Au cours de ce premier contact téléphonique, Vincent Michel nous avait expliqué la technique qu'il allait utiliser sur Nathalie, puis il m'avait brièvement interrogé sur le contenu de son « rêve ».
La première rencontre eut lieu le vendredi 14 novembre 1997, soit moins de sept jours après l'événement. Différents éléments ressortirent de cette première séance. Le « scénario » dans son ensemble était conforme à ce que Nathalie avait pu nous dire jusque là. Néanmoins, nous apprîmes les points suivants :
L'être placé à gauche de Nathalie lui fait parvenir des pensées du genre « ce n'est rien, ne t'inquiète pas », mais Nathalie ne souhaite pas recevoir l'implant.
Nathalie dira qu'elle leur parle (par télépathie) et qu'elle les comprend.
Ils veulent absolument introduire la « puce » dans son corps.
Lorsque sa soeur est venue pour la réveiller, Nathalie a revu les lumières tournantes « dans sa tête ».
C'est pour la surveiller qu'ils lui mettent la « puce ». Ils attendent quelque chose d'elle.
Il y a une tache noire sur le carré marron, comme s'il était sale. Pour elle, c'est « une puce ».
Elle ne porte plus ses vêtements, mais une blouse blanche comme lorsque l'on subit une opération chirurgicale, blouse qui est détachée dans le dos.
L'être de gauche regarde celui qui est en face de Nathalie, et lui dit (toujours par télépathie ?) « calme la ! ». Nathalie ressent fortement cette phrase. L'être s'approche de Nathalie en deux pas, et elle ne peut plus faire un geste. Nathalie a l'impression que la pièce tourne.
Nathalie se voit ensuite sur son canapé; il est 3h38 sur son magnétoscope.
Après cette séance, Nathalie et nous mêmes nous sommes posé nombre de questions : Comrnent peut-on se rappeler autant de détails par une simple régression ? Ne peut-on inventer tout cela en laissant courir son imagination ? Qu'est ce qui garantit que le témoin ne ment pas ?
Si ce type de méthode est réellement efficace, elle devrait nous permettre de découvrir différents éléments qui nous paraissent essentiels. Il peut paraître étrange que des entités « extra-terrestres » (qui peut-être nous observent depuis des lustres) puissent permettre à de simples humains disposant d'une technique connue et fort bien documentée de les connaître et, pourquoi pas, de lutter contre eux, malgré leur relative discrétion et les efforts qu'ils semblent mettre en oeuvre afin de neutraliser la mémoire de leurs victimes. A moins que nous assistions, en fait, à une comédie dont nous serions tout à la fois les acteurs, les spectateurs, les victimes et les critiques. Comédie mise en place dans un but qui nous dépasse encore et qui pourrait se révéler blessante le jour ou nous découvrirons la vérité.
Avant même la séance du 27 Novembre 1997 , nous allions obtenir de Nathalie des renseignements fort intéressants :
La présence d'une pièce cachée derrière une vitre sans tain qu'il lui sera possible de voir à la fin de l'incident de la phase « médicale ».
La présence d'un « alien » beaucoup plus jeune tenant un plateau sur lequel sont placés la puce et d'autres outils.
L'éclairage de la pièce, qui lui fait penser à la lumière du soleil.
L'ouverture d'une porte dans le mur, alors qu'il n'y avait rien avant : celle ci s'ouvre comme un cercle lumineux.
L'« alien » qui lui a mis la puce a l'air d'être triste d'avoir commis cet acte.
La séance du 27 Novembre 1997 allait nous apporter d'autres renseignements fort intéressants, la technique utilisée étant toujours la même. Cette soirée-là, nous allions obtenir la quasi-totalité de l'incident, d'autres éléments étant obtenus par un autre moyen quelques jours plus tard. Nous savions maintenant que Nathalie avait commencé à subir cet incident après le départ de sa soeur (bien que d'autres indices nous laissent supposer que l'influence aurait pu commencer bien avant).
Voici les éléments obtenus lors de la séance du 27 novembre :
« J'ai l'impression que l'on me tient la tête jusqu'à ce que je m'endorme ; ensuite, j'ouvre les yeux et je vois les lumières. »
« Je me vois aspirée par une lumière qui ressemble à un cône ou un filet. »
« Il n'y a pas de mouvement dans « les étoiles auprès de moi », et elles sont innombrables. Les lumières sont au-dessus de moi et sur ma droite elles sont vertes et belles. Je suis seule dans ce lieu, je me sens bien et calme. Je tourne la tête vers les lumières, il n'y en a plus qu'une, et je vois une croix au milieu du cercle. La lumière qui m'absorbe est comme un aspirateur, je vois mes cheveux en l'air, comme si c'était l'aspiration qui produit cet effet. Je me sens molle, il y a un bruit bizarre dans mes oreilles; cela me gène; c'est un bruit sourd. C'est lumineux, mais cela ne fait pas mal aux yeux. »
Cliquez sur l'image
« Je suis au dessus du rond... mes cheveux sont redescendus. Je me sens moins flotter. »
« J'ai mal aux oreilles ; je suis toute seule ; le rond est en-dessous de moi ; je suis dans le noir. Je regarde autour de moi, je commence à être inquiète : qu'est ce que je fais là ? »
« Je suis dans un couloir, je me pose des questions. Je commence à marcher. Il y a un sol sous mes pieds, à partir du moment où le cercle s'est fermé. Je marche normalement, le sol est lisse. »
« Le couloir est grand et lisse, je n'en vois pas le bout. »
« Je vois un rond dans le mur ; j'y vais, parce qu'il n'y a que là que je puisse aller. »
« Ce rond est un tunnel ; tout est rond autour de moi, c'est rigolo, mais on croirait que le sol est souple. »
« Mes oreilles vont mieux. Je ralentis le pas, car cela devient étroit ; je vois de la lumière au bout du tunnel. »
« Il y a une porte, elle est entr'ouverte, mais ne laisse pas passer beaucoup de lumière. Je vois un personnage qui se tient devant la porte, je ne vois pas bien sa silhouette, mais il est très grand, avec les bras croisés. Il est plus grand que la porte, il n'est pas beau, mais avec l'air qu'il prend, il ne fait pas peur. Il sait que je suis là, mais il fait l'indifférent. »
« J'hésite, puis je rentre, je suis obligée d'enjamber pour entrer, je suis mal à l'aise. »
« Il y a quatre êtres dans la pièce, ils sont assis sur des chaises ; j'ai l'impression qu'il ne pense pas (Nathalie, à notre demande, nous décrit les êtres). J'ai l'impression qu'il n'y a que ma tête qui vit, je ne sens pas mon corps. Il y a un être qui me prend, et l'on s'en va. Une porte s'ouvre devant moi ; je ne sens rien ; j'ai conscience de moi-même. On marche dans un couloir où il y a des vitres... »
« On arrive devant une porte ; il appuie sur un bouton orange ; on dirait des portes d'ascenseur ; cela fait un léger bruit. La pièce est éclairée, il y a un peu de fumée ; le sol ressemble à du verre avec des lumières en dessous ; la pièce est petite et ronde. Il m'a laissée seule dans la pièce, il est devant la porte ; j'ai les cheveux attachés. Il fait froid, cela glace un peu..., je ne comprends pas pourquoi je suis pieds nus ; je ne suis plus habillée ; j'ai la chemise ; je suis dans une salle ronde. Autour de moi, tout est blanc. »
« J'ai encore mal aux oreilles, cela fait comme un bourdonnement à l'intérieur. Je sais que la porte va s'ouvrir, car j'entends du bruit. Le verre, sous mes pieds, est froid. La porte s'ouvre... je descends une marche... je suis dans une autre pièce ; il y a une pente devant moi . Il y a un être sur ma droite. Il m'attend. Il y a une table grise, avec deux ou trois personnes derrière, debout. C'est une table en fer. Les êtres m'attendent... »
La première séance de la soirée prend fin à ce moment, sur la demande de Nathalie, qui se sent un peu fatiguée et oppressée par tout cela. Nous reprenons après une pause ; il est maintenant 23h22, nous revenons sur un point qui nous paraît important :
« Je vois de la lumière qui sort de la porte, j'avance, j'ouvre la porte, elle est douce et lisse connue une carrosserie de voiture. »
« J'enjambe et je rentre dans une pièce, je regarde à gauche, il s'approche de moi , il me prend par le bras ; on s'en va, il ne dit rien. »
« On se retourne et on part à droite, il y a une porte qui s'ouvre comme un ascenseur , il y a un grand couloir, c'est très long et droit. »
« Je fais tourner mes yeux pour savoir où je suis, il n'y a que des murs. La lumière est très légère, comme un jour qui passe par les volets. »
« On marche, pas trop vite... Il fait des plus grands pas que moi , j'ai du mal à bouger la tête , je vois le carré orange, il n'y a aucun échange, mais lui n'est pas méchant. »
« On s'arrête, il appuie sur le bouton avec sa main gauche, la porte s'ouvre ; il me tient toujours le bras; je rentre parce que je sais que je dois rentrer, je suis déshabillée. »
http://home.nordnet.fr/~phuleux/nathalie.htm