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 Le mythe de l'Atlantide

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Benjamin.d
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MessageSujet: Le mythe de l'Atlantide   Sam 12 Sep 2009, 13:52

Le mythe de l'Atlantide

 

 

L’Atlantide (du grec ancienἈτλαντὶ Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c'est-à-dire « île d'Atlas ») est une île légendaire qui aurait été engloutie dans l'Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée et le Critias.

 

Origine du mythe

 


Lié symboliquement dans la mythologie grecque à ceux de Pandore et de Prométhée, le mythe de l'Atlantide résonne depuis 2500 ans, comme un avertissement sur l'incroyable pérennité des connaissances humaines.


Récit du Timée


Le philosophe introduit le mythe dans le Timée, au cours d'un récit fait par Critias, un riche athénien disciple de Socrate et parent de Platon lui-même. Selon Critias, son arrière-grand-père, Dropidès, s'est vu confier par le législateur Solon (VIe siècle av. J.-C.) une confidence que lui-même tenait d'un prêtre égyptien du temple de Saïs.

 

Aux dires du prêtre,

« En ce temps-là, on pouvait traverser cette mer [Atlantique]. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Hercule. Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies. (...) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux. »
(trad. Albert Rivaud)

 

Le prêtre entreprend ensuite de narrer la lutte des Hellènes, menée par Athènes, puis d'Athènes seule, contre l'île Atlantide, événements qu'il situe 9000 ans avant son ère. Peu après la victoire, un tremblement de terre survient.

« Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terribles, toute votre armée [athénienne] fut engloutie d'un seul coup sous la terre et, de même l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposés. »
(trad. Albert Rivaud)

Le Timée donne ensuite une description générale de la civilisation atlante, de son expansion, de la guerre contre Athènes et de la destruction finale de l'Atlantide.

 

Récit du Critias

 

Le Critias entre davantage dans les détails, contant l'origine des habitants (nés de l'union de Poséidon et d'une mortelle, elle-même fille d'un autochtone) et leurs mœurs, la géographie de l'île, son organisation sociale et politique. La fin du Critias est perdue. Le récit s'interrompt au moment où Zeus décide de punir les Atlantes décadents.

 

Si la légende nous est transmise par Platon, celui-ci ne l'utilise néanmoins qu'accessoirement pour illustrer son propos, qui est le devenir d'Athènes.

Platon a décrit de façon précise l’Atlantide, qu'il présente comme un monde idyllique. On peut en résumer les détails comme suit :

L’île est située au-delà des Colonnes d'Hercule (considérées aujourd'hui comme l'actuel détroit de Gibraltar, mais il n'est pas certain qu'à l'époque dont parle Solon celles-ci soient à situer à cet emplacement), où se trouvent des fonds vaseux, restes de l'île disparue. Depuis cette île, on a accès au continent situé plus loin.
Le roi éponyme de l'Atlantide est Atlas, fils du dieu de la mer Poséidon et de la nymphe Cleito.
L’île est divisée en dix royaumes gouvernés par Atlas et ses neuf frères puis par leurs descendants. Chaque royaume possède sa propre capitale, copiée sur la cité-mère, capitale du royaume d'Atlas, dessinée par Poséidon lui-même. La cité-mère est située autour d’un mont. Elle est circulaire et entourée de fossés navigables.
L'île est riche en ressources naturelles, parmi lesquelles figure un métal mystérieux, l'orichalque.
La religion des Atlantes était centrée sur Poséidon, le père des dynasties royales, et incluait le sacrifice annuel d’un taureau que l'on devait capturer pour ensuite l'égorger sur un autel en forme de colonne.
Les Atlantes deviennent corrompus au fil du temps. Ils fondent par les armes des colonies des deux côtés de leur île, conquérant une partie de l’Afrique jusqu’à l’Égypte, et de l'Europe jusqu'à l'Italie. Athènes est le seul État capable de s’opposer à leur expansion.
L’Atlantide, ainsi que l'armée athénienne, ont été engloutis lors d'un immense raz-de-marée associé à des tremblements de terre, en un jour et une nuit. Platon ne donne pas d'explication géologique à cette catastrophe.


Ces événements ont lieu 9 000 ans avant l'époque de Solon.
Pour en savoir plus, voir l'article consacré au Critias.

 


Récit de Stephen Lawhead

 

Cet auteur pense différemment la thèse de l'Atlantide et l'expose ainsi :

L'Atlantide serait un groupement d'Îles, à l'Est, surnommé Les Îles des Immortels ou Avalon. Formé de neuf grands royaumes, dont le neuvième, régi par le Grand Roi, règnerait sur tous les autres. Ainsi commence l'histoire de Charis, Princesse d'Atlantide, fille du Roi Avallach, qui par son don de voyance prévoiera la catastrophe et parviendra à sauver quelques-uns de siens et à les emmener sur l'Île de Bretagne, et y fondera un nouveau royaume, sur cette terre hostile qui malgré tout deviendra la leur.

Charis trouvera un jeune prince de Bretagne, Taliesin ap Elphin, avec qui elle mettra au monde l'Enchanteur que nous connaissons tous, Merlin l'Enchanteur, le Merlin qui rentrera dans la Légende Arthurienne. Taliesin mourra d'une flèche barbare, et Charis, quant à elle, deviendra celle que nous connaissons sous le nom de la Fée Viviane, ou la Dame du Lac.


L'Atlantide dans les textes anciens


Contrairement à l’avis général, l'Atlantide en tant que telle apparaît très peu dans les textes anciens grecs ou latins.

La colonne sur laquelle les prêtres auraient lu à Solon l’histoire de l’Atlantide, si elle a jamais existé, n’a pas été retrouvée.
Diodore de Sicile, historien grec du Ier siècle av. J.-C., évoque également l'Atlantide (Bibliothèque historique, III).
Hérodote (v. 484—425 av J.-C.) parle des Atlantes comme étant les habitants de la région du mont Atlas (Enquête, I, 202). Néanmoins rien ne confirme qu’ils aient été autre chose que cela. Il n’y a pas de lien apparent avec Atlantide.
Thucydide (v. 460 ?—400 av J.-C.) dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse fait remonter l'histoire de la Grèce à la thalassocratie de Minos. En aucun cas on ne peut y voir une allusion à l'Atlantide.

 

Traces et hypothèses

 

Plusieurs équipes se sont lancées à la recherche de ce continent mythique, notamment par des explorations sous-marines. Certaines ont amené la découverte de quelques ruines englouties, rien ne suggérant cependant leur appartenance à une civilisation autre que celles déjà connues dans le bassin méditerranéen ou ailleurs.


Hypothèse minoenne


Certains, comme le Commandant Cousteau, suite aux travaux de l'archéologue grec Galanopoulos, ont identifié l'Atlantide à la civilisation crétoise détruite à la suite de l'éruption de Thêra (Santorin) vers -1500. De nombreux détails de la culture atlante décrite par Platon font penser à la civilisation minoenne.


Au Pont Euxin

 

La possible avance technique des Hittites dans certains domaines, surtout en métallurgie (ils fondaient et exportaient le fer), la connaissance de la roue, l'importance que pour eux revêtaient Teshub, dieu de l'orage ainsi que l'observation des foudres, peuvent faire supposer que les populations du pourtour de la mer Noire et particulièrement d'Anatolie avaient une certaine maîtrise de ce que nous appelons aujourd'hui l'électricité.

Les dernières découvertes en matière de construction établissent que la connaissance de la pierre reconstituée (ciment et béton) est bien plus ancienne que nous ne l'imaginions, en particulier sous forme de mégalithes (pour une meilleure résistance aux séismes, très fréquents dans cette région et à cette époque).

 

Nombre de connaissances étaient communes aux Hittites, aux Cimmériens, aux Colchidiens, aux Phéniciens, aux Perses, aux Troyens, aux Minoens, aux Philistins, peuples dans lesquels certains ont voulu voir les peuples de la mer mentionnés par les Égyptiens. On peut penser que ces peuples aient pu n'en faire qu'un du temps de l'apogée de l'empire Atlante. Cette situation prit fin vers -7500 par l'effondrement du barrage naturel du Bosphore situé sur la faille tectonique euro-asiatique, à cause d'un séisme provoqué sans doute par la chute d'un chapelet de météorites submergeant la surface occupée par l'actuelle Mer Noire. La trace et le souvenir de ces évènements nous sont rapportés par L'épopée de Gilgamesh, plus ancienne évocation du déluge, répercutée par d'autres traditions ainsi que par l'Ancien Testament.

 

Telle fut l'hypothèse émise à la suite de la publication des ouvrages du baron Cuvier en 1825, où celui-ci supposait le débordement de la Mer Noire dans la mer Égée. On admet désormais le contraire à la suite des travaux menés par les géologues américains William Ryan et Walter Pitman du Lamont Doherty Earth Observatory de New York en 1999 et par le Français G. Lericolais de l'Ifremer. La Méditerranée a rempli la Mer Noire qui était auparavant un lac d'eau douce. Un abysse profond marque effectivement le point de rupture qui dut constituer à une certaine époque des chutes d'eau comparables aux plus grandes qu'on connait actuellement.


Proche des colonnes d'Hercule

 

D'autres ont émis l'hypothèse d'une île située au-delà des colonnes d'Hercule (le détroit de Gibraltar), engloutie par la remontée des eaux à la fin de la dernière glaciation.

 

J. Collina-Girard, géologue de l'Université de Provence (Aix-Marseille 1), a relevé un haut-fond immergé à l'ouest du détroit de Gibraltar (Banc Spartel ou Majuan), qui « formait une île de 10 km à 12 km, avec des îlots satellites, au milieu d'une passe étroite s'ouvrant à l'ouest sur une mer intérieure ». Selon lui, cet archipel fut entièrement submergé à la fin du paléolithique, en 9000 av. J.-C. par une remontée eustatique accélérée (3-4 m par siècle), soit à la date indiquée par Platon. L'hypothèse du rôle de tsunami analogue à celui qui s'est produit à Lisbonne, évoquée comme plausible par J.Collina-Girard en 2003 a été récemment confirmée par un géologue de l'IFREMER, Marc-André Gutsher (Geology, 2005). Celui-ci a noté, à partir de publications de chercheurs espagnols, que plusieurs tsunamis s'étaient produits dans cette zone et que l'un des plus importants (6 fois plus que celui de Lisbonne) eut lieu précisément à la date indiquée par Platon. Une véritable "Atlantide géologique" existe donc devant le détroit de Gibraltar.

 

Les autres spéculations concernant une Atlantide située devant le détroit de Gibraltar, souvent fantaisistes, sont le prolongement de théories d'avant-guerre concernant le site de Tartessos sur les côtes du Golfe de Cadix, qu'on suppose un port ensablé.

 

L'Atlantide pourrait se situer devant le détroit de Gibraltar, entre Gadeira (Cadix, Andalousie) et l'Atlas marocain. Telle est la théorie défendue lors de l'été 2000 par un Hispano-Américain [1], Georgeos Diaz-Montexano. Ses recherches sont basées sur ses traductions des textes de Platon, le Timée et le Critias. Comme d'autres avant lui, il a démontré l'existence d'erreurs de traduction et d'interprétation de certains mots. Selon lui, ces erreurs ont été la cause principale du fait qu'experts et scientifiques ont douté de l'historicité de l'Atlantide à cet endroit. En 2003, le même Georgeos Diaz y a dirigé une expédition et a déclaré en avoir apporté les résultats auprès de l'UNESCO. [2] Il s'agirait de ruines de pans de murs, cyclopéens sans doute, et de creusets servant à la fonte des métaux. La plupart de ces pièces archéologiques ont été trouvées entre -10 et -40 mètres de profondeur, à l'endroit même où, selon sa traduction, se trouvait l'île d'Atlantide.

 

J. Collina-Girard a déclaré à ce propos, avoir reçu une communication de G. Diaz-Montexano ne contenant rien d'autre que sa traduction de Platon et ne changeant rien à ce qu'on savait déjà.

 

Quoi qu'il en soit, l'immersion de ce territoire due à des facteurs multiples, s'étant produite entre - 12000 et - 9000, on en déduit que ce qui été repéré et récupéré ne peut être très différent de ce que l'humain était en mesure de produire tant à la fin du paléolithique supérieur qu'au début du néolithique.


Au large de Chypre


En novembre 2004, une équipe conduite par Robert Sarmast a affirmé avoir découvert sur un petit plateau sous-marin au large de Chypre, par 1500 m de fond, deux longs murs droits de 2 km de long chacun. Depuis il a réunit les fonds nécessaires pour effectuer les fouilles. Il en a sortit une gigantesque stèle ornée d'inscriptions probablement religieuse, ainsi que certains objets de valeur laissant entendre que le site n'a jamais été pillé, et que c'est donc bien un cataclysme qui a fait sombrer la cité. Le site se situant entre deux plaques tectoniques, c'est un tremblement de terre suivi d'un glissement de terrain qui serait à l'origine de la catastrophe, qui n'est pas encore datée. Les deux murs seraient les restes d'un temple. Il a sortit un livre Discovery of Atlantis (Broché) - Robert Sarmast - 1 Juin 2006 - En Rupture - ainsi qu'un documentaire paru sur Arté.

 

Les "découvertes" de Robert Sarmast n'ont pas reçut de confirmation de la part de la communauté scientifique : aucun artefact humain ne semble avoir été réellement découvert et des géologues professionnels ont fortement critiqués les interprétations qu'il a présenté de relevé de sonar marins : son Atlantide ne serait qu'un volcan sous-marin agé de 100 000 ans. Une nouvelle campagne d'exploration de Sarmast était prévue pour septembre 2006.


En Sardaigne


« Au-delà de Charybde et Scylla », c'est l'hypothèse du journaliste Sergio Frau du quotidien italien La Repubblica [3], publiée récemment dans son ouvrage "Le colonne d'Ercole-Un'inchiesta". [4]

La localisation des colonnes d'Hercule relevant autant du mythe que de la géographie antique, elle fut déplacée vers l'occident au cours des millénaires. L'auteur constate également que la Sardaigne correspond pour la forme et les dimensions à celles de l'île du récit de Platon.


En Amérique latine


À partir du XIVe siècle et la découverte des Amériques, les navigations phéniciennes en Atlantique ont alimenté la légende et le mythe. L'on s'est posé la question de savoir, après Christophe Colomb, si les Phéniciens n'avaient pas été les premiers à avoir traversé l'Atlantique et ce thème est périodiquement repris, donnant cours aux hypothèses les plus fantaisistes.

 

La question telle posée était "Comment un peuple aurait pu se développer en amérique alors que l'origine de l'homme est située en Afrique ?".

 

Certaines, nées au XIXe siècle à la suite de l'identification de la civilisation phénicienne, ont voulu voir ce monde légendaire qu'est l'Atlantide en Amérique latine. En 1889 par exemple, le vicomte Onfroy de Thoron publia un essai de 142 pages intitulé Les Phéniciens dans l'île de Haïti et sur le continent Américain. Les vaisseaux de Hiram et de Salomon sur un fleuve de l'Amazonie.

La question serait plutôt de savoir si l'origine de la légende Atlante ne serait pas davantage due plus aux Phéniciens qu'aux Grecs...

Voir Mythe et légende atlante en Amérique latine


Dans l'Océan indien

 

L'étude de Jacques Hébert parue récemment aux éditions Carnot sous le titre Atlantide, la solution oubliée (voir également Les Survivants de l'Atlantide dans le numéro 8 de la collection « Les dossiers des grands mystères de l'histoire », ) soutient qu'elle fut engloutie non pas à l'ouest dans l'océan Atlantique mais au large de la Somalie dont Socotra, une île du Yémen à l'embouchure du golfe d'Aden, serait un des vestiges.


Gamla Uppsala, capitale de l'Atlantide


Il a été proposé au cours du XIXe siècle que Gamla Uppsala soit en réalité la capitale de l'Atlantide.

D'après Platon, la capitale de l'Atlantide était un complexe, large d'une vingtaine de kilomètres, de canaux, murs, jardins, casernes et champs de course, disposés en cercle autour du palais royal et du temple du dieu de la mer, Poséidon, patron de la ville.


En Antarctique

 

Pour les chercheurs canadiens Rand et Rose Flem-Ath, auteurs de When the Sky Fell [Quand le ciel tombait, 1995], l'Atlantide aurait été située en Antarctique. Ils basent leur conclusion autant sur la théorie de Hapgood touchant les déplacements de l'écorce terrestre que sur leurs propres découvertes et recoupements. Le documentaire Le mythe du déluge présente cette théorie avec beaucoup de détails.

 

Ces deux chercheurs ont commencé leur travail après la constatation d'une similitude troublante. Si une civilisation aussi avancée que celle des Atlantes existait dix mille ans avant J-C, il est possible qu'elle ait prévu le cataclysme et que l'évacuation de la population ait été anticipée. Si tel n'a pas été le cas, il est néanmoins possible que certains survivants aient cherché refuge dans des terres épargnées par le raz de marée, en tout cas en altitude. Des sites comme le lac Titicaca, dans la cordillère des Andes, ainsi que les plateaux de Thaïlande et d'Éthiopie répondent à ce critère de sécurité. Or c'est dans ces régions qu'apparut l'agriculture, vers 9600 ans avant notre ère.

 

La théorie de Charles Hapgood, soutenue à l'époque par Einstein, stipule que l'écorce terrestre qui repose sur un magma liquide peut se déplacer soudainement sur ce magma sous l'effet de forces, et ceci en complément de la théorie du mouvement des plaques continentales. Pour Rand et Rose Flem-Ath, la croûte terrestre aurait connu un déplacement soudain de l'ordre de 3200 km, il y a environ 10000 ans; des terres habitables auraient glissé dans le cercle polaire et connu la glaciation. Comme toute la croûte terrestre aurait connu ce déplacement, cela permettrait d'expliquer d'autres phénomènes comme la disparition des mammouths, la congélation de la Sibérie et le dégel de l'Amérique du Nord.

 

Pour appuyer cette théorie, les deux chercheurs mettent en lumière toute une série de découvertes. La carte dessinée par Piri Reis en 1513, s'inspire elle-même de cartes antérieures, réalisées par des marins anonymes. L'Afrique, l'Amérique du Sud et une partie de l'Antarctique y figurent. La carte est fiable au demi-degré près, une précision qui ne semblait pourtant guère possible avant 1735. La carte d'Oronteus Finaeus (1531) utilise également des sources plus anciennes. L'Antarctique fait apparaître le tracé de reliefs et de cours d'eau, ce qui laisse supposer que l'homme s'était rendu sur le continent austral et s'y était peut-être même établi, avant que la glace ne le recouvre. La découverte moderne du continent n'eut lieu que trois siècles plus tard (1820).

Ces deux chercheurs établissent aussi des liens entre la civilisation égyptienne et celles d'Amérique du Sud. Des statues découvertes en Amérique du Sud présentent une physionomie ne correspondant pas à celle des peuples latino-américains. De nombreuses similitudes existent entre les pyramides d'Égypte et celle des civilisations aztèque, olmèque, toltèque ou maya. Leur édification suppose l'emploi de techniques si avancées sur leur temps qu'elles défient toute explication rationnelle. Le Sphinx de Gizeh serait bien plus ancien qu'on ne le pensait. En témoignent sur le site, les traces d'une érosion liée à des pluies diluviennes n'ayant pu survenir qu'il y a 10000 ans, ce qui va à l'encontre de l'attribution des pyramides à la civilisation égyptienne, née en 4000 seulement avant J-C. Sa tête en forme de pharaon, trop petite par rapport aux proportions générales, aurait été resculptée à l'époque des pharaons. Des scientifiques ont découvert que les pyramides d'Égypte étaient disposées suivant un schéma correspondant à une zone de la constellation d'Orion, telle que celle-ci apparaissait en 10450 avant J-C, c'est-à-dire bien avant les débuts de la civilisation égyptienne, mais à une époque pouvant être celle des Atlantes.

 

Comme chaque nouvelle théorie tranchant sur les théories généralement admises, celle-ci est rejetée par une grande majorité de scientifiques. Selon certains, des études satellitaires et sismiques de la partie de l'Antarctique où la glace est la plus mince permettraient de trancher, bien que le travail des glaciers, par sa force colossale étalée pendant des millénaires, ait pu raboter toute trace de civilisation sur les sites probables de présence humaine. S'il devait en rester quelques indices, ces derniers seraient probablement broyés et polis comme des galets par l'érosion, comme par une sorte d'immense rouleau compresseur, et enfouis sous une épaisse couche de sédiments, déplacés par des fleuves de glace atteignant souvent plus d'un kilomètre d'épaisseur.

 

Les carottes glaciaires prélevées en Antarctique depuis les années 1960 (carotte Vostok, carotte Byrd nombreuses carottes du projet EPICA, en particulier celle du Dome C) attestent de manière incontestable de la glaciation complète du continent antarctique depuis des centaines de millier d'années : toute hypothèse d'un brusque déplacement du continent antarctique est, au regard des connaissances géologiques et climatiques actuellement reconnues par la communauté scientifique, un non-sens.


Une civilisation atlantique

 

Des phénomènes géophysiques tels les transgressions marines et la fonte des inlandsis ont changé la géographie de l'Océan Atlantique à la fin de l'ère glaciaire. Il est assez probable qu'en longeant les glaces par cabotage, on pouvait passer de l'Europe à l'Amérique et que le détroit de Béring, la "Béringie", ne fut pas le seul passage de peuplement de ce continent.

 

En outre, certaines affinités linguistiques entre le basque et l'algonquin, définies comme langues pré-indo-européennes, laissent supposer, selon les travaux de Paula Baker Sten Summary View Point on the Relation between the Basque and Cree language or A Bone to Pick, qu'il y eut un courant migratoire en ce sens.

Une civilisation assez homogène put sans doute se développer sur les côtes de l'Europe, de la façade est des États-Unis et du Canada, du Groenland, en quelque sorte sur le pourtour d'un grand lac intérieur, plus ou moins fermé au sud par les archipels des Canaries et des Açores, davantage émergés qu'aujourd'hui, à la fin du paléolithique.

 

Les pyramides de pierre encore mal équarries qu'on trouve aux îles Canaries comme en Bretagne, laissent penser qu'il ne devait pas s'agir d'une civilisation différente de la civilisation mégalithique dont on trouve les traces datant de la même époque en Méditerranée.


En Mer du Nord

 

Selon les théories émises par Jürgen Spanuth d'abord, puis par Jean Deruelle et Roger Mermet ensuite, il se serait agi d'un gigantesque polder dont les digues auraient été le point de départ d'une civilisation mégalithique en Mer du Nord, au large de la Hollande, et dont les îles de la Frise et particulièrement celle d'Heligoland, [5] consitueraient ce qu'il reste de son territoire, contreforts servant de digues naturelles.


Au delà de l'Irlande

 

À la suite de la théorie précédente en Mer du Nord, l'hypothèse que le Gulf Stream aurait joué le rôle de catalyseur de vie dans l'Atlantique Nord, précisément au plateau du Rockall aujourd'hui submergé, a été émise. La région du Rockall [6] posséderait les mêmes caractéristiques que la « plaine de Platon ». En effet, Platon insiste beaucoup sur la description géographique de la plaine rectangulaire de l'Atlantide, mesurant 3 000 stades par 2 000 (environ 600 km x 400 km). Dans ce cas, cette localisation correspondrait également à celle de l'île mythique d'Avalon dont le souvenir est conservé par la tradition celtique.


Lieux secrets et vilains messieurs

 

En 1998, un gourou allemand nommé Bock emmène ses adeptes pour un voyage initiatique (et payant) sur l'emplacement de l'Atlantide, dans le nord-est de la Finlande. Sur place, il refait ses calculs et s'aperçoit que l'Atlantide se trouvait en fait de l'autre côté de la frontière russe. Les adeptes n'ont pas de visa pour la Russie et doivent rebrousser chemin. L'histoire ne dit pas si les adeptes ont payé pour un nouveau voyage en Russie l'année suivante. Entourloupe inoffensive, comparée à certains usages idéologiques du mythe atlante. Au XVIe siècle, l'empire transatlantique de Charles Quint est présenté comme une résurrection de l'empire atlante. Au XVIIe siècle, le Suédois Olof Rudbeck identifie l'Atlantide-Hyperborée à la Suède et en tire une légitimation de l'impérialisme suédois. Aux XIXe et XXe siècles, de nombreux auteurs présentent l'Atlantide comme le berceau de la race aryenne. Himmler, le chef des SS, est un atlantomane convaincu.


Athènes : l'Atlantide est une fiction politique de Platon


Et si l'Atlantide de Platon était en réalité Athènes? L'idée, émise en 1779 par l'Italien Giuseppe Bartoli, a été reprise notamment par Pierre Vidal-Naquet. Platon n'est ni un historien ni un géologue, c'est un philosophe qui cherche à définir la société idéale. Dans le Timée et le Critias, il oppose l'Atlantide maritime, technicienne et conquérante, corrompue par la richesse (comme la démocratie athénienne selon Platon), à une Athènes archaïque, rurale, autarcique et conservatrice. Les dieux donnent la victoire à la meilleure société sur la pire. C'est un message qui s'accorde avec ceux des autres dialogues politiques de Platon, Lois et République. À ce titre le récit de Platon doit être placé aux côtés des utopies et anti-utopies plus récentes, et en chercher les traces physique est un contresens qui conduit à chasser une chimère. Dans ses deux dialogues Platon introduisait une nouveauté : "dire le fictif en le présentant comme le réel" (P. Vidal-Naquet, "L'Atlantide et les nations", La démocratie grecque vue d'ailleurs, Paris, 1990). L'histoire de l'Atlantide est donc d'abord pour Pierre Vidal-Naquet l'histoire de l'imaginaire humain.


Le bassin méditerranéen à la fin du paléolithique

 

Il faut se le représenter il y a 15 000 ans quand les glaciers descendaient à la latitude de Lyon. Les terres s’avançaient alors d’une vingtaine de kilomètres par rapport au tracé des côtes d’aujourd’hui, de sorte que la Méditerranée était divisée en deux mers intérieures. La Sardaigne et la Corse étaient alors unies, tandis que la Sicile était rattachée à la pointe de la Calabre et à l’Afrique du Nord. La Sicile jouxtait la Sardaigne, les deux îles étant probablement séparées par un marécage et l’île d’Elbe était rattachée au continent. Il y avait donc une mer orientale limitée par le verrou sicilien et une mer occidentale limitée par le verrou de Gilbraltar, les deux cotés du détroit étant alors unis. Aux temps historiques, les chroniques des scribes égyptiens nommaient la Méditerranée occidentale "le Grand Vert", à moins qu'ils n'aient ainsi voulu nommer l'Atlantique.

Au-delà, comme aujourd'hui, se trouvait l'océan Atlantique dont les pourtours devaient être également très différents de ce qu'ils sont à présent. La tradition veut que, bien plus tard, vers -6000, Tartessos sur la côte atlantique espagnole, ait commercé avec le peuple Atlante.

 

Le pourtour de la Méditerranée occidentale était alors peuplé de « cro-magnoïdes » dénommés Ouchtatiens (voir également pour la population l'article Guanches), supplantés par les Capsiens venus du Sahara (qui était alors un lac bordé de marécages où il n'est pas exclu que quelque campagne archéologique découvre un jour les restes de villages lacustres ensevelis) puis assimilés, population proto-berbère parlant une langue afro-asiatique dont il reste des reliquats dans la langue sarde actuelle, le berbère et le basque. S’il exista une population « atlante » sur les territoires émergés des trois îles quasiment soudées ensemble, ce ne pouvait être que celle-là.

 

De -11000 jusque vers -8000, le niveau de la mer est 55 mètres plus bas qu'aujourd’hui. C'est une période de stabilisation climatique durant laquelle commence la sédentarisation et le début du mégalithisme. Lorsqu’à la suite d’un réchauffement climatique, la fin de la glaciation s’opère, les eaux remontent.

 

La légende qui nous a été transmise par Platon, recueillie de la tradition orale, amalgame probablement divers évènements survenus à des périodes différentes et successives. Suite à l’explosion de Thera (Santorin), on s’est aperçu qu’au sud-est de la Sardaigne s’était produit un effondrement de terrain vers -1500 provoquant un tsunami dont on peut encore voir les traces sur un nuraghe, une énorme tour mégalithique, à proximité de la zone d'effondrement. Les « fonds vaseux » dont parle Platon pourraient bien avoir été déterminés par l'effondrement de ce pan de la Sardaigne et mirent plusieurs siècles à reposer, les temps géologiques étant longs et se situant à une autre échelle que la durée moyenne de la vie humaine.


« Atlantis », la cité-mère

 

Nous savons que les premières cités où l'humain se sédentarise sont lacustres, sur pilotis, souvent dans des marécages. La ville d’Atlantis est sa cité-mère. Elle n'est toutefois pas citée sous ce nom par Platon (ce nom se référant chez lui à la seule île) et n'est qu'une appellation contemporaine de cette capitale mythique. La légende la situe autour d’un mont, au milieu de fossés navigables. Elle pouvait fort bien se trouver dans des marécages drainés par des fossés au pied d’un volcan, comme le Stromboli dans l’actuel archipel des îles Lipari. Vu le volcanisme actif et les séismes sous-marins fréquents dans cette zone, on ne risque guère aujourd’hui d’y retrouver quoi que ce soit. Mais la cité aurait aussi bien pu se trouver n'importe où ailleurs. La civilisation atlante, s’il en fut une, pourrait avoir essaimé à travers la Méditerranée, tels les Phéniciens dont Tyr était la cité-mère, mais bien avant eux. Ce que l'on trouve parmi les traces et hypothèses ne serait que les restes des différents comptoirs, pouvant éventuellement correspondre aux dix cités du mythe. La Crète minoenne représenterait en somme assez bien la renaissance de cette même civilisation en une phase plus avancée. Tant la cité-mère que les autres cité ressemblaient au départ à une cité lacustre et à la fin à une cité aux murs cyclopéens, comme ceux de Mycènes. Les Atlantes pourraient bien avoir été les mêmes que les Pélasges, "constructeurs de tours".


L'orichalque


Reste la curieuse histoire de l’orichalque, métal inconnu qui avait fait la richesse des légendaires Atlantes comme l’étain fit celle des Phéniciens. Peut-être s’agissait-il de cuivre ou d’un alliage semblable à celui du bronze nécessitant l’étain, on ne sait.

 

Certains ont parlé de l’aluminium, qui ne fut découvert qu’au XIXe siècle de l'ère chrétienne. Peut-être le procédé de fabrication avait-il été trouvé puis perdu par la suite pour n’être redécouvert que des millénaires plus tard. L'absence de cet alliage parmi les vestiges archéologiques peut s'expliquer par le fait que celui ci est fortement oxydable et plus facilement recyclable que facile à produire, mais l'hypothèse apparaît bien fragile : la maîtrise de l'électricité est indispensable à la production de cet alliage, et rien ne nous permet d'affirmer que les civilisations anciennes aient su la maîtriser, même si certaines conjectures en hasardent l'hypothèse, alléguant que certaines pyramides aient pu aussi avoir la fonction de condensateur.

 

Une curieuse légende existe au sujet d’un métal inconnu dont le dernier détenteur du secret de fabrication fut assassiné sur ordre de Néron, craignant que l’or et les métaux en cours ne s’en trouvent dévalués et son pouvoir concurrencé.

 

Les lieux dans lesquels on trouvait en abondance dans l'antiquité les minerais de cuivre, d'argent et d'étain étaient le sud-ouest de la Sardaigne, près du mont Sirai couronné d'un nuraghe au pied duquel se trouve un site Phénicien, le sud de l'Espagne en amont du Guadalquivir et les îles Sorlingues (îles Britanniques) et l'actuelle Grande-Bretagne.


Territoires et cités disparus 
 
Le mythe rapporté par Platon ne recouvre qu'un aspect de l'argument ; d'autres légendes ou traditions mythiques à travers le monde parlent de territoires engloutis et de cités perdues, comme Avalon, Ys, Bimini, Mu etc. Il en est des mythes de cités ou continents perdus comme de ceux du Déluge : ils appartiennent à toutes les civilisations et à toutes les cultures.

 

Comme en témoigne par exemple la grotte Cosquer près de Marseille, dont l'entrée est située à 36 mètres au-dessous du niveau de la mer, la géographie du pourtour des continents a bien changé avec la fin de la dernière glaciation, de sorte que nombre de territoires autrefois parcourus par l'humain se trouvent aujourd'hui immergés. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que le souvenir en soit resté dans l'inconscient des humains et qu'il soit parvenu jusqu'à nous sous forme de mythes relatifs au Déluge et à des terres ou cités englouties.

Plus que de la science-fiction, qui ne fait que transposer un mythe dans un passé inconnu ou un futur incertain, l'Atlantide, comme les autres continents perdus, relèverait davantage de la préhistoire et de la géologie et du mythe engendré par ces disciplines.

 

Pour qui refuse de voir en l'Atlantide une fiction philosophique construite par Platon pour critiquer l'Athènes de son temps, deux certitudes peuvent cependant émerger des données à notre disposition, passées en revue parmi les traces et hypothèses : d'une part, du point de vue temporel, tout indique qu'il n'a pu s'agir que d'une civilisation mégalithique de la préhistoire et d'autre part, tout ce qui transparait du mythe platonicien quant à l'organisation de cette civilisation indique qu'il s'agissait d'une thalassocratie.


L'épopée atlante
((( Les frises du Parthénon )))


Athéna vs Poséidon

 

Si le Parthénon est indiscutablement le temple d'Athéna c'est, plus que cela, le temple d'Athéna triomphante. Les Athéniens en se plaçant sous la protection de cette déesse avaient délibérément choisi le camp des vainqueurs et, même si ce qu'ils célébraient par les sculptures de ce temple ne les avait pas concernés directement ils en accaparaient l'héritage avec délectation.

 

L'interprétation de la frise ionique ne peut se faire QUE à la lueur des autres sculptures, qui, elles, sont clairement identifiées.

Les quatre ensembles de métopes décrivent clairement des combats, mythiques ou légendaires, ils ne sont pas spécialement liés à Athéna.Cependant ils illustrent peut-être les victoires de l'ordre sur le désordre, désordre des monstres ou désordre moral .

 

Les imposantes sculptures des frontons annoncent clairement la couleur: Athéna, née "de la tête de Zeus" a une puissance éclatante.Quant à la légende concernant la revendication de l'Attique et donc l'opposition entre Athéna et Poséidon elle semble centrale pour comprendre la frise.

 

On sait que Poséidon, avide de royaumes terrestres, avait un jour jeté son dévolu sur l'Attique et que pour manifester sa prise de possession il avait planté son trident dans l'acropole d'Athènes ce qui donna immédiatement naissance à un puits d'eau salée.

 

Plus tard, Athéna planta un olivier près du puits. Poséidon, furieux la provoqua en combat singulier. Zeus arrêta les préparatifs guerriers et leur imposa de se soumettre à l'arbitrage des dieux. Tous les dieux soutinrent Poséidon et toutes les déesses soutinrent Athéna. A la majorité d'une voix le tribunal décréta qu'Athéna avait plus de droits sur le territoire parce qu'elle lui avait fait un meilleur cadeau.

 

Telle est l'histoire ordinairement racontée. Or, on sait que Poséidon est le dieu central de l'Atlantide. Toute opposition entre ce dieu et un autre peut être comprise comme la transposition mythique d'un combat entre les Atlantes et un autre peuple. Ici donc, entre les Atlantes et les "paléo-Grecs" (Pélasges?). C'est à dire selon toute vraisemblance, la guerre qui est racontée par Platon dans le Timée et le Critias... Guerre qui, toujours selon Platon, s'est terminée effectivement par la victoire des "Athéniens" (par simplification) sur les Atlantes.

En considérant donc cet environnement de guerres, de combats, d'oppositions, on a un peu de peine à imaginer que la frise qui court tout autour du temple, soit une simple procession rituelle, tranquille, paisible, presque ordinaire et neutre... En considérant en outre son emplacement qui en fait presque une frise secrète ou en tout cas une frise dont le sens caché ne devait pas être révélé au non-initié, c'est à dire "ésotérique" au sens premier du terme, on commence à avoir un aperçu tout différent. Notre vision de la frise est peut-être tout simplement faussée par deux cents ans d'interprétations erronnées. Et, la tentative du Pr Connelly le montre bien, d'autres interprétations moins paisibles (elle propose, rappelons-le, d'y voir un triple sacrifice humain) sont parfaitement envisageables.

"Et les ayant rassemblés, il dit..."

 

On sait que cet intertitre retranscrit la dernière phrase conservée du Critias qui s'arrête là sans que l'on sache exactement la raison de cette abrupte fin ( la suite n'a pas été écrite par Platon, elle a été écrite mais perdue, etc... ) .

 

Le dieu des dieux, Zeus, lui qui règne par les lois, parce qu'il avait le pouvoir de percevoir ce genre de choses, comprit combien cette race douée de toutes les qualités était devenue misérable. Il voulut leur appliquer un châtiment afin de les faire réfléchir et de les ramener à plus de modération ; il réunit à cet effet tous les dieux, dans leur plus noble demeure qui se trouve au centre de l'univers et qui a vue sur tout ce qui participe au devenir. Et les ayant rassemblés, il dit... (fin du "Critias")

L'interprétation (nouvelle) proposée ici est que la frise ionique du Parthénon est la représentation (*) de cette assemblée des dieux dont les délibérations vont finalement conduire à la destruction de l'Atlantide, quant à la "procession" il s'agirait des cérémonies de préparation à la guerre qui va conduire à la victoire des "Athéniens" (encore une fois: désignation fausse, simplement utilisée faute de mieux pour simplifier) contre les Atlantes.

 

(*) Interprétation mythologique (évidemment!) grecque et très largement postérieure, d'un événement qui, lui, était naturel (mais qui a dû paraître sur-naturel en raison de son ampleur).

 

S'il est vrai que la première mention écrite que nous ayons de l'Atlantide date des environs de -355 (date supposée du Critias et du Timée de Platon), s'il est vrai que le Parthénon date des années -447 / -432, il semble toutefois parfaitement imaginable que la connaissance de ces événements (guerre contre les Atlantes, disparition de l'Atlantide) se soit transmise secrètement sous forme d'enseignement ésotérique dans de petites sociétés d'initiés et ce depuis les périodes les plus anciennes. Et cela, quoi qu'en dise Platon, en Grèce aussi bien qu'en Egypte. De toute manière les relations entre la Grèce et l'Egypte ne datent pas de l'époque de Solon et sont bien entendu beaucoup plus anciennes.

 

Que Phidias (ou l'entourage de Périclès) ait eu connaissance de l'"épopée atlante" n'a donc rien de surprenant. Après tout, les déluges et cataclysmes divers que rapportent toutes les traditions n'ont pas fait disparaître l'espèce humaine et les Grecs n'ont été qu'un maillon supplémentaire dans cette antique tradition qui, rapportant des événements tellements incroyables et épiques, n'a pu qu'être un élément bénéficiant d'une attention toute particulière.

 

Tellement particulière d'ailleurs, que, pour être sûrs qu'elle ne se dilue pas, les dépositaires ont dû se mettre à l'envelopper de mystères, à ne la transmettre qu'à des personnes choisies.

On pourrait dire du reste, que Platon en cette affaire, en la révélant, ne "joue pas le jeu" (peut-être parce que finalement il était opposé à tous ces mystères....)

 

Phidias, lui, en tout cas l'a joué. En plaçant sa frise là où il l'a placée, il était assuré de transmettre la tradition dont il était dépositaire sans la dévoiler au grand public puisqu'elle ne pouvait être qu'incompréhensible à l'observateur non averti. Pour faire bonne mesure et finir d'embrouiller les pistes il suffisait de donner à l'ensemble l'allure d'une procession Comme de toute façon personne n'aurait l'idée saugrenue de parcourir cent trente mètres pour faire le tour du temple, le nez en l'air et presque sans recul, au risque de se rompre le cou, il y avait effectivement peu de chance qu'un visiteur ordinaire apprenne quelque chose qu'il n'aurait pas dû savoir en regardant cette frise...

Evidemment, nous, nous pouvons la voir d'une tout autre façon!

 

Répartis entre Londres et Athènes (ainsi que Paris pour un panneau) les panneaux formant la frise "est", celle contenant le "conseil des dieux", n'est visible en tant qu'ensemble que "virtuellement".


(Frise Est, 280 Ko)

On voit nettement douze dieux olympiens (accompagnés des deux divinités secondaires Niké et Eros, Niké étant la personnification de la Victoire, autre nom d'Athéna) dont le groupe assis est coupé exactement en deux par une scène qui dans le cadre de l'interprétation "Panathénées" est généralement considérée comme "la remise du péplos" (drap brodé qui recouvrait la statue d'Athéna) et dans l'hypothèse "Connelly" est vue comme la préparation au sacrifice des trois filles d'Erechtéus.

 

Ce panneau (central) n'a pas encore reçu d'interprétation totalement satisfaisante.

Si l'on observe l'ensemble de la frise on a toutefois fortement l'impression qu'il ne s'agit pas d'une procession, tout est assez statique et même les cavaliers ne peuvent pas "aller bien loin"...

 

En résumé, il semble donc tout à fait envisageable de considérer cette frise comme en liaison avec l'Atlantide:

La grande guerre contre les Atlantes a été (si Platon a correctement rapporté les événements) un fait majeur de la très haute antiquité "athénienne" et à ce titre très digne d'être célébrée au même titre par exemple que la guerre de Troie (qui n'était pas considérée comme une fiction homérique mais comme un fait bien réel)
Ce ne sont pas les préparatifs d'une fête joyeuse: les visages sont graves, fermés, préoccupés. Il est clair que tout un peuple se prépare au combat et n'attend plus que l'ordre des dieux.


Les autres sculptures du Parthénon sont également en liaison avec des guerres, pas avec des fêtes...
Les dieux semblent bien participer à une discussion contradictoire extrêmement sérieuse.
Le débat est ouvert...

 

http://atlantides.free.fr/parthenon.htm


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MessageSujet: Re: Le mythe de l'Atlantide   Sam 12 Sep 2009, 15:54




Un excellent travail de recherche par un vrai géologue:



Amicalement.

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MessageSujet: Re: Le mythe de l'Atlantide   Sam 12 Sep 2009, 21:39

L'opinion dominante des archéologues est que le Timée est un récit romancé qui relate la fin de la civilisation Minoènne (Crête) suite à l'explosion du volcan Santorin en l'an -1640.

Ainsi l'Atlantide ne serait autre que la Crête et l'ile Santorin réunies.

En effet la civilisation Minoénne (3000 avant JC) était parvenue à un gaut niveau de civilisation. A l'époque ou nous sortions du Neolithique, elle avait un système politique évolué et elle était la puissance maritime qui dominait la Mer Egée. Les Minoens étaient contemporains des anciens Egyptiens et commerçaient avec eux. Cette civilisation a laissé de nombreuses traces comme les palais de Phaistos et de Knossos, véritables merveilles d'architecture ou rien ne manquait, pas même l'eau courante (nous étions encore dans les cavernes). L'artisanat était très développé. Les arts, dont de nombreuses peintures ont été retrouvées dans les ruines de Knossos, magnifiaient la nature.


Cette civilisation est à l'origine de nombreux mythes comme celui du Minautore. On a retrouvé dans le palais de Knossos, une peinture montrant un homme affrontant un taureau et pratiquant des acrobaties sur son dos.



Il s'agissait sans doute d'un jeu rituel. Il a donné naissance à la légende du Minotaure, moitié homme, moitié taureau, né des amours de Parsiphae et d'un taureau. Selon la légende, il était caché dans les labirynthes du palais et dévorait les hommes qui l'affrontaient.

La civilisation Minoènne s'étendait jusqu'à l'ile volcanique de Santorin, une ile ronde ( à l'époque) à 120 km au Nord de la Crête et de 25 km de diamètre. On y a retrouvé, sur le site d'Akrotiri, des constructions minoènne de cette époque.

Bref cette civilisation florrissante rayonnait sur toute la Mer Egée, quand en 1640 avant JC, le volcan de Santorin se réveilla. Il y eut de violents tremblements de terre pendant un an (attesté par l'analyse de graines). Heureusement la population était partie quand tout le centre de l'île explosa et les eaux envahirent la caldéra ainsi formée. Ce fut la plus grosse explosion volcanique de tous les temps (200 fois celle du Krakatao). Le bruit (inimaginable) fut entendu jusqu'en Scandinavie. Des milliards de tonnes de cendres et de roches furent éjectés à une vitesse supersonique dans la haute atmosphère et formèrent un nuage opaque qui couvrit tous le sud de la Méditerranée y compris l'Egypte (on y reviendra). Une énorme vague de 250 m de haut se forma et commença à déferler en Méditérannée. Cette vague atteignit la Crête une demi heure plus tard et détruisit palais, routes, cultures..etc. Ce qui n'avait pas été détruit fut enfoui sous la cendre et stérilisé pour plusieurs années..

La civilisation Minoènne ne survécut pas à ce cataclysme. Sa flotte détruite , son agriculture anéantie, ses centres de pouvoirs abattus, elle fut plus tard envahie par des peuplades du Nord, bien moins avancés, puis par le Grecs qui émergeaient à peine.

Dans un post suivant, je dirais pourquoi les archéologues pensent que le mythe de l' Atlantide est le récit romancé de la fin de cette civilisation.



Dernière édition par Pierre31 le Dim 13 Sep 2009, 02:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le mythe de l'Atlantide   Sam 12 Sep 2009, 22:46

Plusieurs documentaires ont été fait à partir de cette thèse il me semble, très intéressant. En effet, il semble que l'explosion de Santorin ait participé à la disparition de la culture Minoénne? Quel désastre
Ils ont laissé la "place" à la domination Mycènienne il me semble? Mais je ne suis pas spécialiste de l'époque...
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MessageSujet: Re: Le mythe de l'Atlantide   Sam 12 Sep 2009, 23:06

1)Si Athènes pouvait s'opposer à l'Atlantide alors elle ne devait pas être puissante militairement.
2)Peut-être qu'il faut chercher l'Atlantide en Atlantique.
Aussi Platon a du dire de vrais choses mais a dû beaucoup embellir la réalité.

Donc où est le Vrai du Faux??
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Le mythe de l'Atlantide

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