très inégales que les journaux propagèrent sans ordre. En revanche, ce qui s'est passé ce jour-là à Socorro, à 6 h du soir, est connu sans aucun doute possible : un objet physique parfaitement matériel, en forme d'oeuf, s'est posé dans le désert.
Le témoin est Lonnie Zamora, un policier de l'Etat du Nouveau-Mexique. Il vit un objet qui descendait à la verticale au-dessus du désert en émettant une puissante lueur. Pensant qu'un petit entrepôt de dynamite avait explosé, il prit une route de terre et fonça sur le terrain inégal. Arrivé sur le plateau, la lumière avait disparu, mais un objet blanc argenté, en forme d'oeuf, planté sur quatre pieds asymétriques, était posé dans le désert. Deux silhouettes de taille plutôt petite, vêtues de blanc, se tenaient auprès de l'appareil. Le policier dut contourner une colline pour s'en approcher. Quand il revint en vue de l'engin, celui-ci décollait dans un bruit infernal. Il n'eut que le temps de se réfugier derrière sa voiture quand l'oeuf volant, qui avait une longueur de cinq mètres environ, monta verticalement, s'arrêta à mi-hauteur et s'éloigna. L'observation avait duré plusieurs minutes.
L'intérêt du cas réside dans la conclusion absolue atteinte par les enquêteurs : il est indiscutable que la description du témoin est vraie de bout en bout. Par radio, Zamora donna sa position à son quartier général dès qu'il eut recouvré ses esprits et les enquêteurs officiels furent les premiers sur le terrain. De profondes empreintes avaient été creusées dans le désert. Des fragments de matière combustible qui s'étaient trouvés sous l'engin achevaient de brûler. L'enquête montra que l'engin, quel qu'il fût, était mécaniquement très avancé. Il s'était posé à la verticale sur des pieds inégaux en terrain assez rude, portant cependant son centre de gravité en une position de repos idéale. Il n'était pas propulsé par fusée. Les analyses spectroscopiques des fragments de carton qui s'étaient consumés au départ de l'appareil montrèrent que nulle particule étrangère n'était entrée en contact avec eux : il s'agissait donc de radiation et non d'échappement de gaz et de flammes.
Dans les jours qui suivirent, la Presse américaine s'empara de ces informations. Les journaux des amateurs reprirent l'histoire, sans toutefois la déformer beaucoup. Pour eux, bien entendu, Zamora avait vu une «soucoupe volante » et ses deux « pilotes ». Mais il est très possible que l'engin ait été un appareil expérimental américain pour exploration lunaire. Le dispositif d'atterrissage décrit le suggère certainement. Mais le mode de propulsion —et l'absence de bruit après décollage — indiqueraient des progrès techniques révolutionnaires.
Dans cette incertitude on doit retenir surtout du cas de Socorro qu'il fut le point de départ d'un regain d'intérêt dans l'opinion publique pour la question des « mystérieux objets célestes ». Pourtant il y eut peu d'observations vraiment détaillées avant le mois de mai. Il ne s'agit donc pas d'une vague ayant l'amplitude de celle de 1954, qu'Aimé Michel a décrite, ou même de celle de 1957. Il s'agit d'une série relativement dense d'observations localisées, relatives à un phénomène dont la nature et l'origine restent inconnues.
Le 15 mai 1964, un instituteur et quatre autres témoins virent un grand objet circulaire qui précédait leur voiture, Il volait en avançant « comme un bouchon sur l'eau ». Après quatre minutes, il tourna vers l'ouest et disparut : ce n'est là qu'une des nombreuses observations de cette période qui auraient mérité une analyse plus détaillée que celle faite par les services d'enquête, disposant de trop peu de moyens en temps de «vagues », car nous approchons du sommet et les cas s'accumulent (voir le diagramme fig. 4). On pourrait presque y consacrer un livre entier. Nous allons seulement décrire les plus détaillés, ceux qui résistent le mieux à l'analyse.

Une « soucoupe-méduse» en Pennsylvanie
Le 26 mai 1964 à 22 h, fut observé près de Palmerton (Pennsylvanie) «un objet stationnaire avec un dôme, dont los bords inférieurs émettaient une lumière blanchâtre ». Un petit objet en forme de disque manoeuvrait autour du grand et était visible par intermittence. Puis ce petit objet su fondit dans l'engin principal, qui s'éloigna vers l'est. Doux familles de Palmerton observèrent la chose. Malheureusement, il n'y eut aucun rapport officiel, et nous ne connaissons de l'observation que ce que la Presse a fait connaître. Si ce témoignage se confirmait, on aurait là un nouvel exemple d'un phénomène bien connu des chercheurs français qui l'ont baptisé «soucoupe-méduse». Aimé Michel appelle ainsi les descriptions d'objets portant des appendices ou des «tigelles », ou d'engins qui semblent dotés d'un compagnon qui apparaît comme un petit disque, une petite sphère ou une sonde (Voir les cas de 1954 dans le nord de la France). Sur la nature de ces objets on ne peut évidemment se prononcer sans poser la question du problème des « mystérieux objets célestes », ce que nous ferons plus loin dans ce livre.
Le 5 juin 1964, à 2 h du matin, quatre témoins dont trois cadets de l'Académie de l'Armée de l'Air roulaient en voiture vers Texarkana quand ils aperçurent un objet qui roulait sur lui-même, émettant une lumière orange rougeâtre non éblouissante. Les témoins, qui s'étaient arrêtés, remontèrent en voiture pour s'en approcher. Pendant une minute, «l'objet» sembla devenir de plus en plus brillant, puis il disparut si vite que l'oeil ne pouvait le suivre.
Rapports d'objets volants en forme de «disque» ou de «cigare» et rapports d'atterrissages se succèdent pendant toute cette période. C'est en Ohio que les cas les plus intéressants se trouvent durant le mois de juin, puis vient une série d'observations dans les Etats du Sud.

Deux observations remarquables
La région de Toledo (Ohio) fut le siège de deux excellentes observations les 12 et 13 juin 1964. La première débuta à 22 h 15 et ne dura pas moins d'une heure cinquante. Au cours de cette période, le chef de police Richard Crawford vit à trois reprises un objet étrange, clignotant, projetant des lumières diverses, parfois s'éteignant com¬plètement. Un autre policier observa également l'objet. Au moment de la meilleure observation, sa distance fut estimée à 250 m, son diamètre à 30 m (178).
« L'objet» fut d'abord aperçu par Crawford depuis un point situé à un mile de la localité d'Elmore, à l'intersection de la route 51 et de Nissen Road. Il était immobile dans le ciel, brillant, entouré d'une sorte de halo d'un demi-mile de diamètre. Il resta en vue vingt minutes, diffus et silencieux.

Mirage ? Quand un phare fut braqué dans sa direction, il changea de position.
Il fut revu au zénith de l'école de Harris Elmore une demi-heure avant minuit, à une altitude évaluée à 1 000 pieds, volant rapidement vers le nord-ouest, c'est-à-dire vers la ville de Genoa. Il faisait alors le bruit d'une balle sifflant près de l'oreille. Crawford, par radio, appela un autre policier. Cari Soenichsoen, lui indiquant la position de «l'objet ». Le second témoin, se dirigeant vers le point indiqué par son chef pour le rendez-vous, vit « l'objet » alors qu'il se trouvait encore seul.
Lorsqu'ils se rejoignirent, ils virent «l'objet» qui s'était arrêté et clignotait à la fréquence d'une pulsation par seconde. Bientôt il démarra, changea de direction à toute vitesse, parut changer de forme et disparut en quelques instants.
La seconde observation n'eut qu'un seul témoin, qui ne fit pas de rapport officiel, mais qui écrivit personnellement à un membre de la Commission d'enquête. Il rentrait de son travail à 21h15 le 13 juin 1964 lorsqu'il observa trois objets étranges au-dessus d'un champ de' blé. Volant à environ 300 m d'altitude, ils paraissaient s'éloigner lentement. Ils avaient la taille et la forme d'un cockpit d'hélicoptère, autant que l'on pouvait en juger dans l'obscurité. Le témoin crut d'ailleurs, au début, que c'étaient des hélicoptères. Ils émettaient une lumière blanche et une lueur rouge semblait les accompagner. De près, on entendait un grondement sourd. Le témoin essaya de les suivre en traversant le champ de blé. Ils semblèrent s'arrêter au-dessus d'un hangar puis, comme le témoin s'en était approché, à 150 m environ, ils se mirent soudain à tourner dans un plan horizontal au-dessus du hangar avec une extrême rapidité. Le diamètre du cercle qu'ils décrivaient en tournant ainsi était comparable aux dimensions du hangar. Quand le témoin atteignit la construction, ils avaient disparu.



Toupies volantes dans le Sud.
Le 29 juin 1964, un peu avant minuit, une personne de Wellford (Caroline du Sud) roulait en voiture sur la route 59 de l'Etat de Georgie, entre Gainesville et Lavonia. Un objet couleur d'ambre, tournant sur lui-même, venait au-dessus de la voiture : il bondit au-dessus du véhicule puis revint deux fois, donnant au témoin l'impression qu'il «observait les phares ». L'engin «faisait autant de bruit qu'un million de serpents en train de siffler, et il laissait subsister une odeur forte, un peu comme celle d'un fluide embaumant ». Il était environ de la taille de la voiture, mesurait 1,80m de haut, et tournait sur lui-même. Les bords extérieurs semblaient porter des appendices étranges, et l'ensemble dégageait une chaleur terrible. La moitié inférieure de l'objet semblait comporter des ouvertures faisant apparaître une lueur jaune.


Cet étonnant objet suivit la voiture du témoin sur deux ruiles. Quand l'observateur, B.E. Parham, arrêta son véhicule et éteignit ses phares, l'objet monta dans le ciel en oscillant et s'éteignit.
Une observation semblable fut faite la semaine suivante à Tallulah Falls, en Georgie également. Cette fois, les témoins furent nombreux. Neuf personnes, de trois maisons différentes (dont M. J. Ivester), virent « l'objet » et en firent une description détaillée. Tout commença lorsque la télévision cessa de fonctionner normalement et se brouilla ti un point tel que les témoins arrêtèrent l'appareil et sorti rent pour prendre le frais. Il était 9 h du soir. C'est alors qu'ils virent un objet volant s'approcher à hauteur d'arbre jusqu'à une centaine de mètres de leur maison: l'objet s'arrêta au-dessus d'un jardin appartenant à Mme Russell Mickinan. Il était parfaitement silencieux. Seule la partie inférieure était clairement visible, d'un rouge brillant. Cet objet était en forme de bol, portant trois lumières : une rouge, une blanche et une autre rouge, formant une rangée. Les lumières rouges clignotaient. Lorsque «l'objet» s'éleva du sol, les trois lumières s'éteignirent (ou cessèrent d'être visibles) tandis qu'une puissante lumière verte s'allumait à la base, irradiant une lumière irréelle sur tout le paysage. Cet étrange appareil laissa persister une odeur tenace, comme celle d'un liquide pour freins ou «d'un fluide embaumant », que personne ne put formellement identifier, mais qui fut immédiatement notée par le shérif du comté de Habersham (A.-J. Chapman) quand il arriva sur les lieux quelques instants après l'observation (177, 183).

Une autre « soucoupe-méduse» en Illinois.
Le 20 juillet 1964, pendant plusieurs heures, de nombreux témoins, y compris des policiers, purent suivre près de Madras (Oregon) les évolutions d'objets volants « en forme de parapluie » qui tantôt restaient statiques, tantôt se lançaient dans des courses folles à grande vitesse. Ces objets volants étaient rougeâtres quand ils étaient immobiles, et changeaient de couleur en accélérant. Nous avons malheureusement peu de détails sur cette observation qui n'a pas suscité une enquête officielle et doit par conséquent être étudiée avec réserve. Pourtant, tôt le même jour, deux rapports furent faits par des témoins indépendants circulant en voiture en Illinois. Le rapprochement des deux observations est très intéressant.
La première observation eut lieu à 5 h moins le quart du matin, sur la route 101 de l'Etat d'Illinois. Le témoin, un employé d'un service officiel très honorablement noté —une lettre de ses supérieurs appuyant son rapport est jointe à son dossier — roulait en voiture vers l'est. Il se trouvait à environ quatre miles à l'ouest de Littleton quand il vit un objet qui montait au-dessus des arbres, donnant l'impression qu'il venait de décoller. Il pensa immédiatement à une fusée, et nota même que son mélange devait être trop riche, la couleur de l'échappement étant rouge-pourpre. Il constata même que l'engin avait la forme d'une demi-sphère dont la partie renflée était tournée vers le haut (fig. 6). Un tronc de cône lumineux s'ouvrait en éventail au-dessous de l'objet, donnant l'impression d'un échappement de flammes. « L'objet » s'éleva encore dans le ciel, puis se retourna et vint de face au-devant du témoin. Les lumières dessinèrent autour une sorte de couronne et il ressemblait alors à un tournesol à pétales jaunes. Cela dura quelques secondes, puis il y eut un nouveau virage :



« l'objet» remonta brusquement et partit, traçant une lueur bleu jaunâtre dans le ciel. Au moment du plus grand rapprochement son diamètre apparent était un peu plus petit que celui de la pleine lune. En mesurant la portion de route parcourue pendant la durée de l'observation, sachant qu'il s'était maintenu à une vitesse d'environ 55 miles à l'heure, le témoin (qui connaît très bien cette route) fut capable d'établir que la durée de son observation n'avait pas été inférieure à soixante secondes. Il ne perçut aucun bruit et vit disparaître l'objet à l'horizon, derrière les arbres, mais non en plein ciel. Le terrain d'où l'objet sembla décoller est sauvage et inaccessible. Le comportement de la lueur émise par l'engin est à noter : lorsqu'il s'éleva sur la droite, la «flamme» donnait l'impression de laisser échapper des flammèches qui tombaient vers le sol, mais quand il accéléra, elle se réduisit au tiers de sa taille originale et devint moins brillante. En même temps, sa couleur vira au bleu jaunâtre.
Exactement quinze minutes plus tard, un membre de l'Armée de l'Air qui roulait en voiture à 12 km environ à l'ouest de Clinton (Iowa) soit 180 km au nord de la première observation, vit une lumière insolite dans le ciel : il coupa son moteur et écouta, mais ne perçut aucun bruit. L'objet pointait vers le nord-nord-ouest et se dirigeait dans la même direction. Il fut en vue une minute, puis disparut dans l'éloignement. Une lumière très intense occupait, ici encore, le sommet d'un large cône qui devenait de moins en moins brillant, et dont la base se fondait avec le fond du ciel. On ne peut démontrer absolument qu'il s'agissait du même objet, mais la coïncidence est curieuse. Si un seul appareil est à l'origine des deux observations, sa vitesse n'excédait pas 700 km à l'heure: ce n'était donc pas une fusée.

Hypothèses.
Les témoignages que nous venons de résumer sont représentatifs d'un phénomène qui s'est manifesté depuis 1946 dans tous les pays du monde sans exception, du plus petit au plus grand, posant aux scientifiques une série de problèmes qui n'ont reçu que des solutions partielles. On sait que de nombreux rapports sont le résultat de simples erreurs, imputables à l'inexpérience des témoins ou bien aux exceptionnelles conditions physiques dans lesquelles de surprenants effets ont pu être réalisés par des causes naturelles.
Parmi les cas décrits au cours de ce chapitre, il en est cependant plusieurs qui mettent en échec toutes les explications usuelles. Certaines questions se posent immédiatement à leur sujet : nous les évoquerons au cours de ce livre.
Y a-t-il évidence que le phénomène est d'origine intelligente, et extra-terrestre ? Certes non ! Mais cette idée peut-elle être complètement rejetée? Elle ne le pourrait que si, au terme d'une analyse globale, on parvenait à démontrer que le phénomène, malgré ses aspects surprenants, peut être ramené à des éléments déjà connus. Il est donc essentiel de connaître des observations bien représentatives, dont une théorie d'ensemble devrait tenir compte. Ces observations sont appelées les «classiques ». Nous allons en passer en revue un certain nombre au chapitre II.
La vague de 1964, que nous venons de décrire sommairement, s'est étendue d'abord à l'est des Etats-Unis (Virginie) en janvier 1965 puis à l'Amérique du Sud en mai-juin et, finalement, a explosé en une vague mondiale à partir de juillet 1965. Certaines observations d'objets non identifiés furent même faites par des astronautes depuis leur capsule en orbite, justifiant ainsi l'expression « Phénomènes Insolites de l'espace ».

source: "Les phénomènes insolites de l'espace", Jacques Vallée et Janine Vallée, éd Laffont 1966.

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MessageSujet: Re: (1966)" Les phénomènes insolites de l'espace", Jacques vallée et Janine Vallée   Lun 24 Mar 2014, 07:17

Bonjour

Merci à brunehaut pour cet excellent sujet.

IL nous montre le caractère étrange de ce phénomène que Jacques Vallée a aussi voulu comparer  aux Mythes et légendes d'où son livre :
"Passport to Magonia
Source: http://www.forum-ovni-ufologie.com/t8783-1969-visa-pour-la-magonie-passport-to-magonia-de-jacques-vallee#ixzz2wrKMp6Oc


Tout le monde n'est pas d'accord avec ses théories (qui ne sont d'ailleurs que des hypothèses) mais il a eu le mérite d'essayer d'en expliquer son étrangeté et pour connaitre Jacques Vallée
un lien intéressant :
http://www.forum-ovni-ufologie.com/t15876p25-jacques-vallee-que-faut-il-penser-de-son-etude-du-phenomenes-et-de-ses-theories?highlight=Jacques+vall%E9e

Un autre sujet qui contredit "Passport to Magonia" 
http://www.forum-ovni-ufologie.com/t5159-dossier-traces-et-effets-des-ovnis-sur-lenvironnement
Cordialement

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(1966)" Les phénomènes insolites de l'espace", Jacques vallée et Janine Vallée

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