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 Présentation de la vague d'observation de 1954

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Benjamin.d
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MessageSujet: Présentation de la vague d'observation de 1954   Lun 30 Nov 2009, 21:51

La vague d'observation de 1954 (France)

 

Il faut savoir que ces gens ne connaissaient presque rien des ovnis en 1954. Ils ont donc interprété et décrit à leur manière avec leurs mots les apparitions d'ovnis et les atterrissages. Le fait de décrire un ovni comme un "abat jour" ne veut pas dire que le témoignage est faux ou inventé. Il s'agit simplement de la description de la forme de l'objet certes un peu naïve ou simpliste mais avec une grande sincérité. La vague de 1954 est un évènement majeur dans l'histoire française de l'ufologie elle mérite toute notre attention. Il s'agit d'une visite méthodique et minutieuse du territoire français par des engins non conventionnels en très grand nombre. Malheureusement les discours des rationalistes qui ne sortaient même pas de chez eux pour constater de visu et l'acharnement extrême de la presse sur les témoins ont tout éclipsé.



 

L'année 1954 est marquée par une vague d'OVNIS sans précédent en France. Des dizaines d'observations, d'atterrissages, de rencontres avec des petits êtres sont rapportés tous les jours durant les mois de Septembre, d'Octobre et Novembre.

En France, à cette époque, les soucoupes volantes font parfois l'objet d'articles dans la presse, mais sont généralement considérées comme des balivernes. Donc peu de changement par rapport à notre époque et pourtant le pays vas subir une vague d'observations d'ovnis qui fera parler d'eux durant de longues années.

La vague débute en septembre 1954, déferle en octobre et s'éteint peu à peu jusqu'au début du mois de décembre. Toute la France est concernée par ses diverses observations. Toutefois, les rencontres rapprochées du 3e type (RR3) font défaut dans vingt-huit départements sur les quatre-vingt-dix de l'époque.

Ce qui frappe dans la vague de 1954 c'est l'étonnante diversité dans les témoignages. Au vu des différents témoignages ont peu même se poser des questions sur leur véracité tant les bizarrerie sont notées. Par exemple au niveau de la forme des ovnis, les témoins comparent le phénomène à une marmite, un champignon, une sphère, une meule, un cigare, une citerne, une balance, un sous marin un abat jour etc…
en ce qui concerne les RR3, c'est le même problème, il semble y avoir autant d'espèces de visiteurs que de témoins.

On notera les descriptions de nains velus de la tête aux pieds, de petits hommes a grosses têtes, revêtus de scaphandre, des humains normaux vêtus d'une tenue collante, des petits êtres d'un vert phosphorescent munis d'une queue etc… Et il en est de même pour le type de communication de ces êtres qui tantôt semble parler français, ou russes, ou chinois ou avec l'accent breton. En bref, il semble y avoir, a première vue, une sorte de " joyeux n'importe quoi " si je puis me permettre l'expression dont une partie pourras éventuellement être mis sur le compte de la panique mais qui reste tout de même dans l'ensemble un peu confus.

Néanmoins, des effets physiques indiscutables sont observés qui attestent bien de la réalité du phénomène. On relève, par exemple, des traces des atterrissages des appareils avec de l'herbe et de la terre tassées, des plantes calcinées, des pierres noircies par de fortes chaleurs, des empreintes de toutes sortes etc… Des témoins sont frappés de paralysie ou d'une dermatose anormale ou d'autres maux nécessitant deux ou trois jours de soins au lit. Des moteurs de véhicule s'arrêtent des phares s'éteignent et les animaux semblent tous terrorisés.

Malheureusement, à cette époque les chercheurs et enquêteurs sont peu nombreux et peu d'entre eux se rendent sur le terrain. Hormis quelques journalistes provinciaux comme Charles Garreau ou encore Marc Thirouin et Henry Bush ainsi que Jimmy Guieu qui vont réaliser quelques enquêtes, les reporters de se dérangent guère. Certains rédacteurs vont même jusqu'à qualifier de canulars des affaires sur lesquelles ils ne font aucune enquête.

Cette vague se caractérise par une prédominance de rencontres dite du 3ème type (voir classification des rencontres).




Voici quelques dates de rencontre :

Le 10 septembre 1954, à Quarouble, dans le Nord de la France, Marius Dewilde, alors qu'il lit le journal, aperçoit, sur la voie ferrée une masse sombre. Il entend des pas qui se rapprochent et voit deux petits êtres qui s'avancent vers lui. Alors qu'il s'approche pour en attraper un, il est paralysé par un rayon. Les deux petits êtres disparaissent alors dans leur engin qui s'élève du sol.

Le 26 septembre 1954, Mme Leboeuf, à Chabreuil, dans la Drôme, voit un petit être en scaphandre se rapprocher ; les chiens aboient, un disque s'élève du sol en sifflant, bascule et disparait. Des traces furent découvertes sur le sol, le maïs est aplati, une branche cassée, une autre effeuillée, des arbrisseaux écrasés ainsi qu'un trou dans l'herbe de 15 cm, situé dans la périphérie d'une trace circulaire.

Le 27 septembre 1954, à Prémanon, dans le Jura, les enfants Romand, 12 et 9 ans, aperçoivent une forme couleur aluminium de 2m sur 1m ; le garçon tire avec son pistolet à flèches. La masse s'approche alors du garçon qui est touché à l'épaule ; sa soeur voit un cube animé dans la grange, elle se cache dans le foin. Les gendarmes constateront que le pré est foulé.

Le 1er octobre 1954, à 18h15, à Ressons-Sur-Matz, un fermier vit dans un champ, un appareil blanc. Plus tard, on trouva l'herbe aplatie à l'endroit du phénomène.

Le 03 octobre 1954, à 22h45, à Ronsenac, en Charente, Un engin circulaire fut aperçu par Jean Allary, entre Montmoreau et Villebois-Lavalette. Il semblait glisser sur le sol, et s'illumina complètement lorsqu'il décolla. Il mesurait environ 1,20m de haut. A cet endroit, on trouva l'herbe écrasée et roussie sur une longueur de 7 mètres.

Comment peut-on interpréter la vague de 1954 ? Est-ce une réelle intrusion de visiteurs extraterrestres ou une sorte d'hallucination collective ? Certains ufologue comme Jaques Vallée penche pour la seconde solution aux vues des absurdités de certains témoignages tandis que d'autre comme Jean Sider Défendent la première hypothèse. Jugez donc par vous-même…



Le 7 octobre 1954, des apparitions OVNI en masse


La journée du 7 octobre 1954, des disques lumineux atterissant ou non, avaient été signalé à Cherbourg, la Ferté-Macé, près de Saint-Jean D'Assé sur la nationale 138, à Ballon, Lavenay, Montlevic et Cassis: Tous points d'alignant le long d'une droite avec une précision au millimètre près.
La même chose pour Corbigny, Montlevic, Puymoyen et Marcillac.

Soit au total 28 localités qui furent le théatre d'apparitions qui, toutes, montraient la même docilité à se ranger sur des lignes droites, lesquelles en se croisant, dessinaient de curieuses figures géométriques en étoile.

Ce fait pour le moins insolite se répéta curieusement durant la première quinzaine d'octobre. Après quoi la vague s'apaisa. Les alignements semblaient débuter vers une heure du matin, couvrant nos régions d'un réseau serré d'investigations d'origine inconnue.

On a parlé à ce propos de psychoses plus ou moins collectives. Mais, de deux choses l'une, rétorque Aimé Michel:


- c'est un phénomène pschychique. Alors, il arriverait que des centaines de milliers d'individus, ne se connaissant pas, se mettraient à délirer et, pour cela, s'organiseraient selon des lignes géométriques et réduiraient tous leurs délires à un petit nombre de spectacles bien agencés entre eux.
Seulement cela n'explique pas le moteur calé et les phares éteints du Docteur Robert.

- c'est un phénomène réel. Alors "une technologie d'une efficacité et d'une virtuosité prodigieuse a manoeuvré, réalisant un plan dont ni le but ni les motifs ne se laissent supposer".

L'hypothèse de travail basée sur ces alignements qu'imagina Aimé Michel a été contestée (équations à l'appui) par un staticien diplômé, Monsieur François Toulet.
Il n'en reste pas moins vrai que, même si c'est un mirage, ces alignements existent et restes inexpliquables... bien qu'à nos yeux de Terriens la vue d'une carte de ce genre évoque irrésistiblement l'idée d'une surveillance étroitement grillagée.

Mais dit encore Aimé Michel, l'homme peut-il espérer pénétrer un psychisme supérieur au sien si l'occasion lui en est donnée ? Ici le raisonnement par analogie invite à répondre par la négative. S'il en était ainsi nos rapports avec des êtres d'un psychisme supérieur au nôtre, nous ne discernerions, dans leur comportement, que des réalités de notre niveau. Par exemple, des lignes géométriques. Mais l'incompréhensible aurait ceci de particulier qu'il serait indéfinissable en langage humain. Nous sommes ici au seuil du vertige. N'allons pas plus loin pour l'instant."

 

Des témoignages de cette journée incroyable:

Minuit : A Bompas (66)

M. Sébelli a vu un objet atterir dans le village. Il appela ses voisins. Ils observèrent ensemble le départ de l'engin (Paris-Presse, le figaro, 13 octobre 1954).

Source: Les OVNI vus de près par Gross Patrick

2h: A Marcillac (33)

Un boulanger qui était au travail sort à l'extérieur pour se rafraichir en raison de la chaleur de son fournil. Il voit aparaître un objet lumineux vers le nord-ouest. L'objet traverse le secteur ouest du ciel à basse altitude, aux environs de 70 mètres d'après ce qu'estime le témoin. L'objet se déplace à allure modérée et est perdu de vue vers le sud-est en direction de Bussac. L'objet est décrit en forme d'entonnoir renversé.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958 et

Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979.

Tôt le matin : A Plozevet

Les équipages de plusieurs bateaux de pêche voient 1 objet lumineux de couleur orange au-dessus de la côte, apparemment entouré d'une fummée dense. Les villageois voient le même objet et le voient s'approcher à environ 10 m du sol puis s'envoler vers le sud-est France Soir, 9 octobre 1954.

4 h : A Béruges (86)

Un fermier, M. Thebault, voit 1 objet lumineux de 2 ou 3 m de diamètre, émettant un rayon de lumière qui balaye la campagne alentour France-Soir, 10 octobre 1954.

A l'aube : A Jettingen (France), un employé de chemin de fer, René Ott, voit un objet de la forme d'un chapignon de 3 m de diamètre, dans un champ à 3 m de la N16 et à 1 m du sol. Un rectangle lumineux, une sorte de porte, se voit sur le côté. Il décolle et s'élèva à environ 5 m au-dessus du témoin, le suivant jusqu'au village voisin France-Soir, 10 octobre 1954.

Source: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979.

6h20: A Lavenay (72)

Plusieurs témoins ont vu passer dans le ciel une sorte d'oeuf lumineux volant se dirigeant vers le sud-est.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958

6 h 25 : A Saint-Jean-d'Asse

Sur la N138, un camionneur, M. Tremblay, voit une lueur bleue intense se dirigeant vers lui. L'objet produit cette lumière a la forme d'un cigare rouge et bleu. Le moteur et les phares du camion cessent de fonctionner France-Soir, 10 octobre 1954.

Source: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979.

6h25: A Ballon (72)

Deux objets volants sont vus, en forme de cigare.

Source: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979 et M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958.

6h30: Aux Mans (72)

A l'est du Mans, sur la nationale 23, des employés de chez Renault se rendant à leur travail en vélo virent près de la route un objet lumineux sur le sol. Ils ressentirent alors "des picotements et un sorte de paralysie." au moment ou l'objet émit un jaillissement de lumière verte. Ils durent descendre de leurs bicyclettes avec difficultée. L'objet partit au bout de quelques secondes en volant très bas au-dessus des champs.

Source: Chroniques des apparitions E.T. par Vallée Jacques ** DENOEL 1972 - coll. J'AI Lu

A 7h00: Dommartin (01)

Une jeune écolière du hameau de Montessuy se rendait au catéchismeQuand elle fut survolée tout près au-dessus de sa tête par une soucoupe volante d'où sortirent deux êtres bizarres armés de "longs couteaux". L'enfant fut visiblement très effrayée.

Source: Le Dauphiné Libéré

A 9h00: Lacroix St Ouen (60)

Deux témoins ont observé pendant au plus 1 minute et à moins de 1000 mètres, un objet ovoïde de couleur métallique qui évoluait en ligne droite.

Source: Les Universons par Claude Poher.

A 10h00: Chanteraine (55) - 4 témoins

Une jeune fille de 17 ans était occupée à garder ses vaches sur le plateau de Malaincourt quand elle aperçoit dans le ciel un disque jaune, plutôt pâle, qui sembla osciller quelques instants. Abandonnant quelques secondes son troupeau, elle courut prévenir un agriculteur, qui labourait non loin de là, au lieu-dit "Le Boucher". Le phénomène lumineux était toujours là, et deux autres personnes de Chennevièrres virent ce globe inonder de reflets bleus et violets tout le ciel, En direction de Maix-aux-Forges. Ce jeu de lumières dura cinq bonnes minutes.


"Je ne pouvais plus regarder, affirme le cultivateur, ça me faisait mal à la tête. Je voyais tout bleu, mes cheveux étaient bleus, les bois étaient bleus."
Cette lueur pour le moins inhabituelle disparut ensuite faisant place, hélas, à une pluie abondante qui dura toute la journée.

Source: Journal "Lumières dans la Nuit"

A 11h30: A Roumazières (16) - 2 témoins

Une femme sort de chez elle pour aller donner à manger aux lapins quand elle observe un objet de la forme d'une barrique en position verticale très près du sol en contrebas des écoles dans un pré. La taille de l'objet est d'environ 1 m. Le témoin ne parvient pas à fixer l'objet car celui-ci projette des lueurs jaunes clair qui font mal aux yeux. L'objet démarre doucement et part vers l'horizon, passant au-dessus des écoles à la vitesse d'une voiture. Un second témoin qui se trouvait à côté de la femme confirme le témoignage.

Source: Journal "Lumières dans la Nuit"

13H00: A Chambéry (73)

Une famille entière habitant bellevue a observée un objet évoluant à faible vitesse au-dessus de Beauvoir. L'objet était gris aluminium. Il accéléra soudainement et disparut en direction de la Croix du Nivolet. Durée de l'observation 5 minutes.

Source: Le Dauphiné Libéré

14 h 30 : A de Monteux (84)

R.Margaillon se rend au travail. Entre Monteux et Althen-des-Paluds, à environ 100 mètres de lui, il voit, posé dans un champ un engin de forme à peu près sphérique, phosphorescent et d'apparence métallique d'environ 2 m 50 de haut ou de diamètre.


" J'ai arrêté mon attelage, dira le témoin. J'ai bloqué le frein de ma charrette. Je me suis alors avancé en direction de cet objet phosphorescent et d'apparence métallique. Je l'ai regardé longuement et, d'un seul coup, il a spontanément disparu, comme évaporé. ".
Plusieurs interprétations d'un effet possible sur le témoin en fonction des auteurs.

Le témoin ressentit une paralysie suffocante qui dura plusieurs secondes (selon Aimé Michel : A propos des S. V., p. 181).

Le témoin s'est mis à haleter et s'est senti "paralysé " (Jacques Vallée cas n° 208 et groupe G.A.B.R.I.E.L. "spécial paralysie" revue Ouranos).
Jimmy Guieu, dans Black out sur les S.V.. p. 198 cite : le témoin fut suffoqué par cette effarante disparition. Dans ce cas, nous ne savons pas s'il s'agit d'effets physiques ou de peur ?
C. Garreau et R. Lavier dans Face aux E.T., p. 165 ne parlent pas de paralysie ni de suffocation.

18H00: A Vix (85)

Une femme, à la Chaignée de Vix, dit avoir aperçu dans le ciel et se dirigeant du nord au sud, un engin de forme cylindrique allongée de couleurs bleue, rouge et verte et laissant derrière lui une trainée blanche, quelques secondes seulement et l'engin disparaît en direction de La Rochelle.

Source: Les OVNI vus de près par Gross Patrick

 

Vers 18h30: Hennezis (27)

Deux enfants racontent leur observation :


" II pouvait être 18 h 30, le jour commençait à tomber, le temps était couvert, nous revenions du catéchisme à Hennezis. L'église se trouve à une heure de route de notre domicile qui est situé en plein bois. Pour nous y rendre, nous devons suivre les chemins de terre à travers les champs et les bois. Nous nous hâtions pour arriver avant que la pluie ne commence à tomber. Nous longions un champ nouvellement labouré et roulé; lorsque, tournant la tête, j'aperçus, à environ 200 mètres du pavillon de la "Marette ", un objet en forme "d'oeufs ", de couleur rouge, reposant sur une sorte de couvercle de couleur noire. (II s'avère, après explications complémentaires des enfants, dessin à l'appui, qu'en réalité il s'agit d'un objet circulaire, surmonté d'un dôme rouge.)


J'ai tout de suite attiré l'attention de ma soeur sur cet objet bizarre, qui ne ressemblait à aucune machine agricole connue. Laissant ma soeur sur le bord du chemin, je me suis approché à moins de 100 mètres de l'appareil, et de la petite emmenée sur laquelle j'étais monté, j'ai pu distinguer l'objet. A ce moment, j'ai nettement aperçu, et ma soeur aussi, deux hommes de taille normale, descendre de la coupole rouge. Ils étaient vêtus de noir, et leur visage le semblait aussi. Ils se sont dirigés vers le dessous du disque noir.
La nuit étant descendue, nous avons été saisis de frayeur et nous avons couru jusque chez nos parents sans nous retourner. "


Le père revenu sur les lieux n'a trouvé aucune trace. La terre venait d'être fraîchement roulée, et leurs empreintes de pas ne laissaient aucune marque.

Sources: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979 et Black-out sur les Soucoupes volantes par Guieu Jimmy ** Fleuve Noir 1956 omnium 1977.

19h00: A Eurre (26)

Observation d'un appareil de forme ovoïde paraissant éclairé d'une lumière rouge clair. Il se déplaçait à grande vitesse et sans bruit.

Source: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979.

19h20: A Forbasch (57)

L'Atterrissage dans la région de Forbach (Moselle):

Forbach (De notre correspondant) .

-- Jeudi soir, vers 19 h 20, revenant de sa tournée de distribution, le chauffeur de la firme Coca-Cola, M. Bou Charles, 30 ans, demeurant à Stiring-Wendel, 21 rue Nationale, se trouvait, après la traversée de Rosbruck sur la Route Nationale N.3, à l'entrée de Morsbach lorsque tout à coup, son attention fut attirée par un engin se trouvant sur cette route. M. Bou, étonné, crut à un accident de la circulation et stoppa son camion à quelques mètres de l'engin. C'est alors qu'il se rendit compte, en descendant de son véhicule, qu'il s'agissait d'un engin circulaire d'un diamètre de 9 m et d'une hauteur de 4 m environ (plus de 2 fois la taille d'un homme normal), qui était éclairé par plusieurs faisceaux de lumières dirigés vers la terre. S'étant approché et se trouvant à quelques mètres de cet engin bizarre, M. Bou vit tout à coup l'engin décoller à la verticale et s'élever à 10 m environ en l'air, pour se propulser ensuite en direction de Morsbach.

Toute cette scène se passait dans l'espace de quelques secondes devant le chauffeur ahuri. M. Bou, encore sous le coup de l'émotion, reprit sa route et se rendit chez son patron, à qui il décrivit la scène, et alla en référer à la gendarmerie. Le capitaine Bohler, averti, se rendit avec M. Bou sur les lieux, mais ne put déceler aucune trace sur la chaussée. Il interrogea longuement le chauffeur, qui lui déclara que la soucoupe avait la forme d'une assiette géante, de couleur bleue. Il n'a pas vue d'ouverture ni d'occupant. L'engin en décollant, ne fit aucun bruit, pas de déplacement d'air et ne changeant pas de couleur. Au moment de l'apparition il pleuvait et M. Bou déclare que lorsque l'appareil s'est élevé et disparu il avait une vitesse excessive n'étant même pas à comparer avec un avion à réaction.

Le plus étonnant de l'affaire est que M. Bou, visitant un client quelques instants avant, à Merlebach, déclarait à celui-ci qu'il ne croyait pas à ces histoires de soucoupes volantes. Il fut d'autant plus effrayé en voyant cet engin.

Le chauffeur que nous avons vu au cours de son interrogatoire par le capitaine Bohler, paraît être de bonne foi et était encore hier matin sous le coup d'une émotion visible.

Sources: Journal LE LORRAIN et Les OVNI vus de près par Gross Patrick.

Intéressé par ce cas, Jean Sider écrira en 1989 au Ministère de la Défense ainsi qu'à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale qui lui répondront que le dossier est classifié pour 60 ans.

19 h 30: A Saint-Etienne-sous-Barbuise (10)

Marcel Guyot revenait de son travail aux abords de ce village. Son fils Jacques a suivi la même route dix minutes plus tard. Tous deux ont vu, à un passage à niveau, trois objets au sol qui produissaient une lumière blanche brillante. l'un d'eux était circulaire, l'autre avait la forme d'un cigare.

Source: France-Soir, 9 oct 1954 et M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958 et le journal "Science et vie".

19h30: A Saint Jory (31)

Observation d'une lumière verte de la grosseur d'une étoile.

Source: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979.

19h45: A St Savinien (17)

Un disque lumineux de couleur orange a été vu volant à basse altitude, stoppant et repartant en direction de l'ouest.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958

22h00: A Tantonville (54)

Quatre témoins qui roulaient en voiture, ont aperçu une grosse boule lumineuse descendant vers le sol, dont la luminosité devenait plus forte au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du sol. Le lendemain, on trouva de l'herbe brûlée à l'endroit où le phénomène s'était posé.

Source: Les OVNI vus de près par Gross Patrick.

Heure indéterminée. A Cassis (13)

Observation d'un objet de couleur aluminium, très brillant.

Source: journal "Science et vie"

Heure indéterminée. A Saint Bihy (22)

Observations de globes lumineux.

Source: Journal "Science et Vie"

Heure indéterminée. A Plozévet (29)

Tôt le matin un objet est observé par les équipages de plusieurs bateaux de pêche au-dessus de la côte. Il est lumineux de couleur orange, apparemment entouré d'une fumée dense.
Les villageois de Plozevet voient le même objet et déclarent qu'il s'était approché à environ dix mètres du sol puis s'est envolé vers le sud-est.

Source: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979

Heure indéterminée.A St Plantaire (36)

Des villageois voient un objet lumineux traverser rapidement le ciel.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958.


Heure indéterminée. A Montlevicq (36)

Observations de plusieurs objets disques, globes lumineux et cigares.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958.

Heure indéterminée. A Chalette sur Loing (45)

Observation d'un objet ovale lumineux.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958


Heure indéterminée.A Dordives (45)

Observation d'un objet en forme de cigare vertical.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958

Heure indéterminée. A Bournel (47)

Deux témoins, topographes, faisaient des relevés sur le terrain pour un plan quand ils firent l'observation décrite ainsi:
"Un engin de forme circulaire, évoluant silencieusement dans le ciel en jetant des lueurs rouges et vertes. Il descendit jusqu'à une altitude de 200 mètres, puis disparut en quelque secondes dans une accélération prodigieuse."

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958.

Heure indéterminée. A Montpezat (47)

Un objet non identifié est signalé dans la deuxième moitié de la nuit.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958.

Heure indéterminée. A Cherbourg (50)

Observation de globes lumineux.

Source: Science et vie

Heure indéterminée. A Corbigny (58)

En plein jour il est observé un engin lumineux en forme de cigare portant à sa partie inférieure deux disques rouges ainsi qu'un disque lumineux de grande dimension et de couleur jaune orange allant à une vitesse vertigineuse, laissant derrière lui une lumière éblouissante. Engin de forme cylindrique émettant des lueurs rouge et orange.

Source: Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979

Heure indéterminée. A La Ferte Macé (61)

Observation d'une sorte de fusée s'élevant silencieusement à la verticale en laissant une trainée blanche.

Sources: Le Dauphiné Libéré et M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958.

Heure indéterminée. A Duclair (76)

Un témoin est soudainement aveuglé par un faisceau lumineux, quand il rouvre les yeux, il voit une boule qui disparut en quelques minutes.

Source: Science et vie 

 

 Heure indéterminée. Aux Aubiers (79)

Observation au loin d'un disque rouge.

Source: M.O.C. par Michel Aimé ** Arthaud 1958.

 

Vague française d'automne 1954: l’afflux des témoignages




Extrait de http://www.home.worldcom.ch/~dbenaroy/amichel.html


Ce raisonnement n'est pas nouveau. Un homme de génie, l’Américain Charles Fort, l’avait déjà fait très clairement il y a une quarantaine d'années. La seule différence, c'est que Charles Fort ne pouvait appuyer sa pensée que sur des présomptions, et que ces présomptions sont devenues par la suite des certitudes. II supposait que les étoiles avaient des planètes comme le Soleil, que certaines étaient plus âgées que lui, et que la vie pouvait apparaître presque n'importe où. Mais rien de cela n'était encore prouvé. Sa conclusion n'en était pas moins limpide: " S'il y a tant d'astronefs dans l’espace sidéral, se demandait-il, pourquoi ne les voyons-nous pas?


"Actuellement, la même question doit être posée différemment. Un nombre considérable de personnes affirment en effet les avoir vus, et une nouvelle discipline est née, celle de l’étude des témoignages. Des commissions d'enquête ont été créées, les unes officielles comme l’Air technical Intelligence Center aux Etats-Unis, d'autres privées. Des chercheurs se sont peu à peu spécialisés dans cette recherche depuis une quinzaine d'années. Ils sont une cinquantaine dans le monde, et je les connais tous. La plupart d'entre eux poursuivent leur travail clandestinement en raison du discrédit jeté sur ce genre de recherche, réputé "pas sérieux". Ce sont des astronomes professionnels, des techniciens de l’aéronautique, des ingénieurs, des physiciens. Les extravagances et les impostures d'un nombre considérable de charlatans les incitent d'ailleurs autant à la prudence que la suspicion de leurs collègues. Mais les résultats acquis ne sont pas moins intéressants. Ce sont ces résultats que nous allons maintenant examiner.


LE NOMBRE DES TEMOINS


Il existe deux méthodes susceptibles d'opérer une évaluation grossière du nombre de personnes qui, dans le monde entier, disent avoir vu des objets dont la description ne peut être expliquée ni par des bolides, ni par des météores, ni par des ballons sondes, ni par quelque phénomène connu que ce soit. La première consiste à faire la somme des dossiers répandus dans les fichiers existants. Mon propre fichier comporte près de deux mille cas, dont les quatre cinquièmes environ en provenance du territoire français. Diverses supputations aboutissent à un nombre de l’ordre de trente à quarante mille dans le monde entier. Dans une bonne partie des cas, disons la moitié, il y a eu plusieurs témoins.


Mais cette évaluation ne vaut pas grand-chose, car la plupart des observations ne sont pas communiquées aux chercheurs: les témoins répugnent en effet à passer pour fous. Nous éprouvons ici l’effet des campagnes de presse orchestrées par ceux que Louis Pauwels appelle les "Messieurs en noir", et qui sont, non pas précisément les savants en place, mais ceux d'entre eux dont ils dépendent administrativement, augures qui tranchent du haut de leur position officielle sans avoir le moins du monde étudié ce dont ils parlent, et qui ont d'ailleurs, pour les honneurs, abandonné depuis longtemps toute recherche.


LES SONDAGES


D'où l’intérêt de la seconde méthode, qui est le sondage. Dès 1958, l’expérience de mes enquêtes m'avait conduit à la conclusion suivante: en France, on peut dire qu'une personne prise au hasard, ou bien a vu, ou bien connaît quelqu'un qui a vu. La difficulté est de chiffrer le nombre moyen d'individus que connaît personnellement chaque Français. Si l’on admet le chiffre de 200, cela donne pour la France entière plus de 200 000 témoins.


Voici un deuxième type de sondage, réalisé aux Etats-Unis par le capitaine Ruppelt du temps qu'il dirigeait la commission d'enquête de l’A T I C, vers les années 1952-53 . Une enquête confidentielle effectuée auprès des astronomes américains observateurs (les théoriciens, qui ne regardent jamais le ciel, étant évidemment laissés de côté) aboutit à fixer le pourcentage des témoins à 11% dans cette corporation supérieurement entraînée à l’étude du ciel. A noter qu'en public tous ces témoins proclament hautement que les soucoupes volantes sont une fumisterie, et que jamais quelqu'un de sérieux n'a aperçu l’ombre d'une.


Troisième type de sondage: un de mes amis américains, professeur dans une université et spécialiste très connu de Mars, a fait aux Etats-Unis en 1962 une série de conférences sur cette planète; le public était essentiellement constitué d'hommes de science; ayant eu la malice de terminer chacun de ses exposés par cette phrase: "... mais évidemment, la meilleure preuve de l’existence d'une vie extra-terrestre serait l’observation d’un engin venu d'une autre planète ", il obtint presque régulièrement le témoignage d'un ou de plusieurs de ses auditeurs. Pourcentage des témoins: 1,5 pour cent, soit nettement plus que ma propre évaluation de 1958. Détail du plus haut intérêt: aucun de ces cas n'avait été rapporté à la Commission d'enquête de l’Armée de l’Air ni aux journaux.


Il est donc bien certain que nous ne possédons dans nos fichiers qu'une infime proportion des observations.


LE TEMOIGNAGE DES RADARS


A côté du témoignage humain, il y a celui des appareils. Ecartons tout d'abord un certain type de cas, bien étudiés en France par le professeur Vassy, ou l’apparition de taches mobiles sur l’écran radar est imputable à des inversions de température et à un effet de mirage dans le spectre des ondes utilisées. Il s'agit là d'un phénomène bien connu des spécialistes et sans aucun rapport avec l’objet de cette étude. La tache de l’écran radar ne peut jamais, dans ce cas, être observée visuellement, et pour cause: elle n'existe que sur l’écran.
Voici en revanche un cas français que j'ai bien étudié à l’époque.


L’AFFAIRE D'ORLY


Dans la nuit du 17 au 18 février 1956 à 23 heures, apparaissait sur le radar d'Orly une tache correspondant à un objet d'une taille deux fois supérieure à celle des plus grands appareils alors en service. Aucun avion n'étant signalé dans la région, les techniciens se bornèrent d'abord à suivre les évolutions de l’objet supposé, évolutions fantastiques, puisque les vitesses variaient du sur-place le plus rigoureux à 2 500 kilomètres/heure (notons, au passage, que, d'après une étude américaine que je citerai tout à l’heure et qui fait autorité, cette vitesse exclut déjà l’hypothèse de l’inversion de température).


Mais voici qu'un DC 3 de la ligne de Londres apparaît dans le champ de l’appareil. L’objet inconnu, qui à ce moment était stationnaire, est vu sur l’écran démarrant à une vitesse foudroyante et fonçant vers le DC 3. La tour d'Orly appelle alors ce dernier pour lui demander s'il ne voit rien.


- Je vois une lumière rouge clignotante qui se dirige vers moi apparemment à très grande vitesse, répond le pilote.


- Quelle position attribuez-vous à cette lumière?


- La verticale des Mureaux.


C'était la position repérée au radar. Le pilote du DC 3 dut changer de cap pour éviter une collision qui lui semblait imminente, puis l’objet disparut à ses yeux.


- Je ne vois plus rien. Avez-vous perdu le contact?


- Non, répond la tour de contrôle. L’objet semble être du côté du Bourget.


En effet, le pilote, en se tournant de ce côté, aperçoit de nouveau non seulement la mystérieuse lumière clignotante, mais bien l’objet lui-même, énorme et noir sur le fond du ciel.


Ce manège dura trois heures consécutives. Au dire des enquêteurs de l’aviation civile, les pilotes des divers appareils qui atterrirent cette nuit-là à Orly après avoir vu la lumière clignotante, et parfois l’objet, manœuvrer autour d'eux à des vitesses folles, étaient blêmes de peur. Mais ce n'est pas tout:

a) l’objet "connaissait " l’existence et la position des radio-balises. II se déplaçait fréquemment de l’une à l

’autre à des vitesses atteignant 3 600 kilomètres-heure.

b) Il "connaissait" l’existence et les limites du radar. Quand aucun avion n'était en vue, il sortait du champ du radar par la verticale, et n'y rentrait que pour foncer vers l’avion en train d'approcher.


c) Et voici le plus fantastique. A un moment, pour en avoir le cœur net, les opérateurs appelèrent le radar du Bourget:


- Avez-vous la même réception que nous?


Aussitôt, le radar d'Orly fut brouillé par une puissante interférence. Pour échapper au brouillage, les opérateurs d'Orly changèrent de fréquence. Plus de brouillage pendant quelques secondes, au cours desquelles l’objet redevint parfaitement visible sur l’écran. Après quoi le brouillage reprit sur la nouvelle fréquence: tout se passait comme si l’objet, ayant intercepté et compris la conversation entre Orly et Le Bourget, avait jugé importun le repérage radar et l’avait brouillé, et ceci de fréquence en fréquence, car radar et brouillage ne cessèrent à partir de ce moment de se poursuivre! Cette interprétation, il faut le souligner, je la tiens des techniciens de l’aéronautique qui enquêtèrent ensuite sur l’incident. Détail: le radar du Bourget, en dérangement, ne fonctionnait pas cette nuit-là.


LA COMMISSION MILITAIRE AMERICAINE


Ainsi, dans ce cas particulier, l’observation radar fut doublée non seulement de l’observation optique, visuelle, par les pilotes qui aperçurent l’objet en vol, mais par tout un manège chat et souris évoquant irrésistiblement une activité intelligente.


Quelques années plus tard, je reçus à Paris la visite d'un des membres les plus éminents de la Commission d'Enquête de l’U.S. Air Force venu consulter mes dossiers et échanger avec moi ses impressions. Interrogé sur ce qu'il pensait du cas d'Orly, il poussa un soupir désabusé:


- Des cas de cette sorte, nous en avons tous les mois aux Etats-Unis.
- Et vous les expliquez?
- Les expliquer? Comment les expliquerions-nous? C'est parfaitement inexplicable.

 

 Mais alors, pourquoi diable publiez-vous périodiquement des communiqués affirmant que 99,5 % des cas qui vous ont été soumis ont reçu une explication satisfaisante, et que les autres n'ont aucune importance?
Nouveau soupir désabusé:


- Pourquoi? Pour avoir la paix. N'oubliez pas que la commission américaine est une commission militaire. Ah! si l’U.S. Air Force confiait cette tâche à des hommes de science...


"Tous les mois", disait cet honnête homme.


Certes, les cas que l’U.S. Air Force a laissé publier ne sont ni les plus nombreux ni les meilleurs. Mais nous disposons quand même de quelques sources américaines suffisamment édifiantes.


LE RAPPORT DU CAPITAINE RUPPELT


D'abord, le rapport du capitaine Ruppelt, déjà cité. Nous y voyons que le cas type, maintes fois répété avec quelques variantes, est le suivant: un radar repère, en plein jour, un objet volant à des vitesses nettement aberrantes, par exemple, le sur-place, ou des milliers de kilomètres-heure. Les opérateurs du radar mettent le nez dehors et voient l’objet, rond, en forme de soucoupe renversée, argenté, brillant au soleil. Ils appellent un autre radar, qui le repère aussi. Ils alertent une base militaire, qui fait prendre l’air à un chasseur. Le chasseur approche, voit l’objet, le décrit par radio, et le prend en chasse. L’objet le laisse approcher, puis s'éloigne plus vite qu'aucun avion de chasse. Le pilote décrit la manœuvre, laquelle est suivie par les autres radars. Objet et chasseur s'éloignent rapidement, arrivent dans le champ d'un troisième radar qui se met à observer la scène à son tour. Le chasseur épuise son carburant, vire et rentre à sa base. L’objet s’arrête et revient là où il était, jusqu’à l’arrivée d'un autre chasseur, et le petit jeu recommence.


- Quoi! tout cela se serait réellement passé et l’on n'en saurait rien?


Non seulement tout cela s'est réellement passé une fois, mais c'est justement la le type d'observation dont mon interlocuteur disait que l’U.S. Air Force en avait tous les mois de semblables sur les bras. Voyez le rapport de Ruppelt, édité en livre de poche par Ace Books, à New York. Il y a, je l’ai dit, des variantes. Parfois, c'est un simple citoyen qui déclenche tout en appelant une base militaire au téléphone. Parfois, c'est un pilote qui appelle une tour de contrôle. Mais c'est là, peut-on dire, du tout-venant.
Chaque fois que j'expose ce que l’on vient de lire, la réaction est la même:
- Mais enfin, vous rêvez! C'est impossible! Cela se saurait!


AUTRES RAPPORTS OFFICIELS


Cela se sait, précisément. Mais il faut, pour en acquérir la preuve, avoir envie de se renseigner, c'est-à-dire, d'abord, de déverrouiller le blocage mental provoqué de façon quasi automatique dans l’esprit de tout contemporain par l’expression "soucoupe volante". J'ai cité Ruppelt. Mais il y a mieux encore en fait de source. Et l’on n'a que le choix. Voici un rapport officiel publié en mai 1953 par l’administration de l’Aéronautique civile américaine. C'est une étude consacrée aux observations-radar enregistrées sur la seule base de Washington pendant une brève période de douze semaines, du 23 mai au 16 août 1952, période d'ailleurs quelconque. Le tableau des pages 2 et 3 de ce rapport relève 19 contacts radar. Quatre de ces contacts sont doubles, c’est-à-dire que, dans quatre cas, l’objet a été repéré simultanément par deux radars différents. Dans 16 cas, l’objet a été vu. Dans trois cas, il était bleuâtre. Dans un autre cas, il était rouge. Le 20 juillet, c'était un objet orange.
Le 27, à 19 heures 30, c'est un objet sombre, sans luminosité, qui fut aperçu. Le 29 juillet, à 15 heures, un objet blanc. Et ainsi de suite.


Les altitudes varient de 300 mètres, le 14 juillet, à 17 000 mètres, le 27 du même mois. Les vitesses repérées varient du surplace le 14 août à 1800 kilomètres à l’heure le 14 juillet. Un autre jour, la vitesse, non indiquée, est qualifiée de fantastique (tremendous).


Veut-on d'autres détails? Le 30 juillet, l’objet était de forme oblongue. Le 27 juillet, c'était un petit objet circulaire, sombre, à la tranche parfois visible. Aucun bruit. Il se déplaçait vers le nord-est à faible vitesse en oscillant et en ondulant. Les nuages allaient en sens inverse. Il a disparu en entrant dans un nuage.
Si maintenant on étudie le tableau d'un peu plus près, on se rend compte que plusieurs de ces "contacts" concernent le même objet, qui a été vu et cueilli au radar en plusieurs endroits successivement dans des évolutions variées. Le 27 juillet, par exemple, les observations se succèdent de 19 heures 30 (vitesse faible, disparition dans un nuage) jusqu'à minuit trente (contact radar et visuel). A deux reprises, il y eut deux objets volant de conserve et sept observations se succèdent ce jour-là en quelques heures.


C'est au cours de l’une d'elles que fut notée la vitesse "fantastique". Cette question de vitesse est très importante. La seconde partie du rapport est en effet une étude des échos radar provoqués par les inversions de température, et la conclusion de nos deux auteurs est que la vitesse attribuée à l’objet fictif résultant de tels échos ne peut être en aucun cas supérieure au double de la vitesse du vent à l’altitude de l’inversion.
De ce fait, l’explication par le mirage, la seule possible, se trouve exclue, sauf dans une observation du 13 août n’ayant d’ailleurs reçu aucune confirmation visuelle.

 

LA VAGUE SUR l’EUROPE




La "rumeur" des soucoupes volantes, comme dit Jung, est née, on s'en souvient, aux Etats-Unis au début de l’été 1947. Pendant plusieurs années la lecture des journaux put donner à croire qu'il s'agissait d'un phénomène strictement américain.


Détail curieux et bien oublié maintenant, la première interprétation du public et de quelques techniciens qui s’y intéressaient ne fut nullement celle d'engins d'origine extra-terrestre: l’opinion unanime fut d'abord qu'il s'agissait d'une arme secrète américaine ou russe. L’hypothèse extraterrestre ne commença à prendre corps qu'à la suite des démentis de Washington et de Moscou, fréquemment réitérés en 1948 et 1949.
Il est encore question de la théorie de l’arme secrète dans mon premier livre *, paru en 1954. Je l’écartais d'ailleurs, car les conversations que j'avais eues en 1953 avec des officiers de la Sécurité de l’armée de l’air avaient fini par me convaincre de l’inexistence du secret militaire, fût-ce dans la Russie stalinienne.


Mais dès l’instant que l’origine extra-terrestre était envisagée, une question s'imposait qui était aussi une objection: si des êtres intelligents originaires d'une planète lointaine se donnaient la peine de venir jusqu'ici, pourquoi n'atterrissaient-ils pas? Il me parut toutefois que cette façon de poser le problème ressortissait à la pure spéculation et qu'une recherche objective n'avait pas à en tenir compte. La véritable question était une question de fait: ces engins existent-ils, oui ou non, tout le reste relevant de la psychologie intersidérale, je veux dire de la science-fiction.

TOUT AVAIT ETE VU EN AUTOMNE 54


Sur ces entrefaites, survint la fameuse vague d'observations de l’automne 1954. Pendant cinq semaines environ, de la mi-septembre au 20 octobre, les journaux européens jusque-là pratiquement muets sur la question se mirent à publier chaque jour des dizaines et des dizaines de récits de témoins. En Italie, en Angleterre, en Suisse, en Belgique, dans la péninsule Ibérique et naturellement en France, il ne fut pendant cette brève période question que de cela. Quelques flatteurs affirmèrent alors que la source de cette vague devait être cherchée dans mon livre, paru le printemps précédent. Hélas! mon livre était un four. On ne commença à le lire (peu) qu’après la fin de la vague. Et les innombrables témoins que j’interrogerai ignoraient jusqu'à mon existence, je dis en France, et à plus forte raison, à l’étranger.


La vague passée, quelques amis et moi travaillâmes des mois durant à réunir tous les documents et à faire remplir des questionnaires.

Vers 1956, je me trouvai ainsi à la tête d'une documentation énorme, chaotique et parfaitement délirante, dont il était impossible de tirer la moindre conclusion. Tout avait été "vu" en septembre-octobre 1954. Des objets en l’air, des échos radar, des objets en formation, des objets au sol, et même leurs pilotes! En cent endroits, des moteurs d'auto ou de camions avaient été stoppés "lors du passage en rase-mottes d'une soucoupe", des phénomènes électriques d'induction observés, de la terre arrachée au sol par un engin "prenant l’air brutalement". II y avait des traces au sol, des rémanences magnétiques faisant dévier la boussole, des témoignages concordants d'observateurs éloignés les uns des autres et ne se connaissant pas. On pouvait même souvent, par exemple le 3 octobre, suivre un "engin" à la trace à travers la France, de témoignage en témoignage. Mais, d'un autre côté, le tout présentait un aspect si délibérément démentiel que même les chercheurs les plus blasés penchaient à donner raison au professeur Heuyer, auteur d'une retentissante communication à l’Académie de Médecine sur l’origine psychopathologique de la psychose soucoupique.
Je fis moi-même plusieurs conférences dans ce sens.


Une question pourtant nous intriguait, le petit groupe d'amis et moi qui, ayant tué père et mère, nous obstinions à chercher un fil dans ce labyrinthe: où diable se cachaient les victimes de cette psychose supposée? Car le public, je ne dis pas dans sa majorité, mais bien dans son unanimité, y compris la presque totalité des témoins, refusaient de croire aux soucoupes volantes.


- Je ne sais pas ce que vous racontent vos cinglés, me disait par exemple un mécanicien dont la voiture avait été stoppée, moteur bloqué et phares éteints, sur une petite route près de Dammartin-en-Goële, et, pour moi, je ne marche pas dans ces histoires à dormir debout.


En pleine période de vague, c'est-à-dire au moment où la psychose aurait du être à son comble, je fus invité à prendre la parole dans le plus grand théâtre de Lille. Cette conférence avait été préparée de main de maître par ses organisateurs: affiches énormes sur les murs de la ville, interviews à la radio, articles de presse. Je suppose que mes hôtes escomptaient de somptueux bénéfices de leur opération.


L’avouerai-je? quand le rideau se leva devant moi et que trente ou trente-cinq personnes au plus se laissèrent apercevoir dans le désert de l’immense salle, je poussais un soupir de soulagement.
Mais la vague n'en était pas moins réelle en tant que rumeur, et il fallait en trouver l’explication.

 

La découverte des alignements

 

Carte des apparitions de soucoupes volantes du 7 octobre 1954



(carte établie d'après une enquête faite auprès de nombreux témoins)

Source de la carte:
Les soucoupes volantes de Jacques Pottier - 1975


-Si ce que racontent ces gens est vrai, me dit un jour Jean Cocteau, si ces engins existent et si on les a vus, il est inconcevable qu'un ordre quelconque ne se cache pas sous ce désordre. C'est cela qu'il faut chercher: l’ordre caché sous le désordre.


Et, en effet, le désordre d'une bataille cache les plans d'un état-major. Le tas de pierres peut être la ruine d'un temple.  Il y avait bien quelque chose derrière le chaos de 1954, et ce quelque chose commença à m'apparaître en 1957.


LA LIGNE BAYONNE-VICHY


Si l’on porte sur une carte de l’Europe tous les points où des soucoupes volantes ont été observées pendant l’automne 1954, on obtient ce que les mathématiciens appellent une répartition aléatoire. L’impact des plombs d'une cartouche sur une cible, celui des gouttes de pluie sur un trottoir, la position des arbres dans une forêt sont des répartitions aléatoires: c'est le désordre du hasard.


Mais au lieu de porter sur la carte toutes les observations de la vague, bornons-nous aux observations d'un seul jour, le 3 octobre, ou le 14 du même mois, ou le 15 ou n'importe quel autre. Alors, dès le premier coup d’œil, quelque chose se laisse reconnaître. Le 15 octobre par exemple, il y eut 8 observations: à Southend en Angleterre, une à Calais, une à Aire-sur-la-Lys, une sur la Nationale 68 entre Niffer et Kembs (frontière franco-allemande), une à l’embouchure du Pô, une à l’est de Paris, une sur la Nationale 7 au sud de Montargis, une enfin à Fouesnant, près de Quimper.


Si l’on joint l’observation italienne à celle de la Nationale 68, cette ligne droite embroche très exactement, à 400 kilomètres de là, l’observation d'Aire-sur-la-Lys, puis celle de Calais, puis celle de Southend. Longueur de la ligne: 1 100 kilomètres. Cinq observations se trouvent rigoureusement alignées sur cette longue distance.
De plus, la droite Nationale 68 - Montargis aboutit à Fouesnant, et la droite Montargis-Calais passe par Paris. Hasard? Soit.


Prenons un autre jour, le 24 septembre. Neuf observations ce jour-là. Sur les neuf, six se trouvent sur une même droite allant de Bayonne à Vichy. Deux des trois autres sont alignées avec une observation du précédent alignement.


La dernière est en dehors de tout alignement.


Ne retenons que ]a première de ces lignes, la droite Bayonne-Vichy à laquelle nous avons donné le nom de code de Bavic, car elle a fait couler beaucoup d'encre dans le monde entier depuis 1954 et constitue probablement une des clés du problème Soucoupe.

 

Compte tenu de la précision des points d'observation, l’Américain Lex Mebane a pu établir que la probabilité pour que, sur neuf points donnés au hasard sur une surface, six se trouvent sur une même droite, cette probabilité devrait être chiffrée à 1 contre 500 000 au moins, et peut-être à 1 contre 40 000 000. Autrement dit il y a certainement 500 000 à parier contre 1, et probablement 40 000 000 contre 1, que la disposition des observations du 24 septembre 1954 n'est pas aléatoire, qu'elle correspond à un ordre.


TOUJOURS SUR LE "BAVIC"...


Ce n'est pas tout. Un an environ après la parution du livre où j'exposais ces faits étranges, Jacques Bergier me signala une observation de ce même 24 septembre 1954 et qui m'avait échappé. Elle était signalée dans un numéro du Parisien Libéré de la fin du mois et reprise de la presse portugaise. Ce même 24 septembre, donc, il y avait eu au Portugal une dixième observation: une "soucoupe" vue par un paysan près d'un petit village de la sierra de Gardunha, non loin de la frontière espagnole. Quand je pointai ce lieu d'observation sur la carte, j'eus la stupeur de constater qu'il se situait très exactement sur le prolongement de "Bavic", vers le sud-ouest.


J'aurais pu, avec plus de confiance, retrouver l’observation du paysan portugais en me contentant de prolonger ma ligne droite de quelques 600 kilomètres vers l’Atlantique! "Bavic" ne comptait donc pas six observations sur neuf, mais bien sept sur dix, et la probabilité pour que le hasard seul en fût cause devenait pratiquement nulle.
A peu près vers la même époque, et à force de comparer les cartes d'alignements de l’automne 1954, une remarque s'imposa à moi avec une force croissante: tous ces alignements ne semblaient pas de même nature. Le 7 octobre 1954, par exemple, ils formaient sur la France une sorte de réseau géométrique.

 

 Le 24 septembre et le 15 octobre, par contre, le réseau se réduisait à une ou deux lignes, mais très longues, franchissant les frontières, invitant invinciblement l’imagination à sortir des limites de l’épure. Or, tandis que je réfléchissais à la signification possible de cette différence, une nuit, coup sur coup, deux observations me furent signalées à Tulle et à Brive. Ces observations se situaient encore sur "BAVIC". Mais cette fois, plus de deux ans s'étaient écoulés depuis la vague de 1954. Coïncidence? Ou indice d'une piste nouvelle?


UN GRAND CERCLE TERRESTRE


Je repris mes dossiers et constatai que pendant la seule vague de 1954, un bon nombre d'autres observations se situaient également sur "Bavic".


Parfois même - par exemple à Dôle, dans le Jura - on notait sur cette ligne plusieurs retours à des dates différentes. D'où la question: certaines lignes ne seraient-elles pas permanentes? N'ordonneraient-elles pas de façon chronique le phénomène soucoupe dans son ensemble? Pour obtenir une réponse significative à cette question, il fallait d'abord amasser une documentation suffisante sur le phénomène à l’échelle mondiale. Je disposais d'un certain nombre de revues spécialisées anglaises et américaines, ainsi que d'un réseau non négligeable de correspondants étrangers. Depuis les événements de 1954, cinq autres vagues d'observations s'étaient succédé dans le monde, toutes plus ou moins semblables à la vague européenne: une aux Etats-Unis, une dans les provinces septentrionales du Brésil et au Venezuela, une en République Argentine, une en Nouvelle-Zélande et une en NouvelleGuinée orientale. Les surfaces où ces vagues s'étaient développées présentaient généralement une extension assez restreinte. La plus vaste, aux Etats-Unis, semblait concentrée sur les Etats du nord-est, dans la région des Grands Lacs. Sur une mappemonde, elles se présentaient sous la forme de taches assez bien délimitées.


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MessageSujet: Re: Présentation de la vague d'observation de 1954   Lun 30 Nov 2009, 21:54

Je pris donc la ligne européenne la plus suggestive et la plus riche, qui était précisément "Bavic", et, en faisant l’hypothèse que cette ligne apparemment droite était un grand cercle terrestre, je demandai à un ami disposant du matériel nécessaire à l’opération de calculer ce grand cercle avec la plus grande précision possible (on peut le calculer "à la main" , mais c'est une opération longue et laborieuse).


Le résultat, je dois le dire, nous stupéfia. Qu'on en juge: le grand cercle déterminé par l’alignement Bayonne-Vichy survole successivement le Portugal, les Provinces septentrionales du Brésil, la République Argentine, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Guinée orientale, Formose et le continent Eurasiatique. Sur six des vagues survenues depuis 1954, inclusivement, cinq sont donc embrochées par cet énigmatique grand cercle découvert à la seule lumière des observations françaises de 1954! Au moment où nous faisions cette découverte, nous avions parmi nous à Paris M. Christian Vogt, le très compétent animateur de la Commission d'Enquête CODOVNI, de Buenos Aires. II partagea notre étonnement et notre enthousiasme. Pour la première fois. un début d'ordre se laissait deviner à l’échelle planétaire dans ce phénomène condamné. II y avait donc un espoir d'en venir à bout avec les moyens traditionnels de la recherche scientifique.


La vague américaine de l’automne 1957 restait seule en dehors de la ligne: mais elle coïncidait dans le temps avec le lancement du premier Spoutnik, et pouvait s'interpréter autrement.


LA SIGNIFICATION DES ALIGNEMENTS


Le fait expérimental des alignements, que chacun peut contrôler à partir des sources données dans mon livre et à l’aide de cartes, comporte un ensemble d'enseignements qu'il faut maintenant souligner:


1) Dans le fatras des récits plus ou moins certains pris un à un, ce fait émerge comme une constatation objective, libérée de toute appréciation personnelle: pour savoir si l’alignement existe, il suffit de refaire le calcul. Les sources utilisées sont des textes publiés par la presse avant la découverte des alignements eux-mêmes. On ne peut donc supposer que les observations ont été inventées après coup pour justifier les alignements.

2) Que l’immense multitude des observations s'organisant suivant un ordre déterminé suppose que ces observations concernent un phénomène unique, de même nature dans chaque cas, obéissant à une structure homogène.


3) Ce phénomène unique, quel est-il? Une psychose, une hallucination, une imposture? Dans ce cas, iI faut admettre que les impostures, les hallucinations et les psychoses se propagent de façon orthodromique sur les grands cercles terrestres. On peut, si l’on veut, appeler cela le
" bon sens ".


4) On peut aussi, avant de se faire une opinion, s’enquérir auprès des témoins de ce qu'ils disent avoir vu. Et alors on découvre que ce phénomène apparemment si aberrant est en fait toujours le même ou, plutôt, que l’objet décrit se trouve être dans 99 % des cas l’un des objets suivants:


a) un objet d'aspect nébuleux et de vastes dimensions, de forme allongée, lumineux la nuit, vertical à l’arrêt, s'inclinant au départ, restant incliné en cours de mouvement, émettant ou "absorbant" parfois par son extrémité inférieure un ou plusieurs objets de dimensions plus restreintes. Cet objet, que j'ai appelé le "grand cigare des nuées" en raison des nuées tourbillonnantes qui l’entourent constamment, a été observé partout dans le monde, par des paysans de la Seine-et-Marne et par des Tasmaniens, au-dessus de Los Angeles et au Venezuela. On sait que Paul Thomas en a donné une intéressante interprétation historique dans son livre "Les Extra-terrestres ".


b) un objet de petites dimensions que les témoins se disant les plus rapprochés décrivent comme circulaire, hémisphérique par-dessus, changeant d'aspect par-dessous. La nuit et en vol, l’objet est généralement lumineux, le dessus rougeâtre, orangé ou doré, le dessous susceptible d'émettre des couleurs vertes, blanches, rouges, violettes, soit séparément, soit simultanément; les témoins se disant rapprochés déclarent que, dans ce dernier cas (émission simultanée de plusieurs couleurs), les sources lumineuses sont des sortes de tigelles verticales pendant sous l’objet et qui ont été vues apparaissant, disparaissant, échangeant entre elles leurs couleurs et donnant ainsi une impression de tournoiement (par exemple, le 3 octobre 1954, à Armentières, à Château-Chinon, à Montbéliard, et à d'autres dates un peu partout dans le monde). A la place des tigelles, sous l’objet principal, apparaît parfois un objet plus petit, très lumineux, solidaire du premier mais susceptible de descendre verticalement au-dessous de lui (par exemple, ce même 3 octobre, à Marcoing, à Liévin, Ablain-St-Nazaire, Milly, Champigny).

 

c) un objet de mêmes dimensions que le précédent et de même forme par-dessus, mais ne présentant par-dessous aucun des phénomènes décrits plus haut. Cet objet est souvent aperçu au sol. Il est alors soit lumineux et de couleur rougeâtre, orange ou dorée, soit obscur, et fréquemment associé à l’objet décrit au paragraphe suivant.


d) un être ayant les apparences de la vie, haut d'environ un mètre dix, décrit comme vêtu d'un scaphandre de couleur claire, peut-être translucide, large de corps, de "démarche" balancée et sautillante. Les témoins disant avoir aperçu l’être lui-même à travers le scaphandre parlent d'un teint sombre, peut-être pileux, d'une "tête" basse et large. Dans certains cas, les témoins disent avoir vu, associé à cet être, ou à l'objet décrit au paragraphe précédent, ou aux deux, un autre être de taille et d'aspect franchement humain. Les témoignages sont uniformes en France et en Nouvelle-Guinée, aux Etats-Unis et au Venezuela, au Brésil, et partout dans le monde, y compris en Union Soviétique (voir là aussi l’interprétation de Paul Thomas).


Les témoins ont-ils réellement vu tout cela? L’ont-ils rêvé ou inventé? J'abandonne cette question aux historiens, me bornant à constater que leurs témoignages se portent sur des lignes droites que le hasard n'explique pas. Mais ce n'est pas tout.


e) les témoins associent souvent, et dans toutes les parties du monde, l’observation rapprochée des objets ci-dessus à un certain nombre de phénomènes, eux aussi toujours les mêmes:
arrêts de moteurs, extinctions de phares, interruptions de circuits électriques, électrisation et paralysie du corps humain, échauffement d'objets pouvant aller jusqu'à la dessiccation de corps mouillés et à la calcination de matières organiques: bois, feuilles, herbe, etc., agitation bruyante et magnétisation d'objets métalliques.

f) les témoins attribuent aux objets en l’air un certain nombre de comportements caractéristiques et toujours les mêmes: mouvement en ligne droite, basculement au départ et à l’arrêt, changement de direction accompagné d'une manœuvre uniformément décrite dans le monde entier de la façon suivante: ralentissement subit, arrêt, descente en zig-zag ou feuille morte, puissant souffle vertical, accélération subite avec basculement et essor dans une nouvelle direction.


Ce comportement complexe correspond toujours, sur la carte, à l’intersection de deux lignes.

 

4 un bilan provisoire


Un bilan élémentaire du "problème soucoupe" tel qu'il se présente en 1963 devrait encore mentionner les études statistiques de fréquence faites en France, au Brésil, en Espagne et aux Etats-Unis, ainsi que l’analyse fine de l’alignement "Bavic", à la suite de la saisissante série d'observations enregistrées pendant l’été 1962 dans le centre de la France. Je n'en dirai que quelques mots, car il faudrait un livre pour en parler convenablement.


TOUS LES VINGT-SIX MOIS


Sur le premier point (rythme des fréquences), les faits sont les suivants: en se fondant sur quatre catalogues différents n'ayant de commun entre eux qu'un stock minoritaire d'observations, quatre chercheurs travaillant séparément et sans s'être concertés ont abouti au résultat identique d'une maximum très net tous les 26 mois. On voit ce qu'évoque ce cycle: c’est celui des oppositions de la planète Mars. "Elles" viendraient donc de Mars? Conclusion simpliste. D'abord, les maximums ne coïncident nullement avec les rapprochements de la planète, mais avec le troisième mois suivant l’opposition. Ensuite, le Dr Olavo Fontès, un chercheur brésilien, croit avoir décelé, se superposant au cycle de 26 mois, un second cycle, plus long, de cinq ans. Mars joue indiscutablement un rôle dans l’organisation chronologique du phénomène. Lequel? On en discute.
Sur le second point (structure fine des alignements), les recherches actuelles sont beaucoup plus prometteuses.


L’HISTOIRE DU VAURIAT


Il n'est pas déraisonnable en effet, compte tenu de ce que l’on sait déjà, d'espérer que l’on pourra un jour prévoir certaines observations et dire, par exemple, à l’issue d'un calcul, que tel jour, à telle heure et à tel endroit, il se passera ceci ou cela. Cet espoir se fonde sur quelques très encourageantes réussites dont voici la plus remarquable.


Le 29 août dernier, un peu avant 14 heures (c’est-à-dire en plein jour), quatre objets étaient observés coup sur coup à faible distance au-dessus d'un hameau du Puy-de-Dôme appelé Le Vauriat. Il y avait plusieurs témoins, dont un pilote expérimenté, membre de l’Aéro-Club d'Auvergne.


Le journal de Clermont-Ferrand “ la Montagne ”, par qui nous fûmes alertés, donnait dans son numéro du 30 août de nombreuses et intéressantes précisions, car les objets, descendus à basse altitude, avaient manoeuvré pendant plusieurs minutes sous les yeux des témoins. Mais la précision la plus précieuse pour nous manquait: on ne disait pas où se trouvait Le Vauriat. Un de mes amis (que je ne nommerai pas parce qu'il appartient au Centre national de la Recherche scientifique) entreprit de repérer ce lieudit sur la carte du Puy-de-Dôme au 200 000e, tâche fastidieuse et sans espoir: cette carte mesure un mètre dix de long sur cinquante centimètres de large et comporte des milliers de noms (c'est la Michelin n° 73). Après avoir vainement cherché pendant une heure ou deux, il eut soudain une idée: l’alignement "Bavic" ne traverserait-il pas le Puy-de-Dôme? Si, précisément, si donc l’observation était authentique, il y avait une bonne chance pour que Le Vauriat se trouvât sur cet alignement, car la manœuvre décrite était celle d'une intersection de lignes.


II porta donc sur la carte les coordonnées de "Bavic" qu'il traça avec beaucoup de soin, et se reporta au récit des témoins.


"Les quatre objets, pouvait-on lire dans la Montagne, se mirent alors à décrire une sorte de ballet au-dessus de la gare..."


La gare! Il y avait donc une voie de chemin de fer! Notre ami mit le doigt sur une extrémité de la ligne et la suivit jusqu'à ce qu'elle coupât une voie. A ce point précis, "Bavic" traversait un tout petit village. Notre ami se pencha et lut: le Vauriat. Il m'appela aussitôt au téléphone et, je dois le dire, sa voix tremblait.

L’ABJURATION EST PRETE...


On comprendra que le jour où nous en saurons autant sur les chronologies du phénomène que nous en savons déjà sur ses lois spatiales, ou, si l’on préfère, topographiques, la prévision deviendra possible. Mais ce résultat, s'il peut être atteint, ne le sera qu'au prix d'une étude minutieuse et de beaucoup de travail. C'est dans ce but qu'un certain nombre de chercheurs français - astronomes professionnels, techniciens de l’aéronautique, physiciens, ingénieurs - ont décidé vers la fin de 1962 de se constituer en groupe d'étude(1). Forts d'une expérience classique dans l’histoire des sciences et qui veut que les recherches nouvelles ne soient poursuivies qu'au prix des plus graves risques professionnels, ces chercheurs garderont l’anonymat. Ils savent trop ce que seraient les réactions des maîtres administratifs de l’astronomie et de la recherche spatiale française à leur égard pour risquer l’avenir de leurs travaux en les divulguant sous leur nom. De quoi s'agit-il en effet? De proclamer urbi et orbi que tel ou tel savant français travaille sur les soucoupes volantes, ou de faire progresser la connaissance? Tous les travaux effectués en France sur ce sujet condamné seront donc publiés sans nom d'auteur(2), et, s'il le faut, hautement récusés et abjurés. La formule d'abjuration est toute prête.
Planète l'a publiée dans son numéro 8: c'est l’abjuration de Galilée.


Moyennant quoi, et étant bien entendu qu'elles n’existent pas, on finira peut-être par savoir ce que sont les soucoupes volantes.


AIME MICHEL.
1. Le Groupe d'Etude des Phénomènes Aériens et des Objets Spatiaux Insolites, 74, rue Etienne-Dollet, Cachan (Seine).
2. Dans le bulletin du G.E.P.A.


Bibliographie:


- Charles Fort: "Le Livre des Damnés", traduction française parue aux Editions des Deux-Rives, Paris.
- Jacques Bergier et Louis Pauwels: "Le Matin des Magiciens", Gallimard.
- Edward J. Ruppelt: "Report on Unidentified Flying Objects", Ace Books, New York 1956.
- Richard C. Borden, Electronics Division, and Tirey R. Vickers, Navigation Aid Evaluation Division (Civil Aeronautics Administration Technical Development and Evaluation Center), Indianapolis, Ind., Technical Development Report n° 180, May 1953: "A Preliminary Study of Unidentified Targets Observed on Air Trafic Control Radars".
- Aimé Michel: "Lueurs sur les Soucoupes Volantes", Mame 1954.
- Aimé Michel: "Mystérieux Objets Célestes", Arthaud 1958.
- Lex Mebane: "Flying Saucers and the Straight Line Mystery", Criterion Books, New-York. (Supplément à l'édition américaine de Mystérieux Objets Célestes, p. 261).
- Paul Thomas: "Les Extraterrestres", Plon 1962.


Demande officielle

En France, des parlementaires demandent par écrit au Secrétariat des Forces de l'Armée de l'Air si l'armée française a ouvert une enquête sur les "soucoupes volantes", comme l'ont fait les USA et l'URSS :

13687. - M. de Léotard expose à M. le secrétaire d'Etat aux forces armées (air) que les récents témoignages relatifs à des "soucoupes volantes" et cigares volants" n'ont pas manqué d'intriguer l'opinion publique, sinon de l'inquiéter ; il demande : 1° si des instructions ont été données pour que ces phénomènes soient systématiquement et scientifiquement observés ; 2° si ces "soucoupes" ou "cigares" ne pourraient pas être pris en chasse pour être mieux observés, afin que le public sache exactement s'il s'agit d'autosuggestion collective à dissiper, ou s'il y a lieu de tenir compte de ces phénomènes au point de vue de la sérénité et de la défense nationale

Source: Journal Officiel du jeudi 27 janvier 1955 

Jean-Jacques Velasco 2004.

Graphique de J.Vallée sur l'Automne 1954.



Sources divers:

http://baseovnifrance.free.fr
http://www.rr0.org/1954.html
http://anakinovni.ifrance.com/1954.htm


Les ovnis dans la presse en 1954

Comme vous allez le constater la presse n'a pas été tout le temps très sympathique avec les témoins. En tournant en dérision ces observations on a entrainé un désintérêt une lassitude de la population et on à provoqué le développement des mouvement rationalistes qui voulaient ainsi combattre les témoignages.

1) Les "indignations" de sceptiques

Exemple: L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Périgord Moun Pais, France, le 12 octobre 1954.





2) les moqueries de la presse, des journalistes

Exemple: L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Samedi-Soir, Paris, France, le 14 octobre 1954.



Vous pouvez consulter les articles de presse "récoltés" par Patrick Gross d'ufologie.net sur cette page:

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