Ovni et vie extraterrestre: les mystères des Ovnis
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 La distribution sociale des vécus d'expériences ovni

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brunehaut
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MessageSujet: La distribution sociale des vécus d'expériences ovni   Jeu 26 Nov 2009, 18:01

La distribution sociale des vécus d'expériences ovni



Comment les expériences d'ovnis sont-elles distribuées dans la societé - ou plutôt, dans différentes sociétés ? Il s'agit d'une question très difficile, et nous ne pouvons que commencer par y répondre pour les Etats Unis, où un certain nombre de sondages publics sur des échantillons au hasard comprenant des questions sur les ovnis ont été faits. Seuls les sondages sur échantillons au hasard sont très utiles pour traiter de la question de la distribution globale, même si jusqu'à présent ils aient inclus très peu de nombre des questions qui seraient intéressantes pour le sociologue du savoir. La question la plus importante, qui se trouvait dans toutes les études portant sur la question, est bien sûr Avez-vous déjà vu un ovni ? La formulation de cette question a varié d'un sondage à un autre, mais les réponses nous disent dans une certaine mesure à quelle fréquence et par qui les ovnis ont été vus aux Etats Unis.

En 1966, un sondage national Gallup indiquait que 5 % de la population adulte américaine avait vu quelque chose qu'elle pensait être une "soucoupe volante" [1]. Une étude de 1968 par l'Université du Colorado, qui utilisa les mots de "Objet Volant Non Identifié" au lieu de "soucoupe volante", trouva que 3 % de la population déclarait avoir vu un ovni [2]. En 1973 un sondage Gallup, utilisant cette fois le mot "OVNI", trouva que 11 % de la population déclarait avoir vu un ovni [3]. L'implication de ces pourcentages est qu'en 1973, quelque chose comme 16 millions d'adultes aux Etats-Unis pensaient avoir vécu des expériences ovni.

Quels secteurs de la population sont-ils les plus susceptibles de connaître des expériences ovni ? Une hypothèse classique sur la perception d'anomalies est que les expériences de ce type sont le résultat d'une sorte de condition pathologique [4]. On pourrait alors s'attendre à ce que les personnes connaissant des expériences ovni soient mentalement dérangés, socialement marginaux, ou deviants d'une manière ou d'une autre. Alors que l'on peut tester que quelques-uns de ces traits directement avec des données de l'étude, une analyse des réponses au sondage Gallup de 1973 suggère que la plupart du temps les personnes voyant des ovnis ne sont pas très différentes de la population générale 1. En occupation, éducation, religion et attitudes politiques, il n'y a pas de différence significative entre celles avec et sans expérience ovni. Mais les personnes jeunes sont bien plus susceptibles d'avoir vécu des expériences ovni que les personnes plus âgées ; et les hommes ont plus d'expériences ovni que les femmes, en particulier les hommes noirs par rapport aux femmes noires. En termes de résidence, les personnes voyant des ovnis sont plus susceptibles de résider dans de petites agglomérations (10000 à 25000 habitants) que dans des zones rurales ou de grandes villes.

En exploitant les données du sondage Gallup de 1966, Warren [5] a étudié la relation entre les expériences ovni et la cohérence de niveaux de statut pour un individu donné. Si le revenu, l'occupation et l'éducation d'une personnes sont tous élevés, tous moyens, ou tous bas, elle peut être décrite comme ayant un statut cohérent. Lorsque le niveau de la personne sur certaines des variables est différent de son niveau sur d'autres (disons une éducation élevée avec un revenu faible), on dit qu'elle a un statut incohérent [6]. Warren argua que les statuts incohérents étaient plus susceptibles de faire des observations d'ovnis. Ses données, cependant, ne soutiennent cette affirmation que d'une manière extrêment qualifiée, et dans tous les cas la majorité des témoins d'ovnis n'ont pas de statuts incohérents. Dans une étude ultérieure, Warren montre que l'incohérence est moins importante qu'un niveau de statut géneral, qui est clairement corrélé avec les expériences ovni [7]. La tentative de Warren de présenter le témoin d'ovni comme un individu au statut incohérent, et donc marginal, échoue donc.

Mais peut-être que les données de l'étude du type du sondage Gallup type est-elle simplement trop insensible aux variables pertinentes. Si l'on fait une étude plus spécialisée des témoins d'ovnis, des tendances plus significatives pourraient être mises en lumière. Malheureusement, les quelques études sur le terrain qui ont été faites sur les témoins d'ovnis ont été réalisées par des défenseurs des ovnis dont le domaine d'expertise n'est pas la sociologie. Ceci dit, les conclusions de ces études sont intéressantes, parce qu'elles exploitent des sources de données qui ne sont pas accessibles en grands échantillons aléatoires nationaux comme les sondages Gallup. Vallée et Vallée, dans une analyse de la "vague" française d'expériences en 1954, trouvèrent que ceux qui avaient rapporté des expériences avec des "objets" à bas niveau tendaient à vivre dans des zones rurales, pour être respectés dans leurs communautés et garder des jobs stables. Seulement 15 % des expériences eurent lieu avec 1 seul individu ; le reste impliquait plusieurs "témoins" [8]. Une étude ultérieure par Vallée et Olmos, sur les cas bas niveau espagnols, confirmaient ces conclusions, et suggèrèrent en plus que des expériences ovni bas niveau tendent à avoir lieu lorsque le témoin est engagé dans des activités de routine [9]. Ces études semblent renforcer l'image des témoins d'ovnis comme non-déviants.

La question de la psychopathologie des témoins d'ovnis est une question persistante, et il est intéressant qu'au moins 1 psychiatre ait écrit assez longuement sur les expériences ovni de ses patients. Après avoir mentionné la rareté de telles expériences dans la population des malades mentaux, Schwarz discute les expériences ovni de plusieurs patients névrosés [10]. Il pense que les pathologies exposées par ces patients n'ont pas de lien avec leurs expériences ovni, mis à part que les expériences en question, parce qu'elles sont difficiles à raconter aux autres, rendent difficile à l'individu de les raconter à la société. Le parti pris évident de Schwarz sur les questions ovni, cependant, rendrait très souhaitable la reproduction par d'autres de ses observations. Néanmoins, il est encourageant de voir que des psychiatres enquêtent en fait sur des cas d'ovnis, plutôt que de simplement théoriser sur les causes de ces "hallucinations" ou "délires" à a priori [11].

Ceci dit une autre approche est celle adoptée par Saunders, qui a compilé un catalogue informatisé incluant plus de 80 000 signalements d'"observations". Saunders a tenté de découvrir, à travers une analyse des caractéristiques démographiques des pays dans lesquels des signalements d'expériences ovni ont eu lieu, quelles caractéristiques sont hautement corrélées avec les observations d'ovni par comté. Sans surprise, il a trouvé que les comtés ayant le plus de terrain et le plus de population ont plus d'observations, et aussi, qu'un niveau d'éducation plus élevé était corrélé avec plus d'observations [12]. De telles conclusions, cependant, souffrent des problèmes habituels de corrélations "écologiques" [13] ; et sans avoir aussi des données d'étude de cas, il est difficile de savoir comment les interpréter. Par exemple, il n'est pas clair si un niveau d'éducation plus élevé de la population contribue à avoir plus d'expériences ovni, ou améliore simplement la probabilité qu'elles seront rapportées une fois qu'elles ont eu lieu.

Un problème général d'essayer de découvrir le lien entre expériences ovni et les caractéristiques de ceux qui les vivent est le fossé entre les études sur échantillons au hasard et les études d'expériences ovni signalées. Les premières, tout en donnant une meilleure idée de la relation entre témoins d'ovnis et la population générale, tend à être relativement insensible à de nombreuses caractéristiques personnelles que de telles études sont inadaptées à examiner. Les études sur le terrain des témoins d'ovnis, d'un autre côté, donnent souvent bien plus d'informations sur l'individu ; mais elles sont susceptibles de souffrir d'un manque de représentativité. Pour que le système d'intelligence sociale puisse fonctionner, comme nous allons le voir bientôt, d'une manière où les témoins ne soient pas issus d'un échantillon aléatoire. Les études de terrain sont plus susceptibles de se concentrer sur des cas spéctaculaires, "crédibles" au détriment des moins intéressants et moins crédibles, les mécanismes de filtrage social étant plus susceptibles de passer sur les premières que les dernières.

Le système d'intelligence sociale est affecté, cependant, de croyances sociales sur la population des témoins d'ovnis. Si certaines catégories d'individus, considérées comme des témoins particulièrement fiables par la société, n'ont pas d'expériences ovni, alors ces expériences seront traitées d'une manière différente que ce ne serait le cas si les individus "fiables" vivaient aussi ces expériences. Un cas d'espèce est les expériences ovni des astronomes. Le traitement des signalements d'ovnis sera fait d'une certaine manière si on pense que les astronomes voient des ovnis, et d'une autre si on pense qu'ils n'en voient pas. A cet égard, il est intéressant de note qu'un sondage informel de 45 astronomes bien connus en 1953, mené par un autre astronome, révéla que 6 d'entre eux avaient vu quelque chose qu'ils n'avaient pu expliquer [14]. Et pourtant jusqu'en 1968, un autre scientifique (R. V. Jones) pouvait écrire que les expériences ovni étaient très rares chez les personnes disposant d'une formation scientifique [15]. De son point de vue, cela suggère que les ovnis de sont pas des objets réels comme l'est la foudre en boule. Ce que la société, et les scientifiques en particulier, croient sur la population des personnes vivant des expériences ovni est ainsi critique pour la manière dont les signalements de ces expériences sera traité par la société.

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