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 (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme

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Benjamin.d
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MessageSujet: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Lun 01 Oct 2007, 23:05

L'observation du Lac Chauvet (1952)

Après de nombreux traitements des photos et développements de théories mathématiques sur la trajectoire de l'objet, nous pouvons conclure que: l'objet photographié est un engin en forme de disque de grande taille, situé à une grande distance du photographe dans le ciel.



LeLac Chauvet est un lac d’origine volcanique situé dans le Massif Central, dans la région Auvergne, plus précisément dans le département du Puy-de-Dôme, dans la chaîne des Monts Dore, sur la commune de Picherande. Situé à une altitude de 1176 m, il s’est formé dans le cratère d’un ancienvolcan c’est ce que l’on appelle un maar. De forme presque parfaitement circulaire, il mesure environ 600m de diamètre et 66m de profondeur. Il s'est formé il y a environ 150 000 ans et le relief autour s'est érodé au cours du temps. Il est moins grand et moins profond que son voisin le Lac Pavin. Bordé sur la moitié de sa circonférence par une forêt (la forêt de Montbert), il est distant de 400m environ de la route départementale D203. 

Observation

Cette observation a été faite le 18 juillet 1952, en fin d'après-midi, près du lac Chauvet (Puy-de-Dôme).André Frégnale, ingénieur géologue, se promène à pieds près du lac Chauvet (Puy-de-Dôme). Il fait très beau temps, le ciel est bleu azur avec un fort vent d'Ouest.

En regardant vers le Sud, il remarque dans le ciel un objet de forme discoïdale, venant de l'Ouest, se déplaçant silencieusement à et vitesse constante vers l'Est. Frégnale se saisit alors de l'appareil photo qu'il porte sur lui, un 24x36 Zeiss Ikonta équipé d'un objectif de 45 mm. Il prend 4 clichés, pendant 25 s. Il a eu de plus la chance de pouvoir prendre 4 photos remarquables de netteté et riches d'informations.

Lorsque l'engin est trop loin pour le photographier correctement, Frégnale prend ses jumelles pour suivre l'objet qui s'éloigne et le voit disparaître, quasi instantanément, comme s'il s'évanouissait sur place. Au total, l'observation a duré moins de 1 mn.

Frégnale aurait cependant toujours refusé de croire en la réalité des ovnis, et pour ce qui est de l'objet qu'il a photographié, pense qu'il peut s'agir d'une maquette volante, ou - plus étonnamment pour un témoin direct - de poussière cosmiques agglomérées (sic).
En 1954, les 4 photos sont publiées pour la première fois dans le livre d'Aimé Michel, Lueur sur les soucoupes volantes.

Le Contexte

Fort étrangement ce cas extraordinaire, après avoir fait la une de la presse à l'été 1952, est tombé ensuite dans un oubli quasi total. Il est mentionné en effet une seule fois, et très brièvement, dans le premier ouvrage du célèbre ufologue "pionnier" Aimé Michel : "Lueurs sur les soucoupes volantes" en 1954.
Heureusement l'astrophysicien et ufologue Pierre Guérin a effectué en 1993/1994 une analyse scientifique extrèmement pointue de ces 4 photos, publiée pour la première fois dans le N° 316 de Lumières dans la Nuit, puis dans le Journal of Scientific Exploration (Vol. 8, N°4, 1994, p. 447-469).

Plus récemment le dernier ouvrage de Bernard Thouanel "OVNI" lui consacre une page. Enfin, quelques rares sites Web ufologiques mentionnent ce cas, mais le plus souvent en se copiant les uns les autres, et en fournissant une information très pauvre et le plus souvent erronée.
Bref, une "misère" eu égard à ces 4 photos exceptionnelles, potentiellement "LA" preuve ultime de la réalité des ovnis (le "smoking gun" comme disent les anglo-saxons). J'ai donc décidé, d'abord par pur amusement, d'enquêter moi même sur cette affaire.

Evidemment 51 ans après les faits, les principaux "acteurs" étant décédés (Frégnale, Guérin), cela pouvait sembler une gageure. Je pense néanmoins avoir au moins réussi à rassembler de nombreux renseignements totalement inédits à ce jour sur ce cas, et avoir montré qu'il ne pouvait s'agir ni d'un canular ni d'une méprise.
Maintenant à chacun de se faire sa propre opinion. Pour moi, l'enquête continue ...
(rédigé le 16/11/2003)
http://adelmon.free.fr/Lac_Chauvet.html
I - Description succincte des 4 photos

L'objet discoïdal venait de la droite (de l'ouest) et paraissait s'élever dans le ciel à mesure qu'il se rapprochait. La photo a été prise peu avant qu'il ait atteint sa hauteur apparente maximale.

L'objet vient de passer plein sud à sa plus petite distance du photographe, se dirigeant vers la gauche (vers l'est). Le témoin constate que sa trajectoire réelle est horizontale. La soucoupe commence à peine à s'éloigner lorsque cette seconde photo est prise.

Le disque continue de se déplacer vers la gauche. A mesure qu'il s'éloigne son diamètre apparent diminue et l'observateur, par un effet de perspective, commence à le voir en même temps s'abaisser très sensiblement sur l'horizon (celui-ci est situé juste au-dessous du banc de cumulus stratifiés visibles dans le bas de l'image.). Lorsque cette troisième photo est prise, la trajectoire apparente de la soucoupe est donc déjà orientée obliquement vers le bas et la gauche sur l'image.

Le disque, qui est maintenant très éloigné, s'est encore abaissé sur l'horizon, et sa trajectoire apparente s'est rapprochée un peu plus de la verticale. Après avoir pris cette dernière photo, André Frégnale a observé l'objet dans ses jumelles, mais il l'a perdu de vue au bout de peu de temps.


Agrandissements de la soucoupe sur chacune des 4 photos

Forts agrandissements (tous à la même échelle) des quatre images de l'Ovni du Lac Chauvet.

Il s'agit apparemment d'une soucoupe volante à base plate vue par en-dessous, en forme d'assiette renversée. Si nous pouvions la voir par le dessus elle pourrait peut être ressembler à celle de McMinville (1950) ou Rouen (1954).

Les deux premières images sont affectées d'un flou de bougé important, surtout la première. Il semble que le photographe ait voulu suivre le déplacement de l'objet dans son viseur en même temps qu'il déclenchait l'obturateur, mais il n'a pas su doser son mouvement.

Les deux dernières photos en revanche sont comme découpées au couteau, et leur netteté n'est limitée que par la granulation du film (objectif mis au point sur l'infini).
Sur chacune de ces quatre photographies, on voit distinctement, sur le bord supérieur droit de la soucoupe, le liseré brillant dû à la réflexion de la lumière du soleil par la tranche de l'engin.
Le dessous de la soucoupe est dans l'ombre, et l'on y voit la bande sombre allongée alignée sur la trajectoire et orientée vers l'arrière (vers la droite) à l'opposé du sens du mouvement.
Cette bande sombre pointe légèrement vers le bas sur la vue 1 (l'objet achève de s'élever dans le ciel, venant de l'ouest), puis de plus en plus nettement vers le haut sur les vues 2, 3 et surtout 4 (l'objet s'abaisse de plus en plus sur l'horizon, se dirigeant vers l'est).


Dernière édition par Benjamin.d le Ven 16 Juil 2010, 00:19, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:13

Analyse rapide

A partir de maintenant je citerai purement et simplement les pages 120-123 de l'excellent dernier ouvrage du regretté Pierre Guérin : "OVNI. Les mécanismes d'une désinformation".

"Bien des années après la parution du livre d'Aimé Michel, j'obtins communication des négatifs originaux de la soucoupe du lac Chauvet par l'entremise d'un lecteur de la revue "Lumières dans la Nuit" à qui Frégnale les avait prêtées.

Il y avait en réalité quatre images de format 24x36, prises à la suite sur une bande de film noir et blanc. Elles étaient précédées et suivies d'images sans aucun rapport avec les photos de la soucoupe. Il n'y avait donc pas eu de tentatives multiples pour obtenir de "bonnes photos" de l'objet, ni de "ratés".

J'examinai très critiquement les quatre négatifs à la loupe et au microscope, ce qui me fournit la certitude absolue de l'absence de toute retouche comme de tout artefact photographique naturel tels que reflets, taches de développement, etc. Il s'agissait bien d'images d'un objet extérieur, formé sur le film à travers l'objectif de l'appareil photo. D'autre part, ces images ne pouvaient pas résulter d'une surimpression par le biais d'une glace sans tain ou de tout autre procédé comme la double exposition (au demeurant impossible à réaliser avec l'appareil photo du témoin), car un tel artifice n'aurait pu laisser fortement sous-exposée la face intérieure sombre de la soucoupe sur laquelle se serait imprimé le fond clair du ciel. Les photos montraient donc un objet dans le ciel lui-même, mais quel objet ?

Je tirai avec soin des copies agrandies des quatre images en plein format (laissant voir les marges perforées du film), au moyen d'un excellent objectif fournissant des agrandissements "piqués" et dénués de distorsion géométrique. Ces agrandissements reproduisent tout ce qu'il y a sur les négatifs originaux, à l'exception toutefois des données sensitométriques qui sont nécessairement altérées du fait de la non-linéarité des courbes de noircissement photographique. (Mais il est vrai que les négatifs originaux eux-mêmes, qui n'avaient pas été calibrés photométriquement avant développement, n'auraient pas pu se prêter plus à des mesures quantitatives des luminances).

Puis une fois ce travail fait, j'eus l'honnêteté et surtout l'imprévoyance de restituer la bande négative originale à la personne qui me l'avait prêtée et qui la rendit aussitôt à Frégnale. J'appris bien plus tard que cette bande resta alors en la possession de ce dernier jusqu'à son décès. Frégnale était célibataire et avait vécu avec sa soeur également célibataire. Je pus retrouver l'adresse exacte de cette dame, qui était très âgée à l'époque. C'était elle qui détenait les documents laissés par le défunt, mais lorsque je lui demandai au téléphone, en 1992, si elle pouvait rechercher la bande de film montrant la soucoupe du lac Chauvet pour me la prêter, elle s'y refusa, arguant qu'elle était bien trop fatiguée pour faire des recherches dans la malle située à l'étage de sa maison où ces documents devaient se trouver, mélangés à d'autres. J'insistai sans succès et compris que je devais renoncer. J'avais alors commencé d'étudier à fond les photos et c'est ainsi que je dus me contenter de travailler sur les copies que j'en avais faites. Je certifie sur mon honneur de scientifique que ces copies n'ont été "retouchées" d'aucune manière et qu'elles sont la reproduction exacte des originaux (il est à craindre aujourd'hui que ceux-ci soient allés à la poubelle, ou soient destinés à y aller une fois la vieille dame disparue, qu'il y ait ou non des héritiers désignés).

Mais revenons vingt ans en arrière : dès l'année 1972 j'avais eu l'idée de faire état des photos du lac Chauvet (qui me paraissaient avoir des chances d'être authentiques) pour illustrer un article sur les Ovnis qui fut publié dans le numéro de septembre de Sciences et Avenir de cette même année.

J'attirai alors l'attention du lecteur sur l'existence, sur la face inférieure sombre de la soucoupe, d'une large tache nettement plus sombre, en forme de bande partant de la zone centrale du disque et aboutissant à sa périphérie en un point paraissant situé à l'opposé du sens du mouvement allégué de l'objet sur les quatre images - cette bande passant progressivement de l'horizontalité sur les deux premières vues, à une position oblique orientée vers le haut à droite sur les deux dernières, à mesure que l'objet, par un effet de perspective, s'inclinait vers le bas à gauche sur l'horizon en s'éloignant. J'avoue qu'à l'époque, je ne voyais pas bien comment vérifier cette propriété supposée à partir d'une analyse rigoureuse des clichés.

C'est seulement en 1992 que, sur la suggestion de l'ufologue Joël Mesnard, directeur de la revue Lumières dans la Nuit, j'entrepris de réexaminer la question et d'établir un modèle fondé sur cet alignement supposé de la bande sombre sur la trajectoire de l'objet, en prenant au mot les allégations du témoin relatives au mouvement de l'objet (en particulier l'horizontalité de sa trajectoire).

D'autre part, l'étude des clichés me convainquit qu'il était possible de les "faire parler" bien au-delà de ce qu'un examen sommaire pouvait révéler d'emblée : les quatre images successives permettaient en effet de rétablir sur chacune d'elles l'orientation de la ligne d'horizon, grâce aux détails du paysage ; la netteté des contours du disque sur les deux dernières images, comparée à celle des détails du premier et du second plan, éliminait toute possibilité que le disque soit une maquette suspendue à faible ou moyenne distance ; enfin la bande excentrée sous le disque fournissait une hypothèse sur l'orientation de la trajectoire.

Les données numériques ainsi obtenues à partir des mesures sur les clichés se révélèrent totalement compatibles avec le modèle dans lequel elles purent s'insérer sans aucune contradiction interne, ce qui n'aurait pu être le cas si le modèle n'avait pas traduit la réalité. En outre, le modèle se montra prédictif, fournissant des informations nouvelles sur le comportement de l'objet.

Une telle démarche, qui est celle de la méthode scientifique, me permit ainsi d'établir la preuve de l'authenticité des photos. La soucoupe se comporte bien comme le témoin l'avait prétendu, c'est à dire comme un disque volant éloigné parcourant une trajectoire horizontale rectiligne en conservant toujours une certaine inclinaison de son plan par rapport au sol, et non pas comme une maquette oscillant au bout de quelque fil invisible ou lancée en l'air à quatre reprises successives.

On trouvera en annexe le détail du travail d'analyse qui m'a permis d'arriver à ces conclusions. Ce travail fut publié pour la première fois dans le N° 316 de Lumières dans la Nuit, puis dans le Journal of Scientific Exploration (Vol. 8, N°4, 1994, p. 447-469).

J'engage vivement le lecteur à en prendre connaissance. Ceux que rebutent les calculs élémentaires de trigonométrie et de dérivation pourront, dans un premier temps, sauter ces calculs pour ne s'attacher qu'à l'esprit des raisonnements."


L'analyse détaillée des photos du Lac Chauvet

Le document ci-dessous est paru en annexe du dernier livre de Pierre Guérin (OVNI Les mécanismes d'une désinformation, Albin Michel, 2000). Il s'agit à peu de choses près de la version française de l'article publié en 1994 dans le Journal Of Scientific Exploration, Vol8, N°4.

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Dernière édition par Benzemas le Jeu 29 Mai 2008, 12:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:16

Le récit du témoin et les Photos


En cette fin de journée ensoleillée du 18 juillet 1952, à 18 h 10 (temps légal), M. André Frégnale se promenait à proximité du lac Chauvet, un petit lac d'origine volcanique dans la plaine située au pied de la face sud de la chaîne du Sancy. Un vent léger soufflait, venant du nord-ouest à 3 000 m d'altitude, et de l'ouest au sol (vitesse: 60 km/h). Le soleil était encore loin d'être couché (altitude 22°, azimut 97° ouest). Regardant vers le sud, le témoin vit apparaître dans le ciel, venant de sa droite (c'est-à-dire de l'ouest) et se dirigeant vers sa gauche (donc vers l'est) l'objet discoidal dont nous avons fourni la description au chapitre 2. Il commença de le photographier presque aussitôt, alors que l'objet passait plein sud devant lui dans une trajectoire horizontale, atteignant à ce moment sa plus grande hauteur angulaire (photos 1 et 2). Il le photographia ensuite à deux autres reprises, alors que le disque, qui maintenait sa trajectoire horizontale, s'abaissait à gauche vers l'horizon avec la distance par un effet de perspective (photos 3 et 4). Comme la dimension angulaire de l'objet devenait trop petite pour qu'on puisse le photographier utilement, le témoin prit alors ses jumelles pour l'observer. Et ainsi que nous l'avons déjà dit, il le vit quelque temps après disparaître comme s'il s'évanouissait sur place, ce qui peut tenir au fait qu'il le perdit de vue en raison de l'éloignement. L'observation avait duré en tout une cinquantaine de secondes, et Frégnale estima que l'azimut de l'objet avait varié durant ce temps d'une centaine de degrés. La trajectoire était « horizontale et rectiligne », la vitesse linéaire « uniforme », la régularité d'allure « impressionnante » sans aucun balancement sensible à l'œil ni sinuosité de la trajectoire, le silence « total ». L'objet apparaissait comme un disque vu du dessous et incliné par rapport à l'observateur, d'où son apparence elliptique. Il était «dénué de toute saillie, aucune antenne ni hublot ni hélice, aucune trace de fumée ni de gaz chauds ». Sa face visible (inférieure) était sombre, «d'une couleur indéfinissable, gris métallique ou gris-vert ». La bande excentrée plus sombre que nous avons déjà décrite était bien visible à l'œil sous le disque, elle évoqua pour le témoin (dans l'hypothèse qu'il s'agissait d'un engin piloté) une « carlingue » très peu renflée. Le témoin vit aux jumelles une «fente » à l'avant de cette « carlingue » et une autre à l'arrière.


Selon Frégnale, 25 secondes furent consacrées aux prises de vue photographiques, avec un intervalle d'environ 8 secondes entre chaque image. (il est à supposer que cet intervalle dut être plus court entre les deux premières vues qu'entre les deux dernières, la vitesse angulaire de l'objet diminuant avec la distance dans l'hypothèse d'une vitesse linéaire constante.) Les photos furent prises sur du film 35 mm Panatomic X Kodak (une ancienne émulsion noir et blanc peu sensible à grain fin), et le film développé dans un révélateur Kodak à grain fin de type D 25 modifié (au génol, sulfite et acide borique). Le bain était usagé et le développement fut prolongé en conséquence. L'appareil photo 24 x 36 utilisé était un Zeiss Ikon équipé d'un excellent objectif Tessar de focale 45 mm et d'un obturateur Compur (ou Prontor ?). Un filtre jaune Wratten 15 était fixé devant l'objectif pour foncer le ciel bleu. Le diaphragme utilisé était de 1 : 5,6 selon le témoin, et les temps de pose affichés sur l'obturateur de 1 : 250 s (soit approximativement 1 : 200 s réel, les obturateurs centraux étant toujours trop « lents» aux vitesses rapides d'obturation). Le diaphragme (ou la vitesse?) fut augmenté d'un cran après la première vue, si l'on en juge par la densité photographique moyenne des images négatives qui est légèrement diminuée à partir de la seconde vue.


Les quatre vues 24 x 36 portent, en marge du film, les numéros 3-3a, 4-4a, 5-5a et 6-6a. Pour simplifier, nous les désignerons par 1, 2, 3 et 4. Les vues 1 et 2 (qui montrent sur leur droite les branches d'un arbre et son feuillage) ont été prises l'appareil levé vers le ciel et tenu « horizontalement» ; les vues 3 et 4 (qui montrent respectivement des nuages vers l'horizon et un talus herbeux au premier plan), l'appareil tenu « verticalement ».
Sur chacune des images de la soucoupe, la bande sombre allongée sous l'objet est bien visible, mais elle n'évoque aucunement une carlingue, même aplatie. On ne distingue pas non plus de fentes à l'avant et à l'arrière de cette tache. On observe parfaitement le liseré lumineux qui borde la partie supérieure droite de l'ellipse et qui, compte tenu de la position du Soleil, résulte clairement de la réflexion des rayons solaires par la tranche de l'objet et (sur la photo 4) par son dessus.


On remarquera d'autre part que sur la vue 2 et surtout sur la vue 1, l'objet présente un flou de bougé important: les extrémités du grand axe de l'ovale de la soucoupe sont étirées, comme sous l'effet du mouvement de droite à gauche de l'objet dans l'hypothèse d'un temps de pose trop long. En réalité, il s'agit d'un flou de bougé de l'opérateur, et non de l'objet: selon Frégnale, le disque se déplaçait plutôt lentement, et le temps de pose utilisé aurait dû l'immobiliser sur le film. En outre, on constate que l'étirement de l'image n'est pas vraiment parallèle au grand axe de l'ellipse sur la vue 2. Enfin et surtout, on observe le même étirement de l'image sur les détails de l'arbre à la droite du champ photographié. Apparemment, le photographe voulut trop bien faire en essayant de « suivre » l'objet dans sa course lorsqu'il déclencha l'obturateur, mais il le fit d'une façon trop rapide qui créa le flou de bougé observé. Le résultat de cette maladresse, c'est que la longueur du grand axe de l'ellipse est difficile à mesurer avec une grande précision sur la vue 2, et quasiment impossible sur la vue 1.



Un autre point important concerne la ligne d'horizon qui n'est visible sur aucune des images. Nous montrerons plus loin comment il est possible d'en fixer la position par rapport à l'objet, mais il faut au préalable, pour cela, connaître au moins pour chaque image l'orientation de cette ligne par rapport à celle des côtés du rectangle 24 x 36. Il existe une photo sur laquelle cette orientation est mesurable avec une bonne précision, de l'ordre de 0,5° : c'est la photo 3 où l'on voit dans sa partie inférieure des cumulus dont la base est stratifiée par la perspective en lignes parallèles dont tout météorologue sait qu'elles sont horizontales dans le paysage (l'horizon n'est guère plus bas). L'angle que font ces lignes avec le petit côté du rectangle 24 x 36 est de 3°. Ce chiffre n'a rien d'étonnant, la plupart des photographes amateurs travaillant à main levée ne savent pas tenir leur appareil « droit », surtout en l'absence de visée reflex.


Sur la vue 4, l'horizon est apparemment caché par le talus herbeux du premier plan, dont la crête penche d'un angle d'environ 5° sur le petit côté du rectangle de l'image. Cette inclinaison est du même sens que sur la vue 3 et doit traduire une tendance systématique du photographe à pencher son appareil toujours de la même façon. Mais il est évidemment hasardeux d'adopter ici cette valeur de 5° plutôt qu'une valeur voisine, la crête du talus n'ayant pas de raison d'être parfaitement horizontale. Cependant, la valeur de 5° est en bon accord avec l'angle dont il faudrait tourner l'image pour que les brins d'herbe du talus soient en moyenne verticaux. Faute de mieux, nous nous en tiendrons à cette valeur, quitte à la modifier ultérieurement au cas où elle conduirait à des incompatibilités manifestes.


Sur les vues 1 et 2, en revanche, il est impossible de déterminer l'horizontalité sans faire d'hypothèse, mais on a cependant une méthode pour lever l'ambiguïté. Tout d'abord, il semble que le photographe soit resté presque exactement à la même place pour prendre les deux photos, si l'on en juge par les détails des branches et du feuillage de l'arbre à droite qui paraissent pratiquement superposables (un tel critère est extrêmement sensible). En revanche, il est clair que là encore, le photographe n'a pas su tenir son appareil droit (ou plus précisément horizontal), car même si l'on tient compte de la convergence des verticales vers le haut lorsqu'on vise le ciel avec un appareil photo, il est patent que l'arbre n'est pas du tout penché de la même façon sur les deux images. Mais il est connu que la photographie conserve les lignes droites (absence de distorsion géométrique), du moins avec les objectifs standard à focale fixe comme le Tessar. (Les zooms modernes à grande variation d'amplitude sont toujours affectés de distorsion géométrique en tonneau à la courte focale et de distorsion en coussinet à la longue focale.) Si l'on prolonge l'axe de la bande sombre sous le disque jusqu'à l'arbre sur chacune des deux photos, on constate que les deux lignes tombent au même point de l'arbre et se trouvent pratiquement confondues. Elles représentent apparemment une portion de la trajectoire de l'objet qui s'effectue en cette région du ciel suivant l'axe de la bande. Or, selon le témoin, l'objet passait alors plein sud perpendiculairement à la ligne de visée en décrivant une trajectoire horizontale rectiligne. La portion de trajectoire apparente que nous venons de définir peut donc être considérée, si nous prenons au mot le photographe, comme approximativement parallèle à l'horizon sud. Comme on le voit, nous construisons notre modèle de trajectoire à partir des déclarations du témoin, nous réservant de le mettre en contradiction avec lui-même si le modèle conduit à des incohérences et se voit infirmé par les mesures faites sur les clichés.


Mesures physiques et géométriques sur les images de l'objet


Sur les vues 3 et 4, la soucoupe est d'une netteté excellente, elle se découpe comme au couteau sur le ciel, et l'étalement des bords de son image (visible seulement sur de forts agrandissements) peut être estimé à 1/100 de mm, ce qui correspond sensiblement à la limite de résolution du film Panatomic-X pour des détails contrastés. La mise au point sur l'objet était donc parfaite, et comme les contours des nuages visibles dans le bas de la vue 3 sont également nets, on peut en inférer que l'appareil était réglé sur l'infini. Un test indépendant nous le confinne : sur la vue 4, les détails de la branche d'arbre au second plan, qui « pointe» vers la soucoupe, sont sensiblement moins nets que celle-ci; et quant aux herbes du talus au premier plan, elles sont franchement « adoucies» par un défaut manifeste de mise au point. On peut croire Frégnale lorsqu'il nous dit que le diaphragme d'objectif utilisé était de 1 : 5,6. Car, pour une focale aussi petite que 45 mm, si le diaphragme avait été nettement plus fenné, tous les détails du paysage eussent été nets.


Ce fait nous pennet d'estimer, par un calcul élémentaire de profondeur de champ, la distance minimale de l'objet en deçà de laquelle on commencerait à percevoir une altération de la netteté de son contour. On trouve une distance d'une soixantaine de mètres. Comme l'objet sous-tend en moyenne sur le ciel un angle de l'ordre de 1°, ainsi que nous le verrons plus loin, ceci impliquerait, dans le cas d'une maquette suspendue, un disque d'au moins un mètre de diamètre pendu au bout d'un fil (invisible) accroché à une grue d'au moins 50 m de hauteur (de façon que son bras reste en dehors du champ des photos). Je laisse au lecteur le soin de juger du réalisme d'une telle hypothèse. Mais, en fait, l'objet devait être bien plus éloigné encore que cette distance minimale, si l'on en juge par son contraste sur le ciel, qui est plus faible sur la vue 4 que sur la vue 2 - indice de l'interposition d'un léger voile atmosphérique sur la dernière vue. Or il faisait un beau temps sec, et pour qu'un tel voile soit sensible, la distance devait être au moins de l'ordre du kilomètre plutôt que d'une centaine de mètres. L'hypothèse de la maquette se trouve ainsi définitivement exclue.

 

Paramètres géométriques de l'objet sur les quatre clichés. Sur les quatre images, le disque est vu sous la forme d'une ellipse plus ou moins aplatie dont on peut mesurer (fig. 1) le grand axe 2a et le petit axe 2b. (L'ellipsité, ou aplatissement, est le rapport b/a.) Sur les images 2 et 3, qui sont très nettes, on peut également mesurer l'angle u que fait la bande sombre excentrée avec le grand axe, et l'angle v que fait le petit côté du rectangle de l'image 24 x 36 avec le grand axe. Si l'on connaît l'inclinaison w de l'horizon sur ce petit côté du rectangle, on en déduit l'angle w du grand axe, ainsi que l'angle g de la bande excentrée, avec l'horizon:
w = v + W
g = u - w

 

 

Nous aurons besoin de w et de g pour calculer la hauteur angulaire a de l'objet au-dessus de l'horizon, comme nous le montrerons plus loin.





Dernière édition par Benzemas le Jeu 29 Mai 2008, 12:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:16

Sur la photo 2, on constate que l'angle u n'est pas nul, bien que petit. On peut estimer sa valeur à 4° environ, mais il est impossible de faire la part de w et de g dans cette inclinaison de la bande excentrée sur le grand axe. La caméra vise approximativement le sud et non pas l'objet, la trajectoire apparente est horizontale comme on l'a dit plus haut, mais elle cesserait de l'être et elle commencerait de s'incliner très légèrement vers le bas à gauche (comme sur les photos suivantes) si la caméra avait été tournée vers l'est de façon à amener l'objet exactement au centre du champ, ce qui aurait permis de mesurer cette inclinaison apparente. Mais cela n'est pas possible ici.


Des remarques analogues peuvent être faites à propos de la photo 1 sur laquelle le flou de bougé est tel que les deux extrémités du grand axe de l'ellipse sont « rognées» sur les tirages clairs. Mais si l'on fait les mesures sur un tirage sombre largement posé, qui montre l'étalement dû au flou dans toute son extension (y compris le liseré brillant à droite qui est énormément élargi), on peut définir assez bien l'angle u, sa valeur étant comprise entre -13° et -17° environ.


En ce qui concerne maintenant les mesures des grands axes et des petits axes, elles peuvent être faites avec une bonne précision sur les images 3 et 4, mais il faut tenir compte empiriquement de la légère déformation de l'ellipse par le liseré brillant qui la borde en haut à droite et dont la lumière empiète sur son contour par effet de diffusion photographique. En revanche, le flou de bougé sur les photos 1 et 2 rend la mesure du grand axe difficile sur la photo 2 et aléatoire sur la photo 1. En dépit de ces incertitudes, le grand axe sur la photo 1 semble clairement plus petit que sur la photo 2 (cela apparaît sur les tirages, sombres ou clairs). Le passage de l'objet à la plus petite distance de l'observateur se situerait donc entre les positions 1 et 2, et plus près de la position 1 que de la position 2. En revanche, le petit axe, correctement mesurable sur les deux images, est très légèrement plus grand en 1 qu'en 2, ce qui pourrait signifier simplement que l'ellipse est plus «ouverte» ou autrement dit que le disque est incliné d'un angle plus grand vers le témoin.


Les mesures brutes des axes de l'ellipse (faites sur des agrandissements tous à la même échelle) ont ensuite été corrigées de la déformation géométrique inhérente à la projection, à travers un objectif, de l'image d'un objet photographié sur un plan (celui du film). Si d est la distance angulaire de l'objet au centre du champ photographié, l'image est étirée transversalement par le facteur 1/cosd et radialement par le facteur 1/cos2d. Cet effet est surtout sensible avec les objectifs grand-angulaires. Dans le cas présent, d est seulement de l'ordre de 10° et la déformation est faible, mais elle n'est cependant pas négligeable.


Pour ce qui est maintenant des inclinaisons de l'ellipse et de la bande excentrée, elles sont plus difficiles à mesurer avec précision, en particulier l'angle u sur la photo 4 (en raison de la faible longueur de la bande sur cette image) et plus encore sur la photo 2 (en raison du flou de bougé). Les cor- rections des données brutes sont ici inutiles, compte tenu de l'imprécision des mesures.


Les valeurs obtenues finalement sont données dans le tableau ci-dessous. Les longueurs 2a et 2b ont été ramenées par le calcul à leur valeur sur les négatifs originaux (ce qui foumit plus de décimales que les mesures n'en donnent réellement). Elles sont foumies en millimètres. Les angles sont exprimés en degrés. Les marges d'erreur indiquées correspondent aux erreurs maximales sur les mesures.

 

 

La modélisation


Elle est fondée sur les allégations du témoin: un disque volant décrivant, à vitesse régulière, d'ouest en est, une trajectoire horizontale le faisant s'abaisser à l'est sur l'horizon par un effet de perspective à mesure qu'il s'éloigne. Ce disque est vu sous la forme d'une ellipse. L'examen des photographies révèle que cette ellipse s'incline par rapport à la ligne d'horizon d'un angle w qui croît à mesure que l'objet s'éloigne.


Ce fait peut s'interpréter simplement de la façon suivante, qui est suggérée par l'absence alléguée de tout balancement de l'objet: le plan de la face inférieure du disque (celle qui est visible) est incliné sur le plan horizontal en direction du nord, d'un angle W autour d'un axe confondu avec la trajectoire. Lorsque le disque passe plein sud à sa plus petite distance du témoin, sa face inférieure est tournée vers ce dernier de l'angle W, l'ellipse apparaît plus « ouverte » que si le disque volait « à plat », mais le témoin n'a aucun moyen de s'en apercevoir, car elle ne penche ni à droite ni à gauche. Puis, à mesure que le disque s'éloigne vers l'est (photos 2 et surtout 3 et 4), sa face inférieure qui reste toujours tournée de l'angle W vers le nord (c'est-à-dire maintenant vers la gauche pour l'observateur) apparaît de plus en plus fortement inclinée sur l'horizontale, l'inclinaison apparente w restant de toute façon inférieure à W (sauf si le disque était vu à l'infini par sa tranche).


La bande excentrée se trouve, comme on l'a vu, dans l'alignement de la trajectoire sur les photos 1 et 2, et l'on admettra qu'elle s'y maintient sur les photos 3 et 4, ce qui est suggéré par le fait qu'elle s'incline à droite vers le haut à mesure que l'objet s'incline à gauche vers le bas. L'axe de cette bande, qui fait un angle g avec l'horizontale sur les photos, fournit donc, dans cette hypothèse, la direction de la trajectoire apparente sur chaque image.


Tel est le modèle simple, établi à partir des dires du témoin, que nous allons tenter de tester numériquement pour voir s'il est en accord avec les données tirées des mesures faites sur les clichés. Pour ce faire, nous devons mettre lé modèle sous la forme d'équations mathématiques.

 


I. Les équations traduisant le fait que la trajectoire de l'objet est horizontale

1. Relation entre la hauteur angulaire et le diamètre appa- rent de l'objet. On a (fig. 2) :
 
Or, le rapport OSi / OS des distances de l'objet au témoin est égal au rapport inverse aj / ai des dimensions apparentes du grand axe de l'objet (lequel sous-tend de petits angles, de l'ordre de 1°). On a donc:
 

 
2. Formule donnant l'azimut et la hauteur angulaire de l'objet en fonction de sa hauteur angulaire maximale à sa distance la plus proche. L'azimut b est mesuré à partir de la direction Oso (fig. 3). On a : 

3. Formule donnant l'inclinaison g de la trajectoire apparente sur l'horizon en fonction de la hauteur et de l'azimut. En tout point S de la trajectoire horizontale réelle (fig. 3), un déplacement infinitésimal SS' = dL de l'objet est vu par l'observateur situé en 0 comme un déplacement apparent ST = dl pouvant être décomposé en un déplacement horizontal dx et un déplacement vertical dy. (Pour des raisons de commodité du dessin, la figure a été établie en supposant que l'objet remonte sa trajectoire vers la droite en s'approchant de l'obseIVateur, cela ne change rien au raisonnement.) L'inclinaison g de la trajectoire apparente sur l'horizontale est donnée dans tous les cas par la relation:
 

 
Différencions cette dernière expression, nous obtenons:

II. L es équations faisant intervenir l'inclinaison du disque sur l'horizontale

1. Hauteur angulaire du disque en fonction de a, b, w et g.


Si le disque volait « à plat» (W = 0), le rapport b'/a des axes de l'ellipse telle qu'elle apparaîtrait à l'observateur serait le cosinus de l'angle f du plan du disque avec le plan perpendiculaire à la ligne de visée. Le complément de cet angle fournirait la hauteur angulaire a de l'objet. Mais le disque ne vole pas « à plat» et nous ne connaissons pas l'angle W qu'il fait avec l'horizontale. Nous pouvons cependant calculer b'/a à partir du rapport b/a réellement observé, de la façon suivante:
Puisque le disque est incliné autour de l'axe AB (fig. 3), l'image « redressée » que l'on verrait s'il volait « à plat » passe également par A et B. Dans le système d'axes Oxy, le point A est sur la droite OA, d'équation y = tan (w + g). x. Il est également sur l'ellipse réellement observée, d'équation (x / a)2 + (y / b)2 = 1. Les coordonnées XA, YA du point A sont donc données par:
 
Dans le système d'axes redressés OXY, les coordonnées du point A sont:
 
Mais A appartient également à l'ellipse redressée, dont l'équation est (X / a)2 + (Y / b')2 = 1, puisque a est inchangé. On en déduit :
 
D'où la hauteur du disque au-dessus de l'horizon: a = Arc sin (b' / a). On peut programmer facilement cette suite de calculs : on rentre a, b, w et g dans la machine, celle-ci calcule d'abord xA et yA, puis XA et YA, enfin b' / a, puis a. Mais on peut calculer directement l'angle a par sa tangente, en posant r = b / a (aplatissement de l'ellipse observée). On trouve alors, à partir des équations précédentes:
 
2. Formule donnant l'inclinaison W du plan du disque sur le plan horizontal en fonction de w et de b.
Une suite de manipulations algébriques portant sur les équations précédentes fournit la relation :
 

 

Le test du modèle


I. Hauteur angulaire du disque sur les quatre photos


Les photos 3 et 4 sont les plus nettes et w et g peuvent être mesurés sur chacune d'elles, ainsi que a et b, avec une bonne précision. En reportant dans (4) les valeurs de ces paramètres fournies dans le tableau, nous obtenons :
 
(Les marges d'erreur indiquées sont une estimation de l'écart-type ou standard deviation.)
Ces résultats sont compatibles avec la position présumée de l'horizon sur les photos 3 et 4. Un premier test est possible, permettant de vérifier si la trajectoire est bien horizontale entre les positions 3 et 4. A partir de l'équation (1), nous pouvons calculer alpha4 à partir de alpha3 (qui est la hauteur angulaire mesurée avec la plus grande précision relative). On trouve:
 
L'accord est excellent, la trajectoire se maintient donc bien horizontale entre les positions 3 et 4. Ceci nous encourage à calculer alpha2 par la formule (1). On trouve : 

 
Nous pouvons vérifier si cette valeur de alpha2 calculée en supposant la trajectoire horizontale entre les positions 2 et 3, est compatible avec la valeur de l'angle u sur l'image 2, estimée à 4° environ. On a u = w + g, et comme w est toujours plus petit que g, on fera à titre d'essai l'hypothèse w2 = 1°, g2 = 3°. Calculons a2 à partir de ces valeurs, on trouve:
 
La concordance (trop) excellente ne doit pas tromper. Nous ignorons en fait les vraies valeurs de w2 et g2 et l'écart-type est d'au-moins 3° sur a2. On peut seulement dire que l'estimation de la valeur de u faite sur l'image 2 est compatible avec l'horizontalité de la trajectoire entre les positions 2 et 3.
Il reste à déterminer l'angle a1. On peut le déduire de la formule(l) comme on l'a fait pour a2 et l'on trouve ainsi:  
Cette valeur est compatible avec l'estimation faite de u1 si l'on prend w1 = 6° et g1 = 10°, auquel cas le calcul qui ramène le disque «à plat» donne:
 


II. Valeurs de l'azimut du disque et de l'inclinaison de son plan sur le plan horizontal

 

Le complément de l'angle a2 calculé plus haut de deux façons indépendantes est f = 42,95°, c'est l'angle que ferait le disque avec le plan normal à la ligne de visée si le disque volait « à plat ». Le rapport r2 = b2 / a2 est 0,82, ce qui correspond à une inclinaison réelle de 34,9°. La différence entre les deux angles fournit une estimation de W2, puisque l'objet en position 2 n'est pas loin de son rapprochement maximum.
On a : 

 


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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:17

La formule (5) nous donne:
 

Ce résultat montre que l'objet avait à peine passé le cap de son plus grand rapprochement lorsqu'il arriva en position 2, et l'on comprend dès lors pourquoi l'angle du grand axe de l'ellipse avec la trajectoire (c'est-à-dire l'axe de la bande excentrée) semble inversé sur l'image 1 prise avant ce passage. A titre indicatif, l'arc de trajectoire entre les positions 1 et 2 est mesurable en se repérant sur les détails des branchages, il est de l'ordre de 12°. Ceci correspond à une variation d'azimut au sol de 12° /cos a, a étant la hauteur angulaire moyenne de l'objet (47°). On trouve ainsi une variation d'azimut d'une vingtaine de degrés, ce qui prouve que l'objet en position 1 se trouvait à environ à 16° d'azimut ouest. Nous pouvons maintenant calculer la hauteur angulaire a0 de l'objet à son plus grand rapprochement, ainsi que les azimuts de l'objet dans les positions 1, 3 et 4, en utilisant la formule (2) :
 
Cette valeur de tan a0 va nous permettre de calculer les azimuts b1, b3 et b4 à partir de a1, a3 et a4 en utilisant la formule (2). On a:
 
La variation d'azimut est de 66° entre les positions 1 et 4 de l'objet sur les photos, chiffre à rapprocher de la variation totale d'azimut du début à la fin des observations, estimée par Frégnale à une centaine de degrés.
En portant les quatre valeurs successives de b dans la formule (1), nous trouvons:
 
L'inclinaison W du disque sur le plan horizontal n'est donc pas restée rigoureusement constante tout au long de la trajectoire, variant dans une fourchette de 5 à 12°, ce dont le témoin (qui n'avait noté aucun balancement) n'a pu évidemment s'apercevoir compte tenu de la faible amplitude du phénomène.


III. Inclinaison de la trajectoire apparente du disque sur l'horizontale


Les valeurs de l'azimut b que nous venons d'obtenir vont nous permettre de calculer l'inclinaison g de la trajectoire apparente de l'objet sur l'horizon, tout au moins dans les positions 1, 3 et 4, au moyen de la formule (3). (Dans la position 2, l'inclinaison est pratiquement nulle.) On trouve ainsi respectivement: g1 = 11° (au lieu des 10° retenus plus haut pour l'inclinaison de la tache excentrée en position 1), g3 = 26,9° (au lieu des 26° mesurés) et enfin g4 = 40,1° (au lieu des 41 ° mesurés). Ici encore, l'accord est excellent entre les résultats du calcul tirés du modèle, et les mesures sur les photos. L'alignement de la bande excentrée sur la trajectoire se trouve confirmé, ce qui valide a posteriori la valeur de a0 qui entre par sa tangente trigonométrique dans le calcul des azimuts.


Conclusion


Ces photographies de la soucoupe volante du lac Chauvet ont la particularité rarissime de contenir en elles la preuve de leur authenticité, grâce à la conjonction de plusieurs facteurs :
l'existence de quatre images prises à la suite au cours du déplacement de l'objet
la qualité de l'optique de l'appareil photo, la finesse du grain du film et la présence opportune de détails du paysage au premier et au second plan, grâce auxquels il est possible de rétablir l'orientation de la ligne d'horizon (invisible sur les images) et d'affirmer par ailleurs, grâce à un calcul de profondeur de champ, que le disque photographié est trop éloigné de l'observateur et de trop grande dimension pour être une maquette
la présence, sur la face inférieure du disque, d'une bande sombre allongée dans le sens inverse du déplacement et dont l'axe semble confondu avec celui de la trajectoire (hypothèse retenue à titre d'essai)
l'assertion du témoin selon laquelle le disque, dont la face inférieure était légèrement inclinée vers l' observateur, se déplaçait horizontalement en ligne droite d'ouest en est.


A partir de ces données, un modèle géométrique a été élaboré, dans lequel toutes les mesures faites sur les clichés ont pu s'insérer sans conduire à aucune contradiction interne. Mais le modèle ne s'est pas seulement trouvé en accord avec les mesures, il s'est égaIement révélé prédictif et a permis de calculer les hauteurs angulaires successives du disque, l'angle d'inclinaison de sa face inférieure vers le nord, la variation de son azimut au cours du déplacement, etc. Un tel accord entre le modèle et les mesures ne peut être l'effet du hasard et prouve clairement que le disque a bien volé dans le ciel selon la trajectoire décrite par le témoin. L'hypothèse de l'alignement de la bande excentrée sur l'axe de la trajectoire s'est trouvée confirmée. Cet alignement s'est maintenu pendant toute la durée de l'observation, ce qui achève définitivement d'éliminer toute possibilité de truquage au moyen d'une maquette oscillant au bout d'un filou lancée en l'air.


Il est amusant de constater que Frégnale, qui ne "croyait" pas aux soucoupes volantes, ne croyait pas non plus à la possibilité d'établir que ses photos n'avaient pas été truquées: «Chose impossible à prouver, écrivait-il en 1975, car on peut faire n'importe quoi en photo. » Un tel jugement s'applique incontestablement à la photo numérique, mais non à la photo classique (argentique) lorsque plusieurs facteurs sont réunis comme ici pour éliminer toute possibilité d'une fabrication, à commencer par cette prise de quatre clichés successifs avec des détails du paysage dans le champ, ce dont Frégnale doit être félicité. Mais nous devons remercier aussi - même s'ils ne nous entendent pas -les concepteurs de l'engin de l'avoir doté sur sa face inférieure d'une bande sombre toujours orientée dans le sens du mouvement, et son pilote de lui avoir fait suivre une trajectoire rectiligne facile à analyser, au lieu d'une trajectoire en feuille morte ou en zigzag comme c'est si souvent le cas pour les Ovnis. Une conjonction de circonstances aussi favorables n'est sans doute pas près de se reproduire en France, surtout si les Ovnis continuent de s'y montrer moins souvent qu'autrefois en plein jour. Ne perdons pas de vue toutefois que la situation actuelle peut changer. Les Ovnis ne nous demandent pas notre avis pour décider ou non d'arriver par vagues au-dessus de telle ou telle région du globe.


Mais revenons aux photos du lac Chauvet. Si l'on fait l'hypothèse que le disque visible sur ces photos mesurait une quinzaine de mètres de diamètre, ce qui était une dimension courante pour les soucoupes volantes de l'époque d'après les estimations des témoins, on peut calculer facilement, à partir des données obtenues plus haut:


- la hauteur de sa trajectoire au-dessus du sol (supposé horizontal) : 590 m;
- la plus petite distance de l'objet à l'observateur : 800m;
- la longueur du segment de trajectoire parcouru en 25 s entre la vue 1 et la vue 4 : 1160 m;
- la vitesse moyenne de l'objet: 170 km/h.
D'autre part, si l'objet avait les dimensions que nous venons de dire, et même s'il ne mesurait que 9 ou 10 m de diamètre, sa vitesse excédait significativement les 60 km/h du vent qui soufflait de l'ouest à basse altitude. Il était donc nécessairement autopropulsé, et non pas poussé par le vent comme l'eût été un ballon. Il s'agissait bien d'un engin volant.
Ceux qui refusent de voir la réalité des Ovnis en face n'admettront évidemment jamais que cet engin ait pu être une soucoupe volante de fabrication non terrestre, et ils chercheront n'importe quelle "explication", aussi invraisemblable soit-elle, pour en rendre compte. Ainsi, contre tout bon sens, Frégnale lui-même continuait de proposer en 1975 son hypothèse d'un "phénomène cosmique inconnu", à moins qu'il ne s'agisse d'une " maquette volante pour s'amuser aux dépens des badauds" (sic). Et beaucoup plus récemment, un astrophysicien professeur au Collège de France, à qui j'avais soumis en 1993 mon travail d'analyse des photos du lac Chauvet, m'écrivait avec la courtoisie dont il ne se départit jamais qu'il appréciait la rigueur de ce travail, et ajoutait: « Un seul fait avéré suffit à compenser l'effet pervers de mille malversations. Il reste que l'objet en question est non identifié, et que la probabilité d'identification la plus grande pointe vers l'objet de fabrication humaine: engin militaire ou civil expérimental, donc protégé contre une dissémination de l'information (brevets, etc.). Et la plus petite probabilité, vers l'objet extraterrestre.» Oui, vous avez bien lu! Non seulement mon correspondant laissait entendre que l'immense majorité des photos d'Ovnis sont des faux, mais il ne craignait pas de suggérer qu'en 1952, quelques années seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale d'où la France était sortie exsangue, notre pays (et l'on pourrait en dire autant des Etats-Unis et de l'URSS à l'époque) aurait été capable de construire et de faire voler silencieusement en altitude et à faible vitesse un disque de plusieurs mètres de diamètre, sans ailes sustentatrices, sans hélice, sans jet de gaz! Un tel engin n'existait alors nulle part dans l'arsenal militaire des grandes puissances et encore moins bien sûr dans celui de notre pays. C'est seulement depuis deux décennies au plus, et en particulier grâce à l'arrivée sur le marché des puces électroniques, que de petits engins militaires de reconnaissance très légers et téléguidés, les drones, ont commencé d'être construits aux États-Unis, puis dans d'autres pays. Il s'agit le plus souvent de petits avions de formes diverses et non totalement silencieux. Cependant, selon certaines informations, d'autres drones (?) de plus grandes dimensions pourraient ressembler à des Ovnis - si ce n'en sont - et utiliseraient un mode de propulsion non classique fondé sur des effets physiques à propos desquels nous avons peu de renseignements, ce qui pose le problème de l'origine d'une telle percée aussi bien théorique que technologique. Cette question est abordée dans le chapitre 3. Quoi qu'il en soit, les drones n'existaient pas en France en 1952, et l'objet photographié par Frégnale au sud du Puy de Sancy - une classique soucoupe volante comme on en décrivait couramment depuis 1947 en de nombreux pays - ne pouvait certainement pas être un engin d'origine terrestre...

http://adelmon.free.fr/Lac_Chauvet_3.html




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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:17

IV - L'enquête

 

L'enquête sur les faits, 51 ans après


Les 4 photos du Lac Chauvet semblent être, après l'analyse détaillée qu'en a fait Pierre Guérin, "LA" preuve que tout le monde attendait.


Mais pourtant, aussi authentiques et "riches" qu'elles soient, elles laissent encore dans l'ombre certains aspects importants : l'observation elle-même, la façon dont elle a été rapportée à l'époque, la personnalité du seul témoin de la chose, comment a t-elle été reçue à l'époque par le grand public et par les autorités, etc.
Il me semblait important d'essayer de récupérer un maximum de témoignages avant que les souvenirs ne s'effacent ou que les gens ne décèdent (c'était il y a 51 ans !).


Enfin, il me semblait vital de récupérer le négatif de ces photos, que Pierre Guérin avait poliment, mais bien imprudemment, rendu à la personne qui le lui avait prêté, après les avoir analysées.

 

J'ai commencé à entreprendre ces recherches en mai 2003, à temps perdu. Et ce fut très difficile.
J'ai suivi trois pistes : les proches ou la famille du témoin (Frégnale), la presse régionale et locale de l'époque, et les proches ou la famille de Pierre Guérin. Des premiers j'espérais des renseignements sur André Frégnale (était-il homme à monter un canular de cette ampleur ?), mais surtout de récupérer les négatifs originaux. Des seconds j'espérais un éclairage sur l'affaire (avait-elle fait grand bruit, comment était-elle parvenue à l'attention d'Aimé Michel en 1954, pourquoi a-t-elle été oubliée depuis, les autorités militaires ou scientifiques s'y sont-elles intéressées ?). Des troisièmes j'espérais récupérer des notes inédites, les originaux des tirages positifs mentionnés par P. Guérin dans son livre, ou tout autre information.

 

Où sont les négatifs originaux ?


 Le seul témoin, André Frégnale est mort il y a environ 20 ans, à l'âge d'environ 60 ans. Sa soeur, Jeanne Henriette, est morte le 15 septembre 2000 à Goudargues (Gard).


Une première recherche sur l'état civil des Frégnale pour retrouver des parents proches encore vivants ne donne hélas rien. Il n'y a eu que deux "Frégnale" nés dans tout ce siècle, et ce patronyme s'est donc éteint avec André et Jeanne. De même, une recherche du côté de la mère d'André et Jeanne, du nom de Marie Chauchat, ne donne rien non plus. Ce patronyme, également originaire d'Auvergne, est au contraire très courant et il fut impossible de retrouver trace de la branche particulière à laquelle appartenait Marie Chauchat.

La bonne piste fut en fait celle du Gard, où André et Jeanne Frégnale sont allés vivre dans les années soixante. Je retrouvai la trace du logeur de Melle Frégnale, qui me donna les coordonnées de M. Robert B. et sa femme, qui s'étaient occupés de Melle Frégnale jusqu'à son décès. Ils me donnèrent à leur tour les coordonnées de sa meilleure amie, Mme Jeanne D., institutrice comme elle, désormais à la retraite, et vivant toujours dans le Puy-de-Dome.


Par chance, cette dame vit encore, et c'est d'elle que je tiens à ce jour le plus d'informations sur André Frégnale, sa soeur, et l'observation qu'il fit ce fameux 18 juillet 1952.

 

Concernant les négatifs originaux, il est hélas désormais certain qu'ils sont perdus à jamais. Le grenier de la maison de St Michel d'Euzet (Gard) où ils étaient entreposés, a été entièrement vidé quelques années plus tard par un déménageur. Melle Frégnale n'avait plus avec elle à sa mort que quelques rares effets personnels, dont effectivement de nombreuses photos prises par son frère, mais aucune trace du négatif ou de clichés de la "soucoupe" de 1952.


Sur ce point, Jeanne D. et Robert B. sont formels : si le premier se souvient nettement avoir vu des tirages papier de la "soucoupe" de 1952, aucun des deux n'a jamais vu les négatifs.


Melle Frégnale ne semblait pas leur accorder grande importance sur la fin de sa vie, bien moins en tous cas que des tas de photos plus personnelles de son frère, ce qui parait logique et humain. Melle Frégnale est décrite comme très secrète, vivant retirée, mais tout à fait saine d'esprit. Elle devait donc être de bonne foi lorsqu'elle répondit à Pierre Guérin qui lui demandait ces négatifs, qu'ils devaient être dans le grenier, mais qu'elle n'avait pas le temps ni le courage d'aller y fouiller.


Accessoirement, Melle Frégnale est décédée sans un sou vaillant (voire même avec quelques petites dettes), et les Frégnale frère et soeur ont toujours mené un petit train de vie. Ils n'ont donc tiré aucun profit (du moins substantiel) de cet épisode de 1952, ce qui supprime d'emblée l'une des motivations classiques d'un canular.


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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:17

Où sont les négatifs originaux ?


 Le seul témoin, André Frégnale est mort il y a environ 20 ans, à l'âge d'environ 60 ans. Sa soeur, Jeanne Henriette, est morte le 15 septembre 2000 à Goudargues (Gard).


Une première recherche sur l'état civil des Frégnale pour retrouver des parents proches encore vivants ne donne hélas rien. Il n'y a eu que deux "Frégnale" nés dans tout ce siècle, et ce patronyme s'est donc éteint avec André et Jeanne. De même, une recherche du côté de la mère d'André et Jeanne, du nom de Marie Chauchat, ne donne rien non plus. Ce patronyme, également originaire d'Auvergne, est au contraire très courant et il fut impossible de retrouver trace de la branche particulière à laquelle appartenait Marie Chauchat.

La bonne piste fut en fait celle du Gard, où André et Jeanne Frégnale sont allés vivre dans les années soixante. Je retrouvai la trace du logeur de Melle Frégnale, qui me donna les coordonnées de M. Robert B. et sa femme, qui s'étaient occupés de Melle Frégnale jusqu'à son décès. Ils me donnèrent à leur tour les coordonnées de sa meilleure amie, Mme Jeanne D., institutrice comme elle, désormais à la retraite, et vivant toujours dans le Puy-de-Dome.


Par chance, cette dame vit encore, et c'est d'elle que je tiens à ce jour le plus d'informations sur André Frégnale, sa soeur, et l'observation qu'il fit ce fameux 18 juillet 1952.

 

Concernant les négatifs originaux, il est hélas désormais certain qu'ils sont perdus à jamais. Le grenier de la maison de St Michel d'Euzet (Gard) où ils étaient entreposés, a été entièrement vidé quelques années plus tard par un déménageur. Melle Frégnale n'avait plus avec elle à sa mort que quelques rares effets personnels, dont effectivement de nombreuses photos prises par son frère, mais aucune trace du négatif ou de clichés de la "soucoupe" de 1952.


Sur ce point, Jeanne D. et Robert B. sont formels : si le premier se souvient nettement avoir vu des tirages papier de la "soucoupe" de 1952, aucun des deux n'a jamais vu les négatifs.


Melle Frégnale ne semblait pas leur accorder grande importance sur la fin de sa vie, bien moins en tous cas que des tas de photos plus personnelles de son frère, ce qui parait logique et humain. Melle Frégnale est décrite comme très secrète, vivant retirée, mais tout à fait saine d'esprit. Elle devait donc être de bonne foi lorsqu'elle répondit à Pierre Guérin qui lui demandait ces négatifs, qu'ils devaient être dans le grenier, mais qu'elle n'avait pas le temps ni le courage d'aller y fouiller.


Accessoirement, Melle Frégnale est décédée sans un sou vaillant (voire même avec quelques petites dettes), et les Frégnale frère et soeur ont toujours mené un petit train de vie. Ils n'ont donc tiré aucun profit (du moins substantiel) de cet épisode de 1952, ce qui supprime d'emblée l'une des motivations classiques d'un canular.


André Frégnale


 André Frégnale est né aux alentours de 1920, probablement à Chamalières ou dans une commune des environs. Il avait donc une petite trentaine d'années au moment des faits et habitait alors avec sa soeur aux Martres de Veyre, petite commune du Puy-de-Dôme. Il est unanimement décrit comme "original mais pas marginal". Il a été très difficile de trouver sa profession exacte. Les rares sites web traitant de ce cas mentionnent un "géologue" (comme d'ailleurs la presse de l'époque), ou un "ingénieur". En fait c'est vrai et faux à la fois. Faux car il semble bien que André Frégnale n'avait aucun diplôme supérieur et était un vrai autodidacte. Vrai, car c'était un homme d'une curiosité infinie, passionné de sciences, de technologie, de nature, de randonnée, de spéléologie, de kayak, d'escalade, de photographie, et de bien d'autres choses encore.
Il est décrit comme très inventif, très adroit de ses mains. Il bricolait par exemple d'astucieux petits dispositifs pour son institutrice de soeur, afin d'illustrer spectaculairement ses cours de sciences. Il a d'ailleurs enseigné quelques temps dans un lycée de Bagnols sur Cèze ; je me plais à croire que c'était la techno.


Son autre talent reconnu était la photographie. Il a commencé sa carrière comme reporter photographe pour un studio de Clermont Ferrand, aujourd'hui disparu. Il a notamment effectué un reportage dans le désert Algérien pour les camions Berliet (NDR : je ne sais pas pourquoi mais en écrivant ces lignes il me vient immédiatement en tête des images du film "100 000 dollars au soleil" avec Ventura, Belmondo et Blier. Vous savez, celui avec cette réplique culte "Quand les mecs de 130 kg disent certaines choses aux mecs de 60 kg, les mecs de 60 kg ont tendance à les écouter !").

 

Puis il a quitté ce studio et s'est mis à faire des photographies plus "artistiques", aidé en cela par une troisième passion : les longues balades dans la nature sauvage. Une anecdote à ce propos. Mme Jeanne D. se souvient d'une journée d'hiver où elle cheminait seule en pleine campagne. Tout était entièrement blanc, recouvert d'un manteau de neige vierge, silencieux et magnifique. Une vraie carte postale. Quand soudain elle fut hélée par André Frégnale qu'elle n'avait pas vu. Attiré lui aussi par la beauté du paysage, il était sorti "mitrailler" un peu. Apercevant Jeanne, il lui demanda de refaire un ou deux passages dans la neige immaculée, essayant visiblement de faire une photo "recherchée" avec la lumière d'hiver, les traces de pas de Jeanne dans la neige, les arbres au loin. Elle s'éxecuta avec plaisir puis repartit.


D'ailleurs de l'avis unanime, André Frégnale avait un réel talent de photographe, et pas seulement de "technicien" de la pellicule.

 

 Le caractère un peu fantasque, un peu excentrique d'André, transparait encore plus lorsque l'on sait qu'il a écrit et envoyé au ministère de l'éducation nationale un petit livre proposant rien moins qu'une "réforme de l'orthographe". Et quelle réforme : trouvant les règles du Français inutilement compliquées, il proposait notamment de recourir à une orthographe simplifiée basée sur la phonétique. Par exemple le "ph" s'écrirait désormais tout simplement "f" ! D'ailleurs mettant en application ses propres recommandations il étiquetait "fotos" les diverses boîtes contenant ses tirages !


André était sportif et adepte de tous les loisirs à sensation : escalade, spéléologie, kayak, etc. Et, cerise sur le gâteau, il arrivait même à conjuguer toutes activités en même temps : longue randonnée dans une région sauvage (Sancy, Lac Chauvet), escalade pour étudier la géologie locale, photographie de ses découvertes, puis développement "perso" dans son propre labo photo ! Eclectique vous dis-je, et en avance sur son époque.
Il était aussi amoureux de sa liberté et courageux. Lors de la seconde guerre mondiale, enrôlé de force dans le STO et envoyé en Allemagne, il s'évade, vole une moto, et rentre ainsi en France, sans être jamais inquiété par la suite !

Enfin, les Frégnale (mère, frère et soeur) étaient tous catholiques, très croyants et pratiquants. André avait même été dans les scouts.


Les lieux
L'ensemble de l'action se déroule dans le département du Puy de Dôme (63)
  

L'observation a eu lieu près du Lac Chauvet, "entre Besse et Condat", précise André Frégnale dans La Montagne. Aujourd'hui Besse est devenue "Besse et St Anastaise" (code postal 63610), qui englobe la station de ski de Super Besse. Le lieu-dit "Lac Chauvet" (code postal 63279) dépend administrativement de la commune de Picherande (code postal 63113) toute proche.

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:40


 
Il s'agit d'un vaste lac cratère sur le plateau qui relie les monts Dore au Cézallier, au sud-est du Pavin (le plus connu), à 1 616 mètres d’altitude. Avec ses 50 hectares, 900 mètres de longueur sur 800 de largeur il est plus grand que le Lac Pavin, mais dans une situation moins pittoresque, quoique la vue sur le Puy de Sancy tout proche (plus haut sommet de la région) ne soit pas sans beauté. Il forme un affluent de la Tarentaine.


Les environs du Lac Chauvet font l'objet de parcours de randonnée, dont un qui fait une large boucle au sud. Il est possible que ce soir sur ce chemin qu'André Frégnale ait aperçu et photographié cet ovni.

 

A cette époque les Frégnale habitaient aux Martres de Veyre. Commune de 3 994 habitants (recensement 1999), Les Martres de Veyre se situent à 15 km au sud de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, à 5 km du site Gaulois de Gergovie, et à une quarantaine de kilomètres du lieu de l'observation (le Lac Chauvet). En voici un aperçu aujourd'hui :


Sur la carte ci-dessous on peut imaginer l'itinéraire des Martres de Veyre au Lac Chauvet (le plus à l'ouest des 3 lacs au sud de Besse)
 

La presse de l'époque
J'ai retrouvé 4 numéros consécutifs de La Montagne, des 24 au 28 juillet 1952, ainsi qu'un numéro exceptionnel de Point de vue et Images du monde d'août 1952. Je cherche encore d'autres passages presse éventuels. Je cherche également à exploiter tous les indices contenus dans ces documents. Cela fera l'objet je l'espère d'un prochain chapitre de ce dossier.
La Montagne du jeudi 24 juillet 1952
 
Première page
Depuis quelques jours, les témoignages se multiplient dans le monde sur le passage des mystérieuses soucoupes volantes. On en signalait hier de nombreux passages en Angleterre. Elles viennent de faire leur apparition en Auvergne, après avoir été signalées au Maroc, en Haute-Garonne et dans le Jura. Un de nos compatriotes, M. Frégnale, géologue à Clermont-Ferrand, au cours d'une excursion près du lac Chauvet, a pu prendre les surprenantes photos que "La Montagne" publie ci-dessous.

CE SONT LES PREMIERS DOCUMENTS
PRIS DANS LE CIEL DE FRANCE

Les seuls publiés jusqu'à ce jour et que confirment nos clichés, avaient été pris en Amérique du Sud et publiés par un grand journal sud-américain.

 "LA MONTAGNE" PUBLIE LES PREMIERES PHOTOS DE SOUCOUPE VOLANTE PRISES EN EUROPE.
Ci-dessus : la première photo prise à l'apparition de l'engin permet de remarquer le reflet lumineux.
Ci-contre : l'engin grossi où apparait en teinte sombre un renflement allongé.
Ci-dessous : l'engin s'éloigne. 
NDR : l'ordre des photos est inversé. En réalité celle du haut correspond à l'objet éloigné (la 4ème), et celle du bas est la première prise par M. Frégnale.
 

Le témoignage de M. Frégnale

Un de nos compatriotes, M. André Frégnale, demeurant aux Martres-de-Veyre, se promenait dans la région de Besse, vendredi, à la recherche de curiosités géologiques, car la géologie est une de ses passions, quand tout à coup, alors qu'il se trouvait à peu près à la hauteur du lac Chauvet, il aperçut, traversant le ciel, d'ouest en est, une "soucoupe volante".
M. Frégnale n'est pas seulement géologue, il est aussi un très habile photographe. Sans perdre son sang-froid il braque son appareil - qui ne le quitte jamais lorsqu'il s'en va en promenade - et prit quatre vues du mystérieux engin.
Puis, braquant les jumelles qu'il avait avec lui, il étudie la "soucoupe" durant les quelques secondes qu'il lui restait pour l'observer.
Nous avons été assez heureux pour joindre hier soir M. Frégnale qui fort aimablement a bien voulu nous expliquer ce qu'il avait vu :
"Il était environ 18 heures nous a-t-il dit, lorsque j'ai aperçu la "soucoupe". Je ne peux pas dire à quelle altitude elle volait car, évidemment, je ne connais pas sa circonférence. Apparamment elle se trouvait entre 3.000 et 8.000 mètres. Je ne pense pas que l'altitude ait pu être plus élevée car alors, en raison de l'épaisseur de l'atmosphère, elle aurait présenté une teinte métallique bleutée qu'elle n'avait pas.
"J'ai eu le temps, grâce à un réflexe acquis à force d'expérience, de prendre quatre clichés, très rapidement. J'ai vu l'engin pendant environ cinquante secondes, et après avoir pris mes photographies, j'ai observé l'engin à la jumelle.
"D'après mes observations et les calculs que j'ai faits par la suite, si l'engin se trouvait à 3.000 mètres il se propulsait environ à 300 mètres à la seconde. S'il se trouvait à 8.000 mètres, ce qui est possible, sa vitesse était naturellement plus grande et pouvait atteindre 800 mètres à la seconde. Je n'ai entendu absolument aucun bruit. (Ceci laisse supposer que si un système à réaction quelconque propulse l'engin, les vibrations dépassent 18.000 à la seconde, ce qui les rend inaudibles). L'engin, comme on l'a dit souvent, a la forme d'une soucoupe ovale. En dessous et au centre il semble qu'il existe un léger renflement. Il m'a semblé voir la partie circulaire qui entoure ce renflement tourner. Mais je n'en suis pas certain. Autour de la partie circulaire apparait un cercle brillant. (Lire la suite en 8ème page).
Page 8
Je suppose qu'au dessus de l'appareil, des pales ou quelque autre système gyroscopique tourne très rapidement, ce qui expliquerait le relief que l'on voit très nettement sur les photographies que j'ai prises.
"Ce qui m'a particulièrement frappé c'est la rectitude de route qu'observait l'engin."
Naturellement nous avons demandé à M. Frégnale s'il émettait une hypothèse quelconque sur l'origine du mystérieux engin. La réponse fut évasive et, ce qui semble plus logique, est de suppo


 Canular, méprise ou vrai OVNI ?

 

Le cas Chauvet est-il un canular ?
La prise de vue est-elle accidentelle et imprévue ?


Les 4 photos de l'objet sont contigues. Elles sont de plus précédées et suivies de photos banales. Ces deux faits, extremement rares en ufologie, appuient très fort en faveur de l'authenticité de ces photos, de leur non-préméditation. Il n'y a visiblement pas eu plusieurs tentatives échouées avant d'obtenir la série "parfaite".
Or obtenir autant de photos (4), cohérentes entre elles et avec le paysage, contigues (sans "ratages") et au milieu de photos banales parait éliminer d'emblée le trucage.

 

Néanmoins un lecteur sceptique et perspicace m'a fait remarquer que les films une fois développés sont toujours découpés par bande de 4 à 6 photos (format plus pratique qu'un rouleau pour le tirage et le rangement).


Donc, si ces 4 photos étaient seules, isolés sur l'un de ces segments, cela supprimerait l'argument "précédées et suivies de photos banales".

 

Evidemment seul l'accès au négatif original, hélas perdu depuis, permettrait de trancher définitivement. Néanmoins il faut noter que les 4 photos de l'objet portaient les numéros d'ordre 3, 4, 5 et 6 sur le film. Il est donc fort peu probable que le photographe ayant développé la pellicule ait tronçonné un premier bout comportant 2 images seulement (les N°s 1 et 2).

 

Ce point reste toutefois intéressant à creuser : qui a développé le film ; coupait-on déjà les films en tronçons en 1952 ? De quelle taille ? Où est le négatif original ?


Est-ce un véritable "objet" ?


Le truquage des photos elles-mêmes est exclu. Pierre Guérin a eu accès aux négatifs originaux et a pratiqué tous les examens nécessaires y compris au microscope. Je le cite (page 121 de son livre) : "Il s'agissait bien d'images d'un objet extérieur, formées sur le film à travers l'objectif de l'appareil photo. D'autre part ces images ne pouvaient pas résulter d'une surimpression par le biais d'une glace sans tain ou de tout autre procédé comme la double exposition (au demeurant impossible à réaliser avec l'appareil photo du témoin), car un tel artifice n'aurait pu laisser fortement sous-exposée la face inférieure sombre de la soucoupe sur laquelle se serait imprimé le fond clair du ciel. Les photos montraient donc un objet dans le ciel lui-même, mais quel objet ?".


Est-ce un véritable objet "volant"


C'est-à-dire auto-propulsé et non en phase balistique ? Pour nier cela , il n'y a pas 50 autres alternatives possibles. Passons les rapidement en revue.

 

1) Maquette suspendue par des fils quasi-invisibles

 

Cette hypothèse est facilement rejetée par Pierre Guérin. Non seulement l'analyse de la photo n'a révélé aucun "fil" de soutien, mais elle ne montre non plus aucun mouvement "oscillatoire", typique d'un objet suspendu.
Enfin et surtout, ce fil aurait dû être attaché à un support (une grue ?) d'au moins 60 mètres de haut, pour qu'il ne soit pas visible sur les photos (Voir 3ème partie de ce dossier : l'analyse détaillée des photos) ! Plus même probablement sur la photo où l'objet est le plus éloigné. Aucun amateur, même aujourd'hui, n'aurait les moyens de réaliser un tel exploit.

 

2) Maquette lancée en l'air "comme un frisbee" ?

 

Quatre lancers paraissent plus probables qu'un seul.

 

Quatre lancers permettent a priori de mieux "régler" le trucage, et de s'autoriser plusieurs essais si l'engin n'adopte pas la trajectoire voulue. A condition bien sûr qu'ils soient effectués dans un laps de temps suffisamment court pour que les conditions météorologiques restent à peu près constantes (nuages, luminosité, etc.).


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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:41

En effet, les 4 photos étant contigues sur la pellicule, ne faire qu'un seul lancer oblige le truqueur à prendre les 4 photos en rafale, en espérant que sa trajectoire et la prise de vue seront également parfaites.

 

Vitesse de l'objet ?

 

Certes l'évaluation de la vitesse de l'objet (inférieure à 170 km/h d'après les calculs de Pierre Guérin) repose uniquement sur le témoignage de André Frégnale. Il aurait pu "inventer" le temps séparant les 4 photos. Mais il faut noter qu'il lui aurait fallu pour cela faire quelques petits calculs mathématiques auparavant ! En effet la vitesse calculée par Pierre Guérin, correspond parfaitement au témoignage, qui parle d'un objet se déplaçant "lentement". Néanmoins convenons que cette vitesse assez "lente" n'est pas incompatible avec un trucage de type "lancer" (cela n'aurait pas été le cas si la vitesse avérée avait été de 2000 km/h par exemple).

 

Des conditions de lancer impossibles

 

Tout d'abord il aurait été impossible qu'un objet (frisbee ?) lancé en l'air à la main et depuis le sol adopte la même trajectoire (rectiligne, quasi parallèle au sol) et la même vitesse (constante et élevé, de l'ordre de 150 km/h de mémoire). Un frisbee en effet, est soumis aux lois de la pesanteur et adopterait une trajectoire parabolique, ainsi qu'une vitesse variable (décroissante en général).


Pour contourner cette difficulté, un sceptique du Québec, a proposé sur leur forum, que la maquette ait été lancée par un engin de type "ball trap", ou un dérivé. Cette astuce permet en effet d'obtenir une bonne vitesse d'éjection, et une trajectoire stable et quasi identique entre chaque lancer.


Mais pour donner à l'objet une trajectoire à peu près rectiligne et parallèle au sol, il aurait fallu que l'engin soit disposé à environ 50 mètres de haut minimum (hauteur estimé de l'objet). Si on ajoute le fait que l'objet faisait au moins 1 mètre de diamètre (soit 4 à 5 fois la taille d'un plateau de ball-trap), on imagine la taille et le poids de l'engin. Hisser le tout à 50 mètres de hauteur et le manoeuvrer, donc avec l'aide d'un complice), ne devait être ni facile, ni discret !


Enfin, comme toutes les variantes de l'hypothèse "frisbee", cette solution est contredite par le point suivant.

Des conditions de prise de vue impossibles

 

La bande sombre sous la soucoupe, est dirigée vers l'arrière, et suit exactement sur les 4 photos le sens du mouvement apparent de l'objet. C'est d'ailleurs un cas unique, qui fait tout le caractère extraordinaire de ce cas.
Or un frisbee doit tourner sur lui même à vive allure pour pouvoir rester en l'air (effet gyroscopique). Il aurait donc été impossible pour un photographe d'appuyer sur le déclencheur pile-poil au bon moment (ie : au moment où la bande sombre fait l'angle adéquat, angle qui pour compliquer le tout, n'est pas constant, voir les photos).

 

Prenons quelques hypothèses chiffrées :


Considérant en étant magnanimes, que l'écart angulaire autorisé est de 10 degrés, soit 1/36eme de la rotation maximale possible du frisbee.
Au premier lancer, le méchant fraudeur a donc 1 chance sur 36 que la bande apparaisse dans la bonne position (ie : dirigée vers l'arrière, dans le sens opposé au mouvement).
Idem au second, au 3eme et au 4eme.
Au total il a donc (1/36) puissance 4 chances de réussir 4 photos consécutives avec la bande positionnée dans le bon angle.


Soit environ 6 x 10-7. Moins d'une chance pour un million, rien que sur ce seul facteur !
Le raisonnement est le même s'il y a eu un seul lancer. Pire même, si l'on tient compte de tous les autres facteurs de cohérence contenues dans les 4 photos, y compris avec les éléments du paysage.

 

Conclusion : C'est un véritable "objet volant".

 

Est-ce un véritable objet volant "inconnu" ?


Toujours dans l'hypothèse d'un canular, le seul objet volant connu qui pourrait expliquer ce cas serait une maquette volante, de type "drone" moderne. Mais ce genre d'aéronefs n'existait évidemment pas en 1952. Même pas en tant que prototype militaire secret. Pour mémoire, la France vient seulement de voter un budget pour lancer les études et la constructions de drones militaires. Jusque là, ce sont uniquement les Etats Unis qui en avaient, et encore depuis une date bien postérieure à 1952.

 

De plus, il n'existe sur ces photos aucun moyen de propulsion visible : ni hélice, ni même réacteur (ce qui aurait été de toute façon bien au-delà des possibilités d'un amateur de l'époque. Les "jets" étaient alors encore balbutiants, lourds et chers. Même encore aujourd'hui, l'immense majorité des aéromodélistes utilisent des modèles à hélice).


Pour ceux qui ne seraient pas convaincus de la quasi impossibilité de faire voler un aéronef de forme discoïdale avec les moyens de propulsion connus en 1952 (hélice, réaction), lire ci-dessous le chapitre "Est-ce une méprise ?". Les objections techniques valables pour un engin grandeur nature valent tout autant pour une maquette de 1 mètre de diamètre.

 

Enfin, le problème serait le même si l'on envisageait un mini dirigeable en forme de soucoupe. Si cette explication résoudrait effectivement la question de la portance, elle reste totalement incompatible avec la forte brise qui soufflait ce jour-là (60 km/h). Jamais un tel "ballon" instable par nature n'aurait pu être photographié 4 fois de suite dans des positions aussi rigoureusement compatibles avec une trajectoire rectiligne uniforme.


Objections "humaines"


La crédibilité du témoin ne fait aucun doute. Il n'a aucun antécédent de canular connu. Il n'a tiré aucun bénéfice, gain, ou publicité de cette affaire.
Il a même toujours nié avoir vu une "soucoupe volante". Ingénieur, rationnel, il a toujours essayé de proposer des solutions "naturelles" (agglomération de poussières "cosmiques") qui ne tiennent évidemment pas la route.
De plus ce cas est vite tombé dans l'oubli, oublié de tous et même des ufologues, jusqu'à ce que Pierre Guérin, à la fin des années 90 ne l'exhume et en fasse l'analyse. Ce qui n'a d'ailleurs rien changé à la notoriété (toujours faible) de ce cas.


Bref, il n'y a pas de "mobile". Ni le témoin, ni son entourage, ni le milieu ufologique n'en ont tiré un quelconque profit.


Et bien évidemment, André Frégnale n'a jamais reconnu que ce soit un canular. Ni sur son lit de mort, ni dans un testament. A quoi sert de faire un canular si personne ne le sait ? Je ne connais pas d'exemple de ce genre.
Conclusion : le cas Chauvet n'est pas un canular.


Est-ce une méprise ?


Certains ufologues, voulant à tout prix éviter l'HET, ont néanmoins proposé l'hypothèse d'une "soucoupe volante à réaction" Nazie, récupérée à la fin de la seconde guerre mondiale par les américains lors de la fameuse opération "Paperclip", et qui aurait été remontée et testée en vol secrètement au-dessus de la France sept ans plus tard.


Si on laisse de côté les nombreuses objections "historiques" que cette hypothèse soulève, on peut néanmoins se poser la question de savoir si un prototype militaire ultra-secret, et très en avance pour l'époque, ne se serait pas promené au-dessus du Lac Chauvet ce 18 juillet 1952.

 

Une impossibilité aérodynamique


Il faut tout d'abord remarquer que la forme de "soucoupe" (ellipsoide, ou discoïdale) est absolument atroce d'un point de vue strictement aérodynamique, pour un appareil à réaction. Ca volerait "comme un fer à repasser". Une telle forme n'assure quasiment aucune portance. Alors pour ce qui est de voler à une vitesse aussi basse (170 km/h au plus), dans un silence total ... Même les "jets" les plus modernes d'aujourd'hui n'y arrivent pas.

Je vais citer ici, avec son aimable autorisation, un mail émis à ce propos sur la liste ovni sciences par "Renaud", designer industriel (ingénieur Arts & Metiers ) auprès d'une agence de conseil & veille technologique, cliente de quelques gros groupes internationaux (aéronautique, automobile, énergie, plasturgie...), et également pilote amateur :


L'effet de couple serait proprement ingérable. Le mobile aurait tendance à tourner autour de son propre moteur .


Il est impossible de stabiliser une forme telle qu'un disque (ou d'un engin ellipsoïde) par une poussée centrale. Même vectorisée, ce qui selon ces ufologues pourrait être le cas d'après les clichés (amas de grains argentiques non-impressionnés dans l'axe apparent de déplacement du mobile) , cette poussée engendrerait des effets aérodynamiques qui conduiraient inévitablement à une perte de stabilité ( fractalisation des écoulements & imprédictibibilité comportementale).


La "trace graphique" du flux émanant de la poussée devrait être beaucoup plus importante.
Tous ces phénomènes aérodynamiques (liste non-exhaustive) ont condamné l'éllipsoïde en tant que solution formelle pour les mobiles aéronautiques de fabrication industrielle et actuelle.

 

On pourrait objecter à ces observations qu'il pourrait exister des flux contrarotatifs, des stabilisateurs périphériques, du carburant qui ne fasse aucune trainée de combustion parasite visible en dehors de son cône de post-combustion, etc... En regard de cet extraordinaire témoignage (pas de bruit, trajectoire non-chaotique, forme de l'amas noir très ramassé), on pourrait faire crédit au concepteur de l'engin en question de la volonté d'économiser la technologie compliquée de la propulsion par turboréaction pour un disque volant au profit d'une autre solution, plus exotique peut-être.


Personnellement, et pour voir des tuyères assez souvent (avec ou sans PCombo), je ne pense pas que ce "filé" sous l'engin puisse être assimilé à un échappement de moteur à combustion classique, fut-il pétri de technologies militaires modernes.


Et encore une autre réaction, toujours issue d'une discussion sur la liste "ovni sciences" :
"en tant que parapentiste (pilote d'une AILE avec un PROFIL, un intrados, un extrados, un bord d'attaque et un bord de fuite) je confirme qu'une soucoupe de type deux assiettes accolées l'une sur l'autre, et parfaitement circulaire, peut créer une faible portance, si éventuellement elle peut etre maintenue non pas parallèle au sol (je schématise car pas de logiciel de dessin sous la main désolé) mais légèrement inclinée: l' avant (vu que c'est "rond" il faut bien définir un point qui sera l'" avant") plus haut que l'arrière: afin de créer un angle (l'assiète, comme on dit) avec l'horizon.


Par ailleurs ca ne résout pas le problème de la "stabilité de route", (il faut un "gouvernail" (un aileron vertical, donc)) pour que la soucoupe "avance droit".(c'est pour ca que les parapentes ont une "voute" (ils ressemblent a un arc de cercle), ce qui permet de leur donner de la stabilité de route grace aux "stabilos" des bouts d'ailes.
Le pilote en dessous, pendu sous 10 bons metres de suspentes donne la stabilité pendulaire. (pas d'ailerons (horizontaux) ).

 

Il faudrait aussi règler le problème de la "stabilité de forme" et du "centrage": qu'est ce qui ferait, outre le fait qu'une forme "soucoupe" n'aurait rien pour la faire avancer "droit", (pas d'ailerons), qu'est ce qui ferait donc qu'elle ne se retournerait pas a chaque instant en pivotant sur son centre de gravité (si on admet l'idée, bien sur, de prendre une forme "soucoupe" propulsée par un réacteur a l' "arrière")...


Un avion vole car son aile crée une portance, et ses ailerons créent en fait une portance "inverse". C'est l'équilibre des deux qui font que l'avion est stable, et la position du centre de gravité par rapport a ces deux appendices qui constitue le "centrage". Notons également que tous les avions peuvent se mettre en "vrille". La portance disparait et l'avion tourne sur lui meme comme une toupie. Cette manière de voler (ailes+ ailerons+ gouvernail) est donc le résultat d'un certain nombre de calculs d'aérodynamique

 

Ceci étant il y a eu pas mal d'essais d'ailes volantes, qui ont des formes un peu identiques, mais jamais d'aéronef en forme de soucoupe qui a volé, a ma connaissance, sans dispositifs accessoires pour en corriger l'équilibre en vol.

 


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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:41

Donc, la forme soucoupe est "aérodynamique" dans le sens ou elle peut pénetrer a peu près correctement dans l'air (le solide qui a le moins de résistance a l'air est une demi sphère (coté avant) suivi par un cone, (coté arrière)). Bref, un fuselage d'avion a un bon coefficient de trainée (par rapport a un "cube" que l'on déplacerait dans l'air).

 

Mais elle ne crée que peu de "portance", et ne peut voler de manière stable.
Prendre 2 assièttes accolées et leur adjoindre un réacteur, c'est vraiment idiot. Par contre, pour faire de la MHD, ça a l'air pas mal.

 

Effectivement la forme "soucoupe" n'a de sens que si l'on utilise une propulsion "active" sur l'air environnant la carlingue, comme la fameuse AVROCAR (Silverbug) ou les aérodynes MHD de Petit ou Meessen. Et encore, aucune de ces deux tentatives n'a encore eu officiellement de succès.
Les seules "soucoupes volantes" fabriquées par l'homme ont été soit des avions avec aile discoïdale, propulsés par des moteurs à hélice (comme le prototype Vought ci-dessous)
  


, soit des maquettes de type dirigeables conçues comme des canulars (comme celui récent du Wiltshire en août 2003). Je citerai de nouveau un message reçu de Patrick Gross à ce sujet :


"je pense qu’il n’a pas pu exister de soucoupe volante à reaction à cette époque. La seule tentative est ultérieure (Avrocar/Silverbug) et a été un fiasco en ce sens que l’engin d’ailleurs inspiré par les observations de soucoupes volantes, qui devait voler à vitesse supersonique jusqu’à la stratosphère, n’a volé qu’en 1961, à hauteur du sol. Les tentatives d’ajouter empennage et dérives en disent long. Le concept n’a abouti en fait qu’à un mauvais hovercraft (sans jupes). Il y a également le problème du silence, celui de l’impossibilité de manoeuvrer comme indiqué par le témoin sans ailes ni dérive ni empennage, et le fait que 5 décennies plus tard, aucun tel engin n’ait été révélé ou utilisé par aucune armée de l’air. Etc. Pierre Guérin est décédé depuis quelques années et je ne voudrais pas parler à sa place, mais je pense que s’il y avait eu la moindre chance que l’engin soit un jet rond, il l’aurait évoquée."


Autres impossibilités


Toujours concernant l'hypothèse d'un prototype secret à réaction (puisqu'aucune hélice n'est visible) :
où est le réacteur, la tuyère de sortie ? D'où sortent ces gaz brulés ? On ne voit aucune structure saillante sous la soucoupe. D'ailleurs, vu la largeur, ce ne serait pas une tuyère cylindrique, mais un large évent très plat. Or AUCUN appareil à réaction n'a ça même aujourd'hui, sauf peut-être les tous récents B2 et autres avions secrets (furtivité oblige), mais c'est toujours officiellement secret. Alors en 1952 ...


si des gaz brulés étaient éjectés, le bord arrière de la soucoupe serait flou, voilé par les gaz turbulents et chauds. Or, l'arrière de la soucoupe est optiquement ultra net, "comme découpé au couteau" dit Pierre Guérin. Aucune erreur possible, le soleil est dans son dos, et tape directement dessus.


Les tenants de l'hypothèse "soucoupe à réaction" arguent alors que l'ombre de la structure permet la visualisation de la traînée sous l'appareil, mais , qu'à l'extérieur de cette zone d'ombre , l'intense lumière du disque solaire atténue sensiblement sa visibilité du sol.


Certes, mais quand bien même :l'éjection de gaz chauds derrière la soucoupe devrait logiquement "flouter" le bord arrière, or il n'en est rien. Cet argument n'est donc pas recevable.


AUCUN bruit signalé par le témoin !!! A basse altitude ! L'analyse photographique conclut à une altitude d'environ 600 mètres, et le témoin est formel : l'appareil était totalement silencieux. Bien entendu les choses seraient différentes s'il se trouvait beaucoup plus haut, disons à 6000 mètres. Mais dans ce cas, sa taille atteindrait plus de 100 mètres de diamètre, ce qui paraît là aussi inconcevable pour un appareil militaire, même un prototype secret, de 1952.


De manière générale, toute tentative d'explication par un "prototype militaire secret" de l'époque se heurte à l'objection de bon sens suivante : 50 ans plus tard ce secret n'est plus ! A l'évidence, aucune armée au monde n'a officiellement développé depuis des engins de type "soucoupe" (drone ou pas). Rien ne peut donc justifier le maintien d'un éventuel "secret" sur de tels essais supposés.


Les points faibles


On peut toujours en trouver, sinon une enquête n'est pas totalement objective. J'en vois deux principaux.
Le premier tient à l'estimation de la taille et de la distance de l'objet. Pierre Guérin, grâce à une analyse photométrique, conclut que l'objet est à "au moins" 60 mètres du photographe, et mesure "au moins" 1 mètre de diamètre. Cela est inattaquable.


Mais il ne peut être concluant sur la distance et la taille réelles de l'objet. Comme toujours en photographie cet exercice est quasi impossible, sauf lorsqu'un point de repère connu se trouve derrière l'objet.
Il utilise alors la seule technique possible pour "estimer" ces valeurs, il analyse et compare la luminosité relative de l'objet sur les 4 photos. Il estime que sur les deux dernières, cette luminosité est légèrement supérieure, alors que l'objet s'éloigne. Il en déduit que cela ne peut s'expliquer que par la présence d'un "voile atmosphérique" entre l'objet et l'appareil, ce qui implique une distance d'au moins 800 m à 1 km.
En appliquant ce dernier chiffre au modèle mathématique de l'observation on trouve alors les autres grandeurs caractéristiques : taille 10 à 15 mètres, vitesse : moins de 170 km/h.

 

En soi, l'explication du "voile atmosphérique" est parfaitement correcte d'un point de vue scientifique.
C'est d'ailleurs le même raisonnement météorologique que défend le Dr Bruce McCabee pour authentifier les deux photos de McMinville, prises en 1950.


Le problème c'est que, à la vue des copies positives des 4 photos publiées dans le livre de Pierre Guérin, il me parait délicat de détecter un tel infime changement de luminosité. Il faudrait pour cela avoir accès au négatif original et disposer d'instruments d'analyse ad hoc.


De plus les sceptiques pourront déceler un "biais culturel" dans la note de Pierre Guérin. Puisqu'en fait, les premières estimations de distance et de vitesse qu'il donne, sont calculées en se basant sur "la taille des soucoupes volantes 'classiques' de l'époque, à savoir 10 à 15 mètres" !


Bien sûr, il l'a fait de bonne foi, et bien sûr, il explique ensuite pourquoi cette taille est plausible (Cf. ci-dessus). Mais il aurait peut être du, en toute rigueur, arrêter sa conclusion sur "un disque volant sans propulsion visible, d'au moins 1 mètre de diamètre, situé à au moins 60 mètres".


En soi cela aurait été suffisant car, comme je le démontre plus haut, aucun canular n'est envisageable, compte tenu des autres caractéristiques de l'objet. Mais "Nobody's perfect !".

 

Le second point faible vient du reste de l'enquête ufologique "classique" qui accompagne ces 4 photos exceptionnelles. Où trouver un compte-rendu détaillé du témoin ? A-t-on interviewé les voisins, les amis, la famille ? Où sont les négatifs originaux ? Où sont les copies de travail et les notes de Pierre Guérin ? Quelle était la personnalité d'André Frégnale ? Y avait il des antécédents d'observations d'ovnis et/ou de canulars dans la région ?


Hélas André Frégnale et Pierre Guérin sont morts tous les deux. La soeur d'André Frégnale est-elle encore en vie ? A-t-elle encore les négatifs en sa possession "dans une malle en haut du grenier", comme elle l'avait écrit à Pierre Guérin ?


Il parait donc difficile a priori de compléter les informations connues actuellement de deux sources seulement : le livre d'Aimé Michel et celui de Pierre Guérin.


Conclusions
Malgré ces quelques points faibles, qui ne paraitront rédhibitoires qu'aux "ultras" sceptiques convaincus d'avance que "les ovnis n'existent pas", le cas du Lac Chauvet me parait rester l'un des cas les plus solides et les plus convaincants de l'histoire de l'ufologie.
Il n' y a aucune explication "connue" à cet objet. Il me semble donc qu'il prouve à lui seul que les ovnis existent !

Bien entendu cela ne prouve nullement qu'il s'agisse d'un vaisseau extraterrestre, ni même qu'il y avait des "pilotes" à bord.
Ceci est un autre débat, ne confondons pas le phénomène, et l'explication du phénomène.


http://adelmon.free.fr/Lac_Chauvet_2.html

http://adelmon.free.fr/Lac_Chauvet_4.html

V - Réponses aux sceptiques

http://adelmon.free.fr/Chauvet/Lac_Chauvet_5.html

VI - L’analyse des photos par Laurent Guérin:

http://adelmon.free.fr/Chauvet/Lac_Chauvet_6.html

VIII : Nouvelles réponses aux sceptiques

http://adelmon.free.fr/Chauvet/Lac_Chauvet_8.html



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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:45

V - Réponses aux sceptiques


Introduction

Non seulement je ne crains pas les critiques des "sceptiques", mais je les recherche au contraire. Soit le cas étudié en ressort renforcé, soit il s'avère peu solide, voire totalement expliqué (canular ou méprise), et il faut avoir l' honnêteté de le reconnaitre.

J'ai donc soumis le cas Chauvet aux virulents Sceptiques du Québec, sur le forum éponyme. Etant donné le nombre et la netteté des photos de "l'engin" (excluant a priori la méprise), ceux-ci ont attaqué bille en tête sur l'hypothèse du canular, de type "frisbee". Ils ont également remarqué une anomalie concernant le nuage de la photo N°3.

De plus la parution des quatre premiers chapitres de mon dossier sur le web a généré plusieurs courriers, généralement de félicitations, mais aussi un plus sceptique, tenant opiniâtre d'une méprise avec un ballon.

D'autre part, une personne de mon entourage, scientifique à Orsay, a rapidement proposé l'explication par un trucage photographique (photomontage), tout en prônant la thèse qu'André Frégnale avait le profil psychologique adéquat pour monter un canular.

J'ai étudié attentivement chacune de ces hypothèses , et je pense être en mesure de les réfuter toutes, de manière factuelle et objective. Tel est l'objet du présent chapitre V. Le cas Chauvet en ressort donc pour moi encore renforcé.

Anecdotiquement, j'ai remarqué à cette occasion, que tous les sceptiques sont tous immédiatement certains qu'il ne s'agit pas d'un "vrai" ovni ... mais tous pour des raisons différentes et incompatibles entre elles ! Et pour chacun d'eux, il apparait comme "évident" que son explication (généralement imaginé très vite, et en n'ayant qu'une connaissance superficielle du dossier), est la seule bonne. Or, par définition, TOUTES ces explications sauf au plus une (si j'ai tort) sont FAUSSES. Cela ne peut que nous amener à relativiser la confiance que nous pouvons mettre dans nos "certitudes", nos "premières impressions", et notre "bon sens". Seule à mon avis une étude approfondie, méthodique et objective des faits du dossier, ainsi que la recherche tenace d'éléments nouveaux et authentiques, peut permettre d'avancer utilement dans ce genre d'affaires.

Dernière minute (mars 2004): J'ai pu rentrer en contact avec Laurent Guérin, le fils de Pierre Guérin. Grâce à lui j'ai pu apprendre des détails inédits sur l'analyse que son père avait faite de ces photos, et à laquelle il a activement participé (l'article du JSE lui en donne d'ailleurs crédit). J'ai pu également corriger quelques petites inexactitudes dans mes quatre premiers chapitres. J'ai également pu avoir accès à des copies agrandies de seconde génération des photos originales, de bien meilleure qualité évidemment que les médiocres reproductions publiées dans l'encart photo du livre de Pierre Guérin. Enfin, Laurent Guérin s'est remis aux calculs de trigonométrie, et planche à nouveau en ce moment sur l'estimation des coordonnées sphériques de l'objet. J'espère pouvoir publier bientôt ses résultats. Pour tout cela, qu'il en soit ici chaleureusement remercié.
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Le canular de type projectile/frisbee
A quelle distance se trouvait l'objet / Quelle était sa taille ?
angle en fonction de la focale et de la taille de l'image Pierre Guérin estime que l'objet se trouve à au moins 60 mètres de l'observateur grâce à un "calcul élémentaire" de profondeur de champ qu'il ne donne hélas pas. De là il en déduit la taille minimum de l'objet : 1 mètre, en raison de sa dimension angulaire mesurée sur le film (environ 1°), ce qui on en conviendra rend immédiatement peu plausible l'hypothèse du canular de type "projectile lancé en l'air" (voir mon chapitre II).
Les sceptiques ont immédiatement mis en doute ce calcul, arguant même que "En plein soleil, et avec un grand angulaire, virtuellement TOUT est net sur la photo", sous entendu : la distance minimale à laquelle l'objet se trouvait pourrait être quasiment nulle.
Laissons de coté la mauvaise foi évidente d'une telle assertion (une focale de 45 mm n'est pas un grand angulaire mais correspond au contraire exactement à la focale dite "naturelle", c'est à dire qu'elle donne à peu près le même champ de vision que celui de l'oeil humain).
Laissons aussi de coté le fait que même si cela était vrai, cela ne changerait quasiment rien à la démonstration :

* L'objet aurait pu être plus près (mettons 20 m) et donc plus petit, mais cela ne prouve pas qu'il l'était effectivement
* Le lancer et les conditions de prise de vue, pour aligner la bande noire dans le sens de la trajectoire, et donner une apparence de vol rectiligne uniforme, restaient impossible (voir le chapitre II).

Il n'en reste pas moins qu'il semble nécessaire de vérifier ce chiffre de 60 m. M. Guérin étant hélas décédé, et ses notes de travail perdues, il va donc falloir réfléchir un peu.

Rappel : l'objectif était à l'évidence réglé sur l'infini (nuage net), et l'objet lui même est très net aussi (hormis le flou de bougé des photos N°1 et 2, du à l'opérateur uniquement).
La distance minimale à partir de laquelle tout est net, jusqu'à l'infini se déduit de l'hyperfocale (h). Il n'existe pas de formule 100% exacte permettant de calculer h, notamment parce que la notion de "netteté" est éminemment variable et subjective.
Néanmoins dans la plupart des cas (hors macro), la formule suivante est acceptée : h = F²/(f * c), où :
- F est la focale de l'objectif,
- f est l'ouverture du diaphragme, et
- c est le "cercle de confusion".

NB : f est un nombre sans dimension, appelé aussi "f-stop" en anglais, et vaut le rapport entre la focale et le diamètre du diaphragme. En posant D = ouverture du diaphragme (en mm), il vient donc : h = F*D/c, autre variante connue de la formule de calcul de h.

Pour les perfectionnistes, voici un calcul complet de h, faisant appel à la bonne vieille formule de Newton (m.m' = f²). Grand merci à Laurent Guérin pour cette page !

Le terme "c" désigne justement la plus grande dimension au-delà de laquelle un point ne serait pas "net" sur le film, mais serait en fait une petite tâche. Les valeurs usuelles de c pour un film 24x36 standard vont de 0,025 mm à 0,033 mm, mais il est admis de baisser cette valeur à 20 microns voire moins pour des films de haute qualité à grain fin. Or le film utilisé par M. Frégnale (un Kodak Panatomic-X) est un film à grain fin. Prenons donc c = 0,020 mm à titre conservatoire.

La focale de l'objectif est connue et vaut 45 mm.
L'ouverture est connue aussi : f5,6. Mais il existe là une petite imprécision. En effet Guérin stipule également que l'ouverture a été augmentée d'un cran après la photo N°1. Ce qui signifierait une valeur de f=4.

Donc :
en prenant c = 0,020 mm et f = 5,6, on obtient h = 18,1 m
en prenant c = 0,020 mm et f = 4, on obtient h = 25,31 m

Ce calcul reste encore imprécis, notamment sur le facteur c. Mais d'ores et déjà on constate que l'ordre de grandeur ainsi trouvé est environ trois fois plus petit que celui calculé par Guérin (60 mètres).
Certes cela correspondrait à un frisbee "géant" de 30 à 40 cm de diamètre, qui ne doit déjà pas être commode à lancer aussi loin et aussi haut.
Mais connaissant la compétence et l'honnêteté de Pierre Guérin, un tel écart me semblait impossible. Faute d'avoir trouvé secours auprès des scientifiques et opticiens que j'ai consultés, je me suis donc mis à me documenter plus avant sur la notion de "netteté" et de profondeur de champ en photographie.

Le facteur clé est justement ce "Cercle de Confusion" (c). Or il s'avère qu'il n'existe aucune définition totalement objective impartiale et universelle de ce facteur, qui fait appel dans sa définition à la notion de "netteté", concept éminemment subjectif s'il en est !
Les valeurs "usuelles" utilisées habituellement par les photographes, même professionnels, et dont j'ai donné la fourchette ci-dessus, ne sont que des valeurs moyennes empiriques, généralement tirées d'abaques ou de calculateurs issus des fabricants (Canon, Nikon, etc.).
En fouillant un peu plus on tombe bien sur des formules, du type :
c = d/1300 (valeur moyenne pour un 35mm), ou c = d/1730 (standard Zeiss Icon), ou d est la diagonale d'une vue exprimée en millimètres. Pour un film 35 mm, dont les cotés font 24 et 36 mm, cela donne une valeur moyenne de 25 à 33 microns.
Mais encore une fois ce ne sont que des "recettes de cuisine".

C'est sur le web américain que j'ai enfin trouvé la réponse, et notamment ici pour des explications :

Et ici, j'ai trouvé enfin uen méthode de calcul, certes assez compliquée (accrochez vous en la lisant), mais rationnelle et objective. En la lisant et en la mettant en pratique, j'ai compris quel était le "paramètre manquant" dans mes premiers calculs, basés sur des valeurs empiriques usuelles de c : le facteur d'agrandissement.
En effet, plus vous pouvez agrandir - sans perte de qualité - une image, plus vous pouvez évaluer finement la netteté de chaque plan, et trouver finalement "pas net" des détails qui paraissaient nets sur un tirage de format standard.
Autrement dit plus vous pouvez réduire la valeur du cercle de confusion. La limite inférieure étant bien entendu la taille d'un grain élémentaire de l'émulsion chimique qui recouvre le film, comme le confirme cette source : "If you want it to look sharp through a 10 x loupe, or in a big enlargement, then the max COF is what your film can resolve."

Or Pierre Guérin l'a écrit, il a justement effectué des agrandissements poussés du négatif, allant jusqu'à la limite de résolution de l'émulsion utilisée.
Il a même constaté qu'à cette échelle l'étalement du bord du disque sur la photo N°3 était toujours inférieur ou égal à 10 microns, soit "sensiblement la résolution maximale du film", preuve que la mise au point était parfaite.
Il est donc hautement probable que Pierre Guérin a retenu comme valeur de c la valeur limite, c'est à dire la fameuse résolution maximale du film Panatomic-X. Elle m'est inconnue avec précision, mais elle est inférieure ou égale à 10 microns, d'après ce qui précède. Prenons donc cette valeur pratique, comme base. Cela donne immédiatement :
- pour f = 5,6, h = 36,2 m
- pour f = 4, h = 50,63 m

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Dernière édition par Benzemas le Jeu 29 Mai 2008, 12:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:46

Cette fois-ci on y est presque. L'objet était sûrement à plus de 50 mètres, et probablement au moins à 60 mètres comme l'affirme Pierre Guérin, en prenant c = 8,5 microns au lieu des 10 microns "pessimistes".

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Calculs liés à la vitesse de l'objet
La vitesse réelle d'obturation était de 1/200 ème de seconde (Voir chapitre III), et l'objet est parfaitement net, hormis un flou de bougé de l'opérateur sur la seconde photo. Cela signifie donc qu'il ne s'est pas "beaucoup" déplacé pendant ce laps de temps, moins en tous cas que le fameux cercle de confusion (c), sinon le bord serait flou.
Or l'angle W balayé par l'image sur la pellicule, est le même que celui balayé par l'objet dans le ciel.
Posons : F=focale appareil ; y= demi-distance balayée par l'image ; Y=demi-distance balayée par l'objet ; D=Distance de l'objet à l'appareil photo.
Il vient alors : sin(W/2) = ymini / F = Y / D, d'où : Y = ymini * D / F
L'objet n'a donc pu parcourir au maximum que 2Y mètres pendant ces 1/200ème de seconde. On en déduit donc sa vitesse maximum : Vmax = 2Y * 200 (en m/s) = 2Y * 200 * 3,6 (en km/h).
Or F=45 mm, et en prenant la valeur c=0,020 mm, on a ymini=c/2=0,010mm. D'où :

* si D= 20 m, alors Vmax = 6,4 km/h
* si D = 30 m, alors Vmax = 9,4 km/h
* si D = 60 m, alors Vmax = 18,4 km/h

Or un projectile de type frisbee lancé en l'air doit avoir une vitesse élevée pour maintenir son assiette et sa trajectoire. Je ne connais pas encore cette vitesse, mais elle est à l'évidence nettement supérieure à 18 km/h. En effet un être humain court, sans se forcer, à 18 km/h. Or essayez donc de rattraper en courant, même aussi vite que vous pouvez, un frisbee lancé par l'un de vos amis ... bon courage !
Les études scientifiques que j'ai découvert sur la physique du vol du frisbee (il y en a !) prennent comme hypothèse pour des essais en soufflerie, des vitesses de 15 à 50, voire 70 m/s. Soit une vitesse minimale de 54 km/h.

D'autre part si le photographe avait suivi le mouvement du frisbee avec son appareil, pour que son image soit nette, c'est alors le reste du paysage et du décor qui auraient été flous, ce qui n'est pas le cas.

Conclusion, l'objet se trouvait à plus de 60 mètres de l'appareil photo. Il faisait donc bien au moins un mètre de diamètre, ce qui exclut tout trucage à base de projectile lancé.

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La tâche sombre sous l'objet est-elle une ombre ?
Il est évident que si la tâche sombre sous l'objet est une superstructure (saillante ou pas), ou même seulement une partie de couleur différente, alors cela rend quasiment impossible l'hypothèse d'un canular à base d'un projectile type frisbee (voir au chapitre II pourquoi). C'est probablement pourquoi, inconsciemment ou pas, les sceptiques à qui j'ai soumis ce cas ont tous immédiatement prétendu que cette "tâche" était en fait une ombre, causée par le soleil qui éclairait l'objet par l'arrière comme le prouve l'éclat brillant ("metallique") clairement visible sur le pourtour de l'objet, coté Ouest. De ce fait ils expliquaient astucieusement que cette "tâche" soit toujours orientée dans le sens de la trajectoire, puisque cette dernière était justement orientée Ouest-Est.

Hélas pour eux, cette belle idée ne tient pas la route, par construction même.


Fig 1. Simulation - Soleil au dessus au zénith : Tout le dessous du disque est dans l’ombre. Fig 2. Simulation - Soleil au dessus à 22° : Tout le dessous du disque est dans l’ombre. Le bord droit est brillant

Fig 3. Simulation - Soleil au dessous et en angle rasant (situation impossible) : Le dessous du disque est éclairé. Une ombre en forme de croissant concave, générée par le bord droit du disque, apparaît. Fig 4. Photo réelle - Soleil au dessus à 22° : Tout le dessous du disque est dans l’ombre. Le « motif plus sombre » est en forme de bande terminée par un arc convexe.

McMinville On constate qu'avec le soleil placé au dessus (à 22°) il ne peut pas y avoir d'ombre particulière sous l'objet. Tout le dessous du disque devrait être dans l'ombre, un peu comme dans le célèbre cas "Trent/McMinville" en 1950, dont voici un agrandissement ci-contre.
Avouez que cette photo est très similaire à ma simulation de la figure 2 !

Seule une source lumineuse rasante, placée sous l'objet, et dans un cône angulaire très réduit pourrait projeter une ombre sur le coté droit du disque. Mais dans ce cas, cette ombre serait en forme de croissant, à bord concave, et non pas en forme de bande allongée terminée par un arc convexe.
Certains sceptiques ont imaginé qu'une "grande surface d'eau" (ie : le lac Chauvet) aurait pu modifier les conditions d'éclairage de manière à produire cette ombre. C'est peu probable car il aurait fallu pour cela que le lac soit au sud par rapport à l'observateur. Or le tracé du chemin touristique qui entoure ce site, passe au sud du lac. Un promeneur situé sur ce chemin voit donc le lac vers le Nord, ce que confirme les photos touristiques que j'ai trouvé (et qui illustrent mon site), puisqu'on y voit le Puy de Sancy au Nord. D'autre part si tel avait été le cas, nul doute que le témoin aurait signalé ce fait remarquable ("j'ai vu une soucoupe volante au dessus du lac Chauvet", et non "aux alentours du lac Chauvet").
De plus, il aurait fallu que l'objet se trouve dans une zone de l'espace extrèmement réduite, celle où la lumière solaire réfléchie par le lac frapperait le bord droit de l'objet sous une incidence adéquate. Et quand bien même, il est démontré plus haut que l'ombre générée n'aurait pas la forme requise.
Enfin, à titre anecdotique, et dans l'hypothèse d'un canular, il parait loufoque d'imaginer M. Frégnale (ou un complice) lancer son frisbee volontairement au-dessus du lac, d'aller le repêcher ensuite en bateau ou à la nage, et de recommencer cela des dizaines ... ou des centaines de fois, jusqu'à obtention des photos désirées.

Conclusion : la "tâche sombre" sous l'objet n'est pas une ombre mais fait partie intégrante de l'objet. Soit en tant que motif peint, soit en tant que superstructure saillante.
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A propos du frisbee

"Les étudiants de l’université Yale (Connecticut) ont inventé le frisbee en 1947, en jouant avec des moules à tarte en aluminium. Ceux-ci provenaient de chez un pâtissier de Bridgeport, Joseph Frisbie, fournisseur régulier de l’université. En 1948, un jeune Américain démobilisé, Fred Morrisson, déposa un brevet pour un disque semblable en plastique. Il en céda plus tard la licence à la Wham-O californienne (cette société avait inventé le hula-hoop en 1958) qui, ayant entendu parler de l’origine du jeu, l’appela frisbee".

"January 13, 1957, marks the day that the Frisbee--the flying disc loved by dogs as well as people--was first produced by the Wham-O Company (now a division of Mattel). At that time, the disc was called the Pluto Platter, and it had already been around for almost a decade."

Bref, le frisbee n'a commencé à être commercialisé dans le grand public qu'en 1957, aux USA. Auparavant, l'ancêtre de ce jeu (utilisant de simples moules à tarte) n'était pratiqué que par les étudiants de l’université Yale, puis sur les plages de Californie du Sud.
Il est donc hautement improbable que quiconque en France ait jamais entendu parler du nom et du concept même de frisbee en 1952,a fortiori André Frégnale !
Les sceptiques qui invoquent aujourd'hui l'hypothèse frisbee pour expliquer le cas Chauvet, comme si cela allait de soi, oublient tout simplement que cela se passait il y a 51 ans, dans un contexte socio-culturel et technologique bien différent du nôtre.
Bien entendu il n'est pas TOTALEMENT exclu que, voulant faire "le canular du siècle", M. Frégnale ait également redécouvert seul de son coté les principes du vol stable du frisbee, et en ait fabriqué un en forme de soucoupe volante. Puis, l'ayant fait, il l'aurait immédiatement détruit, et n'aurait jamais cherché à l'exploiter. Bien entendu, personne dans son entourage ne l'aurait vu s'essayer à ces lancers
Cela ajoute simplement une invraisemblance de plus à une liste pourtant déjà longue. Tout cela dans le seul but d' essayer de coller à tout prix une explication "connue", fût-elle totalement improbable, à un phénomène inexplicable.

Conclusion : l'hypothèse "frisbee" est historiquement invraisemblable en 1952 et en France.
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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:46

Les lanceurs de ball-trap
Afin de "crédibiliser" son hypothèse, un sceptique a même suggéré que l'objet de type frisbee avait été lancé au moyen d'une machine de type "Ball-trap". Dans son esprit, cela permettait d'assurer une plus grande vitesse et une plus grande stabilité dans la trajectoire, et expliquer ainsi sa parfaite horizontalité.
Aussi absurde que cette hypothèse puisse être il m'amuse d'en dire deux mots quand même. Ne serait-ce que pour illustrer jusqu'à quels extrèmes des sceptiques donneurs de leçons d'objectivité et de rigueur, sont prêts à aller.

Les machines de ball-trap lancent des plateaux d'argile de 11 cm de diamètre et d'environ 100 g. Imaginez les modifications à apporter sur un tel lanceur pour lui faire éjecter des plateaux de 1m de diamètre !
Les machines de ball-trap éjectent ces plateaux selon un certain angle, depuis le sol. Pour obtenir une trajectoire horizontale de l'objet il aurait fallu, non seulement modifier cet angle de départ sur la machine, mais également la hisser à plusieurs dizaines de mètres de haut (puisque l'objet, à supposer qu'il se trouve au plus près à 60 mètres de l'appareil photo, se trouve également par voie de conséquence, à près de 40 mètres de hauteur).
Les machines de ball-trap étaient rares et très coûteuses en 1952. Il est peu probable qu'un simple particulier ait pu s'offrir un tel luxe, surtout pour un simple canular.
Il est encore plus improbable que M. Frégnale ait pu s'acheter un objet aussi insolite sans déclencher la curiosité du voisnage, lui qui n'était pas tireur. Sans compter qu'il lui aurait fallu un ou deux complices pour manipuler et hisser cette machine en hauteur, ainsi que du matériel encombrant ... fort peu discret tout ça.
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Considérations psychologiques à propos du "canular"
Les "faiblesses humaines"
Bien évidemment, l'une des premières réactions des "sceptiques" (qu'il revendiquent ce terme ou bien qu'ils s'en défendent) face à un tel cas troublant, est de mettre en cause la personnalité du témoin présumé, et de chercher a posteriori les ressorts psychologiques qui pourraient justifier le montage d'un canular aussi sophistiqué.
A titre d'illustration, voici un extrait d'un mail que l'une de mes relations, par ailleurs scientifique, m'a adressé après que je l'ai sollicité sur ce dossier :

"Manifestement d'une intelligence au dessus de la moyenne, nourrie par des dons d'observation et une inventivité remarquables, il n'a pas eu la carrière ni le statut social auxquels il pouvait légitimement aspirer. Toutes les conditions me semblent réunies pour imaginer un formidable canular à base de photos, à l'image de celui du monstre du Loch Ness, qu'il avait certainement la capacité de réaliser parfaitement, à une époque où il ne se passait pas de semaine sans que la presse fasse état d'un nouveau témoignage (j'avais 8 ans et ce souvenir m'a marqué). Sa motivation ? comme souvent en pareil cas, le sentiment de supériorité que l'on tire de la mystification de personnes éminentes, du public ou de notables, renforçant sa conviction d'être injustement méconnu par la société. Sil est vrai que les quatre photos sont sur une même bande de négatif, et encadrées par des prises de vue anodines, rien ne dit que ce soit son premier essai, ni que les photos aient été prises dans un court intervalle de temps, dans l'hypothèse d'un canular."

C'est justement pour contourner le caractère totalement subjectif de tels jugements, que je concentre la majeure partie de mes efforts sur des éléments factuels et objectifs (voir plus haut). En effet, même si nous tombions tous d'accord un jour pour admettre qu'André Frégnale avait effectivement le profil psychologique favorable pour imaginer et réaliser un tel canular (ce dont je ne suis toujours pas convaincu), cela ne prouverait nullement qu'il l'ai réellement fait, ni même qu'il ait eut simplement l'intention de le faire.
Autrement dit, en prenant une analogie judiciaire, ce n'est pas parce que M. Frégnale avait le "mobile", qu'il avait aussi la "possibilité matérielle" de le faire, ni a fortiori qu'il l'a réellement fait.
Or il me semble justement avoir avancé de nombreux arguments, faits et raisonnements factuels dans ce chapitre ainsi que dans le chapitre II, qui démontrent l'impossibilité matérielle de réaliser ce trucage. Avant d'avancer donc une explication attentant à la probité et à la sincérite d'une personne, il me parait indispensable au préalable de prouver que je me suis trompé dans mes démonstrations.

Sur le fond maintenant, l'hypothèse d'un canular me parait au contraire invraisemblable. Les renseignements que j'ai pu recueillir sur André Frégnale ne dépeignent nullement un homme aigri de ne pas être reconnu par l'élite "à sa juste valeur". Compte tenu de l'époque, et bien que n'ayant pas de diplôme supérieur, il avait un statut social respectable, et avait même enseigné dans un lycée. De plus, son coté "original" et libertaire faisait qu'il ne se serait de toutes façons pas plu dans un travail de bureau ou de labo routinier. Il était trop heureux de sa liberté, de pouvoir profiter de la nature à sa guise, sans comptes à rendre à personne. Je pense donc qu'il "n'aspirait" pas du tout à la carrière classique d'un ingénieur ou d'un chercheur.
Par ailleurs cette motivation supposée (mystifier les élites) implique par construction que son auteur la dévoile un jour ou l'autre : ce sera son jour de gloire, sa revanche. Or là rien ! Vingt ans après les faits, alors que ce cas était retombé depuis bien longtemps dans l'oubli, André Frégnale correspondait encore avec une petite association ufologique Belge (la désormais célèbre SOBEPS), en essayant de comprendre "ce que c'était". André Frégnale n'a jamais révélé (au moins publiquement) ce prétendu canular.
Or il ne risquait aucune opprobre publique de la part de ses voisins ou relations en dévoilant sa supercherie sur le tard, puisqu'il avait déménagé avec sa soeur, dès les années soixante, dans le sud de la France, loin de son Auvergne natale.
Par ailleurs Frégnale était un solitaire, cela au moins est certain. Or le montage d'un tel canular aurait nécessité au moins un complice. Quelqu'un de dévoué, en qui il puisse avoir une totale confiance, et qui garderait le secret ensuite jusqu'à la tombe. Connaissant désormais un peu mieux les Frégnale et leur mode de vie, ceci parait impossible.
Et puis, quitte à truquer, pourquoi déclarer avoir vu une soucoupe qui se "traine" lamentablement à 170 km/h, moins vite qu'un avion de l'époque, et en ligne droite ? Pourquoi ne pas avoir décrit un brusque virage à 90° et une accélération foudroyante qui aurait fait disparaitre la soucoupe de sa vue instantanément. Bref, pourquoi avoir insisté sur un comportement aussi peu étrange, alors que l'irruption des soucoupes depuis 1947 avait justement surpris les témoins, et fait la une des journaix, à cause de leurs performances en vol "impossibles" ?

Enfin, l'honnêteté et l'intégrité de Pierre Guérin lui même, qu'aucun sceptique à ce jour n'a quand même osé mettre explicitement en doute, sont encore renforcées lorsqu'on sait qu'il a, sur un cas similaire, conclu après analyse au trucage d'une photo d'un ovni soit-disant pris en Corse en 1971, et qu'il a réussi à faire avouer l'auteur de ce canular.
Arguments de mauvaise foi
Certains sceptiques ont même été jusqu'à dire que le dossier Chauvet était creux, voire douteux, car "tous les témoins sont morts, et le négatif original a disparu".
J'avoue que là j'ai du mal à me contenir. Oui, l'être humain n'est pas immortel, et 51 ans après les faits, il est normal que les principaux acteurs soient décédés.

Mais les témoins et les négatifs ont été à la disposition de la Science, des autorités, des ufologues, et des sceptiques pendant au moins 30 ans !

=> Pourquoi seul Pierre Guérin a-t-il eu le courage de briser le tabou de l'establishment scientifique en étudiant ce cas ?
=> Pourquoi, malgré un article dans Sciences et Avenir N°307 en septembre 1972, où Guérin donnait déjà l'essentiel de son analyse des clichés, personne parmi la communauté scientifique ou intellectuelle ne s'est rué sur ce cas, presque trop beau pour être vrai ?

De plus, concernant le négatif, cette remarque perfide relève d'un certain révisionnisme de mauvais goût. En effet, le négatif original a bel et bien été analysé, scientifiquement et au micrsocope, par un expert : Pierre Guérin lui même. Il me parait donc indigne de remettre en cause ainsi de manière insidieuse la probité de cet homme, en insinuant qu'il aurait pu mal interpréter les résultats, ou en omettre certains.

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:46

L'anomalie du nuage

Plusieurs sceptiques perspicaces ont remarqué que le nuage bas, visible sur la photo N°3, n'était plus du tout visible sur la photo N°4, ce qui paraît effectivement étrange (à première vue, on s'attendrait à en voir au moins un bout). De là à imaginer que les photos ont été prises à bien plus que 8 secondes d'intervalle ... bref, ce pourrait être un petit indice de plus en faveur du canular.

Voyons donc de quoi il retourne exactement.

Tout d'abord les 4 photos sont compatibles avec les conditions météorologiques du 18/07/1952. Les archives de la Météorologie Nationale auxquelles j'ai eu accès indiquent en effet pour ce jour là :
"Ciel clair, nébulosité = 2/10°", ce qui correspond bien à la description du témoin et aux photos : ciel uniformément bleu, avec quelques nuages bas à l'horizon (strato-cumulus, visible en photo N°4).

Sur les photos 3 et 4 l'appareil est tenu verticalement, la largeur de l'image est donc de 24 mm. Connaissant la focale on en déduit immédiatement le champ angulaire balayé par ces photos : un peu moins de 30°.
Calculons maintenant le déplacement angulaire entre les photos 3 et 4. Il se trouve que sur ces deux photos, l'objet est presque centré, et se trouve environ à 62% de largeur du cadre (ce qui est logique, André Frégnale étant un photographe quasi-pro, il a réussi à garder l'objectif pointé sur l'objet).
Donc, on peut estimer avec une très bonne approximation, que le déplacement angulaire de l'objectif, est quasiment le même que celui de l'objet. Or celui-ci se déduit très facilement des résultats de l'analyse de Pierre guérin (Cf. chapitre III) :

Db = b4 - b3
Db = 61,5° - 38° = 23,5°

Il y a donc un écart d'un peu plus de 6° (6,4 plus précisément). On devrait donc voir l'extrémité gauche du nuage de la photo N°3, sur près d'un quart de la photo N°4, en bas et à droite.

Lire au chapitre VI, l'analyse détaillée des mêmes photos par Laurent Guérin, fils de Pierre Guérin. En reprenant tous les calculs de zéro, et en tenant compte des marges d'erreur inévitables, il montre qu'il est possible de faire varier les ai et bi pour que, sans déroger au modèle mathématique de trajectoire déduit du témoignage de Frégnale, ils conduisent à une variation d'azimut suffisante pour que le nuage de la photo 3 n'apparaisse plus sur la photo 4.


La méprise avec un ballon publicitaire

A la lecture des coupures de presse que j'ai retrouvé auprès des archives de La Montagne de 1952 (voir chapitre IV), un lecteur attentif a noté l'épisode du ballon publicitaire échappé de la caravane du Tour de France le 18 juillet 1952 à l'arrivée à Vichy. Il a alors défendu avec opiniatreté l'idée que l'objet du lac Chauvet était ce ballon.

Cette hypothèse n'est pas plausible du tout.
Tout d'abord l'objet photographié n'a absolument pas l'aspect d'un ballon, a fortiori publicitaire. Ce dernier a vocation à être vu du plus grand nombre, et à rendre instantanément reconnaissable la marque dont il fait la promotion. Pour ce faire ils sont généralement très colorés et couverts d'inscriptions géantes et de logos. Or l'objet est d'une couleur uniforme (grisâtre d'après le témoin), et sans inscription.

D'autre part la trajectoire qu'aurait du suivre ce ballon parti de Vichy est totalement impossible. En effet les vents soufflaient Nord-Ouest/Sud-Est ce jour là (attesté par la météorologie nationale) à 60 km/h. Le ballon a donc du filer vers l'Est, vers St Etienne probablement.

Mon contradicteur a alors imaginé que, ayant rencontré les contreforts du massif central, le ballon les avait contourné par l'ouest, toujours en montant, pour être ensuite pris par les vents d'Ouest qui soufflaient près du lac Chauvet, et passer ainsi au-dessus d'André Frégnale (voir tracé brun sur cette carte.
Mais cela aussi est improbable. Il y a en effet un chemin bien plus naturel et plus facile pour un ballon partant de Vichy : celui de la vallée de l'Allier, puis de la Dore. Ce chemin reste à une altitude basse, et orientée Sud/Sud-Est.

Devant ces contre-arguments, mon contradicteur a généralisé son explication à "n'importe quel genre de ballon", par exemple un ballon de photographie aérienne de chantier, de provenance inconnue, et porté par le vent sur le lac Chauvet.

Et puis il s'est finalement rallié à mon opinion : seul un hasard extraordinaire (que j'ai calculé au chapitre II) aurait pu faire que la tâche sombre sous l'objet soit orientée chaque fois dans le sens de la trajectoire. Avec un objet porté par le vent (tel un ballon), cette tâche devrait logiquement avoir une position quelconque.

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La méprise avec un objet de plage emporté par le vent
Sur la liste de discussion francom.ovni, l'ufologue sceptique Dominique Caudron a soutenu l'idée que l'objet du lac Chauvet était "évidemment" un objet de plage emporté par le vent, de type : parasol, matelas pneumatique, bateau gonflable, ballon de plage.
Cette thèse ne tient pas debout pour plusieurs raisons :

* Il n'y avait aucune activité nautique ou de loisir aquatique au lac Chauvet.
Ni en 1952, ni aujourd'hui. Comme le lac Pavin, son voisin, Chauvet est un lac de cratère où ne se pratique aucune activité de loisir de type baignade, planche à voile, et autres "jeux de plage". Le seul loisir possible, outre la promenade autour du lac, est le canotage et la pêche ... sauf justement au lac Chauvet, qui est une propriété privée. Pas de chance pour les sceptiques : de tous les lacs du Puy-de-Dôme, le lac Chauvet est justement le moins "touristique" ...
Un simple appel à l'office de tourisme du Mont-Dore suffisait à vérifier cela. Sans compter que, en 1952, les loisirs n'étaient pas du tout les mêmes qu'en 2004. Il est illusoire d'imaginer des lacs de montagne avec des plages bondées d'estivants, batifolant au milieu de parasols et de bateaux pneumatiques. On sortait encore de l'occupation, les Français étaient pauvres (le fameux "hiver 54" était encore à venir), il n'y avait encore que deux semaines de congés payés, et aucune structure d'accueil pas chère (le 1er VVF date de 1958).
* L'objet photographié ne ressemble pas du tout à un objet de plage

C'est d'une évidence effrayante mais il faut oser le rappeler. Ni par la forme, ni par la couleur (les objets de plage sont généralement de couleur vive). Il faut une indéniable mauvaise foi pour trouver une quelconque ressemblance entre l'objet photographié et un objet de loisir nautique ou balnéaire.
* bateau gonflable de plage matelas pneumatique parasol Un objet de plage n'aurait jamais pu être emporté à une telle hauteur

Un vent de 60 km/h peut secouer de grosses branches, et donc faire tourbillonner et rouler sur la plage un matelas ou un bateau gonflable léger. Mais il ne peut en aucun cas le soulever à plusieurs dizaines de mètres de haut et l'y maintenir plusieurs minues.
* J'ai posé la question à un parapentiste chevronné, connaisseur expérimenté en aérologie pratique qui me l'a confirmé. Seule une ascendence thermique puissante aurait pu faire cela. Un objet de plage emporté par le vent n'aurait jamais eu la trajectoire rapportée

Etant plus lourd que l'air il aurait inévitablement adopté une trajectoire descendante en retombant. Sans moteur en effet, il ne peut pas se sustenter, sauf s'il avait un profil d'aile (avec extrados/intrados), ce qui est assez rare pour un objet de plage ! Mais alors dans ce cas, il ne se sustenterait que grâce au vent relatif, c'est à dire que sa vitesse réelle serait nettement inférieure aux 60 km/h du vent réel, voire nulle (Cf. les mouettes qui font du sur-place par grand vent). Ceci m'a également par un aviateur confirmé.


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Sources / Références
Optique et Photographie
Merci à Laurent Guérin pour son expérience irremplaçable du cas Chauvet.
Merci à Yves Colombe pour son aide précieuse lors de mes débuts dans la découverte de la "profondeur de champ" et du "cercle de confusion"
Merci à Joël E. pour ses critiques constructives et ses liens sur les photo-trucages.

http://members.lycos.fr/photo87/expdf.html
http://romain.bel.free.fr/agregation/Lecons/LP46.pdf
http://www.ifrance.com/philippecoubris/optique/photographie2.htm
http://astrobreuillet.free.fr/download/Gazette14.pdf

http://www.nikonlinks.com/unklbil/dof.htm
http://www.cs.mtu.edu/~shene/DigiCam/User-Guide/950/depth-of-field.html
http://www.betterphoto.com/forms/qnaDetail.asp?threadID=7062&catID=203
http://www.largeformatphotography.info/lfforum/topic/497015.html

Trucages photos / Photomontages :
http://www.rtfm.be/king/photomontage/index.html
http://home.fuse.net/arcsite/photoan2.htm
http://www.csicop.org/si/2003-09/faking-ufo-photos.html
http://www.garfnet.org.uk/new_mill/bbmedia/issue001/ufo_fake.htm
http://www.collagetown.com/ => collages photo artistiques
http://bruno.cicv.fr/etudes/semio.html
http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/lybouvep/TPE/PremiereS/elev/trucages/comment.html
Sur le frisbee
http://www.chez.com/chamminou/c13fen05a.htm
http://inventors.about.com/library/weekly/aa980218.htm
http://inventors.about.com/gi/dynamic/offsite.htm?site=http://www.sas.it.mtu.edu/%7Edkwalika/frisbee/prohistory.html
http://www.enc.org/features/calendar/unit/0,1819,153,00.shtm
http://www.disc-wing.com/AIAA-2002-3150.pdf
http://www.disc-wing.com/CEAS_AARC_2002.pdf
Divers
Ball-trap : http://www.laporte-shooting.com
Le faux OVNI Corse dénoncé par Pierre Guérin : http://www.ifrance.com/lesrepasufologiquesparisiens/L'histoire%20des%20soucoupes%20volantes%20en%20photos.htm

http://adelmon.free.fr/Chauvet/Lac_Chauvet_5.html

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:51

VI - L’analyse des photos par Laurent Guérin





Introduction


L’étude ci-dessous est due à Laurent Guérin, le fils de Pierre
Guérin. Ingénieur lui-même, il avait notablement collaboré à l’article
de son père sur Chauvet (la version originale publiée dans le JSE le
crédite même explicitement pour son aide), en particulier pour tous les
calculs trigonométriques.

Lorsque je l’ai retrouvé puis contacté, il a très vite accepté de
“reprendre le collier”, et s’est même je crois piqué au jeu lorsque je
lui ai soumis l’anomalie du nuage. Il a repris tous les calculs en
affinant énormément la méthode, afin de tirer davantage d’informations
des photos, et de tenir compte des moindres facteurs pouvant influer
sur les calculs.

Je le remercie chaleureusement ici pour son implication et ses talents en géométrie.
Le problème de départ : l’anomalie du nuage


L’“anomalie du nuage” vient du fait que l’extrémité gauche du nuage
en bas de la photo 3 semblerait, à première vue, devoir être légèrement
visible sur la droite de la photo 4. D’après les calculs de Pierre
Guérin, Frégnale a en effet pivoté sur la gauche d’environ 23°, soit
sensiblement moins que le champ angulaire couvert par un film 35mm
(environ 30°). Voir le chapitre V du dossier Chauvet.
Bien entendu, les calculs initiaux de Pierre Guérin comportaient
des marges d’erreur non négligeables qui, cumulées, pourraient
expliquer cet écart apparent d’un peu plus de 6°. Mais pour s’en
assurer, il fallait recommencer tous les calculs depuis le début.

La méthode



  • Idéalement il faudrait prendre un point à l’extrémité gauche du nuage de la photo 3, et calculer ses coordonnées (x, y)
    sur la photo 4. Si ces coordonnées, malgré les marges d’erreur
    résultantes, restaient à l’intérieur du cadre 24x36 de la photo 4,
    alors c’est qu’il y a bien “anomalie”, et donc un fort soupçon de
    trucage de l’une au moins de ces deux photos.
  • Il convient donc de déterminer les formules permettant de calculer ces coordonnées linéaires (x, y) en fonction de coordonnées angulaires de hauteur angulaire et d’azimut (α, β), en tenant compte de la distorsion radiale.
  • Or le calcul de βi en fonction de αi et α0 est très sensible à α0, surtout pour les photos 1 et 2, car cosβi est proche de 1.
  • Ce qu’il convient de faire est donc de tester α0
    de sorte que l’angle entre les directions de l’objet sur les photos 1
    et 2 coïncide avec la valeur que l’on peut mesurer sur une photo
    composite (obtenue grâce à l’arbre).
  • Une première donnée à mesurer ou à calculer avec une assez
    grande précision est donc l’angle entre les deux directions de l’objet
    sur ces deux photos.

Laurent Guérin a donc patiemment réalisé toutes ces mesures et tous
ces calculs. C’est avec lui que cette page a été réalisée. Pour les
matheux passionnés, toute la théorie et les équations se trouvent ici.
Retour sur l’analyse des photos du Lac Chauvet, par Laurent Guérin


Rappel de la méthode de calcul utilisée dans l’article original


Les données mesurables :


– les grands axes ai et petits axes bi des images de l’objet, dont la distorsion est corrigeable en fonction de la distance mesurable au centre de la photo ;

– les angles γi entre la trajectoire supposée de l’objet et la ligne d’horizon (photos 3 et 4 uniquement) ;

– les angles ωi entre le grand axe de l’image de l’objet et la ligne d’horizon (photos 3 et 4 uniquement) ;

– les angles γiωi entre la trajectoire supposée de l’objet et le grand axe de l’image de l’objet (ωi est compté ici algébriquement contrairement aux formules originales) ;

– les angles γi et ωi sur les photos 1 et 2 sont arbitrairement estimés de sorte que les valeurs γiωi soient compatibles avec leurs mesures.
Les formules utilisées :


On trouvera la démonstration des formules, plus complète que celle donnée dans l’article original, ici.

L’aplatissement ri est donné par bi/ai.

(1) sinαi/ai = cste ;

(2) cosβi = tgαi/tgα0 ;

(3) tgγi = –sinαi.tgβi (βi est compté ici négativement à gauche de l’observateur contrairement aux formules originales) ;

(4) tgαi = ri.(1–ri2)–½.sinγi/sin(γiωi) ;

(5) (1–ri2)½.sinωi = sinΩi.sinβi (Ωi
est compté positivement quand l’objet s’incline de manière à paraître
plus circulaire à l’observateur, comme dans les formules originales) ;

Une autre formule importante n’était pas explicitée dans l’article original :

(6) ri = sinαi.cosΩi+cosαi.sinΩi.cosβi.
Le résumé de la méthode de calcul originale :


On part des mesures les plus fiables (photo 3) r3, γ3 et ω3 pour en déduire selon (4) α3.

Une valeur de α4 est obtenue selon le même principe, car les valeurs ont une fiabilité correcte.

La formule (1) permet d’en déduire les autres αi ; on constate une excellente concordance entre les deux valeurs obtenues de α4 ; on constate aussi que les valeurs de αi pour les photos 1 et 2 sont cohérentes avec celles obtenues selon (4) avec les estimations arbitraires de γi et de ωi.

Comme il est estimé que β2 est voisin de zéro, une estimation de Ω2 est donnée à l’aide de α2 et r2. Cela correspond en fait à utiliser (6) qui devient ici r2 = sin(α2+Ω2).

Le calcul plus précis de β2 est alors obtenu grâce à (5) ; (2) conduit alors à α0.

Cette même formule (2) conduit alors aux autres βi, puis les autres Ωi sont alors déduits de (5).

La cohérence des valeurs obtenues (utilisation d’un α moyen
entre les photos 1 et 2) est vérifiée pour comparer l’écart angulaire
calculé entre ces deux photos et la mesure de cet écart sur une photo
composite.
Amélioration de cette méthode de calcul


Constat : il est possible de calculer précisément l’écart angulaire χ entre les positions 1 et 2.


En effet, à partir des mesures des positions d’un certain nombre de
points caractéristiques de l’arbre (visibles sur les photos 1 et 2), il
est possible de calculer la transformation permettant de passer d’un
repère lié à la photo 1 à un repère lié à la photo 2.

A partir des mesures de l’objet sur la photo 1, il est possible de
calculer la direction de l’objet dans le repère de la photo 1, puis par
la transformation ci-dessus, de calculer cette direction dans le repère
de la photo 2 (qui représente la position qu’aurait eue l’objet sur la
photo 2 s’il n’avait pas bougé). De même, à partir des mesures de
l’objet sur la photo 2, il est possible de calculer la direction de
l’objet dans le repère de la photo 2. L’écart angulaire entre les deux
positions est obtenu par le produit scalaire entre les deux directions
calculées dans le repère de la photo 2.

Deux jeux de test sur des points caractéristiques différents
conduisent à des valeurs extrêmement voisines, prouvant la fiabilité et
la précision de ce calcul et donc de l’écart calculé. On trouve χ = 13.75° ±0.05°.
Application pratique avec cinq points mesurés :


Comme expliqué dans l’annexe (ici), la transformation est caractérisée par trois paramètres λ, η et ω,
qui doivent être déterminés de manière à optimiser l’ajustement des
points caractéristiques de la photo 1 sur la photo 2. (Cet ω n’a rien à voir avec l’angle entre le grand axe de l’image de l’objet et la ligne d’horizon sur les photos.)

Le formulaire ci-dessous permet de calculer, pour chacun des paramètres, la meilleure valeur x autour d’une valeur approximative initiale x0, parmi les valeur xn = x0+n.δx,
avec –10 ≤ n ≤ 10. Ce processus peut être répété plusieurs fois en
prenant la valeur obtenue à une étape comme valeur initiale de l’étape
suivante et en diminuant l’incrément, de manière à affiner le résultat.

On entre les mesures des points caractéristiques d1i et d2i, φ1i et φ2i, les valeurs θ1i et θ2i seront automatiquement calculées.

On entre les mesures de l’objet d1 et d2, φ1 et φ2, les valeurs θ1 et θ2 seront automatiquement calculées.

On entre une valeur approximative pour λ, η et ω,
et des incréments de test pour ces paramètres. Une méthode graphique
d’évaluation des valeurs initiales est expliquée plus bas.

Le bouton lance alors l’optimisation, et l’écart angulaire χ
est automatiquement calculé. Il est possible d’affiner le résultat à
partir des valeurs ainsi trouvées en diminuant les incréments de test
(attention à bien mettre des points et non des virgules aux nombres
décimaux).Distance focale (en mm) :

Position de la feuille i sur la photo 1 :

Distance au centre d1i (en mm) :

Ecart angulaire / axe de visée θ1i (en °) :

Orientation / grand côté φ1i (en °) :

Position de la feuille i sur la photo 2 :

Distance au centre d2i (en mm) :

Ecart angulaire / axe de visée θ2i (en °) :

Orientation / grand côté φ2i (en °) :

Paramètres de la transformation 1 vers 2 :

Ecart angulaire λ entre axes de visée 1 et 2 ; Incrément de test (en °) :

Orientation η axe de visée 2 / grand côté 1 ; Incrément de test (en °) :

Rotation ω photo 2 / photo 1 ; Incrément de test (en °) :

Position de l’objet sur la photo k :

Distance au centre dk (en mm) :

Ecart angulaire / axe de visée θk (en °) :

Orientation / grand côté φk (en °) :

Cliquez sur pour obtenir l’écart angulaire :

Ecart angulaire χ entre les positions 1 et 2 (en °) :

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:52

Obtention graphique des paramètres dk, dki, φk, φki, λ, η et ω :


A l’aide d’un logiciel graphique, on “calibre” par étirement,
translation et rotation les photos 1 et 2 de sorte qu’elles aient pour
dimension 240x360. (Les fichiers au format jpeg obtenus par copie
d’écran qui servent à illustrer cette page ne sont pas aussi précis que
ce que permet d’obtenir le logiciel, qui permet de calculer les
longueurs et les angles des objets qu’on manipule.) Les traits rouges
délimitent le rectangle, les traits bleus donnent le centre.

On prend cinq feuilles de l’arbre sur la photo 1 (et visibles sur
la photo 2), que l’on relie au centre de l’objet (traits verts), et au
centre de la photo (traits cyans). La mesure des traits cyans permet
d’obtenir les paramètres d1i et φ1i. Le centre de l’objet est relié au centre de la photo (trait noir). La mesure du trait noir permet d’obtenir les paramètres d1 et φ1.
L’ensemble de ces éléments est englobé dans un rectangle (à l’exception
des traits cyans) destiné à être reporté puis ajusté sur la photo 2.

Voir le résultat ci-contre à gauche (cliquez pour agrandir).
On ajuste alors ce rectangle et son contenu sur la
photo 2 de sorte que les extrémités des traits verts coïncident “au
mieux” avec les mêmes feuilles. On relié à nouveau les cinq feuilles au
centre de la photo (traits cyans). La mesure de ces nouveaux traits
cyans permet d’obtenir les paramètres d2i et φ2i.
Le centre de l’objet est relié au centre de la photo (trait noir). La
mesure du nouveau trait noir permet d’obtenir les paramètres d2 et φ2.
On a en outre relié le centre de la photo à la position reportée du
centre de la photo 1 (trait jaune), le centre de l’objet à la position
reportée du centre de l’objet sur la photo 1 (trait magenta) et enfin
le centre de la photo à cette position reportée du centre de l’objet
sur la photo 1 (trait rouge).

Cela donne la photo 2 composite ci-dessous (cliquez pour agrandir).
On reprend alors ce rectangle et son contenu (à l’exception des
nouveaux traits cyans) ainsi que les nouveaux traits, et on reporte le
tout sur la photo 1 de sorte à faire coïncider les deux rectangles.
Cela donne la photo 1 composite ci-dessous.(Cliquez pour agrandir).

Ces photos composites permettent d’estimer les paramètres de la
transformation passant du repère de la photo 1 à celui de la photo 2.
La mesure de la longueur l du trait jaune (= 9,10 mm) permet d’obtenir une première estimation de λ par tgλ = l/f. On trouve λ = 11,4° environ. L’orientation de ce trait jaune sur la photo 1 composite permet d’obtenir une première estimation de η. On trouve η = –177,6° environ. L’angle que fait le rectangle sur la photo 2 composite permet d’obtenir une première estimation de –ω. On trouve ω = –21,2° environ.
Ce sont ces valeurs, assez précises pour les positions des feuilles
et de l’objet sur chaque photo, mais sans doute approximatives pour les
paramètres de la transformation, qui sont initialisées dans le
formulaire plus haut.

Les valeurs des paramètres de la transformation sont a priori
approximatives non seulement parce que la procédure d’ajustement est
manuelle au sein d’un logiciel de dessin, mais aussi parce que les
éléments que l’on déplace d’une photo à l’autre devraient eux-mêmes
être distordus lors du déplacement puisque les centres ne coïncident
pas, ce qui n’est pas réalisé dans le processus décrit ci-dessus. D’où
la nécessité de procéder à une optimisation mathématiquement rigoureuse
implémentée dans le précédent formulaire.

Une première passe avec un incrément de 0,5° conduit à λ = 10,9°, η = –180,1° et ω = –22,7°. En diminuant l’incrément à 0,1°, on obtient alors λ = 11,0°, η = –179,7° et ω = –22,9°. En diminuant l’incrément à 0,01°, on obtient finalement, après une deuxième passe de contrôle, λ = 10,98°, η = –179,81° et ω = –22,88°, et enfin χ = 13,77°.

Il est intéressant de constater cependant que l’on peut tout de
même, par ces manipulations graphiques, obtenir une estimation directe
de l’écart angulaire entre les deux positions de l’objet. En effet, sur
la photo 1 composite, on constate que le vecteur déplacement est
quasiment radial. En mesurant la longueur d du trait magenta (= 11,31 mm), on peut considérer que tg(θ1+χ) = (d1+d)/f, ce qui donne l’estimation χ = 13,5° environ, valeur extrêmement voisine de celle donnée par le calcul théorique précis avec distorsions.
Une méthode de calcul modifiée :


Le constat plus haut est mis à profit pour dériver de manière
différente les paramètres angulaires. En effet, Les premières étapes de
cette méthode modifiée sont identiques : α3 et α4 sont toujours déterminées grâce à (4), tandis que α1 et α2 sont déterminées d’après α3 grâce à (1).

Pour les photos 1 et 2, αi est donc fonction de ai, a3 et α3. Comme expliqué dans l’annexe (ici), il se trouve que α0 est fonction de α1, α2 et de l’écart angulaire χ entre les positions 1 et 2. Donc α0 est entièrement déterminé par a1, a2, a3, α3 et χ.


La formule (2) permet alors de déterminer les βi, puis (3) permet de déterminer les γi, puis (4) permet de déterminer les ωi, et enfin (5) permet de déterminer les Ωi.
Constat : il est possible de calculer précisément la
position du nuage sur la photo 4, ainsi que celle de l’horizon sur les
photos 3 et 4.



En effet, comme expliqué en annexe (ici),
premièrement, connaissant la hauteur angulaire et l’azimut d’un point
sur une photo et la position de ce point par rapport au centre de cette
photo, il est possible de calculer la hauteur angulaire et l’azimut de
l’axe de visée de cette photo ; deuxièmement, connaissant la hauteur
angulaire et l’azimut de l’axe de visée d’une photo et la position d’un
point par rapport au centre de cette photo, il est possible de calculer
la hauteur angulaire et l’azimut de ce point ; et enfin troisièmement,
connaissant la hauteur angulaire et l’azimut d’un point et la hauteur
angulaire et l’azimut de l’axe de visée d’une photo, il est possible de
calculer la position qu’aurait ce point sur cette photo.
Connaissant la hauteur angulaire et l’azimut de l’objet sur la
photo 3, on mesure donc sa position pour en déduire la hauteur
angulaire et l’azimut de l’axe de visée de cette photo, puis on mesure
la position du nuage sur cette photo pour en déduire sa hauteur
angulaire et son azimut.

Connaissant la hauteur angulaire et l’azimut de l’objet sur la
photo 4, on mesure ensuite sa position pour en déduire la hauteur
angulaire et l’azimut de l’axe de visée de cette photo, ce qui permet
enfin de calculer la position du nuage sur cette photo, puisqu’on
connaît sa hauteur angulaire et son azimut.

Connaissant la hauteur angulaire de l’axe de visée d’une photo, on
en déduit la position de l’horizon sur cette photo, puisqu’on connaît
sa hauteur angulaire, qui est nulle.

Les mesures des positions sont effectuées dans un repère centré
sur l’axe de visée et orienté selon les hauteurs angulaires et les
azimuts, directions estimées d’après le nuage sur la photo 3 et d’après
le talus sur la photo 4.
Application et détermination des paramètres :


Le formulaire ci-dessous permet de réaliser tous les calculs
ci-dessus (attention à bien mettre des points et non des virgules aux
nombres décimaux).Distance focale (en mm) :

Ecart angulaire χ entre positions 1 et 2 (en °) :

Cliquez sur pour calculer les paramètres :

Hauteur angulaire maximale α0 (en °) :

Largueur angulaire maximale 2ε0 (en °) :

Distance au centre dk (en mm) :

Ecart angulaire / axe de visée θk (en °) :

Grand axe (mesure brute) 2a'k (en mm) :

Petit axe (mesure brute) 2b'k (en mm) :

Grand axe (après correction) 2ak (en mm) :

Petit axe (après correction) 2bk (en mm) :

Aplatissement rk :

Largeur angulaire 2εk (en °) :

Orientation trajectoire / horizon γk (en °) :

Orientation grand axe / horizon ωk (en °) :

Angle trajectoire / grand axe γkωk (en °) :

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:52

Hauteur angulaire αk (en °) :



Azimut βk (en °) :



Recalcul trajectoire / horizon γk (en °) :



Recalcul grand axe / horizon ωk (en °) :



Recalcul trajectoire / grand axe γkωk (en °) :



Inclinaison / trajectoire Ωk (en °) :



Instant de prise de vue tk (en τ*) :



Ascisse objet xOk (en mm) :



Ordonnée objet yOk (en mm) :



Hauteur angulaire centre αCk (en °) :



Azimut centre βCk (en °) :



Ascisse nuage xNk (en mm) :



Ordonnée nuage yNk (en mm) :



Hauteur angulaire nuage αN (en °) :



Azimut nuage βN (en °) :



Ordonnée horizon yHk (en mm) :



* Unité de temps représentant la durée que met l’objet pour parcourir son rayon.





On constate qu’effectivement le nuage devrait être visible sur la photo 4 (xN4 = 8,50mm) avec les valeurs calculées d’après les mesures de l’article original.

Cependant, on constate qu’en faisant varier dans les intervalles

définis par les incertitudes mentionnées dans l’article original les

grand et petit axes, ou les angles de la trajectoire et du grand axe

par rapport à l’horizon pour les photos 3 et 4, on obtient alors des

variations conséquentes pour les différents paramètres, et en

particulier pour l’abscisse du nuage sur la photo 4. On peut donc dire

que cette méthode de calcul est très sensible aux incertitudes.

Rappel des incertitudes originales sur les valeurs brutes :





2a'1 = 0,845±0,0302a'2 = 0,873±0,0252a'3 = 0,751±0,0152a'4 = 0,544±0,015
2b'1 = 0,720±0,0152b'2 = 0,702±0,0152b'3 = 0,528±0,0152b'4 = 0,286±0,015


γ3 = 26,0°±1,5°γ4 = 41,0°±3,0°


ω3 = –4,0°±0,5°ω4 = –9,0°±1,0°
γ1ω1 = –16,0°±2,0°γ2ω2 = 4,0°±0,5°




Prenons par exemple les valeurs brutes extrêmes suivantes :

2a'1 = 0,8152a'2 = 0,8482a'3 = 0,7662a'4 = 0,559
2b'1 = 0,7052b'2 = 0,7172b'3 = 0,5432b'4 = 0,301


γ3 = 24,5°γ4 = 38,0°


ω3 = –4,5°ω4 = –10,0°



On constate cette fois-ci que le nuage est bien invisible sur la photo 4 (xN4 = 12,63mm). L’horizon quant à lui n’est pas modifié et est bien sous le talus (yH4

= –14,49mm). Mais il peut y avoir d’autres choix permettant ce

résultat. Sur les photos 3 et 4 ci-dessous (cliquez pour agrandir), les

traits jaunes représentent le système de coordonnées redressé, les

traits magenta indiquent la position du nuage et le trait vert celle de

l’horizon. Sur la photo 4, les positions du nuage avec les valeurs

originales de l’article (anomalie) et le nouveau jeu de test sont

représentées.




Nous venons de voir comment expliquer le fait que le nuage ne soit

pas visible sur la photo 4 : sa position calculée est extrêmement

sensible aux choix des mesures dans leur intervalle d’incertitude. Mais

le test ci-dessus n’était qu’un exemple ; encore faut-il aussi que tous

les autres paramètres recalculés après coup soient eux aussi cohérents

avec leurs mesures (en particulier les angles γ et ω).

Commentaire sur l’interdépendance des mesures :





Ce dernier point mérite d’être commenté : en effet, le formulaire

ci-dessus donne pour ces deux angles des valeurs recalculées

différentes des valeurs initiales mesurées. Ceci vient du fait que le

système d’équations est surdéterminant si l’on considère r, γ et ω comme des paramètres et α et β comme des inconnues. Plus précisément, on a dans ce cas 17 paramètres (les ai, ri, γi et ωi ainsi que χ) et 13 inconnues (les αi, βi et Ωi ainsi que α0), tandis qu’on a 20 équations (3 de type (1)*, 4 de type (2), (3), (4), (5) ou (6)**, ainsi que la relation reliant χ à α1, α2, β1 et β2).

Il est donc patent que les mesures des paramètres ne peuvent être

considérées comme indépendantes et que toutes les équations ne peuvent

être vérifiées simultanément avec des choix de valeurs mesurées

quelconques.



* sin αp/ap = sin αq/aq conduit bien à trois équations indépendantes en faisant varier p et q.



** Les équations (4), (5) et (6) ne sont en effet pas indépendantes.

Si les conditions des mesures étaient telles qu’elles

conduisaient à des incertitudes minimes sur tous les paramètres, alors

cela invaliderait le modèle mathématique. Or il se trouve que les

mesures, en particulier celles de γ et ω sont entachées

de larges incertitudes. Il convient donc de les utiliser a minima dans

la dérivation des paramètres et de favoriser les autres mesures, comme

celles de a et r, et surtout χ. C’est ce que nous avons fait dans le formulaire, où γ3 et ω3 sont utilisés une seule fois au départ pour calculer α3, puis recalculés à la fin une fois tous les autres paramètres déterminés.

Si l’on considère maintenant les γi et ωi comme des inconnues et si l’on rajoute un paramètre a0

(en relation directe avec la largeur angulaire maximale), il se rajoute

une quatrième équation de type (1), et l’on obtient un système de 21

équations à 21 inconnues et 10 paramètres. Le choix de ce qui joue le

rôle de paramètre et celui d’inconnue est d’ailleurs totalement

arbitraire : on peut soit tenter de résoudre les équations en fonction

des données mesurées (méthode directe), ou bien attribuer des valeurs

test à des inconnues et calculer quelles devraient alors être les

valeurs mesurées, et les comparer aux mesures effectives, ou bien même

une méthode mixte.

Une nouvelle méthode de calcul :





Il s’avère que cette dernière méthode est la plus efficace et facile

à mettre en œuvre : nous posons comme valeurs test les azimuts βi et les aplatissements ri, ainsi que la largeur angulaire maximale 2ε0, ce qui permet de calculer tous les autres paramètres angulaires ou dimensionnels. Le choix des βi comme valeurs de test vient de ce que cela conduit à une moindre sensibilité aux variations.



La procédure est la suivante : (2) fournit αi en fonction de α0 et βi ; χ étant fonction de α1, α2, βi et β2, χ est fonction de α0, β1 et β2 ; par inversion, α0 est fonction de χ, β1 et β2, et donc αi est fonction de χ et des βk. (3) fournit γi en fonction de χ et des βk. L’inversion de (6) fournit Ωi en fonction de χ, ri et des βk. (5) fournit ωi en fonction de χ, ri et des βk.

On peut contrôler que (4) est bien vérifiée, preuve que les équations

étaient dépendantes et qu’on ne pouvait pas attribuer des valeurs

mesurées quelconques à la fois à r, γi et ωi. Le paramètre ε0 permet enfin avec (1) de trouver ai en fonction de ε0, χ et des βk (et bien sûr de la distance focale f), puis de trouver bi en fonction de ε0, χ et des βk.



La simple donnée de valeurs test pour les βi permet donc de déduire les αi et les γi ; la donnée de valeurs mesurées et corrigées pour les ri permet de déduire les Ωi et les ωi ; la donnée d’une valeur test pour ε0 permet de déduire les ai et les bi.

Le jeu de test permet aussi de calculer la position du nuage et de

l’horizon sur la photo 4 et donc de le valider ou non. Il faut ensuite

que les valeurs trouvées pour γω soient compatibles avec celles mesurées sur les photos 3 et 4 où la mesure est fiable, et que les valeurs a et b soient cohérentes avec celles mesurées après correction de distorsion.

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:54

VII - Un trucage photographique ?




Introduction : Galerie de photos Chauvet

Voici tout d'abord
quelques scans tirés des copies originales de seconde génération
prêtées par Laurent Guérin. Malgré la compression jpeg, elles sont
quand même de bien meilleure qualité que les images que j'avais
publiées jusqu'à lors sur mon site (voir chapitre I), et qui étaient
tirées du livre de Pierre Guérin.
L'agrandissement de l'objet sur la
photo 3 en particulier est je trouve assez impressionnant. Il est
effectivement très net, comme "découpé au couteau" (dixit Pierre
Guérin), et la bande sombre est bien visible.

Cliquez sur les photos pour les voir en plein écran.

Photo intégraleCommentaireZoom sur l'objet
Photo N°1. Notez les bords apparents du film et les perforations. Notez aussi à gauche un petit bout de la photo suivante (N°2).
Photo N°2. Notez les bords apparents du film et les perforations.
Photo N°3. A côté deux tirages de l'agrandissement de l'objet, l'un "clair" et l'autre "foncé"
Photo N°4. A côté deux tirages de l'agrandissement de l'objet, l'un "clair" et l'autre "foncé"
Introduction


Le trucage photographique est aussi vieux que l'invention de la
photographie, et l'ufologie n'y a pas échappé. La plupart des
techniques de trucage étaient déjà au point dès les années 20/30, et il
a fallu attendre l'explosion de la micro-informatique, et des logiciels
grand public (tel Photoshop) dans les années 90 pour franchir une
nouvelle étape qualitative : celle du numérique.
Truquer une photo
est possible, même souvent pour un simple amateur averti. Les
sceptiques en concluent donc, à tort, qu'on ne peut accorder aucune
valeur (ni preuve, ni indice) à quelque photo d'ovni que ce soit. Les
"croyants" ont eux le défaut inverse, celui de s'enthousiasmer
instantanément et sans aucun esprit critique pour le premier cliché
flou venu, et à persister dans leur croyance même lorsque des experts
l'ont estimé plus que douteux.
Truquer une photo est possible donc,
mais pas toujours facile. Le "crime parfait" est plus rare qu'on ne le
dit, il y a toujours un détail qui cloche, une anomalie oubliée par le
photographe et qui permet de deviner la fraude. Et en 1952, avant l'ère
du tout-numérique c'était encore bien plus difficile : pas d'assistance
informatique avec de puissants logiciels permettant de retoucher au
pixel près chaque parcelle du cliché, pas de possibilité de réessayer
des centaines de fois jusqu'à obtention du résultat parfait.

Il y a deux grandes manières de détecter un trucage photographique :

  • détecter une incohérence, une anomalie intrinsèque à l'image, et ceci indépendamment de la technique de prise de vue utilisée.
  • détecter une trace du type de trucage utilisé, une
    imperfection, un résidu quelconque. Par exemple une nette
    sous-exposition de la "soucoupe" trahit généralement une technique de
    "double-exposition".
Dans les chapitres précédents du
dossier Chauvet (notamment II et V) j'ai utilisé la première méthode,
et je pense avoir démontré qu'il n'existe aucune faille, aucune erreur
patente dans ces photos, aucune incohérence avec le témoignage d' André
Frégnale. En particulier les positions de l'objet sont compatibles avec
la trajectoire estimée par le témoin. Et pourtant cette série est
exceptionnellement "riche" en informations (4 photos consécutives,
d'excellente qualité, sur un film et avec un appareil au "top" de
l'époque, prises par un professionnel, avec divers éléments de paysage
visibles.

Dans ce chapitre je vais démontrer de même qu'on ne
détecte aucune trace d'aucun des trucages connus sur cette série de
photos. Mais mieux encore, je vais démontrer pourquoi il n'y avait
aucun moyen de les truquer. L'insertion des 4 photos au sein d'un film anodin

Certains
sceptiques ont cru pouvoir accorder plus de chances au canular, en
imaginant que les 4 photos auraient été faites à bien plus que 8
secondes d'intervalle. M. Frégnale aurait fait plusieurs essais,
attendu d'avoir les conditions idéales, puis aurait déclenché chaque
photo au moment opportun. A la limite plusieurs jours pourraient
séparer chaque cliché
Or il est avéré que sur le négatif original, ces 4 photos étaient précédées et suivies de photos anodines.
Certains
sceptiques ont donc avancé que Frégnale aurait rephotographié les
clichés truqués avec une autre pellicule, commençant par des images
anodines.
Cela lui aurait ainsi laissé tout le temps (peut être
plusieurs jours) pour réaliser plusieurs essais, des dizaines si
nécessaire, puis de sélectionner les quatre meilleurs clichés, pour
enfin les insérer au milieu d'une pellicule ordinaire, et faire croire
au "coup de chance".

Cette hypothèse se heurte aux mêmes objections déjà soulevées à propos d'un éventuel canular (voir chapitres II et V) :

  • Le canular de type frisbee ou maquette suspendue est techniquement impossible.
  • André Frégnale n'avait aucun mobile. Il n'a tiré strictement
    aucun profit de ce canular, et ne l'a jamais reconnu. Quant à la
    motivation par l'envie de se payer la tête des autorités ou des
    "savants", et par dépit de ne pas être reconnu à sa juste valeur, elle
    reste entièrement à démontrer.
  • Un tel canular aurait nécessité au moins un complice, alors
    qu'André Frégnale était un solitaire. Un tel complice n'aurait-il pas
    parlé un jour ?

La surimpression à la prise de vue

Aussi appelée "double
exposition", elle consiste à photographier deux fois le même bout de
pellicule, une première fois le paysage seul, puis la seconde fois
l'objet (la "soucoupe" seule). Au tirage les deux apparaissent sur la
même photo.
Cette hypothèse est rejetée d'amblée, à juste titre
par Pierre Guérin, qui a examiné rappelons-le le négatif original au
microscope. Je cite Pierre Guérin, page 121 de son livre "OVNI, les
mécanismes d'une désinformation" :
"D'autre part, ces images ne pouvaient pas résulter
d'une surimpression par le biais d'une glace sans tain ou de tout autre
procédé comme la double exposition (au demeurant, impossible à réaliser
avec l'appareil photo du témoin), car un tel artifice n'aurait pu
laisser sous-exposée la face inférieure sombre de la soucoupe sur
laquelle se serait imprimé le fond clair du ciel. Les photos montraient
donc un objet dans le ciel lui-même, mais quel objet ?"
Mes
propres recherches confirment d'ailleurs que l'appareil de Frégnale, un
Contessa pliable 533/24, ne permettait pas mécaniquement le rembobinage
de la pellicule. Le photomontage


Certains sceptiques ont alors imaginé le "trucage photographique
intégral", c'est à dire un photomontage à la colle et aux ciseaux,
l'ancêtre des manipulations d'aujourd'hui avec Photoshop ou
PaintShopPro.
Selon les sceptiques une photo d'ovni n'a strictement
aucune valeur car, avec du temps et de l'expérience on pourrait
réaliser n'importe quel trucage, et le rendre totalement indétectable.
Aujourd'hui
en effet, grâce à l'informatique, quasiment n'importe qui peut réaliser
un photomontage comme celui ci-contre. Eh oui ! Si l'on en juge par
cette photo, Georges Bush sait qu'"ILS" sont là, et a scellé un pacte
avec eux ... brrrr :-).

Pourtant, cette croyance, largement
répandue dans le grand public, tient pour moi largement du mythe, et a
pris son essor avec l'ère du numérique. Dans la pratique les trucages
destinés à tromper le public sont assez rares, et il y a le plus
souvent des moyens assez simples de les repérer, surtout à l'époque de
l'argentique.

Mais faisons d'abord un peu d'historique.
Bref historique du trucage photo


Dès le XIXème siècle, les artistes ont exploré toutes les
possibilités de ce mouveau media qu'est la photographie, et ils n'ont
pas cessé depuis. La photo de gauche date de 1902, celle de droite -
beaucoup plus récente - est signé Newry, l'un des artistes actuels les
plus côtés sur ce type d'oeuvre.
Sur cet excellent site, dédié au "Cut&Paste", on peut lire notamment :
"A
variety of methods for making composite photographs was discovered
during the Victorian era. The more complex examples were constructed in
the darkroom using multiple exposures onto the same plate, with
unexposed areas being masked by pieces of black velvet, presaging the
precise realism of the likes of John Heartfield, who employed
professional photographers to seamlessly blend his ideas in the
darkroom.
Other images were produced from a more primitive "cut and
paste" technique, and the final picture then rephotographed, an
approach to montage that has persisted ever since, and still finds
favour with some of today's montage artists like Sean Hillen."
Le photomontage n'est hélas pas qu'un amusement. Il fut même parfois utilisé pour tromper le grand public comme le montre cet épisode, dont voici un extrait : When Bill Clinton shook Cuban leader
Fidel Castro's hand at the United Nations, the New York Daily News was
the only one of the city's major publications to capture the first-ever
meeting between a sitting United States president and Castro.
There was only one catch -- the photo had never been taken.
Instead,
the photo was actually a montage -- a composite photograph of two
pictures that were combined to illustrate a moment that reporters had
witnessed but photographers hadn't photographed.

A insi donc,
très récemment, le New York Daily News n'a pas hésité, pour faire un
scoop et augmenter ses ventes, à monter de toutes pièces une photo
entre Bill Clinton et Fidel Castro.

Encore plus "sombre" : le
photomontage politique. Tout le monde sait (ou devrait savoir),
qu'après chaque purge, Staline faisait effacer, par simple retouche des
photos officielles, les personnages, jadis hauts dignitaires du régime,
et qu'il avait fait arrêter puis assassiner.
Heureusement ces cas sont rares.

Venons-en maintenant aux trucages utilisés en ufologie, depuis 1947.
Le trucage photo en ufologie

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:54

Comme le rappelle ce site, les méthodes de trucage étaient relativement peu nombreuses et assez frustres :
Primitive ways of faking UFO photos —
before modern computers — included throwing objects in the air (such as
trashcan lids, breakfast bowls, hats, or ordinary dinner plates) and
photographing them against whatever scenery you thought would look
good. It was usually best to get the object against a clear part of the
sky so that its size could not be easily measured.
Another method was simply to draw, paint, or paste a disk or cigar-shaped object on to a picture and then photograph it again. The new picture would be a little more blurred than the original, and would look more realistic and less detectable as a fake.

N B : les emphases en gras sont de moi.
La
première technique citée ici, et la plus largement utilisée, consistait
donc à lancer un objet en l'air, ou bien à le suspendre par un fil
invisible à une haute branche ou à un fil électrique quelconque. Cet
objet étant bien entendu une maquette de "soucoupe" de petite taille
(moins de 50 cm), ou plus fréquemment un objet courant détourné de sa
fonction première pour faire illusion (enjoliveur, moule à tarte,
rétroviseur de camion, ...)
Voici comme illustration de ce procédé les célèbres photos truquées du "contacté" Suisse Billy Meier :


Cette
technique n'a pas pu être utilisée pour Chauvet, comme je l'ai démontré
au chapitre II et comme Pierre Guérin l'avait lui même affirmé dans son
livre. D'ailleurs aucun sceptique interrogé sur ce cas n'a contesté
cela. C'était pourtant la technique de trucage largement majoritaire en
ufologie à cette époque, et de loin.

La seconde technique est
celle du photomontage proprement dit, que nous allons aborder
pleinement dans les sections suivantes. Mais il faut commencer par
noter que le disque de Chauvet n'est pas flou ("blurred") du tout, au
moins sur les photos 3 et 4, ce qui tendrait déjà à nous rendre
sceptique sur l'emploi de ce trucage. Principe du photomontage


+=
Le principe du photomontage appliqué au cas Chauvet

J'ai
contacté plusieurs photographes professionnels ou amateurs avertis, en
personne ou via des forums de discussion, ou via leurs sites web. Aucun
n'a réellement voulu "se mouiller" quant à savoir si les photos Chauvet
ont pu être fabriquées par photomontage. Ils m'ont tous raconté des
techniques de trucage, certes efficaces et sur un ton visiblement
passionné et expert, mais qui ne s'appliquaient pas en l'occurence au
cas Chauvet (utilisation d'informatique, de films spéciaux qui
n'existaient pas en 1952, etc.).
Certes, la plupart d'entre eux
(mais pas tous), finissait par dire, lorsque je les poussais dans leurs
derniers retranchements, qu'à leur avis, ces photos avaient pu être
truquées, car "en photo on peut tout faire". Ils reproduisaient en cela
le mythe populaire dont j'ai parlé plus haut. Mais en pratique, aucun
n'a pu m'expliquer à ce jour en détail comment techniquement ce trucage
avait été réalisé (NDR : cette page est donc implicitement un appel
=> si un photographe expert, lecteur de mon site, sait comment
Frégnale a pu faire, qu'il m'écrive !
).

Une de mes
relations, scientifique à Orsay, Joël E., fut dès le début adepte de la
thèse du trucage. Il a consulté un photographe de ses connaissances qui
lui a confirmé que les photos Chauvet auraient bien pu être réalisées
par photomontage. Hélas, ce photographe lui aussi préfère apparemment
l'anonymat, et je n'ai pas encore eu la possibilité de l'interviewer
directement, afin d'obtenir de sa bouche ses explications techniques
adaptées au contexte Chauvet, ou les fameux "nombreux exemples" de
trucages similaires qui - prétend-t-il - étaient réalisés à l'époque.
J'espère que Joël pourra m'obtenir cette faveur :-)

Mais, selon ce que m'en a rapporté Joël, le trucage aurait consisté grossièrement à :

  • Prendre 4 photos du paysage sans la soucoupe et en tirer de forts agrandissements (ex : 20x25 à 30x40)
  • Prendre 4 photos d'une maquette de soucoupe en labo, sous des
    conditions adéquates d'éclairage, et en tirer de forts agrandissements
  • Découper soigneusement les 4 images de soucoupe et les coller sur les 4 photos agrandies du paysage
  • soigneusement maquiller au crayon gras pour effacer toute trace de raccord,
  • Rephotographier au banc les images ainsi obtenues sur un film déjà commencé et contenant des clichés anodins
Je le cite : C'est vrai que la préparation d'un
tel montage demande une grande rigueur pour ne pas introduire
d'invraisemblance, et il faut avant tout faire des croquis du résultat
recherché pour déterminer tous les paramètres des prises de vue. Pour
la bande noire sous la soucoupe, il suffit de peindre la maquette
conformément au croquis préalable. La photo de la maquette peut se
faire en intérieur avec éclairage artificiel, car la luminosité de
l'objet peut être arbitraire (dans certaines limites de vraisemblance),
et il n'est pas nécessaire de la suspendre bien haut puisque sa taille
sur le négatif n'a pas besoin d'être la même que dans le montage final.


Discussion / Réfutation de la thèse du photomontage

Mais,
malgré quelques précautions de langage ("une grande rigueur de
montage"), cette explication relève encore un peu de la profession de
foi. Elle est trop générale, trop passe-partout. Il faudrait, soit
l'appliquer au cas particulier des photos Chauvet, soit avoir des
exemples de trucages similaires.

A l'appui de cette thèse, Joël citait cet article
de la célèbre photographe Andrée Preschia. Dans son esprit il
illustrait le fait que cette technique du photomontage permettait non
seulement d'effectuer le trucage des photos Chauvet, mais était
également très ancienne et très connue des professionnels.

Pourtant,
à la lecture de cet excellent article, mon opinion est toute autre, et
je ne peux que regretter davantage de ne pouvoir entrer directement en
contact avec sa "source", ou avec tout autre photographe expert sur la
question (de plus en plus rares avec le raz de marée du numérique). En
effet il apparait immédiatement à la lecture de ce texte, plusieurs
objections de fond, qui rendent la thèse du photomontage pour Chauvet,
non seulement invraisemblable, mais carrément impossible techniquement :

  • Comme l'indique clairement Andrée Preschia, le photomontage qu'elle
    décrit s'inscrit plutôt dans le courant "artistique / créatif" de la
    photographie, et non dans le courant "recherche de ressemblance". Ces
    deux courants ont existé dès les débuts de la photographie, et
    caractérisent encore aujourd'hui la plupart des professionnels : on est
    soit l'un, soit l'autre, rarement les deux.
  • Je cite : "Toujours avant le collage, il faudra colorer
    l'épaisseur du papier découpé. Si le fond sur lequel le sujet doit être
    collé est blanc, la tranche étant également blanche, il n'y a rien à
    faire. Mais si le sujet doit se coller sur un fond gris ou noir, il est
    préférable de teinter l'épaisseur de la même couleur que le fond sur
    lequel il va trouver place. Si ce travail n'a pas été fait, à la
    reproduction, les sujets risquent d'être entourés d'un fin liseré
    blanc."

    Comment imaginer, avec les moyens de l'époque, une
    retouche aussi fine, qui reste invisible malgré un agrandissement
    maximal (c'est à dire qui montre le grain du film) ??
  • Il faut ensuite retoucher les images au crayon gras. Même
    remarque donc que précédemment. Aux agrandissements réalisés par Pierre
    Guérin, comment imaginer que de telles retouches restent invisibles ?
  • Je cite : "L'image à reproduire doit avoir un format supérieur à celui du tirage définitif. 40/50cm pour un tirage définitif de 30/40". Or les photos ont ensuite été agrandies au maximum possible,
    puisqu'on a atteint le grain du film, et l'image du disque est toujours
    nette (photos 3 et 4) ! Cela n'aurait pu être possible que si la
    rephotographie avait été fait d'après une première épreuve de taille
    encore plus grande ... ce qui n'était pas possible (limites du film
    24x36).
  • Enfin, last but not least, je cite : "Le film employé
    pour la reproduction aura un grain plus gros que le film d'origine
    (pour un 100 ISO, prendre un 200 ou un 400 ISO) De cette façon, le gros
    grain masque le grain fin et l'image paraît plus nette."
    .

    Les références exactes du film utilisé par Frégnale sont : Kodak Panatomic-X (5060) FX BW (ISO 32). Où 5060 est le Film Code Number, FX est le Code Name
    Ce
    film était le plus fin disponible à l'époque, et il a détenu ce record
    très longtemps jusqu'à l'arrivée d'abord du Kodak Technical Pan, puis
    en 1987 du T-Max 100. La NASA (qui n'existait pas en 1952 !) l'a utilisé, sa version "aerial" est la référence en matière de photo aérienne, il reste très utilisé en photo astronomique, et de nombreux amateurs ne jurent encore aujourd'hui que par lui. Ce film est devenu si fameux, que des plug-ins pour Photoshop, émulant son grain et ses tonalités ont même été développés !
    Son
    pouvoir de résolution incroyablement fin varie de 180 lpm à 200 lpm
    selon les sources (lpm = lines per millimeter). Pour mémoire, le "top"
    actuel, le Kodak Technical Pan, atteint 250 lpm à 300 lpm (selon les
    sources), ce qui est un progrès relativement modeste en plus de 50 ans.

    Bref,
    il n'existait en 1952 aucun film à grain plus fin (< ISO 32) que le
    Panatomic-X, qui aurait pu être employé par Frégnale pour prendre les
    photos "à retoucher/coller".


Conclusion / Synthèse

Dans le cas Chauvet, cette explication par photomontage est donc invraisemblable:

  • Ce genre de trucages n'était pas employé avant l'ère du numérique,
    justement en raison de sa difficulté technique. Seuls les artistes
    utilisèrent régulièrement le "cut&paste", mais évidemment sans le
    souci de devoir faire un trucage invisible, indétectable. Souvent même
    le caractère apparent du montage ne donnait que plus de valeur à
    l'oeuvre. A l'époque (1952) les seules techniques utilisées pour
    truquer des photos d'ovnis étaient bien plus frustres : la maquette
    suspendue au bout d'un fil de pêche, ou lancée en l'air comme un
    frisbee.
    Malgré mes recherches, je n'ai pu trouver à ce jour aucun
    exemple de trucage à base de photomontage tel que celui envisagé pour
    Chauvet. Si un lecteur en connait un, qu'il me contacte.
  • Le flouté des deux premieres photos, du à un "bougé" de l'opérateur.
    Il aurait d'abord fallu que Frégnale reproduise, à main levée, un
    mouvement similaire (vitesse, durée, direction) à la fois sur la photo
    du paysage et sur celle de la soucoupe. Mais surtout cela rend
    quasi-impossible pour moi tout "raccord" de l'objet découpé avec le
    paysage. Avec un objet dont le bord est parfaitement net (comme sur les
    photos 3 et 4) on imagine aisément qu'un truqueur ait découpé
    soigneusement au cutter selon ce même bord. Mais avec un bord aussi
    flou que sur les photos 1 et 2, où diable peut-on découper sans que
    cela ne se voit ?
  • l'orientation de la bande sombre sous la soucoupe, qui suit exactement le sens de la trajectoire
    (trajectoire supposée, s'il s'agit d'un canular) : cela complique quand
    même sacrément le trucage ! Pourquoi avoir ajouté cette "fioriture"
    inutile ... à supposer qu'elle soit réalisable par trucage ?
  • Quitte à truquer, pourquoi faire une soucoupe qui se "traine" lamentablement à 170 km/h,
    moins vite qu'un avion de l'époque ? Pourquoi ne pas avoir décrit par
    exemple un brusque virage à 90° et une accélération foudroyante qui
    aurait fait disparaitre la soucoupe de sa vue instantanément. Bref,
    pourquoi avoir insisté sur un comportement aussi peu étrange, alors que
    l'irruption des soucoupes depuis 1947 avait justement surpris les
    témoins, et fait la une des journaix, avec leurs performances en vol
    "impossibles" ?
Cette explication est également techniquement impossible, comme expliqué plus haut :

  • Il aurait fallu des clichés originaux tirés dans un format supérieur au format maximum possible avec un film 24x36, puisque l'objet reste parfaitement net même sur un agrandissement maximal.
  • Le Panatomic-X était le film ayant le grain le plus fin en 1952,
    il était donc impossible à Frégnale de prendre les clichés non
    retouchés originaux avec un film ayant un grain encore plus fin.
Sources / Références

M. Gervereau : "Les images qui mentent" (2000) - Paris, Seuil (458 pages)

=== Ufologie et photos truquées
Les photos controversées de Gulf Breeze : http://www.virtuallystrange.net/ufo/updates/1999/oct/m16-014.shtml
Galeries de photos d'ovnis : http://thebiggestsecretpict.online.fr/ufo_et.htm
Les photos truquées de Billy Meier : http://www.iigwest.com/ufopix.html
D'autres photos d'ovnis truquées : http://www.users.bigpond.com/rdoolan/ufopicfakes.html :
Dossier "photos d'ovnis (truquées ou pas) : http://studiovni.ifrance.com/studiovni/som013.htm
=== Comment créer de fausses photos d'ovnis :
http://ncas.sawco.com/ufosymposium/p243fake.html (site sceptique)
http://www.garfnet.org.uk/new_mill/bbmedia/issue001/ufo_fake.htm

=== Photomontage artistique
Site dédié au "cut & paste" : http://www.cutandpaste.info/, mais principalement en tant qu'art
Technique du photomontage (Article d'Andrée Freschia)) : http://www.rtfm.be/king/photomontage/index.html

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:56

VIII : Nouvelles réponses aux sceptiques







Depuis un an je considère avoir accumulé suffisamment
de pièces dans le dossier Chauvet pour que la charge de la
preuve soit inversée : s'il s'agit d'un objet/artefact ou
phénomène connu de l'homme, à charge désormais pour ceux qui
pensent cela de dire lequel, et d'argumenter.
Je reste donc à l'écoute des "sceptiques". Je constate
cependant à leur propos que mon préambule au chapitre V
reste plus
que jamais valable un an après sa publication :

Anecdotiquement, j'ai remarqué à cette occasion,
que tous les sceptiques sont tous immédiatement certains qu'il
ne
s'agit pas d'un "vrai" ovni ... mais tous pour des raisons
différentes et incompatibles entre elles
! Et pour chacun d'eux,
il apparait comme "évident" que son explication
(généralement imaginée très vite, et en
n'ayant qu'une connaissance
superficielle du dossier), est la seule bonne. Or par
définition toutes ces explications sont fausses
, sauf au plus une (si j'ai
tort). Cela ne peut que nous amener à relativiser la
confiance que nous pouvons mettre dans nos "certitudes", nos
"premières impressions", et notre "bon sens". Seule à mon
avis une étude approfondie, méthodique et objective des
faits
du dossier, ainsi que la recherche tenace d'éléments
nouveaux et authentiques, peut permettre d'avancer utilement dans
ce genre d'affaires.

En l'occurence m'ont été successivement fournies à ce jour comme "hautement probables" les explications
suivantes :

  • Canular : un complice qui se déplace d'Ouest en Est emportant avec lui un ballon
    suspendu à fil
  • Méprise : avec un objet inconnu (peut être un "objet de plage") de 3,5 à 4
    mètres emporté par le vent et qui aurait voyagé
    jusque là
  • Canular : objet tournoyant de type frisbee, éventuellement
    lancé par un appareil de type ball-trap
  • Canular : trucage 100% photographique
  • Canular : maquette télécommandée en vol
    circulaire maniée par un complice

Est-il besoin de préciser qu'aucune de ces explications ne tient
la route selon moi. J'ai déjà donné pas mal
d'arguments dans mes chapitres précédents. Je vais
néanmoins y revenir ici, puisque de nouvelles hypothèses
surgissent, ou renaissent.

Attention : cette page comporte de très nombreuses illustrations. Son temps de chargement pourra donc être un peu long.
Julien Arlandis


Un enquêteur motivé et perspicace



Jeune informaticien venu récemment à l'ufologie,
de tendance nettement sceptique, julien Arlandis m'a contacté
via mon site, dont l'adresse lui avait été donné
sur le forum Google Francom.ovni. De décembre 2003 à ce
jour nous avons
échangé de nombreux et longs mails sur ce cas, arguments
contre
arguments, avec conviction, mais sans agressivité ni ad hominem, chose
importante à souligner.

Julien s'est passionné et fortement impliqué sur
le cas Chauvet, avec l'aide parfois d'un
sceptique bien connu Dominique Caudron (dit "Oncle Dom"), et il a
porté le sujet sur deux listes de discussion (Francom.ovni et
Aleph).

Il m'a transmis les références d'un petit film sonore N&B des actualités Pathé de 1952,
découvert par Dominique Caudron, tourné très
probablement lors de la reconstitution organisée une semaine
après l'observation par La Montagne, et que j'avais
mentionné aussitôt sur mon site en juin 2004. On y voit
André
Frégnale montrant la trajectoire de l'objet dans le ciel,
commentant ses photos, et lachant un ballon sonde témoin. Le
commentaire audio précise que "les 4 clichés
réalisés ont été soumis à des
experts qui en ont reconnus l'authenticité". Sans doute
s'agit-il des experts du Ministère de l'air que mentionnait La
Montagne (Cf. chapitre IV). J'ai fait plusieurs démarches
auprès du Ministère de la Défense pour retrouver
ses archives, hélas sans succès à ce jour.



- 1 -

- 2 -

- 3 -

- 4 -

- 5 -

- 6 -


En se basant sur le paysage typique entraperçu sur ce film
(voir photo N°5 ci-dessus), et après être allé
sur place, Julien a même
retrouvé le lieu exact de l'observation, qu'il pense
situé à environ 1
km à l'est du lac Chauvet, au sommet d'une colline (le point
rouge à droite du lac Chauvet sur la carte ci-dessous).







Un grand merci donc à Julien Arlandis pour tout cela. Pour le
reste, Julien prend des points de vue assez divergents des miens.
Réfutation des calculs de Guérin


Julien
Arlandis (avec l'aide appuyée mais discrète de Dominique
Caudron) conteste tout d'abord les calculs de Guérin père
et fils, qui démontrent que les 4 photos sont compatibles avec
les déclarations du témoin (trajectoire rectiligne
uniforme, temps de parcours). Il s'en est notamment longuement
ouvert sur la liste Aleph (www.liste-aleph.org).
Comme on peut le voir sur cette page : http://juliendusud.free.fr/trigo.htm,
il prétend que, s'il existe bien des valeurs des
paramètres pour lesquelles l'"anomalie du nuage" disparait, ces
valeurs "corrigées" par laurent Guérin aboutiraient
à des coordonnées différentes de près de
6° entre les deux jeux d'équations. Autrement dit que ces
valeurs ne vérifieraient plus alors le modèle
géométrique de trajectoire postulé par
Guérin (trajectoire rectiligne uniforme).
Pour Julien, ce qu'il faut remettre en cause alors ce n'est pas le
modèle de Guérin, mais le témoignage de
Frégnale.

Malgré plusieurs échanges entre nous, je ne suis pas
parvenu à le convaincre qu'il n'y a pas d'anomalie dans les calculs de Laurent Guérin. L'explication en est
pourtant donnée à la fin du chapitre VI . Reprécisons là néanmoins brièvement ici :

a) Il est normal que les deux façons de calculer conduisent
à des valeurs différentes, c'est lié au fait que
les formules sont dépendantes entre elles et que les valeurs r,
gamma et omega ne peuvent être mesurées
indépendantes. Comme l'incertitude des mesures est forte, la
mesure de deux valeurs entraîne le calcul la troisième. Si
nous disposions de photos où la mesure de r, gamma et omega soit
indiscutable et très précise, et si les deux formules
conduisaient à des valeurs différentes, alors là
oui, cela voudrait dire que le modèle n'est pas
vérifié rigoureusement.

Hélas, contrairement aux grand axes et petits axes
(aisément mesurables), gamma-i n'est pas une valeur
intangible donnée une fois pour toutes par la mesure. Elle est
entâchée d'une grosse incertitude de mesure. Il faut s'en
approcher par approximations successives. C'est justement là
l'un des points clés : La
différence de beta en fonction de (2) ou (3) ne met pas en
défaut le modèle, il met en défaut le choix d'un
triplet de valeurs de mesure de r, gamma et omega dans leur intervalle
d'incertitude, car ces valeurs sont liées et non
indépendantes.

b) D'autre part le problème est surdéterminé : on a 6
équations reliant les variables a, r, alpha, beta, gamma, omega,
OMEGA, soit 7 variables : on ne peut leur faire prendre n'importe
quelle valeur. C'est pour cela que dans le formulaire,
on recalcule gamma et omega et qu'on trouve des valeurs
différentes (en fait sin(gamma)/sin(gamma-omega) reste constant)
entre les valeurs initiales et celles recalculées).

c) Julien a également commis deux erreurs de calcul :

  • Dans son formulaire, il calcule beta à l'aide de gamma
    (initial) et alpha (précedemment calculé), alors qu'il
    faut calculer beta à partir de alpha et alpha-0, ce dernier
    étant calculé auparavant de sorte que khi fasse la valeur
    désirée. Puis gamma est recalculé avec alpha et
    beta.
  • il a pris alpha-0 = 47.17° (la valeur dans l'article original), au lieu de celle donnée par le formulaire.


C'est donc tout à fait normal d'arriver à des valeurs
différentes, puisqu'on opère pas les même choix
d'enchaînement de formules dans la
surdétermination.

De plus le modèle initial retenu par Pierre Guérin
était simpliste : trajectoire rectiligne uniforme, objet stable.
Mais de nombreuses variantes sont possibles à imaginer qui, sans
entrer en conflit avec le témoignage, modifieraient
substantiellement les calculs ... et les compliqueraient. Par exemple
si la trajectoire était montante ou descendante de 2 ou 3
degrés ou même alternativement montante et descendante de
ces angles, ou si la normale à l'objet n'était pas
perpendiculaire à la trajectoire mais à 86° (donc une
inclinaison plus complexe que le simple grand omega), ou encore
n'importe quelle légère variation par rapport à
notre trajectoire idéale, il est évident que le
témoin ne s'en serait pas rendu compte, toutes les formules sont
à revoir et permettent des variations de forme suffisamment
souples tant en angles qu'en dimensions pour faire caler l'image
théorique sur la photo.

Julien persiste enfin à réclamer un scan de haute
qualité des originaux (que je n'ai pas), afin dit-il d'affiner
les mesures, et lever les incertitudes notamment sur le calcul de
χ. Alors que c'est inutile, les scans actuels sont de
résolution suffisantes pour cela, et la marge d'incertitude sur
χ est très faible. La distorsion géométrique a
elle aussi bien été prise en compte dans les calculs
(corrections minimes).
La recherche opiniatre d'une explication "normale"



Julien
Arlandis a d'autre part émis successivement différentes
hypothèses censées expliquer ce cas, à chaque fois
en y croyant très fort, et en les trouvant "évidentes"
(avant de passer à une autre) :

  • méprise avec un ballon publicitaire échappé de la caravane du tour de France cycliste : abandonnée
  • méprise avec un objet inconnu mais banal
    emporté par le vent (théorie de Dominique Caudron) :
    abandonnée
  • canular : un complice maniant une maquette discoïdale à hélice et moteur thermique en vol circulaire
  • canular (février 2005) : un complice qui se
    déplace d'Ouest en Est en tirant un ballon à hélium en forme de soucoupe
Revenons donc plus en détail sur les deux dernières, toujours "en lice" selon lui.

L'explication par la "maquette volante"


Julien
a retrouvé la trace d'un certain Weinstein, qui acquit une
courte notoriété en 1952 en construisant et en faisant
voler une maquette de soucoupe volante à hélice
appelée "la chose", propulsée par un petit moteur
thermique d'à peine 5 cc. Ce Weinstein était même un voisin de Frégnale,
puisqu'il habitait Vichy. Il a donc probablement construit cette
"chose" juste après l'observation médiatisée de
Frégnale pour concilier sa passion du modélisme avec
l'actualité exotique du moment. En
témoigne cette page du magazine RADAR du 10 août 1952
(dont j'ai acheté un exemplaire en bon état), soit moins
d'un mois après l'observation du lac Chauvet (cliquer pour
agrandir). A noter que les superstructures (axe de l'hélice /
moteur) sont nettement visibles et reconnaissables sous l'engin.


la "Chose" du jeune Weinstein

Magazine RADAR du 10/08/1952
(cliquer pour agrandir)



Cette même année 1952 les modèles en forme de
soucoupe semblaient être à la mode. Julien Arlandis a en effet trouvé
un petit film extrait des actualités Pathé-Gaumont de septembre 52, et montrant une
autre soucoupe, celle d'un certain Agostini. Elle est visiblement en
mode "vol circulaire" (le plus courant à l'époque), et le commentaire
audio d'époque précise qu'elle vole à 150 km/h (ce chiffre a une importance pour la suite).

A noter que, si la dérive arrière (inutile en vol
circulaire) et l'axe hélice / moteur (intégré dans
l'aile) ne sont pas visibles, en
revanche l'énorme train d'atterrissage l'est ! Et c'est normal :
lorsqu'on a passé autant d'heures de travail méticuleux
à monter un tel engin, on n'a pas envie de risquer de le casser
bêtement à la fin de son vol (une arrivée en
douceur sur une longue distance et une pente faible n'est
évidemment pas possible en vol circulaire).

La vidéo (format mpeg2, sonore)
Attention : 3 MO à télécharger ! ADSL recommandé)


Voir la même vidéo en mode "streaming"



Ce type de
"récréation" existe encore. Des
aéromodélistes s'amusent encore de nos jours
à faire voler "pour le fun" des tas d'objets improbables : fers
à repasser (en balsa !), baignoires, sorcières sur leur
balai, et ... soucoupes volantes ! A noter toutefois que, comme pour la
soucoupe Weinstein, l'axe moteur - hélice est toujours visible
sous l'engin, voire même parfois la dérive arrière.







Réfutation :

Mais en réalité, aussi séduisante et instructive
que soit cette hypothèse, elle n'est pas plausible dans le cas
de l'ovni de Chauvet.

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:56

Tout d'abord il est fort peu probable que la maquette ait pu être
radio-commandée. Cette technique n'est arrivée en France
qu'à la fin des années 50, et encore, avec des
performances fort limitées (contrôles tout ou rien) et
à un prix prohibitif.

Au début des années 50, les seules techniques à la
portée d'un amateur, même éclairé,
étaient le vol libre et le vol circulaire.

Le vol libre (avec ou sans moteur) est lui aussi exclu. Une fois en
vol, à cette altitude et avec le vent qui soufflait alors,
Frégnale risquait de casser son précieux modèle,
voire de le perdre en le voyant s'éloigner au loin. Impossible
donc de faire plusieurs essais, et gros risque que quelqu'un ne
découvre sa soucoupe quelques kms plus loin.

Reste donc le vol circulaire, technique la plus populaire en terme de
vol motorisé à l'époque. Avec le vol circulaire on
commence à intervenir sur le vol du modèle: le
modéliste est relié à l'avion par deux
câbles qui, actionnés par une poignée, commandent
la gouverne de profondeur, et agissent ainsi sur l'altitude du vol. Le
vol circulaire est une invention française
dévoilée au grand public par les militaires de l'US NAVY
qui avaient trouvé cette méthode fort pratique pour faire
évoluer des modèles sur le pont des porte-avions.



On peut alors soulever plusieurs objections rédhibitoires à cette explication de la maquette volante :



  • reliée à l'opérateur au sol par des
    câbles, elle aurait été fortement inclinée
    sur les photos (angle d'au moins 45°), alors qu'elle vole visiblement presque à plat (angle < 10°).
  • elle
    aurait très probablement possédé soit un train
    d'atterrissage proéminant (pour la récupérer en
    bon état), soit un axe moteur-hélice bien visible du
    dessous, soit les deux.
  • Selon
    un ouvrage des années 50 de Lucien LEYRAUD (Professeur au Collège
    Moderne d'Issoudun)
    , les
    modèles autopropulsés les plus simples, avec un moteur
    à caoutchouc, frolaient les 50 km/h. Les appareils de vol
    circulaire les plus petits (moteur < 5 cc) atteignaient
    déjà 192 km/h en pointe ! Le modèle d'Agostini
    (Cf. ci-dessus) atteignait 150 km/h. Une maquette autopropulsée
    aurait donc été très floue sur les photos 3 et 4,
    car beaucoup trop rapide. En effet, comme je l'ai
    démontré au chapitre V,
    la vitesse maximum que devait avoir l'objet (pour ne pas être
    flou) est de 18,4 km/h à peine à 60 mètres. Pour
    que l'appareil puisse voler à 55 km/h (ce qui me parait un
    minimum), il faudrait qu'il se trouve à 180 mètres !
    Imaginez la longueur des cables ! Et ce n'est pas tout, cela implique
    un objet de plus de 3 mètres de diamètre ! Sacré
    maquette, et sacré Frégnale ...
  • le maniement de cet engin par un complice aurait
    été ... épique ! Car il aurait fallu maitriser un
    engin tournoyant à toute vitesse au bout d'un cable de plusieurs
    dizaines de mètres, en lui conférant une assiette stable.
    Ce complice devant bien entendu se déplacer à 4 endroits
    différents
  • la prise des 4 clichés également aurait
    été hasardeuse. Il aurait fallu que Frégnale
    appuie "pile-poil" au bon moment, pour capturer l'image de l'engin (en
    vol circulaire rappelons le) donnant l'illusion d'une trajectoire
    rectiligne ouest-est, soleil dans le dos. Et le tout quatre fois
    d'affilée, sans aucun ratage ni seconde chance !


L'explication par le ballon hélium





Quel type de ballon ?


Un ballon libre emporté par le vent aurait pris une position
quelconque dans l'espace, il est donc fort peu probable que la
tâche sombre sous le ballon ait pu par miracle garder en
permanence la même orientation.

De plus, en cas de canular, un ballon libre risquait d'être
emporté au loin avant d'avoir pu prendre les bonnes photos, puis
d'être découvert par un tiers (et voir ainsi le canular
éventé). De plus un ballon libre, sauf cas très
particulier, à tendance à monter indéfiniment.

Ce n'était donc pas un ballon libre

Ce n'était pas non plus un ballon motorisé. Les
radio-commandes étaient plus que rares à l'époque,
hors de prix pour un amateur et de portée limitée (100
m). De plus on ne voit aucun aileron ni gouverne pour le manoeuvrer.



La seule explication restante est donc un canular à base de
ballon captif à hélium, en forme de
"soucoupe", au bout d'un long filin manoeuvré par un complice,
et comportant sur son dessous une tâche sombre excentrée.
C'est la thèse actuellement défendue par Julien Arlandis.



Réfutation :
Des
arguments généraux, que j'ai déjà
donné au chapitre V, vont globalement contre la thèse du
"canular avec complice" : mobile psychologique douteux, pas d'aveux en
30 ans, pas de gain financier, pas d'autres canulars avant ou
après, pourquoi l'indispensable complice n'a t'il jamais
parlé ?



L'aspect général de la "soucoupe" est étonnant et
improbable. Pourquoi pas une forme plus archétypale de soucoupe
de l'époque (argument d'ailleurs repris par Dominique Caudron),
avec coupole, hublots, trains d'aterrissage, dessous bien bombé
ou détaillé, etc. ? Et puis surtout, pourquoi cette
tâche sombre excentrée sur le dessous, totalement atypique
en ufologie, et inutile pour un canular ?!


La fabrication d'un tel ballon, en total secret, jamais
retrouvé, et pour un usage unique, parait un exploit inoui et
là encore fort improbable pour l'époque. Qui plus est
pour un simple canular, et non pour une activité plus
sérieuse (scientifique par exemple). Comme le fait remarquer
fort justement Dominique Caudron l'usage à l'époque
était d'utiliser soit un objet en forme de soucoupe lancé
en l'air, soit suspendu à un fil. Plus simple et plus efficace.

L'hélium était rare et cher en 1952 pour un simple
particulier. On ne trouvait pas de l'hélium pour quelques euros
à chaque coin de rue, chez un fleuristes ou un distributeur de
gaz comme aujourd'hui. Il était réservé à
un usage scientifique (refroidissement, ballons météo) ou
technologique de pointe (les premières plongées avec un
mélange oxygène-hélium).

Idem pour l'enveloppe du ballon. A l'époque point de mylar ou de matières
synthétiques légères, résistantes et pas
chères comme aujourd'hui. Les enveloppes des ballons
étaient en coton, latex ou caoutchouc vulcanisé, lourd et
sujet aux fuites, surtout avec un gaz très léger comme
l'hélium. Bien qu'inventé en 1938, le nylon (polyamide) fut surtout
utilisé pour les bas, cordages, pneus, etc. Les enveloppes de
ballon restèrent en d'autres matériaux, dont le
caoutchouc, tard après la seconde guerre mondiale. Le mylar (un
plyester) n'a été inventé qu'en 1952. Le
Polyéthylène date aussi du début des années
cinquante en angleterre. Polyuréthannes et PVC datent de 1940,
mais là encore n'étaient pas connus du grand public, ni
des aéromodélistes.


Sans compter qu'il a bien sûr fallu transporter l'encombrant matériel (soucoupe / ballon,
bouteilles d'hélium, filins) jusque sur la colline, le
déballer, gonfler le ballon, faire des essais, et le tout sans se faire voir ni attirer l'attention.



Toutes ces raisons font sans doute que l'on ne rapporte - à ma connaissance - aucun canular
à base de "ballon à hélium" dans les années
50. Même encore aujourd'hui, avec l'incroyable progrès
technologique et baisse des prix survenus depuis 50 ans, de tels
ballons - pouvant faire illusion en extérieur et avec du vent -
sont rares. La plupart ne peuvent voler qu'en intérieur et sur
de faibles distances (< 100 mètres) :







La forme du ballon supposé pose également
problème. Comme on peut le voir sur les photos ci-dessus, tous
les ballons de
type "soucoupe" ont une forme caractéristique, du au
procédé de fabrication de l'enveloppe. Cette forme est
soit en forme de quasi-sphère, soit en forme de "lentille"
biconvexe plus ou moins aplatie, avec un bord bien marqué.
En tous cas rien de ressemblant avec l'ovni de Chauvet.

En fouillant sur le net, j'ai trouvé sur le site du CNEGU
cette
photo (ci-dessous) d'un ballon ayant une forme plus traditionnelle de
soucoupe.
Comme on le constatera, si la forme n'est pas biconvexe, elle est
encore très différente de celle de l'ovni du lac Chauvet,
notamment sur son pourtour. Notez en effet le rebord bien arrondi,
parfaitement explicable par la pression du gaz à
l'intérieur. Et comparez maintenant avec la forme de la bordure
de l'ovni photographié par M. Frégnale, sur la photo en
bas et à droite. Il s'agit d'un agrandissement de la photo 3 traitée par Photoshop pour mieux faire ressortir les contrastes. Merci au pseudo "herbe de provence" sur le forum des sceptiques du Québec.


ballon UFO (CNEGU)

zoom sur la photo de gauche

agrandissement de la photo 3 du lac Chauvet
(traitée informatiquement)




L'OVNI de chauvet ayant visiblement un fond plat (ou
légèrement concave), il aurait donc fallu bâtir une
armature discoïdale rigide (mais pas trop lourde) et tendre par
dessus une toile. Mais de ce fait, l'ovni ayant une forme
semi-lenticulaire très aplatie, le volume de gaz aurait-il
était suffisant pour faire léviter l'ensemble ? Un disque
rigide de 1 m (au minimum), voire 4 mètres de diamètre,
ça pèse !



Enfin, dernier argument : le filin par lequel le complice tiendrait et
manoeuvrerait le ballon. Il faudrait un câble d'une bonne
longueur (60 à 200 mètres selon les hypothèses
minimales), et assez solide tout en étant très fin pour
rester invisible sur les photos. Mais il faudrait en outre qu'il soit
attaché au centre de l'objet et non sur sa bordure, car sinon
l'engin semblerait pencher bizarrement.



N'en jetez plus la coupe est pleine.

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:57

Dominique Caudron ("Oncle Dom")



Ultra sceptique, ancien
croyant lui aussi désormais "repenti" (les pires :-), Dominique Caudron a "traité"
à sa manière (c'est à dire avec condescendance) du cas Chauvet sur le forum de discussion
Francom.ovni de Google, sans bien entendu m'avoir jamais contacté pour en
discuter ou me poser des questions (pourtant mon adresse mail est
facilement accessible sur ce site). L'ayant appris indirectement par
Julien Arlandis, je me suis inscrit
brièvement sur ce forum. J'y ai découvert ce fil de discussion sur Chauvet (initié par Julien Arlandis le 4
juin 2004).



On y verra entre autres que M. Caudron raille et déplore ma propension
à investiguer inutilement des explications improbables (le ballon
échappé du tour de France, le trucage photo, ...). Il y voit là une
brillante preuve de ma croyance ufomane, faisant semblant de chercher
la vérité, mais en faisant bien attention de ne pas regarder là où je
pourrais trouver une explication banale qui mettrait en l'air mes idées
pré-conçues.



Cette envolée quasi-lyrique est assez risible lorsqu'on sait que toutes
ces pistes que j'ai exploré m'ont été proposé par ses "confrères"
sceptiques, qui tous défendaient chacun la leur, avec une certitude et
une passion au moins égale que celle de M. Caudron. La place qu'elles
occupent sur mon site est donc proportionnelle à l'importance que leur
donne, collectivement, le camp des sceptiques. Comme on dit dans ces
cas là, M. Caudron s'est tiré une belle balle dans le pied ...



Bref, une fois mis de coté ces digressions anti-ufomanes, on y
découvre que la thèse de M. Caudron est celle d'une
méprise avec un objet "inconnu" d'environ 3 à 4
mètres, léger, emporté par le vent, et que M.
Frégnale aurait photographié en toute bonne foi.

Lequel ? Mystère et
boule de gomme. M. Caudron remplace un inconnu (le "vrai" ovni), par un autre. C'est un argument ad ignorantiam par excellence.

Pressé par Julien Arlandis, Oncle Dom se
risquera à suggérer des "objets de
plage", explication pour le coup totalement grotesque, et que j'ai
déjà réfutée précédemment à la fin du
chapitre V.



Néanmoins, et pour ne pas terminer sur une note trop
négative, je préfère retenir cet extrait des
interventions de M. Caudron sur le forum Google : francom.ovni à propos
de Chauvet :



A l'époque les faux, c'était :

- l'objet lancé en l'air (assiette, enjoliveur, ou autre). Ici ça ne marche pas.

- l'objet suspendu à un fil. Marche pas non plus ici.

- l'objet plus léger que l'air, et donc emporté
par le vent (mais on peut l'attacher à un fil comme un cerf
volant)

Ici ça aurait pu être ça, à
condition de fabriquer un disque gonflable de près de 4 m, et
qu'un aide le largue plusieurs kilomètres plus à l'ouest,
du coté de Picherande, avec les risques de ratage que cela
implique. D'autant que dans ce cas, Mr Frégnale aurait
fabriqué une belle soucoupe à coupole comme on en
montrait dans les magazine, et pas un truc bizarre, avec une partie
sombre, excentrée, sur le dessous. Et il aurait eu du mal
à transporter sa soucoupe de 4 m sur les lieux du lancement.

Memes arguments pour une mystification. Un mystificateur
aurait fabriqué un objet de forme archétypique, et
l'aurais lancé en direction d'une grande ville. Du Puy de Dome
vers Clermont Ferrand, par exemple. Alors que trouver un photographe au
lac Chauvet, en plein bled, relèved'un fameux coup de chance.

Conclusion : Si les paramètres de l'observation
correspondent assez bien avec un objet volant au vent, il ne semble pas
que cet objet ait été fabriqué spécialement
pour être photographié du lac Chauvet.




Je ne saurais mieux dire. Dominique Caudron a bon tout le long. Avec du
simple bon sens il élimine à juste titre toutes les types
de canulars possibles (à part le trucage photo total). Restent
donc : la méprise, et le "vrai" ovni. Hélas,
arrivé si près du but, en ayant fait le plus dur,
Dominique Caudron "cale". Il reste scotché sur la thèse
de la "méprise avec un objet inconnu".



Autres points de vue "sceptiques"



Eric Maillot : frisbee or not frisbee ...



Eric Maillot (sceptique /
zététicien notoire et actif) s'est lui aussi
exprimé sur le cas Chauvet, sur la liste de discussion Aleph
(www.liste-aleph.org), dont les archives sont disponibles en ligne :



Il me semble que la thèse freesbee (ou tout autre objet
discoidal, type assiette plastique, lancé à la main) et
du disque de ball trapp (lanceur manuel portatif existant à
cette époque!) sont toujours en course (malgré les
contre-arguments, peu solides, d'Alain Delmon qui est bien
pressé d'exclure bien des explications).




Non point pressé. J'ai même passé des mois, et pris
plusieurs pages de mon site pour les étudier puis les
réfuter. Les raisons en sont nombreuses,
simples et de bon sens pour la plupart. Je ne les re-citerai pas ici (se
référer au chapitre V), à part une seule : la
tache sombre et allongée sous le disque.

Pour que la
thèse du disque en rotation rapide (frisbee, plateau de ball
trap) soit vraie il faut en effet absolument que cette tache soit une ombre, ce
qui est impossible d'un point de vue géométrique. Même julien Arlandis l'a compris et le lui a
dit. Mais M. Maillot est têtu ...

J'ai déjà expliqué pourquoi cette ombre ne
correspondrait pas. En voici l'illustration avec deux frisbee
"historiques" : le légendaire moule à tartes en aluminium
de Mr Frisbie, et le fameux Pluto Platter (un modèle des
années 51). Chacun pourra vérifier par lui même la
forme en "croissant de lune" de l'ombre portée (source : http://inventors.about.com/library/weekly/aa980218.htm) :






Anecdote : selon cette référence autorisée,
c'est l'apparition de soucoupes volantes dans les années 50 qui
a déteint sur la forme des frisbee et non l'inverse ...

Patrice Seray : wait and see ...




J'ai discuté avec Patrice Seray (du CNEGU) sur Chauvet dès 2003. Il
ne semblait pas d'accord avec mon sentiment sur ce cas et m'avait
assuré entamer sa propre enquete, car "il avait sa petite
idée". Connaissant l'orientation de la quasi-totalité des enquêtes
du CNEGU (OVNI = méprises, canulars, Hibous Grand Duc
(Kelly-Hopkinsville)), je m'attendais à tout : un nuage
d'insecte ou un mirage de Saturne :-). J'ai publié mes premiers
chapitres : pas de réaction de P. Seray. Je l'ai relancé
: "je cherche encore, je ne peux encore rien dire" m'a t'il
répondu. Depuis, j'en suis à 8 chapitres publié,
... et toujours rien coté CNEGU ou Patrice Seray (pourtant
toujours actif, il vient de publier un article se gaussant d'un ou deux
cas de la vague de 1954).

Les sceptiques du Québec : frisbee, "éclairage indirect" et vitesse du vent ...





J'ai amené plusieurs fois le cas du lac Chauvet sur le forum des
sceptiques du Québec, où je vais
régulièrement. Lors de nos derniers nos derniers échanges
les sceptiques du Québec interessés (deux
essentiellement, merci à Denis et Jean-François) ont
précisé leur position sur ce cas, et ont "mis la loupe"
sur certains points, comme la vitesse du vent.

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 12:57

Quelle était la vitesse du vent ce jour là sur le lieu d'observation vers 18h30 ?

Pierre Guérin parle de 60 km/h, ce qui fait déjà un bon vent, mais sans donner sa source.

Selon les archives de la Météorologie Nationale que j'ai acquises, la
vitesse du vent ce jour là (18 juillet 52) dans les deux stations de
mesure les plus proches de Chauvet était : "modérée" à Besse à 7h solaires(1050 m), et "faible" à Picherande à 8h légales (1123 m).

Evidemment cela ne correspond ni au lieu exact, ni à l'heure de
l'observation (10 heures plus tard).Essayons néanmoins de
quantifier ces vitesses un peu subjectives en l'état.



Sur ce site (http://segpa.valdugy.free.fr/meteo/instrumesurehtm/laforceduvent.htm)
on rappelle les caractéristiques des vents "faibles" à
"moyens"
:



  • A force 2, les petites
    feuilles s'agitent, la girouette commence à bouger, c'est une "légère brise", de 6 à 11 km/h
  • A force 3, les drapeaux se déploient, c'est une "petite brise", de 12
    à 19 km/h
  • A force 4, la poussière et les feuilles de
    papier sont soulevées, c'est une "jolie brise", de 20 à 28 km/h
  • A force 5, les arbustes en feuilles se balancent et de petites rides
    se forment à la surface de l'eau sur les lacs et les étangs, c'est une
    "bonne brise", de 29 à 38 km / h
  • A force 6, les
    grosses branches des arbres sont agitées, les parapluies se retournent, c'est un "vent frais", de 39 à 49 km/h
  • A force 7, les arbres sont courbés, la marche est
    pénible, c'est un "grand frais", de 50 à 61 km /
    h.


Selon cette autre référence
(http://www.meteofrance.com/FR/glossaire/designation/658_curieux_view.jsp),
"vent modéré" correspond à "de 12 à 30 km/h".



Donc si l'on en croit ces sources, le vent dans les environs de Chauvet
était de moins de 30 km/h au petit matin du 18/07/52. Le vent
a-t-il augmenté en fin de journée pour atteindre 60 km/h,
ou bien Pierre Guérin s'est-il trompé ? Il sera difficile
de vérifier la source de Pierre Guérin, mais en fait peu
importe. Le vent était "faible à modéré" ce
jour là près du lac Chauvet, suffisant pour expliquer que
les feuilles des arbres aient légèrement bougé sur
les photos 1 et 2. Mais pas au point de remettre en question les
calculs de Laurent Guérin qui se base sur la position de 5
feuilles remarquables pour estimer l'angle χ entre les deux azimuts β1 et β2 .



La tâche sombre sous l'objet

Comme on l'a vu précédemment, cette tâche
allongée et fixe est un argument rédhibitoire à la
thèse du frisbee. L'ayant compris, Denis (l'un des sceptiques du
Québec) a cru avoir trouvé "LA" solution :



Depuis que j'ai trouvé l'idée d'un fond circulaire foncé (avec
"variation d'intensité de la réflexion d'un éclairage indirect" sur la
partie "couronne"), l'hypothèse "assiette~frisbee" (possiblement lancé
par un autre) a beaucoup remonté dans mon palmarès.



L'idée d'un disque sombre sous le frisbee (supposé) et au
centre est astucieuse. Elle permettrait d'expliquer une partie de la
tâche sombre allongée visible sous l'objet. Tout au moins
la partie située à l'extrémité en bas en
gauche. Mais elle n'explique nullement le reste, notamment la partie
qui rejoint le bord extérieur du disque. Là, notre
sceptique Québécois est de nouveau obligé de se
rabattre sur l'explication par une "ombre", explication qui ne tient
pas la route comme je l'ai déjà démontré.
La thèse du prototype secret



Certains sceptiques, mais aussi ufologues plutôt "pro-ovnis" m'on
soutenu que l'objet du lac Chauvet aurait pu être un réel
engin volant révolutionnaire.

Il y a en effet un fantasme, un mythe tenace, qui prétend que
dès les années cinquante, des engins militaires secrets
de forme discoidale (inspirée des soucoupes volantes) et
capables de performances incroyables, sans hélice ni gouvernes
apparentes, auraient été construits en secret. Un autre
mythe connexe est que ces engins utiliseraient le principe du frisbee,
en ayant tout ou partie de leur superstructure en rotation rapide afin
de les stabiliser (effet gyroscopique) voire de les sustenter.


Tout ceci est faux. Un engin discoidal en forme de soucoupe volante est
atroce du point de vue aérodynamique, ça volerait comme
un fer à repasser. Aucun engin professionnel, militaire ou civil de ce type n'a jamais volé.



La seule tentative américaine, le fameux projet
Siverbug/Avrocar (voir photo ci-dessous), a été un fiasco lamentable et un
énorme gachis d'argent public. Pour en savoir plus consulter cette page,
sur l'excellent site "les ovnis vus de près" de Patrick Gross,
et judicieusement intitulée "Stupidités ufologiques".
De même, si elles flattent notre ego national, toutes les tentatives
de René Couzinet avec sa célèbre et spectaculaire
"soucoupe" ont également été des échecs.
Ses projets n'ont jamais dépassé le stade de la
spéculation et de la maquette statique (voir ci-dessous, notez
le petit réacteur bien visible sous le ventre). Source :
http://aerostories.free.fr/constructeurs/couzinet/index.html.




Maquette de l'Avrocar
(n'a jamais volé)

Maquette de la "soucoupe Couzinet" RC360
(n'a jamais volé)



Julien Arlandis, encore lui, a alors suggéré une
soucoupe-hélico, avec des hélices/rotors horizontales, et
carénées pour ne pas être visibles. Voici par
exemple le modèle radio-commandé de Paul Moller
(ci-dessous). M. Paul Moller est surtout connu pour son obsession
depuis 40 ans de construire une "voiture volante". Il serait d'ailleurs
près de réussir. La "soucoupe" ci-dessous n'est sans
doute qu'un raté de parcours, ou bien une petite
récréation qu'il s'est accordé.
Quoi qu'il en soit l'ovni de Chauvet ne
peut être ce genre d'engin : André Frégnale aurait
à ce compte un véritable génie méconnu en
avance de 50 ans sur son temps. De plus pour fonctionner un tel engin a
besoin de rejeter l'air sous ses rotors, or là on ne voit rien.
Enfin il y a encore et toujours cette mystérieuse tâche
sombre qui ne colle pas.
















Références








Soucoupes volantes (aéromodélisme) :

http://users.skynet.be/asa/shows/ufo.html
http://pcii7.tibone.com/gallery/view_album.php?set_albumName=album04

http://www.astrosurf.org/lombry/ovni-priseencharge-scientifiques3.htm



Frisbee :

http://www.chez.com/chamminou/c13fen05a.htm



Pour la Science n°261 juillet 1999 : Le vol du frisbee

(L. Bloomfield) Une page, quelques explications et des schémas



Science et Vie Junior n°119 août 1999

Je tourne donc je vole (P. Grumberg) Le vol du frisbee et du boomerang en détails



Aérodynamique et performances du frisbee :

http://www.disc-wing.com/AIAA-2002-3150.pdf

http://www.disc-wing.com/CEAS_AARC_2002.pdf

http://www.science-house.org/student/bw/sports/sports01/frisbee/



Histoire du frisbee :

http://inventors.about.com/library/weekly/aa980218.htm

http://inventors.about.com/gi/dynamic/offsite.htm?site=http://www.sas.it.mtu.edu/%7Edkwalika/frisbee/prohistory.html



Ballons :
http://www.otherlandtoys.co.uk/product646/product_info.html?name=U.F.O.%20Flying%20Saucer&osCsid=afaf1dae7aceb962378114905272e130&first_non=true

http://www.cdli.ca/CITE/airships.htm

http://www.udppc.asso.fr/qr/qrphysique/qp0160.pdf (physique du ballon)



Histoire de quelques aéroclubs locaux :

http://www.aeroclub-versailles.com/histoire.htm

http://www.gvmp.ch/themes/adj/adj2.htm#15



Histoire des dirigeables & ballons :

http://perso.wanadoo.fr/blimp/histoire.htm

http://www.chez.com/tourdumondeballon/A.htm

http://www.momes.net/dictionnaire/m/montgolfiere/montgolfiere.html#historique



Quelques passionnés de ballons motorisés :

http://papalima.free.fr/motoballon/menu/menu.htm

http://papalima.free.fr/motoballon/siteamateur/siteamateur.htm



Matière des enveloppes :

http://www.transpolair.com/sciences/ballons_fusees/techniques_sondage.htm

http://www.sandretto.it/museonew/france/fplasti.htm

http://www.lagruyere.ch/archives/2003/03.01.21/gruyere.htm



Hélium :

http://www.sfc.fr/Donnees/mine/gazrar/texgrar.htm

http://www-drfmc.cea.fr/faitsmarquants/2002/486/Br486.htm

http://www.france.airliquide.com/fr/corporate/about_air/presentation/index.asp

http://yarchive.net/chem/helium_source.html



ufologie :

Le canular d'Avebury en 2003 : http://www.ufology.org.uk/article_read.asp?id=10

http://www.rense.com/general40/daydisc.htm

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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Jeu 29 Mai 2008, 23:54

Superbe travail, Merci fhd
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MessageSujet: Re: (1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme   Ven 30 Mai 2008, 08:48

Bonjour,

C'est le travail exceptionnel de ce monsieur:

http://adelmon.free.fr/Lac_Chauvet.html

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(1952) Lac Chauvet, France, Puy-de-Dôme

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