Ovni et vie extraterrestre: les mystères des Ovnis
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 Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !

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MessageSujet: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Dim 08 Mai 2011, 00:40

Il est parfois des épiphanies qui vous projettent dans l’ici et vous connectent à des sujets, qui pourtant semblent ne rien partager, des raccourcis de l’esprit qui mènent à de nouvelles radiographies de l’infini. Je vous livre cette production à l’état brut :
La problématique du contact extraterrestre ne se rapprocherait-elle pas de la problématique des impacts d’astéroïdes sur notre planète. Une sorte de « contact et impact »[0] laissant des traces à jamais dans les strates géologiques de notre culture plusieurs fois millénaire[1]. Je m’explique :

On peut établir un parallèle entre la reconnaissance des pierres tombées du ciel avec celle des visites extraterrestres. La même négation était exprimée avec véhémence par des savants de grande envergure qui se refusaient de croire à une réalité millénaire. Les récits de chutes de pierres comme celle d’Ensisheim était considéré comme des obscurantismes moyenâgeux par tous les « esprits éclairés », l’équivalent de tous ces pseudosceptiques que l’on trouve sur les forum science et qui vous déclarent leurs vérités (sans vraiment d’ailleurs l’argumenter) en maudissant à l’instar de Goethe « la crédulité du genre humain », une étroitesse d’esprit dont la binarité n’a d’égale que cette vertigineuse débilité qui leurs font travestir les faits pour mieux les accommoder à leurs idées bien arrêtées.

Et puis soudain, un évènement imprévu s’invite dans le quotidien et le paradigme ancien s’écroule comme un château de cartes fauché par les vents de la vérité du lendemain. 1803 pour les pierres tombées du ciel, cette chute de l’Aigle (un signe ?)qui se produisit en Normandie le 26 avril à 13 heures où plusieurs centaines de personnes constatèrent éberluées la chute de milliers de pierres. [2] Ecoutons les témoins :

Citation :
Ce furent d'abord trois ou quatre coups semblables à des coups de canon, suivis d'une espèce de décharge qui ressemblait à une fusillade ; après quoi on entendit comme un épouvantable roulement de tambour. L'air était tranquille et le ciel serein, à l'exception de quelques nuages, comme on en voit fréquemment.
Ce bruit partait d'un petit nuage qui avait la forme d'un rectangle, et dont le plus grand côté était dirigé est-ouest. Il parut immobile pendant tout le temps que dura le phénomène ; seulement les vapeurs qui le composaient s'écartaient momentanément de différents côtés par l'effet des explosions successives. Ce nuage se trouva à peu près à une demi-lieue au nord-nord-ouest de la ville de L'Aigle : il était très élevé dans l'atmosphère ; car les habitants de la Vassolerie et de Boislaville, hameaux situés à plus d'une lieue de distance l'un de l'autre, l'observèrent en même temps au-dessus de leurs têtes. Dans tout le canton sur lequel ce nuage planait on entendit des sifflements semblables à ceux d'une pierre lancée par une fronde, et l'on vit en même temps tomber une multitude de masses solides exactement semblables à celles que l'on a désignées sous le nom de pierres météoriques...
[3]
La réalité s’invitait dans la fable humaine et depuis nous avons appris notamment avec la Toungouska que les cailloux qui tombent du ciel pouvaient être gros voir très gros ! Une échelle fut établie en conséquence pour évaluer l’impact de ces cailloux sur notre planète, l’échelle de Turin ou Turino.

Echelle qui a été mis à l’épreuve il y a peu en signe d’avertissement et peut-être cette peur ancestrale des gaulois que le ciel ne leur tombe sur la tête n’est que l’expression d’un vécu, dijecta membra, gravé, enfoui dans les profondeurs de la mémoire culturelle.

Une révision des probabilités d’impact est peut-être nécessaire compte tenu des récentes découvertes et cette tendance n’est peut-être pas étrangère à l’observation attentive du ciel par les mastodontes du numérique[4]
On peut se demander si avec le sujet OVNI nous ne nous trouverions pas dans un scenario à peu près équivalent, décalé de quelques années dans le passé. Même rengaine des sceptiques et de leurs vérités bien arrêtées qui poussent aux oubliettes des données qui paraissent erronées, critiquent des témoins et des témoignages transfigurant ces derniers pour qu’ils collent à leurs conceptions étriquées de la réalité, etc. Enfin le contact et comme pour les astéroïdes, la définition d’une méthodologie pour caractériser l’importance et l’impact d’un tel contact. Cette fois il s’agit d’une échelle dénommée échelle de Rio et dont le papier suivant décrit la genèse et la modification.
http://www.rikl.com/iaaseti/abst2001/rio2001.pdf
Citation :
Un papier a été présenté au 51 ième congrès astronautique international de Rio de Janeiro par Jill Tarter et moi-même de façon à introduire une méthode numérique pour classer la portée potentielle de l’annonce de la découverte d’intelligences extraterrestres ou de traces d’une civilisation extraterrestre. L’échelle de Rio était définie par RS= Q* Delta ou Q, comme niveau estimé de conséquences, était la somme de 3 paramètres (respectivement la classe du phénomène, le type de découverte et la distance) et Delta représentait la crédibilité évaluée de l’annonce d’une découverte. Le résultat – dans la forme d’une échelle linéaire de 0 à 15 –était appelé « L’échelle de Rio » (en référence à une analogie avec la célèbre échelle de Turin caractérisant un impact imminent d’astéroïde) et était destinée à être utilisée par la communauté scientifique et les média pour évaluer les conséquences de l’annonce de la découverte d’ETI présumée.


Turino/ Rio ? Il me vient une idée saugrenue. Et si une façon de communiquer passait pas les cailloux, un peu à la manière de Starship trooper[5]. Un astéroïde, de faible taille pour ne pas provoquer de désastre majeur viendrait impacter, tiens par exemple l’océan pacifique histoire de rappeler la catastrophe nucléaire japonaise et notre immense responsabilité dans cette destruction de la biosphère. Un astéroïde de taille suffisante et dont la trajectoire spécifique ne pourrait laisser aucune ambigüité sur son origine afin signaler à nos effendis , champions de la vilainie une sorte d’avertissement, une marque de forte désapprobation signifiant, la ligne blanche vient d’être franchie. Dans l’état de déréliction et putréfaction où s’ébroue notre monde actuel, cette chute de caillou marquerait d’une pierre blanche le fait que le contact vient d’être établi et qu’il ne sera pas forcément une sinécure pour l’espèce humaine même si certain envisage cet après avec optimisme.[6] Mais la carte du futur n'est pas forcément le territoire de la réalité!
[0]
Contact et impact :
http://www.amazon.fr/Contact-impact-Christel-Seval/dp/2915164673

[1]
http://www.archeociel.com/

[2]
Catastrophisme
http://astrosurf.com/macombes/hch-chap3.htm

[3]
Ce n’est pas sans rappeler quelques séquences d’Enemy mine


[4]Pan-STARRS Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System
Cet observatoire est annoncé être dédié à la recherche d’astéroïdes et à l’anticipation d’une menace éventuelle. A moins qu’il ne s’agisse de la détection de « la nouvelle star », ces étoiles naines de type M dans la banlieue de notre étoile et qui seraient des candidates potentielles à l’accueil de systèmes planétaires habités par des ETI nous visitant, une cartographie de nos voisins…N’oublions pas que Pan Starrs est financé par l’Air Force.
Ceci dit, une lecture attentive permet de tomber sur cela :
http://pan-starrs.ifa.hawaii.edu/public/science-goals/science-goals.html
[5]
Starship Trooper

http://www.amazon.com/After-Contact-Albert-Harrison/dp/0306456214
[6]
After Contact

Citation :
Albert Harrison examines in detail the psychological, sociological, political, and cultural dimensions of the search for extraterrestrial intelligence. By so doing, he firmly establishes that the behavioral and social sciences are as integral to the search as are the physical and biological sciences that have dominated the field up to now. This book offers a useful conceptual framework for rational discussion of extraterrestrial life forms, and provides a detailed analysis of likely human reactions to the detection of extraterrestrial life. Among the many examples that Harrison develops are: how psychological, social, and cultural factors shape people's views about the likelihood of intelligent extraterrestrials and the value of undertaking the search; how our understanding of life on Earth provides a useful framework for thinking about life elsewhere in our galaxy; how historical precedents give us a basis for forecasting human response to "contact"; how agencies such as the CIA inadvertently strengthen the impression of "government cover-up"; and why there is little risk that we will run afoul of an "evil empire." Harrison sketches our responses to the discovery of extraterrestrial intelligence as individuals, as nations, and as humanity, and concludes that we have good reason for cautious optimism about the progress of the search and the aftermath of contact.
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Jeu 19 Mai 2011, 22:50

Le côté Torino en attendant que le fleuve des évènements ne déborde en Rio. Pour rebondir sur mon précédent post, une information assez récente qui bien entendu n’a pas fait la une des médias mais que je considère pourtant d’une importance fondamentale :
http://www.staradvertiser.com/news/20110225_Maui_telescope_spots_19_near-Earth_asteroids.html

Citation :
Scientists at the Pan-STARRS PS1 telescope on Haleakala, Maui, caused a stir among their fellow astronomers when they discovered 19 near-Earth asteroids on the night of Jan. 29, the most asteroids ever discovered in a single night.
According to Nick Kaiser, head of the Pan-STARRS project, the impressive display of the year-old telescope's capabilities was made possible by recent software improvements and refinements in observational techniques.
While the project receives funding from NASA and the U.S. Air Force Research Laboratory for its asteroid-detecting activities, it is also involved in other studies.
"We're not funded exclusively for this, but we thought we'd do it as a demonstration," Kaiser said. "We hope to generate more funding for (asteroid detection). Ideally, we would be able to build three more telescopes for better
He said the telescope is capable of detecting as many as 50 of these objects per month.
Traduction rapide des points importants:
Citation :
Les scientifiques du télescope Pan-STARRS PS1 d’Haleakala, Maui, ont provoqué un émoi parmi leurs collègues astronomes lorsqu’ils ont découvert, dans la même nuit, 19 astéroïdes dont les orbites passent à proximité de la terre.
….
Alors que le projet reçoit un financement de la NASA et du laboratoire de recherche de l’U.S. Air Force pour ses activités de détection d’astéroïdes, il est aussi impliqué dans d’autres études[1].
A rapprocher de ceci, une comète qui plonge dans le soleil :
http://www.spaceweather.com/swpod2011/11may11/sundiver.gif?PHPSESSID=1gjeg11g3qlgfmso8h0dhd5gi4

Qui se transforme en CME, une coïncidence sans doute…
Et des bruits, rumeurs sur de probables impacts récents sur Jupiter ?
http://www.cubbrasil.net/index.php?option=com_content&task=view&id=4373&Itemid=96
Où se trouve la vérité ? Pas dans nos médias!
[1] De la cartographie peut-être ?

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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Jeu 19 Mai 2011, 23:22

Bonsoir,

Petite question : Qu'est ce qu'un/une CME ?
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Zappi
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Ven 20 Mai 2011, 00:24

éjections de masse coronale comme c'est en anglais, je suppose qu'ils disent Cornonal massive eject
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Mar 31 Mai 2011, 00:19

Vous trouverez ci-après un papier intéressant qui me semble poursuivre la logique de ce fil, enfin je crois. J’essayerai d’en faire une traduction plus complète. Bonne lecture.

Les alignements astronomiques comme la cause de tremblement de Terre de magnitude 6 et + par Mensur Omerbashich.
http://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1104/1104.2036.pdf
Traduction rapide du résumé :
Citation :
Je démontre empiriquement mon concept de géo résonateur selon lequel la résonance des masses terrestres induites par l’amplification des forces de marée sont la cause de sismicité. A cette fin, je montre que tous les tremblements de Terre ( de magnitude 6 et +) se sont produits en 2010 lors d’alignements astronomiques de la Terre de longue durée (t > 3 jours) dans notre système solaire. Puis, je montre que les mêmes faits se retrouvent vérifiés pour tous les tremblements de Terre très forts (~M8+) de la décennie 2000. Enfin, les plus forts tremblements de Terre (M8.6 +) du siècle passé se sont produits alors que la Terre faisait l’objet d’alignements multiples de longue durée, tandis que la moitié des plus forts (M9+) se sont produits durant la pleine lune. J’ai utilisé la comète C/2010 X1 (Elenin), comme elle a ajouté en robustesse en terme de très forte sismicité depuis 2007 (en terme de la plus forte sismicité depuis 1965). La comète Elenin[1] continuera d’intensifier la très forte sismicité de la Terre jusqu’en août-octobre 2011. La prévision approximative de tremblements de terre basés sur mes découvertes est faisable. Cette démonstration prouve mon concept d’hyper résonateur, exprimé dès le départ comme une solution physico-mathématique jusqu’à l’extension la plus générale du concept possible de géo résonateur[2].
Pour le programme des réjouissances, vous pouvez aller faire un tour sur le site du JPL et noter les futurs alignements de cette fameuse comète avec la Terre, le soleil et les planètes du système solaire. Vous pourrez peut-être constater, par vous-même, en notant les dates, si ce scientifique propose une voie de recherche innovante et fiable qui permet de prévoir l’imprévisible, voir l’impossible ?
http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=C/2010
[1]
http://en.wikipedia.org/wiki/C/2010_X1
http://spaceobs.org/en/2011/04/10/comet-elenin-continues-to-increase-in-size-and-another-close-approach-with-a-large-main-belt-asteroid/
Est-ce bien une comète ?
http://spaceobs.org/en/2011/03/01/prolet-komety-c2010-x1-elenin-cherez-glavnyj-poyas-asteroidov/
Citation :
Comet Elenin has passed through the Main Asteroid Belt, now it lies in the rarified part near the outside edge. In connection with the fact that the comet’s orbit is unique in that it has a small inclination for a long-period comet (a second example is comet C/2007 N3 (Lulin) the decision was made to calculate close encounters of the comet in the main asteroid belt.
Refinement of the encounter distance was made with the EPOS program. As a result, 4 encounters were found:
- February 28 with the asteroid 1999 TV67 at a distance of 1 774 707 km (0.012 a.u.);
- April 7 with the asteroid 4336 Jasniewicz, at a distance of 1 119 713 км (0.008 а.u.);
- April 19 with asteroid 2009 TJ9, at a distance of 325 428 км (0.002 а.u.);
- May 20 with asteroid 1999 RQ176, at a distance of 338 403 км (0.002 а.u.)
Of special interest are the last two encounters; the asteroids pass through the rather dense dust tail of the comet. It might be possible to photograph such encounters with the help of large telescopes. Unfortunately, it is not possible to show the influence of the gravitational perturbation of the comet on the asteroid with the help of earth-based observations.
Dans cette vidéo, un point très important est mentionné à partir de 8 :50. Il ne s’agit pas d’une comète normale… c’est une comète à très longue période. La comète s’approche de Stéréo B (11.09) en juillet ce qui devrait permettre d’avoir peut-être un cliché, à moins que le satellite ne tombe en panne comme son collègue Galileo…
http://wn.com/main-belt_comets
Et ceci :
Des astéroïdes qui deviennent des comètes ? Hum… Bizarre, bizarre, comme c’est étrange !
http://wn.com/main-belt_comets
Et au Pannstars, ils n’ont rien observé par hasard?
[2]
La Terre est un oscillateur mécanique forcé par les corps célestes.
Marc Aurèle Livre XI - III
Citation :
Quelle âme que celle qui est prête, à l’instant même s’il le faut, à se délier du corps, que ce soit pour s’éteindre, se disperser ou survivre ! Mais le fait d’être prêt doit provenir d’un jugement propre et non d’une pure obstination.
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Jeu 22 Sep 2011, 00:23

Pour rester dans l’actualité tant politique qu’aérolithique, je vous propose un tube ancien d’une chanteuse qui a disparu de la lucarne de « l’intelligence » :
Citation :
Comme les rois mages en Galilée, suivaient l’étoile du berger …
http://www.youtube.com/watch?v=rnJdwk3EU5c
que je vous propose de conjuguer avec un événement assez peu médiatisé mais qui s’est tout de même produit au moins deux fois dans la même année ! En Janvier 2010, certes après l’épiphanie et en décembre 2010! Pour l’arrivée du petit Jesus ?
C’est ici :
http://www2.ess.ucla.edu/~jewitt/Scheila.html

Citation :
Thus, Scheila emerges as the second known example of a near real-time impact in the asteroid belt. A process that was previously assumed to be so rare as to be unobservable has moved firmly into the realm of our perception.
et ici en version scientifique
http://www2.ess.ucla.edu/~jewitt/papers/2011/JWM11.pdf
dont j’extrais :
Citation :
In this interpretation, the estimated dust mass (Table 2) gives a crude estimate of the impactor properties. The velocity dispersion among main-belt asteroids is vi ∼ 5 km s−1, about 102 times the escape velocity from Scheila. At such a high speed, experiments show that a projectile can excavate 103 times its own mass from the target. However, the bulk of the ejecta moves too slowly to escape. Specifically, the mass of the ejecta leaving with ve/vi >10−2 is comparable to the impactor mass (Figure 4 of Housen & Holsapple 2011). Therefore, the impact hypothesis requires that Scheila be struck by a body having mass M ∼ 4.4 × 107 kg (Table 2). If also of density ρ = 2000 kg m−3, the impactor diameter would have been di ∼ 35 m and the kinetic energy of the impact ∼5.5 × 1014 J (about 0.1 Mtonnes TNT equivalent). The resulting crater on Scheila would be of diameter ∼ 400 m.
Je ne traduis que la fin car il est tard.
« Donc, l’hypothèse de l’impact suppose que Scheila ait été frappé par un corps d’environ 44 Mi de kg. Si sa densité était de 2000 kg.m-3, le diamètre de l’impacteur devait être de 35 m et l’énergie cinétique à l’impact de l’ordre de 0,1 Mtonnes de TNT. Le cratère résultant devrait avoir un diamètre de 400 m. »
et ici en version Guerre des étoiles.




http://www2.ess.ucla.edu/~jewitt/Media/Scheila.mov

Remplaçons le Faucon millenium par notre bonne vieille planète et selon vous qu’est ce que pourrait nous dire C3-PO sur les probabilités d’impact ?
Mieux vaut répondre : « Never tell me the odds ! »
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Ven 27 Jan 2012, 21:14

http://www.astrosociology.org/Library/PDF/SPESIF2010_Arentz-etal_NEO-Survey.pdf
Robert Arentza, Harold Reitsemaa, Jeffrey Van Cleveb and Roger Linfielda

Il est toujours bon d’avoir un temps d’avance pour pouvoir se préparer à des réveils douloureux, voilà comment il faudrait peut-être intituler le compte rendu de cette conférence qui bien entendu n’a pas eu beaucoup d’échos à l’époque dans nos médias « d’information ». Les menaces qui pèsent sur la planète et le biotope ne sont pas uniquement l’apanage des productions de l’humanité. La nature semble aussi pouvoir disposer de moyens efficaces et peut-être bien plus fréquents qu’imaginés pour remettre les compteurs à zéro.

Les NEOs (Near Earth Orbit pour des corps célestes, qui cheminent sur leur orbite passent près de la Terre et sont susceptibles de la percuter) sont une population d’objets complexes composés d’une variété de matériaux, qui rentrent dans la partie intérieure du système solaire avec des orbites très dynamiques et une foultitude d’inclinaisons possibles. Les NEOs suivent une loi de puissance en matière de distribution, de taille et de fréquence, de sorte que les objets les plus effrayants (les plus gros) impactent la Terre très peu souvent comparés aux impacts bien plus fréquents des objets plus petits, moins préjudiciables. Ces NEOs plus petits, notamment d’une taille inférieure à 140 m posent une menace dont la dangerosité a été réévaluée très récemment et ils ne peuvent pas être efficacement détectés à partir des stations au sol. L’article propose la mise en place d’une sonde sur une orbite vénusienne équipée de détecteurs infrarouge similaires à ceux utilisés dans les missions Kepler et Spitzer pour repérer ces fameux Neos. En faisant un peu de prospective et en reliant cela à la militarisation de l’espace[0] (qui me semble t’il est interdite par un traité international ratifié en 1967), cette sonde serait accessoirement un observatoire idéal pour tous les objets (vaisseaux mère par exemple) suspects s’approchant de la planète, voir très pratique pour développer et sélectionner un nouveau type d’armes « naturelles » susceptibles de bouleverser l’équation géostratégique et politique d’une région. Une aubaine pour un empire en constante recherche de leadership et imparable en terme de remodelage. On pourra alors même déployer des « équipes humanitaires » pour occuper le terrain après impact.
A moins que, poussant la perspective un peu plus loin, ces Neos ne soient finalement qu’une sorte d’avertissement pour une humanité qui a peut-être trop tendance à confondre son bail de location temporaire avec un titre de propriété. En haut lieu les avis d’expulsion ont peut-être déjà été prononcés et une façon de remettre les pendules à l’heure est de frapper de façon ciblée et précise un pouvoir scélérat. Les frappes sont peut-être déjà programmées et ce n’est qu’une question de calendrier. Nul n’est sensé ignoré la loi fut-elle galactique, voire cosmique et surtout pas les roitelets du néant, qu’ils aient fait alliance ou pas avec la vermine du dedans.

Mais revenons à l’article en question qui me semble présenter en page 419 une information des plus intéressante. Je cite (traduction rapide) :
Citation :
La distribution taille-fréquence est cruciale dans les recherches de NEO, qui, jusqu’à il y a 2 ou 3 ans a montré de façon statistique que le prochain impact significatif ne sera probablement peut-être pas avant 1000 ans, ce qui laisse assez de temps à la communauté basée sur la Terre pour trouver la plus part des NEOs avec des diamètres plus grands que 100 m. Cependant, M Boslough (2009), du Laboratoire National de Sandia, a récemment changé cet argument en appliquant des codes numériques basés sur des superordinateurs, utilisés pour modéliser les détonations nucléaires, et pour résoudre l’énigme de l’événement qui produisit le verre du désert Lybien (Libyan Desert Glass : LDG)[1] . Boslough conclut qu’un NEO de la classe 100 m s’est désintégré dans l’air très au dessus du désert du Sahara, avec toute son énergie cinétique et son impulsion continuant vers le bas comme quelque chose d’informellement dénommée un « marteau piqueur ». Lorsque ce « marteau piqueur » frappa la surface de la Terre, la boule de feu entrainée initialement avait des températures de l’ordre de 5000 ° Kelvin. La portion de la boule de feu de cet événement complexe s’étendit alors latéralement sur 20 kilomètres de diamètre. Le « marteau piqueur » produisit aussi une onde de choc hypersonique qui s’étendit radialement sur peut-être cinquante kilomètres. La portion de la boule de feu de l’interaction baigna le sol pendant plus de 40 secondes et fit fondre une nappe de sable de quelques 15 kilomètres de diamètre et de plusieurs centimètres d’épaisseur pour produire le verre du désert Lybien. Des expéditions occasionnelles sur le site collectent des centaines de kilogrammes de verre et le vendent sur internet pour quelques dollars le gramme.
Boslough (2009) a aussi modélisé l’événement de la Tunguska en 1908 et a recalibré à la baisse la taille de l’objet de la Tunguska de 80 m à 30 m. Avec cette nouvelle taille, l’intervalle moyen entre les impacts est de 150 ans. C’est ici que l’astrosociologie du contenu de cet article devient pertinente.

La suite est encore plus intéressante et je vous conseille vivement de l’inscrire en lettre d’or dans vos carnets respectifs. Finalement, nos ancêtres les gaulois qui avaient peur que le ciel ne leur tombe sur la tête avaient certainement développé une intelligence de situation bien réelle qu’ils tenaient eux aussi du passé et que les alignements remarquables de certains sites à des périodes clé de l’année (Stonehenge, grottes paléolithiques, etc) avec certaines constellations constituaient une sorte d’horloge ou d’instrument d’observation permettant d’établir quand le ciel était susceptible de frapper (Cf archéoastronomie). Continuons donc :
Citation :
Ce régime de menace nouvellement reconnu (diamètre supérieur à 30 mètres) contient beaucoup plus d’objets que les NEOs de diamètre supérieur à 140 mètres. Cette limite à 140 mètres, a été établie vers 2003 lorsque le congrès des Etats-Unis fixa l’objectif de réaliser un catalogue complet à 90 % d’ici 2020 de tous les NEOs plus grands que 140 mètres de diamètre. Ces objectifs 90%, 140 m, 2020 furent nommés en l’honneur de George E.Brown (GEB)[2]. Fusionner les buts de GEB et les travaux de Boslough (2009) donne deux résultats. Le premier c’est que tous les arguments à propos de l’intervalle de 1000 années ne marchent plus. A la place, l’intervalle moyen entre les impacts sérieux est d’environ de 150 à 200 années. Cet intervalle moyen raccourci milite avec force pour une surveillance efficace et dans les délais devant être finalisée dans les quelques prochaines années. Ensuite (et ce point est à la fois subtil et puissant), les arguments typiques contre la réalisation d’une surveillance à partir de l’espace commencent généralement par une personne disant quelque chose comme –« Oui, un événement similaire à celui de la Tunguska pourrait arriver dans les cent prochaines années, et alors ? Près de six pour cent de la surface de la Terre sont peuplés, aussi le prochain événement est certainement un non événement en terme de morts »
Cependant, même si 6 % de la surface de la Terre sont peuplés, l’infrastructure largement distribuée du monde est considérablement plus étendue et extrêmement vulnérable à la physique des explosions modelées par Boslough. Des explosions de basse altitude LAA pourraient créer une cascade de dysfonctionnements à travers de nombreux réseaux interconnectés et distribués qu’il serait long, imprévisible, et impossible à quantifier. De plus, considérer la chose suivante : Imaginez une explosion à une échelle étendue qui se produirait au dessus de l’océan indien et ne tuerait personne. Le traumatisme psychologique résultant dans le monde pourrait créer une panique à une échelle sans précédent, la panique qui pourrait au moins faire frissonner les marchés financiers globaux [3]
Et si une telle explosion se produisant sans prévenir dans un endroit comme le moyen orient, ou une zone plus étendue, et des aires possédant des armes nucléaires d’Asie ou de Russie, la réponse induite pourrait initier une chaine d’événements humains causant une action militaire violente. C’est cet aspect psychologique non linéaire qui nécessite d’être adressé dans cette conférence car son message a été négligé dans le passé. La plus part des analyses faites à ce jour ont seulement considéré ce qui peut être quantifié-le comptage immédiat des corps et tous les dommages se produisant lors de l’impact initial. Peut-être que cette conférence devrait mettre un accent marqué sur l’infrastructure très étendue du monde et son interdépendance, comme la réalité de la réaction humaine à grande échelle à une explosion catastrophique et soudaine.

Le papier indique ensuite que la façon la plus rapide d’anticiper ces évènements est la mise en place d’une station spatiale infrarouge (de 6 à 11 microns) équipée d’un télescope ayant une ouverture de 50 centimètres, ce qui est assez modeste, et qui serait localisée sur une orbite comme celle de Venus avec un demi grand axe de 0,7 AU. Le papier présente un tel système qui est basé sur l’expérience acquise avec les Télescopes Spitzer et Kepler. Ce télescope spatial devrait trouver 90 % des NEOs dont le diamètre est plus grand que 140 m de diamètre en un peu moins de 7 ans. En faisant cela, il trouvera aussi 70 % de ceux plus grands que 100 m de diamètre et 50 % de ceux ayant un diamètre de plus de 50 mètres (ces NEOs plus petits qui constituent le nouveau régime de menace découvert par Boslough). En ajoutant un télescope au sol dans le domaine visible comme le télescope Pan-STARRS1 à ce satellite infrarouge, le temps nécessaire pour compléter cet objectif de 90 % de détection passerait d’un peu plus de 7ans à environ 5 ans. If faut noter que la station spatiale en espace profond est la seule approche qui permettra d’atteindre les niveaux de performance envisagés avec des taux de détection élevés. On lit ensuite que la mission couterait approximativement 600 M$ pour répondre de façon déterministe à la question : Sommes nous en sécurité pour les cent prochaines années ? L’article développe ensuite le CONOPS, le CONcept d’OPérationS. Je vous laisse le soin de le découvrir par vous même.
La nature nous a donné un cerveau. Utilisons le à bon escient pour ne jamais s’empêcher de penser trop loin.
Voilà, bonne lecture.

[0]
Pour étayer mes propos, voici ce que j’ai trouvé sur un site fortement lié au complexe militaro industriel dont j’extrais :
https://share.sandia.gov/news/resources/news_releases/we-saw-it-coming-asteroid-monitored-from-outer-space-to-ground-impact/
Citation :
Now an international research team has been able to identify an asteroid in space before it entered Earth’s atmosphere, enabling computers to determine its area of origin in the solar system as well as predict the arrival time and location on Earth of its shattered surviving parts.
Ce qui il y a de plus perturbant c’est que ce chercheur en question est aussi un champion des hoaxes et des rumeurs. Parfait pour noyer dans la rigolade et la futilité des choses très sérieuses, un peu la technique utilisée pour les OVNI !
Concernant Sandia, la couleur est annoncée :
About Sandia National Laboratories
Citation :
Since 1949 Sandia National Laboratories has developed science-based technologies that support U.S. security. The laboratory primarily focuses on nuclear weapons, energy and infrastructure assurance, nonproliferation verification, defense systems and assessments, and antiterrorism. Go to www.sandia.gov for more information.
J’ai aussi constaté que ces laboratoires militaires s’intéressaient de très près aux Novae et Supernovae et notamment à certains instants cruciaux, ceci est un autre débat mais intéressant tout de même pour un prochain sujet.

http://www.supersci.org/

Enfin pour finir et apporter un éclairage encore plus précis, je vous suggère d’aller faire un tour sur le document suivant où vous aurez ainsi un éclairage singulier sur le côté pacifique de la plus « grande démocratie » au monde :
http://www.ng.mil/ll/analysisdocs/FY2012/House%20Report%20112-74.pdf
Le document est assez détaillé et l’on trouve notamment en page 73 un drôle de SBIR. Je cite (traduction rapide) :
Space-Based Infrared System :
Citation :
La demande de budget contenait 621,6 millions de dollars dans le PE 64441F pour un système infrarouge installé dans l’espace (SBIR), mais ne contenait pas de fond pour l’exploitation des données. Deux satellites SBIRS aux orbites hautement elliptiques sont actuellement en orbite et le premier satellite SBIR en orbite géosynchrone autour de la Terre (GEO) doit être lancé en Mai 2011, suivi d’un second satellite géostationnaire lancé en avril 2012. Chaque satellite transporte un détecteur à balayage et fixe qui assure l’avertissement de missile, et complète la défense missile, le renseignement technique, et les missions de sensibilisation de bataille spatiale.
Le comité est préoccupé par le fait que l’Air Force n’a pas fourni de fonds pour l’exploitation des données SBIR, en particulier le détecteur fixe, et note des efforts du congrès pour inclure des fonds pour cette tâche.
Le comité pense que l’Air Force et les communautés élargies de la défense et du renseignement n’ont pas pleinement utilisé le surplus continuel de données infrarouge disponibles à partir des SBIR. En particulier, le comité pense que les données des SBIR pourraient être exploitées pour fournir un appui accru à la défense missile, et encourage l’agence de la défense missile à travailler avec l’Air Force et d’autres experts OPIR, comme le Laboratoire National de Sandia, pour explorer le prolongement que les SBIR peuvent fournir comme la capacité projetée d’un système spatial de pistage de précision (PTSS). Le comité pense aussi que les données SBIR pourraient être exploitées plus en avant pour fournir des capacités dans de nouvelles techniques de renseignement et la prise de conscience de la bataille spatiale. Le comité comprend qu’un effort conjoint avec les OPIR au sol a été établi pour se focaliser sur les besoins long terme de la communauté OPIR. Le comité anticipe de tels efforts qui formeront des demandes de budget futures pour des capacités d’exploitation de données issues des SBIR et d’autres détecteurs OPIR.
Le comité recommande 641,6 millions de dollars, un accroissement de 20 millions, dans le PE64441F, pour être attribués dans un esprit de compétition par le secrétaire de l’Air Force au développement des capacités d’exploitation des données SBIR.

Essayons de traduire et de résumer ce charabia. 3 satellites de détection infrarouge sont déjà en orbite autour de la Terre dont deux disposant d’orbites fortement elliptiques et un géostationnaire. Cette flottille devrait être complétée par un 4 ième au mois d’avril. La collecte de données et d’information est très riche et comme dans le cas des satellites VELA des années 70, les équipes sont tombées sur des tas d’observables (mon interprétation est qu’ils ont identifié deux types de phénomènes ; des expliqués, cf les NEOs et des non expliqués cf OVNI et autres phénomènes astronomiques non connus) qui méritent la collaboration des meilleurs spécialistes dans le domaine infrarouge y compris des équipes au sol (cf par exemple et au hasard je dirai le South Polar Telescope). Ceci donne des nouvelles perspectives tant en matière de détection et d’anticipation de catastrophe, qu’en matière de nouvelles armes (ces cailloux qui se baladent dans la proche banlieue terrestre sont finalement, avec leur 30 à 40 km/s de véritables torches à plasma « naturelles » si l’on sait modifier leur trajectoire, déterminer et tracer de façon précise leur probabilité d’impact. Le cinéma étant toujours en avance d’une guerre, cette idée est présente dans le film « Starship Trooper » mais dans ce cas, il est vrai que ce sont les aliens qui sont à la manœuvre.

Espérons que ces drôles de sbires (SBIR) ne nous conduisent pas au pire (OPIR) en faisant PéTer l’eSSsence de cette planète et sont plutôt là pour nous protéger plus que pour nous tuer ; on peut toujours réver…

[1]
http://www.temehu.com/libyan-desert-glass.htm

Que pensez-vous qu’une boule de verre du désert libyen puisse bien nous prédire ?
http://www.pbs.org/wgbh/nova/earth/modeling-comet-airburst.html
http://www.redicecreations.com/article.php?id=1553

[2]
http://www.govtrack.us/congress/bill.xpd?bill=h109-1022
Notez que cette prise de conscience de la fragilité de notre espèce liée à des facteurs extérieurs semble progresser et je pense fait partie d’un passage obligé d’une conscience planétaire en train de naître. Peut-être que nos collègues d’outre espace ont bénéficié de conditions plus clémentes pour leur développement que sur la Terre, ce qui leur a permis de progresser bien plus vite sans des retours cycliques aux « cavernes ». Chaque histoire est différente. Ce paramètre est peut-être un facteur important dans l’histoire planétaire et conditionne notamment ce paramètre L (« le facteur sonne toujours deux fois ») de l’équation de Drake. Peut-être que quelques xéno-astro-éthnologues mènent une étude comparative sur l’évolution des « humanités » dans les systèmes chahutés ? D’ailleurs sur ce point, je rejoins les propos d’Anakin (et je déplore son départ) concernant les changements du système solaire et l’enrichissement de celui-ci en particules diverses et variées. Quant à ceux qui réclament des preuves à la façon des pseudo sceptiques, cette zététique qui incarne si bien l’ânerie négative, fille de la bêtise et nouvel obscurantisme du XXI ième siècle, je les invite à se retrousser les manches et à faire un peu de travail d’investigation notamment sur des publications scientifiques récentes (Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage…), n’est ce pas la première des démarches scientifiques?
Un exemple de cette prise de conscience nous est donné par ce site dont le nom, B612, est tiré de cet œuvre « alchimique » à multiples entrées que constitue « Le petit prince » de Saint Exupéry. « S’il te plaît, dessine moi un mouton ! », mais pas noir si c’est possible.
http://www.b612foundation.org/b612/
L’accouchement de notre conscience planétaire se fait dans la douleur mais chacun est impliqué au plus haut point.
Citation :
Car je fus amené à réfléchir sur ceux qui consomment plus qu’ils ne rendent. Ainsi du mensonge des chefs d’états…
Ainsi de celui qui écrit ses poèmes et tire des effets efficaces de ce qu’il triche avec des règles acceptées. Mais celui-là est un malfaiteur, car pour l’usage d’un avantage personnel, il brise le vase d’un trésor commun. Pour s’exprimer, il ruine des possibilités d’expression de tous, comme pour celui-là qui pour s’éclairer, incendierait la forêt…
Antoine de Saint Exupéry. Citadelle.
Citation :
De même pour Parsifal, pénétrant dans le domaine du Graal, une seule question importe, parce que de cette question va dépendre la réjuvénation du monde, cette question : Où est le Graal ?
Ascona, Aout 1971, l’homme et son ange, Henry Corbin.
[3]
Notez toutefois que nous n’avons pas besoin des cailloux de l’espace pour cela.
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Ven 27 Jan 2012, 23:17

Bonsoir M51M51,

Merci une nouvelle fois pour ces "perles"d'articles que vous savez détecter..Et nous transmettre ..Je n 'ai qu'une ou deux remarques à formuler:

Enfin, j' ai la réponse "solide "et argumentée si je puis dire à deux mystères que je 'porte" depuis plusieurs décennies: la fameuse explosion de la Toungouska , qui a vu les arbres des forêts environnantes couchés comme des allumettes sur des milliers et des milliers d"hectares (mais l hypothèse d'une explosion en altitude avait déjà été envisagée), car l'on n'avait jamais retrouvé nulle part le lieu d 'impact et la trace d'un " très gros cailloux" ressemblant à une météorite!

Quant à l 'explosion d'un NEOS en altitude au dessus du désert libyque , beaucoup moins connue, c'est feu le célèbre explorateur & entomologiste Théodore MONOD qui eut été heureux de connaître enfin la Vérité, lui qui a passé une partie de sa vie (c'était son Graal à lui), à essayer de retrouver l'énorme météorite qui était tombée dans l 'immensité du désert et qui aurait bien dû,selon le vieux savant,laisser un "noyau" enfoncé dans le sol après désintégration en mille morceaux jamais (et pour cause) retrouvés !

Ufologiquement vôtre STANALPHA
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Dim 09 Mar 2014, 08:24

Ce qui est assez fascinant avec cette question des astéroïdes, c’est que finalement elle se rapproche du questionnement sur les extraterrestres et que visiblement elle subit aussi le « flux » de la désinformation. Le sujet serait-il lui aussi quelque part tabou ? Vous me direz que je trouve du bizarre partout et que le regard porté est  peut-être de  « traviole » et n’est pas en accord avec la réalité (la vraie ?)! Peut-être... ou peut-être pas car en fait la question du savoir et de la connaissance est intimement liée aux questionnements que tout un chacun est en droit de se poser sur le monde et l’univers dans lequel il vit. Nous sommes les acteurs de notre périmètre cognitif et il nous appartient d’en explorer les limites, de les dépasser ou de ne pas bouger de peur de découvrir l’inconnu. Nous pouvons visiter quelques territoires incertains ou simplement tourner en rond en récitant, ânonnant la voix autorisée sans dépasser les limites. J’ai un faible pour la première option. Je prétends qu’il  se passe qu’en même des choses bizarres dans notre environnement cosmique proche et je ne sais pas si l’on peut mettre uniquement toutes ces nouveautés sur le compte de nos moyens de détection qui auraient fort progressés (ce qui est par ailleurs vrai).

« Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare.»
 
Pour faire le lien avec une actualité télé récente, je ne me souviens plus de la  chaine en question, mais il est passé un film sur la fin du monde dans lequel, justement (et c’était certainement le hasard) l’arrivée d’un astéroïde dévastateur, un killer était envisagée. Le film était plutôt intelligent et se positionnait sur le plan psychologique. Point ici de scènes catastrophiques à la Hollywood du type fin du monde où le bruit, la fureur, la terreur et les scènes de catastrophes « numériques » dantesques remplacent l’intelligence et la prise de distance. Non, ici tout simplement la perspective d’une fin du monde marquée dans le calendrier trois semaines avant son avènement et la façon dont la société se comporterait face à cette « apocalypse » annoncée.  Entre les suicides, la partouse généralisée, les violences permises par un ordre déliquescent qui n’a en gros plus d’objet, le plus intéressant était sans aucun doute  le parcours initiatique du personnage principal. Celui-ci,  finalement, consacre le temps qui lui reste à vivre dans la recherche de son amour de jeunesse,  et il découvre dans ce « road movie » temporellement borné à la fois l’Amour (un nouvel) et la mort. J’ai trouvé cet exercice de pensée remarquable. Une façon intelligente de montrer comment l’on peut dépasser l’adversité en ré exprimant, ne serait ce que dans l’instant, l’importance du vivre. Le film se termine en présentant les amoureux sur un lit dans ce que l’on devine être leurs dernières étreintes, une lumière éblouissante apparaissant dans le coin de la fenêtre …
 
Voilà et pour faire un petit tour dans l’actualité, je vous propose ces quelques publications venant étayer une certaine réalité. J’avais il y a quelques temps évoqué des anomalies récentes de l’espace interplanétaire notamment la détection  d’un flux de poussières totalement inattendu par la sonde Ulysse  (je laisse le soin à nos experts de la tyrannie de la preuve de faire l’exercice de recherche par eux même). Je pense que les informations suivantes sont importantes à partager d’autant plus qu’elles émanent en partie d’un ponte en la matière, M David Jewitt. Pour renouveler une vision sur système solaire par trop poussiéreuse et comprendre son aspect dynamique et l’importance du chaos[1], je ne peux que  vous conseiller de regarder en complément des articles proposés cette conférence (en anglais).
http://www.youtube.com/watch?v=rn6M0KtEia0
 
http://arxiv.org/pdf/1402.5571v1.pdf
HUBBLE SPACE TELESCOPE INVESTIGATION OF MAIN-BELT COMET 133P/ELST-PIZARRO - David Jewitt
Citation :
Dans la vue traditionnelle, les astéroïdes sont des corps rocheux formés à l’intérieur du disque protoplanétaire du soleil alors que les comètes sont des objets contenant de la glace, formées en dehors de lui. Récemment, plusieurs objets hybrides ayant des orbites à l’intérieur de celle de Jupiter et les propriétés dynamiques des astéroïdes, ont été trouvés exhibant une perte de masse comme les comètes (Hsieh et Jewitt 2006). Connues comme les comètes de la ceinture principale (Main Belt Comets – MBC) ou, plus généralement, les astéroïdes actifs (Jewitt 2012), ces objets sont des candidats comme des astéroïdes abritant de la glace. L’astéroïde chargé de glace est potentiellement d’une grande portée scientifique. De façon plus importante, les régions extérieures de la ceinture d’astéroïdes peuvent avoir fourni l’eau terrestre et d’autres volatiles, incluant les molécules biogénétiques précurseuses  jusqu’aux aminoacides (Mottl et al.2007). Dans le système solaire moderne, il n’y a pas de chemin dynamique connu reliant les orbites stables dans la ceinture d’astéroïdes aux réservoirs classiques de comètes dans la ceinture de Kuiper ou le nuage d’Oort. Au contraire,  si la glace existe dans la ceinture principale d’astéroïdes, elle est probablement primordiale, piégée soit à l’époque de la formation ou lors d’une quelconque phase chaotique précoce de l’histoire du  système solaire (Levison et al. 2009).
Environ une douzaine d’exemples d’astéroïdes actifs sont actuellement connus, mais ils ne contiennent pas de glace. Les données en main montrent déjà clairement que l’action de différents processus provoquent la perte de masse, allant de l’impacts astéroïde-astéroïde, en passant par la brisure rotationnelle à la fracture thermale et plus (Jewitt 2012). Pour seulement deux des objets, 133P/Elst-Pizarro (Hsieh et al.2004, et al.2011), la preuve de la sublimation de l’eau est raisonnablement forte. L’évidence la plus irréfutable correspond à l’activité répétée montrée par les deux corps. Ceci est naturellement expliqué par la sublimation saisonnière de la glace près de la surface (en incluant les effets dus à l’excentricité orbitale ainsi qu’à l’obliquité du noyau et possiblement l’ombrage propre lié à la topographie de surface) mais il est difficile ou impossible à réconcilier avec les autres mécanismes de pertes de masse envisagés jusqu’à présent. Aucun gaz n’a été détecté spectroscopiquement dans aucun des astéroïdes actifs, mais les limites disponibles pour la production de gaz sont consistantes avec les taux de perte de masse très faibles ( <1 kg s-1) déduits des poussières (Jewitt 2012). La preuve de la sublimation de la glace demeure donc indirecte mais aucune autre explication plausible de ces observations, en particulier la récurrence saisonnière de l’activité, n’est connue.
Dans ce papier nous décrivons la première résolution angulaire pointue des images de 133P obtenues en utilisant le Hubble Space Telescope. Nos observations furent déclenchées par le rapport d’une nouvelle activité le 04 juin 2013 temps universel, le quatrième épisode de ce type d’activité de 133P observé depuis 1996 (Hsieh et al. 2013). Nous utilisons les images pour examiner en détail les propriétés spatiales et temporelles de la perte de masse dans l’environnement proche du noyau et de tester la validité de l’hypothèse de la sublimation de la glace.
 

 
Citation :
Image composite de 133P comprenant une intégration temporelle de 3984 secondes. Une queue longue, étroite s’étend depuis le noyau, visible sur la gauche. G1 et G2 marquent un champ de galaxies retiré de façon imparfaite. La direction antisolaire est indiquée. C’est indiscernable de la direction du vecteur vitesse négatif projeté à la résolution de l’image.
 
 
http://arxiv.org/pdf/1403.1237v1.pdf
Disintegrating Asteroid P/2013 R3
Citation :
La séparation du noyau des comètes en plusieurs composants a été fréquemment observée mais, jusqu’à présent, aucune rupture d’astéroïde de la ceinture principale n’a été observée. En utilisant le Hubble Space Telescope, nous observons que l’astéroïde P/2013 R3 de la ceinture principale se constitue de 10 composants distincts ou plus, le plus grand de 200 m de rayon (un killer !- en supposant un albédo géométrique de 0,05) chacun produit une coma et un queue de poussières comme les comètes. Un nuage de débris diffus avec une masse totale de l’ordre de 200 millions de kg entoure de plus l’ensemble du système. La vitesse de dispersion parmi les composants, Delta V de 0,2 à 0,5 m.s-1, est comparable aux vitesses d’échappement gravitationnel des plus gros membres, alors que leurs déplacements extrapolés sur le plan du ciel suggèrent une séparation entre février et septembre 2013. Les couleurs optiques large bande sont celles d’un astéroïde de type C. Nous ne trouvons pas de preuve spectrale pour des émissions de gaz, disposant d’un modèle dépendant des limites hautes d’un taux de production d’eau =< 1 kg/s-1. La séparation peut être due à des insuffisances structurales induites par la rotation du corps précurseur.
 

 
 
Citation :
4 époques de R3 prises en 2013 et filtrées spatialement pour supprimer la coma (colonne de droite, la colonne de gauche présente les images brutes). Octobre 01 données de Keck, tout le reste provient du HST. Chaque photo a le Nord en haut, Est sur la gauche et a une dimension de 14 secondes sur 12 secondes. La direction anti solaire projetée est montrée par une flèche jaune marquée « -S ». Le vecteur de vitesse projeté négativement  est indiqué par une flèche verte marquée « -V ». Les composants discutés dans le texte sont identifiés.
 
http://arxiv.org/pdf/1402.1593v1.pdf
The Near Earth Asteroid associations
Citation :
Nous avons fait une recherche extensive de groupes parmi les astéroïdes qui frôlent la Terre (NEAs). Nous avons utilisé deux fonctions D[2] - et mené une approche analytique rigoureuse des ensembles. Nous avons trouvé plusieurs nouveaux groupes (associations) parmi les NEAs : Les objets se déplaçant sur des orbites similaires avec de petites distances d’intersection orbitale minimum (MOID) avec la trajectoire de la Terre. La fiabilité de quelques uns de ces groupes est plutôt élevée.
L’existence des familles d’astéroïdes de la ceinture principale ne fait aucun doute. Cependant l’existence de groupe parmi les NEAs, avec des membres d’une origine commune, suggérée par leurs paramètres orbitaux (Drummond 1991 ; Obrubov 1991 ; Fu et al. 2005 ; Jopek 2011 ; Schunova et al. 2012) n’est encore pas acceptée de façon générale. Plusieurs groupes trouvés par ces auteurs pourraient être attribués au hasard des alignements.
Dans cette étude, nous avons cherché des associations parmi les orbites entrant en contact de 9004 NEA’s (NEODys 2012) avec deux méthodes analytiques de regroupement précis, similaires à celles utilisées par Jopek (2011). Deux fonctions D furent utilisées : Dsh introduite par Southworth et Hawkins (1963) et Dh introduite par Jopek (1993). Les seuils de similarité orbitale correspondaient à 1 % de probabilité qu’un groupe donné résultât d’un hasard d’alignement. Les ensembles ont été détectés par une technique de lien de simple voisinage.
 

 
Citation :
La liste des 10 associations de NEAs de 10 membres ou plus trouvée dans cette étude. Les codes des associations incluent le point fonction de la distance et le nombre ordinal de l’astéroïde de la liste NEODys qui était identifié comme le premier membre du groupe. Le nom de cet astéroïde est aussi donné. N est le nombre de membres dans le groupe. Entre parenthèses est donné le nombre de membres communs identifiés par les deux fonctions. A l’intérieur de chaque groupe, les éléments orbitaux sont moyennés par la méthode décrite dans Jopek et al.(2006).
 

 
Citation :
Association SH-380 représentée sur le plan de l’écliptique. Les orbites ressemblent remarquablement à un flux de météorites. L’association inclut 24 NEAs : 89136, 26430 8, 1994CJ1, 2003CC, 2003GA, 2004KG17, 2005HB4, 2005JT1, 2006HX30, 2006KL103, 2007HB15, 2008GR3, 2008LE, 2009DC12, 2009HG, 2009HH21, 2010CE55, 2011GR59, 2011GV9, 2011OK45, 2011OR5, 2011PU1, 2012GP1, 2012KT12. La trajectoire circulaire de la Terre est vue à l’intérieur de l’association.
 
Le simple fait que 3 astéroïdes aient frôlé la Terre (dont un à environ 70 000 km, ce qui n’est pratiquement rien à l’échelle du cosmos) devrait nous interpeller ! On peut toujours se rassurer en se disant que l’atmosphère constitue une bonne protection…
http://www.cieletespace.fr/node/11571
mais bon…
http://www.sciencesetavenir.fr/espace/20130819.OBS3581/1400-asteroides-qui-menacent-la-terre.html
Vous noterez au passage une différence notable entre les 1400 astéroïdes qui menacent la Terre de l’article de « Sciences et avenir » et les 9004 de la publication « The Near Earth Asteroid associations », une différence notable, sans doute une histoire de classification… un peu comme avec les OVNIs et les pans A, B,C, D  où les vertus classificatoires permettent de réduire un phénomène à peau de chagrin.
 
L’idée sous-jacente apparaissant dans les articles précités est la notion de bombardements et d’impacts multiples. Si vous avez la malchance de vous retrouver dans un des flux des astéroïdes mentionnés ou encore à découvrir, ce n’est pas un impact unique auquel il faudra faire face mais plusieurs ! On voit bien que dans ce cas la notion de probabilité d’impact  n’est plus très bien adaptée…et ce n’est pas parce qu’un événement important se sera produit que nous serons tranquilles pour quelques centaines d’années, voir quelques millénaires.
Pour ceux qui ont envi de potasser le sujet et qui comprennent l’anglais, ci-joint une conférence d’un homme de la lune, Rusty Schweickart qui est notamment à l’origine de la création de l’association B612 militant pour la défense planétaire. B612, vous savez cet astéroïde qui sert de planète au « Petit Prince », cette œuvre profondément alchimique[3] d’Antoine de Saint Exupéry. On verra notamment que cette problématique n’a pas attendu l’événement russe récent pour déclencher une prise de conscience et pour évaluer les mesures nécessaires pour protéger la Terre, s’enterrer[4], ou fabriquer des armes...
http://www.youtube.com/watch?v=-nPr0KB1wy4
 
Au passage dans cette conférence, Rusty fait la description en live de l’impact d’un mastodonte et fait apparaître à l’occasion plusieurs phénomènes qui  à mon avis sont  sous estimés aujourd’hui :
1 L’importance des impacts secondaires liés à l’impact primaire qui seront autant de projectiles sur les zones épargnées temporairement par l’impact initial et qui sont loin de l’épicentre.
 
2L’effet de « mitraille ». Cet effet a été notamment constaté sur des os de Mammouths retrouvés en Sibérie.
 
3La cross fertilisation du système solaire par la vie à travers l’impactisme et les éjectas. Ces échanges devraient nous permettre d’envisager des transferts réguliers de « matériel  vivant » entre les corps du système solaire et notamment des planètes telles que Mars et la Terre voir Venus (cf haute atmosphère) ! Les biosphères sont des systèmes autopoïétiques semi-ouverts et finalement les corps célestes (Astéroïdes, comètes) des sortes de virus à l’échelle du cosmos et les éjectas des agents de contaminations! Nous ne devrions pas tarder par l’intermédiaire de l’échelle de Londres inventée récemment dans le cadre de la détection de l’exovie[4] (nous avons déjà vu Torino et Rio, une question de continuité !) d’en prendre la mesure avec par exemple la découverte de la vie sur la planète de la guerre et je ne parle pas de la Terre (encore qu’un champ de recherche parallèle pourrait-être de découvrir sur la Terre même des organismes vivants exotiques. N’est ce pas déjà un peu le cas avec des branches totalement inattendues découvertes il y a peu ?
Voir à ce propos la conférence de Paul Davies[6] : Can we survive alien biospheres ?
https://www.youtube.com/watch?v=0YFujKH7H1k&list=PLbbCsk7MUIGdscYLrtDFM4mpQeRPnrOyO
 
 
Enfin,  je me demande si toute cette histoire n’est finalement pas à relier avec l’affaire SL9, la synthèse et le confinement d’antimatière, le développement d’armements terrifiants …et l’étrange courrier qui a circulé à cette occasion. Finalement, qu’il s’agisse d’OVNI ou de NEA, ne pourrait on pas résumer la situation en disant qu’il s’agit avant tout d’une question de Contact et d’Impact.  Mais j’ai bien conscience qu’il s’agit là d’une matière un peu exotique qu’il est difficile d’aborder sur un site réputé « sérieux ».
 
[1]
Citation :
L’univers tout entier est un cocktail d’ordre, de désordre et d’organisation. Nous sommes dans un univers d’où l’on ne peut écarter l’aléa, l’incertain, le désordre. Nous devons vivre et traiter avec le désordre.
Je crois que notre modèle idéal de fonctionnalité et de rationalité n’est pas seulement un modèle abstrait, mais un modèle nuisible.
Edgar Morin. Introduction à la pensée complexe.
Pour comprendre la période actuelle, n’est-ce pas une pensée de la complexité, une pensée du chaos qu’il faudrait utiliser ? En quoi ressemblerait-elle ?
Citation :
Sur quoi je me fonde ? Sur l’absence de fondements, c’est à dire la conscience de la destruction des fondements de la certitude.

A quoi je crois ? Je crois à la tentative d’une pensée la moins mutilante possible et la plus rationnelle possible. Ce qui m’intéresse, c’est de respecter les exigences d’investigation et de vérification  propres à la connaissance scientifique et les exigences de réflexion proposées à la connaissance philosophique.
Edgar Morin - Epistémologie de la complexité.
[2]
Pour ceux qui veulent approfondir les fameuses fonctions D
http://vesta.astro.amu.edu.pl/~breiter/paps/rbj2011.pdf
[3]
« L’Alchimie, superscience extra-terrestre ? – Jacques Carles / Michel Granger. »
Pas directement relié au « Petit Prince » mais connecté tout de même.
[4]
http://ufoaliendatabase.wikia.com/wiki/Bill_Uhouse
Deep Underground  Military Bases ( D.U.M.B. ) through an elaborate network of tunnels leading to various and sundry equally deep underground pockets of caves / caverns.
JAYROD/JROD/JRD/JERROD – « Alien symbolic construct science technologies » studying translations of a « materials science language » from a strange looking « map ». containing « patterned symbols and designs ».
[5]
Chaque fois que vous voulez faire atterrir sociologiquement un concept, vous créez une échelle. Nous avons eu Torino pour les NEAs, Rio pour les ET mais c’était peut-être un peu trop percutant et déstabilisateur. Il fallait donc une échelle intermédiaire qui permette d’atterrir en « douceur ». Voici l’Echelle de Londres
http://rsta.royalsocietypublishing.org/content/369/1936/679.full
[6]

Pour ceux qui sont intéressés, cette série de conférences « dépucelle » le voyage interstellaire ! Si vous commencez à envisager l’impossible, n’est ce pas déjà transformer l’improbable en certitudes potentielles ? On pourrait dire qu’un certain volontarisme doxastique contribue à transformer une chimère en réalité. Nous ne sommes pas si loin de l’œuvre de Borges, Tlön, Uqbar, Orbis Tertius. Après la découverte probable des exovies dans un futur proche, les verrous sautent les uns après les autres…
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Dim 09 Mar 2014, 16:47

bonjour m51

"les verrous sautent les uns après les autres"

en effet mais peu semblent le constater, les thèses de panspermie sotn de plus en plus évidentes et non plus vraisemblables et la probabilité de découverte de neo et de  11ieme  12 ieme 13 ieme planetes ou planétoïdes ne sont pas exclues, je suis totalement convaincu qu'il ya des planètes après pluton par exemple, et pas spécialement noyées dans la ceinture de van allen

les risques de vitrification à la lybienne ne sont pas nulles, et sans doute doit on y voir une cause de  la rupture entre 4ieme et 5ieme soleil, le déluge et autres aventures atlantes sont plus prets de nous historiquement que l'on pourrait le penser, ce qui nous laisse une marge "neo" assez courte finalement ou.. aléatoire

la multiplication des cailloux depuis 2003 devrait quand même éveiller, mais non.

remarquons que personne ne parle des effets d'un de ces cailloux sur mars

et ceci fun
http://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?release=2014-037

http://www.ago.ulg.ac.be/PeM/News/men_f.php?dmois=-1
http://www.nasa.gov/mission_pages/msl/multimedia/pia16043.html

baaa des détails quoi

tiens et comme c'est étonnant, des nuages d'orage sur mars maintenant

http://ww2010.atmos.uiuc.edu/%28Gh%29/guides/mtr/cld/cldtyp/oth/org.rxml

http://www.alpo-astronomy.org/jbeish/2014_MARS.htm
http://spaceweather.com/


le système solaire est une cellule vivante avec un beau noyau . et comme toute cellule elle possède ses ennemis et ses défenses naturelles

j'avais posté sur l'anomalie jupitérienne mais on a cru bon de dézinguer le topic que j'avais il est vrai réduit face aux reactions d'emeutes et d'approbation.; en fait.. personne sur les 15000 lecteurs de ce forum n'avait reagit.. je finirai par croire que mon potentiel mensan est encore plus élevé que prévu.. mdrrr

bon alleee je suis gentil je remet le lien

  http://www.oom2.com/t18587-huge-mystery-object-caught-nxt-to-jupiter-2014-airline-pilot-photographs-3-bright-large-ufo-over-ocean-feb-26-2004  





http://spaceweathergallery.com/indiv_upload.php?upload_id=94900









et ceci



http://spaceweathergallery.com/indiv_upload.php?upload_id=94572
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Dim 09 Mar 2014, 21:23

Puisqu'on parlait de Jewitt (je ne crois pas avoir vu cette référence dans vos messages) :

http://www.20minutes.fr/sciences/1316626-la-desintegration-mysterieuse-d-un-asteroide-a-ete-observee-par-deux-astronomes
http://www.spacetelescope.org/news/heic1405/

Second lien en anglais.


Je ne me rappelle plus où j'ai lu que suite à l'évènement de Tchelyabinsk, et aux études consécutives, le risque estimé d'impact de météorites au sol avait été réévalué "d'un degré de magnitude". Si je ne m'abuse, on parle donc d'un facteur 10... De là à dire que des évènements comparables à Tchelyabinsk ou Toungouska devraient se produire une fois par décennie au lieu d'une fois par siècle il n'y a qu'un pas.



Quant à déterminer comment devrait se présenter une pensée complexe, ou une pensée du complexe, je n'ai pas la prétention de le savoir, mais à notre époque d'abrutissement des masses et de "progression" générale vers une médiocrité et un joyeux rejet de l'intelligence en tant que telle, ça me parait un sujet tout à fait primordial.

Pour y avoir réfléchi pas mal de fois, au détour de diverses lectures portant sur des questions systémiques, philosophiques ou spirituelles, je pense que les premières caractéristiques tournent autour du rejet des certitudes, de l'incorporation d'un maximum de nuances et de subtilités, et d'un anti-dogmatisme absolument nécessaire et vital pour pouvoir introduire ce type de réflexion.

Cela demande aussi d'y incorporer différentes préoccupations (éthiques, philosophiques ou autres) si nécessaire, et cela demande en tout cas à la fois méthode et intuition. Or l'intuition est, de nos jours, le plus souvent rejetée au "bénéfice" de la seule méthode, qui se retrouve ainsi souvent mécanique et sans âme propre à la guider sur des chemins plus audacieux. L'audace étant probablement une autre condition, qui demande cependant du contrôle pour ne pas partir dans des directions futiles ou inappropriées au sujet. Et comment décider alors ce qui est utile et approprié ? Je suppose que c'est là que l'intuition entre en jeu... entre autres.

Bref... Il s'agit d'une vaste question. La pensée systémique, réfléchir les choses sans les retirer de l'ensemble dans lequel elles s'intègrent, au lieu de persister à se contenter d'isoler des objets de leur contexte pour en analyser les propriétés, comme c'est la norme de nos jours, est l'avenir. Aucune pensée complexe ne peut faire l'économie de prendre en compte les systèmes dans leur intégralité, ce qui ne va pas sans difficultés de méthodes, justement.

Ce mode de pensée implique, qui plus est, de prendre en compte le système propre de l'observateur lui-même, si l'on veut prétendre être complet. Car il va de soi (quoique pas tant que ça, me semble-t-il) que le système de l'observateur (incluant sa psychologie, sa culture personnel, son instruction, et son milieu socio-culturel, parmi tant d'autres facteurs), influe fortement sur l'observation elle-même, et sur la manière dont on la comprend, la traduit, puis la retranscrit à d'autres. Clairement, la science moderne a beaucoup de progrès à faire sur ces aspects, mais heureusement, il existe quelques pionniers, rarement pris très au sérieux, car souvent noyés dans une mare d'imbéciles prétendant être du même niveau, et aussi parce que, tout simplement, on ne prend pas souvent au sérieux les pionniers, jusqu'au jour où on ne peut plus nier qu'ils avaient vu juste.


Et pourtant, elle tourne. Pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Ven 14 Mar 2014, 23:35

Bonsoir Anakin et merci pour vos liens. Cette histoire de cratère de 30 m nouvellement créé sur mars est pour le moins étonnante et constater que la surface de mars s’enrichit de 200 cratères par an devrait interpeller! J’ai relu plusieurs fois pour m’assurer que je n’avais pas la berlue…
 
Bonsoir Nycolas et merci pour vos liens. En fait les deux articles font référence à la publication que j’avais évoquée intitulée « Disintegrating Asteroid P/2013 R3 », l’article en français étant visiblement un traduction rapide de l’article en anglais en oubliant de mentionner le nom du principal mécanisme qui est suspecté (mais non complètement élucidé car lorsque vous prenez connaissance de la publication scientifique, vous notez le trouble des scientifiques face à cet événement inattendu) à l’origine de cette fragmentation qui est l’effet Yarkovsky–O'Keefe–Radzievskii–Paddack, acronyme de YORP sur les petits corps du système solaire qui ont des formes asymétriques. Cet effet tend à faire tourner plus rapidement les petits corps asymétriques jusqu’à provoquer leur rupture, une sorte de mécanisme de nettoyage du système solaire...la nature aimant bien la symétrie.
http://en.wikipedia.org/wiki/Yarkovsky–O%27Keefe–Radzievskii–Paddack_effect
Personnellement, je préfère accéder chaque fois que possible à la publication originale, elle a le gros avantage de ne pas être passée par un quelconque filtre journalistique conscient ou inconscient, une interprétation en somme qui vous livre des informations de « seconde main ». Je me suis permise de traduire quelques passages complémentaires de la publication originale:
 
Citation :
Le mécanisme responsable de la perte de masse dans la majorité de tels objets est inconnu. L’objet a été découvert le 15 septembre 2013 (denommé Catalina-Pan STARRS, ci après désigné comme R3)
Cela ne ressemble pas à une séparation de comète, où les composants les plus grands sont éparpillés sur l’orbite projetée et les composants les plus petits le long de la direction anti solaire. Le nombre de composants (le 13 décembre, nous distinguions 10 composants distincts, la plupart formés par la désintégration de A et B, les séparations entre eux sur le plan du ciel L (échelle de 1 AU) et leur luminosité changent avec le temps. Nous mesurâmes L et dl/dt pour les composants pris par paire et calculâmes un âge nominal , t = L/dL/dt. En faisant tendre les séparations vers 0 les dates convergent dans le créneau de jours de l’année entre le 140 ième (Mai) et le 270 ième (Septembre).
 
En fonction de la luminosité et de l’angle de phase, par des méthodes dérivées les auteurs arrivent  à estimer la taille des noyaux qui pour les morceaux A1, A2, B1, B2 ont une taille maximale de l’ordre de 200 m. La présence de poussières les entourant empêche une estimation plus précise.
 
A noter que les auteurs firent une analyse spectrale des objets pour caractériser notamment la teneur en eau de façon indirecte via le radical cyanure (CN) mais les résultats ne donnèrent pas une estimation satisfaisante du taux de production d’eau.
 
Citation :
Par ailleurs les poussières sont présentes à la fois dans la direction solaire et antisolaire ce qui confirme qu’une activité est en cours. Une analyse indirecte de la taille des poussières tend à montrer que celles ci sont plutôt grosses dans la coma du morceau R3.
 
L’orbite de R3(périhélie à 2,2 AU et aphélie à 3,8 AU)  évite les passages rapprochés du soleil ou des planètes, si bien que les forces gravitationnelles peuvent être ignorées. Pour estimer la pression du gaz la plus élevée possible sur R3 nous avons résolu l’équation de la balance énergétique d’une glace sombre se sublimant au point sous solaire. La température  d’équilibre résultant, Tss= 197 Kelvin à 2,25 AU correspond à la pression du gaz P = 0,04 Nm-2, qui est beaucoup plus petite à la fois que la pression centrale hydrostatique et que les 1000 Nm-2 des forces élastiques des agrégats de poussières hautement poreuses. Une glace plus volatile (CO), si présente, pourrait générer des pressions plus élevées mais la stabilité long terme de tel matériel dans la ceinture d’astéroïdes semble hautement improbable. Nous concluons que la fracture par la pression du gaz de sublimation n’est pas un mécanisme viable, bien que, si de la glace existe sur R3, son exposition après la brisure pourrait contribuer à la production continue de poussières.
 
Les auteurs ne retiennent pas non plus la thèse de l’impact.
Citation :
Les impacts produisent des éjectas avec un large spectre de vitesses, d’une sous vitesse d’échappement à la vitesse d’impact alors que nos données ne montrent aucune preuve d’éjectas à haute vitesse, même dans les toutes premières observations.
 
Enfin, à la lecture de ceci:
Citation :
Solar radiation provides a torque (the “YORP” torque) capable of driving the spin of a sub-kilometer asteroid to the critical value in less than a million years, making rotational breakup a plausible mechanism for R3 and other small asteroids (Marzari et al. 2011).
Les radiations solaires fournissent un couple(le couple « YORP »)capable de conduire la rotation d’un astéroïde sub-kilométrique à la valeur critique en moins d’un million d’années, faisant la rupture rotationnelle un mécanisme plausible pour R3 et d’autres astéroïdes petits(Marzari).
On peut se poser les questions « stupides » suivantes :
Si l’effet YORP contribue à l’élimination des petits corps asymétriques sur des échelles de temps relativement faible par rapport à l’âge du système solaire, comment se fait-il qu’il existe encore des corps de ce type? Bénéficierait-on de l’arrivée de nouveaux corps venant circulariser leurs orbites dans le système solaire de façon régulière, cyclique pouvant conduire à une éventuelle avalanche de brisures si cette arrivée se faisait de façon synchronisée selon des phénomènes qui nous ont échappé jusqu’à présent et selon une période déterminée?

Concernant la détection prochaine de la vie dans le cosmos, les choses avancent à train d’enfer et si l’échelle de Londres a été mise en place, c’est justement pour faire atterrir le sujet car les outils pour cette mise en évidence vont débarquer prochainement dans notre quotidien.  Ils s’appellent WFIRST, TESS et JWST. Vous trouverez ci-joint un lien d’une conférence très récente sur le sujet.  Du haut calibre mais un peu teinté de « complexe militaro industriel toutefois… » là où une recherche civile, « terrienne faisant appel à toutes les têtes pensantes quelques soient les pays» et sans arrière pensée serait la bienvenue. Peut-être une nécessité pour l’humanité ? Veuillez noter une forte présence féminine plutôt agréable, un signe sympathique d’un changement de mentalité en cours?
http://schedule.sxsw.com/2014/events/event_IAP17180
Alberto Coti :
Citation :
Coti était un précurseur de l’utilisation des techniques modernes de data mining et de visualisation dans la communauté astronomique.
Amber Straughn :
Citation :
Elle utilise l’imagerie et les données de la spectroscopie infrarouge du Hubble Space Telescope.
Blake Bullock : (Gravity family ?)
Citation :
Mme Bullock a travaillé comme cadre dirigeant à la présidence de la NASA et au Pentagone pour le bureau du ministère de la défense, de la stratégie et des programmes spatiaux
Natalie Batalha :
Citation :
Inspirée par le nombre croissant de découvertes d’exoplanètes, elle rejoignit l’équipe conduite par William Borucki du Nasa’s Center Ames Research Center travaillant sur le transit photométrique- une technologie émergente pour la découverte des exoplanètes. Elle mena les analyses qui conduisirent à la découverte en 2011 de Kepler-10b- la première planète tellurique hors du système solaire
 
Alors que certains passent leur temps à réduire le phénomène OVNI à peau de chagrin et à nous faire prendre des vessies pour des lanternes (fussent elles thaï) on voit la mesure ou plutôt la démesure qu’il peut exister dans l’approche de ces sujets et notamment dans le traitement de la problématique du contact selon les pays et  notamment les Etats-Unis.
Un exemple frappant est donné par l’historienne Kathleen D.Toerpe
(https://twitter.com/ktoerpe ) qui interviendra à la prochaine conférence de « Contact », le 22/03/2014, dont le titre de son intervention est sans ambiguïté : « Creating a contact-ready earth ».
http://www.kosmosjournal.org/contributor/kathleen-d-toerpe/
Kathleen Toerpe, PhD est une historienne dans le domaine social et culturel qui cherche la dimension humaine dans l’espace extérieur à travers un champ de recherche émergeant appelé l’astrosociologie. Elle est PDG adjointe de l’institut de recherche d’astrosociologie pour l’éducation et son rayonnement public. Ambassadrice Bénévole du système solaire de la NASA/JPL, elle est aussi active pour dessiner le futur voyage interstellaire dans l’action « un vaisseau interstellaire dans 100 ans ». Elle recherche en particulier comment les individus et les sociétés réagissent et répondent à l’exploration de l’espace et aux découvertes astrobiologiques, et comment ces réponses peuvent refléter, prédire, informer ou atténuer les conflits sociaux et culturels ici sur Terre !
Bigre, avec cette profession de foi nexialiste, ce n’est plus le concept de l’homme unidimensionnel de Marcuse qu’il faut envisager mais bien plutôt celui de l’homme holofractal du contact qu’il faudrait développer (j’emploie ici le terme d’homme dans son sens générique en incluant bien entendu la gente féminine.)
 
Quant à la pensée complexe, cher Nycolas, je ne peux qu’adhérer à vos commentaires et boire vos paroles comme du petit lait. Que nos monstres[1] contribuent à la crétinisation de la société et que nos pédocrates essayent de transformer tout citoyen  en esclave décérébré (alors que tout un chacun est holofractal engrammant dans ses gènes l’équation de l’Un et du multiple) pour le seul intérêt de l’ EGO de ces monstres et de leurs magots (on me pardonnera cet accent conspirationiste, nouvel emplâtre créé pour éviter de penser)  cela ne semble pas faire beaucoup de doute et il suffit de constater la transformation du pays en Pinocchiolie [2] pour comprendre qu’un nettoyage des écuries d’Augias est en préparation pour le meilleur comme pour le pire. Osons espérer que l’intelligence que vous mettez en avant ne soit pas supplantée par la  pensée consumériste des champions de la télé réalité surtout en cette période de précontact ou de CONTACT!
Vos propos sont en fait très proches de ceux d’Edgard Morin évoqués lors d’une conférence qui s’est tenue à Lisbonne les 14 et 15 décembre 1983 dans laquelle participaient, nexialisme oblige, pas moins de sept professeurs portugais embrassant les champs de la philosophie, de la physique, de la biologie, de l’histoire, de la psychologie sociale et de la littérature ! En suivant l’exemple du Portugal,  la planète ne serait elle pas mieux inspirée de pratiquer cet exercice non pas à l’échelle d’un seul pays mais de l’ensemble des pays qui contribuent à ce qu’aujourd’hui la terre soir la terre de l’homme et la terre des hommes? Au train où vont les choses et si nous nous montrons passifs, il n’en sera probablement pas ainsi dans un proche avenir.
 
Ce qu’il y a de fantastique avec cette problématique du contact, c’est qu’elle brasse large très large et pose des questions jusqu’aux fondements même de notre acte de connaître.  Il faudrait donc aborder le sujet sous l’angle par exemple de la philosophie cognitive et se demander ce que connaître veut vraiment dire que cela soit au sujet des OVNI (dont on ne semble pas connaître grand-chose) ou d’autres phénomènes.  Faut-il, comme dans le Théétète de Platon réduire la connaissance à la croyance vraie justifiée ? L’intelligence doit elle se réduire à l’utilisation du langage qui est déjà une « construction » ?
Citation :
Peut-on considérer par exemple qu’il existe un niveau subdoxastique qui met en œuvre déjà certaines procédures sinon de justification, néanmoins ce que les philosophes appellent aujourd’hui, en anglais, les procédures d’entitlement qu’on traduit par autorisation? Mais vous voyez en toute rigueur lorsque vous avez des titres à, d’autorisations épistémiques, de permissions épistémiques qui sont des formes de justification qui ne sont pas encore totalement pleines et entières mais qui vous mettent déjà sur le chemin de la justification, par exemple font partie de ces formes d’autorisation, d’entitlement épistémique un certain nombre de choses qui vous permettent de dire que, votre expérience perceptuelle, ce n’est pas encore une justification parce qu’il faudra ensuite que vous puissiez valider votre accès perceptif à la réalité, parce qu’il y a toujours les illusions perceptives qui peuvent intervenir, etc. Mais on peut penser que la perception joue déjà comme une espèce de point de départ de la procédure de justification. Il y a peut-être une gradation extrêmement intéressante à creuser et la encore vous voyez comment cela peut-être intéressant de voir comment dans certaines espèces animales il y a peut-être déjà des procédures de contrôle, d’autorisation épistémique qui interviennent. Des mécanismes mentaux qui font que justement il y a des procédures déjà, méta cognitives que l’on peut repérer chez d’autres êtres que des êtres dotés de toutes les capacités qui sont les nôtres de raisonnement, d’articulation, de discours, etc.
Ne peut on alors envisager une intelligence subdoxastique qui s’affranchirait des mots pour permettre une compréhension intime de la nature ? Celle-ci ne pourrait-elle pas être un préambule permettant de « comprendre » une altérité éloignée via une sorte d’esperanto cosmique qui selon une logique « intuitioniste » développée par tout être conscient permettrait d’échanger à un niveau indicible ? L’utilisation de ces différents niveaux d’intelligence ne serait-il pas un moyen de partager et d’exprimer via des allers/retours entre les différents niveaux une complexité propre à chaque culture, chaque méta construction, comme par exemple, pour prendre une analogie, résoudre le théorème de Fermat par une fragrance subtile ?

 
[1] Je n’ai pas trouvé d’autres qualificatifs tant le résultat de leurs actions délétères heurte une éthique centrée sur l’art du vivre et de la néguentropie-Nous sommes en partie coupables de les laisser agir de la sorte.

[2] Pinocchio pour l’art du mensonge – et lie pour ces levures mortifères qui prolifèrent au cul de la société.
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   Sam 15 Mar 2014, 12:16

merci m51

l'utilisation des intelligences privées est une chose importante pour compenser la perversité systémique du complexe militaro industriel, hélas ce complexe a 50 ans d'avance, quoique un avantage peut disparaitre en une seule idée neuve

ces réflexions préparatoires aux contacts et cette course aux exoplanètes, nea et exovies est surprenante , enfin je veux dire je n'en vois pas la cause intiale

sauf à considérer que ces milieux aient une information précise ayant amorcé cette course étrangement décalée par rapport aux déclarations et recherches en ufologie

je pense souvent à contact! de sagan ou une femme tient le premier rôle  , inspirée de jill tarter mais qui semble bien détachée des problématiques seti de nos jours, ou plus discrète ?

je pense notamment au fait que la communauté scientifique serait fort tentée de reprendre à son compte efforts et réflexions ufologiques pour venir se mettre en avant

pour l'heure ils avancent avec de plus gros moyens , mais une idée peut quand même rattraper un retard là aussi

il n'est pas hélas toujours simple d'avoir accès aux contenus de ces colloques et séminaires en particulier des données ou faits sur lesquels ils se basent

"Creating a contact-ready earth"

c'est quand même pas un thème anodin, et l'on rejoint l'idée fondatrice de savoir si l'humanité ets prête ou non

selon moi non, et comment en organiser les conditions ? en confisquant le contact au travers d'une élite auto sélectionnée , justement à la manière de contact! ou l'usaf confisque le contact donné à élie ?

certains dans le mouvement exopolitics se voyaient déjà les ambassadeurs de l'humanité entière

mas si comme dans les films , les représentants sont forcément américains et ne parlent qu'anglais pendant que l'entièreté du reste du monde attend comme le messie les informations de ce groupe de contact, j'avoue me sentir mal à l'aise

je me faisais la réflexion que l'humanité est très diversifiée, en culture, religion, langue, coutume, alimentation et même maladies

l'humanité est une vue de l'esprit

si un contact a lieu , il a lieu où et avec qui ? et qui doit être préparé ?

sais t on où ce contact aura lieu ?

on peut constater que les ovnis ont des pays de prédilections mais pas seulement les pays anglo saxons , on peut aussi constater que certains pays n'ont pas d'ovnis, ou très peu et/ou ne les documentent pas par culture ou religion

on constate cependant que de très nombreux pays sont concernés et non quelques uns

qui a le droit de parler au nom de tous ? à la manière d'un monde unipolaire et d'un complexe militaro dictatorial big brotherisant ?

finalement l'humanité est comme ces astéroïdes construits de mille parties, qu'est ce qui fait que le tout tient ?

ce qui relie est plus fort que ce qui délie sans doute , quoique ces derniers temps...

il demeure étrange que les ovnis n'intéressent toujours pas cette communauté scientifique qui préfère aller voir bien loin et ranger ses hypothèse dans un futur de moyen terme

une manière de réduire la peur ?

avons nous encore ce temps ?
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MessageSujet: Re: Torino – Rio. Non ce n’est pas un baladeur. Plutôt une question d’échelle !   

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