Bonsoir cedric83,
Ce que vous rapportez du récit effectué par votre ex-collègue est typique des observations de l’étude desquelles des physiciens tels que, par exemple, les francophones Auguste Meessen ou Jean-Pierre Petit ont abouti au modèle de propulsion atmosphérique MHD (MagnétoHydroDynamique), également appelée MPD (MagnétoPlasmaDynamique), mais aussi EMP (ElectroMagnétique Pulsée).
Abordons succinctement, et de la manière la plus simple possible (… ce qui n’est pas simple ! :oops: ), «
lumière orangée » et «
léger bourdonnement » évoqués.
Des champs électromagnétiques oscillants, extrêmement intenses dans le voisinage immédiat de la surface de l’"aérodyne MHD-gaz à écoulement externe" sont nécessaires. Il faut également que celui-ci produise une ionisation pulsée de l'air (pour le rendre localement électriquement conducteur) dont la fréquence et la phase soient adaptées aux champs.
Le « bourdonnement », ou « sifflement », ou « grésillement » parfois perçu et rapporté par les témoins relativement proches de l’engin résulterait de la superposition de fréquences d’ondes de plasma ionique, apparentées aux ondes acoustiques.
Qu'il s'agisse des ondes électriques dans les faisceaux lumineux (notamment ceux émis par les ovnis triangulaires) ou des champs électromagnétiques qui entourent les ovnis pour assurer la propulsion, leurs fréquences se situent dans le domaine des ultrasons. Cela pourrait d’une part expliquer certaines réactions d'animaux sensibles aux ultrasons, dont les chats qui possèdent une ouie sensible jusqu’à 30 kHz.
Mais d’autre part, pour ce qui concerne l’oreille humaine, quand deux ondes sinusoïdales de fréquences différentes sont mêlées ou superposées, l’amplitude de l’onde résultante varie avec une fréquence égale à la différence de leurs fréquences respectives, d’où la possibilité de
battement alors dans le domaine des fréquences audibles par l’homme, avec perception d’un sifflement, ou d’un grésillement, ou d’un
bourdonnement, etc.
Enfin, pour ce qui concerne la « lumière orangée » rapportée, en fonction de son degré d’ionisation l’air peut générer des photons invisibles par l’œil humain (infrarouge ou ultraviolet), ainsi que visibles, suivant la palette des couleurs de l’arc-en-ciel, tout autour de l’aérodyne ou bien en des endroits très localisés de sa surface.
En effet, un gaz ionisé émet de la lumière.
L’aérodyne MHD sera donc généralement entouré d’un halo de lumière dépendant de l’état d’excitation nécessaire à l’ionisation, notamment en fonction de la nature du vol.
Evidemment l’observation sera différente suivant une période diurne ou nocturne.
Examinons l’aspect de ce halo lumineux pour des observateurs extérieurs, la nuit.
Le gaz atmosphérique émet de la lumière par un processus bien connu : la "recombinaison radiative". Dans cette circonstance, les atomes d’un gaz sont tout d’abord perturbés par un apport d’énergie extérieure (des micro-ondes pulsées, par exemple), par interaction électromagnétique.
Les électrons changent alors de niveau d’énergie, puis reviennent rapidement à leur niveau précédent, plus ou moins directement, en émettant un photon de lumière à chaque saut d’énergie.
Le photon emporte avec lui exactement la différence d’énergie existant entre les niveaux d’énergie de l’électron avant et après le saut énergétique.
Dans un gaz à la pression atmosphérique, les électrons n’ont pas un libre parcours moyen très long hors de leur atome d’origine, donc la recombinaison est très efficace, et pratiquement toute l’énergie électromagnétique apportée au gaz se transforme en photons.
L’énergie des photons émis, donc la couleur de la lumière émise, est une signature sans équivoque de la nature du gaz émetteur de cette lumière après excitation.
Ce phénomène est bien connu des "spectroscopistes" (et aussi fort apprécié des astrophysiciens qui trouvent là le moyen de connaître la composition des gaz situés très loin dans le cosmos)
Des tables indiquent, pour chaque gaz, les longueurs d’onde des photons émis pendant la recombinaison ainsi que les sauts d’énergie les plus souvent observés donc l’intensité relative des diverses couleurs de la lumière émise. Ceci est mis à profit dans la réalisation d’enseignes lumineuses où la couleur de la lumière émise par les tubes est parfois due à un choix très élaboré du gaz ou des mélanges de gaz.
Examinons une de ces tables spectrales pour l’azote et l’oxygène dont l’atmosphère terrestre est essentiellement composée.
Nous y apprenons que :
- l’azote ionisé une fois émet des photons à 868 et 862,9 nanomètres (nm) de longueur d’onde, ce qui correspond, pour l’oeil humain, à une perception de lumière de couleur rouge sombre (l’air comporte 78% d’azote)
- l’oxygène ionisé une fois émet, quant à lui des photons à 777,1 et 615,8 et 630 nm, soit de couleur rouge, orange et rouge orangé (l’air comporte 21% d’oxygène)
- l’azote ionisé deux fois, c’est à dire avec deux électrons éjectés, revenant à leur niveau, émet des photons à 500,4 et 567,9 nm soit respectivement bleu et vert.
- l’oxygène ionisé deux fois émet des photons à 464,9 et 411,9 nm dans le violet.
Omettons les photons invisibles par l’œil humain, dans l’ultraviolet et l’infrarouge.
Le degré d’ionisation du gaz dépend étroitement de l’énergie du rayonnement électromagnétique d’excitation, celui qui sert à éjecter les électrons des atomes de leurs orbites d’origine, car aucune émission de lumière n’est possible sans stimulation extérieure. Ainsi, un tube fluorescent d’éclairage n’est lumineux que si le courant électrique le traverse.
Les tables spectroscopiques donnent les énergies nécessaires pour déplacer les électrons de chaque couche atomique de chaque gaz. Ces énergies sont données en général en "électron volt" dont le symbole est eV.
Pour l’azote, les divers électrons sont arrachés de leurs orbites avec des énergies comprises entre 14,534 et 667,03 eV, et bien évidemment, il faut plus d’énergie pour arracher deux électrons qu’un seul.
Pour l’oxygène, ces énergies sont comprises entre 13,618 et 871,39 eV.
Ainsi, dans l’air qui est un mélange des deux gaz, si on excite cet air à énergie croissante, on commencera par exciter l’oxygène à 13,618 eV, puis l’azote vers 14,534 eV : ces gaz ainsi excités émettront alors de la lumière dans le
rouge orangé.
Si l’on augmente l’énergie d’excitation, on verra apparaître les photons dans le vert, le bleu, le violet.
Enfin, si l’on mélange ces différents niveaux d’énergie d’excitation, on mélangera toutes ces couleurs qui donneront de la lumière blanche.
Cordialement,
Jean
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