Ovni et vie extraterrestre: les mystères des Ovnis
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 La vague d'ovni de 1947 aux USA

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MessageSujet: La vague d'ovni de 1947 aux USA   Ven 04 Déc 2009, 22:22

La vague d'ovni de 1947 aux USA

La première grande vague se passe en 1947 aux Etats-Unis, au cours de l'été, et se manifeste par des observations de jour, de centaines de personnes à la fois, ainsi que de militaires, d'OVNIS en forme de disque. C'est à cette époque qu'apparaîtra pour la première fois le terme de " soucoupe volante " après la description de l'aviateur Kenneth Arnold le 24 juin 1947, de 9 objets volants. C'est également pendant l'été 47 qu'eut lieu le crash de Roswell.


L'observation du vol UAL 105 voir ce dossier

Un record d'apparitions est atteint le 04 juillet 1947, où des dizaines d'observation sont recensées. La plus célèbre est celle de l'équipage d'un vol United Airlines qui voit 11 engins mystérieux à la verticale d'Emmet, dans l'Idaho. A Portland, des disques sont aperçus ; à Seattle, le 04 juillet, un jeune appelé photographie une lumière étrange. Puis quelques jours plus tard, William Rhodes prend deux photos d'un objet volant à Oklahoma City. La star Sammy Davies JR déclare avoir vu pendant l'entracte de l'un de ses shows, étant sorti fumer une cigarette, un engin volant à une altitude plus basse que les avions ; sa forme était rectangulaire et affilée ; il y avait des lumières sortant de différents côtés mais il n'avait pas d'ailerons de navigation et ne portait pas les lampes de navigation de nuit.

Pour connaître la cause du déclenchement de cette vague d'ovni, je vous recommande ce dossier.

La vague de 1947 confirmée par des documents militaires

Un premier document secret, dès le 30 juillet 1947

Un premier document militaire sur les ovnis apparaît dès le 30 juillet 1947, alors qu'une vague d'observations a débuté en juin, avec notamment l'observation - qui allait devenir célèbre par la suite - de kenneth Arnold, le 24 juin, devant le Mont Rainier. Ce document secret, qui émane des services tech­niques de l'armée de l'Air, à la base de Wright, affirme déjà la réalité des «disques volants», tout en s'interro­geant sur leur nature.


L'observation d'OVNI de Kenneth Arnold

Les experts de l'armée de l'Air tirent les conclusions suivantes, sur dix-huit cas d'obser­vations étudiés :

a) Les « soucoupes volantes » ne sont pas du tout ima­ginaires ; elles ne s'expliquent pas par des phénomènes naturels mal interprétés. Quelque chose vole réellement ;

b) l'absence de demandes d'information de la part de la haute hiérarchie donne du poids à l'idée qu'il s'agit d'un projet secret, dont le président et son entou­rage connaissent l'existence ;

c) quelle que soit la nature de ces objets, voici ce que l'on peut dire de leur apparence physique :

1. Ces objets présentent une surface métallique ;

2. Lorsqu'une traînée est observée, elle est légère­ment colorée, d'une teinte bleu-brun, semblable aux gaz d'échappement d'un moteur de fusée ;

3. Ces objets sont de forme circulaire, ou tout au moins elliptique, plats en dessous et légèrement bom­bés sur le dessus. Leur dimension est intermédiaire entre la taille d'un C-54 et celle d'un Constellation [deux quadrimoteurs à pistons] ;

4. Certains rapports décrivent deux appendices, situés à l'arrière et symétriques par rapport à l'axe de vol.

5. De trois à neuf objets ont été signalés, volant en formation, à des vitesses toujours supérieures à 300 nouds (500 km/h).

6. Ces disques oscillent latéralement lorsqu'ils volent en formation, comme en ondulant.

Foo fighters « fusées fantômes » en 1946, et affaire de Roswell

Nous savons aujourd'hui qu'aucun appareil d'origine militaire ne possédait de telles caractéristiques, ce que n'ignoraient pas les autorités du Pentagone. En revanche, ce constat est tout à fait compatible avec l'hypothèse de la découverte ultra secrète de l'ovni de Roswell ! Notons cette remarque curieuse, dans ce document du 30 juillet, que l'état-major fait silence, en plein au milieu de la vague de juin-juillet. Un tel comportement est en effet compatible avec la découverte d'une soucoupe accidentée, qui aurait été aussitôt couverte par le secret le plus strict.


Le crash de Roswell de 1947

On sait que l'état-major américain s'était intéressé de près à des phénomènes aériens antérieurs à 1947, aussi bien les fameux foo fighters, ces boules lumineuses qui escortaient les avions américains au-dessus de l'Allemagne pendant la guerre, que les « fusées fantômes » observées en 1946 dans le ciel de Finlande et de Suède. On peut citer aussi l'étonnant raid aérien en 1942 au dessus de Los Angeles. Les « fusées fantômes » avaient l'apparence d'engins sans ailes mais volant comme des avions, à ceci près qu'elles n'émettaient aucun bruit. Ces «fusées » conservaient une altitude constante quel que soit le relief - performance que les missiles de croisière réaliseront beaucoup plus tard grâce à la mémorisation informatisée du terrain. Un comité avait été réuni le 15 juillet 1946, en pleine vague d'obser­vations (deux cents rapports avaient été établis pour la seule journée du 9 juillet), par le ministère de la Défense suédois, en présence de militaires et de scientifiques. Deux jours seulement après cette première réunion, James Forrestal, le ministre américain de la Marine, s'était rendu au ministère de la Guerre suédois. Le soir du 11 août, trois cents observations avaient été signalées dans la région de Stockholm.

Le lendemain, le New York Times révélait que le général Jimmy Doolittle, aviateur célèbre et homme de confiance du Pentagone, chargé d'enquêter sur les foo fighters, était invité par les Suédois en tant qu'expert. Le vrai motif de sa visite fut officiellement démenti, mais, dès le lendemain de son arrivée en Suède, les informations sur ces mystérieuses observations commencèrent à être censurées. Le gouvernement suédois a fini par ouvrir ses archives en 1984. Elles ont révélé que plus de mille cinq cents observations de « fusées fantômes » avaient été recueillies en quelques mois, trente-huit ans plus tôt. Aucune expli­cation n'a été fournie.

23 septembre 1947 : La lettre secrète du général Twining

Dès septembre 1947, la réalité des ovnis est affirmée de manière claire et détaillée par le général Nathan Twi­ning, responsable des services techniques de l'armée de l'Air, dans une lettre secrète à l'état-major du Pentagone.


Le général Nathan Twining

Paradoxalement, ce document figure en annexe du fameux "Rapport Condon", rendu public en 1969 à l'issue de l'étude officielle réalisée par l'université du Colorado sous la direction de l'éminent physicien Edward Condon. Celui-ci nie dans son introduction l'existence des ovnis, mais en fait cet épais rapport de 967 pages contient un bon nombre de cas non identifiés. On sait que de fortes dis­sensions ont vu le jour au sein de cette équipe : l'adjoint de Condon, David Saunders, a ainsi publié un livre dans lequel il révélait que les conclusions de l'enquête avaient été imposées à l'avance. Or la lettre du général Twining reconnaît dès 1947 la réalité des ovnis !

Capitale pour la compréhension de l'histoire des ovnis, la lettre que le général Twining, commandant de la Direction du matériel aérien à Dayton, dans l'Ohio, adresse au général George Schulgen, adjoint du général McDonald, chef des services de renseignement au Quar­tier général de l'armée de l'Air à Washington, est datée du 23 septembre 1947. Elle comprend deux parties. La première consiste en une description remarquablement claire des « disques volants » observés par de nombreux témoins, parmi lesquels des pilotes de l'armée de l'Air ; la seconde propose des hypothèses plutôt contradictoires, en même temps qu'elle révèle une certaine anxiété du signataire vis-à-vis des phénomènes en question.

Après avoir énuméré en préambule les nombreux services tech­niques ayant participé à cette étude, la lettre se poursuit ainsi, reprenant d'ailleurs le document, déjà cité, du 30 juillet :

a) Le phénomène rapporté est quelque chose de réel, qui n'est ni visionnaire ni fictif ;

b) ces objets, ayant probablement la forme d'un disque, sont de dimensions comparables à celles d'un avion de conception humaine;

c) il est possible que certains incidents soient causés par des phénomènes naturels, tels des météores ;

d) les caractéristiques rapportées, telles la vitesse ascensionnelle très élevée, la manoeuvrabilité (particulièrement en tonneau), ainsi que certaines manoeuvres d'évasion lorsque ces objets sont repérés par nos avions ou nos radars, évoquent la possibilité que certains de ces objets sont contrôlés soit manuellement, soit auto­matiquement ou à distance ;

e) la description faite communément de ces objets est la suivante :

1. Surface métallique ou réfléchissant la lumière

2. Absence de traînée, sauf dans quelques cas rares où l'objet semblait opérer dans des conditions de hautes performances

3. Forme circulaire ou elliptique, avec un fond plat et un dôme sur le dessus

4. Selon plusieurs rapports, vols en formation bien tenue, réunissant de trois à neuf objets

5. Habituellement, aucun son n'est décelable, sauf dans trois cas où un grondement puissant a été noté.

6. Des vitesses de vol courantes à l'horizontale ont été estimées à plus de 300 nceuds (environ 500 km/h).

Après cette description des mystérieux « disques volants », le général Twining esquisse diverses tentatives d'explication. Il suppose d'abord qu'il serait possible, dans l'avenir, de construire des appareils de ce type, mais que cela serait extrêmement coûteux :

J) il serait possible, dans le cadre des connaissances actuelles aux États-Unis - à condition que d'impor­tantes études de développement soient entreprises -, de construire un avion ayant l'aspect général de l'objet décrit ci-dessus. Il pourrait avoir un rayon d'action d'environ 7 000 miles (soit 11 000 kilomètres), à des vitesses subsoniques ;

g) tout projet de ce genre se révélerait extrêmement coûteux, demanderait énormément de temps et ne pourrait être développé qu'aux dépens d'autres projets en cours. Il devrait donc, s'il était décidé, être mis en place indépendamment des projets existants.

Le général Twining poursuit en émettant des hypo­thèses qui paraissent contredire, curieusement, ce qui précède :

h) Il convient de prendre en considération les points suivants :

1. La possibilité que ces objets soient d'origine domes­tique - le produit d'un projet inconnu de l'AC/AS- (note : sigle désignant le général McDonald, supérieur hié­rarchique direct du général Schulgen et chef du Ren­seignement de l'armée de l'Air) ou de cette Direction (l'Air Matériel Command).

2. L'absence de preuve physique sous la forme de produits récupérés d'un crash qui prouveraient de manière formelle l'existence de ces objets.

3. La possibilité que certains pays étrangers aient expérimenté une forme de propulsion, peut-être nucléaire, dont nous n'avons pas connaissance.

Est-il besoin de souligner à quel point ce paragraphe h est en contradiction totale avec le paragraphe précédent? Cette partie de la lettre de Twining crée un malaise et donne déjà l'impression, à ce moment, de ne pas dire toute la vérité. La fin de la lettre du général Twining doit être lue avec la plus grande attention car elle est également très insolite :

Il est recommandé que :

a) le Quartier général des forces aériennes émette une directive assignant une priorité, une classification secrète et un nom de code pour une étude détaillée de cette question, pour préparer des dossiers complets de toutes les données disponibles et pertinentes, qui seront adressés à l'Armée, à la Marine, à la Commission de l'énergie atomique, au JRDB (Joint Research and Development Board : le plus haut organisme scientifique militaire), au Groupe de conseil scientifique de l'armée de l'Air, au NACA (National Advisory Committee for Aeronautics : organisme précurseur de la NASA, chargé d'études avancées en aéronautique), et les projets RAND et NEPA (Nuclear Energy for Propulsion Applications, à Oak Ridge), pour commentaires et recommandations, avec rapport préliminaire à adresser dans les quinze jours suivant la réception des dossiers, et par la suite un rapport détaillé tous les trente jours à mesure que l'enquête progressera. Un échange complet des données devrait être effectué.

Que signifie ce paragraphe, sinon qu'il y a urgence, et que les ovnis suscitent en fait beaucoup d'inquiétude chez les militaires?

Les sceptiques n'ont pas manqué de souligner que le général Twining affirme ne pas disposer de débris d'ovni accidenté. Il ne se serait donc rien passé à Roswell ! Cet argument est de peu de poids. Si le crash a bien eu lieu, Le secret le plus absolu a dû être décidé dès juillet sur cette affaire. Le général Twining ne peut donc en faire mention dans un docu­ment destiné à circuler bien au-delà du Quartier général. En revanche, sa lettre a manifestement pour but de pro­voquer une large mobilisation pour la collecte d'infor­mations, et aussi, sans doute, d'apporter un début de réponse à tous ceux qui, notamment parmi les militaires, sont informés de ces apparitions d'ovnis et s'en inquiètent. Une telle démarche n'est nullement incompatible avec certaines opérations beaucoup plus secrètes.

1948 : La commission d'enquête « Sign » et son rapport top-secret

La lettre du général Twining ne tarde pas à être suivie d'effets. Peu après, l'état-major met en place, au sein de la Direction du matériel aérien (Air Matériel Command, AMC) du général Twining, au Centre technique du Ren­seignement aérien (Air Technical Intelligence Center, ATIC), sur la base de Wright-Patterson, près de Dayton (Ohio), une commission d'enquête baptisée « Sign », qui va travailler activement, au cours des mois suivants, à étudier les nouvelles observations d'ovnis. Les membres de cette commission vont rapidement se convaincre, non seulement de la réalité des ovnis, mais de leur nature extraterrestre. Au point qu'ils vont rédiger un rapport classé top-secret. Remis à la hiérarchie militaire à la fin de septembre 1948, il est intitulé « Estimation de la situation » (Estimate of the Situation).

Aujourd'hui encore, pour l'armée de l'Air, le rapport de la commission Sign n'existe pas, alors que même un sceptique tel que Philip Klass en a reconnu l'existence. Celle-ci a été révélée en 1956 par le capitaine Edward Ruppelt, lui-même responsable, de 1951 à 1953, de la commission d'enquête de l'armée de l'Air, alors nommée « Livre bleu » (Blue Book). Après avoir quitté ce service, Ruppelt publie en 1956 un livre exprimant son opinion personnelle, favo­rable à la réalité des ovnis, The Report on Unidentified Flying Objects (version française : Face aux soucoupes volantes, Editions France-Empire 1958.


Le livre du capitaine Edward Ruppelt

Ingénieur de profession, Ruppelt a été mobilisé à l'époque de la guerre de Corée et est devenu un brillant officier. Dans son livre, Ruppelt évoque l'état d'esprit des enquêteurs à l'époque. L'année 1948 a été fertile en observations, dont l'une a vu la mort du capitaine Man­tell, lancé à la poursuite d'un ovni à bord d'un chasseur Mustang. Après un an d'enquête, l'explication officielle avance que Mantell a vu soit la planète Vénus, soit un ballon, et qu'il est monté jusqu'à 6 000 mètres d'altitude sans oxygène. Une explication jugée plus que douteuse par Ruppelt, qui rappelle que tous les pilotes apprennent à ne jamais dépasser 5 000 mètres sans oxygène - or Mantell avait la réputation d'être un pilote très prudent. Ruppelt cite le témoignage d'un ami de Mantell qui a volé plusieurs années avec lui: « La seule explication, c'est qu'il poursuivait un objectif qui lui paraissait plus important que sa propre vie ou que sa famille ». Signalons que l'explication « officielle » a été admise par nombre d'ufologues, mais il y a toujours des raisons de penser qu'il avait bien été confronté à un ovni.

Ce cas dramatique est suivi de nom­breuses autres observations, étudiées par la commission Sign. L'une d'elles décide l'équipe à rédiger sans délai son rapport. Il s'agit de l'observation due à deux pilotes de ligne, Clarence S. Chiles et John B. Whitted, à bord de leur DC-3 de la Eastern Airlines, le 24 juillet 1948, lors d'un vol de Houston à Atlanta. A 2 h 45 du matin, près de la ville de Montgomery, le capitaine Chiles voit sou­dain, droit devant, une lumière qui se rapproche rapide­ment. Sa première intuition, comme il le rapportera plus tard à une équipe d'enquête de l'ATIC, est qu'il s'agit d'un avion à réaction, mais il se rend compte aussitôt que même un jet ne pourrait se rapprocher aussi vite. Chiles se tourne alors vers Whitted et lui montre l'engin du doigt. L'ovni se trouve presque au-dessus d'eux. Chiles fait tourner brutalement le DC-3 vers la gauche. Au moment où l'ovni passe à environ 700 pieds (250 mètres) sur leur droite, le DC-3 est pris dans une turbulence. Whitted regarde en arrière juste au moment où l'ovni se met à grimper. Les deux pilotes, qui ont le temps de dis­tinguer la silhouette de l'ovni, pourront en faire une des­cription assez précise aux enquêteurs de l'armée de l'Air. Son fuselage était de la taille d'un B-29. Le dessous était éclairé d'une lueur bleu foncé. Deux rangées de fenêtres étaient brillamment éclairées et une traînée lumineuse ou une flamme rouge-orange de 50 pieds (15 mètres) était projetée à l'arrière. Notons ici que ce qu'ils ont décrit comme des fenêtre éclairées n'en étaient peut-être pas du tout.

Ruppelt rapporte que cette observation a secoué les « anciens » de l'ATIC plus encore que l'accident de Man­tell, et a décidé l'équipe Sign à rédiger sans tarder un rapport :

« Dans le Renseignement, écrit Ruppelt, si vous avez quelque chose à dire sur un problème vital, vous écrivez un rapport intitulé Estimation de la situation. Or, quelques jours après que le DC-3 eut été frôlé par le mystérieux appareil, les membres de l'ATIC décidèrent qu'il était temps de procéder à une «Estimation de la situation ». La situation, c'était la présence d'ovnis; l'estimation, c'était qu'ils étaient interplanétaires ! »

Selon le capitaine Ruppelt, le rapport de la commission Sign est un document assez épais sous couverture noire, barrée par la mention « TOP-SECRET ». Il est constitué de l'analyse de nombreux incidents. Tous proviennent de scientifiques, de pilotes ou de témoins crédibles. Il est précisé que si l'observation de Kenneth Arnold est la pre­mière à avoir été largement médiatisée, elle n'est pas la première du genre. Le rapport mentionne notamment l'observation d'un « disque argenté » par un météorologue de Richmond, en Virginie, au moyen d'un théodolite, ainsi que l'observation d'une « aile volante argentée » par plusieurs pilotes de chasse volant en formation, et d'« avions fantômes » repérés par radar en Grande-Bre­tagne au début de 1947. Toujours selon Ruppelt, « lorsque le rapport fut terminé, tapé et approuvé, il commença à gravir les échelons de la hiérarchie jusqu'au haut-commandement. Il suscita beaucoup de commentaires, mais personne ne l'arrêta sur son chemin. »

Dans un passage de son manuscrit longtemps resté inédit, Ruppelt complète son analyse de l' « Estimate of the Situation » :

"Le rapport concluait que les ovnis étaient des engins interplanétaires. De nombreuses observations inexpli­quées étaient citées à l'appui de cette thèse. Celle de Kenneth Arnold;

la série d'observations provenant de la base de Muroc, centre secret d'essais en vol de l'armée de l Air ; l'observation de sphères volant en for­mation près du lac Mead par un pilote de F-51 (chas­seurMustang); le rapport d'un pilote de F-80 (chasseur à réaction Shooting Star) qui vit deux objets ronds plon­ger vers le sol près du Grand Canyon ; enfin, le rapport du pilote d'un avion d'entraînement T-6 de la Garde nationale, qui observa dans l'Idaho les manoeuvres d'un objet noir.

Le rapport citait aussi un entretien avec un com­mandant de l'armée de l'Air de la base de Rapid City (aujourd'hui base d'Ellsworth) qui vit douze ovnis en formation serrée en forme de diamant. Lorsqu'il les aperçut, ils étaient très haut, mais ils s'engagèrent bien­tôt dans un fantastique piqué à grande vitesse, puis se rétablirent, effectuèrent un virage en formation par­faite et grimpèrent sous un angle de 30 à 40 degrés, tout en accélérant. Les ovnis étaient de forme ovale et brillaient d'une couleur jaune-blanc. »

Les autorités refusent d'hypothèse extraterrestre

Qu'est-il advenu du rapport de la commission Sign ? Edward Ruppelt a révélé le destin de cet exceptionnel document :

« Il parvint jusqu'au général Hoyt S. Vandenberg, alors chef d'état-major, qui le rejeta. Le général ne voulait pas entendre parler de véhicules interplanétaires. Le rapport manquait de preuves. Une délégation de l'ATIC se rendit au Pentagone pour soutenir ses positions, mais le général ne se laissa pas convaincre. L' Estimate fut déclassifié quelques mois plus tard et envoyé à l'inci­nérateur. Quelques exemplaires furent conservés comme souvenir de l'âge d'or des ovnis.


Le général Hoyt Vandenberg

Ce n'est en effet que quelques années plus tard que Ruppelt peut prendre connaissance de ce rapport top­ secret, lorsqu'il devient responsable de la commission «Livre bleu», grâce à un officier de la base de Wright­-Patterson qui en a gardé un exemplaire dans son coffre et le lui montre confidentiellement.

Peu de temps après le refus brutal du rapport de la commission Sign, une lettre datée du 3 novembre 1948, classée secrète, est signée par le chef du Renseignement de l'AMC à Wright-Patterson, le colonel Howard McCoy. Intitulée « Flying Objects Incidents in the United States », cette lettre de trois pages, écrite à la demande du Penta­gone, s'aligne sur la position que vient de prendre le général Vandenberg :

[...] La possibilité que les objets observés soient des véhicules venus d'une autre planète n'a pas été écartée. Cependant, les preuves manquent totalement pour sou­tenir cette hypothèse. Il apparaît que des phéno­mènes semblables ont été notés et rapportés depuis un siècle ou plus. [. ..]

Notons au passage le curieux raisonnement implicite de la dernière phrase : le fait que l'on observe de tels phénomènes depuis un siècle ou plus, loin de troubler l'auteur du texte, semble le conforter dans l'idée qu'il s'agit là de purs fantasmes. La lettre de McCoy, prenant de manière évidente le contre-pied du rapport Sign, conclut :

« Bien qu'il soit évident que certains objets volants ont été vus, la nature exacte de ces objets ne peut être éta­blie tant que des preuves physiques, telles celles qui résulteraient d'un crash, n'ont pas été obtenues... »

Ce texte est aujourd'hui mis en avant par les sceptiques qui rejettent l'hypothèse du crash de Roswell. Ils affir­ment que, s'il y avait eu réellement un crash d'ovni à Roswell, dont les débris auraient été étudiés par les ser­vices techniques de l'armée de l'Air à la base de Wright-Patterson, le colonel McCoy en aurait certainement été informé. Que vaut cette critique ? On peut faire remarquer , comme pour la lettre du général Twining, que si McCoy était « dans le coup » de Ros­well, il ne l'aurait sûrement pas révélé dans une lettre de ce genre, classée seulement secrète. D'ailleurs, ce n'est même pas lui qui l'a écrite, mais l'un des membres de l'équipe Sign ! Le professeur Michael Swords, l'un des meilleurs ufologues américains, a fait une analyse remar­quable de cette question délicate. Selon lui, il n'est même pas certain que McCoy ait été informé du crash de Ros­well, étant donné le niveau de secret très élevé de cette affaire.

Décembre 1948: l'état-major rédige son propre rapport

Il faut croire que le rapport du colonel McCoy paraît un peu léger, comparé à l'inquiétude manifestée dans le rapport Sign : le mois suivant, un rapport plus copieux est en effet signé par l'état-major au Pentagone, recon­naissant cette fois la réalité des ovnis, mais supposant qu'il s'agit, soit d'un engin américain, soit d'un avion secret soviétique à hautes performances survolant les États-Unis.

L'Air Intelligence Report (« Rapport du Renseignement de l'armée de l'Air»), intitulé « Analyse des incidents d'objets volants aux États-Unis » (« Analysis of Flying Objects Incidents in the US »), daté du 10 décembre 1948, est l'un des rares documents classés à l'origine top ­secret qui ont été divulgués à la faveur de la loi FOIA.

Il commence par reconnaître la réalité des observations :

« La fréquence des incidents rapportés, la similitude de bien des caractéristiques attribuées aux objets observés et la qualité des observateurs permettent d'établir qu'un certain type d'objet volant a été observé. Environ deux cent dix incidents ont été rapportés. Parmi les observa­teurs signalant ces incidents figurent des personnels entraînés et expérimentés de la Météorologie nationale (US WeatherBureau), des officiers confirmés de l'armée de l'Air, des pilotes civils expérimentés, des techniciens associés à divers projets de recherche, ainsi que des techniciens des lignes aériennes commerciales. »

Le rapport écarte ensuite l'idée que ces observations ont pu être conditionnées par des incidents antérieurs tels que les phénomènes non identifiés observés en Scandinavie en 1946 (les fameuses « fusées fantômes ») : la précision des témoignages - notamment celui du Bureau de météorologie de Richmond qui, à trois reprises, a observé au théodolite d'étranges disques métalliques lors de repérage de ballons météo - exclut en effet cette hypothèse.

Parmi les cas présentés en annexe (« Appendix C»), et en quelque sorte authentifiés par l'état-major, on trouve des observations aussi remarquables que celles-ci :

- Le 28 juin 1947, alors qu'il volait à 10 000 pieds [3 000 mètres] d'altitude, à 30 miles [48 kilomètres] au nord-ouest du lac Mead, dans le Nevada, un lieutenant de l'armée de l'Air a vu cinq ou six objets circulaires en formation serrée, volant à une vitesse estimée à 285 mph [450 km/h).

-Le jour suivant, trois témoins, dont deux scienti­fiques, roulaient sur la route 17 vers White Sands, Nou­veau-Mexique, où sont tirées les fusées V-2. Ils disent avoir vu un grand disque ou une sphère se déplaçant horizontalement à grande vitesse à une altitude esti­mée à 10 000 pieds (3 000 mètres). Sa forme était régu­lière, sans appendices apparents tels que des ailes. L'objet a été observé pendant environ soixante secondes avant de disparaître vers le nord-est. Les trois observa­teurs sont d'accord, hormis sur un détail: l'un d'eux pense avoir vu une traînée de vapeur.

- Le 7 juillet, cinq policiers de Portland, dans l'Oregon, ont vu plusieurs disques volant au-dessus de différents quartiers de la ville. Toutes les observations ont été faites vers 13 h 05.

- Le même jour, X (nom effacé), de Phoenix, dans l'Arizona, dit avoir aperçu un disque tournant au­ dessus de la ville au coucher du soleil. Il en a pris deux photographies (reproduites dans le rapport). Celles-ci montrent un objet en forme de disque, arrondi à l'avant, avec une queue plate à l'arrière. Ces photos ont été examinées par des experts qui affirment que les défauts de l'émulsion ou de l'objectif ne sont pas en cause.


Photo d'un ovni à Phoenix le 7 juillet 1947

Voici un autre cas intéressant cité dans ce rapport top­ secret du Pentagone, qui donne une fois de plus l'impres­sion d'une parade ostentatoire des ovnis :

Le 17 juillet 1948, un rapport de la base aérienne de Kirtland décrit une observation près de San Acacia, au Nouveau-Mexique, de sept objets volants non identifiés volant en formation en « J» à une altitude estimée à 20 000 pieds [environ 7 000 mètres]. La formation s'est transformée en « L», puis en cercle après être passée au zénith. Des flashes ont été observés, émanant des objets alors qu'ils passaient à 30 degrés au-delà du zénith. Il n'y avait ni fumée ni traînée de vapeur. Si l'estima­tion de l'altitude est correcte, la vitesse devait être d'environ 1 500 miles par heure [environ 2 400 km/h].

Pour faire justice à l'hypothèse d'engins américains ou soviétiques, il n'est pas inutile de rappeler l'avancée des recherches aéronautiques à l'époque. La vitesse du son est dépassée pour la première fois par un avion piloté en octobre 1947. Le Bell X-1, un petit avion-fusée largué par un bombardier B-29, n'a qu'une autonomie de vol très courte. Les fusées V-2 ou Aerobee, tirées de White Sands, ne peuvent quant à elles aller très loin non plus ni sur­tout voler à l'horizontale...

Un cas célèbre et curieux se trouve confirmé par le rapport, celui du pilote Gorman :

Le 1er octobre 1948 à environ 20 h 30, le pilote d'un avion F-51, le lieutenant George F. Gorman (Garde nationale du Dakota du Nord), volant près de Fargo, a repéré une lumière blanche intermittente à environ 3 000 pieds [1000 mètres] au-dessous de lui, alors qu'il volait à 4 500 pieds (1 500 mètres). Le pilote a poursuivi cette lumière qui s'est alors engagée dans des manoeuvres d'esquive. L'objet lumineux a dépassé le F-51 en virage, en vitesse et en ascension à chaque instant de la tenta­tive d'interception. Le pilote a perdu le contact au bout de vingt-sept minutes. La même lumière a été observée par d'autres témoins au sol : M. X (nom effacé), contrô­leur de trafic aérien, M. Y (nom effacé), assistant­ contrôleur de trafic aérien, et le docteur Z (nom effacé), oculiste. Une comparaison de tous les témoi­gnages a confirmé qu'un objet a bien été vu et qu'il s'agissait d'une petite boule ronde de lumière blanche, sans appendice apparent. Elle devait mesurer environ 6 à 8 pouces (15 à 20 cm) de diamètre...

Le rapport de l'état-major distingue trois types d'objets observés : les premiers en forme de disque, d'autres en forme de cigare, et les boules de feu (observées de nuit), mais il suppose qu'il pourrait s'agir d'un seul et même phénomène vu sous différents angles. Puis il envisage la possibilité de confusions avec des ballons, des fusées ou des avions expérimentaux en forme d'aile volante, américains ou étrangers. Divers modèles d'avions expérimentaux américains de type «aile volante » sont ensuite cités comme causes pos­sibles de méprise. L'hypothèse originale du rapport est formulée: celle d'une aile volante soviétique qui aurait été développée à partir d'un modèle allemand de pla­neur datant de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Horten XIII. Les services de renseignement croient même savoir qu'il serait envisagé de construire cet engin à mille huit cents exemplaires ! Le rapport cite une information selon laquelle existerait déjà une escadrille de chasseurs de nuit de ce type, basée près d'Irkoutsk.

Nous savons aujourd'hui que ces informations étaient sans fondement. Même si les Soviétiques avaient possédé un tel engin - prototype révolutionnaire qui aurait néces­sité une mise au point délicate, comportant de gros risques d'accident -, ils n'auraient certainement pas songé à le faire parader de la sorte en territoire hostile. Cette partie du rapport est donc invraisemblable.

En réalité, les auteurs de cette hypothèse n'ignoraient certainement pas à quel point elle était ridicule. D'abord, on voit mal comment, en à peine plus d'un an, les ingé­nieurs soviétiques auraient pu développer, à partir d'un modèle expérimental, simple avion en bois (le Horten allemand, saisi à la fin de la guerre), ces mystérieux disques, cigares et boules de feu traversant le ciel améri­cain à une vitesse fulgurante. Les responsables du Ren­seignement militaire aérien savaient certainement, en revanche, que les Soviétiques s'évertuaient à réaliser une copie exacte du bombardier B-29, dont ils s'étaient approprié trois exemplaires échoués en Sibérie à la fin de la guerre, à la suite d'un raid sur le Japon - fait que l'armée de l'Air américaine ne pouvait ignorer ! La copie soviétique du B-29 fit son premier vol en avril 1948, et la production commença en 1949, sous le nom de Tupolev Tu-4. Les Soviétiques, pas plus que les Américains, n'étaient capables de construire des soucoupes volantes aux performances inouïes.

Par ailleurs, ce document comporte une étrange lacune : l'idée qu'il pourrait s'agir d'engins extraterrestres n'est même pas mentionnée, alors que la commission Sign vient de remettre un gros rapport soutenant cette thèse. C'est la raison pour laquelle Michel Meurger, un auteur sceptique sur l'existence même des ovnis, cite le rapport du 10 décembre 1948 à l'appui de la thèse selon laquelle les soucoupes volantes ont été « inventées » à l'époque où les hommes commençaient à se tourner vers l'espace, alors que la vague de « soucoupes imaginaires » plongeait les militaires dans la perplexité. Or ce rap­port consolide en fait une série d'observations parfaitement convaincantes - raison pour laquelle il a été classé top secret.

L'« aile volante soviétique » ne tarda pas à apparaître pour ce qu'elle était : une invraisemblable fiction. En août 1950, la déclassification, puis la destruction du rapport de l'état-major sont décidées. Dès lors que la thèse de l'aile volante perd sa crédibilité, la question de la nature des ovnis, dont l'existence est admise par le rapport, retrouve entièrement son caractère mystérieux, et ce document devient très embarrassant au moment même où se met en place la «ligne dure», niant l'existence même des visiteurs de l'espace...

Le 11 février 1949, l'équipe Sign est dissoute et remplacée par une nouvelle commission, le « Project Grudge » (littéralement, « Projet Rancoeur »), qui prend le contrepied de l'équipe précédente et s'emploie à évacuer ces embarrassantes observations. En 1951, le capitaine Ruppelt va ranimer la flamme avec une équipe renommée « Livre Bleu », mais il va se heurter à son tour à l'hostilité de la hiérarchie et renoncera à ce travail d'enquête, en 1952, et la commission ne sera plus guère qu'une façade. Nous savons aujourd'hui que les vraies enquêtes ont été poursuivies ailleurs.

http://bourdais.blogspot.com/2008/05/la-vague-de-1947.html

Rapport sur la vague d'ovnis de 1947 (Ted Bloecher)

Traduction partielle de The UFO Wave of 1947, Washington, D.C.: NICAP Publication, 1967 par RRO.org

Il y a peine un peu plus de 20 ans, le problème des Objets Volants Non Identifiés (OVNIs) éclata aux yeux du public. En ne serait-ce qu'une période de 2 semaines de l'été 1947, le problème ovni fut exposé en un ordre confus devant le public américain au moyen de titres de journaux et de dépêches à profusion. En retrospective, il semble clair que la trace visible de l'émergence en 1947 du problème ovni est principalement une trace journalistique. Bien que les scientifiques, les militaires, et quelques portes-paroles du gouvernement aient joué des rôles mineurs dans l'entrée dramatique des ovnis sur la scène moderne, les journalistes ont écrit et fourni les lignes clés qui ont rendu prépondérant le rôle des journalistes dans le drame.


Ted Bloecher

Par conséquent, pour reconstruire cette émergence publique, remplie d'événements, du problème ovni, on doit se tourner vers les journaux de la nation et examiner le déploiement jour-par-jour (parfois heure-par-heure) des différents indices — indices que quelque chose de nature véritablement inhabituelle se produisait.

Quelques auteurs ont déjà analysé au bord d'une revue journalistique cet épisode de 2 semaines de fin juin et début juillet 1947. Dans le présent ouvrage, Bloecher nous donne ce qui en viendra probablement à être considéré comme l'analyse définitive de cet épisode important dans l'histoire journalistique et celles des ovnis.

Son approche fut directe : parce que son travail professionnel l'a amené en diverses parties du pays, il commença il ya plusieurs années à consacrer le maximum de temps possible à fouiller les archives de journaux des bibliothèques locales, afin d'en extraire le matériel de presse d'origine de 1947 relatant le problème ovni dans toutes ses dimensions. Ses dossiers grandissant il se tourna vers d'autres sources, dont les archives du projet Blue Book de l'Air Force et les archives de groupes d'enquête indépendants. A partir de tout ceci, il a assemblé et mit en ordre bien plus clair que cela n'aurait pu être apparent pour les lecteurs de 1947 un récapitulatif systématique de la naissance du problème ovni en 1947. Ce livre est le résultat de ses études. Je le recommande à toutes personnes étudiant sérieusement le problème ovni.

Sans nul doute, la plupart des autres lecteurs seront aussi sonnés que je l'ai été de réaliser que déjà dans les 2 premières semaines après le signalement du Mont Rainier par Kenneth Arnold le 24 juin 1947, des signalements dans la presse d'autres observations américaines d'objets aériens particulièrement non-conventionnels se comptaient non pas en la douzaine ou presque dont la plupart d'entre nous se souvient, mais en centaines. Bloecher concédant avec prudence que sa propre recherche ne pourrait avoir glané tous les signalements des dossiers de presse de 1947, nous pouvons sans risque arrondir au supérieur sa collection de près de 800 signalements à l'estimation qu'au moins 1000 observations observations d'objets non-identifiés ont eut lieu aux Etats-Unis à milieu de l'été 1947, dont le gros arrive lors d'un pic assez précis centré autour du 7 juillet. Comme Bloecher le souligne de manière adéquate, ceci marque clairement l'épisode comme étant l'une des vagues d'observations les plus proéminentes à ce jour.

(Il serait certainement peu sage de tirer la conclusion que 1000 signalements en environ 2 semaines confèrent à cet épisode la distinction d'être la plus proéminente des vagues connues ; malheureusement aucun chercheur sur les ovnis n'a fait pour d'autres vagues américaines le même type de recherche diligente que Bloecher a accompli pour l'épisode de 1947. Ainsi, l'épisode de novembre 1957 pourrait bien dépasser l'épisode de l'été 1947, si seulement une documentation raisonnablement complète était disponible. Et puis, il existe aussi des vagues à l'étranger ; septembre-octobre 1954, comme l'a montré le travail de Michel, a constitué une vague d'observations particulièrement remarquable en France et dans les parties voisines de l'Europe.)

Préface

Au cours des 5 dernières années, lors de plusieurs voyages étendus dans le pays, j'ai eu l'occasion d'examiner les archives de journaux de nombreuses bibliothèques locales à la recherche de signalements d'objets volants non-identifiés dans les actualités. J'étais particulièrement interessé d'obtenir des informations sur la vague d'observations qui avait eu lieu lors de l'été 1947, seuls quelques traces des signalements dans des journaux étant disponibles pour cette période. Ma recherche débuta à Portland, dans l'Oregon, où je savais que de nombreuses observations avaient été faites. Ce n'est pas avant d'avoir consulté les journaux locaux de la période, cependant, que je réalisais à quel point ces observations avaient tout simplement été nombreuses. Intrigué par des premières données, je continuais d'examiner d'anciens signalements dans de vieux journaux dans les bibliothèques d'autres villes que je visitais. Ville après ville, je découvrais le même fait extraordinaire : que des ovnis avaient été vus et signalés dans des proportions incroyables en juin et juillet 1947. Je ne m'étais pas du tout préparé à l'énorme quantité de détails descriptifs qui reposaient enfouis dans les journaux locaux. Que ces éléments n'aient pas été remarqués pendant tant d'années n'était pas vraiment surprenant, cependant, le sujet étant nouveau en 1947 et peu de personnes ayant une quelconque raison de croire qu'il persisterait comme il l'a fait. En conséquence, aucune trace n'avait été conservée, autre que le fichiers de rapports d'enquêtes de l'Air Force. Le public — et de nombreux responsables officiels — supposèrent que les soucoupes volantes étaient simplement une sorte de phénomène transitoire et disparaîtrait bientôt. Alors que l'intérêt était élevé à l'époque des observations, il disparut peu de temps après que la vague se soit calmée et ne fut pas ravivé avant l'année suivante, lorsqu'une nouvelle bourrasque de signalements fut faite. A ce moment, les signalements de 1947 étaient de vieilles choses et restèrent enfouis dans les morgues de journaux des bibliothèques de tout le pays.

Lors de voyages ultérieurs et, en particulier, pendant la période de juillet 1966 à juin 1967, I searched for material from areas I had not visited before; je découvrais que mes premiers efforts n'avaient été qu'un début. Je commençais à envoyer des copies des mes notes au Comité d'Enquêtes National sur les Phénomènes Aériens, à Washington, D.C., ayant été membre de cette organisation depuis son commencement au début de 1957. Ces notes virent par la suite à l'attention de plusieurs personnes qui pensèrent, comme je commençais à le faire, que les données étaient suffisamment importantes pour être rendues accessibles à d'autres impliqués dans la recherche sur le sujet. Le matériel présentait une image vivace, et une bien plus complète qu'il n'en avait auparavant été disponible, d'une période importante de l'activité ovni — une période qui n'avait jusqu'ici reçu qu'une attention à peine plus passing dans la littérature étendue sur le sujet. Un rapport spécial fut suggéré comme moyen approprié de rendre les données disponibles. Heureusement, il fut possible de rédiger le rapport à un moment approprié — le 20ème anniversaire des premiers événements.

To supplement l'information que je recueillais alors que je voyageais, les archives de journaux à la Bibliothèque du Congrès furent consultées pour couvrir les régions que je n'avais pas visité en voyage. En tous, plus de 140 journaux furent examinés, représentant plus de 90 villes et communes dans 49 états, le District de Columbia et le Canada. Les journaux du Montana ne purent être consultés, ne m'y étant pas déplacé ni n'ayant pu trouver de journaux pour cet état à la Bibliothèque du Congrès. Il y a, cependant, des références à plusieurs observations dans le Montana qui furent relayées comme dépêches par câble dans d'autres journaux.

2 autres sources de références furent également consultées. Le projet Blue Book de l'Air Force, à la base aérienne de Wright-Patterson à Dayton, Ohio, avait dans ses fichiers approximativement 60 rapports officiels d'observations jusqu'à la fin de juillet 1947, et des notes furent faites sur environ 2/3 d'entre eux ; le manque de temps empêcha une couverture complète de ces données. Les fichiers du NICAP incluent aussi un certain nombre de signalements d'observations de 1ère de la période de 1947 ; certains d'entre eux venaient des archives de l'aujourd'hui inactive Civilian Saucer Investigations de Los Angeles, qui furent données au NICAP après que cette organisation ait cessé ses opérations. Un certain nombre de ces signalements sont inclus. Quelques références sont venues de publications et magazines sur les ovnis également.

Le rapport achevé fournit une liste chronologique de plus de 850 observations faites durant juin et juillet 1947. Les observations furent faites dans 48 état, le District de Columbia, et le Canada. Il s'agit basiquement d'un travail de référence qui ne tente pas de faire une évaluation critique de chaque rapport individuel, bien que certains cas aient été sélectionnés comme représentant des aspects spéciaux des phénomènes ovnis ; ces cas sont fournis en plus de détails dans les sections 2, 3 et 4. Les journaux ont fourni la source d'information de base. Quiconque lit les journaux régulièrement a peu d'illusions sur la fiabilité des témoignages dans la presse ; si un récit n'est pas déformé il est aussi souvent désespérément avare de faits solides. Mais ces récits de presseservent à démontrer, ne serait-ce qu'en termes quantitatifs, le caractère extraordinairement répandu des observations d'ovnis de 1947. Dans un certain nombre de cas, le Dr. James McDonald, physicien sénior à l'Institut de Physique Atmosphérique de l'Université de l'Arizona, a pu entrer en contact avec les témoins d'origine et a par là-même fourni une indication de la fiabilité générale de ces récits de presse. Plus important, est il évident dans ces références de journaux que parmi les premières observations certains schémas d'apparence et de comportement d'ovnis, généralement pensés être un développement ultérieur, ont en fait été observé et signalés à l'été 1947.

Bien qu'une grande quantité de données ait été trouvée par cette recherche, il en reste encore plus ; sans accès aux journaux locaux où de nombreuses observations sont apparues, il a été impossible d'obtenir des faits essentiels sur ces incidents. Si une recherche approfondie pouvait être faite dans l'ensemble des journaux de du pays pour cette période, le nombre total de signalements d'observations publiés serait, en étant prudent, plus que doublé. Il serait énormément utile que de futurs lecteurs de ce rapport consultent leurs bibliothèques locales pour ajouter aux données déjà recueillies, et envoient les informations supplémentaires au NICAP.

Un autre fait significatif met en avant la magnitude de la vague de 1947 : encore et encore dans les récits de presse référence est faite aux centaines d'appels réçus par les journaux, alors que seule une fraction de ces signalements apparût plus tard dans récits de presse.

Afin d'éviter toute confusion sur certain termes, les définitions suivantes pourraient être utiles au lecteur. Utilisé dans ce rapport, le terme "vague" fait référence à tout accroissement soudain et prononcé d'observations d'ovnis à une échelle nationale, au-dessus de ce qui est considéré ordinairement comme rythme moyen journalier. Selon une interview dans le Christian Science Monitor du 3 septembre 1965, le Dr. J. Allen Hynek, consultant scientifique en chef du projet Blue Book de l'Air Force, a dit que dans les dossiers officiels le rythme moyen journalier d'observations pour les 18 premières années de signalements était de 1 ou 2 observations/j (les fichiers de l'Air Force comme du NICAP indiquent que ce taux a augmenté lors de ces 2 dernières années). Si une augmentation des observations a apparemment résulté d'une quantité anormale de publicité sur 1 ou 2 signalements, et qu'un examen minutieux démontre une grande proportion de méprises avec des phénomènes naturels, on ne pourrait la qualifier de vague authentique.

La vague de 1947, qui est incontestablement authentique, ne fut pas la 1ère ou la dernière vague dans ce pays, pas plus que les vagues d'ovnis n'ont été confinées aux Etats-Unis. Une vague majeure eut lieu en 1897, lorsqu'un grand nombre de citoyens rapportèrent avoir vu ce qui fut alors appelé des "aéronefs" ; et just 1 an avant la vague de 1947 une autre avait eu lieu en Europe du nord, lorsque furent faites des centaines d'observations de "fusées fantômes". Dans ce pays d'autres vagues majeures eurent lieu en mars et avril 1950 ; juillet et août 1952 ; novembre 1957 ; août 1965 ; mars et avril 1966 ; et peut-être en février 1967 -- mais sans la quantité de reportages habituellement associés aux vagues. Toutes ces informations importantes devraient être examinées en termes d'analogies et de différences en tant qu'élément de l'étude globale du phénomène ovni.

Il y a eu des accroissements d'observations dans des régions géographiquement isolées en de nombreuses occasions, de nombreuses fois dans le cadre d'une vague majeure mais d'autres fois de manière indépendante. Ceux-ci sont appelés "concentrations". Des concentrations domestiques notables furent signalées dans les Carolines en février 1953 ; la région de l'Ohio, en août 1955 ; les Dakotas et le Minnesota, en novembre 1956; en Californie du nord en août 1960 ; au Nouveau Mexique en avril 1964 ; au Maryland et en Virginie, en janvier 1965; dans le New Hampshire en septembre et octobre 1965 ; dans le Michigan et dans l'est du Long Island, dans le cadre de la vague nationale majeure du printemps 1966.

Lorsqu'une vague d'observations d'ovnis a lieu, il y a simultanément un accroissement marqué dans la couverture du sujet par les médias. Le degré d'espace d'actualité alloué aux "soucoupes volantes" apparaît être proportionnel à l'intensité de la vague. La condition résultante, appellée "vague", fut définie succinctement par  Edward J. Ruppelt, ancien directeur du projet Blue Book, dans Le Rapport sur les Objets Volants Non Identifiés Doubleday and Company, 1956, p. 189 : Dans la terminologie de l'Air Force une "vague" est une condition, ou une situation, ou l'était d'être un groupe de personne caracterisé par un état de confusion avancé qui n'a pas encore vraiment atteint des proportions de panique. La confusion marquée, vécue par un très grand nombre de personnes en 1947, place sans nul doute la vague d'ovni de cette période dans cette catégorie.

Une "observation" est toute observation d'un phénomène aérien inexpliqué. Un "signalement" est la description orale ou écrite d'une observation. Un "cas" fait référence à un signalement, ainsi qu'à d'autres éléments qui y sont associés, tels que des informations sur l'observateur, un récit de l'enquête, des références au signalement, ou des conclusions tirées des informations recueillies. Afin de références rapides dans ce rapport, à chaque observation a été affectée un n° de cas dans la Chronologie (Section 5). Dans les signalements d'observations qui pourraient être des observations indépendantes du même phénomène, chaque signalement indépendant a reçu un n° de cas distinct ; et dans les signalements où plusieurs observations différentes sont faites à des intervalles de temps différents, ou en des endroits différents, mais par les mêmes témoins, chaque observation indépendant a un n° de cas. Bien que ce système tende quelque peu à accroître les données statistiques, il simplifie la procédure pour se référer à des observations spécifiques.

Je voudrais exprimer mon appréciation à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce rapport : au Dr. James E. McDonald pour son encouragement et ses suggestions utiles, ainsi que pour des données supplémentaires de valeur sur un certain nombre de cas ; au major Donald E. Keyhoe et à M. Richard Hall, qui me rendit gentiment accessible les installations du NICAP ; au personnel du NICAP, en particulier Melle Beau Sinkler, qui a préparé les cartes ; à Melle Lynn Catoe, de la Bibliothèque du Congrès, pour son aide généreuse dans la recherche en bibliothèque ; à M. Thomas E. Pyne de la Commission Commerce Inter-états, aujourd'hui à la retraite, qui a fourni des informations essentielles sur les fuseaux horaires en 1947; au lieutenant-colonel George P. Freeman, Jr., qui arrangea ma visite au projet Blue Book en janvier 1967, et au major Hector Quintanilla et son équipe pour leur courtoise assistance ; aux membres du NICAP qui ont fourni des données utiles, dont Melle Judi Anne Hatcher, de Los Angeles, M. Dudley Robb, de Montreal et M. Jerry Rice, de New York City; et , en particulier, à Melle Isabel L. Davis, of Washington, D.C., pour toutes ses suggestions utiles et son aide concrète.

Ted Bloecher

Washington, D.C.

Synthèse et graphique journalier

Le rapport sur la vague d'ovnis de 1947 traite de la 1ère vague contemporaine d'observations d'ovnis dans ce pays NDT: Les USA, qui atteint son pic les 6 et 7 juillet 1947. Il inclut une chronologie détaillée de plus de 850 cas d'ovnis pour juin et juillet avec des références complètes, principalement issues de 140 journaux de 90 villes des Etats-Unis et du Canada, mais aussi des fichiers du NICAP et du projet Blue Book, ainsi que des références issues d'un certain nombre de publications sur les ovnis.

Environ 250 de ces signalements sont discutés en détail, avec des références aux schémas d'apparence et de comportement des objets signalés, aux types particuliers de témoins et à d'autres caractéristiques spécifiques. Un résumé de la période, le mode de couverture par la presse et ses effets sur le sujet, sont discutés. Des cartes sont fournies pour illustrer la distribution journalière des observations pour la période.


Graphique illustrant le nombre de cas chaque jour, du 15 juin au 15 juillet Graphique illustrant le nombre de cas chaque jour, du 15 juin au 15 juillet

© Copyright 1967 Par Ted Bloecher

Résumé de la période

Au cours de l'été 1947 une situation bizarre et inexplicable se développa en Amérique du Nord à laquelle, jusqu'au moment de l'écriture de ce rapport, 20 ans plus tard, aucune explication satisfaisante n'a été donnée. Commençant à la dernière partie de juin, des gens d'endroits largement éloignés et de tous secteurs commençèrent à signaler avoir vu des objets brillants, très rapides, effectuant d'étranges manoeuvres dans le ciel. Dans la plupart de ces signalements les objets furent décrits comme ronds ou en forme de disque. Pendant plus de 1 semaine des observations furent faites en nombre continuellement croissant. Le 4 juillet les signalements grimpèrent rapidement et spontanément, et durant 5 jours il y eu peu de parties des Etats-Unis qui ne furent pas visitées par ces objets aériens étrangement élusifs. Des signalement vinrent de nombreux points du Canada également. Le nombre d'observations atteint un pic le 7 juillet, et durant les quelques jours suivants les signalements commençèrent à diminuer jusqu'à ce que, 1 semaine plus tard environ, seule une poignée furent faits de sections éparses du pays. Bien que les objets eux-mêmes aient tout sauf disparu, l'intérêt et la spéculation à leur sujet continua un moment après. Une vague d'observations d'objets volants non-identifiés avait eu lieu. Les soucoupes volantes étaient entrées dans la langue et étaient devenues l'objet d'un intérêt fickle et d'une confusion toujours croissante.

Comme le savent la plupart des gens familiers de l'histoire du phénomène ovni, les événements de 1947 ont semblé commencer le 24 juin, la date de l'observation de Kenneth Arnold, alors qu'il pilotait un avion au-dessus des Monts Cascade de Washington. La date est en partie justifiée, puisque c'est le signalement fait par ce pilote et homme d'affaires de Boise (Idaho), qui vendait des équipements anti-incendie à travers tout le nord-ouest, qui ouvrit le 1er chapitre des archives modernes de l'activité ovni. Mais l'observation d'Arnold ne fut pas la 1ère observation de la période. Des semaines durant, avant cela, des gens avaient vu des objets non-identifiés dans le ciel et avaient gardé çà pour eux. Un résultat important du signalement d'Arnold fût d'obtenir de ces premiers témoins leurs récits de ces observations jusqu'alors non rapportées.
La vague d'ovni de 1947 aux Etats-Unis

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MessageSujet: Re: La vague d'ovni de 1947 aux USA   Ven 04 Déc 2009, 22:22

Types de témoins particuliers

Les observations de cette section furent signalées par des témoins dont la profession ou l'occupation implique des responsabilités au-dessus de la moyenne. Ces cas furent sélectionnés sur la présupposition que des personnes formées par leur profession sont plus susceptibles d'observer et de rapporter correctement.

Bien que tout témoin soit capable de faire une erreur honnête dans une observation d'ovni, certains témoins -- des pilotes de ligne, par exemple -- ont des qualifications exceptionnelles pour décrire un objet aérien. De la même manière, un officier de maintien de l'ordre aura peu de raison de faire une déclaration douteuse ou questionable -- en fait, c'est tout l'opposé.

Comme dans la section 2, un certain nombre de ces récits sont fragmentaires. Dans certains cas, les sources principales n'étaient pas accessible à l'examen ; mais dans d'autres brefs signalements, où le récit local était disponible, la responsabilité de sa nature fragmentaire est celle du journaliste qui n'obtint pas suffisamment de données, ou du rédacteur-en-chef, qui décida qu'un tel niveau de détail n'est pas important. Il est plus que probable que si on les avait demandées au témoin, celui-ci aurait pu fournir les informations essentielles.
Schémas d'apparence et de comportement

Les observations suivantes incorporent plus de détails qu'on ne pourrait en inclure dans la chronologie (section 5) ; par exemple, les conditions dans lesquelles une observation a été faite, des informations sur les témoins, etc. Un certain nombre de ces cas ont été examinés par le Dr. McDonald, et des données supplémentaires sont incluses pour ces signalement (ces informations furent reçus après que la Chronologie ait été préparée et ne sont pas incluses dans la liste chronologique). Les observations ont été classées en divers groupes illustrant certaines similarités dans les descriptions de l'apparence et du comportement des objets, telle que celles de forme, taille et caractéristiques externes ; de formations et manoeuvres, etc.

Certaines des observations incluses dans cette section, ainsi que dans les sections 3 et 4, sont fragmentaires, mais elles contiennent des détails pertinents pour la catégorie particulière en question. Toutes les données disponibles ont été incluses à partir des sources qui ont été examinées ; il est possible que les autres détails importants puissent toujours être obtenus à partir des sources d'actualités locales dans des cas où les références principales n'étaient accessibles pour examen.

La sélection des observations dans les sections 2, 3 et 4 n'implique pas nécessairement une approbation en tant qu'observations vérifiées d'ovnis. Un certain nombre de cas, malheureusement, contient trop peu de détails, même dans certaines sources principales, pour permettre de tirer de quelconques conclusions définitives. D'autres, comme l'a découvert le Dr. McDonald dans ses recoupements personnels, contiennent certaines inexactitudes ; elles sont corrigées dans les informations supplémentaires.
Indices empiriques

Dans la plupart des signalements d'ovnis il n'y a rien de tangible to lay hold of ; les indices consistent en la description par les témoins d'un objet dont il disent qu'ils se comportait de telle et telle manière. Dans un petit pourcentage de signalements, cependant, des indices existent ou a été rapporté quelque chose de plus qu'une seule impression sensorielle d'un phénomène aérien. De tels indices incluent les réactions d'animaux à la présence d'un ovni ; des effets électriques et électromagnétiques intervenant lorsque les ovnis sont vus ; des dépôts et des traces, dont des fragments laissés par des objets en survol à basse altitude ou ayant atterri ; et des enregistrements de leur présence sur film photographique et écrans radar. Ces éléments, impliquant comme ils le font des caractéristiques et circonstances au-delà d'une simple observation visuelle, sont fragmentaires ; néanmoins, ils fournissent des éléments quant au caractère des phénomènes et offrent des indices étayant leur existence effective. Quelques-uns de ces cas (à l'exception de rapports radar) eurent lieu lors de la vague d'ovnis de 1947.
http://rr0.org/data/1/9/6/7/Bloecher_Report1947UfoWave/index.html


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La vague d'ovni de 1947 aux USA

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