Ovni et vie extraterrestre: les mystères des Ovnis
Bonjour et bienvenue sur le forum "les mystères des ovnis",

Si vous êtes témoin de phénomènes inexpliqués, il est très important de témoigner en cliquant ici. N'hésitez pas à vous inscrire sur le forum en cliquant sur s'enregistrer.

Nous vous proposons de consulter les nombreux articles du site associé au forum. Vous y trouverez de nombreuses informations importantes et sérieuses. http://ovnis-ufo.org

Cordialement


Un site consacré à l'étude sérieuse des ovnis et de leur histoire - informations riches et pertinentes sur le phénomène des ovnis.
 
Ovni Accueil site PortailPublicationsFAQRechercherMembresS'enregistrerGroupesConnexionTémoignage ovniAccueil
Depuis 10 ans, le forum n'a cessé de grandir grâce à vous, en faisant aujourd'hui la première plateforme francophone par sa fréquentation.

Partagez | .
 

 Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9 ... 16  Suivant
AuteurMessage
anakin_nEo
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 55
Nombre de messages : 287
Inscription : 14/08/2011
Localisation : namur begique
Emploi : economiste
Passions : ufologie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 24 Sep 2011, 20:17

finalement la pyramide de maslow est un bon chemin pour amorcer la communication où l'on part des besoins de bases et de leurs équivalents pour monter progressivement dans les échelles de la pyramide

pour rappel pour ceux qui savent pas c'est ca maslow

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow



cette classification des besoins humains définit aussi des niveaux différents de communication et /ou des attentes, si il ya décallage de niveau des attentes ca risque d'être brutal...
exemple; si le besoin alien est de bouffer et le besoin humain de communiquer. on comprend la suite et inversément
si le besoin humain est de comprendre le sens de la vie et le besoin alien de même sur qu'un contact serait moins brutal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
anakin_nEo
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 55
Nombre de messages : 287
Inscription : 14/08/2011
Localisation : namur begique
Emploi : economiste
Passions : ufologie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 24 Sep 2011, 20:28

et



"
Arrivé à Kant, Szendy reprend la célèbre question du sentiment esthétique dans la Critique du jugement. On sait à quel point elle est politique, Kant n’ayant «cessé de vouloir penser la faculté de juger comme adoption du regard de l’autre, voire de tout autre comme étant chaque fois le tout-autre». Affirmer «ceci est beau», c’est poser la souveraineté du jugement certes autonome, mais également «orienté par la perspective de son partage universel». Traquant longuement et habilement l’«effiction» (la fiction comme efficace) chez Kant, Szendy en arrive aux extraterrestres (bon, n’exagérons rien, à«l’extraterrianité», disons) pour montrer que «nous les Terriens, nous les humains […], nous n’avons de point de vue qu’à le laisser hanter par le tout-autre», qu’il décrit comme«l’écart du voir au voir»."

l'homme chercherait dans le cosmos une confirmation de ses "affirmations", car sans repère l'homme définit et classe les choses selon ses référents acquis cumulativement mais paradoxalement définir une chose c'est poser un acte de la retirer du monde pour la reconnaitre comme tel, ainsi l'homme a la capacité prodigieuse de définir essentiellement une chose par ce qu'elle n'est pas ainsi la vie est souvent définie par ce qui n'est pas mort et la mort par ce qui n'est pas vie.. l'incapacité de l'homme à capturer le réel dans son instantaétité le pousse à simplifier

et si l'homme lance sa définition il attend de l'univers tout entier qu'il lui dise c'est vrai ou faux alors qu'en fait sa définition n'est qu'un des possibles du réel le plus souvent. ainsi on peut décrire le vivant comme un amas de cellules en fonctionnement , mais on peut aussi définir le vivant comme des atomes "vivants" en réalité les échelles sont différentes, l'entité biologique vit 100 ans , les atomes qui nous composent vachement plus longtemps.; alors c'est quoi un homme ou un alien dans ce bazard ? et même en cas de biologie alien par exemple basée sur la silice le principe reste le même l'alien est composé d"atomes

à moins que non ? ... un être vivant est il forcément composé d'atomes en voilà une question iconoclaste non ? moins simple qu'il n'y semble si on pose que au delà des limites "physiques de" l'univers il ya quoi exactement ? le vide ?

on sait que le vide n'est pas vide mais un espace parcouru de tas de choses, le vide dit asbolu existet il même dans l'univers ? ou juste en dehors de cet univers ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
anakin_nEo
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 55
Nombre de messages : 287
Inscription : 14/08/2011
Localisation : namur begique
Emploi : economiste
Passions : ufologie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 24 Sep 2011, 20:40

"La sérendipité est le fait de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard et à l'intelligence. "

moi j'appelle cela une synchronicité ;-)

la majorité des inventions majeures suivent ce schéma ....mais àa l fondamentale nuance près que le hasard ne parlera pas à un esprit non préparé.. entendez à un esprit non curieux ou en constante réflexion ,car le fait observé doit "parler" et il ne parle que si on ecoute , l'intelligence est donc ici une capacité d'observation et d'écoute au sens large si on étend l'observation à un autre sens que la vue

on peut aussi "écouter" avec son nez... sans rire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 24 Sep 2011, 20:46

Nous rentrons ici dans des champs fondamentaux du questionnement humain....

J'adores !!!
Car nous sommes tous égaux devant celui-ci (peut importe nos origines !), si l'on se donne la peine d'y réfléchir, l'humilité se retrouve à portée de la main !

N'y aurait il que la "mort" pour nous donner ces réponses ?
Revenir en haut Aller en bas
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 40
Nombre de messages : 249
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Jeu 06 Oct 2011, 00:39


Bonsoir Anakin et merci pour vos interventions toujours pertinentes et un brin synchronisées.

A se demander si vous ne lisez pas un peu dans mes pensées.

Citation :
mais si un "amas" peut générer une "âme" alors iol doit en être de même pour tout système biologique complexe et donc la question est quelle sinteractions peut il y avoir entre ces "âmes" dès qu'en contact
C’est effectivement une des questions que je me pose et c’est d’ailleurs une des raisons évoquées par certains visiteurs dans les fameux courriers décriés. Dans cet univers de la « quaternité », comment résonne notre aura qu’elle soit individuelle ou collective au sein du macrocosme et finalement comment raisonne un cerveau humain ? Les choses ne sont certainement pas simples et les interactions entre chaque volet de cette quaternité doivent laisser la place à des zones de contact diverses et variées, de synaptiques connexions au plus profond de notre être !


Citation :
« Tout cela est une seule chose que j’adore et qui est dans cette forêt. Le crépuscule sur le lac, mon Annonciation. La montagne : une ligne. Ecoute ! Il va se passer quelque chose, oui. L’attente est immense »
[1]


On peut se demander si la forme humaine ne constituerait pas une sorte d’attracteur étrange, l’univers se révélant à lui-même dans sa forme adamique, l’Anthropos céleste évoqué dans la prééternité, et qui est sa propre image. Attention tout ceci est très spéculatif et n’est en aucune façon une dérive anthropocentrique, ou plutôt terrestrocentrée. Il s’agit simplement d’envisager une explication à ce dénominateur commun que l’on retrouve dans les observations rapprochées des Ovniautes où la forme humaine semble être souvent observée. Sur un versant, celui matériel, l’ « objet » « homme » (qu’il soit d’ici ou d’ailleurs) est qualifié d’étrange en raison de sa structure « pointilliste »/ atomique et de sa nature fractale. D’où qu’on parte, on se retrouve toujours sur l’attracteur, c’est le côté prévisible de l’évolution. Où se trouve-t-on exactement sur l’attracteur ? Il est impossible de répondre à cette question, c’est le côté imprévisible de l’évolution.

Sur un autre versant[2], celui de l’imaginal (j’entends par imaginal cet espace de l’âme si bien décrit par Henri Corbin, le mundus imaginalis inspiré du soufisme

[3]), c’est moins la forme que le champ qui est en action. L’homme, un peu comme le dauphin qui se partage entre le milieu aquatique et milieu aérien serait un être de l’interface. Il interfèrerait en priorité avec le monde matériel mais respirerait son « air » dans l’imaginal (et cet air peut-être vicié…).

Ces deux domaines coexistent, s’interpénètrent et interagissent selon des lois de la nature encore à découvrir et qui pourraient donner lieu à de véritables recherches scientifiques [4] (en entendant par science non pas la « religion rationaliste » de la pire espèce, cette fille du néant, ce Monsanto de l’évolution mais bien plutôt ce fantastique outil d’investigation et de connaissance de notre univers, cette Sarasvatī, béquille de l’humanité révélée. Encore faut-il que nous nous rappelions, comme il était indiqué en conclusion de ce film superbe « Planète Interdite »- un phare dans la nuit - que la science ne fera jamais de nous des dieux. Au régime de la peur, ce n’est pas l’autre qu’il faut craindre mais nous mêmes et nos productions quelles soient matérielles, spirituelles et qu’elles s’autoalimentent en prenant forme comme dans la mésaventure que vécut le peuple Krell.

http://gillesbonafi.skyrock.com/

Anakin :

Citation :
on pourrait alors envisager le contact alien non comme une rivalité territoriale mais comme une capacité de nouer des liens en dehors d'une notion de territoire ou dit autrement à quoi servirait il de combattre un alien sans enjeux territoriaux, il faut pour cela s'assurer que l'alien n'a lui non plus pas de visée territoriale ou ressources


Tout à fait en phase avec vous. Je pense qu’une des composantes du contact est l’échange, l’interaction de parties dissemblables ou chacun apprend mutuellement de l’autre, comment l’autre interagit avec son environnement dans toutes ses composantes, comment l’autre chevauche les quatre pattes du cheval comos, etc. Chacun étant le reflet d’une kaléidoscopique vérité (une image de l’un, l’un étant l’image de l’autre, n’est-il pas?) qui s’intègre en une fractalité incarnée. D’où l’intérêt du contact pour progresser justifiant l’adage bien connu que le tout est plus que la somme des parties y compris dans l’estomac d’un Alien (je plaisante bien entendu... )

Citation :
à moins que non ? ... un être vivant est il forcément composé d'atomes en voilà une question iconoclaste non ? moins simple qu'il n'y semble si on pose que au delà des limites "physiques de" l'univers il ya quoi exactement ? le vide ?


Judicieuse remarque, Anakin et qui rejoint finalement le côté spirituel que j’évoquais précédemment. Peut-être suffirait par exemple d’établir le lien entre les électrons et ce monde imaginal, lien qu’a tenté de faire le physicien Jean-Emile Charon et sa théorie de la « relativité complexe » dont on ne peut pas dire quelle soit très populaire.

Citation :
on sait que le vide n'est pas vide mais un espace parcouru de tas de choses, le vide dit asbolu existet il même dans l'univers ? ou juste en dehors de cet univers


Anakin, vous faites bien de soulignez l’importance du concept du vide. Ce point est souvent oublié dans l’histoire des sciences et dans les révolutions paradigmatiques qui accompagnent nos visions renouvelées de l’univers. Dans un livre brillant et fort bien documenté, « the book of nothing », l’auteur, John D.Barrow (qui a aussi produit le bouquin « theories of everything »… ) nous fait voyager des stoiciens à Lucrèce, de Shakespeare à Sartre dans cette notion du vide à travers l’histoire et de découvrir finalement que trois fois rien c’est déjà quelque chose! On retrouve d’ailleurs dans cette histoire l’esprit de nos brillants pseudo sceptiques que l’on peut assimiler aux tenants de l’aristotélicisme ou du cartésianisme (ceux là même qui expliquaient doctement et « scientifiquement » que le vide ne pouvaient exister car la nature le ferait disparaître illico, les mêmes qui aujourd’hui nous inondent de matière noire, sombre pour tout expliquer. Nous avons beau changé d’époque, cet esprit des cavernes perdure !) que le baron Von Guericke viendra pourfendre avec son expérience des hémisphères de Magdeburg. Vous me direz, quel rapport avec les ET ? Et bien justement, ce n’est peut-être qu’une intuition, mais il me semble qu’au cœur du vide et du néant se trouve l’infinité et une révolution de nos conceptions tant en terme de physique, que de logique. Ces révolutions débouchent sur une vision renouvelée du cosmos tout à fait novatrice dans laquelle le voyage interstellaire n’est plus une impossibilité et l’autre, comme « le facteur, sonne toujours deux fois ». Entre fractalité, infinité et espace éthéré, j’ai le pressentiment que le chemin vers l’autre passe aussi par cette voie.

Les pistes :

L’être et le néant de Jean-Paul Sartre.

La lettre à Louis Meyer de Spinoza.

Capilotracté ? Pas plus que les énormités grotesques de nos pseudo sceptiques champions toute catégorie du debunking stupide. Décernons leurs une couronne pour enterrer de plein pied cette absurdité né qui va se faire percuter!

Antony, je ne suis pas certaine d’avoir compris votre point de vue aussi ne voyez aucune ironie dans mes propos. Si nous sommes effectivement tous égaux, disons qu’il appartient à chacun de faire fonctionner ce que la nature lui a donné en héritage. Nous en sommes tous dotés, chacun à notre façon et point besoin d’attendre la mort pour mettre en service cette fantastique machinerie au grand dam de nos bourreaux ! J’engage tout un chacun à commencer l’exercice.

Après la découverte récente de la planète circumbinaire Kepler-16 , découverte dont les implications, selon moi n’ont pas été mesurées à leurs justes valeurs[5], voilà les bactéries et la panspermie.

Attaquons nous aux autres facteurs de l’équation de Drake:

La science fiction semble être parfois le reflet de l’actualité. Au début du film, « le jour ou la Terre s’arrêta », et pour ceux qui sont observateurs, la bactérie Deinococcus Radiodurans est mise à l’honneur, avec juste raison, pour évoquer la panspermie. J’ai déjà évoqué ce sujet et vous trouverez dans la conférence suivante de Craig Venter : “Joining 3.5 Billion Years of Microbial Invention” une description plus détaillée de cette fameuse bactérie ce qui permet au passage de mesurer la fantastique inventivité et puissance créatrice de la vie (En conséquence de quoi nous devrions être beaucoup plus prudents dans nos bricolages à la Frankenstein cellulaire pour éviter tout effondrement catastrophique de notre biosphère!).

http://longnow.org/seminars/02008/feb/25/joining-3-5-billion-years-of-microbial-invention/

Analyse de survie comparative des bactéries Deinococcus Radiodurans et Haloarchaea Natrialba Magadii et Haloferax Volcanii, exposées au vide et à une irradiation ultraviolette.

Ximena C. Abrevaya1; Ivan G. Paulino-Lima2, Douglas Galante3, Fabio Rodrigues4, Pablo J.D. Mauas1,5, Eduardo Cortón6, and Claudia de Alencar Santos Lage2

Citation :
Les bactéries Haloarchaea Natrialba Magadii, Haloferax Volcanii, ainsi que la bactérie résistante aux radiations Deinococcus Radiodurans furent exposées au vide et aux radiations UV (V-UV) au Laboratoire Brésilien de Lumière Synchrotron (LNLS). Des monocouches de cellules (contenant de 100 000 à 1 million de cellules par échantillon) furent préparées sur des filtres de polycarbonate et irradiées sous un vide important (10-5 Pa) avec un rayonnement synchrotron polychromatique. N. magadii était remarquablement résistante au vide poussée avec une fraction de survie de 3,77 % +- 0,76 plus grande que celle de D.radiodurans (1,13 % +- 0,23). La fraction de survie des haloarchaea H.volcanii, de 0,036 +- 1,8 % était beaucoup plus faible. Les profils de résistance aux radiations étaient similaires entre la haloarchaea et D.radiodurans pour des irradiations jusqu’à 150 J.m-2. Pour des irradiations plus importantes que 150 J.m-2 il y avait une diminution significative dans la survie des haloarchaea et en particulier les H.volcanii ne survivaient pas. La survie pour les D.radiodurans était de 1 % après une exposition aux flux d’ultraviolet V-UV ( 1350 J m-2) alors que N.magadii avait un taux de survie plus faible que 0,1 %. De telles fractions de survie sont discutées dans le cadre de la possibilité du transfert interplanétaire de micro-organismes viables et de l’existence possible de vie microbienne dans les environnements salés comme sur la planète Mars et le satellite de Jupiter, Europa. C’est le premier travail évoquant la survie de haloarchaea dans des conditions simulées du milieu interplanétaire.


Et les conclusions de l’étude :

Citation :
Nos résultats indiquent que les cellules non protégées de D.radiodurans, la survie chute à 1 % à 1350 Jm-2, alors que N.magadii survie à 0,1 % dans les mêmes conditions d’exposition. H. volcanii, d’un autre côté ne survie pas au-delà de flux de 150 Jm-2. Ces fractions de survie montrent que les bactéries de H.volcanii et N.magadii pleinement exposées au vide et à l’irradiation UV à la surface d’une planète ou dans des météorites devraient rapidement décroître d’au trois ordres de magnitude. Cependant, plusieurs cellules peuvent survivre, et des temps d’exposition beaucoup plus longs doivent être testés pour voir si au moins un faible nombre de cellules de N.magadii et D.radiodurans pourraient survivre les flux V-UV et les dommages présent dans l’espace sans protection.


Rappelons à ce propos les conditions d’expérience. Les échantillons à tester étaient mis dans une chambre à vide et étaient exposés à une pression décroissante pendant environ 3 heures (temps nécessaire pour atteindre un vide poussé comparable au milieu interplanétaire). La pression était maintenue pendant 1 h, temps de l’ exposition au flux UV ».

On pourrait en s’inspirant de Jacques Derrida[6] et en rebondissant non plus seulement sur l’aspect matériel mais sur les « quatre ailes de notre cosmos « odonates » » et notamment son versant spirituel qu’« un spectre hante le monde du XXI ième siècle – le spectre de l’altérité éloignée »

[1]

Henry Corbin, « Théologie au bord du Lac », Henry Corbin, Cahier de l’Herme.

[2]Pour compléter, imaginez que chacun de ces versants dispose de son image dans un « miroir » si bien que nous avons alors deux paires mutuellement jumelles, chaque particules de ce monde (et à fortiori chaque amas de particules) est orienté selon ces quatre versants un peu comme une libellule qui oriente ses ailes pour se mouvoir dans son milieu. La somme des interventions serait une constante.

[3]

http://www.moncelon.com/urqalya.htm

Citation :
« La fonction du mundus imaginalis et des Formes imaginales se définit par leur situation médiane et médiatrice entre le monde intelligible et le monde sensible. D’une part, elle immatérialise les Formes sensibles, d’autre part, elle « imaginalise » les formes intelligibles auxquelles elle donne figure et dimension. Le monde imaginal symbolise d’une part avec les Formes sensibles, d’autre part avec les Formes intelligibles. C’est cette situation médiane qui d’emblée impose à la puissance imaginative une discipline impensable là où elle s’est dégradée en « fantaisie », ne secrétant que de l’imaginaire, de l’irréel, et capable de tous les dévergondages. »



« Que l’on entende pas le mot « images » au sens où de nos jours on parle à tort et à travers d’une civilisation de l’image ; il ne s’agit jamais là que d’images restant au niveau des perceptions sensibles, nullement de perceptions visionnaires. Le mundus imaginalis de la théosophie mystique visionnaire est un monde qui n’est plus le monde empirique de la perception sensible, tout en n’étant pas encore le monde de l’intuition intellective des purs intelligibles. Monde entre-deux, monde médian et médiateur, sans lequel tous les événements de l’histoire sacrale et prophétique deviennent de l’irréel, parce que c’est en ce monde-là que ces événements ont lieu, ont leur « lieu ».


[4]

Encore faut-il que nos chercheurs n’aient pas oublié ce que sont la science et ses productions. Entendu sur France culture cette semaine à propos de la science et des nouveaux paradigmes, le commentaire affligeant suivant « Une théorie fabrique des faits ! » Non, il me semble qu’une théorie explique des faits constatés et propose, prédit d’autres observables.

Pas étonnant qu’avec cet état d’esprit dans la communauté l’on traine depuis plus de 30 ans une théorie des cordes (on peut d’ailleurs s’interroger sur les faits que « cette théorie a fabriqué », juste pour rigoler), certes fort compliquée, mais qui ne fait en rien progresser notre connaissance de l’univers. Heureusement que ce dernier se rappelle à nous et de façon toujours plus marquante grâce aux progrès technologiques accomplis en matière d’observation. Le problème, c’est que l’on ne comprend plus ce que l’on observe et ce n’est pas en invoquant la matière noire comme Aristote invoquait « la force naturelle agissant contre le vide » que nous progresserons dans notre compréhension de l’univers.

Il a fallu des Torricelli et Pascal pour monter des expériences et démontrer que le vide existait vraiment tout en introduisant la notion de pression. Un petit tour sur Wiki permet de mesurer s’il le fallait le désarroi de la communauté scientifique à cet égard. Je cite en mettant en gras ce qui m’interpelle :
Citation :
« Malgré la quasi unanimité apparente des cosmologistes autour de l’idée d’accélération de l’expansion, la réalité de cette accélération ne sera établie que lorsque le phénomène pourra être inclus dans un cadre théorique solide, lequel fait encore défaut. »
.Tiens, à ce propos et pour aérer un peu c’est air confiné, vous trouverez ci-joint un texte d’un certain professeur John P. Lynch. Ce texte curieux est extrait d’un document plus long qui se présente un peu sous la forme d’une publication scientifique. Je ne l’ai pas traduit afin de ne pas induire de contresens ou déformations involontaires. Il me semble bien ancré dans l’actualité des nobels.


Extraits du document « Symptoms of the Universe » du professeur John P. Lynch.

Citation :
Dimensional Energies

Gravity and acceleration show us that there are invisible non-physical forces at work in our world. Gravity and void interact with matter, but they are not matter. They are energy, but it is non-material energy. Matter is three-dimensional energy, gravity and anti-gravity show aspects of being non-three-dimensional energies. They are energy, and they are all around us, but in another dimension (so we do not experience them directly). According to acceleration, the cosmos has more non-material energy (96%) than material (4%), thus our visible universe of physical matter is just a part of a cosmos of various types of dimensional energies. Unfortunately, non-material non-three-dimensional energies can never be truly proven scientifically due to their non-material nature, so evidence of their existence must come from their interactions with matter .

To understand what other dimensions look like, we only have to paraphrase Carl Sagan in Cosmos. The first dimension is an infinite straight line. If you go at a right angle to that, then you are in the second dimension of the flat plain. Go at a right angle to that and you arrive in the familiar three dimensional world of spheres (and up and down). Go at a right angle to that (in and out at the same time) and you are in the incomprehensible fourth dimension, and so on.

One-dimensional energy is observable in electro-magnetic force, which we experience as photons. The most common photons emanate from the electrons of atoms in a star, they are the waves of varying frequencies (gamma rays, x-rays, ultraviolet light, visible light, infrared light, micro-waves, and radio waves) which zoom straight through the void at the speed of light. Other photons are held around the electrons of certain atoms and compounds, becoming electricity and magnetism (which gives this energy its name).

Two-dimensional energy is observable in the force of gravity, which we experience in the many disks created by gravity wells. According to Einstein, gravity is a bend in space. The bend forms a two-dimensional plane, which we observe everywhere in the universe as a disk, from our solar system to our galaxy (and many just like them). The disk also appears in the event horizon of a black hole (as well as the double plume of black hole consumption observed in some galaxies).

Three-dimensional energy is observable in the strong force of the atom. The energy of matter forms quarks, and quarks are the building blocks of atoms (which are the building blocks of the three-dimensional universe of matter). There are three quarks in each proton and three quarks in each neutron, as well as the quark gluon which orbits the center to create the strong force of the atomic nucleus (giving us our familiar three-dimensional spheres).

Four-dimensional energy is observable in the void. It is the nothing which make everything possible. It is the inverted emptiness of the void which lets the rays fly free, it lets gravity well, it makes matter possible, and it allows for all of them to interact. At the micro-level, our bodies are mostly nothing as they are made from atoms in space. At the mezzo-level, the night sky shows the cosmos to be mostly empty nothingness. At the macro-level, the void energy holds the three-dimensional universe in a not-so-three-dimensional shape (which is why the universe appears to have no center and no end to us). At the quantum-level, the fourth dimension lies just below absolute zero.

Five-dimensional energy is observable as time, which travels away from us at the speed of light, back to the beginning (which is all around us and coming at us from every direction). Time waves are why we appear at the center of the universe with the Big Bang coming at us from all directions, and it would be the same view no matter which galaxy you inhabited. And, the sixth dimension is the space everything exists in, and beyond that it is unknowable (as is any dimensional energy beyond that).

The dimensional anomaly is weak force, because it shows traits of both matter and void. The electron shell seems to be three-dimensional, but it can appear in several positions at once, so electrons can be more accurately described as somewhat three-dimensional. The weak force of the electron also has properties of the fourth-dimension as electrons are leptons, which seem to be Aldo Piana’s space quanta forming a three-dimensional bubble (similar to rays acting like they are second-dimensional gravity in magnetism, or first-dimension cosmic rays from quarks), like neutrinos and the percolating void. Weak force is neither 3D nor 4D, and yet it is both.

Weak Force & Everything

Albert Einstein actually discovered the Theory of Everything but disclaimed it and called it a blunder, but his cosmological constant shows that there is a struggle between the force of gravity and the force of an anti-gravity (which was later to be discovered as dark energy). The struggle between the two forces is the reason for everything, as the strong force of physical matter repels the anti-gravity dark energy of the void, and the weak force electron shell is the result.

The inflation which preceded the Big Bang must have begun by the strong force and dark energy repulsion. The CBR shows infinitely hot matter coming into contact with absolute zero void. The material energy plasma split up into quarks in space, but the void and matter repel one another, so the quarks were enveloped by weak force (the force of the repulsion), and the first atoms were formed with the basic one proton, one neutron and one electron of hydrogen.

The primordial atoms acted like atoms and gravitated into mega-quasars with mega-super-black holes inside them annihilating matter and transforming it into dark energy. Thus the dark energy grew in strength. When the void reached the dimensional breach after around 300,000 years, it was sealed and the cosmos exploded in the Big Bang. The CBR shows a lot more matter than void, so gravity must have annihilated most of itself very quickly, as it has been almost 14 billion years later and dark energy is now 74% of the energy of the cosmos (and accelerating).

After the early annihilation, the universe has become somewhat more stable. The stability of the universe comes from the stability of the atoms themselves. They are very stable due to the balance between strong force, weak force and the anti-gravity of the cosmological constant. The three-dimensional energy quarks in the nucleus create a positive strong force. The positive strong force repels the void energy space quanta outwardly to create the negative electron shell which is stabilized by the cosmological constant (into the fractal dimension of p), and immortality is obtained (as atoms can only be destroyed by annihilation). Thus, the repulsion created and maintains everything, just as Einstein predicted (and then rejected).

Gravity Bubbles

The weak force repulsion between the nucleus of the atom and the end of the electron shell creates a true vacuum inside the atom. Since the void energy is being pushed out, there is no void energy. In the absence of anti-gravity lies the beginning of gravity. With the anti-gravity force repelled, every atom becomes a gravity bubble. Each atom is not powerful alone, but in massive quantities (such as a planet or star) they turn the anti-gravity void effervescent, and going at a right angle down, it gets turned into two-dimensional energy (somewhat akin to what Einstein said about the bending of space), which gives us our familiar gravity wells and poles. Gravity is created from a negative energy, thus it is also a negative energy (which is why it is non-material).

Surfing the Waves of Time

The cosmos is collapsing. According to the acceleration, it seems to be collapsing from zero to infinity (since it is accelerating in that direction). The collapse should have been instantaneous but it was interrupted by the repulsion between 3D matter and 4D void. The repelling slowed the collapse down, but did not stop it. The collapse continues as a fifth-dimensional wave we are riding now as the perpetual now (or time).

Photons are riding the waves of time as well. They are rays of one-dimensional energy but they are neither infinite nor straight because they are being restricted by the force of time. The wave of time which the photon is behind keeps it from being straight by slowing it down to the speed of light, which bends the ray into a wave. The wave turns the ray into a three-dimensional photon, which is how they can be both physical and non-physical, and it also allows them to interact with matter. The wave of time after it keeps the photon from being infinite by nipping it off, thus the waves of time are as long as a photon, and the speed of light is actually the speed of time.

The waves of time stir the dark energy to create a percolating void, as no void is truly a void. Even in the nothingness, there is something because tiny leptons pop in and out of existence all the time, everywhere. So many in fact, that they must be accounted for in the force of gravity (opposed to anti-gravity). The waves of time also stir the energy inside the atom, as even when a lone atom is in the absolute zero of space it still has motion and energy. The repulsion can push the void energy out of the atom, but not time (thus they are separate energies).

The speed of time may be a constant speed right now, but is it a constant? The accelerating universe means that time is getting faster. We have already been cut off from parts of our history by the acceleration, as we can only see back around 12 billion years and then it goes dark. We are cut off from almost two billion years of time because we have accelerated passed the light coming from then back to the Big Bang. It is still there, but it has gone down in frequency to a microwave (the CBR). So, the accelerating universe is why we have a black sky at night.

After Forever

After Edwin Hubble discovered that the universe was expanding, it was believed that it would eventually contract due to the force of gravity, but the accelerating universe discovery means that the anti-gravity force is winning the struggle against the force of gravity (and may eventually succeed). The speed of time has been accelerating, and it will continue to accelerate because black holes will continue to annihilate matter (as gravity is its own worst enemy). The collapse of time will continue until everything has been annihilated, and the cosmos goes at a right angle out of this existence, and is gone. The collapse will be complete, leaving true nothingness.


[5]

En effet, il se trouve que la proportion d’étoiles doubles ou multiples est bien plus importante que les étoiles simples. Bien entendu l’exemple ne fait pas loi mais trouver une planète orbitant autour de deux étoiles cela ouvre la porte d’un univers grouillant littéralement de planètes et par voie de conséquence, le facteur f(p) de l’équation de Drake devrait être proche de 1! Quand je pense à ces indécrottables pseudos sceptiques qui faisaient il y a encore peu de la possible rareté des planètes autour des étoiles un argument en faveur de la probable unicité de l’espèce humaine dans l’univers (voir par exemple l’ouvrage « Extraterrestrials, where are they ? » de Michael Hart de 1979 où l’on trouve un article de J.Patrick Harrington sur « The frequency of planetary systems in the galaxy » dont la conclusion était « We still cannot dismiss the proprosition that planetaty systems are extremely rare ». Et bien 32 ans après, c’est fait et de façon scientifique! On peut maintenant éliminer définitivement cette proposition…et passer à la suite.

[6]Jacques Derrida, Spectres de Marx, Galilée, 1993

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
anakin_nEo
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 55
Nombre de messages : 287
Inscription : 14/08/2011
Localisation : namur begique
Emploi : economiste
Passions : ufologie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Jeu 06 Oct 2011, 14:43

merci bien donc :-)

toujours un plaisir de vous lire

je note " On peut se demander si la forme humaine ne constituerait pas une sorte d’attracteur étrange"

idée tout à fait intéressante où si l'on part de l'idée que la marche de l'univers a un sens, l'apparition même du temps quelques micro secondes après le big bang participant de ce sens non inversable de la conquête de la matière sur le rien, alors le sens du big bang serait de generer quelque chose. et en effet une des formes pourrait bien être l'homme et ou pas son aboutissement , l'attracteur étrange il est vrai peut être lui même varié, sur quel point sommes nous ? notre part animale me laisse penser que nous ne sommes pas encore l'aboutissement de mère nature dans son expansion "matérielle"

maintenant l'être humain étant mi bête mi homme ne fut ce qu'au plan de ses trois cerveaux en couche, l'interface évoquée va de soi, il ya une part sacrée on va dire transcendante et une part nettement moins... ainsi l'homme peut aussi bien écouter les démons que les anges et peut servir d'interface entre la concrétisation matérielle de mère nature et cet obsure réalité cachée dans le vide qui n'est pas vide. j'aime penser que l'humanité est une sorte de champion grec que des dieux et déesses amusés regardent évoluer avec intérêt, seront ils à la hauteur des attentes de mère nature ou sa plus grande déception ? de notre propre sort collectif évoluera ton vers un nouveau chemin chaotique voir un nouvel attracteur ? mère nature revoyant sa copie.. mmm l'homme bof ca foire, belle interface c'est vrai mais le côté animal est trop instable pour une évolution ? ou ? comme dans dune un jour.. l'émergence d'un homme ayant maîtrisé son instinct ?

un être alors capable de transcender le matériel et de replier l'univers lui même qui en fait n'existe que dans un rêve

d'ou je rejoins " the book of nothing », l’auteur, John D.Barrow
" qu'il faudra que je lise

spinoza et nietsche après tout ont osé tué dieu en somme pour affirmer que le rien existait bel et bien et que l'homme n'etant pas rien il avait ce droit de se prendre en charge seul.. nietsche a quand même eut du mal a accepter ce nihilisme jusqu'au bout puisqu'il est devenu fou... et si on suit son raisonnement on ne peut qu'être pris de terreur et de vertige de se dire que rien n'a de sens . Il fallait vraiment oser penser et écrire cela comme il l'a fait...la conscience du rien est parfaitement insupportable cependant et c'est en cela que finalement l'homme se définit le mieux. l'homme est "celui qui est" sans offence au christ... qui était un sage avant que d'être une icone moderne dévoyée...on l'oublie souvent..l'"homme est alors que certaines choses "ne sont pas"

bref certains doutent des ovnis et d'autres doutent des dieux, certains doutent de l'existence de vie en dehors de notre planète tandis que d'autres doutent encore plus de l'existence de vie intelligente en dehors de notre planète. Le rien est ailleurs le tout est sur terre.. pourtant depuis le big bang la flèche va dans toutes les directions et notre "émergence locale" humaine au sens mi matière mi "autre chose" n'est certainement pas une exception systémique, d'où le grand intéret en effet des échanges et un renforcement presque "chaotique" de l'attracteur universel cette fois dont l'homme ne serait qu'un des possibles

et

"cette fameuse bactérie ce qui permet au passage de mesurer la fantastique inventivité et puissance créatrice de la vie"

j'aime aussi la morale de jurassic parc où la vie trouve toujours un chemin et en effet à force de faire joujou avec la génétique l'homem ne rsique til pas de perdre son status de champion local ? héradiqué bêtement par ses propres expériences. tué par une chimère en bocal ..je pense d'ailleurs que la nanobouffe est déjà en train de nous transformer, sans oublier les particules nucléaires des essais atmo des années 50 où les plastiques et autres additifs alimentaires et bains d'onde. Bref l'homme moderne comem dit cabrel tient davantage du mutant , du nouvel homme qui ne sait même plus qui il est que le champion de mère nature

http://www.youtube.com/watch?v=zmYVgMDDM1U

évolution ou dévolution ? que devient l'âme dans un corps malade ? mmm se reconstruit elle ?

"Pour compléter, imaginez que chacun de ces versants dispose de son image dans un « miroir » si bien que nous avons alors deux paires mutuellement jumelles,"

en fait c'est un de smoteurs de mères natures.. la division cellulaire et la reproduction adn est un principe d'une simplicité affligeante

1 devient deux et par décallage 2 permet de regénérer 1

le génie de mère nature est de créer deux par simple copie initiale

de ce fait notre matérialité n'est en effet peut etre qu'une des copies et que "l'autre morceau" est caché. ;certains pensent par exemple que notre corps enregistre toute une série de chose pendant notre vie et que cette information est renvoyée à la mort pour "traitement".. et que chaque chose dans l'univers a cette capacité. Ainsi une chose m'a toujours intrigué dans une cellule dite indifférenciée à la naissance comme cette cellule "sait elle" qu'elle doit devnei un bras ou un cerveau ?mmm ? il reste donc une "information" à mon avis présente partout dans l'univers , une espèce de bain d'onde cosmiqe qui "donne l'information" aux choses , apèrs tout les particules élémentaires communiquent bien à distance sans qu'on sache comment

je pense fondamentalement que la dualité matière esprit est donc présente au plan subatomique et qu'une forme d'information nous étant inconnue est bien formalisée. Vu la réplication j'ai envie de penser que cette information est codée sous la forme d'une matrice de position des particules elle même au temps t et ou sur un ensemble des possibles des positions de ces particules. on el evoit bien dans les collisions, l'espace n'est pas rempli uniformément, du coup la matières et bridée par les forces élémentaires mais surtout par un ensemble des possibles , une sorte d'attracteur étrange de géométrie grecque très simple, une sorte de nombre d'or à découvrir et qui définit les choses dans leurs formes. Le nombre d'or lui même sous cet angle serait aussi une loi informative générale qui devrait aussi s'appliquer aux aliens et donc la diversité des formes aliens ne serait pas si grande que cela...

bref cela fait longtemps que je me dis que e=mc2 est en fait une equation où m la masse dépend d'un facteur informatif obligeant les particules à s'aligner selon des schémas définis dans un ensemble des possibles et rien d'autres

une sorte de nouvelle physique des formes, et avec un facteur d'échelle de sorte que ce qui est en haut est comem ce qui est en bas, l'homme est une galaxie en miniature avec ses vides et ses pleins, ses interactions , je rejoins votre schema m51m51 du lien entre neurone set univers

l'homme est un univers et l'univers et un homme parce que les formes matérielles sont contraintes, les théories des surfaces minimales vont dans ce sens. La théorie des cordes sera donc à mon sens un jour remplacée par les 4 forces actuelles et une cinquième force qui est l'information d'interaction et de "positionnement géométrique au sens des formes de bases ou pourquoi pas de spin ? ) entre ces 4 forces on sait en effet que la hiérachie des forces change selon le niveau d'analyse

au plan humain la force gravitationelle est évidente , elle est différente au niveau atomique et différente au niveau galactique

idem pour les 3 autres forces

donc e=mc2 est en fait une loi locale au plan humain , elle change à chaque échelle et l'organisation de ces forces et donc des possibles matériels qu'elle autorise aussi

des choses impossibles au plan humain sont alors possibles à d'autres échelles

sous cette réflexion l'univers ne serait pas multiple mais en "echelles" , on n'est pas loin de l'echelle de jacob ou de la torah où l'homme tend à monter dans la hiérarchie pour atteindre ange et autre niveau... car n'etant que matière il est une autre question.. si en tant qu'être humain je suis un agrégat de molécules atomes.. pourquoi ne suis pas une grenouille ? pourquoi les cellules "savent" ou et comment elles se situent les unes par rapport aux autres ? l'adn uniquement ? ou une autre forme d'information ? plu sloin... que serait l'homme au micron ? ou quel est son équivalent au micron ?

qu'est ce qu'un alien ? un être sur la même échelle ou un être répondant à un autre système de structuration physique ?

je suis celui qui est mais qui suis je ? je suis un possible parmi les possible et je sais aussi , je me souviens de ce que mon espèce a déjà généré comme possible avec ma mémoire d'espèce.. comem dans le chaos, la valeur au temps t dépend de la valeur au temps t-1 , on appelle cela l'évolution.. moi j'appelle cela l'apprentissage chaotique autour d'un attracteur étrange, si l'attracteur change on ne parle plus d'évolution mais de révolution, en sommes nous éloigné ? certains parlent de surhommes et de dons ? mère nature va t elle doter ses champions de nouveaux dons ? peut être... peut être pas et si oui les aliens ont ils des dons ? et où sont ils dans l'évolution générale ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis591
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 48
Nombre de messages : 552
Inscription : 15/06/2010
Localisation : Nord
Emploi : Juridique
Passions : Plusieurs.
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Dim 09 Oct 2011, 21:53

bonsoir,

Merci pour ces réflexions (j'adore !)

je n'ai pas écrit que le questionnement sur la pluralité des mondes, les
communications implicites qui en découlent et la question du contact et
de ses conséquences soient une problématique élitiste.

Mon propos est juste de faire remarquer que pour s'intéresser ou intéresser le monde à ces réflexions (Thinking outside the box !) il faut juste percuter la structure sociétale actuelle : société de consommation =no thinking.


Celui qui (quel que soit son statut social/condition) arrive à s'en détacher fait partie de cette élite.

Je précise, pour éviter tout quiproquos, que élite ne veut pas dire plus intelligent, ou supérieur.

Et comme vous l'écrivez .....il faut nous retrousser les manches, bosser et comme le dit le fameux dicton populaire.

Cordialement,
Louis.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom.J54000
Bonne participation
Bonne participation
avatar



Masculin Age : 34
Nombre de messages : 96
Inscription : 09/07/2008
Localisation : Troyes
Emploi : Technicien Télécom
Passions : ciné,informatique,technologie et bien sûr ufologie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 22 Oct 2011, 00:50

Citation :
Bonjour,

Pour ma part je pense aussi à peu près la même chose. Le
problème c'est qu'actuellement nos références nos socles nos autorités
et la confiance qui y est mise foutent le camp les uns après les autres,
et très vite.
On est déjà dans un effet domino conduisant à cette
espèce de chaos ethnocidaire. Alors une rencontre officielle finalement
loin d'être une politique du pire pourrait peut être agir comme un
contre feu.


Oui, et je rajouterais qu'il ne serait peut-être pas plus mal pour l'humanité de repartir sur de bonnes bases. Il est évident que LA rencontre de notre temps serait un bouleversement culturel pour la quasi majorité des Hommes, mais si elle est vraiment bouleversante, ne serait-ce pas plutôt due au fait que nos coutumes sont facilement ''"boulversables"''.

En partant de ce principe, pourquoi ne pas élever dès maintenant le niveau de conscience collective afin de se préparer au mieux au jour-j. (même si nous, nos enfants voire nos petits enfants risquons(ent) de ne jamais connaitre ce jour ! ). Le besoin de savoir et la recherche de l'inconnu que nous venons trouver sur ce forum atteste déjà de ce début de prise de conscience ... Malheureusement seulement pour quelques passionnés par le sujet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Okapi
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 75
Nombre de messages : 396
Inscription : 01/09/2011
Localisation : Paris
Emploi : Retraité heureux
Passions : Généalogie, Musique classique, HighTech
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 22 Oct 2011, 14:09

@Jean Curnonix a écrit:
Nous ne sommes aujourd'hui pas prêts à supporter le choc culturel que cela représenterait.
Nos équilibres précaires et interdépendants s’effondreraient par effet domino en raison du choc perturbateur de ce contact.
Est-ce si sûr ? L'affirmation est assez abrupte, pour ne pas dire péremptoire. Est-ce que les aborigènes d'Australie ont connu un tel ethnocide après l'arrivée des Européens (même s'il y a eu quelques conséquences néfastes) ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 40
Nombre de messages : 249
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Dim 30 Oct 2011, 08:01

Ci-joint la référence de l’article concernant la survie des bactéries Deinococcus Radiodurans et consort que j’avais oubliée de donner.
Comparative Survival Analysis of Deinococcus Radiodurans and the Haloarchaea Natrialba Magadii and Haloferax Volcanii, Exposed to Vacuum Ultraviolet Irradiation
http://arxiv.org/abs/1109.6590
Merci Louis,
Désolée si j’ai mal interprété vos propos. Je suis convaincue que cette problématique du contact extraterrestre est au cœur de notre société actuelle et peut être considérée comme une fantastique remise en question de nos modèles, de notre situation « cosmique ». C’est un appel à la désobéissance civique devant une société atteinte par le cancer de la « nullité », celle bulle de néant que l’on nous vend pour de l’argent, cette société de la peur qui conjugue le malheur, pilotée par des atrophiés du bulbe qui font de la gonflette avec des champignons atomiques,

des robots sans âme qui cultivent un monde à leur image. Ces dangereux prédateurs qui font de leur EGO la raison de leur lego vital cultivent leur personne et leurs folies comme des nénuphars sur l’étang de la vie. Ces champions de l’entropie sont des ennemis de la vie. L’équation du nénuphar on la connaît et elle se termine par l’asphyxie. Cette problématique ET, c’est justement ce reflet de l’autre qui transparait dans l’immensité qui peut éveiller en nous une vague de coresponsabilité et qui nous ferait CRIER « C’EST ASSEZ !», car nous sommes comme des baleines à l’agonie dans l’océan du déni. Pour lutter contre cette folie, une des armes est une prise de conscience éthique piloter par l’encéphale et le cortex qui enrobera les pulsions/émotions pour mieux les contrôler. Tout le contraire de ce que nos cornacs veulent mettre en œuvre pour nous conduire à l’abattoir (je vous invite à vous intéresser de près aux travaux récents sur les émotions et leur utilisations multiples…).
Pour illustrer mes propos voici un article intéressant :
« Ciencia para la paz y en beneficio de la humanidad : El concepto del Juramento Hipocratico para Cientificos » - Guillermo A. Lemarchand.
http://arxiv.org/pdf/1006.3527v1
qui fait un constat accablant sur la situation du monde et en parallèle sur la montée de cette conscience éthique qui passerait par la science comme dans cette nouvelle utopique du philosophe anglais Francis Bacon « La nouvelle Atlantide » (Aurait-il eu connaissance de quelques sources antiques ?) qui envisageait une civilisation très avancée qui était organisée et gouvernée uniquement par la science (tiens, tiens, cela me rappelle encore les courriers décriés). Les habitants de cette véritable république de la science, disposaient de mécanismes d’autorégulation très stricts qui interdisaient aux scientifiques de révéler des connaissances ou des inventions potentiellement dangereuses pour la société : « Nous organisons des rencontres pour déterminer quelles sont les inventions et les expériences découvertes qui doivent être connues et celles qui doivent être tues. Ensuite, on s’engage tous à garder secret celles qui doivent l’être, et parfois certaines sont révélées à l’état et d’autres non ».
Cela sent un brin l’alchimie, ne trouvez-vous pas? L’histoire nous donne l’exemple de tels comportements. Prenez Léonard de Vinci. Bien que Leonard de Vinci ait contribué à son époque au développement des armements, on peut noter cependant une prise de conscience des implications potentielles de ses inventions. Par exemple, lorsqu’il perçut les applications militaires potentielles d’une de ses créations (le sous-marin), il prit la sage décision d’en détruire tous les plans retardant ainsi l’arrivée de cette arme stratégique de quelques siècles. Dans un de ses manuscrits, on peut lire la justification de cette destruction « Compte tenu de la nature perverse des hommes qui pourraient l’utiliser (le sous-marin) depuis le fond de la mer pour assassiner les équipages complets des bateaux en détruisant les parties immergées des embarcations ».

Depuis, cette utopie ne semble pas de mise sur la Terre où malheureusement les méthodes scientifiques furent employées par les différents départements de la guerre pour aboutir au développement exponentiel d’un complexe militaro industriel dont la science et les techniques sont le levain. Pour comprendre l’impact énorme des connaissances scientifiques et techniques dans le développement des nouveaux armements et de leur capacité destructrice en l’espace de 150 ans, le graphique suivant parle de lui-même :
[IMG]http://img.over-blog.com/459x600/0/31/61/40/image4/Capture-d-ecran-2011-10-15-a-17.54.15.png[/quote]
Ici on montre l’évolution temporelle du « coefficient de létalité » (mesurant le nombre de victimes humaines qu’une arme déterminée peut causer) de l’armement le plus représentatif de chaque époque. Le croissement du coefficient de létalité est exponentiel (et encore on ne considère que le développement de l’armement nucléaire conventionnel et on ne tient pas compte de l’armement chimique, biologique ou de je ne sais quelles horreurs que nos docteurs Folamour[0] nous ont concoctées « socialement » dans leurs labos!). Notre époque détient le record, ayant multiplié le coefficient d’un facteur 60 millions au XX ième siècle et continuant de progresser en ce début du XXIième, des nombres qui donnent le tournis! Nous avons donc la capacité de nous autodétruire ainsi que d ‘éradiquer notre biosphère. Quel progrès! Si l’on prend le cas de l’armement nucléaire, Il est à remarquer que compte tenu du vieillissement des systèmes d’alerte, des erreurs humaines et les bogues des logiciels, les statistiques publiques (voir les études de M Wallace et al.1986 et Blair 1993) montrent que durant la guerre froide le taux des fausses alarmes était effarant et que fort heureusement ces fausses alertes furent détectées à temps. Il faut je pense resituer les passages d’OVNI sur les installations nucléaires dans ce contexte et se demander si par hasard, nos visiteurs, ne venaient tout simplement pas nous mettre en garde contre ces diaboliques pétards susceptibles de se déclencher par inadvertance[1]. La grande muette pourrait nous le dire de façon formelle ayant je pense fait ce rapprochement. Il est à remarquer que les cas les plus connus font état de perturbations électromagnétiques qui venaient désactiver les missiles (une façon de souligner la fragilité intrinsèque de ces épées de Damoclès!). Et ne croyez pas que les risques de dérive se résument au nucléaire. Compte tenu de l’utilisation des biotechnologies à des fins civiles ou militaires, il est extrêmement difficile de mettre en place des garde-fous encadrant les recherches dans ces domaines et éviter tout développement qui ne serait pas une application pacifique (voir les travaux de Nixdorff et Bender 2002 à ce sujet) [2]. Il en est de même dans le domaine neural[3]. Cela soulève le questionnement suivant, comment des scientifiques pourtant éduqués pour aider l’humanité (serment d’Hippocrate par exemple) peuvent-ils utiliser leurs connaissances pour créer des armements qui tueront aussi bien les militaires que les populations civiles? Voilà donc une première incohérence qu’il convient d’aborder très rapidement compte tenu de la croissance exponentielle des armements (voir graphique joint, des chiffres qui donnent le tournis et qui sont au de là de la capacité de perception du commun des mortels.)

Pour illustrer l’énormité de ces dépenses, les dépenses militaires de la seule année 2008 représentent, à coûts équivalents, les coûts de fonctionnement des Nations Unis pendant 732 ans ou celui de l’Unesco pendant plus de 4364 ans ! 9% des seules dépenses militaires permettraient de financer totalement les programmes qui permettraient d’atteindre les objectifs du millénaire proposés par les Nations Unis (Voir les travaux de Hartley-2006, Setter et Tishler-2006, Trajtenberg-2006) Voilà donc une deuxième incohérence de ce système et leurs fidèles collaborateurs, acolytes, les politiques qui se moquent bien du bien être du citoyen et des peuples mais visent bien plutôt leurs morts! Le graphique suivant est une comparaison entre l’attribution des ressources totales entre 1945-2008 pour favoriser la paix à travers l’éducation, la science et la culture (c’est à dire à la sortie du deuxième conflit mondial jusqu’à notre époque, l’expérience ne semble pas beaucoup inspirer !) des états membres de l’UNESCO avec les dépenses militaires des pays du monde durant la même période.
Un facteur 310.000 !

Citation :
Entre 10 et 15 % de ces dépenses étaient destinées exclusivement à des tâches d’investigation et de développement à des fins militaires et pratiquement 20% au développement exclusif de nouveaux armements nucléaires. On estime que 20 % des scientifiques dans le monde, était directement ou indirectement impliqué dans ce type de recherche
Et ne croyez pas que le sujet OVNI fasse exception. Il suscite l’attention des militaires pour avant tout fabriquer encore et toujours des nouvelles armes[4] là où il faudrait bien plutôt s’appliquer à comprendre et à envisager la signification, l’implication de ces phénomènes.
De telles démarches nous conduisent si nous n’y prenons pas garde à franchir la ligne rouge[5], que celle-ci soit celle de notre propre autodestruction, ou que par nos agissements nous en venions à faire l’objet de mesures de rétorsion.
« Etant donné que les guerres naissent dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent s’ériger les bastions de la paix » et l’on ne pourra pas dire « Je ne savais pas » pour éluder notre responsabilité dans cet état du monde. D’une certaine façon, la situation actuelle est bien pire que celles de tous les génocides de l’histoire de la planète réunis car elle nous touche au plus profond de notre être, de notre vie collective et nous conduit très probablement vers notre mort prochaine si nous ne réagissons pas. Notre responsabilité est immense.
Nous devrions méditer les paroles d’un sage, Vladimir Vernadsky que j’ai déjà évoqué sur ce fil. Celui-là même qui établit le fameux paradoxe qui devrait porter son nom et non celui de Fermi et qui écrivait déjà en 1922 : « Il n’est pas loin le jour où l’homme arrivera à dominer l’énergie atomique, une source de puissance qui lui permettra de construire sa vie selon ses désirs. Sera t’il capable d’utiliser cette force et de la diriger vers le bien, ou au contraire, la dédiera t’il à son autodestruction? Est-il suffisamment mur pour savoir employer la puissance que la science lui octroie inévitablement? » Répondant pratiquement à Vernadsky, le père de la mécanique quantique, Louis de Broglie, soutenait que pour pouvoir survivre au développement de leurs connaissances, les êtres humains devaient trouver dans l’élévation de leurs idéaux moraux, la sagesse de ne pas abuser de leurs forces accrues.
Mais parfois d’une étincelle de prise de conscience peut surgir le rêve évolution (une neuroéthique ?), l’utopie d’un « nouveau monde » [6] , la révolution, une sorte d’effet papillon spirituel. Des scientifiques montrent la voie :

Le serment de Buenos Aires
Citation :
Prenant conscience que la science et en particulier ses résultats peuvent nuire à la société et à l’être humain lorsque les contrôles éthiques sont absents :
Prêtez-vous serment que la recherche scientifique et la technologie que vous développerez sera pour le bénéfice de l’humanité et en faveur de la paix, que vous vous impliquerez fermement à ce que vos capacités comme scientifique ne serviront jamais à des fins qui blessent la dignité humaine, vous guidant par vos convictions et vos croyances personnelles, basées sur une connaissance véritable des situations qui vous entourent et des conséquences possibles des applications qui peuvent être dérivées de votre travail, ne mettant pas en avant la rémunération ou le prestige, ni en vous subordonnant aux intérêts de vos employeurs ou des dirigeants politiques ? Si c’est ainsi, vous ne le ferez pas, votre conscience vous le demande.
Buenos Aires, le 15 avril 1988.
Un appel à la résistance qui, s’il ne fonctionne pas avec les adultes car ils sont peut-être trop embourbés dans leur prison quotidienne des conventions peut s’exprimer par la bouche de nos enfants et gageons que dans ce dernier cas la résistance sera alors farouche créant une rupture entre génération. Les prémices ?
http://www.youtube.com/watch?v=xPx5r35Aymc&feature=player_embedded#!
Cette conscience éthique collective, arrivera-t’elle à temps pour juguler l’expression de notre folie collective? Optimiste de base j’ai la faiblesse de penser par l’affirmative, cette tribu de loups qui nous dirigent n’est pas représentative de l’ensemble de l’humanité mais représente plutôt les quelques « cellules cancéreuses » d’un système en voie de généralisation, « cellules cancéreuses » qui se cooptent et se développent en diffusant au sein de l’humanité une culture du néant à travers les médias. A notre charge de percuter ces champions du néant par une contre culture basée sur l’intelligence, l’entraide et la solidarité en défonçant sans concession leurs « mèmes délétères », une sorte de chimiothérapie spirituelle. S’ils ont l’avantage de la puissance, ils ne sont finalement pas très nombreux, ce qui vu de loin paraît absurde et intriguant, qu’une si petite minorité puisse tant nuire. Il faut positionner ce combat sur le versant Ethique et spirituel pour le plus grand nombre et ils tomberont comme les fruits pourris de l’arbre de leurs délires lorsque leurs combinationes seront vues et comprises dans leur intégralité, l’humanité découvrant qu’elle peut suivre une autre voie que l’impasse de ces porcs (et encore, c’est faire injure à cet animal intelligent.
Anakin :
Citation :
je pense fondamentalement que la dualité matière esprit est donc présente au plan subatomique et qu'une forme d'information nous étant inconnue est bien formalisée. Vu la réplication j'ai envie de penser que cette information est codée sous la forme d'une matrice de position des particules elle même au temps t et ou sur un ensemble des possibles des positions de ces particules. on el evoit bien dans les collisions, l'espace n'est pas rempli uniformément, du coup la matières et bridée par les forces élémentaires mais surtout par un ensemble des possibles , une sorte d'attracteur étrange de géométrie grecque très simple, une sorte de nombre d'or à découvrir et qui définit les choses dans leurs formes. Le nombre d'or lui même sous cet angle serait aussi une loi informative générale qui devrait aussi s'appliquer aux aliens et donc la diversité des formes aliens ne serait pas si grande que cela...
Je vous répondrai par le passage suivant du livre de Jean E. Charon « L’Esprit cet inconnu ». Il me semble assez proche de vos remarques et devrait nous inspirer dans cette problématique extraterrestre. J’ai extrait ces passages dans le chapitre « Une évolution néo-teilhardienne » qui se trouve en page 97. C’est un peu long mais non dénué d’intérêt, une façon de retrouver aussi l’équation de l’un et du multiple, tout en un c’est un tout en tout cas!
Citation :
Nous avons déjà mainte fois cité Pierre Teilhard de Chardin, quand il s’est agi de l’association de la Matière à l’Esprit. Mais nous aurions pu tout aussi bien remonter beaucoup plus loin dans l’histoire. Thalès, fondateur de l’école de Milet, en Ionie au VIiè siècle avant Jésus-Christ, affirmait déjà que « toutes choses sont pleines de dieux », ce qui était une autre manière d’exprimer une sorte de psyché, une émanation des dieux, complémente toujours la subtance matérielle et la conduit vers des buts que les dieux seuls connaissent. Empédocle, vers la même époque, avant de se jeter dans l’Etna, professait de son côté que l’Amour et la Haine sont depuis l’origine les moteurs qui animent toute matière. L’Amour et la Haine, ne sommes-nous pas ici en présence de qualités de nature spirituelle ? Anaxagore quant à lui, soutiendra que les grains de matière se meuvent grâce au nous, qui est à nouveau une sorte de psyché ou d’Esprit. Après le Moyen Age, des idées analogues furent reprises par les plus grands physiciens : c’est Descartes avec ses « esprits animaux », ou Leibniz avec ses « monades » ou encore Newton avec ses très nombreuses recherches « alchimiques (que les rationalistes qui l’ont suivi voudraient bien faire oublier, comme nous l’avons précédemment souligné) Plus près de nous, on trouve Bergson, avec son « élan vital ». Mais nul mieux que Pierre Teihlard de Chardin ne me semble avoir su donner à cette idée d’une « psyché » associée aux corpuscules élémentaires de matière une forme convaincante pour l’esprit scientifique lui-même.
Teilhard n’était pas physicien, mais anthropologue. Il n’a donc pas tenté d’appuyer sa conviction sur des recherches de Physique théorique concernant la structure des particules élémentaires. Mais il a su approcher ce problème avec une logique toute scientifique, en descendant du général au particulier, au moyen d’une étude minutieuse de l’évolution de l’Univers entier, du minéral au Vivant, et du Vivant au Pensant.
Et la conclusion de Teilhard, que nous citerons à nouveau est celle-ci (cf le Phénomène humain) : « Nous sommes logiquement amenés à conjecturer dans tout corpuscule de matière l’existence rudimentaire (à l’état d’infiniment petit, c’est-à-dire d’infiniment diffus) de quelques psyché. »
Pour Teilhard donc, il existe déjà quelque chose comme ce que nous nommons Esprit dans les éléments les plus simples de la Matière, c’est-à-dire dans les protons, les neutrons et les électrons qui entrent dans toute matière durable. Mais ce « quelque chose » est si léger, si diffus, par rapport à l’Esprit tel que nous le percevons, à travers la pensée humaine par exemple, qu’il ne peut être considéré que comme un « germe » ; c’est ce germe qui, avec le temps, donnera ensuite l’arbre, les feuilles, les fleurs et les fruits. Et ce cheminement aura lieu, graduellement, à travers les milliards d’années de toute évolution, avec des passages de « seuils » où l’Esprit, brusquement, passe une étape différenciante le faisant pénétrer dans une phase nouvelle, sans commune mesure avec la phase précédente. On aurait ainsi le seuil séparant la matière organique de la matière minérale, avec apparition de la première cellule vivante. Puis, au cours du cheminement du Vivant, on assisterait au franchissement d’un nouveau seuil, avec l’apparition du Pensant. Ce sera avec l’Homme que Teilhard saluera ainsi la venue de la pensée dans l’Univers. Teilhard aperçoit pour l’avenir un être « ultra-pensant », continuation évolutive de l’Homme. Ce développement progressif du Pensant convergeait finalement vers un état de l’Univers à pure spiritualité, qu’il nomme le « point Oméga » : ce qui n’est qu’un autre nom que Teilhard donne au Dieu des chrétiens.
Comment donc progresse, pour Teilhard, l’Esprit de la Matière ? A travers une multitude d’essais infructueux, fruits non pas du hasard seul mais de cette psyché très élémentaire associée à toute particule, la Matière édifierait des structures de plus en plus complexes, avec l’objectif de faire croitre ce que Teilhard nomme la « conscience » des choses créées. Il y aurait, selon Teilhard, comme une grande loi de complexité-conscience : certaines structures complexes, produites généralement par l’assemblage de structures simples, mise au point par la Matière au cours du temps, auraient pour effet de produire une espèce de « résonance » de cette psyché propre à chaque particule, et intensifieraient ainsi l’Esprit de chaque particule du corps de Matière, au moins pour le temps pendant lequel elle continue d’appartenir à la structure complexe. Cela peut être illustré, par exemple, par le passage de la matière inerte à la matière contenue dans une cellule vivante. L’assemblage des éléments compensant la cellule vivante provoque soudain un être tout nouveau, dont la conscience a subi une brusque intensification par rapport à la conscience de l’ensemble vient se réfléchir sur chacun des éléments matériels formant l’ensemble : au point qu’on est obligé de dire que chacun des éléments matériels d’une cellule vivante n’est plus de la matière inerte, mais de la matière « vivante ». Mais retirez cet élément de matière vivante du milieu enfermé dans la cellule, sortez-le du « système », et il sera alors revenu au niveau diffus de psyché élémentaire dont Teilhard reconnaît la présence, depuis le début du monde, dans chaque particule isolée de Matière.
Une autre illustration de la manière dont progresse la conscience en même temps que la complexité, est celle dont Teilhard nous parle pour le futur de l’évolution humaine, au cours duquel l’Homme passerait du niveau pensant à un niveau ultra-pensant. Nous assistons, avec le progrès des techniques de communication, à une tendance à mettre la totalité de l’information disponible sur la Terre à disposition de chaque homme ; par ailleurs, il n’est pas interdit de penser au moment où l’action individuelle de chacun pourra s’incorporer de manière harmonieuse dans l’action de l’ensemble de l’humanité. Bref, on peut admettre que notre humanité terrienne, où chacun « tire » encore un peu de son côté(c’est le moins qu’on puisse dire) verra un jour se conjuguer tous les efforts pour participer aux mêmes « nobles » objectifs. Alors, sera créée sur Terre une Humanité (avec un grand H), qui constituera un véritable nouvel être évolutif par rapport à chacune des cellules vivantes de son corps.
Mais ajoute Teilhard, si cette Humanité est vraiment un nouvel être évolutif, cela se reconnaître au fait qu’elle sera psychiquement « ultra-pensante » : c’est-à-dire qu’elle disposera, par l’effort conjugué des pensées fonctionnant en harmonie de tous ses éléments humains, d’une pensée plus « consciente » (plus élevée, plus efficace) que celle de l’Homme «d’avant l’Humanité ». Et, par une sorte de réflexion du Tout vers l’Un, l’homme individuel composant cette Humanité disposera alors, tant qu’il appartiendra au milieu Humanité, de ces qualités ultra-pensantes dont a su faire preuve l’Humanité considérée comme un tout.
J’ai longtemps moi-même, à la suite de Teilhard, défendu ce modèle de l’évolution, basé sur la loi de la complexité-conscience. J’ai cependant aujourd’hui un point de vue très différent, consécutif à mes propres recherches sur la structure de l’Esprit à l’intérieur de la Matière, et je vais ici m’en expliquer.
Il y a d’abord quelque chose de logiquement choquant, à mieux y regarder, dans l’idée teilhardienne selon laquelle ce qui est « moins conscient » serait capable, avec l’aide du temps, de créer quelque chose de « plus conscient ». On aurait plutôt, me semble t’il, tendance à penser exactement le contraire. Je sais bien qu’il est possible de faire intervenir le hasard : la Matière élémentaire, avec sa minuscule psyché, serait « en attente » de hasard satisfaisant : si les lois physiques permettent une telle structure « favorable », ne serait-ce que pour un instant, alors la psyché élémentaire serait capable de se souvenir des « plans » de cette structure nouvelle, pour lu donner « aussitôt » une durée de vie prolongée, puis pour la reproduire dans l’avenir. Cela paraît d’abord acceptable : mais, à un examen plus minutieux, on est contraint de reconnaître que les lois physiques, à elles seules, même le hasard aidant, n’ont tendance qu’à dégrader l’information (c’est à dire aussi la conscience) contenue dans la Matière. On veut bien admettre que, si on suppose le problème résolu, c’est-à-dire si une structure plus complexe et plus consciente est réalisée par les jeux du hasard, alors une telle structure sera capable « de faire des petits »et de marquer un pas en avant dans l’évolution vers plus de conscience. Mais on ne voit pas comment l’élémentaire pourrait résoudre le problème de créer une première fois (ou même simplement reconnaître) une structure plus consciente que lui-même.
Prenons l’exemple de la création par les hommes actuels d’une Humanité ultra-pensante : tant que cette Humanité n’existe pas encore, les humains ne sont que des êtres pensants (et non ultra-pensants). Je ne vois absolument pas comment, dans la pratique, chacun de nous pourrait franchir brusquement un seuil, et deviendrait ultra-pensant, simplement parce que nous avons réussi à constituer, tous les hommes ensemble, un système harmonieux sur cette planète. Je crois dans la pensée humaine, il sera d’abord progressivement acquis au cours du temps par chacun de nous, par le développement de l’instruction notamment, ou par des entrainements à certaines approches spirituelles permettant de mieux utiliser les possibilités potentielles de nos facultés psychiques. Puis ensuite, et ensuite seulement, quand une grande partie d’entre nous seront devenus des « sages », quand nous auront presque tous acquis ces qualités d’esprit qui mériteraient le nom d’ultra-pensantes, alors nous serions peut-être capables tous ensemble, de constituer un nouvel être, au fonctionnement harmonieux, qu’on nommera Humanité (avec un grand H).
En bref, je crois aujourd’hui que, contrairement à ce qu’en dit Teilhard, il est plus « naturel » de penser que l’évolution enrichit toujours l’esprit de l’élémentaire, et que c’est seulement quand les qualités de psychisme élémentaire (c’est-à-dire quand le contenu informationnel de l’élémentaire) auront atteint le niveau « néguentropique » suffisant que, alors, il sera capable d’édifier une structure complexe nouvelle qui constituera un nouvel « outil » pour accroître encore le rythme d’acquisition et la qualité des informations (c’est-à-dire) pour accroître toujours plus rapidement son niveau néguentropique).
Pourquoi ce changement de perspective par rapport à Teilhard est-il particulièrement important ? Parce que, finalement, chez Teilhard, l’élémentaire n’est rien dans l’évolution : dès que les éléments matériels appartenant à une cellule vivante sortent de la membrane cellulaire alors, nous dit Teilhard, ils ont perdu toutes les qualités de conscience propres au Vivant, ces qualités qu’ils possédaient tant qu’ils appartenaient au corps cellulaire. La conscience de l’élémentaire retourne à cette minuscule « psyché diffuse » que cet élémentaire possédait, selon Teilhard, dès l’origine du monde…en attendant de participer à nouveau au corps d’un autre être vivant. En somme, toute l’aventure spirituelle du monde est ici polarisée et portée par cet infime nombre de structures organisées et à vie si courte qu’on appelle, sur la Terre, des hommes. Même si l’on admet, comme je le fais d’ailleurs volontiers, que le phénomène humain n’est pas limité à notre Terre, mais est largement répandu dans tous l’Univers, je ne peux m’empêcher de me sentir très mal à l’aise devant cette conception de l’ « Homme porteur de toute l’aventure de l’Univers ». Et je serais d’ailleurs tout aussi mal à l’aise si les Hommes, ou les êtres pensants ou ultra-pensants d’autres planètes, étaient cent ou mille fois plus nombreux par étoile que ce que nous constatons dans notre système solaire.
L’aventure spirituelle de l’Univers ne peut pas être axées sur cet être fragile et éphémère ressemblant à un Homme. L’Homme fait partie de cette aventure, mais il ne peut en constituer l’axe. Une telle attitude me paraît, à la réflexion, être une fois encore une attitude anthropocentriste, consécutive à la myopie du regard que nous jetons habituellement sur le monde.
L’aventure spirituelle de l’Univers ne peut être axée qu’autour de l’élévation de l’Esprit de ce qui constitue, de manière visible ou invisible, pratiquement la totalité de ce qui existe dans l’Univers ; elle ne peut, par ailleurs, être axée que sur des êtres ou des objets qui « vivent » dans le temps une durée à l’échelle de la durée de la vie de l’Univers entier lui-même. Bref, il n’y a que la Matière, et plus précisément les particules élémentaires de Matière, qui sont susceptibles d’être sérieusement, logiquement et scientifiquement considérées comme capables d’êtres « porteuses » du destin spirituel de l’Univers.
J’ajouterais, si je devais encore douter de la conclusion précédente, que le point de vue de Teilhard, qui met le plus organisé (et non l’élémentaire) au centre de l’aventure spirituelle de l’Univers est incompatible avec une part importante des résultats que j’ai obtenus sur le plan de la Physique qui précisent que l’électron possède toutes les qualités requises pour être la particule porteuse de l’Esprit dans l’Univers.
Ces résultats confirment bien, certes, la conviction teilhardienne d’une psyché associée aux particules élémentaires de Matière. Mais ces mêmes résultats nous disent aussi que le micro-univers électronique possède un espace dont le contenu informationnel ne peut pas régresser (évolution à néguentropie non décroissante). Cela veut dire que cette matière qui entre dans la constitution d’une structure vivante, ou pensante, et qui possède pendant la courte durée de vie de cette structure la « conscience » de la structure vivante ou pensante tout entière, ne peut pas retourner simplement à sa psyché diffuse initiale au moment de la mort du système auquel elle a appartenu pour la durée d’une vie. Ce qui est acquis par l’élémentaire au point de vue informationnel, au point de vue de la « conscience » du monde, est acquis à tout jamais, rien ne pourra provoquer une régression de conscience de l’élémentaire après ce que nous désignons comme la mort de la structure complexe organisée. L’élémentaire, le voudrait-il, qu’il ne le pourrait pas, pas plus que nous ne pouvons, dans notre espace de Matière, faire jouer à l’envers la loi d’entropie croissante ; pas plus que nous ne pouvons inverser le sens du temps.
Dès que nous avons bien compris et accepté ce point de vue, alors, et alors seulement, comprendre aussi comment s’élève progressivement le niveau psychique de l’ensemble de l’Univers : cela a lieu au cours des « expériences vécues successives » de matière élémentaire, qui participe pour de plus ou moins brèves périodes ici au minéral, là au Vivant, là au Pensant, et qui n’oublie jamais le contenu informationnel acquis pendant ces expériences vécues successives.
Nous sommes alors d’accord avec Teilhard pour dire que ce contenu informationnel de particules de Matière en augmentation constante chez chaque particule et à l’échelle de l’Univers entier, permet à cette Matière de donner naissance à des structures toujours plus complexes permettant, comme nous l’avons noté, d’accroître sans cesse le rythme d’acquisition de l’information, et la qualité de cette information : et donc, par un retour des choses, d’accroître encore toujours plus l’état néguentropique de chaque particule élémentaire.
L’Homme, et je suis encore d’accord ici avec Teilhard, est sans doute la « machine » permettant à l’élémentaire, au moins sur notre Terre, l’acquisition de l’information la plus élaborée, et peut-être aussi au rythme le plus rapide. Mais l’aventure spirituelle de l’Univers est naturellement bien loin d’être arrivée à son terme ; et nous ne savons pas si la « machine » la plus sophistiquée de demain pour accroître l’Esprit du monde aura encore une tête humaine ; et nous savons encore bien moins quelle forme revêt l’Esprit « supérieur » dans d’autres coins du cosmos, à des millionsou des milliards d’années-lumière de notre « ciron » terrestre.

Anakin, je suis désolée de constater que vous ayez fait le choix de fermer votre site. Votre travail est exceptionnel, remarquable et plus que jamais utile dans la période actuelle. Il est dommage que finalement les fossoyeurs de l’ufologie et de l’étude des OVNI obtiennent gain de cause si facilement. Ce chemin de croix fait en quelque sorte partie d’une épopée chevaleresque épique qui peut (par double lecture s’entend) s’associer au Don Quichotte de Cervantes. Elle est aussi dans l’esprit de cette chevalerie spirituelle décrite par Henri Corbin (L’homme et son ange. Initiation et chevalerie spirituelle). L’ange est en effet le double céleste de la psyché terrestre, être de lumière qui se fond dans notre réalité d’âme. L’ange est le principe transcendant de notre individualité. Notre destin d’Homme est unique et voué à l’unique, mais un unique qui n’est tel que pour chacun.

Enfin, je vous propose de terminer cette intervention avec cette idée d’un contact extraterrestre qui pourrait se faire par l’intermédiaire des… machines. Celles-ci agiraient alors comme des ambassadeurs numériques d’une réalité aux altérités pléthoriques. Quel meilleur moyen de contact, des plus discrets que celui qui passerait par le web pour une altérité ici présente et qui veut pouvoir échanger sans pour autant effrayer ni « ethnocider »! Une façon de partager tout en mesurant les réactions à travers une communauté web. Une sorte de programme « SoCS » (Social Computational Systems) adapté à l’humanité qui aurait pour objet de révéler les propriétés que possèdent les systèmes conjoints d’organisations sociales et d’ordinateurs dans leurs rapports avec une altérité exotique. Le programme aurait pour but de développer des modèles de compréhension théoriques et pratiques. Une façon de créer des comportements émergents qui seraient la clé de voute d’une relation ultérieure plus directe.
Qui nous dit finalement que parmi toute cette littérature disponible sur le web nous ne trouverions pas quelques marqueurs exotiques permettant d’identifier sans ambiguïté une origine extraterrestre, signes d’une interaction discrète mais toutefois bien présente? A méditer.

[0]
http://www.dailymotion.com/video/x2exmm_dr-folamour-strangelove_shortfilms



[1]
Par exemple le 5 octobre 1960, le système d’alerte du NORAD indiquait avec une certitude de 99,9% que les Etats-Unis étaient l’objet d’une attaque nucléaire alors que le signal était généré par l’écho sur la lune d’un radar situé au Groenland !
Le 9 novembre 1979, un enregistrement avec des données de simulation fut connecté par une erreur de l’opérateur au système du NORAD. Pendant les 6 minutes de l’alerte, 10 bombardiers décolèrent des bases du nord des Etats-Unis.
Le 3 juin 1980, une défaillance d’un microprocesseur du système généra de façon aléatoire de nombreux missiles en direction des Etats-Unis. Pour donner la fréquence de ce type d’évènements, entre 1977 et 1984 il y eu 1152 fausses alarmes d’attaque nucléaire, soit une moyenne de 3 fausses alarmes par semaine! Si l’on considère qu’il faut environ 30 minutes pour les missiles intercontinentaux et seulement 10 minutes pour les missiles lancés des sous-marins pour atteindre leurs cibles, les responsables ne disposent que de la moitié de ce temps pour vérifier l’authenticité de l’attaque et décider de lancer des représailles.
Un vrai miracle que nous soyons encore là pour en parler. Certains diront qu’il s’agit d’histoires anciennes. Et bien aujourd’hui, avec une meilleure connaissance des phénomènes atmosphériques on sait que seulement 100 bombes nucléaires (cadre d’un conflit régional entre par exemple l’Inde et le Pakistan) de la taille de celle d’Hiroshima (qui représente 0,4 % de l’arsenal mondial) lancées sur des villes et centres industriels seraient susceptibles de provoquer un hivers nucléaire et annihiler le système agricole mondial sans compter la réduction du taux d’ozone dans l’atmosphère et de l’augmentation du rayonnement UV que mettent en évidence les calculs modernes, transformant les modèles originaux d’hivers nucléaires en véritables « printemps nucléaires ». La situation est potentiellement bien pire!

« La bombe atomique a réellement converti les relations entre la société et la science en un problème de vie ou de mort » (Fernandez Buey, 2010).

[2]
Ces derniers identifièrent quatre catégories de manipulations ou modifications des microorganismes et de leurs produits qui ont fait l’objet de débat quant à leurs possibles applications militaires : 1 Le transfert à ces microorganisme de la résistance aux antibiotiques, 2 La modification des propriétés anti génétiques des microorganismes, 3 La modification de la stabilité du microorganisme vis à vis du milieu ambiant et 4 le transfert de propriétés pathogènes aux microorganismes. Cela ne vous rappelle t’il pas une actualité récente?

[3]
Les dernières idées des docteurs Folamour en neuroscience, un inventaire à la Prévert versus Jonathan Moreno, un brin Scifi mais malheureusement bien réel :
Interface cerveau-machine (prothèses neuronales) qui permettraient aux pilotes et aux soldats l’utilisation des armes de haute technologie à travers la pensée.
Développement de casques de rétroalimentation cognitive pour implémenter la perception à distance de l’état mental des soldats.
Technologies de résonance magnétique utilisées durant les interrogatoires, les inspections dans les aéroports ou dans la détection des terroristes.
Développement d’armes neurologiques perturbatrices qui provoqueraient des dégâts dans le cerveau des soldats ennemis.
Développement d’agents biologiques pathogènes pour produire la libération de neurotoxines.
Développement de nouvelles drogues qui permettraient aux soldats de ne plus dormir, de ne plus avoir peur et de supprimer les inhibitions psychologiques qui nous empêchent de tuer.

La plupart de ces idées ont fait l’objet de productions hollywoodiennes, le hasard sans doute ou l’expression d’un complexe militaro industriel préparant les esprits aux horreurs qu’il développe? Ces sujets font débats au sein de la communauté scientifique (Canli et al. 2007, Resnik 2007 ; Rosenberg et Gehrie 2007, Marchant et Gulley 2010)
N’est-il pas temps de donner à la société civile un SIGNAL (Stanford Interdisciplinary Group in Neuroscience And Law) fort pour provoquer une indispensable prise de conscience salutaire?

[4]
A ce sujet, il est intéressant de constater que la représentation de l’ET au cinéma est avant tout un ennemi (modèle du genre « Independance day »), justifiant ainsi et de façon implicite le développement de nouveaux armements et de ce cancer de l’humanité, le complexe militaro industriel déjà dénoncé par Eisenhower.
Fort heureusement, quelques « pépites » viennent brouiller cette vision linéaire !(Cf District 9 dénonçant toutes les perversions et horreurs dont sont capables certains hommes pour comprendre le fonctionnement des armes. Remplacer l’ET par l’humain et vous n’êtes pas loin!). Elles sortent du schéma commercial classique.

[5]
La ligne rouge de Terrence Malik

[6]
« Le nouveau monde », ce film magnifique de Terrence Malik ou la parabole du contact. Film à voir ou revoir en ayant à l’esprit cette fois le contact potentiel avec une altérité et des soucoupes à la place des bateaux. Incongru ? Pas forcément dans le message passé.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis591
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 48
Nombre de messages : 552
Inscription : 15/06/2010
Localisation : Nord
Emploi : Juridique
Passions : Plusieurs.
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Dim 30 Oct 2011, 11:23

bonjour M51,

L'on retrouve dans vos propos un lointain (?) écho du siècle des lumières ou l'accent révolutionnaire a véhiculé des idées nouvelles.

Mais la mondialisation a généralisé cette tendance pour en faire une vertu globalisée.

- Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il
ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir(Jean-Jacques Rousseau, Le contrat social).....patience !

Le
printemps arable en est une illustration....même si dame nature n'est
probablement pas celle qui a allumée l'étincelle de la révolte, le
résultat est le même.

Comme je connais bien ces idées...."Un appel à la résistance qui, s’il ne fonctionne
pas avec les adultes car ils sont peut-être trop embourbés dans leur
prison quotidienne des conventions
peut s’exprimer par la bouche de nos
enfants
et gageons que dans ce dernier cas la résistance sera alors
farouche créant une rupture entre génération. Les prémices ?
"

- Occupavi te, Fortuna, atque cepi; omnesque aditus tuos interclusi, ut ad me aspirare non posses (En sortant de mes mains, il ne sera, j’en conviens, ni magistrat, ni
soldat, ni prêtre
; il sera premièrement homme : tout ce qu’un homme
doit être, il saura l’être au besoin tout aussi bien que qui que ce
soit ; et la fortune aura beau le faire changer de place, il sera
toujours à la sienne
) :

extrait du même auteur dans son livre "Emile ou de l'éducation".

La clé nous est connu, l'éducation.
La mise en oeuvre en est ardue car l'art du pouvoir corrompt tout.....et
il est assurément plus facile de promettre pour accéder au pouvoir que
d'éduquer le coeur des hommes :

Mais du moment qu’ils préfèrent une étoffe parce qu’elle est riche,
leurs cœurs sont déjà livrés au luxe, à toutes les fantaisies de
l’opinion ; et ce goût ne leur est sûrement pas venu d’eux-mêmes
"...(toujours JJ.R)

Or l'éducation telle que la décrit JJR qui doit former " le coeur des hommes" faisait souvent défaut hier :

- Mais que fait cet homme riche, ce père de famille si affairé, et forcé,
selon lui, de laisser ses enfants à l’abandon ? Il paye un autre homme
pour remplir ces soins qui lui sont à charge. Ame vénale! Crois-tu
donner à ton fils un autre père avec de l’argent
? Ne t’y trompe point ;
ce n’est pas même un maître que tu lui donnes, c’est un valet. Il en
formera bientôt un second
.

Précepteur hier, Etat aujourd'hui, (votre/le) constat est le même.

Comme aujourd'hui....

L'Etat utilise l'éducation - de consommation - pour former ses valets.
Mais
l"exactitude matérielle des faits parle aussi d'elle même, ces idées
nouvelles d'hier liberté, égalité, le contrat social, etc.... sont
latentes et profondément enracinées dans notre psyché....d'hier, elle
existe toujours de nos jours.....

Toutefois,....nous avons progressé (oui dans la douleurs et en gaspillant nos ressources).

La prise de conscience interviendra quant l'Etat par sa pression touchera "le coeur de chaque homme",....quand la pression deviendra collectivement insupportable....les idées seront actions.
L'action n'est pas forcément violente, autre temps autre moeurs.

Printemps pour l'arabie, Crise de foi(e) économique pour l'Europe.....nous verrons.

L'implication du contact se doit d'être subtile, non officielle, éducative, et surtout....furtive parce qu'a défaut .....:


Les uns y verront l'esclavage de demain, justifiant la production d'arme aujourd'hui.

Les autres, un nouveau précepteur, a quoi bon? puisque eux dont déja la solution ?......:

"Le plus dangereux intervalle de la vie humaine est celui de la
naissance à l’âge de douze ans
. C’est le temps où germent les erreurs et
les vices
, sans qu’on ait encore aucun instrument pour les
détruire ;
et quand l’instrument vient, les racines sont si profondes, qu’il n’est
plus temps de les arracher (...) La première éducation doit donc être
purement négative. Elle consiste, non point à enseigner la vertu ni la
vérité, mais à garantir le cœur du vice et l’esprit de
l’erreur..."'..(toujours et encore JJR)...nous y sommes ! 12
ans....l'âge de l'humanité.

Enfin, nombres d'initiatives (souvent plus ou moins individuelles) sortent du schéma éducatif classique (COMETA, les OVNSI et la défense à quoi doit-on se préparer?).

Rien n'est jamais le fruit du hasard.......

Merci pour votre rafraichissante réflexion M51....c'est toujours un plaisir.
Cordialement,
Louis.









Le pilote atrophié du bulbe qui font (fait) de la gonflette avec des champignons atomiques, (remise dans son contexte historique) a toujours existé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
tonton.matt
Bonne participation
Bonne participation
avatar



Masculin Age : 37
Nombre de messages : 74
Inscription : 13/06/2010
Localisation : quimper
Emploi : moniteur d'auto-école
Passions : astronomie , sciences
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Dim 30 Oct 2011, 12:29

Antony s a écrit:


N'y aurait il que la "mort" pour nous donner ces réponses ?

euuuuuuuuuh mieux vaut se dire que oui , au moins tu sais que tot ou tard tu auras toutes les réponses a toutes les questions car c'est pas sur que de notre vivant on est ces réponses là .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Ratapinhata
Passionné
Passionné




Féminin Age : 107
Nombre de messages : 106
Inscription : 05/09/2011
Localisation : Nice
Emploi : Homeschooler mother
Passions : lecture, Histoire,
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Mer 02 Nov 2011, 02:30

@ LOuis 591: Vos réflexions sont étonnantes sur un Forum consacré à l'Ufologie...

Puisque vous êtes juriste, vous savez donc qu'en France, l'Instruction en Famille est légale (loi du 28 mars 1882 modifiée ...), et si la pseudo-éducation imposée par l'Etat ne vous agrée pas, vous prenez vos mômes sous le bras et vous les instruisez vous-mêmes...
De plus en plus de familles se lancent dans cette aventure, avec des résultats très satisfaisants, bien meilleurs que ceux prévus par l'E.N, qui mesure ses performances à l'aune de l'origine sociologique des élèves.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis591
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 48
Nombre de messages : 552
Inscription : 15/06/2010
Localisation : Nord
Emploi : Juridique
Passions : Plusieurs.
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Jeu 03 Nov 2011, 22:59

Bonjour Rapapinhata,

Le sujet est....implications du contact extraterrestre....et je réponds en partie à M51.

Il faut remettre mon propos dans son contexte....et surtout dans la réflexion (intéressante) de M51.

L'éducation fait partie (comme la liberté, l'égalité, etc.) de concept qui agiront sur la société et donc sur l'individu.

Sauf que du concept à la réalité.......tout est question de méthode et de "norme" (ça ne me convient pas par rapport à quoi?).

JJR évoque l'éducation non de l'état vers le citoyen mais du père sur l'enfant "innocent" dont on va corrompre l'état naturel (je fais bref),...,.

Le système éducatif Français me convient tout a fait, mais il n'est pas suffisant ou auto-suffisant pour sortir du dogmatisme (de
plus vous confondez l'éducation étatique d'un enseignement visant à
acquérir des connaissances à l'éducation conceptuel de Jean-jacques
Rousseau qui parle de l'éducation du Pêre vis à vis de l'enfant et ce
concernant des "valeurs", de la morale, le bien/mal, qui feront que
l'enfant sera un "homme"
).......l'ensemble des hommes.....la société.

Mon analogie est celle de la méthode éducative de l'état vers le citoyen en comparaison de la critique de JJR sur le concept d'éducation tel qu'il l'évoque.

Cette méthode (eh oui, c'est la démocratie) comporte les même limites :

En clair, le dogmatisme (c'est la vie de JPP) et la création de la société de consommation (vous sortez dans la rue et posez la question suivante : vous avez le choix entre une travailler pour avoir un écran plasma 16/9 de 107cm ou travailler pour une obtenir une étude scientifique sur la réalité des ovnis : que choisissez vous?).......c'est ça la société de consommation.

M51 va beaucoup plus loin dans sa réflexion, ego, pouvoir, ordre social,etc.

Cordialement,
Louis.

PS/prendre mes mômes sous le bras? et les instruire moi même? eh! oh? eh qui va payer leurs console de jeux ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Ratapinhata
Passionné
Passionné




Féminin Age : 107
Nombre de messages : 106
Inscription : 05/09/2011
Localisation : Nice
Emploi : Homeschooler mother
Passions : lecture, Histoire,
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Ven 04 Nov 2011, 01:05

Mais pas du tout, je ne confonds pas...

La plupart des parents qui choisissent l'instruction en famille le font bien pour prendre en main l'éducation de leurs enfants, et beaucoup sont des rousseauistes avancés, plutôt que pour leur faire passer le bac à 11 ans.
Et d'ailleurs, l'Article 16 alinea b, de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme reconnait aux parents la priorité dans le choix de l'éducation de leurs enfants. Les professionnels, entre autre ceux de l'E.N, eux, ravalent les parents au rang de co-éducateur... A chacun d'apprécier...

Acquérir des connaissances ça s'appelle s'instruire.

Mais pour en revenir à vos réflexions: c'est peut-être parce qu'ils sortaient du schéma éducatif classique que mes enfants ont été capables d'analyser un phénomène inhabituel, une nuit d'été... En épluchant régulièrement tous les témoignages de ce forum, je m'aperçois qu'ils étaient drôlement perspicaces, mes ados de 13 et 15 ans.

Depuis, nous avons eu des discussions sur le sujet du contact... ils sont très prosaïques... sans doute parce que gavés de SF, de space opera, d'héroïc fantasy et prévenus par Stefen Hawking, quand les générations précédentes, elles, étaient formatées et par l'histoire religieuse et par le scepticisme officiel.
S'il devait y avoir un contact, c'est leur génération qui sera concernée et ce ne sera pas la destructuration que certains imaginent...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Okapi
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 75
Nombre de messages : 396
Inscription : 01/09/2011
Localisation : Paris
Emploi : Retraité heureux
Passions : Généalogie, Musique classique, HighTech
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Ven 04 Nov 2011, 18:52

@La Ratapinhata :
euh, y'aurait pas une p'tite erreur sur votre année de naissance ? Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis591
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 48
Nombre de messages : 552
Inscription : 15/06/2010
Localisation : Nord
Emploi : Juridique
Passions : Plusieurs.
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Ven 04 Nov 2011, 20:29

Bonsoir,

C'est votre point de vue et je le respecte..... (Bravo en tout cas pour vos enfants !).
Mais l'ouverture d'esprit de vos enfant n'est pas ou ....pas uniquement, la cause de leur éducation scolaire ou de votre choix éducatif en particulier.

si vous le souhaitez nous pouvons continuer cette discussion en MP (nous nous éloignons du sujet....).

Cordialement,
Louis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 40
Nombre de messages : 249
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Dim 06 Nov 2011, 22:10

Je me permets d’ajouter l’image qui n’était pas passée et qui me semble très importante pour la compréhension du sujet précédent :

Bonsoir tonton.matt :
Citation :
euuuuuuuuuh mieux vaut se dire que oui , au moins tu sais que tot ou tard tu auras toutes les réponses a toutes les questions car c'est pas sur que de notre vivant on est ces réponses là
tonton.matt, je ne suis pas certaine de bien entendre votre point de vue. Si je vous comprends bien, vous partez de l’hypothèse qu’à notre mort nous aurions accès à la connaissance du tout et que par conséquent nous aurions réponse à toutes ces questions. Rien n’est moins sûr et par défaut, je vous proposerais plutôt en vertu d’une sorte de pari pascalien inversé d’employer notre vivant dans cette quête plutôt que d’attendre une hypothétique révélation dans les champs élyséens.

Bonsoir La Ratapinhata :
Citation :
Mais pour en revenir à vos réflexions: c'est peut-être parce qu'ils sortaient du schéma éducatif classique que mes enfants ont été capables d'analyser un phénomène inhabituel, une nuit d'été...

S'il devait y avoir un contact, c'est leur génération qui sera concernée et ce ne sera pas la destructuration que certains imaginent...
Vous soulignez là un point qui me semble important. Nos conceptions de la réalité héritées de notre « être au monde » (éducation, famille, environnement, etc.) joueraient le rôle de filtres à la fois dans la perception du phénomène et dans son interprétation. Pour compléter cette idée vous trouverez ci-joint un passage de l’ouvrage de Laura Knight- Jadczyck, « L histoire secrète du monde », chapitre « le temps », page 703. Gare aux illusions qui nous sont présentées, celles-ci méritent d’être décortiquées à l’aura de la pensée, c’est notre espace de liberté que de rejeter ce qui nous est imposé comme avéré.

Citation :
Un sujet avait été averti alors qu il était sous hypnose, que lorsqu’il s’éveillerait il serait incapable d’apercevoir un troisième homme qui se trouvait dans la pièce, car cet homme était devenu invisible. Toutes les suggestions adéquates furent faites pour faire avérer cette circonstance : « vous ne verrez pas untel », etc. Quand le sujet s éveilla, ô surprise les suggestions n’ont pas fonctionné.
Pourquoi ? Parce qu’elles allaient à l’encontre des convictions du sujet : il ne croyait pas qu’une personne puisse devenir invisible. Dés lors, un autre essai fut mis au point. Le sujet fut hypnotisé à nouveau et il lui fut dit que le troisième homme allait quitter la pièce et qu’il avait été appelé à l’extérieur pour une affaire urgente, et la scène de cet homme reprenant son manteau et son chapeau fut décrite avec force détails et sons appropriés : la porte fut ouverte et fermée, etc., puis le sujet fut sorti de sa transe.
Devinez ce qui est arrivé. Il a été incapable de voir le troisième homme. Pourquoi ? Parce que ses perceptions avaient été modifiées selon ses propres convictions. Certains « censeurs » ont été activés dans son cerveau de manière acceptable pour son « ego de survie ».

Concernant votre deuxième point, pourriez-vous être plus explicite quant à cette « déstructuration que certains imaginent… ». Merci d’avance.

Bonsoir Louis ,
Merci pour votre référence à Rousseau et notamment au contrat social. J ‘avais évoqué sur ce même fil l’indispensable « révolution » de nos systèmes politiques pour aborder cette problématique extraterrestre du contact. L’incompatibilité des systèmes politiques actuels (dont les fondements sont antinomiques avec les valeurs et fondamentaux susceptibles de favoriser « l’atterrissage d’un contact ») avec la réalité exotique est peut-être à l’origine du rejet homéostasique et de la folklorisation du sujet OVNI, ceux-ci jouant alors le rôle d’anticorps sociaux afin que cette « infection » d’étrangeté ne vienne pas perturber l’ordre établi.
J’avais donné à titre d’exemple non exhaustif la référence à ce système susceptible de remplacer un jour nos démocraties (d’ailleurs ne faut-il pas plutôt parler de démocrature ou de dictocratie ?), la « symbiocratie ». Vous faites bien de citer Rousseau[1]. Le chapitre IV du livre III est une véritable manne pour l’esprit et O combien actuel!



http://classiques.uqac.ca/classiques/Rousseau_jj/contrat_social/Contrat_social.pdf

Citation :
De la démocratie
Celui qui fait la loi sait mieux que personne comment elle doit être
exécutée et interprétée. Il semble donc qu'on ne saurait avoir une meilleure constitution que celle où le pouvoir exécutif est joint au législatif : mais c'est cela même qui rend ce gouvernement insuffisant à certains égards, parce que les choses qui doivent être distinguées ne le sont pas, et que le prince et le souverain, n'étant que la même personne, ne forment, pour ainsi dire, qu'un gouvernement sans gouvernement.

Il n'est pas bon que celui qui fait les lois les exécute, ni que le corps du peuple détourne son attention des vues générales pour les donner aux
objets particuliers. Rien n'est plus dangereux que l'influence des intérêts
privés dans les affaires publiques, et l'abus des lois par le gouvernement est un mal moindre que la corruption du législateur, suite infaillible des vues particulières.

Alors, l'État étant altéré dans sa substance, toute réforme
devient impossible. Un peuple qui n'abuserait jamais du gouvernement
n'abuserait pas non plus de l'indépendance ; un peuple qui gouvernerait
toujours bien n'aurait pas besoin d'être gouverné.
A prendre le terme dans la rigueur de l'acception, il n'a jamais existé de
véritable démocratie, et il n'en existera jamais. Il est contre l'ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné.

On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour
vaquer aux affaires publiques, et l'on voit aisément qu'il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l'administration change.

En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du
gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins
nombreux acquièrent tôt ou tard la plus grande autorité, ne fût-ce qu'à
cause de la facilité d'expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D'ailleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement !

Premièrement, un État très petit, où le peuple soit facile à
rassembler, et où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres;
secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude
d'affaires et de discussions épineuses ; ensuite beaucoup d'égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l'égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l'autorité ; enfin peu ou point de luxe, car ou le luxe est l'effet des richesses, ou il les rend nécessaires ; il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'État tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion.

Voilà pourquoi un auteur célèbre a donné la vertu pour principe à la
république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu;
mais, faute d'avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n'a pas vu que l'autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout État bien constitué, plus ou moins, il est vrai, selon la forme du gouvernement.

Ajoutons qu'il n'y a pas de gouvernement si sujet, aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu'il n'y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C'est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s'armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux Palatin (a) dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium.

S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un
gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes."

Pour revenir à nos préoccupations, je me demande si Rousseau n’est finalement pas un précurseur d’une conscience collective qui émergerait et qui serait munie d’une éthique d’inspiration spinoziste ou pour parler comme Rousseau, d’une « morale sensitive » équivalente à un « matérialisme » du sage. En reprenant Gille Deleuze et pour clarifier le sujet :

Citation :
La morale - mais attention : La morale sensitive. La morale sensitive - sensitive - ou le matérialisme du sage. Voyez : morale, oui, mais sensitive. Par opposition à la morale tout court. Le sage, oui, mais : matérialisme du sage. Or, qu’est-ce que c’est, la morale sensitive ou le matérialisme du sage ? On n’est pas étonné d’y voir, là, un ton et un thème, à la lettre - là j’exagère pas, c’est d’après la lettre même du texte - un ton et une lettre vraiment spinozistes. Car tout le thème de cette morale que Rousseau voulait faire et qu’il a jamais pu faire, consistait à dire ceci : la morale, c’est pas intéressant. Pourquoi la morale c’est pas intéressant ? Parce que elle vit toute entière sur un thème qui est absolument un faux thème. C’est le combat de la vertu et de l’intérêt. Combat de la vertu et de l’intérêt... Et ce que la morale ne cesse de mimer, et ce à quoi elle ne cesse de nous appeler, c’est à cette lutte de la vertu et de l’intérêt, où la vertu est censée devoir l’emporter sur notre intérêt. Il faut que nous nous fassions nous-mêmes les agents de la vertu et de la justice, au besoin contre notre intérêt. Et c’est ça la morale. Rousseau, il dit : ça a jamais marché, une chose comme ça. Et Rousseau, il lance une chose à laquelle il croit énormément - et qu’il y croit d’autant plus qu’au début, ça le fait beaucoup rire, et ensuite ça va le faire énormément - ça va l’angoisser beaucoup. Mais au début il trouve ça très, très drôle. Il dit : « mais vous serez méchant, et vous serez vicieux, tant que vous aurez intérêt à être vicieux et méchant. » Y’a jamais de lutte de la vertu et de l’intérêt. La vertu, elle suit. Elle s’arrange - c’est même ça qui fait les hypocrites. Elle s’arrange toujours, elle suit l’intérêt, la vertu. Y’a jamais de conflit justice/intérêt, vertu/intérêt. C’est pas vrai ça. Il dit : « moi j’en sais quelque chose, moi, jamais, dit Rousseau... » Il dit tout, là, dans les Confessions. Il dit très bien : « moi, j’ai posé, pourtant, à la morale, j’ai posé à l’être moral, je suis connu pour ça, mais je peux vous le dire d’autant plus : la vertu, elle suit toujours l’intérêt, et j’en sais quelque chose. »
Alors, que faire si la vertu suit toujours l’intérêt ? Eh ben, il dit : « voilà, nous sommes dans des situations » - c’est ça le matérialisme, c’est, vraiment, l’être-en-situation. Nous sommes dans des situations. Eh ben, dans des situations, y’a toujours des choses - ou y’a toujours des éléments de la situation - qui nous donnent intérêt à être méchant. La morale sensitive, c’est : sélectionner dans la situation, éliminer les éléments qui nous donnent intérêt à être méchant. Si vous avez intérêt à être méchant, vous le serez, vous aurez beau vous le cacher, vous le cacher même à vous-même, le cacher aux autres, le cacher à vous-même, vous serez lâche et méchant. Donc, c’est pas là qu’il faut lutter. Faut pas lutter là. Même, à la limite, faut pas lutter du tout. Faut instaurer des situations où vous n’avez pas intérêt à être méchant ou bien sélectionner dans la situation en éliminant les éléments qui vous donnent intérêt à être méchant.
Et une des façons de créer ces conditions, ne serait-elle pas de s’appuyer sur la loi et la justice dépouillées de tout soupçon de corruption, une justice qui ne serait plus asymétrique mais d’une précision et d’une justesse toute mathématique, redoutable pour nos cornacs prédateurs! Il se trouve qu’il y a quelque temps un intervenant d’un forum zète (forum brusquement disparu, il faut dire qu’y était étalé au grand jour toute l’asinité négative développée par cette doctrine de la certitude au carré- j’emprunte ici cette formule que je trouve particulièrement bien trouvée) nous avait proposé un sujet intitulé « Les mathématiques appliquées au droit », le (SDCS = Système de Droit Constitutionnel Scientifique) . Je me permets de redonner le lien vers cette ressource intéressante qui me semble préfigurer un possible peut-être pas si lointain.
http://membres.multimania.fr/emmanule/presentation-sdcv.htm
Citation :
Ce système juridique peut être décrit méthodiquement, en essayant d’être précis et simple, de la manière suivante.
(SDCS = Système de Droit Constitutionnel Scientifique)
Nature du SDCS :
Le SDCS se revendique comme un projet technologique, de même nature que la station M.I.R., le TGV, une centrale nucléaire ou l’ Airbus A380, c’est-à-dire à mettre en œuvre selon le même genre de protocoles intermédiaires, donnant lieu par étapes à l’évaluation de performances quantifiables et mesurables, (de type : baisse du taux de suicide, chute du taux de divorces, hausse des compétences en calcul et en lecture, baisse de la violence, etc…, pour une population donnée) jusqu’à un recoupement suffisant d’expérimentations partielles convaincantes pour procéder à leur issue à une « mise sur le marché ».
Au plan de sa conception théorique, il revendique l’utilisation permanente de la
méthode scientifique de la physique, ou méthodologie des sciences exactes (ou simplement « méthode scientifique »).
A ceci près qu’il complète cette méthode par trois innovations dans le domaine de l’épistémologie (ici au sens de « science des sciences ») :

trois innovations en épistémologie :

- La prise en compte et la modélisation de l’inconscient et ignorance de l’opérateur en sciences et de l’inconscient et ignorance collectifs dans sa culture d’appartenance dans l’élaboration de l’épistémologie.
- La prise en compte de l’ignorance et des erreurs scientifiques dans la définition même de la méthode scientifique.
- Le calcul mécanique des critères de signification dans le contexte ethnologique de la pratique scientifique.
(Habituellement considérés du domaine de la philosophie, sous-entendus, ou non exprimés dans la pratique scientifique occidentale, les critères de signification sont actuellement abandonnés ou confiés à la « conscience » (pas nécessairement toujours scientifique) du commanditaire ou financeur de la recherche.
Le calcul scientifique des critères de signification a pour conséquence mécanique, entre autres effets positifs, la prise en compte de tous les effets secondaires positifs ou nuisibles prévus, prévisibles, possibles, imprévus et imprévisibles de la pratique scientifique.

Le SDCS avait même fait l’objet d’un commentaire sur le site très riche « Automates intelligents ». Je ne sais pas si l’on peut encore retrouver cette information sur leur site mais comme je suis conservatrice, voilà :
Citation :
Cette proposition de recherche a été formulée par un de nos lecteurs, Emmanuel Leenhardt, qui voudrait mettre en évidence afin de les supprimer les incohérences entre règles de droit. L’ambition n’est pas neuve. La multiplication des textes, dans les droits nationaux ou au niveau international, principalement dans les 4 domaines du droit constitutionnel, droit civil, droit commercial et droit pénal, augmente sans cesse les risques de contradiction ou de déni de droit. Ces contradictions rendent les textes difficiles à comprendre par les citoyens et plus difficiles encore à appliquer par les magistrats. En dehors des travaux classiques de codification et toilettage, peut-on espérer de la part des sciences cognitives et des méthodes collectives de solution de problèmes par conférences de consensus de meilleurs outils pour, dans un premier temps, faciliter la relecture des grands textes en mettant en évidence certains défauts logiques. Ce premier travail permettrait ensuite d’envisager certaines réécritures, à l’occasion de travaux de mise à jour. Notre lecteur le croît, comme il l’explique dans le document ci-dessous. Il prend en exemple la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme . On dira que peu importent les textes car ils ne sont jamais appliqués au pied de la lettre, mais le plus souvent interprétés voire fraudés. Cependant dans les démocraties européennes qui se veulent des Etats de droit, l’argument n’est pas recevable. Plus les règles sont bien faites, mieux elles sont respectées.


Outil pour aborder le mur de la complexité qui nous guette. Si la loi de complexité-conscience nous entraine toujours plus loin dans notre intervention sur notre réalité, notre biotope, notre humanité, ne devrions nous pas nous protéger de nous mêmes? Mais comment ? Peut-être par cette « morale sensitive » et comme nous sommes faillibles peut-être aussi à travers des machines qui seraient comme des béquilles nous permettant d’apprendre à marcher dans la voie lactée? Des machines qui nous diraient par exemple : « attention les gars, en continuant dans cette voie, vous avez 99,999 % de chance de vous autodétruire, nous vous préconisons les solutions suivantes : etc… »

Je ne parle bien entendu pas ici de cette folie que constitue la transhumanité et qui consiste, pour des raisons de tout à l’égo totalitaire, à diluer son humanité dans la machine, chemin qui nous mène tout droit à la station d’épuration. Non je parle ici d’outils, d’alliés conscients de la complexité et de ses conséquences, capables de la calculer dans ses probabilités d’occurrence et de nous guider dans ce maquis dantesque pour passer ce mur de la complexité. En fait un Virgile numérique nous guidant à travers les enfers et nous préparant de façon coadjointe à notre révolution éthique. Ce cybion nous restituera ce que nous lui aurons donné : une carte pour naviguer dans ce brouillard épais et retrouver la lumière en sortant de cette nuit qui se prépare ou du sang, des larmes et des plaies pour l’éternité (à chacun son cercle) s’il est alimenté par le « diable », cet empereur du Léthé.

Et comme le sujet du contact extraterrestre a aussi une résonnance dans nos croyances, je vous propose ce texte de Steven j. Dick[2], malheureusement incomplet, qui date déjà de l’an 2000 mais qui me semble plutôt bien fait et ouvrir sur la perspective d’un XXI iéme spiritualoscientifique. J’ai essayé de traduire rapidement ce texte important (je ne crois pas qu’il soit disponible en français) mais ce n’était pas particulièrement facile.



Citation :
Chaque vision scientifique du monde traverse de grandes étapes, comme présenté ici concernant les vues cosmologiques du monde. La Galactocentrique qui se rapporte à la localisation périphérique du système solaire par rapport au centre de notre voie lactée. L’Extraterrestre/La Biophysique est la vue du monde qui postule un univers plein de vie. Chaque vision importante du monde a de larges implications, et il en sera ainsi de l’univers biologique qui sera peut-être l’aboutissement de l’évolution cosmique. De bien des manières, l’univers biologique est une extension d’une vue darwinienne du monde, du royaume terrestre au royaume cosmique. Cf Dick « Conséquences du succès de SETI ». San Francisco. Astronomical Society of the Pacific 1995.

http://books.google.fr/books?id=Ve9KPE9djY8C&pg=PA200&lpg=PA200&dq=steven+dick+cosmotheology&source=bl&ots=UuyBIQUhJ1&sig=6YWidJqkkvXKlNLKeEfnrQvLtdI&hl=fr&ei=8r-tTrTkGIXP4QTfooX9Dg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CCUQ6AEwAQ#v=onepage&q=steven%20dick%20cosmotheology&f=false

Cosmothéologie
Citation :
La cosmothéologie consiste à l’utiliser notre connaissance croissante de l’univers pour modifier, étendre ou changer complètement nos théologies actuelles, quelles qu’elles soient. En résumé la cosmothéologie prend en compte ce que nous connaissons du cosmos. Commençons avec quelques principes généraux de toute cosmothéologie, en examinant le rôle possible de Dieu dans la cosmothéologie, et aborder les implications extraterrestres dans la destinée humaine. Finalement, je suggère qu’une feuille de route de la cosmothéologie encouragerait une étude plus systématique.

Les principes de la cosmothéologie.
La cosmothéologie doit être distinguée de l’astrothéologie du 18 ième siècle de Derham[3] dans le fait que la principale portée de la première n’est pas d’offrir une preuve de l’existence de Dieu ou des attributs de dieu, mais d’utiliser la nature pour influencer une large gamme de discussions théologiques. L’histoire du débat sur la vie extraterrestre nous donne quelques idées des éléments d’une cosmothéologie comme perçue par nos prédécesseurs. Bien que nous ne devions pas être paralysés par leurs limites, les problèmes du nouvel univers sont assez clairs pour la Chrétienté, et ils deviendront encore plus clairs pour d’autres religions lorsque leurs attitudes à l’égard de la vie sur les autres mondes deviendront mieux connues. Quels que soient les dogmes d’une religion spécifique, nous offrons 5 principes généraux pour la cosmothéologie :
1 La cosmothéologie doit prendre en compte le fait que l’humanité n’est en aucune façon physiquement centrale dans l’univers ; nous nous trouvons sur une petite planète autour d’une étoile à la périphérie de la galaxie voie lactée. Bien que nous sachions cela depuis maintenant plus d’un siècle, et bien que cela soulève de façon urgente les questions religieuses (et spécialement celle de l’Incarnation) posées dans le sillage de la théorie Copernicienne, cette révélation n’a donné suite à aucun changement de doctrine parmi toute les religions anthropocentriques du monde.

2 La cosmothéologie doit prendre en compte que le fait que l’humanité n’est probablement pas centrale biologiquement. Nous sommes peut-être uniques dans le sens que Loren Eiseley[4] écrivait si poétiquement lorsqu’il disait :
« Nulle part dans tout l’espace ou sur un millier de mondes il y aura des hommes pour partager notre solitude. Il y aura peut-être de la sagesse ; il y aura peut-être de la puissance; quelque part à travers l’espace de grands instruments, maniés par d’étranges organes préhensibles, pourront fixer attentivement et vainement notre nuée flottante de goémon, leurs propriétaires espérant ce que nous espérons. Cependant, nous avons eu notre réponse dans la nature de la vie et dans les principes de l’évolution. Des hommes, ailleurs et au delà, il n’y en aura aucun et pour toujours. [5]
Mais l’unicité de la forme ne nous rend pas central dans l’histoire de l’univers. Ni, comme on pourrait le penser, nous ferait-elle l’objet d’une attention particulière d’une quelconque déité.
3 La cosmothéologie doit prendre en compte le fait que l’humanité est probablement plus près du bas, ou au mieux à mi-chemin, dans la grande chaine des êtres intelligents de l’univers. Ceci résulte de l’âge de l’univers et de la jeunesse de notre espèce. L’univers a plus de dix milliards d’années. Le genre humain évolua il y a seulement deux millions d’années, et l’archaïque homo sapiens il y a seulement 500 000 ans. L’homo sapiens sapiens est considérablement plus jeune que cela, et la civilisation terrestre et son histoire couvrent seulement quelques millénaires. Même en tenant compte du fait que l’univers a eu besoin de milliards d’années pour générer les ingrédients de la vie, si la nature se dirige vers l’intelligence, elle l’a probablement ainsi fait sur de nombreux sites avant que nous arrivions sur la scène[6].
Ceci est certainement pertinent par rapport à la question de notre relation à toute déité universelle.
4 La cosmothéologie doit être radicalement ouverte à toutes les nouvelles conceptions de Dieu, pas nécessairement le Dieu des anciens, ni le Dieu de l’imagination humaine, mais le Dieu chevillé dans l’évolution cosmique, l’univers biologique, et les 3 principes déclarés ci-dessus.
5 La cosmothéologie doit avoir une dimension morale, étendue de façon à inclure toutes les espèces de l’univers- Un grand respect et une estime pour la vie que nous avons du mal à promouvoir sur la Terre. Alors que le défi de ce principe ne devrait pas être sous estimé, il permettra peut-être ainsi de réaliser que l’homo sapiens est un, après tout, malgré les différences superficielles.
Selon moi, les religions s’ajusteront sur ces principes cosmothéologiques car sinon l’alternative est l’extinction. L’ajustement sera plus douloureux pour ces religions monothéistes qui voit l’homme à l’image de Dieu (Judaïsme, Christianisme et Islam), une relation un à un avec un seul seigneur. Cela sera moins dévastateur pour les religions de l’est qui enseignent le salut à travers l’illumination individuelle (Bouddhisme et hindouisme) plutôt qu’à travers un sauveur, ou qui sont de ce monde (Confucianismes) plutôt que d’un autre monde. L’ajustement ne se fera pas dans le monde physique, comme dans le Copernicianisme, ni dans le monde biologique, comme dans le Darwinisme, où l’homme descendit des singes mais resta cependant au sommet du monde terrestre. L’ajustement se produira plutôt dans l’univers biologique, dans lequel les intelligences sont probablement supérieures à nous pour les raisons évoquées ci-dessus.
Un dieu Naturel ? Le rôle de dieu dans la Cosmothéologie.
Il est fort possible qu’en réfléchissant sur les changements des doctrines théologiques de religions particulières nous développions une mentalité de clocher dans notre pensée. Dans le chapitre « sur la signification de la vie » dans un univers biologique, j’écrivis :
« Finalement, l’effet sur la théologie et la religion peut être très différent de tout impact sur les doctrines religieuses étroites qui ont été discutées durant le vingtième siècle. Il se peut qu’en apprenant des religions aliens, les façons dont les aliens se réfèrent aux êtres supérieurs, le champ de la religion terrestre soit grandement étendu selon des voies que nous ne pouvons prévoir. »
Ceci est, en fait, très probable, et nulle part plus que dans notre concept basique de Dieu, qui doit peut-être avoir besoin de subir une transformation radicale. La base de ce nouveau concept pourrait être trouvé dans la discussion sur l’intelligence extraterrestre ; vraiment, d’une certaine façon le SETI peut être vu comme une quête religieuse. Ce n’est pas une caractérisation que les partisans de SETI apprécient, mais le SETI est, après tout, une recherche d’une intelligence supérieure, pour la connaissance (l’omniscience ?), pour la sagesse, et peut-être pour le pouvoir (l’omnipuissance ?). La différence principale est que l’intelligence n’est pas surnaturelle. Ceci nous amène au concept de « Dieu naturel » opposé au Dieu surnaturel du Judéo-Christianisme et des traditions Islamiques.
Le concept de Dieu naturel- un Dieu dans l’univers plutôt qu’en dehors de lui-semble si anormal aux esprits humains (spécialement dans le monde occidental) car nous avons été conditionnés à croire autrement ; vraiment, c’est hérétique à la plupart des religions monothéistes établies. Cette idée d’un Dieu surnaturel est, bien sur, un artefact historique, un produit de l’évolution de la pensée humaine. C’était la grande innovation de la tradition Judaïque, qui commença il y a 4000 ans, de concevoir au fil des siècles un Yahweh unique, omnipotent et surnaturel. Ce concept fut développé dans le contexte de la politique, de l’économie, et des conditions sociales de l’ancien moyen orient. Bien qu’il ait été éprouvé comme un concept résistant et flexible, un Dieu surnaturel n’est pas différent d’autres idées puissantes développées au cours de l’histoire, dans le sens qu’il est utile, persistant, et sujet à changer. De plus en considérant la divergence des idées humaines de Dieu, il n’y a pas de base pour attendre une convergence des idées théistiques par des intelligences d’autres planètes à travers l’univers. A moins, qu’il y ait quelques bases scientifiques pour cela.
La propagation ultérieure de l’idée de ce Dieu surnaturel, et ses réformes dans les traditions Chrétienne et Islamique, ont été le sujet de nombreux livres pendant des siècles. On a de la peine à dire cependant, que l’évolution historique de cette idée, et de son acceptation largement répandue dans les cultures Judaïque, Chrétienne et islamique ne la rend pas pour autant vraie. Pourquoi, pouvons-nous bien nous demander, Dieu ne pourrait-il pas être naturel ? Bien que cela soulève le spectre du panthéisme, le Dieu naturel que nous avons à l’esprit n’est pas le Dieu de Spinoza pour lequel Dieu était présent dans la nature. Notre Dieu naturel est compatible avec le concept d’Einstein, pour qui Dieu « ne joue pas aux dés » ni ne se préoccupe pas du destin et des actions des hommes. Mais le Dieu d’Einstein apparaît comme le monde physique lui-même, avec ses structures infiniment merveilleuses opérant au niveau atomique avec la beauté d’une montre bracelet d’artisan, et au niveau stellaire avec la majesté d’un imposant cyclotron.
Proche de ce que nous désignons par un Dieu naturel se trouve le concept élaboré il y a 15 ans dans un travail apprécié par l’iconoclaste astronome britannique Fred Hoyle. Dans son livre « l’univers intelligent » Hoyle proposa que Dieu puisse être une intelligence supérieure qui connaît le monde, et il utilisa le concept pour expliquer pourquoi l’univers est prévu pour la vie et pourquoi la vie se développe en complexité par rapport à tout ce qui l’entoure, qui tourne au chaos ou au dépérissement. Nous n’avons pas besoin d’accepter cette interprétation pour postuler l’existence d’un Dieu naturel muni de beaucoup de caractéristiques identiques à celles du Dieu du Judaïsme, du Christianisme, et de l’Islam, avec l’exception capitale que le Dieu de la nature est, par définition, ni surnaturel, ni transcendent comme étant en dehors du monde.
Un effet important du concept de Dieu naturel est qu’il a la capacité de réconcilier la science et la religion. Pour ceux qui ont un intérêt particulier dans le Dieu surnaturel de la plupart des religions traditionnelles, c’est peut-être un sacrifice trop important pour une réconciliation. Mais considérons les avantages. Un Dieu naturel est une intelligence dans et du monde, un Dieu s’accommodant des méthodes scientifiques ou du moins accessible par celle-ci. Un Dieu surnaturel intègre un concept que tous les scientifiques rejettent par rapport à leurs sciences. Pour certains, c’est peut-être précisément le point : Que Dieu ne peut-être, et ne devrait pas être, accessible par la science. Mais pour Einstein et beaucoup d’autres scientifiques (peut-être exprimé d’une façon différente pour ces derniers) « le sentiment religieux cosmique est le motif de recherche scientifique le plus noble et le plus fort ».
Un tel changement radical dans le concept de Dieu soulève la question suivante « Dieu est-il nécessaire ? » En d’autres mots, si nous nous « replions » vers un Dieu naturel, pourquoi avoir un Dieu finalement ? Ceci est analogue à la question posée à l’aube de la théorie de la gravitation de Newton : Si la gravitation gardait le système solaire en fonction, quel besoin y avait-il de Dieu ? C’était une question difficile à répondre, mais les Newtoniens répliquèrent en faisant la promotion de la théologie naturelle- L’idée que la beauté de l’univers était le reflet de la beauté et du pouvoir du Créateur. Nous n’avons pas besoin d’adopter une stratégie similaire ; Le fait est que les intelligences extraterrestres avancées pourraient disposer de nombreuses caractéristiques similaires attribuées aujourd’hui au Dieu surnaturel du Judéo-Christianisme et des traditions Islamiques. Des intelligences si avancées pourraient avoir réglé les constantes de la physique, expliquant donc l’énigme du principe anthropique. En principe, elles pourraient même « intervenir dans l’histoire humaine », c’est la loi standard de la foi chrétienne, sans parler des défenseurs des OVNI et des « abductés » par les aliens.
Mais, je me dépêche d’ajouter, il n’y a pas de preuve reconnue d’une intervention alien au niveau cosmique ou terrestre. Il se peut que Dieu soit nécessaire seulement d’un point de vue social ou psychologique ; si c’est le cas, nous pouvons aussi bien avoir un Dieu naturel à l’intérieur du royaume du monde réel, plutôt qu’un surnaturel avec des caractéristiques si souvent à la source de l’agonie personnelle, de la culpabilité et des guerres de religion. Que Dieu soit nécessaire ou pas, il se peut bien qu’un autre millénaire d’évolution de théologie montre la futilité de la division actuelle entre les Cieux et la Terre-les uns la demeure de Dieu, l’autre celle de l’humanité- de la même façon qu’il fallut deux mille ans pour rejeter la dichotomie céleste-terrestre aristotélicienne dans la science. L’idée du saint, du sacré, et du divin, et la recherche d’un autre monde, resteront toutefois probablement comme une partie de la nature humaine.
Le succès du programme SETI dans lequel l’information est échangée permet d’accélérer cette évolution dans la pensée humaine. Dans « l’univers biologique » je spéculais « qu’il est possible que la religion dans un sens universel soit défini comme la recherche sans fin par chaque civilisation d’autres plus évoluées qu’elle. Si cela est vrai, alors SETI est peut être de la science dans la recherche de la religion, et l’astrothéologie (équivalente à la cosmothéologie dans ce passage) est peut être l’ultime réconciliation de la science avec la religion. » Le besoin d’une intelligence supérieure, mais pas surnaturelle, peut rester au cœur de la recherche religieuse, avec le lien entre l’humanité et l’intelligence évoluée radicalement changé en matière des théologies d’aujourd’hui.

Au delà de la Cosmothéologie : La destinée humaine.
Finalement, la théologie s’attelle aux questions de sens et de but, et donc aux questions de notre place dans l’univers. En demandant si nous serons « chez nous dans l’univers », selon les mots de Stuart Kauffman[7], la réponse doit être que nous ne savons pas, car nous ne savons toujours pas où nous nous situons dans la grande chaine du vivant. Nous ne savons rien du bien et du mal dans l’univers dans le contexte des civilisations extraterrestres. Donc, le sens et le but de l’univers ne seront pas connus jusqu’à ce que nous en sachions plus si oui ou non il y a un univers biologique. Le fameux passage du prix Nobel de physique Steven Weinberg selon lequel « plus l’univers semble compréhensible, plus il semble aussi absurde » ne prenait pas en compte les possibilités inhérentes à l’univers biologique. Le sens et le but dans l’univers devraient être certainement très différents selon que nous soyons sa seule vie ou que nous ne soyons qu’une parmi les nombreuses races douées de sensations. Et par conséquent les théologies devraient être très différentes. La destinée humaine devrait être très différente aussi ; si nous sommes seuls, c’est peut-être notre destinée que de remplir l’univers de vie. Si l’intelligence extraterrestre est abondante, c’est alors notre destinée que d’interagir avec cette intelligence, que cela soit pour le bien ou pour le mal, pour la vie qui cherche la vie.
C’est ici que le cinquième principe cosmothéologique vient en jeu. La dimension morale- une révérence et un respect pour l’intelligence extraterrestre qui peut être morphologiquement très différente des formes de vie terrestres- qui lancera certainement un défi à une espèce qui est parvenu à surmonter les différences nationales et raciales superficielles. Si nous sommes sages, l’humanité réalisera que notre espèce est une, une prise de conscience nécessaire avant d’avoir un quelconque espoir d’échanger avec des êtres extraterrestres d’une façon moralement responsable. Que l’intelligence soit rare ou abondante, que la vie soit d’un ordre plus ou moins élevé que l’homo sapiens, la destinée humaine est intimement connectée avec l’évolution cosmique. Notre message premier, confirmé par Arthur C.Clarke, va répétant : Toute théologie qui ignore les faits de l’évolution cosmique compris depuis le dernier siècle fait cela au péril d’être déconnectée de la réalité.

Le chemin au devant :
J’indique que c’est le moment pour nous de considérer sérieusement la cosmotheologie, de voir comment les religions et leurs théologies qui les accompagnent devraient changer à la lumière de ce que nous connaissons maintenant de l’univers, et de ce que nous connaîtrons probablement dans le futur: Nous ne sommes pas les seules créatures vivantes de l’univers, et très probablement pas les plus supérieures, et surement pas uniques de quelque façon que ce soit exception faite de nos renseignements biologiques. Le temps est peut-être même venu pour une théologie totalement nouvelle basée sur un concept de Dieu modifié.
La question est alors comment procéder. Personne ne niera que toutes les discussions passées accouchèrent de suggestions sporadiques, mais pas de cosmothéologies systématiques. Aucun Thomas d’Aquin de la cosmothéologie n’est encore apparu pour réconcilier la doctrine courante avec les nouvelles visions du monde. Il n’est pas évident que cette réconciliation soit notre première besogne. Comme je l’ai suggéré, peut-être que nous devons aller au delà de la théologie courante, faire un pas en arrière et nous demander ce que nous devrions faire si nous recommencions à zéro, étant donné ce que nous connaissons maintenant de l’univers.
Ce n’est pas comme les projets spatiaux avec des échéances, la théologie n’est pas habituée aux feuilles de route pour ouvrir la voie. Mais dans le but d’encourager une discussion systématique, quelque chose d’analogue à la feuille de route pour la cosmothéologie, les grandes lignes des questions importantes et les approches possibles pour y répondre, n’est peut-être pas hors de portée. Dans ce papier j’ai donné des approches possibles de la cosmothéologie en tant qu’historien des sciences. Mais une feuille de route compréhensible doit prendre sa source de beaucoup de points de vue différents. Une aspiration importante pour toute discipline est la discussion systématique sans, toutefois, exclure des idées bien considérées. Il est important que nous envisagions le débat de façon élargie, selon les grandes lignes de quelques feuilles de route, n’hésitant pas à sortir des sentiers battus. Au moins nous pouvons définir les paramètres du problème, remarquer les principales zones de préoccupation, et peut-être établir un agenda pour le futur.
L’année 2000 est le quatre centième anniversaire de la mort de Giordano Bruno, brulé sur un bucher en 1600. Le bucher de Bruno se produisit juste un peu plus de la moitié d’un siècle après l’introduction de la théorie Copernicienne, qui alimenta sa vision du nouvel univers. Nous sommes aujourd’hui à peu près au même point après les premières inspirations d’une nouvelle vision du monde connue comme l’évolution cosmique, les débuts de l’univers biologique. L’anniversaire de Bruno, un symbole de la nécessité pour la science et la religion de s’engager dans des discussions rationnelles à tous les niveaux, est un moment approprié pour faire le point sur les implications du nouvel univers pour la théologie. Bruno sera en train de regarder au dessus de nos épaules collectives, étonné lui même du nouvel univers, mais optimiste que ses implications soient acceptées d’une façon plus rationnelle qu’en son temps, lorsque la vision du monde scientifique prenait naissance en occident. Le pape Jean Paul II donna une impulsion à cela lorsque, à l’occasion du quatre centième anniversaire de la reforme du calendrier grégorien, il écrivit :

« Il est nécessaire que la relation entre la croyance et la science soit constamment renforcée et que tous incidents historiques passés qui peuvent être interprétés comme étant dommageables pour cette relation, soient revus par toutes les parties comme une opportunité de réforme et pour poursuivre une communication plus harmonieuse. En bref, ce doit être le désir sincère de tous d’apprendre de l’histoire de façon à gagner en perspicacité dans la direction positive que nous devons prendre ensemble dans le futur. »

Les leçons de l’histoire et de la science peuvent nous amener plus loin que ce que le pape projetait, mais nous ne devrions pas nous dérober devant la pensée rationnelle.
Pour ceux qui débattraient sur le fait que la théologie excède les frontières de la pensée rationnelle, je termine avec les mots de la fin du magistral «Une histoire de Dieu » de Karen Armstrong :
« Les êtres humains ne peuvent pas supporter le vide et la désolation ; ils remplissent le vide en créant de nouveaux foyers de signification. Les idoles du fondamentalisme ne sont pas de bons substituts de Dieu ; Si nous devons créer une nouvelle foi vibrante au XXI ième siècle, nous devrions peut-être, pondérer l’histoire de Dieu par quelques leçons et avertissements. »
Le cosmos moderne peut servir certainement comme un nouveau foyer de signification ; c’est déjà le cas pour beaucoup, et les nombres sont croissants. Certainement l’histoire de Dieu nous enseigne que le concept persistera, mais qu’il devra être ajusté à nos connaissances de l’univers. L’histoire démontre certainement que la véritable signification de Dieu n’est enterrée dans aucune culture humaine unique, mais dans les meilleurs éléments d’une pensée d’un autre monde dans toutes celles-ci. Dans ce corps de pensée nous devons maintenant ajouter la vision scientifique du monde, dans lequel l’univers, ou le multivers, est assez grand pour…

Pour terminer je vous propose une bizarrerie :

Il y a parfois dans les bouquins traitant du sujet OVNI des informations pour le moins étranges et troublantes. Vous trouverez ci-joint une scan d’une page qui m’a interpellée, notamment la légende associée au premier dessin reprenant des signes pour le moins cabalistique. On peut lire :
Citation :
« Sur cette mystérieuse pierre il y a neuf signes et un espace qui pouvait en contenir un autre en plus. En suivant l’ordre de la gauche à la droite et de haut en bas, les significations clés de ces signes sont les suivantes : Opposition et dualisme, harmonie (arc en ciel), zig zag, adaptation, tourbillon, aide, déviation, syntonie, uniformité (mort) et vide (la liberté). Apparemment, ils constituent la base primaire d’un langage « cosmographologique » universel.
Le deuxième dessin et la légende qui l’accompagne semble un peu plus à l’ouest tout en mentionnant cependant une histoire d’antimatière…ce qui en réfléchissant bien n’est pas si idiot que cela.


Qui sommes nous ? ‪The Who‪ - Won't Get Fooled Again‬
http://www.youtube.com/watch?v=SHhrZgojY1Q
Alors, besoin d’une révolution pour changer la face de cette mono élite ? une révolution impulsée par un monolithe ? Une chose est sure, il ne s’agit pas de faire du surplace et de changer un tyran par un autre, la révolution dont je parle se situe plutôt dans les circonvolutions de notre encéphale, une révolution de la pensée !
Résister à la barbarie qui s’en vient en s’inspirant du Philosophe Alain.

[1]
Rousseau, un auteur qui porterait à quelques siècles d’intervalle, cette montée de la conscience et de la spiritualité pour venir en aide à une humanité déboussolée ? La révolution des consciences ne serait-elle pas déjà en route ?
La spiritualité de Jean-Jacques Rousseau de Béatrice Arboux.
Citation :
Aurait-on pu imaginer que la pensée de Jean-Jacques Rousseau n'était peut-être pas tout à fait celle qu'on nous décrit si abondamment dans nos écoles ? Dans cet opus, Béatrice Arboux nous ouvre ainsi à une interprétation proprement ""révolutionnaire"" des idées du grand homme, le concept de base étant que l'être humain, en se connaissant d'abord lui-même, accède alors à une authentique compréhension du monde. Pour appuyer sa démarche, l'auteur procède ici à une mise en parallèle avec la pensée typiquement orientale que personnifie la doctrine du Védanta, où l'homme est lui-même son outil de connaissance de l'univers. Vous assisterez tout au long de ces pages à une brillante réflexion fondée sur la maxime qui fut autrefois gravée sur le frontispice du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'univers et les dieux ». Le phénomène de la Conscience est considéré comme central dans cet essai, à l'instar de ce qu'ont professé Gurdjieff, Steiner, Graf Durkheim et bien d'autres. Il n'y a ainsi, pour Béatrice Arboux, « [ ] plus de place [pour] la contradiction sociologique fondamentale des civilisations actuelles, qui naît de l'impossibilité de choisir entre Mystique et Cité. La Vie ne peut trouver d'élan que dans la synthèse rationnelle des deux. » C'est là, en d'autres termes, la réconciliation du Vertical et de l'Horizontal. Qu'on le veuille ou non, et par-delà les soubresauts pitoyables d'une certaine civilisation qui se meurt, les nouveaux paradigmes sont en marche !

[2]
Steven J. Dick est un astronome américain, auteur et historien des sciences plus connu pour son travail dans le champ de l’astrobiologie. Il est membre de l’académie internationale d’astronautique. Il a travaillé pour la NASA. Je dirai qu’il doit être particulièrement bien au fait de ces sujets.

[3]
William Derham est un homme d’église et un philosophe naturaliste britannique du XVIII siècle.
http://openlibrary.org/books/OL18087341M/Astro-theology
Voir notamment la partie concernant la pluralité des mondes.

[4]
Loren Eiseley est un anthropologue de l'université de Pennsylvanie, il fut président de l'Institut américain de Paléontologie. Il était particulièrement intéressé par la nature et la cosmologie. A lire « The Unexpected Universe »

[5]
Peut-être pas si nous tenons compte des éléments que j’évoquais précédemment sur la forme humaine qui pourrait constituer une sorte « d’attracteur étrange », une forme vers laquelle convergerait les espèces dans ce chemin vers la complexité/conscience, forme quelque part qui serait à l’image du créateur. Bien entendu l’habit ne fait pas le moine et ce n’est pas parce que les formes se ressemblent que l’être est identique, mais cela pourrait-être l’expression encore une fois de cette équation de l’un et du multiple (cf miroir d’Amoli).
Je me suis toujours demandée si l’être, la conscience n’entretenaient pas une relation réflexive avec la matière, la façonnant à son image et inversement, et ce à plusieurs niveaux d’où l’importance de la géométrie. Mais quelle est l’image de la conscience ?
Une nuée d’oiseaux a t’elle conscience d’elle-même (Swarm intelligence) ?
http://www.youtube.com/watch?v=5OVvJOeUdUs

http://interstices.info/jcms/c_7083/lintelligence-en-essaim-ou-comment-faire-complexe-avec-du-simple
et question subsidiaire, quid de la nuée humaine ?


[6]


[7]
Stuart Alan Kauffman est un biologiste américain (biologie théorique) et un chercheur sur les systèmes complexes concernant l’origine de la vie sur Terre. Il est un des chercheurs connus qui défendent l’hypothèse selon laquelle les systèmes biologiques complexes et les organismes seraient le fruit d’une auto organisation évoluant loin des conditions d’équilibre dynamique. Dans le papier suivant qui fait référence aux travaux de Kauffman on trouve une nouvelle définition de la pensée qui peut-être appliquée aux humains, aux cétacés, aux intelligences artificielles et aux intelligences extraterrestres quels que soient leurs substrats :
Citation :
« Penser est l’apparition, la transformation et le stockage dans un esprit ou un cerveau (ou une simulation en lieu et place) de structures transportant de l’information (représentations) d’un type ou d’un autre, comme les pensées, concepts, perceptions, idées, impressions, notions, lois, schémas, images, phantasmes ou représentations sous personnelles. »
« La conscience pourrait-elle être codée dans l’ADN ? »
Is Your Gut Conscious? Is an Extraterrestrial?
http://journalofcosmology.com/JoC16pdfs/25_Post%20-%20Copy.pdf
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Ratapinhata
Passionné
Passionné




Féminin Age : 107
Nombre de messages : 106
Inscription : 05/09/2011
Localisation : Nice
Emploi : Homeschooler mother
Passions : lecture, Histoire,
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Lun 07 Nov 2011, 00:53

@M51M51

Qu'est-ce que j'entend par destructuration ? Et bien , en parcourant ce Forum j'ai lu à plusieurs reprise que la "révélation" d'un contact bouleverserait tout, que c'était incompatible avec notre modèle... culturel, religieux, politique etc...
Franchement, je ne vois pas en quoi... vu que les modèles sont déjà en plein effondrement...

On n' est quand même plus dans la société qui brûlait Giordano Bruno.. au moins en Occident, la religion ne joue plus aucun rôle pour la majeure partie de la population, d'ailleurs le pape et ses jésuites ont dit qu'une vie extraterrestre n'était pas incompatible avec la catholicisme...

Pour ce qui est de l'organisation politique de la planète...qu'est-ce que vous voulez que ça change ? A moins qu'on est à faire à des hostiles qui vont armer les uns contre les autres... mais si c'était leur objectif, ils l'auraient déjà fait...

Vous pensez que notre auto-satisfaction occidentale va en prendre un coup ? Qu'on sera humilié intellectuellement , philosophiquement, etc... Je ne sais pas si vous regardez le monde autour de vous, mais en ce qui me concerne, je suis déjà humiliée...

De toute façon, du point de vue des jeunes générations, le monde tel qu'on le gère n'est pas une réussite... et peut-être ne seraient-ils pas mécontents qu'une civilisation avancée les aide à remettre tout d'aplomb...

Un contact, pour quoi faire ? des échanges, du commerce ? si nos visiteurs ne sont pas hostiles, ça ouvrirait des perspectives,... et s'ils sont hostiles, pourquoi aujourd'hui et pas hier ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
guillaume.E
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 40
Nombre de messages : 56
Inscription : 31/08/2009
Localisation : viroflay
Emploi : jardinier
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Jeu 10 Nov 2011, 12:53

bonjour,

merci pour le sujet dont je souhaite qu il fasse l effet d une bombe a l interieur de nos consciences.je suis frustré de ne pas pouvoir ,par manque de connaissance,echangé mes idéés avec vous tous. je suis demandeur de vos refflexions.merci encore une fois.

bonne journéé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 40
Nombre de messages : 249
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 12 Nov 2011, 17:32

Guillaume.E
Merci mais surtout n’hésitez pas à intervenir. Ce sujet mérite l’intervention de chacun avec sa sensibilité et il n’y a pas de parole autorisée. Auriez-vous par hasard un lien quelconque avec cet historien zète qui considère certains faits comme non recevables car trop anciens ?
La Ratapinhata
Citation :
Qu'est-ce que j'entend par destructuration ? Et bien , en parcourant ce Forum j'ai lu à plusieurs reprise que la "révélation" d'un contact bouleverserait tout, que c'était incompatible avec notre modèle... culturel, religieux, politique etc...
Franchement, je ne vois pas en quoi... vu que les modèles sont déjà en plein effondrement...

Lorsqu’à une échelle nanométrique sur un forum rassemblant des personnes déjà sensibilisées au sujet (ce forum par exemple) vous observez les polarisations qu’un brin d’étrangeté vient précipiter, vous comprenez alors que le sujet n’est pas si anodin et qu’il déclenche toute sorte de réactions allant du rejet homéostasique à la croyance radicale (que cela soit dans la science « vraie » type « Science et vie », dans la doctrine sceptique usurpée (cf zètes), dans la croyance « religieuse » aux êtres de lumière type new age, etc). Ce sujet touche aux fondements mêmes de nos constructions de la réalité.
On peut avoir peut-être une première idée des conséquences d’un contact et de l’impact que celui-ci pourrait générer en regardant ce qui s’est passé dans l’histoire de l’humanité lorsque des civilisations se sont rencontrées. Et encore, ces « pilotes » mettaient en relation des civilisations « homogènes » en terme d’origine planétaire (enfin je crois). Pour se documenter sur le sujet, vous pouvez lire le très bon bouquin de Christel Seval « Contacts et Impacts », livre que j’ai déjà cité sur ce fil. Je pense que Christel Seval s’est en fait inspiré des travaux de Robert Jaulin et notamment des ouvrages « La paix blanche : Introduction à l’ethnocide » (féroce réquisitoire contre notre immonde monde marchand et ce totalitarisme rampant qui se masque des vertus démocratiques et qui nous conduit tout droit au néant) et « L’univers des totalitarismes »ou essai d’ethnologie du « non-être ». Ces deux ouvrages sont à mon avis deux pierres angulaires pour la compréhension de ces phénomènes du contact.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1972_num_13_4_2115
Le plus dramatique dans cette « paix blanche », c’est le nettoyage au karsher via la sainte trinité « intérêts, marché, monothéisme imposé » de la diversité sociale et culturelle humaine. Ces communautés humaines toutes différentes et qui ont chacune développé leur « être au monde » se trouvent embarquer sur le train de la « modernité » pour mieux converger vers cet horizon du champ des totalitarismes. Cet appauvrissement culturel et social est dramatique car dans ces exemples vivants de communautés humaines se trouvent peut-être éparpillés les recettes et ferments d’un contact réussi avec l’altérité. Leur disparition réduit d’autant notre richesse collective et par voie de conséquence nos champs des possibles (solutions) dans cette problématique du contact.
A titre d’exemple de problématique qui peuvent se poser et pour rejoindre le côté spirituel évoqué lors de la précédente intervention, l’historien Jason T. Kuznicki nous dit que si nous avons de bonnes raisons de penser que certaines notions de spiritualité sont partagées à travers les différentes civilisations de l’univers, elles peuvent l’être d’une façon différente de celles terrestres. Pour prendre un exemple plus terre à terre si j’ose dire, Kuznicki dans « The Inscrutable Names of God : The Jesuit Missions of New France as a Model for SETI-Related Spiritual Questions » cite le cas du premier contact entre les jésuites français et les Montagnais, Hurons et Iroquois dans ce qui est maintenant la partie Est du Canada. Les jésuites s’attendaient à ce que leurs interlocuteurs conçussent l’âme comme immortelle et unitaire. Au contraire, les Iroquois voyaient les personnes comme ayant plusieurs attributs différents et séparés, ce que les jésuites voyaient eux comme un tout unifié dans une âme unique, avec les transformations de ces âmes se produisant à des périodes variées et de façons différentes. De façon similaire, ce que la plupart des religions nord américaines appellent le « Grand Esprit », d’une certaine façon analogue à dieu, est plus probablement le résultat de croyances syncrétiques ultérieures qu’une représentation fidèle de la spiritualité originelle indienne.
Finalement, Kuznicki note que même dans les descriptions communes du monde, les catégories indigènes et européennes transportent avec elles des hypothèses philosophiques sur la nature des objets, des actions auxquels elles se réfèrent. Kuznicki conclut que dans une communication interstellaire aussi, les catégories qui semblent fondamentales à une culture peuvent très bien ne pas être même conçues par l’autre! Si deux branches de l’humanité avec un héritage génétique partagé ont de telles difficultés à se comprendre dans une relation directe, nous devrions nous attendre à un chemin pavé d’embuches et de confusion dans notre relation avec les intelligences extraterrestres. Il en découlerait certainement des perturbations importantes qui contribueraient, quelque part, à la « clochardisation » de l’humanité.
Citation :
On n'est quand même plus dans la société qui brûlait Giordano Bruno.. au moins en Occident, la religion ne joue plus aucun rôle pour la majeure partie de la population, d'ailleurs le pape et ses jésuites ont dit qu'une vie extraterrestre n'était pas incompatible avec la catholicisme...

En êtes-vous vraiment certaines ? Peut-être que les buchers ont pris une autre forme parfois moins violente mais tout aussi efficace et il y a effectivement des places plus calmes que d’autres. Quant à la religion, je n’ai vraiment pas le sentiment que tout le monde s’en fout sauf à limiter votre raisonnement peut-être au catholicisme.
La religion catholique est intéressante car elle semble avoir pris un virage ces derniers temps concernant la problématique de la vie extraterrestre. Cette religion n’est peut-être pas condamnée, comme on le lit trop souvent, en cas de révélation. En effet, « l’incarnation » de la « divinité » (sans préjuger en aucune façon de la réalité que pourrait recouvrir ce mot) pourrait faire partie d’une étape standard de l’évolution de chaque système planétaire. Etrangement on trouve cette idée encore une fois dans les fameux courriers décriés.
Concernant l’état du monde, je partage votre humiliation mais je pense que vous l’aviez déjà noté dans mes propos.

L’année 1947 est une année singulière dans l’histoire de l’ufologie car elle est celle qui a été marquée par deux des évènements emblématiques de l’histoire des OVNI :
L’observation par Kenneth Arnold de neuf objets volants singuliers près du Mont Rainier dans l’état de Washington, le 24/06/1947.
L’affaire de Roswell où le 04/07/1947 William Mac Brazel découvre des débris sur ses terres.
Quel n’a pas été mon étonnement de constater qu’en ce début d’année 1947, dans l’hebdomadaire paraissant le jeudi, « le monde illustré », on trouve, un semestre jour pour jour avant l’affaire Roswell, dans l’édition du 04/01/1947, un article intitulé « La vie dans l’espace » du journaliste Alexandre Ananoff [0] qui fut un précurseur remarquable et un éclaireur de cette nouvelle branche « l’astronautique ». Il reconnut notamment très tôt le génie de Konstantin Tsiolkovski qui mériterait vraiment d’être réhabilité tant son apport dans le domaine qui nous concerne est significatif et précurseur. Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous cet article, qui même s’il est émaillé de quelques perles liées aux connaissances de l’époque, est d’une modernité qui me laisse pantois ! Le dieu hasard sans doute…

Citation :


« Tout cet univers n’est pas unique dans la nature, et nous devons croire qu’il y a, dans d’autres régions de l’espace d’autres terres, d’autres êtres et d’autres hommes… ». Ainsi s’exprimait Lucrèce il y a 2000 ans. Aujourd’hui encore le curieux se pose la même question sans pouvoir y répondre.
Si l’on reconnaît en chaque étoile un Soleil immense éclairant des systèmes planétaires analogue au nôtre, on admettra que la question de l’habilité des planètes étend le problème puisque dès lors, la vie n’est plus limitée à notre infime univers mais qu’elle se situe jusque sur les lointaines terres du ciel.
Telle qu’elle se présente communément, la question pose deux problèmes :
Le premier est de savoir si la vie telle que nous la concevons, animale ou végétale, peut exister sur les planètes de notre système présentant des analogies avec la Terre ;
Le second : sur des planètes offrant au Terrien des conditions inhabituelles de vie, des êtres de conformation spéciale peuvent-ils trouver refuge ? Pour répondre à la première question nous recourrons à la Science ; pour la seconde, à l’imagination et à la logique.
Mais peut-on, en vérité, parler de la vie sur les autres mondes sans l’avoir d’abord étudiée sur Terre ? Pour brève qu’elle soit, cette étude nous montrera combien variée est la vie et divers les milieux où elle se manifeste.
La physico-physiologie, l’anatomie comparés et la paléontologie mettent en évidence, entre l’homme et l’animal, les différences uniquement quantitatives. L’homme crée des barrières, soit pour satisfaire son orgueil, soit pour rendre certains phénomènes plus explicites, barrières qui s’évanouissent devant la Science. Cette vérité devient surtout évidente lorsqu’on descend aux espèces inférieures.
Ces êtres microscopiques constitués d’une seule cellule, les Flagellés, ont des caractéristiques aussi bien animales que végétales. Aussi les naturalistes crurent-ils tourner la difficulté en les classant en deux catégories : les Flagellés-animaux (Zooflagellés), les Flagellés-plantes(Phytoflagellés), division qui s’est avérée insuffisante lors de la découverte d’espèces qui, au cours de leur cycle vital, passent d’une catégorie à l’autre.
Ceci nous montre la précarité et l’insuffisance de classifications qui demeurent arbitraires.
En descendant l’échelle des êtres, nous arrivons aux sources mêmes de la vie. Tout le monde connaît les Bactéries, êtres extrêmement simplifiés et de très petite taille (de l’ordre d’un millième de millimètre), dont l’importance biologique est considérable. En dépit de leur petitesse, les Bactéries ont encore une structure définie, une organisation. Elles se composent d’un grand nombre de molécules et ont les mêmes constituants chimiques que les autres cellules.
Depuis quelques années – et surtout depuis la découverte du microscope électronique, les biologistes étudient avec intérêt des êtres plus petits encore : les infra-microbes. L’un d’entre eux, le virus filtrant, a même pu être photographié ; il est la cause de certaines maladies (rage, variole, poliomyélite). Ces êtres infimes, qui ne peuvent pas être cultivés en laboratoire, résistent à la dessiccation. A cette échelle, une organisation comparable à celle des bactéries n’est plus possible ; l’analyse chimique montre qu’ils contiennent encore de l’acide thymo-nucléique, des protéines et des glucides, mais n’ont plus d’activité respiratoire et fermentaire. « Et pourtant, nous dit M. Dragesco, ils ont les caractères de la vie puisqu’ils se reproduisent et se transmettent ».
Les Bactériophages sont encore plus extraordinaires ; leur taille varie de 100 à 8 millions de millimètre ; ils détruisent les bacilles et résistent à une température de 75°, à l’acétone, à l’alcool, à l’éther et à la dessiccation ; ils nous amènent donc à la conception d’une organisation cellulaire simplifiée à l’échelle moléculaire.
Il y a mieux encore : Les protéines-Virus qui sont les agents des viroses, maladies de certaines plantes. Aussi petites que les Bactériophages, les Protéines-Virus ont pu être obtenues cristallisées ; leurs cristaux restent virulents après quinze recristallisations successives. Elles ont un poids moléculaire énorme, sont solubles dans l’alcool et l’acétone et se multiplient comme tout être vivant. On a même pu provoquer une mutation, c’est à dire une race de virus à propriétés changées par l’action des rayons X. Les mutants avaient des propriétés chimiques différentes.
Les infra-microbes font donc la liaison entre les molécules et les êtres vivants. « La nature passe insensiblement des formes animées aux inanimées »…disait Aristote il y a 2000 ans ; nous ne pouvons pas mieux conclure aujourd’hui.
M. Dragesco affirme que « la différence entre la vie et la non-vie dépend de la complexité structurale ». Un des mérites de la biologie moderne est précisément d’avoir supprimé la barrière qui séparait la vie du monde physico-chimique. Au fond, le critère le plus général pour définir la vie est le suivant : oxydation de matières organiques avec libération d’énergie.
Dans ces conditions l’apparition de la vie sur une planète est une des phases de l’évolution géochimique de l’astre en question.
Les biologistes considèrent que les êtres vivants-tout au moins sur Terre- se sont formés à partir de la photosynthèse de l’aldéhyde formique, grâce au rayonnement ultra violet. Par la suite, l’élimination de l’oxygène arrêta l’ultra-violet, nocif à la vie des cellules. Les premiers êtres vivants se sont développés dans les océans chauds, qui contenaient de l’oxygène, du CO2 et de l’ammoniac. Par la suite la vie évolua et les conditions changèrent. L’atmosphère devint de plus en plus riche en oxygène et la température baissa.
Plusieurs conditions semblent nécessaires au maintien de cette vie. M. Dragesco considère que les êtres vivants ont d’abord besoin d’aliments.
Mais pour que la vie se maintienne sur une planète, de nombreuses conditions sont nécessaires. Outre les aliments, la plupart des êtres exigent des composés organiques synthétisés par d’autres cellules. Heureusement les végétaux se contentent de produits plus simples : eau, carbone, azote et sels minéraux. L’eau, l’acide carbonique et l’azote sont indispensables à l’entretien des êtres organisés supérieurs.
La plupart des êtres vivants ont besoin aussi de respirer ; par conséquent l’atmosphère de la planète doit contenir de l’oxygène et de l’ozone pour empêcher les radiations ultraviolettes d’arriver au sol.
La chaleur est indispensable. L’adaptation est pourtant fort réduite dans le cas des températures élevées, les êtres supérieurs ne pouvant supportés de températures dépassant 60° ; en somme, nous pouvons admettre que les êtres vivants ne résistent qu’à des températures comprises entre -31° et +90°.
Quant à la pression, cet agent physique semble jouer un rôle assez effacé.

En somme, pour être renseigné sur l’habitabilité d’une planète, il faut se documenter au préalable sur ses principales caractéristiques.


Citation :
Des corps célestes se trouvant dans notre voisinage, tels Venus et Mars, semblent réunir tous les suffrages. Pourquoi ? Parce que la température de Venus ne paraît pas excéder + 64° ; elle est localement atténuée par des montagnes de 80 000 m de haut ; la présence d’eau permet d’admettre l’existence de végétation ; son atmosphère en effet ne diffère de la nôtre que par une très forte proportion de gaz carbonique, ce qui n’est pas incompatible avec l’existence de végétaux utilisant ce gaz carbonique pour leur fonction chlorophyllienne.


Citation :
Les conditions qui règnent à la surface de Mars s’opposent à la survie d’êtres constitués comme nous ; elles ne sont pas défavorables à l’existence d’une végétation assez abondante dans certaines régions, ainsi qu’à l’épanouissement d’une vie animale spécialement adaptée au climat.
Si ces deux planètes présentent des analogies avec la Terre, un grand nombre d’autres sont bien différentes. Ainsi la température calculée pour Jupiter, d’après le rayonnement que cette planète reçoit du soleil, est de -210° ; sur ce monde glacé il n’y en a pas moins un océan, des continents- plus exactement d’immenses îles flottant à la dérive-une atmosphère agitée. Mais cet un océan de méthane sur lequel flottent des continents d’ammoniac solidifiés ; l’atmosphère est formée outre les vapeurs de méthane, d’azote et d’hydrogène. Ainsi les conditions physico-chimiques sont elles différentes de celles qui régissent notre globe. Des êtres vivants peuvent-ils malgré cela y exister ?


Citation :
Si chaque être ne peut vivre que dans des conditions bien déterminées, le principe même de la vie est absolument indépendant des conditions physico-chimiques ; il réclame seulement la présence d’un grand nombre de ces conditions en un même lieu…Le docteur Lefébure considère en effet que des systèmes doués de catalyse, d’osmose, de cristallisation, peuvent aussi bien pousser sur des rochers d’ammoniac baignés dans des vagues de méthane que les algues qui croissent sur nos côtes terrestres.
En effet, comme les organismes sont constitués d’association de cellules, chaque cellule, selon cette théorie, est formée d’un grand nombre de systèmes organiques, simples, présentant le cycle de croissance limitée, - reproduction illimitée. Ce sera un des grands enseignements de l’Astronautique d’infirmer ou de confirmer cette théorie par la découverte d’êtres vivants sur diverses planètes.
Si donc on admet l’existence d’être vivants dans des conditions totalement différentes des nôtres, peut-on en dégager les caractéristiques ?- Morphologiques, sans aucun doute. On voit que, malgré des différences physico-chimiques profondes entre les planètes, leur forme extérieure est à peu de chose près semblable.
Si Jupiter est plus aplati aux pôles que la Terre, c’est minime comparativement à la température par exemple. La morphologie apparaît donc comme un élément stable. Et ce qui est vrai pour les astres l’est également en biologie. Ainsi il existe dans les eaux chaudes et sulfureuses de Barèges une bactérie ; elle est la seule à pouvoir croître et se multiplier à une telle température et dans une telle proportion de soufre. Or, dans les conditions habituelles, elle meurt. Sa morphologie est simplement celle d’une grosse bactérie et rien dans sa forme ne permettrait de soupçonner qu’elle vit dans des conditions anormales. Là encore la morphologie apparaît plus constante que les caractéristiques physico-chimiques. Il est donc fort possible, comme le conclut le docteur Lefébure, que les êtres vivant sur d’autres planètes ne soient pas tellement différents par leurs formes des êtres vivant sur terre. En outre l’aspect extérieur de tous les animaux est à peu près symétrique par rapport à un plan vertical médian. On voit mal pourquoi cette loi qui découle des meilleures conditions d’équilibre pour des êtres doués de locomotion ne serait pas vraie sur les mondes les plus lointains.
Enfin, en zoologie nous savons que tous les êtres possèdent obligatoirement trois éléments essentiels : tête, tronc, membres.
La tête est généralement ovoïde, les membres seront rectilignes, du moins longilignes. La tendance sphéroïde réalisée au maximum dans l’œil, la longiligne dans les doigts de l’espèce humaine, ces deux polarités morphologiques paraissant liées d’une part à la fonction sensitive, d’autre part à la fonction motrice. Il y a tout lieu de supposer que cette loi n’est pas seulement terrestre parce que résultant de nécessités mécaniques ; et s’il y a des êtres sur d’autres planètes, ils doivent posséder également des yeux, puisque toutes les planètes sont éclairées et que ces yeux sont sphériques, des membres et des doigts, qui seraient longilignes. Par contre les caractères secondaires-coloration par exemple-seront très variés et imprévisibles, dépendant du chimisme local.
En guise de conclusions nous pensons amusant de reproduire ci-dessous le résultat des savants calculs de sir Thomas Dick, publiés en 1837, sur la population disséminée à travers notre système solaire.


Je milite en faveur d’un accès direct aux articles scientifiques sans pour autant passer par le filtre de journalistes qui de façon consciente ou inconsciente caviardent l’information importante pour la rendre plus conforme « aux croyances du moment, comme par exemple ici où l’on nous dit en substance : il y a peut-être de la vie dans l’univers mais ce n’est que dans quelques dizaines d’années que nous aurons la réponse ». Je crois qu’Internet, loin d’être une ressource dédiée aux détraqués en tout genre, pédophiles et consorts, régulièrement dénoncé par nos médias est avant tout un fantastique outil de connaissance et de communication (Jusqu’à quand ?) Afin d’apporter de l’eau à mon moulin je vous propose de comparer l’article de « Futura Science » concernant une publication récente, qui a déjà été évoquée sur ce site:
http://www.forum-ovni-ufologie.com/t13976-extraterrestres-leurs-lampadaires-pourraient-trahir-leur-presence
et la publication originale que je me suis permise de traduire rapidement. Bonne lecture.
Progrès récents en matière de détection.
http://arxiv.org/pdf/1110.6181v1
Citation :
Détection technique d’objets éclairés artificiellement en dehors du système solaire et au delà.
Les télescopes optiques terrestres et les investigations peuvent détecter des objets artificiellement éclairés comparables en brillance totale à une ville terrestre dans les faubourgs du système solaire. Les paramètres orbitaux des objets de la ceinture de Kuiper (KBOs) sont régulièrement mesurés pour atteindre une précision inférieure au millième. Ici nous proposons de mesurer la variation du flux observé F de tels objets en les reliant aux changements de leur distance orbitale D. Les objets éclairés par la lumière du soleil montreront une courbe logarithmique alpha qui est équivalente à (dlogF/dlogD) =-4 alors que les objets éclairés artificiellement devraient montrer alpha = -2. Si des objets avec alpha = -2 sont trouvés, des observations ultérieures avec des grands télescopes pourront mesurer leurs spectres pour déterminer s’ils sont illuminés par un éclairage artificiel. Cette méthode ouvre une nouvelle fenêtre dans la recherche des civilisations extraterrestres. La recherche peut être étendue au delà du système solaire avec de nouvelle génération de télescopes au sol et dans l’espace, qui seraient capables de détecter la modulation de phase due à des éclairages artificiels très forts sur la face nocturne des planètes lorsqu’elles orbitent autour de leurs étoiles mères.
La recherche d’intelligence extraterrestre (SETI) a été principalement conduite dans la bande radio (Wilson, 2001 ; Tarter, 2001 ; Shostak et al., 2011), avec en marge une attention aux signaux exotiques dans le domaine optique (Howard et al., 2007 ; Horowitz et al., 2001) et dans le domaine thermal infrarouge (Dyson, 1960). Les cibles usuelles des observations radio SETI ont été les signaux potentiels de balise diffusés intentionnellement par une autre civilisation pour signaler sa présence comme la « fuite » de radiation, produite par la communication ou d’autres buts (par exemple le radar).
Comme les technologies évoluent sur Terre, les attentes concernant les signaux extraterrestres plausibles changent. Par exemple, le pouvoir radio émissif de la Terre a décliné de façon importante durant les décades récentes compte tenu de l’utilisation des câbles, des fibres optiques et des autres avancées dans les technologies de la communication, indiquant qu’écouter les civilisations avancées distantes pourrait être plus difficile que ce qui était pensé auparavant (Forgan et Nichol 2011).
Ici nous sommes guidés plutôt par la notion selon laquelle les créatures biologiques préfèrent probablement tirer avantage de l’éclairage naturel fourni par l’étoile autour de laquelle orbite leur planète mère. Dès que de telles créatures développent la technologie nécessaire, il leurs serait naturel d’éclairer artificiellement l’objet qu’ils habitent durant ses phases nocturnes.
Notre civilisation utilise deux classes de base pour l’éclairage : Le thermique (les ampoules incandescentes) et le quantique (lumière émise par les diodes(LEDs) et les lampes fluorescentes). De telles sources artificielles d’éclairage ont des propriétés spectrales différentes de la lumière solaire. Le spectre des lumières artificielles sur les objets lointains devrait les distinguer de l’éclairage des sources naturelles, comme de telles émissions seraient très rares dans les conditions thermodynamiques naturelles présentent à la surface d’objets relativement froid. Du coup, l’éclairage artificiel peut servir comme un réverbère qui montre l’existence de technologies extraterrestres et donc de civilisations. Ces techniques sont-elles réalistes pour rechercher la fuite d’éclairage artificiel dans la bande optique ?
Il est pratique de normaliser tout éclairage artificiel en unité de flux de 1% de l’éclairage solaire quotidien de la Terre, fterrestre est équivalent à 1%(Lsolaire/4piD2terrestre) = 1,4 104 erg s-1, ou Dterrestre = 1,5 1013 cm équivalent à une unité astronomique qui est la distance Terre-Soleil. Grossièrement parlant, cette unité correspond à l’éclairage d’un bureau brillamment éclairé ou celui fourni par le soleil sur la Terre au moment du lever ou du coucher dans un ciel clair.
2 Eclairage des objets de la ceinture de Kuiper.
Nous examinons en premier la faisabilité de cette nouvelle technique du SETI à l’intérieur du système solaire, qui offre les meilleurs candidats pour détecter intrinsèquement des sources de lumière faibles.
Le flux observé provenant de la lumière solaire clairsemée d’un objet situé à une distance D >> une unité astronomique bascule comme D -4. Donc, le flux d’un objet qui est éclairé artificiellement à un niveau de f terrestre devrait être plus important que le flux du au réfléchissement de la lumière solaire par un facteur de (A/1%)-1 (D/1 AU)2, ou A est l’albédo (coefficient de réflexion) d’un objet au soleil.
Plus de mille petits corps ont déjà été découverts à une distance allant de 30 à 50 unités astronomiques, connus comme la ceinture de Kuiper du système solaire(Petit et al., 2011). Le nombre connu d’objets de la ceinture de Kuiper (KBOs) va s’accroître d’un ou deux ordres de magnitude pendant la prochaine décade à travers les programmes Pan-STARRS et LSST. Les tailles des KBOs connus (entre 1 - 1000 km) sont généralement déduites à partir d’un albédo de référence (Grundy et al,2005) de A proche de 4 à 10 %. (L’albédo d’un KBO peut quelquefois être calibré plus fidèlement en se basant sur les mesures de son émission thermique infrarouge.) Pour A = 7 % et la distance D de 50 unités astronomiques, un objet artificiellement éclairé comme f terrestre serait plus brillant par un facteur 360 par rapport à l’éclairage par la lumière du soleil. Ceci implique qu’une surface illuminée au flux terrestre fterrestre devrait fournir le même flux observé F qu’un objet éclairé par la lumière du soleil à cette distance, si c’est le cas, équivalent à racine carré (360) = 19 fois plus petit en taille. Exprimé autrement, une surface éclairée de la même façon que le flux terrestre de 53 km (comparable à l’échelle d’une ville importante) devrait apparaître plus lumineuse qu’un objet de 1000 km qui réfléchit la lumière du soleil avec A = 7 %. Comme des objets de 1000 km ont déjà été trouvés à des distances supérieures à 50 unités astronomiques, nous en déduisons que nos télescopes existants et les surveillances pourraient détecter la lumière artificielle d’une région suffisamment lumineuse, grossièrement de la taille d’une ville terrestre, situé sur un KBO.
Un éclairage artificiel plus faible d’un facteur epsilon < 1 comparable au standard de « 1 % de la lumière du jour sur Terre » représenté par f terrestre, devrait baisser le flux observé du même facteur, puisque les niveaux des flux observés F sont proportionnels à epsilon. Par conséquent, l’objet de taille équivalente nécessité par l’éclairage artificiel pour produire le même flux observé suite à l’éclairage par la lumière du soleil, devrait s’accroître de epsilon -1/2. Cependant, les télescopes existants pourraient détecter des régions faiblement éclairées (epsilon voisin de 1 %) de la taille de centaines de km à la surface d’un gros KBOs.
L’éclairage artificiel courant sur la face nocturne de la Terre a une magnitude absolue dans la bande r d’environ 43,5 (correspondant à 1,7 * 10 13 lumens produits par environ 2*10 12 Watts de puissance électrique). Les télescopes existants pourraient voir la face artificiellement éclairée de la Terre à une distance d’environ 1000 AU, où la brillance de la lumière solaire diffuse et l’éclairage artificiel (aux niveaux courants) sont tout à fait par hasard, à peu près égaux. Une mégapole terrestre d’aujourd’hui, comme Tokyo par exemple, a une magnitude absolue de 47,9 dans la bande r avec des magnitudes apparentes de 16,2 à la distance de une unité astronomique, 23,7 à 30 AU, 26,3 à 100 AU et 31,3 (environ équivalent aux plus faibles objets détectés par le Télescope à champ ultra profond Hubble) à 1000 AU.
Donc, les observatoires astronomiques optiques existants sont capables de détecter l’éclairage artificiel à des niveaux couramment employés sur Terre pour des constructions extraterrestres supposées de la taille d’une mégapole terrestre ou plus grande à la frontière du système solaire.
3 Une signature Flux-Distance de l’éclairage artificiel.
Les paramètres orbitaux des objets de la ceinture de Kuiper (KBOs) sont mesurés régulièrement avec une précision inférieure au millième grâce aux observations astrométriques (Petit et al., 2011). Une méthode simple et robuste mais très efficace pour identifier les objets éclairés artificiellement consiste à mesurer la variation du flux observé F comme une fonction de sa distance changeante D au cours de son orbite. Les objets éclairés par la lumière du soleil montreront une courbe logarithmique avec alpha identique à (dlogF/dlogD) = -4 alors que les objets éclairés artificiellement devraient montrer un alpha egal à -2. La précision photométrique nécessitée de plus d’un pourcent pour de telles mesures (sur une échelle de temps de plusieurs années) peut être facilement atteinte par les télescopes modernes.
Si les objets avec alpha = -2 sont découverts, des observations de suivi avec de longues durées d’exposition sur des télescopes de 8 à 10 m peuvent déterminer leur spectres et tester si ils sont éclairés par un éclairage artificiel thermique (incandescent) ou par des sources de lumière LED ou à fluorescence. Une recherche de suivi complémentaire avec des signaux radiaux artificiels peut être menée avec les observatoires radio (Loeb et Zaldarriaga, 2007), comme le GMRT, LOFAR, MWA, et PAPER, qui devraient être capables de détecter des émissions radio de niveaux extrêmement faibles avec les standards terrestres courants.

Les KBOs varient en brillance pour des raisons autres que leur distance changeante par rapport à la Terre et au soleil. En particulier, un angle de vue changeant (dû principalement au mouvement orbital de la Terre) peut conduire à des changements dans les contributions provenant d’une retro-diffusion cohérente, d’ombre de surface (Rabinowitz et al., 2007 ; Schaefer et al., 2009), et d’éjection de gaz ; la rotation d’objets de formes non sphériques ou des variations de l’albédo de surface peuvent produire des variations à court terme (typiquement quelques heures à un jour) ; et pour quelques objets l’occultation par un compagnon binaire peut aussi contribuer à une variabilité assez rapide. Pour ces raisons, il devra être avantageux de suivre la brillance des KBO fréquemment et pour une période de plusieurs années de façon à moyenner et éliminer les autres contributions à la variabilité et permettre à la tendance séculaire liée au changement de distance d’émerger. Heureusement, LSST (Ivezic et al.,2008) obtiendra des données complètes et de très haute qualité de cette nature précisément pour d’autres buts sans rapport et plus conventionnels. Aussi, le programme que nous proposons peut identifier les KBO (ou les astéroïdes) candidats par un suivi intensif sans aucun investissement additionnel de ressources observationnelles.
Nous notons que les lumières artificielles pourraient aussi varier sur des courtes périodes, lié à leurs mises en marche, dû au rayonnement, ou dû à l’apparition et la disparition de taches lumineuses sur le limbe des objets en rotation.
4 Conclusions
Des KBOs éclairés artificiellement près d’autres étoiles pourraient émaner de civilisations. En particulier, quelques petits corps peuvent avoir voyagé de la ceinture de Kuiper dans l’espace interstellaire après avoir été éjectés dynamiquement par d’autres systèmes planétaires (Moro-Martin et al.,2009). Ces objets peuvent être reconnus par leurs orbites hyperboliques. Une origine encore plus hypothétique pour les KBOs éclairés artificiellement implique des objets composés de rock, d’eau et de glace (astéroïdes ou planètes de faible masse) qui furent originellement dans la zone habitable du soleil, développèrent une vie intelligente, et furent plus tard éjectés par diffusion gravitationnelle avec d’autres planètes (comme la Terre et Jupiter) dans des orbites hautement excentriques. De telles orbites passent la plupart de leur temps à leur plus grande distance (revirement), Dmax. Si cette distance correspond à la ceinture de Kuiper, alors la dernière fois que ces objets passèrent près de la Terre c’était il y a plus de 500*( Dmax/100 AU)3/2 années, avant que l’âge moderne de la science et de la technologie ne commença sur Terre.
Les générations suivantes de télescopes terrestres (EELT, GMT et TMT) ainsi que les télescopes spatiaux (JWST, Darwin, et TPF) seront capables de rechercher les éclairages artificiels des planètes extra-solaires (Riaud et Schneider, 2007). La recherche de la modulation de phase orbitale (temps) du flux observé provenant de l’éclairage artificiel de la face nocturne de Planètes similaires à la Terre lorsqu’elles orbitent autour de leur étoile serait-elle d’un intérêt particulier ?
Une détection photométrique préliminaire grand champ pourrait être améliorée par l’utilisation de filtres à bande étroite qui seraient accordés aux caractéristiques spectrales des sources de lumière artificielles (comme les LEDs). Pour que cette signature soit détectable, le côté nuit doit avoir un éclat artificiel comparable à l’éclairage naturel de la face diurne. Clairement, la civilisation extraterrestre correspondante devrait employer des éclairages artificiels plus brillants et plus étendus que ce que nous utilisons aujourd’hui puisque le contraste global entre le côté jour et le côté nuit est un facteur de 6*105 par rapport à la Terre aujourd’hui.
Résumons nous. Nous disposons dès aujourd’hui des capacités techniques pour détecter des objets de la ceinture de Kuiper qui disposeraient d’un éclairage artificiel similaire à celui utilisé sur la Terre. Cette recherche consiste simplement à suivre dans la durée les objets de cette ceinture de Kuiper et corréler leur distance versus leur magnitude. Une loi simple et rapide permet de faire la différence entre un éclairement artificiel et un éclairement naturel correspondant à la réflexion de la lumière solaire. Des phénomènes parasites peuvent perturber l’interprétation mais ceux-ci ne résistent pas à une observation suivie et régulière des objets. Une fois un candidat potentiel détecté, des observations complémentaires avec de grands télescopes pourront être menées afin de prendre des spectres et déterminer la nature exacte du rayonnement. Enfin une écoute radio ultra sensibles prendra le relai à l’aide des observatoires GMRT, LOFAR, MWA, et PAPER. En fait, au moins un observatoire au monde a commencé cette recherche et il s’agit justement de l’observatoire Pan-Starrs dont l’un des prototypes est rentré en service en juin 2006 et qui a terme devrait comprendre 4 télescopes au total. Je m’étais toujours demandée pourquoi l’USAF [1] participait au financement de cette ressource (participation qui n’est plus aussi clairement affichée sur leur site que par le passé) invoquant tour à tour la détection de satellites et la caractérisation de leurs orbites (et pourquoi pas la détection des OVNI avec un tel engin), la protection de la planète par un système de détection anticipée des NEOs (un des objectifs affichés), l’utilisation de ces mêmes NEOs en tant « qu’armes naturelles » (ici j’extrapole mais les mêmes techniques qui permettent de dévier un caillou peuvent être mises à profit pour faire de ces mêmes cailloux des armes fantastiques), la cartographie de notre banlieue stellaire dans une optique prochaine de voyage interstellaire (j’extrapole aussi mais je crois bien que nous ne sommes pas si loin de cet « eldorado » et les préparatifs sont déjà en route en matière de cartographie. Car ce n’est pas le tout de savoir se déplacer, encore faut-il se repérer une fois sur place). Je crois que l’on peut rajouter sans peine la surveillance et la détection potentielle de visiteurs dans notre banlieue Terrestre via des techniques proches de celles évoquées et décrite dans cette récente publication.


Une autre idée intéressante est évoquée dans l’article, en conclusion. La possibilité qu’un de ces objets de la ceinture de Kuiper soit en fait une ancienne planète qui se trouvait dans la zone habitable autour du soleil, sur laquelle s’est développé la vie intelligente. Elle a subi une perturbation gravitationnelle qui l’a propulsée dans la ceinture de Kuiper mais elle viendrait refaire surface de temps en temps. Une formule est même donnée et je me suis appliquée à calculer le temps nécessaire au retour de cette « Nemesis », car il faut bien appeler un chat un chat : Si je ne me suis pas trompée, un peu moins de 16 000 ans pour une distance Dmax de 1000 AU !
Enfin l’article donne un panorama assez exhaustif des observatoires existants et à venir que je me permets de vous restituer ici car ils me semblent tous d’une importance clé dans ce sujet du contact. Avec cette évolution exponentielle des techniques qui va révolutionner notre vision de l’univers, sans être visionnaire, on peut estimer que la révélation (si l’information nous est communiquée) est à prévoir dans les dix prochaines années. Je suis impatiente de voir comment nos pseudo-sceptiques vont retourner leur veste et quelles contorsions « intellectuelles » ils vont devoir pratiquer.
Tout d’abord un blog à surtout suivre de très près :
http://www.ps1sc.org/blog/
Relation magnitude absolue Diamètre :
http://www.minorplanetcenter.org/iau/lists/Sizes.html
GUIDEBOOK ON ENERGY EFFICIENT ELECTRIC LIGHTING FOR BUILDINGS
http://lightinglab.fi/IEAAnnex45/guidebook/guidebook_summary_report.pdf
Observatoires :
http://pan-starrs.ifa.hawaii.edu/public/home.html
http://www.lsst.org/lsst/
http://www.eso.org/public/teles-instr/e-elt.html
Observatoires radio ultra sensibles :
http://gmrt.ncra.tifr.res.in/
http://www.lofar.org/
http://www.mwatelescope.org/
http://astro.berkeley.edu/∼dbacker/eor/
et ensuite indiquer PAPER dans le champ search et sélectionner le premier lien donné.
Observatoires à venir :
Opérationnel dans les 10 ans qui viennent:
http://www.gmto.org/
http://www.tmt.org/
http://www.jwst.nasa.gov/
http://www.jwst.nasa.gov/videos_general_3.html
http://www.esa.int/esaSC/120382_index_0_m.html
http://planetquest.jpl.nasa.gov/TPF/tpf index.cfm
[0]

Alexandre Ananoff (1910-1992)
 
Ecrivain et conférencier d'origine russe, né à Tbilissi, en Géorgie, il contribua largement à faire connaître l'astronautique naissante.
Enthousiasmé par la lecture des écrits du précurseur russe Konstantin Tsiolkovski, il consacre plus de trente ans de sa vie à la promotion des activités spatiales auprès de la communauté scientifique et du grand public.
[1]
http://www.defenseindustrydaily.com/8M-for-Astronomy-Asteroid-Assessment-04828/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
guillaume.E
Equipe du forum
Equipe du forum




Masculin Age : 40
Nombre de messages : 56
Inscription : 31/08/2009
Localisation : viroflay
Emploi : jardinier
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Mar 15 Nov 2011, 12:25

bonjour,

m51m51:
Auriez-vous par hasard un lien quelconque avec cet historien zète qui considère certains faits comme non recevables car trop anciens ?


non,dsl.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Ratapinhata
Passionné
Passionné




Féminin Age : 107
Nombre de messages : 106
Inscription : 05/09/2011
Localisation : Nice
Emploi : Homeschooler mother
Passions : lecture, Histoire,
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Mar 15 Nov 2011, 23:39

@M51M51:

Merci pour ces infos... donc, si j'ai bien compris tous ces observatoires en chantier , dont un des buts avoués est la mise en évidence de phénomènes artificiels (lumière..) sont la preuve que la communauté scientifique, en toute discrétion, tient pour acquis que la recherche d'une vie intelligente extraterrestre est un sujet respectable... et pas seulement une obsession de farfelus enthousiastes et rêveurs...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 40
Nombre de messages : 249
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Sam 03 Déc 2011, 00:38

Le Seti est une langue utilisée en Papouasie nouvelle Guinée parlée par environ 164 personnes. Si l’on prenait une image et si l’on comparait la Terre à l’univers, pensez-vous que les messages envoyés par cette tribu au monde entier (l’univers) seraient compréhensibles?
Guillaume.E :
Merci pour ces précisions.
La Ratapinhata :
Citation :
Merci pour ces infos... donc, si j'ai bien compris tous ces observatoires en chantier, dont un des buts avoués est la mise en évidence de phénomènes artificiels (lumière..) sont la preuve que la communauté scientifique, en toute discrétion, tient pour acquis que la recherche d'une vie intelligente extraterrestre est un sujet respectable... et pas seulement une obsession de farfelus enthousiastes et rêveurs...
Effectivement et vous ne croyez pas si bien dire. Pour compléter et étayer mes propos voici encore deux articles très récents, un de Jacob Haqq-Misra et Ravi Kumar Kopparapu[0] venant évaluer la probabilité de détecter des objets artificiels non terrestres dans le système solaire (je vous livre la traduction rapide des conclusions de l’article)
« On the likelihood of non-terrestrial artifacts in the Solar »
http://arxiv.org/abs/1111.1212

Citation :
Si d’autres civilisations technologiques existent vraiment dans la galaxie, alors nous devons admettre la possibilité qu’ils aient peut-être choisi d’explorer à distance notre système solaire en utilisant des sondes sans pilote. De telles sondes sont envisagées pour l’exploration humaine des système stellaires proches et devraient avoir une taille limite de 1 à 10 mètres. Bien que nous puissions être capables d’écarter la surface de la Terre comme un site qui abriterait actuellement ces NTAs (Non Terrestrial Artifact), le reste du système solaire n’a pas été exploré avec une résolution suffisante pour trouver de telles sondes, si en fait elles existent. L’exploration continue de la lune et des surfaces martiennes accroitra lentement notre confiance en l’absence de NTAs, de même d’autres missions du système solaire qui examinent de près les corps planétaires (par exemple la sonde Huygens se posant sur Titan), gravitationnellement stable aux points de Lagrange, ou les débris de la ceinture d’astéroïdes. Les analyses de données de satellites en orbite, tel que LRO, peuvent aussi aider à contraindre cette probabilité en recherchant des anomalies thermiques ou compositionnelles qui sont compatibles avec la présence d’une NTA. Néanmoins, l’immensité de l’espace implique qu’il faudra quelque temps avant que même des objets proches puissent être assimilés à des NTAs.
En présentant cette analyse, nous n’essayons pas d’argumenter que la recherche de NTAs dans notre système solaire doivent bénéficier d’une quelconque préférence par rapport aux autres missions astronomiques plus conventionnelles. Notre intention est de présenter un cadre dans lequel nous pouvons estimer la complétude de notre recherche des NTAs, qui augmentera inévitablement comme nous continuons à explorer la lune, Mars, et d’autres régions proches de l’espace. La découverte de technologie extraterrestre devrait certainement être une des trouvailles les plus importantes de l’histoire de l’humanité ; même si cette technologie n’était pas fonctionnelle, elle nous donnerait quelques certitudes que la vie – l’intelligence- s’est développée ailleurs. Avec des endroits si nombreux pour des sondes observationnelles si petites qu’elles pourraient se cacher dans notre arrière cour nous devons garder les yeux bien ouverts.
et un de Keith B.Wiley intitulé « The Fermi Paradox, Self-Replicating Probes, and the Interstellar Transportation Bandwidth ».
http://arxiv.org/pdf/1111.6131v1
Il est important d’associer ces deux articles car ils se répondent comme dans un jeu de miroir… d’Amoli peut-être ?
Quelques exemples ? Prenez dans ce dernier papier la page 2, on trouve à la fin du paragraphe 2.1 une estimation du nombre de SRPs (acronyme pour Self Replicating Probes ou les sondes spatiales susceptibles de s’auto répliquer plus communément appelées sondes auto réplicantes de Von Neumann. Elles n’ont pas le vent en poupe en ce moment, l’auteur se payant même le luxe d’établir un « formule de Drake » [Le nombre de sondes Nr est égal à Ns*fr*nr*Gr où Ns est le nombre total de sociétés stellaires en incluant les colonies, fr la fraction de ces sociétés qui envoient des SPRs, nr le nombre de missions initiés et Gr la fraction de la galaxie que chaque mission atteint] pour en estimer le nombre dans nos parages). Lisons le passage (traduction rapide) :
Citation :
Lorsque nous complétons l’équation selon les estimations haute et basse, cela mène à une valeur de Nr entre 100 et 100 milliards de SPRs (de sondes !) dans notre système solaire en ce moment. L’absurdité de ce résultat souligne l’énorme bazard du paradoxe de Fermi et démontre pourquoi beaucoup de partisans optimistes de la cause ETI ont fui les plus modestes considérations en matière de SRPs.

Mais si vous pensez à des sondes de taille métrique voir plus petites (et pourquoi pas nanométrique ?) en référence au premier papier ou aux UFOs, est-ce vraiment si absurde, ne devrait-on pas être dans la fourchette d’estimation?
Le papier de Keith est par ailleurs très intéressant car il évoque la possibilité d’une colonisation de la galaxie par ce qui est appelé « une intelligence informatisée », en fait l’association d’une intelligence artificielle et des entités qui l’ont fait naitre (modèles récents d’exploration galactique par Bjork, Corra et Morrales[1]). Ce ne serait donc pas uniquement des sondes automatiques que nous pourrions rencontrer mais aussi leurs propriétaires et leurs cymbions numériques (des « petites tasses » de connaissances numériques autonomes et douées de libre arbitre). On pourrait d’ailleurs se demander si ces cymbions ne se connecteraient pas de temps en temps à notre web sous quelques pseudos anodins histoire de prendre la température évolutive des sociétés humaines.
Ce papier offre un autre idée pertinente appelée « light cage » ou cage de lumière. En fait, selon l’auteur, deux paramètres antagonistes viennent jouer sur la taille de la sphère d’expansion d’une société d’ETI dans la galaxie. Le taux d’expansion dans la galaxie et le taux de croissance de sa densité de population (supposé être exponentiel ici). Lorsque la croissance exponentielle de la population ne peut plus être compensée par l’exploration de nouveaux territoires [monde clos versus mythe de la frontière] la société s’effondre. N’est ce pas un peu ce que nous vivons ici, en ce moment, sur Terre? D’où peut-être l’importance d’un changement de système ?)
Selon l’auteur, la seule façon d’éviter la catastrophe serait de passer d’une croissance exponentielle (vous savez ce moteur de la sacro sainte consommation…) à une croissance logistique (je ne sais pas trop ce qu’il entend par là mais je crois comprendre qu’il s’agit d’une croissance contrôlée voir d’une décroissance si cela est nécessaire)
En faisant l’hypothèse d’une croissance annuelle de 1 % et une sphère initiale de la taille de la Terre, McInnes[2] à partir d’une vitesse d’expansion de l’ordre de 0,05 c (une estimation assez commune à partir de vaisseaux interstellaires propulsés par la fusion type Dedalus[3]) calcule que le rayon de la « cage de lumière » sera de l’ordre de 15 années lumière atteinte en 7000 ans avant que la société ne collapse (ce qui avec 52 étoiles dans une sphère de 15 al de diamètre autour du soleil donne finalement assez peu de possibilités). Cette colonisation ressemblera à un arbre, un graphe (d’ou peut-être l’importance de la théorie des graphes concernant ce sujet, encore une piste donnée par les courriers décriés) ou plutôt un rhizome pour rebondir sur un terme évoqué au début de ce fil. Mc Innes explique donc le paradoxe de Fermi par cette expansion limitée qui se termine avec l’effondrement de la société mère. Le modèle de croissance exponentielle est dans ce cas le cœur du problème et il n’est pas impossible qu’une des étapes préalables à une expansion stellaire d’une ETI(en tout cas de l’humanité) soit la remise aux oubliettes de ce modèle au profit d’une croissance « intelligente » et contrôlée dans le berceau de cette civilisation avant même qu’elle ne parte à la conquête des étoiles (Haqq-Misra et Baum, 2009).
Un peu plus loin, l’auteur du papier évoque la possibilité d’un singleton galactique (je reviendrai un peu plus tard sur cette notion que je trouve féconde) les autres civilisations devenant des satellites du singleton avec une très relative autonomie.
Enfin l’auteur développe un concept novateur qu’il nomme l’IBT, acronyme pour l’Interstellar Transportation Bandwidth que l’on pourrait traduire en français par la bande passante du transport interstellaire et qui est en fait le nombre d’entités (généralisons) passant d’un système stellaire à un autre par unité de temps. L’auteur fait l’hypothèse que cet IBT (finalement très peu de monde se déplace) est suffisamment faible pour protéger chaque système stellaire de la pression de ses voisins. Le ITB pourrait être en fait une réelle limite à la pression sociale interstellaire. Une civilisation galactique pourrait donc mourir sans pour autant infecter (encore faudrait-il s’entendre sur la signification de cette infection d’un point de vue psychologique et sociologique d’une espèce extraterrestre, et en disant cela je me rends compte de la mélasse conceptuelle dans laquelle je m’ébroue en employant des notions finalement très anthropocentriques) ses proches voisins et de donner à l’échelle de la Terre l’exemple intéressant de l’île de Pâques, qui était trop isolée du reste du monde et du fait n’a pas eu « l’opportunité » de transmettre son « échec » de civilisation au reste de la planète.
En page 11et 12, Jean Curnonix trouvera une critique du papier de Bezsudnov et Snarskii, je passe car c’est un peu technique.
Ce que je trouve plus intéressant est le commentaire en fin de page 12 et qui rejoint le problème de la détection de l’autre papier que je me permets de traduire rapidement :
Citation :
La théorie la plus convaincante à ce jour qui permet l’existence d’ETI intragalactique est celle de Freitas qui explique que des sondes exploratrices pourraient très bien avoir atteint notre système solaire et que nous avons surestimé la facilité de les détecter (Jr., 1983&). Cette théorie impose encore des restrictions sur la nature des ETI, en cela quelle permettrait de s’adapter à quelques SRPs non détectés, il n’est pas clair comment elle pourrait supporter les millions de SRPs potentielles (décrites en paragraphe 2.1). De même, cette théorie exclut strictement la colonisation envahissante car nous pouvons tous être d’accord qu’un tel effort ne nous a pas atteint(est-ce vraiment sûr ?). Néanmoins, c’est incontestable et a des implications pour les programmes futurs de SETI : Nous devrions chercher de façon plus agressive à l’intérieur de notre système solaire.
Enfin, l’auteur insiste sur le fait que nous devrions aussi chercher en dehors de notre galaxie…et que finalement parmi les 3 possibilités de recherche qui nous sont offertes : le système solaire, à l’intérieur de la galaxie, hors de notre galaxie nous avons privilégié jusqu’à présent la deuxième instance qui finalement est celle qui donnerait le résultat le moins probant compte tenu de ce concept d’IBT ! Nous devrions donc privilégier les programmes de recherche visant la recherche d’ETI à l’intérieur du système solaire et en dehors de notre galaxie et de proposer de s’intéresser en particulier aux galaxies spirales qui se trouvent bien au dessus du plan de la voie lactée comme par exemple M31, M33, NGC300, NGC2403, M51(ce n’est pas une blague), M81, M101 et beaucoup d’autres !
Bonne lecture. En attendant le cadeau de Noël en préparation et pour indiquer une des pistes probables pour la suite de ce sujet tant je pense qu’il nous faut appuyer sur le champignon (non pas atomique) mais de la révélation pour contrebalancer les tendances thanatoniques , je vous propose cette charade
Mon premier est la première lettre de l’alphabet Grec.
Mon deuxième désigne le loup en anglais
Mon troisième ne va pas vite ou est une composante indispensable de mon ordinateur
Mon tout est un moteur de connaissances et de savoir.
Accompagnée de cette statistique sans plus de commentaire.

Réponse :
http://www.wolframalpha.com/
[0]
http://www.facebook.com/haqqmisra
http://arxiv.org/pdf/0906.0568
http://keithwiley.com/resume.shtml
[1]
http://arxiv.org/abs/astro-ph/0701238
http://arxiv.org/abs/0907.0345
Cotta, C., Morales, A., 2009. A computational analysis of galactic exploration with space probes: Implications for the fermi paradox. Journal of the British Interplanetary Society 62, 82–88.
http://www.lcc.uma.es/~ccottap/publications.html
[2]
http://strathprints.strath.ac.uk/view/author/465821.html
McInnes, C., 2002. The light cage limit to interstellar expansion. Journal of the British Interplanetary Society 55, 279–284.
http://www.centauri-dreams.org/?p=8130
[3]
http://en.wikipedia.org/wiki/Project_Daedalus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
M51M51
Equipe du forum
Equipe du forum
avatar



Masculin Age : 40
Nombre de messages : 249
Inscription : 11/11/2007
Localisation : Paris
Emploi : Divers
Passions : Astronomie
Règlement : Règlement

MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   Mer 14 Déc 2011, 07:13

http://www.youtube.com/watch?v=FUwEKpd58H0&feature=player_embedded
Citation :
Nous disions combien il était important de provoquer dans l’esprit humain la révolution radicale. La crise est une crise de conscience, une crise qui ne peut plus accepter les vieilles normes, les vieux modèles, les anciennes traditions. Et, en considérant que le monde est maintenant, avec toute la misère, les conflits, la brutalité destructive, l’agression, et ainsi de suite…l’Homme est resté comme il était. Il est toujours brutal, violent, agressif, cupide, compétitif et il a construit une société sur ces bases.
Décidément, ce mois de décembre est riche en publications et me permet de vous faire partager quelques idées très récentes sur le sujet. Ce n’était pas exactement le cadeau auquel je pensais mais finalement les faits me donnent l’occasion de tenir doublement mes promesses. Voici 3 publications (dont deux sont françaises !) que je trouve intéressantes car elles donnent quelques pistes de réflexion non orthodoxes émanant de différents secteurs de la recherche ce qui au passage est un bon indicateur de ce nexialisme nécessaire et indispensable à la compréhension de cette problématique de la vie extraterrestre et du contact :
A Stochastic Process Approach of the Drake Equation Parameters
http://arxiv.org/pdf/1112.1506v1
Ce papier met en exergue le caractère très simplifié de cette équation et surtout sa totale absence de prise en compte du facteur temps ce qui exclut les effets de l’histoire physico-chimique de la galaxie (j’avais d’ailleurs évoqué à ce sujet sur ce fil je crois l’idée d’un mécanisme « synchronisateur » pour la création de la vie à l’échelle du cosmos qui pourrait par exemple être lié à la température du fond cosmologique, questionnement qui pourrait faire le lien avec le deuxième et le troisième papier, ce qui au passage contredirait en partie l’hypothèse de travail de celui-ci ou alors il faudrait en tenir compte comme mécanisme global donnant le top départ…). L’équation de Drake ne fournit aucune estimation d’erreur sur les quantités mesurées. L’idée du papier est de proposer un premier traitement des aspects évolutifs en modélisant un processus stochastique simple (Un processus de poisson est un processus stochastique continue dans le temps où les évènements se produisent de façon continue et individuelle les uns des autres, un exemple de ce type de processus est donné par le processus de la radioactivité, l’évolution des protéines) qui permettra d’introduire à la fois la dimension temporelle dans l’équation de Drake et une première mesure de l’erreur standard. On trouve aussi en annexe une estimation récente de tous les paramètres de l’équation de Drake. Traduction rapide de l’introduction et d’une partie de la conclusion.

Citation :
Le nombre N de civilisations extraterrestres détectables (c’est à dire communicantes) dans la galaxie est habituellement donné en utilisant l’équation de Drake. Cette équation fut établi en 1961 par Frank Drake et était la première étape pour quantifier le champ du SETI. Pratiquement, cette équation est plutôt une simple expression algébrique et sa nature schématique la laisse ouverte à de fréquentes réexpressions. Un problème supplémentaire de l’équation de Drake est son indépendance par rapport au temps dans ses termes, qui par exemple exclut les effets de l’histoire physico-chimique de la galaxie. Récemment, il a été démontré que le principal défaut de l’équation de Drake est son manque de structure temporelle, c’est à dire qu’elle échoue à prendre en compte les processus évolutifs variés. En particulier, l’équation de Drake ne fournit pas d’estimation d’erreur à propos des quantités mesurées. Ici, nous proposons un premier traitement de ces aspects évolutifs en construisant un processus stochastique simple qui sera capable de fournir à la fois la structure temporelle de l’équation de Drake( c’est à dire d’introduire le temps dans la formule de Drake afin d’obtenir quelque chose comme N(t) ) et une première évaluation de l’erreur standard.

Conclusion :
Le modèle proposé permet une première estimation analytique de l’écart type du nombre estimé de civilisations galactiques. De plus, il fournit une structure temporelle de l’équation de Drake qui peut aider à étudier l’influence de plusieurs effets sur le nombre estimé de civilisations galactiques. Un cas important est la notion de mécanisme de régulation globale (c’est à dire de processus dynamique empêchant une émergence uniforme et le développement de la vie dans toute la galaxie ; Annis 1999 ; Vukotic et Cirkovic, 2008. Vukotic et Cirkovic (2007) investiguèrent les effets de mécanismes globaux de régulation particuliers, les flashes gamma galactiques (GRBs, des explosions colossales provoquées par l’effondrement final d’objets supermassifs ou la fusion de système binaire d’étoiles à neutron) sur la distribution temporelle de planètes habitées hypothétiques, en utilisant une simple expérimentation numérique de Monte Carlo.
Ici, le GRB est clairement juste un des processus physiques possibles qui réinitialise les horloges astrobiologiques. Ils se trouvent que les temps nécessaires à l’évolution biologique sur des planètes habitables de la voie lactée sont très fortement corrélés. Plus précisément, en utilisant des simulations d’observations astronomiques (Bromm et Loeb, 2002), ils démontrèrent que la corrélation (et donc la covariance cov(tb, t*)) entre
l’échelle de temps biologique tb et l’échelle de temps astrophysique t, n’est pas nulle.
En utilisant la distribution de GRB en fonction du temps, une approche analytique devrait déterminer par itération le temps aléatoire du dernier événement GRB.

Néanmoins, ce travail est principalement une première approche pour modéliser l’apparition d’AIC (AIC = Advanced Intelligent Civilisation) ou civilisation intelligente avancée sur des planètes habitables qui devrait être corrélée avec l’histoire de la formation des étoiles de la galaxie (Heavens et al, 2004 ; Juneau et al.,2005 ; Vukotic et Cirkovic, 2007) et l’emplacement de la zone habitable galactique (Gonzales et al., 2001 ; Gowanlock, 2011 ; Lineweaver et al., 2004 ; Prantzos, 2008). Par exemple, la formation de planète et la formation d’étoile pourraient être incluses dans le premier modèle d’apparition d’ AIC en extrayant les paramètres de Drake R*, fp et de ne à lambda et les laisser varier avec le temps.

Le deuxième papier évoque l’impact de la synchonicité technologique sur les perspectives de CETI par Marko Horval, Anamari Nakic, Ivana Otocan.
http://arxiv.org/pdf/1112.0423v1
Impact of technological synchronicity on prospects for CETI
Citation :
Depuis plus de 50 ans, les astronomes ont cherché dans le ciel les preuves de signaux de civilisations extraterrestres qui ont atteint ou dépassé notre niveau de développement technologique. Bien que souvent surestimée ou donnée pour évident, l’utilisation parallèle d’une technologie de communication équivalente est un prérequis pour établir le contact dans les deux stratégies d’envoi de message de façon délibérée ou par fuite. Les progrès de la civilisation, en particulier le changement accéléré et la croissance exponentielle, amenuisent la perspective d’un statut technologique simultané des civilisations mettant donc des contraintes importantes sur la probabilité d’un dialogue. Dans ce papier, nous considérons la probabilité mathématique d’une synchronicité technologique de notre propre fait et d’un certain nombre d’autres civilisations extraterrestres hypothétiques et nous explorons les scénarii les plus probables pour leur occurrence concurentielle. Si les projets SETI se basent sur une détection fortuite de signaux interstellaires issus de fuite (aussi appelé « écouter aux portes ») alors avec un minimum d’hypothèses préalables N >= 138-4991 des civilisations semblables à la civilisation terrestre doivent exister en ce moment dans la galaxie avec une probabilité de synchronicité de l’utilisation technologique p >= 0,95 dans les 20 prochaines années. Nous montrons aussi que depuis l’émergence de la vie complexe, cohérente avec l’hypothèse d’une zone galactique habitable, N>= 1497 de civilisations extraterrestres devraient être créées dans la galaxie de façon à atteindre la même probabilité estimée dans le cas d’une synchronicité technologique qui correspond au scenario d’un message intentionnel.

Nous avons vu que la synchronicité technologique est un problème à multiples facettes mais il est aussi important pour le SETI qu’un prérequis pour la détection des signaux ET. Nous avons divisé le problème de la synchronicité en deux classes : une classe plus générale de la détention synchronisée des technologies, et – la classe qui est plus intéressante pour l’effort du SETI/CETI – l’usage synchronisé des technologies. Ces classes de problèmes sont analysées avec un modèle mathématique basé sur la probabilité géométrique avec un objectif de probabilité >= à 95 % de réception d’un signal ET dans les deux prochaines décennies.
Dans le contexte d’une détection positive selon le scenario de la fuite nous pourrions nous attendre à trouver un grand nombre de civilisations technologiques similaires et un signal intentionnel tient compte d’un plus petit nombre de civilisations plus avancées. Ceci rendrait la détection d’un message délibéré riche en information plus probable mais seulement si les civilisations ET utilisent vraiment ces ressources pour cet effort.

De plus, nous avons vu que seulement une poignée de civilisation ET (N>= 138-4991) vivant dans la galaxie en ce moment sont suffisantes pour avoir une opportunité sensible d’une synchronisation technologique accidentelle, encore que jusqu’à présent aucun signal extraterrestre n’ait été détecté.


Enfin ce troisième papier :
http://arxiv.org/pdf/1112.0222v2
« Philosophy and problems of the definition of Extraterrestrial Life1 » de Jean Schneider.
Citation :
La philosophie et les problèmes de la définition de la vie extraterrestre.
Quand nous essayons de rechercher la vie extraterrestre et l’intelligence, nous devons suivre des directives. La première étape est de clarifier ce que l’on entend par « vie » et « intelligence », c’est à dire une tentative de définir ces mots. Le mot définition fait référence à deux situations différentes. Premièrement, il signifie une convention arbitraire. D’un autre côté il désigne aussi une tentative de clarifier le contenu d’un mot préexistant pour lequel nous avons quelques préconceptions spontanées, quelles que soient leurs racines, et de capter une « essence » (illusoire) de ce qu’il définit. Il est alors fait usage de mots du langage préexistants quelconques qui transportent un contenu préscientifique à priori introduisant probablement quelques confusions dans l’esprit du lecteur. La complexité du problème sera analysée et nous montrerons que quelques préjugés philosophiques sont inévitables. Il y a deux types de philosophie : « La philosophie naturelle », cherchant quelque essence des choses, et « la philosophie critique (ou analytique) », dédiée à l’analyse des procédures par lesquelles nous prétendons construire une réalité. Une extension de la philosophie critique, l’épistémo-analyse[0](c’est à dire la psycho-analyse des concepts) est présentée et appliquée à la définition de la vie et à l’Astrobiologie.
….
Dans la littérature contemporaine des sciences naturelles une définition fait essentiellement référence à deux situations différentes. Premièrement, elle signifie une convention arbitraire, comme par exemple le néologisme « pulsar ». D’un autre côté, elle désigne souvent une tentative pour clarifier le contenu d’un mot préexistant pour lequel nous avons des préconceptions supposées, quelles que soient leurs racines, et capter une essence (illusoire) de ce qui est défini. Il est alors fait usage des mots du langage courant préexistants qui transportent un contenu à priori pré-scientifique (qui peut être révélé par l’epistémo-analyse) susceptible d’introduire des confusions dans l’esprit du lecteur. Dans une approche récente, Rosch (1973) essaye de mettre, grâce à la notion de prototype, les définitions en pleine lumière, même quand elles sont vagues. Mais cette approche ignore le fait empirique selon lequel les mots (quand ils ne sont pas de pures conventions), et leurs contenus inconscients (et donc quelque part obscur) révélés par l’epistémo-analyse, préexistent à toute définition. La théorie du langage moderne a remarqué la nature performative des mots. Ils ne désignent pas vraiment les choses préexistantes, ils font créer dans une première étape ce qu’ils désignent comme extérieur et dans une seconde étape comme préexistant à eux. Depuis que la définition construit ce qu’elle définit, il n’y a pas de définition absolue, seulement une définition dépendant de la procédure par laquelle elle construit le definiendum. Dans cet esprit, il y a une relativité essentielle des définitions.
Dans la partie restante de ce papier, nous traiterons de deux définitions de la vie : Une définition basée sur l’objet – relation et une définition basée sur la biochimie de laboratoire standard (et plus généralement de la physique).

La vie comme une construction et son caractère arbitraire.
Comme vu plus haut, la vie n’est pas un attribut objectif, c’est toujours une construction, basée sur un objet-relation dans la signification commune du nom la Vie, ou basé sur des concepts physicochimiques comme dans la Biologie. Donc, la Vie, vue par l’Astrobiologie, n’est pas la Vie dans le sens objet-relation. De plus, la Vie dans le sens objet-relation, c’est à dire comme un attribut des relations émotionnelles (inconsciemment), ne peut être construite à partir de concepts purement physico-chimiques. Les astrobiologistes, comme les physicochimistes travaillant dans les observations célestes, font donc un usage impropre du mot la Vie qui transporte inévitablement un contenu émotionnel de l’objet-relation impliqué dans le sens primitif du mot. En faisant cela, ils trompent le lecteur. Une analogie pertinente est donnée par la question « Quand l’embryon humain devient-il un être humain ? » ou « Quand les pré-hominidés deviennent-ils humains ? » Le temps auquel cette transition se produit est, inévitablement, un choix arbitraire. Pour produire un éclairage différent sur ce problème, nous notons une similarité avec la physique quantique. Dans la théorie quantique, les observables, (représentés par des opérateurs linéaires dans un espace vectoriel) ne peut être construit à partir de l’état du vecteur représentant la structure de l’appareil de mesure. Ils sont sui-generis comme le remarqua Ulfbeck et Bohr (2001).

La vie organique.
Il n’y a pas d’essence de la Vie, même organique. La Vie, qui est la revendication que telles ou telles observations révèlent qu’elles sont produites par un être vivant est une construction arbitraire. L’expérience consiste seulement, comme dans la relation objet-relation, dans des relations avec les objets (construites à partir des observations) que nous déclarons (et voulons croire) qu’ils sont vivants. Les astrobiologistes veulent déclarer comme vivant des objets qui sont suffisamment complexes et dont la complexité est stable et auto-régénérée. Mais de telles propriétés existent aussi pour des objets recyclant la matière comme les étoiles, qui ne sont pas conçues comme vivantes. Elles montrent juste une amplification des fluctuations de l’entropie locale vers moins d’entropie. Donc des objets déclarés comme vivants dans le sens astrobiologique de structures auto-organisées, ne sont pas nécessairement vivantes dans le sens objet-relation (c’est à dire émotionnellement). Il y a une analogie ici avec la lumière. Quand les physiciens font une analyse spectrale de celle-ci, ils trouvent une longueur d’onde autour de 675 nm et il y a toujours une corrélation entre le mot du langage commun « rouge » et 675 nm. Mais il n’y a pas de couleur associée avec les longueurs d’onde plus grandes que 750 nm et plus petites que 400 nm. Pareillement, il n’y a peut-être pas de vie dans le sens objet-relation associée avec des structures complexes très différentes de nos organismes terrestres.

La vie intelligente
Pour la vie intelligente, nous faisons face en plus au paradoxe qui consiste à essayer de définir l’étranger, c’est à dire l’intelligence non humaine en termes de concepts humains. C’est un genre de paradoxe comme le paradoxe de Zénon : Comment analyser le déplacement avec des termes statiques, j’ai nommé une série de positions statiques. Dans le déplacement il doit exister quelque chose au delà des positions statiques. C’est pareil avec l’intelligence extraterrestre : L’intelligence humaine est une sorte de prison dont nous avons à nous échapper. Cette situation est expérimentée dans le SETI où les astrobiologistes prévoient d’interpréter les signaux SETI avec des concepts humains. Le seul espoir est de trouver en nous mêmes les ressources allant au delà de l’intelligence standard, comme l’inconscience (psycho-analytique) est au delà de la conscience.

Conclusion opérationnelle.
Il est compréhensible que les astrobiologistes commencent avec quelques préjugés à propos de l’exo-vie comme directives de leurs observations. Mais, en même temps nous devrions garder nos esprits ouverts et faire éventuellement autant que possible des observations variées et sélectionner à partir d’elles celles avec lesquelles nous pouvons avoir des relations intéressantes. Comme en bioéthique dans laquelle le choix de savoir si l’embryon est humain ou pas est arbitraire, la revendication que telles ou telles observations viennent d’êtres vivants sera arbitraire. Peut-être aurions nous besoin un jour de comités exo-bioéthiques, similaires aux comités bioéthiques actuels.

Ici l’auteur nous emmène sur des chemins plus philosophiques. Comme quoi, ce sujet de l’exo est aussi un fantastique moteur dans le cadre d’une évolution de la philosophie et notamment de la philosophie de la connaissance. L’auteur nous indique qu’il existe deux types de philosophies de la connaissance, la philosophie naturelle et la philosophie critique.
La philosophie naturelle est basée sur la croyance qu’il existe une « Réalité » et que la connaissance doit attraper son essence dans des affirmations appelées « la Vérité », une sorte d’identification entre l’esprit du sujet et l’essence intime de la nature, basée sur des opinions et des convictions, comme finalement dans la religion et la foi, plutôt que sur l’analyse et la critique. Il en résulte une tendance à projeter les sentiments humains sur le monde extérieur si bien que la philosophie naturelle se rapproche de l’animisme. Ceci a d’ailleurs été remarqué par Bachelard dans son livre « La formation de l’esprit scientifique » [1]. L’esprit scientifique permet de se débarrasser de ses croyances et de ses préjugés à condition bien entendu de ne pas tomber de Charybde en Scylla. La philosophie critique commence avec l’analyse des procédures par lesquelles nous expliquons, grâce au langage naturel, nos expériences diverses. Cette approche a été développée méticuleusement dans la « Critique de la raison pure » de Kant et réexaminée dans le contexte de la science moderne par Ernst Cassirer dans la philosophie des formes symboliques. [2] Le langage naturel est un instrument inévitable pour expliquer notre expérience. Notre connaissance est toujours une construction, avec l’aide du langage, d’une prétendue réalité qui ne préexiste pas et non pas la découverte d’une essence de choses préexistantes. L’idée d’une réalité comme source de perception est donc purement métaphysique. C’est en un sens un idéalisme. Voilà ce que l’on devrait avoir à l’esprit lorsque l’on prend connaissance de témoignages d’observation d’OVNI.
Je trouve dommage que l’auteur n’évoque pas un des champions de cette approche, un auteur peu cité et un brin méconnu, mais qui mériterait d’être inscrit au panthéon des génies de l’humanité, j’entends Alfred Korzybski, déjà évoqué sur ce fil et de son chef d’œuvre au titre évocateur de « Science and Sanity ». Dans cet ouvrage remarquable, Alfred nous invite à nous départir de nos habitudes et de nos préjugés justement et de faciliter l’accès à la réalité intime en utilisant un outil appelé le « structural differential » ou différentiel structurel. [3] Tout n’est pas forcément exprimable avec des mots et ce que l’on ne peut dire, il faut le taire. Lisons Korzybski, Science and Sanity chapitre XXVII « Higher Order Abstractions ».
Citation :
L’utilisation du « Structural Differential » est nécessaire, car certains niveaux sont indicibles. Nous pouvons les voir, les manipuler, les sentir, mais en aucune façon nous ne pouvons les atteindre par la parole seule. Nous devons donc, avoir un diagramme, de préférence en trois dimensions qui représente les conditions structurelles empiriques, et qui indique le niveau indicible par quelques autres moyens que la parole. Nous devons dans le cas le plus simple, montrer du doigt l’objet, en insistant en silence, ou nous devons exécuter physiquement quelque activité et de la même façon insister en silence, car l’exécution et les sentiments ne sont pas des mots.

Dans ce cadre ne faudrait-il pas apprendre un autre référentiel « linguistique » comme le « Langage des sourds muets » pour améliorer nos facultés d’abstraction et développer nos capacités de projection dans l’univers de l’impossible ? Car finalement l’impossible est un possible. Dans cette quête du Graal de la réalité pourquoi ne pas s’inspirer de ce photographe aveugle[4] et cadrer cette réalité extraterrestre avec de nouveaux outils ?

Revenons à Korzybski et toujours en rapport avec l’article, citons un passage que je trouve fondateur pour notre futur et pour cette question extraterrestre. Ce passage fait partie du chapitre XXIX « On non-aristotelian training » page 469 Science and Sanity cinquième édition et concerne cette formation non aristotélicienne
Citation :
Le but principal est d’acquérir la conscience d’abstraction souhaitée, sur laquelle l’évaluation sans illusion est basée, et qui devient le fondement des états non pathologiques et de l’équilibre mental. Comme nous traitons avec différents aspects d’un processus organique qui travaille par nature comme un tout, tous ces aspects apparaissent strictement interconnectés. Nous avons trouvé par analyse deux aspects principaux qui sous-tendent les autres. Il apparaît que la structure aristotélicienne conduit à des états sémantiques qui peuvent être formulés comme le sentiment de la toutité, et que, à travers le « est » de l’identité, il conduit à la confusion des ordres d’abstraction. Donc, par formation, le programme est facilement ébauché : Nous devons premièrement éliminer la toutité ; puis nous devons révéler la stratification particulière de la connaissance humaine qui conduit au rejet du « est « de l’identité ; en d’autres mots, éliminer l’identification. Il devient aussi évident qu’une théorie de la santé mentale ne peut-être séparée d’un système non-aristotélicien.
Nous pourrions aussi poursuivre cette digression en faisant appel à l’infra mécanique quantique de Mme Mugur-Schächter[5] qui me semble parfaite pour venir compléter cette refondation des modes humains de conceptualisation et j’invite l’auteur du papier à se pencher sur cette approche dans le cadre de la réflexion qu’il a entamée. Voilà des pistes qui me semblent rénover notre approche et qui permettraient de dépoussiérer un sujet qui mérite un plan « Marshal » de la pensée pour cette recherche et ces investigations incorporant de multiples disciplines. Pour terminer avec l’article de Jean Schneider, signalons le passage mettant en lumière la problématique du langage naturel et des multiples significations et préconceptions qui se cachent derrière les mots dont il faudrait prendre conscience pour aborder cette problématique de la vie extraterrestre. Nous sommes confrontés à des questions sans réponse d’une part et qui font polémique car nous mélangeons allègrement les niveaux d’abstraction et d’autre part nous essayons de définir une classe « étrangère » à la Terre en utilisant des concepts humains ! De cette tautologie de l’esprit, là où il nous faudrait désorbiter et changer de niveau d’entendement nous spiralons dans la toutité humaine, cadre très limité de la pensée. Peut-être que parmi les solutions à notre disposition pour sortir de cette boucle infernale et penser hors du cadre, il faudrait s’inspirer de ce fabuleux auteur du XXième siècle qui me semble avoir lui aussi planté les ferments d’un entendement différent. James Joyce et ce Finnegans wake qui nous emmènent en voyage avec ces mots-valises. Les significations s’entrechoquent, se pénètrent, entrent en osmose en mariant les contraires pour finalement déboucher sur du nouveau, de l’inconnu. C’est la métaphysique de Giordano Bruno revisitée par Joyce dans ce parcours initiatique en boucle près de la rivière Liffey (ou Life Faith ? Vie et foi/croyance) une sorte de divine comédie qui se terminerait là où elle commence, qui débuterait là où elle se finit, des humains orbitant autour du néant. Finnegans wake, un précurseur de cette lingua cosmica, clé du contact ? Joyce aurait-il été inspiré par une quelconque altérité et Finnegans wake serait-il une sorte de message codé nous montrant le chemin ? C’est une proposition osée, une ligne que je ne franchirai pas mais heureux qui comme « Ulysses » a fait un beau voyage. [6]
La planespèce peut-elle se satisfaire d’un globe limité perdu dans l’immensité ou doit-elle arpenter l’esparestre pour exprimer sa xénomanité et son extratérité ? Il faudra avant tout faire la révolution matérituelle pour accéder aux réalités spiritérielles qui seules peuvent permettre d’échanger et de communiquer, d’ échaniquer ou de communanger. Qui sait de quoi demain sera fait ?

Au coin du feu soleil, l’humanité veille près de cette cheminée alchimique, creuset de la vie. C’est la veillée de l’humanité en attendant le prochain événement, ce flash gamma qui renvoie de l’Omega à l’Alpha. Il nous faut abandonner ce chemin de croyance pour la rue de l’inconnu éclairée par les réverbères de la noosphère. Dans cette route vers l’altérité, la communication repose sur un invariant logé au cœur de notre être, cœur dans le sens de notre intériorité, expression de notre quiddité, pivot du contact futur, miroir de notre être vivant, renvoyant l’image de l’un et du multiple. Ce chemin est inscrit en chacun, il faut éviter de prendre les impasses du mal sain, seing au cœur de notre heure et qui nous perd cupidement. Nous orbitons autour du néant, ce n’est pas pour y retomber. Donnons l’impulsion nécessaire, écoutons notre corps, faisons confiance à notre cerveau pour, comme unis et en syntonie, provoquer le changement.
[0]
http://luth7.obspm.fr/~schneider/15mai.html
[1]
http://www.meirieu.com/COURS/texte11.pdf
Citation :
Quand on cherche les conditions psychologiques des progrès de la science, on arrive bientôt à cette conviction que c'est en termes d'obstacles qu'il faut poser le problème de la connaissance scientifique. Et il ne s'agit pas de considérer des obstacles externes, comme la complexité et la fugacité des phénomènes, ni d'incriminer la faiblesse des sens et de l'esprit humain : c'est dans l'acte même de connaître, intimement, qu'apparaissent, par une sorte de nécessité fonctionnelle, des lenteurs et des troubles. C'est là que nous montrerons des causes de stagnation et même de régression, c'est là que nous décèlerons des causes d'inertie que nous appellerons des obstacles épistémologiques. La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres. Elle n'est jamais immédiate et pleine. Les révélations du réel sont toujours récurrentes. Le réel n'est jamais "ce qu'on pourrait croire" mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser .

Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l'esprit n'est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l'âge de ses préjugés. Accéder à la science, c'est spirituel- lement rajeunir, c'est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé.
[2]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Cassirer
Ernst Cassirer est une piste à suivre pour ce questionnement sur l’altérité. Outre le fait qu’il s’intéressa à la relation de l’homme avec le cosmos (Individu et Cosmos à la renaissance) il est intervenu dans la théorie de la connaissance sur des sujets particulièrement porteurs :
Citation :
C'est avec Les concepts de substance et de fonction (1910) que Cassirer commence à tracer son propre chemin. Il montre que les concepts utilisés en mathématiques et dans les sciences de la nature ne sont pas des concepts désignant des choses, mais des relations. L'objet de connaissance est abordé comme un tissu de relations. Versé dans les théories en physique contemporaine, Cassirer réévaluela relation de l'espace et du temps à la lumière de la théorie de la relativité (1921) d'Einstein, mais aussi de l'intuitionnisme mathématique (Brouwer) et des paradoxes de la théorie des ensembles (Russell).

Citation :
C'est dans la Théorie des formes symboliques, élaborée et publiée dans les années 1920, que Cassirer développe une tentative originale pour unifier les modes de pensée scientifique et non-scientifique. Grâce à l'exploration des « formes symboliques », sortes d'invariants de la culture humaine, le philosophe espère réunir la science et les autres productions culturelles de l'esprit dans une même vision philosophique.
http://formes-symboliques.org/article.php3?id_article=174
[3]
http://www.interpc.fr/mapage/westernlands/roger1.html
Citation :
Le DIFFERENTIEL STRUCTUREL DE A.K. met en lumière l'ordre dans lequel les niveaux d'abstraction apparaissent. Sa compréhension, dans un premier temps, puis son intégration, nécessairement progressive, dans un deuxième temps, sont fondamentales pour qui souhaite une adaptation la plus nuancée possible à ce qui est, démarche qui s'inscrit dans un "principe sain d'incertitude", synonyme d'ouverture à l'univers des possibles.
[4]
http://www.myspace.com/video/vid/102926307#pm_cmp=vid_OEV_P_P
[5]
Je ne résiste pas à l’envie de vous redonner les références de ce texte fondateur
http://www.mugur-schachter.net/pdf/inframecanique.pdf
[6]
http://en.wikipedia.org/wiki/Ulysses_(spacecraft)

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les implications d'un éventuel contact avec des Extraterrestres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 16Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9 ... 16  Suivant

 Sujets similaires

-
» ad augusta per angusta
» Stephen Hawking: Les hommes devraient éviter tout contact avec les extraterrestres.
» Contact avec une entité?
» [Info] Entrer en contact avec son entité intérieure. (Par méditation.)
» Contact avec une entité?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ovni et vie extraterrestre: les mystères des Ovnis :: Rubriques Thématiques :: Thématiques Ovni :: Extraterrestres (Aliens)-