Ovni et vie extraterrestre: les mystères des Ovnis
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 Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni

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brunehaut
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Dim 15 Mai 2011, 22:29

Bonsoir Quiricus,

La suppression de votre message résulte en effet d’un disfonctionnement, car je me suis renseignée, personne n’a supprimé l'un de vos posts.

Je vous rassure, vous pouvez vous exprimer en toute liberté, et je vous invite à reposter le contenu de votre message disparu.

Cordialement,

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brunehaut
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Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Lun 16 Mai 2011, 18:46

Bonjour,

Voici un premier texte d'application pratique, centré sur l'imagerie, appliquée au phénomène OVNI.

Tout d'abord, il convient de déterminer le type d'appareil de prise de vue le plus adapté aux OVNI.

Poser la question est facile, mais y répondre..., enfin essayons d'avancer un peu :


PRISES DE VUES FIXES ET ENREGISTREMENTS CONTINUS (dit autrement : photo d'un côté, film ou vidéo de l'autre)

Les deux sont utiles, la photographie ayant tendance à bénéficier d'une plus grande surface de capteur (CCD/CMOS ou film) que le cinéma ou la vidéo.

Toutefois, il se produit (avec le matériel électronique : CMOS et CCD) une convergence des fonctions : les camescopes peuvent prendre des vues fixes, et certains boîtiers peuvent enregistrer des vidéos.

Avec le matériel argentique, les genres sont plus séparés : ou bien on a une caméra pour filmer, ou bien un appareil de prise de vue pour faire des images fixes.

Dans tous les cas, pour l'argentique, les images de cinéma sont le plus souvent de qualité inférieure à celle d'une photographie, à performance de matériel identique et à type de pellicule similaire. D'abord, parce que l'image de cinéma, sauf dans les formats professionnels (35 mm et 70 mm) est d'une taille inférieure à celle de l'image photographique accessible aux amateurs (35 mm, 6x6, 6x9). Ensuite, le guidage et le positionnement précis du film, dans une caméra, sont plus difficiles à maîtriser qu'avec un appareil de photographie.

De plus, en présence d'un OVNI, le témoin a tendance à être un peu sous pression, et cela se traduit par des mouvements moins précis et fermes que d'habitude. Plus le format du support est petit, et plus des déplacements identiques se manifestent par des flous plus importants. Un matériel un peu lourd sera mieux protégé de ce phénomène qu'un matériel plus léger, du fait de son inertie, liée à sa masse.

Dans tous les cas (argentique et numérique), la qualité du matériel est essentielle, pour obtenir ce qui est le plus important : une image nette, bien définie, bien exposée.

Au niveau de l'argentique, entrent en jeu : la qualité de l'optique utilisée (définition, contraste...) , et les caractéristiques du film (sensibilité, résolution, dynamique, etc.) ; plus, le soin donné au développement ultérieur de la pellicule.

Avec le numérique, on retrouve la qualité de l'optique et les caractéristiques de la dalle électronique, avec les mêmes critères et exigences que pour l'argentique ; plus la qualité de l'informatique et de l'électronique embarquées (traitement immédiat du signal en provenance de la dalle, et enregistrement). Pour ses possibilité de traitement informatique ultérieur, de préservation de toutes les informations collectées, il est indispensable de pouvoir obtenir des images au format RAW.

Idéalement, en présence d'un OVNI, il faudrait pouvoir disposer d'images fixes (définition maximale) et aussi d'enregistrements en continu (moindre définition, mais mémoire des évolutions dans l'environnement, et trace des perturbations visibles et variables dans cet environnement, plus la possibilité d'observer les modifications éventuelles observables au niveau de l'OVNI, pendant ces évolutions).

Et, si l'on doit arbitrer entre l'image argentique et l'image numérique ? La seconde est immédiatement disponible, contrairement à la première, mais la première peut parfois être de qualité supérieure à la seconde. Et l'on pourrait multiplier encore les "pour" et les "contre"...


LE FORMAT

Plus il est grand et plus il peut comporter de "capteurs" (les grains sensibles pour le film argentique ; les pixels pour le capteur CDD). En argentique comme en numérique, le format 24x36 est un bon compromis entre le coût, le poids, l'encombrement, la performance technique, à la condition d'un investissement financier suffisant.

Je précise, tout de suite, que le nombre de "capteurs" ne dépend pas que du format (la taille totale de la surface sensible), mais aussi de la taille unitaire des "capteurs" (plus ils sont gros plus ils absorbent de photons sur chacun de leur "site", ce qui améliore la sensibilité, mais moins l'image est détaillée, il faut donc arbitrer...).

Toutefois, le plus important, c'est d'avoir un appareil enregistreur d'image le jour (la nuit) où il le faut. Alors, même si c'est un Instamatic 126 (je doute qu'il y en ait encore beaucoup en service), un compact demi-pouce ou trois-quarts de pouce, c'est toujours mieux que rien. Néanmoins, les résultats obtenus, et les informations pouvant en être tirées, ne seront pas du même niveau que celles apportées par du matériel de qualité, toutes autres conditions étant égales (distance de l'OVNI, environnement, etc.).


LA MISE AU POINT

Vous le savez tous, pour que l'image soit nette, il faut faire une mise au point (on règle la distance, sur l'objectif ; ou bien cela se déroule automatiquement).

Il est conseillé de débrayer la mise au point automatique : vous filmez ou vous photographiez un OVNI situé à 200 mètres, alors que vous êtes dans un bosquet et entouré de branches, par exemple. Il y a toutes les chances que le système automatique de mise au point va détecter la présence de ces branches (situées dans le cadre et à quelques mètres), et considérer que c'est le sujet principal, et donc faire la mise au point dessus... A éviter...

Quand on fait la mise au point c'est toujours sur une distance précise, et une seule. Mais, il y a aussi ce que l'on appelle la profondeur de champ, qui fait que, quand l'on regarde l'image obtenue, l'on constate que c'est net plus près et plus loin que la distance exacte où l'on avait fait la mise au point. En réalité, ce n'est qu'une illusion.

L'image n'est parfaitement nette que précisément à la distance de mise au point. En deçà et au-delà, elle est floue, mais ce flou est proportionnel à l'écart à la distance exacte de mise au point. Et comme notre oeil ne peut discerner ce flou qu'à partir d'une certaine importance, et bien, tant que ce flou ne nous est pas visible, nous considérons que l'image est encore nette alors qu'elle ne l'est déjà plus (comme un examen à la loupe le révèlera, sur un agrandissement).

Donc, la meilleure mise au point faite sur le sujet garantira la meilleure netteté de son image, et la meilleure netteté de son image c'est aussi le maximum de détails visibles dans cette image.


LE ZOOM NUMERIQUE

A ne pas confondre avec le zoom optique qui est un objectif à focale variable. Et bien, ce zoom numérique, il ne doit jamais être utilisé car il dégrade fortement la finesse de détails de l'image quand on l'emploie, et d'autant plus qu'on le pousse (x 2 fois, x 4 fois...). L'image augmente bien de taille, mais contrairement au cas de l'usage du zoom optique, elle n'est pas agrandie, mais seulement "gonflée", répartie sur plus de pixels, et sans plus d'informations acquises...

Or, la qualité première d'une image d'OVNI, c'est sa richesse de détails, car c'est un moyen d'en apprendre plus sur lui. Et cette richesse de détails, c'est la combinaison de la taille de l'image de l'OVNI sur le capteur, et la résolution maximale du couple objectif-capteur (argentique ou numérique).


LA SPECTROGRAPHIE

Il est maintenant connu que de simples images classiques, d'OVNI, surtout de nuit, ne suffisent pas à collecter les informations dont l'on a besoin, et l'obtention d'une analyse spectrale est estimée indispensables. Pour ce faire, il suffit d'ajouter un réseau de diffraction sur l'optique utilisée, mais dans ce cas, l'on perd l'image normale. Donc, idéalement, on devrait coupler deux moyens de prise de vues (caméra + appareil de photo en mode spectrographe ; deux appareil de photo dont un en mode spectrographe, etc.).

Avec ce procédé, l'on peut analyser la composition de la lumière émise par l'OVNI, et en tirer des informations physiques permettant éventuellement d'en déduire des données techniques.


LA STEREOSCOPIE

En fait, et je m'étonne que cela n'ait pas été encore relevé ailleurs (ou bien, alors, je l'ai manqué), il serait également utile de prendre des vues (fixes ou animées) en mode stéréoscopique, ce qui faciliterait l'analyse en 3D de l'OVNI.

Il y aurait aussi un autre avantage, surtout en matière de contre-débunking : il serait facile de prouver que l'objet filmé ou photographié était bien de 10 mètres de diamètre, et évoluant à 200 mètres du témoin, avec une altitude de 600 mètres ; et non pas situé à 2 mètres du témoin tout en mesurant 10 centimètres de diamètre, et avec une altitude de 1,50 mètre.

On pourra toujours continuer à prétendre que c'est une maquette à taille réelle, mais cela deviendra nettement plus difficile à faire croire : monter une manipulation impliquant une réplique d'OVNI de 10 mètre de diamètre, située à 200 mètres du témoin, et montée à 600 mètres de hauteur... Si, en plus, ce sont des vidéos stéréoscopiques, et que l'OVNI se déplace, il faudra expliquer comment le trucage a été possible (sauf à admettre que le témoin a, en plus, mobilisé un hélicoptère...).

Avec l'image numérique, on pourra objecter l'hypothèse de l'image de synthèse générée par ordinateur, mais là encore cela impliquera, pour que cela soit si bien réalisé que ce soit difficilement décelable, des moyens qui relèvent plus de la firme de M. Georges Lucas, que d'un citoyen lambda avec son PC de base...

Faire un cours complet sur la stéréoscopie serait un peu long et volumineux, mais voici
quelques principes de base :

* Utiliser des appareils identiques (même marque, même modèle), ce qui simplifie les
manipulations.

* Les équiper d'optiques identiques (même marque, même modèle), pour que les paires d'images obtenues soient les mêmes (définition, contraste, etc.).

* Faire travailler les deux appareils sur les mêmes réglages (sensibilité ISO, vitesse, diaphragme, mise au point).

* Fixer ces deux appareils sur un support horizontal et rigide, en veillant à ce que les deux axes optiques soient bien parallèles (et non pas convergents ou divergents).

* Installer un système de couplage pour le déclenchement (et éventuellement pour d'autres commandes).

L'effet stéréoscopique, chez les humains, est dû au fait que chacun de nos yeux reçoit une image légèrement décalée de l'autre, à cause de l'écart entre nos deux orbites (environ 6,5 cm, mais cela varie un peu, d'un crâne à un autre).

Avec un tel écart de 6,5 cm, nous éprouvons un effet de 3D pour des objets situés entre la distance minimale de mise au point de nos yeux (très variable avec l'âge) jusqu'à une distance de quelques dizaines de mètres au-delà de laquelle, l'écart entre nos deux yeux devient insuffisant pour avoir une vraie sensation de relief (mais d'autres mécanismes mentaux et inconscients prennent le relais pour entretenir une sensation de profondeur de champ, pour des distances kilométriques).

Quand nous observons de très près, un autre phénomène joue également, celui de la convergence des axes optiques (nous louchons), car, sans ce moyen, le décalage entre les deux images recueillies par nos yeux serait trop grand et nous verrions double...

Comme cette convergence ne devient importante qu'à moins d'un mètre, et que nous aurons rarement l'occasion de filmer ou de photographier un OVNI à cette distance, c'est la raison pour laquelle les axes optiques de nos appareils doivent être conservés parallèles.

Un point important, maintenant : quelle distance mettre entre nos deux appareils (et donc entre les deux axes optiques) ?

Si nous utilisons la nôtre (6,5 centimètres), nous aurons des images dont l'effet de relief sera très semblable à celui auquel nous sommes habitués (mais cela dépendra également de la taille des images obtenues, de l'écart entre elles, et de la distance à laquelle nous les regarderons...).

Avec cet écart "humain", l'effet stéréoscopique (et la sensation de volume de l'objet pris en image) est sensible entre quelques mètres et quelques dizaines de mètres, pour ensuite diminuer progressivement.

Si l'on considère que les OVNI sont le plus souvent vus à des distances comprises entre une centaine de mètres et quelques milliers de mètres, il devient intéressant de passer à ce que l'on appelle "l'hyperstéréoscopie", qui consiste à augmenter l'écart entre les deux appareils de prises de vues, bien au-delà des 6,5 centimètres usuels.

De combien ? Cela dépend de différents paramètres qu'il serait un peu long de développer ici (et tout particulièrement, la focale des optiques utilisées). Mais (pour des optiques standard, soit 50 mm en format 24 x 36) l'on peut envisager d'augmenter la base (la distance entre les deux axe optiques) à une cinquantaine de centimètres (pour une utilisation entre 100 mètres et un kilomètre) afin de conserver un effet stéréoscopique qui ne sera plus naturel, mais suffisamment marqué pour avoir un effet de relief prononcé.

Des expérimentations, faites avec des bases d'un mètre et plus, ont déjà été réalisées, sur des scène éloignées de plusieurs kilomètres (chaînes de montagnes) avec des résultats satisfaisants. Donc, cela fonctionne.

Notons au passage que cet effet d'hyperstéréoscopie existe aussi quand nous utilisons une jumelle dites à prismes de Porro, dont l'écart entre les axes optiques des objectifs est supérieur à celui entre nos yeux (tandis que les oculaires sont, bien entendu, avec le même écart que nos yeux). Par contre, avec des jumelles dites à prismes en toit, comme l'écart des objectifs est similaire à celui de nos yeux, nous n'avons que l'effet stéréoscopique naturel. Il existe même des jumelles dont les objectifs sont plus rapprochées que nos yeux, et dans ce cas l'on obtient un effet "hypostéréoscopique" (de moindre stéréoscopie).


LA TOTALE

Cela consisterait à coupler trois appareils de prises de vues : deux (photographiques, cinéma, vidéo) travaillant en mode stéréoscopique, plus un (photographique) travaillant en spectrographie. On pourrait même envisager un fonctionnement à cinq appareils couplés (deux en photographie stéréoscopique, deux en cinéma ou en vidéo stéréoscopique, un en spectrographie). Mais je n'ose envisager le budget total, surtout avec du matériel de qualité. Bien que, en matière de matériel argentique, l'on peut arriver à s'équiper, d'occasion, pour pas trop cher.

Avec un tel équipement, outre les soirées de "chasse à l'affût", il devient presque indispensable de procéder à un couplage avec des systèmes de détection, de pointage, de poursuite, automatiques (et informatisés).


CONSEILS PRATIQUES

Si vous attendez d'être en présence d'un phénomène ovnien pour en faire des images de qualité, il est en fait trop tard. C'est avant qu'il faut s'entraîner et s'y préparer. En commençant par bien lire la notice de votre matériel, et même en prenant la peine de la relire, de temps en temps. Ensuite, en manipulant suffisamment votre matériel que son usage devienne une seconde nature, un vrai automatisme instinctif (même les yeux fermés). Et puis, il faut entretenir cet automatisme, par un entraînement régulier.

D'abord, dans le cadre de prises de vues usuelles (celles pour lesquelles on utilise normalement ce matériel). Mais aussi, dans des circonstances plus en lien avec le sujet de ce thème. Comment ?

Pour les vues diurnes, entraînez-vous sur les avions qui passent, et multipliez les prises de vue (avec un appareil numérique, ça ne coûte rien, de "mitrailler").

Pour les vues nocturnes, utilisez aussi les avions (si vous êtes dans une zone proche d'un aérodrome), et les voitures sur une route... En procédant ainsi, vous allez comprendre tous les problèmes des images de nuit, dont les très grands écarts de luminosité (si vous photographiez un véhicule qui s'approche de vous, phares allumés, cette lumière intense va masquer le véhicule lui-même, tout comme cela se produit avec un OVNI). Vous pouvez aussi travailler sur des sources lumineuses comme les lampadaires publics et constater comment votre appareil est ébloui par le globe lumineux, faisant perdre les détails de la verrine et de la tête de la lampe. Un fois ces effets constatés, travaillez avec votre appareil pour améliorer les résultats.

En règle générale, et pour des raisons optiques, les objectifs ont leur meilleur rendement (plus grande définition, minimalisation des aberrations optiques, etc.), vers le milieu de la plage de réglage du diaphragme, soit autour de f/5,6, f/8, f/11, pour les objectifs classiques (ouverts entre f/ 1,4 et f/22). Travailler à ces ouvertures optimales c'est s'assurer les images les plus riches en détails qui soient possibles.

Pour la vitesse, il existe une règle de base : autant de vitesse que la focale de l'objectif (en format 24 x 36). Focale de 45 mm = vitesse minimale de 1/50ème (ou un 60ème) ; focale de 100 mm = vitesse minimale de 1/100ème (ou un 125ème) ; focale de 200 mm = vitesse minimale de 1/200ème ; focale de 400 mm = vitesse minimale de 1/400ème (ou bien 1/500ème).

Pour la pellicule argentique, il faut faire un compromis entre la sensibilité et la résolution. De jour, du 50 ISO ou du 100 ISO paraît un bon choix. Au crépuscule et à l'aube, monter plutôt à 200 ISO. La nuit, prendre entre 200 ISO et 400 ISO. La pellicule en couleur donnera des informations colorimétriques qui seront absentes du film en N&B, bien sûr.

Négatif ou diapositive ? Ce n'est plus un arbitrage réel, puisque le négatif permet d'obtenir des contretypes diapositifs, et la diapositive assure de tirer des épreuves sur papier (sans parler de la numérisation du négatif ou du diapositif qui permet presque tout).

Cependant, seul le support original contiendra l'image la meilleure de l'OVNI (bien que certains traitements numériques additionnels pourront encore l'améliorer, dans certaines circonstances).

En numérique, sauf dans le haut de gamme, l'image commence souvent à être "bruitée" (certains pixels prennent des valeurs sans rapport avec leur éclairement réel) dès 400 ISO, et donc, avec du matériel de bas de gamme (si c'est possible) se cantonner à moins que cette valeur.

En numérique, il est possible de bricoler un appareil (retrait de certains filtres internes) pour le rendre sensible aux UV et aux IR (infrarouges), en plus du spectre visible. L'emploi de filtres spécifiques permet d'opter pour l'une des trois plages (UV, visible, IR).

Toutefois, pour des raisons liées aux ondes électromagnétiques de la lumière, et à la physique, travailler en IR donne des images dont la résolution maximale est toujours inférieure à celle obtenues dans la bande du visible. Mais, à des distances supérieures au kilomètre, ce défaut est de plus en plus compensé par le fait que les images d'objets lointains sont bien plus détaillées en IR qu'en lumière visible. Parce que, l'effet de diffusion (et la perte de détails qui en découle), lié à la présence de la brume atmosphérique, est très fortement atténué, en IR.

Monter des filtres anti-IR et anti-UV bloquants (arrêtant complètement ces bandes de fréquences), sur l'objectif, sera un moyen de lutter contre l'effet désensibilisateur déjà rencontré avec des OVNI, tant en numérique qu'en argentique, et supposé être lié à un excès d'émission de l'OVNI en UV et en IR.

Un appareil argentique manuel est complètement immunisé contre les effets d'un champ radioélectrique et magnétique intense, contrairement à un appareil numérique, dont l'électronique interne sera bloquée.

En présence d'un OVNI, vous aurez tendance à un peu '"sucrer les fraises" (décharge d'adrénaline, stress, émotion...), et donc, l'emploi d'un pied photographique, ou d'un simple monopode évitera que le point lumineux photographié ou filmé ne se transforme en serpentin animé de la danse de Saint-Guy. A défaut, on prend un point d'appui (appui de fenêtre, toit de véhicule, muret, clôture, tronc d'arbre...). On plaque les bras au corps, et l'on déclenche (photographie) en arrêtant momentanément sa respiration (sans forcer).

Il faut aussi s'entraîner à la prise de vu en "suivi", c'est à dire que l'on bouge son appareil de prise de vue pour conserver l'objet visé bien centré et l'on déclenche sans interrompre ce suivi. Ce qui n'est pas facile, d'ailleurs, si l'on doit avancer le film et réarmer manuellement.

Mieux vaut avoir toujours sur soi un simple téléphone portable avec caméra, qu'un superbe équipement de prise de vue, bien rangé pour le jour où... En règle générale, les OVNI ne prennent pas rendez-vous, à l'avance...


LE MATERIEL

Les optiques :

Pour un 24x36, avoir au moins l'optique de base (le 50 mm), pas chère, donnant des images fines, et généralement avec une déjà grande ouverture maximale possible. Autre avantage, celui d'une perspective proche de la vision humaine.

Il est peu probable que vous ayez besoin d'un grand-angle, sauf en cas d'OVNI de 100 mètres vous survolant à quelques dizaines de mètres...

Le téléobjectif, lui, risque de trouver son usage, car statistiquement, les OVNI se trouvent souvent entre quelques centaines de mètres et plusieurs kilomètres du témoin. Mais encore, quel téléobjectif ? Je suggère un 200 mm. En dessus (300 mm, 400 mm) il devient lourd, peu ouvert (sauf à prix élevé), et le risque de bougé augmente. En dessous (100 mm) il ne fait pas assez la différence avec le 50 mm.

L'objectif macro peut servir, pour des images d'empreintes au sol, de traces sur la végétation, d'artéfacts.

Le zoom a un avantage, il remplace toute une série d'optiques, mais souvent au détriment des performances (luminosité maximale, définition maximale), inférieures à celles d'objectifs fixes.

La qualité d'une image dépend essentiellement des performances de l'objectif et l'investissement doit se faire prioritairement sur lui.

Notamment en argentique : mieux vaut avoir une optique à 500 € et un boîtier à 50 € que le contraire. En argentique, le boîtier est un simple "porte-objectif" et "porte-film". Et tout ce qu'on lui demande, c'est de bien guider le film argentique, et de bien positionner l'objectif par rapport au film, plus la mission d'assurer une bonne exposition en mode automatique ou semi-automatique. Tout le reste est accessoire. Pourtant, combien de fois ai-je vu des gens mettre une forte somme dans un boîtier très perfectionné (y compris avec des fonctions qui seraient peu ou pas utilisées) et ensuite se limiter sur la qualité de l'objectif, faute de moyens suffisants pour en faire autant avec lui.

Pour prendre des exemples anciens et mythiques, mieux valait (pour un même budget) acheter un Nikkormat et les meilleurs optiques de Nikon, que de se payer un boîtier Nikon F2, et de devoir ensuite descendre en gamme sur les optiques Nikon, ou bien même acheter du "générique" (Tamron, Sygma, Soligor, etc.).

En numérique, la démarche doit être plus nuancées, parce que le boîtier n'est alors plus un simple "porte-film" et "porte-objectif". Cette fois, le capteur fait partie intégrante du boîtier (contrairement au film argentique) et il faut veiller à sa qualité. De plus, le capteur n'est que la moitié de la garantie d'une bonne image, et le système interne de traitement informatique des informations en provenance du capteur CCD (ou C-MOS) doit également être performant.

Les boîtiers :

Le réflex permet d'interchanger les optiques, ce qui peut être utile (si on a le temps de le faire...). Pour les vitesse, la gamme classique (entre une seconde et le 1/1000ème) sera bien suffisante. Dans le cas d'un réflex, la possibilité de travailler en mode manuel ou bien en mode spot (réglage de l'exposition sur une zone restreinte du verre de visée) sera très utile.

La possibilité de travailler en priorité diaphragme, ou bien en priorité vitesse, est
intéressante. En priorité diaphragme, vous pouvez vous caler sur l'ouverture qui donne la plus haute définition d'image. En priorité vitesse vous pouvez caler votre appareil sur une vitesse suffisante pour garantir des image sans bougé (en fonction de la focale de l'objectif employé). Quant aux programmes spéciaux (sport, portrait, etc.) ils ne serviront pas (sauf, peut être, à l'exception du mode nuit, s'il existe, et alors il sera quand même à tester), et d'autant plus que le mode OVNI n'est pas fourni...

Un point important est la vitesse à laquelle votre appareil numérique est capable de prendre une vue, de l'enregistrer, et d'être prêt pour prendre la suivante. En exagérant un peu, si cette cadence est d'une seconde, vous faites tout au plus dix vues d'un OVNI qui n'est visible que dix secondes ; avec une cadence de dix secondes, vous ne pourrez prendre qu'une image, dans la même situation... La rapidité de votre carte mémoire compte aussi, dans la valeur de cette cadence de prise de vue.

Les accessoires :

Le pare-soleil qui limitera les réflexions lumineuses parasites, surtout en conditions de contre-jour, et qui protègera un peu la lentille frontale.

Le filtre UV neutre classique (à ne pas confondre avec le filtre UV bloquant, beaucoup plus "énergique") qui lui aussi protège la lentille frontale (gouttes de pluie, poussières, rayures...).

Le pied, le monopode, mais qui d'entre nous se baladent avec eux, toute la journée, tous les jours ? Autre solution, le mini-pied qui sert de poignée de maintient et que l'on utilise tout seul ou bien appuyé sur un support de proximité.

Le flash, à utiliser pour des images de traces, la nuit. Pour l'OVNI de nuit, au-delà d'une dizaine de mètres, en plein air, il ne sera plus efficace, à moins que ce ne soit une torche puissante (encombrante, lourde). Il faut souligner qu'en prise de vues macro, le flash annulaire sera parfois plus utile, pour de bonnes images de type "techniques" (scientifiques).

Le moteur d'entraînement et d'armement. Il n'existe pas en numérique, puisque inutile, et il est rarement inclus dans un boîtier argentique. Avec ce dernier type de matériel, il assure une cadence de prises de vue indispensable pour un OVNI se déplaçant près de vous et à grande vitesse, si vous voulez en faire plusieurs images exploitables, avant qu'il ait disparu.


LE DEVELOPPEMENT

Développer vous-même le négatif (N&B ou couleur) ou la diapositive, c'est prendre un plus grand risque d'erreur de manipulation que de le confier à un laboratoire habituel (bien que, chez ces derniers, un pourcentage faible, mais réel, de perte ou de destruction, existe aussi). Par contre, faire des agrandissements de ce négatif (ou de cette diapositive), si vous pratiquez cette activité avec succès, vous permettra de réaliser des images optimisées, que le laboratoire, pour de l'agrandissement en machine automatique, ne pourra pas égaler. Mais, et encore une fois, prudence, car le support original (négatif, diapositive) a vite fait de se dégrader (poussières, rayures) s'il est trop souvent et maladroitement manipulé, dans l'agrandisseur...


NE PAS RATER L'OCCASION UNIQUE

Une seule solution : vivre avec votre matériel de prise de vue, sans jamais vous en séparer, et en étant capable de le mettre en batterie en moins de 30 secondes, à tout instant. En procédant ainsi, cela ne vous garantira pas que vous photographierez un OVNI, dans toute votre vie ; mais cela garantira que s'il en passe un à proximité et que vous le remarquez, vous ne le manquerez pas...

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il y a effectivement des gens qui ne se séparent jamais de leur appareil de prise de vue (poche, serviette, bandoulière, etc.), sans être des "chasseurs d'OVNI". Comme vous vous en doutez, on ne fait pas cela avec un 6x6 Rolleiflex, mais plutôt avec un 24x36 compact.

Mieux vaut avoir trop de pellicule que pas assez, alors, en argentique, on charge avec de la 24 poses ou de la 36 poses. En présence d'un OVNI, le rouleau ne va pas durer longtemps, de toutes les façons. Même si le rouleau n'est pas terminé, dès l'évènement terminé, on fait développer tout de suite, et l'on n'attend pas six mois ou plus, dont les mois d'été (avec l'appareil qui traîne dans la voiture en plein soleil).

De nos jours, la prolifération des téléphones portables avec fonction de prise de vue fait que 8/10ème de la population (occidentale) dispose de cette faculté, mais avec des résultats dont la qualité peut laisser à désirer (pour notre sujet de prise de vue).


ET ENSUITE ?

Que faire de ces images, à qui les confier ? Si c'est de l'argentique et que vous les remettez aux "autorités compétentes", vous ne les reverrez plus, comme bien des témoignages l'attestent, dans tous les pays... Avec les images numériques, vous pouvez vous en séparer sans risque, puisqu'elles sont duplicables à volonté, sans perte sensible d'informations (en format RAW).

En alimenter ce site s'impose, bien sûr. Tout comme de penser à en faire autant avec UFO Science. Vous pouvez aussi vous lancer dans l'analyse de l'image (numérique) au moyen de logiciels adaptés, si vous avez les connaissances pour le faire.

Bien sûr, il y a également l'option de la vente à des magazines à grand tirage, moyennant rémunération, mais avec le risque d'être encore plus soupçonné d'avoir "bidonné" les images, pour en tirer profit.

Si vous avez des questions, qui n'exigent pas de trop longs développements (le terme s'impose, en photographie...), j'essaierai d'y répondre.

By,

Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Lun 16 Mai 2011, 20:19

Merci Janus pour toutes ces informations et précisions bien utiles,que tout "UFO Hunters" devrait garder prés de soit...au cas ou!!


Cdt

Robert
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Lun 20 Juin 2011, 11:52

Bonjour,

Quelques nouvelles réflexions pratiques, sur l'observation visuelle des OVNI.

DE JOUR

* Distinguer un véhicule aérien alien, d'un appareil humain

Comment discerner un OVNI (dont les formes peuvent être variables, qui plus est), d'un autre aéronef, humain, lui ?

A courte distance (quelques milliers de mètres tout au plus), le bruit typique des réacteurs ou des turbopropulseurs, est un premier indicateur discriminant, mais de portée plus ou moins grande (altitude, direction du vent, etc.).

A moyenne distance (environ moins de 5 km), la présence d'ailes (ou de voilure tournante), d'empennage, la forme de la cellule, sont autant de critères distinctifs des véhicules aériens humains, et tout ce qui ne "colle" pas avec la présence de ces signes distinctifs est un appel à un examen plus approfondi de l'objet.

Même les drones, de tailles nettement inférieures à la plupart des avions et hélicoptères, présentent ces appendices caractéristiques (à moins que certains drones ne soient conçus pour ressembler à des OVNIs...), tout comme les appareils d'aéromodélisme.

Il ne faut pas, non plus, oublier des aéronefs plus rares et le plus souvent facilement identifiables (comme les dirigeables et les ballons libres) parce que volant à relativement basse altitude, et d'autres engins volants également plus rares mais plus difficilement identifiables parce que navigant à haute altitude (ballons-sondes).

Là où les choses se compliquent, c'est quand nous regardons des aéronefs humains à grande distance (plus de 5 km), car les signes visuels distinctifs précédents tendent à être bien moins perceptibles. Par exemple, un avion vu au loin et latéralement masque l'une de ses ailes avec sa carlingue, tandis que l'autre aile se distingue peu par rapport à cette même carlingue. De plus, l'empennage (dérive verticale et ailerons), vue de côté et de biais (de bas en haut), est également plus difficile à repérer (effet de perspective, et moindre taille que celle de la carlingue).

De face ou bien de l'arrière (avion s'approchant ou bien s'éloignant), les ailes sont encore plus difficiels à voir, car elles se présentent par leur tranche, qui est très fine, comparée à leur longueur et à leur largeur. De plus, la carlingue se réduit à un rond ou bien à un ovale, lui aussi petit, et l'empennage est plus ou moins masqué (et lui aussi est vu par sa tranche).

La position qui permet l'identification la plus facile, même à haute altitude, c'est celle du passage à la verticale, et donc de l'observation faite au zenit, juste au-dessus de soi.

On pourrait avancer que la trainée de condensation des réacteurs est aussi un critère de distinction : mais, d'abord, elle n'est pas toujours présente derrière un avion (pour des questions de température et d'humidité de l'air ambiant à son altitude) ; et ensuite, il existe des cas d'OVNIs laissant derrière eux une traînée de condensation...

Le seul vrai lever de doute est l'observation faire avec un instrument d'optique suffisamment puissant pour permettre de voir, sans aucun doute possible, la présence d'un empennage, d'ailes, de voilure tournante, en ce qui concerne les plus lourds que l'air.

Un grossissement de x 20 fois, permet cette identification à déjà une grande distance, mais son pointage sera délicat, et du fait du poids, un support sera bienvenu. On pourrait même envisager des grossissements de x 40 fois à x 60 fois, pour des identifications à très grande distance. Toutefois, plusieurs phénomènes vont limiter cette grande portée théorique.


* Les facteurs limitant l'observation visuelle dans l'atmosphère terrestre

D'abord, il y a la luminosité du ciel diurne, qui tend à noyer, et donc à dissimuler, la tâche également lumineuse d'un objet aérien. Cette luminosité diurne est d'autant plus éblouissante que l'on regarde au voisinage de l'emplacement du Soleil.

Ensuite, et liée à la précédente cause, il y a la brume atmosphérique, qui elle aussi atténue les contrates au point de finir par masquer d'éventuels objets aériens. Cette brume est d'autant plus dense que l'on est dans les basses couches atmosphériques, et même s'il navigue à haute altitude, un aéronef loitain est vu (s'il l'est), de biais à travers ces basses couches atmosphériques, là où l'absorption est la plus intense.

Cette absorption est naturellement minimale pour un objet aérien observé à la verticale du lieu d'observation (le trajet optique est le plus direct, vers les régions les plus élevées de l'atmosphère).

Enfin, il faut aussi penser à l'effet de la turbulence atmosphérique, particulièrement aux heures les plus chaudes et en été. Un phénomène qui est de nouveau maximal, dans les basses couches atmosphériques, qui bougent constamment et qui ont des indices de réfraction différents, déformant la vision des objets lointains, au point de les rendre méconnaissables ou bien invisibles.

Comme vous le lisez, bien des facteurs jouent contre nous, dans la physique de l'atmosphère terrestre, pour l'observation des OVNIs.

Et, bien entendu, la présence de masses nuageuses vient encore compliquer les choses, dans la majorité des parties les plus habitées de notre planète. Bien sûr, l'OVNI peut être vu parce que situé sous la masses nuageuse locale, mais il peut également échapper à notre observation, en se situant dans ou bien au dessus des nuages.


* Les éléments techniques facilitateurs

Naturellement, pour la reconnaissance sans ambiguïté de la forme d'un aéronef, il y a l'emploi d'une aide optique (jumelle, lunette terrestre...), d'un grossissement suffisant pour transformer un vague point solide en un aspect reconnaissable, comme cela a déjà et exposé dans l'avant dernier paragraphe de ce texte.

Si l'on raisonne sur la taille d'un OVNI discoïdal "classique", d'environ 10 mètres de diamètre, le calcul permet de fixer une distance limite de visibilité à l'oeil nu, dans des circonstances idéales (pas d'éblouissement par le fond lumineux du ciel, pas d'effet de brume, vision parfaite de l'observateur, etc.). Selon qu'il est vu par la tranche, ou bien par son axe, à moins que ce ne soit de biais, cette distance varie. Le cas de l'observation par l'axe est celui qui assure la détection à la plus grande distance (exposition maximale de surface visible).

Il en est de même, en termes de distances limites de visibilité, quand on utilise un instrument d'optique, sur un même OVNI. On peut, en toute première approximation, considérer que l'augmentation du rayon de détection est proportionnelle au grossissement de l'instrument utilisé.

Toutefois, en réalité, les phénomènes d'éblouissement et de brume, plus la turbulence, évoqués dans le paragraphe juste précédent, sont encore présents, et ils limitent cette amélioration de la portée de détection, au moins d'instruments d'optique (et aussi à l'oeil nu). Il faut donc tenter d'en minimiser les effets négatifs.

Comme expliqué dans une intervention précédente, j'ai l'occasion de régulièrement faire appel à l'usage de filtres rouges qui ont plusieurs effets positifs, que ce soit pour les observations à l'oeil nu ou bien avec instruments. Tout d'abord, ils atténuent fortement l'effet de la brume atmosphérique, rendant plus visible tout objet lointain ; ensuite, ils assombrissent le ciel bleu, limitant l'éblouissement et rendant plus perceptibles des objets solides distants ; enfin, ils permettent de mieux distinguer certaines traces ténues de condensation qui peuvent trahir la présence d'un aéronef lui-même trop petit pour attirer tout de suite l'attention.

J'ai constaté que la superposition (et donc, l'utilisation simultanée) de filtres rouges et de verres solaires filtrants donnaient le meilleur résultat possible, que ce soit par journée de ciel bleu ou bien de temps couvert. Je pense (avec de bonnes raisons optiques d'avoir cette opinion) que le remplacement des verres solaires filtrants classiques, par des verres filtrants polarisateurs (en polarisation linéaire, de préférence à de la polarisation circulaire) serait encore plus approprié et efficace.


* Les éléments humains facilitateurs

Le premier de tous est de disposer d'un bonne vue, que ce soit naturellement ou bien après correction (lentilles, lunettes...), y compris en matière de discrimination des couleurs. Ensuite, il y a l'entraînement, beaucoup d'entraînement, tout simplement.

Prenons quelques exemples à l'appui de cette nécessité de l'entraînement.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, et aussi pendant la guerre froide, les systèmes de radars de détection étaient doublés de réseaux humains de repérage à vue d'aéronefs, tous intégrés dans le même système d'alerte. Les personnes affectées à cette tâche avaient préalablement été formées à très vite, d'un seul coup d'oeil, parvenir à une identification fiable du type d'appareil pouvant passer à très basse altitude, tout près d'eux, ou bien encore se montrant très brièvement dans une trouée
nuageuse (et donc, dans les deux cas, observable pendant un temps très court), qu'elles que soient les conditions lumineuses, et la trajectoire suivie (autrement dit, quelque soit l'angle d'observation).

Autre exemple illustratif, avec les observateurs de la faune aviaire. Là où nous ne verrons, très furtivement, qu'un trait coloré dans un sous-bois, un ornithologue averti aura identifié l'espèce et même la sous-espèce de l'oiseau si brièvement entrevu, dans de mauvais conditions d'éclairage, grâce à son expérience et l'éducation progressive de sa vue à identifier en une fraction de seconde ce qui passe dans son champ visuel.

Ce même ornithologue sera capable d'en faire autant rien qu'à l'observation d'un oiseau se découpant en silhouette noire sur un fond de ciel, cette fois, non plus par des couleurs, mais par la forme des ailes, la forme de la queue (l'empennage), la forme du corps (la carlingue)...

Et bien, pour les OVNIs, il faudrait arriver à en faire autant. A l'objection faite que s'entraîner sur eux ne sera pas facile, car on n'en voit pas souvent (à titre individuel, parce que globalement, les statistiques annuelles et mondiales sont toutes autres...), il est facile de répondre que la solution est de s'entraîner sur les autres objets volants.

Et si, ultérieurement, l'oeil (en fait surtout le cerveau) ne reconnait pas ce qu'il voit comme étant une chose classique de l'environnement aérien terrestre (que cette chose soit biologique, physique, manufacturée), et bien c'est plus que probablement un OVNI (au plein sens du terme).

Cet entraînement, pour ceux que cela tente, est très proche de celui proposé dans mon texte sur l'imagerie des OVNIs : travailler sur les avions, les ballons-sondes, et tout ce qui tombe encore sous votre regard, dès que vous levez les yeux vers le ciel (donc également : les planètes, les étoiles filantes, etc.).

Varier cet entraînement (aube, jour clair ou nuageux, crépuscule ; sur les quatre saisons ; dans différentes configurations d'éclairage et d'angles de vues : à contre-jour, de face, de profil, d'en dessous, etc.) et surtout le pratiquer régulièrement, seul gage de la construction d'une bibliothèque de références visuelles qui font qu'un seul coup d'oeil bref permet de répondre à cette question : normal ou exceptionnel ?

Certaines personnes sont déjà bien préparées à accomplir ce type d'activité, du fait de leur activité professionnelle ou personnelle, mobilisant leur perception visuelle : les astronomes amateurs (plus que les astronomes professionnels, qui n'observent que très exceptionnellement à l'oeil nu, sur de grandes étendues du ciel), les pilotes (tout particulièrement les pilotes militaires de la chasse aérienne), les personnels militaires des unités de reconnaissance avancée, etc.

N'oublions surtout pas les "plane spotters", ces observateurs d'avions qui passent leurs loisirs à observer les avions (de loin, de près, en vol, au sol), qui les connaissent dans leurs moindres détails, et qui sont capables de les distinguer, même à d'infimes différences. Petite anecdote : ce violon d'ingres a démarré en Angleterre, parmi les personnes qui, durant notamment la Deuxième Guerre Mondiale, faisaient partie des guetteurs enrôlés dans la surveillance du ciel d'Angleterre, et dont j'ai parlé précédemment...

Pour ceux qui ont les moyens d'investir dans le matériel, il existe un moyen électronique de faire le tri dans ce qui passe à notre portée visuelle, c'est le "radar virtuel" : un boîtier électronique qui capte certains signaux radioélectriques émis par les avions (position, altitude, cap, vitesse) et qui les restituent sur un écran d'ordinateur, sous la forme qui nous est familière avec les vrais écrans de radar.

Un coup d'oeil sur cet écran, comparé à ce que l'on voit à l'oeil nu, surtout s'il n'y a pas trop de monde en l'air, et l'on remarque tout de suite ce qui est présent à la vue et pourtant pas mentionné sur l'écran. Toutefois, certains (petits) appareils n'ont pas le dispositif transmettant les informations permettant au radar virtuel de les faire figurer sur l'écran ; de plus, d'autres appareils peuvent aussi, volontairement, ne pas émettre ces signaux.



DE NUIT

* Distinguer un véhicule aérien alien, d'un appareil humain

Nous avons alors l'avantage que la luminosité éblouissante du ciel disparaît et que l'effet de la brume (voile atmosphérique) diminue fortement, tout comme la turbulence. En contre partie, nous perdons la visibilité facile de tout objet aérien qui n'est lumineux, mais il peut y avoir des exceptions.

En effet, il nous est déjà arrivé d'observer, en pleine nuit, des passages d'oiseaux migrateurs, pourtant à haute altitude, mais éclairés par en dessous, du fait de l'intensité de l'éclairage urbain local. Toutefois, cet éclairage urbain peut aussi avoir des effets néfastes (l'éblouissement, quand il est dans la même direction que ce que l'on surveille).

Une identification d'objets aériens non-lumineux est également envisageable, par les nuits où la Lune se trouve entre le premier quartier et le dernier quartier. Dans cette période, l'éclairage est suffisant pour détacher un aéronef sur le fond du ciel, sauf s'il est peint en noir mat (ou bien en bleu très foncé, comme le sont certains appareils "spéciaux").

Pour ce qui est des traînées de condensation, elles peuvent être présentes ou pas, selon les conditions atmosphériques. Même quand elles sont présentes, elles peuvent avoir une longueur (et donc une persistance) plus ou moins grande. Il est évident que leur visibilité est inférieure, dans tous les cas, à ce qu'elle est en plein jour, par beau temps.

Ces cas particuliers mis à part, tout ce que l'on distingue, la nuit, ce sont les sources lumineuses émises par tout ce qui circule au dessus de nos têtes. Pour les avions civils, la première chose qui attire l'attention, ce sont les feux de position, et leur clignotement régulier, puis, il arrive également que l'on distingue la dérive de l'appareil (souvent éclairée par des projecteurs blancs montrant l'enseigne de la compagnie, peint dessus), et aussi les hublots laissant passer l'éclairage général de la cabine.

On pourrait alors se dire que la vue de ces lumières clignotantes sont un moyen d'identification sûre de la présence d'un avion, la nuit, mais, d'une part, les appareils militaires peuvent parfois voler feux de position éteints, et d'autre part certains OVNIs ont également des feux clignotants visibles.

Passons aux autres objets volants nocturnes, à commencer par ceux qui sont au-delà de l'atmosphère : les satellites artificiels, qui traversent la demi-sphère visible a des vitesse variables (suivant leur altitude), et selon des trajectoires diverses (suivant l'incinaison de leur orbite sur l'équateur), tout en ayant une luminosité qui peut être continue, ou bien variable (s'ils bougent par rapport au Soleil), et aussi qui peuvent apparaître et disparaître quand ils sortent ou bien qu'ils rentrent dans le cône d'ombre que forme la Terre.

Par contre, et comme vous le savez déjà, un satellite artificiel ne peut pas s'arrêter sur on orbite, ou bien en changer brusquement en faisant un angle avec son déplacement initial. Donc, tout objet extra-atmosphérique qui interrompt son déplacement, plus ou moins longtemps, ou bien qui prend un virage net, n'est pas un satellite artificiel, ni un objet humain connu.

Notons au passage qu'un OVNI qui s'immobilise au milieu d'un champ d'étoiles, et pour peu qu'il soit très éloigné, s'il est lumineux avec une intensité constante, est difficilement discernable de ces étoiles environnantes (sauf pour un astronome amateur, habitué à ce coin du ciel et qui remarquera tout de suite cette présence nouvelle et pas normale, après quoi il aura vite fait de savoir si c'est une novae ou une supernovae : des étoiles ayant explosé, ou bien autre chose...).

Il ne peut pas être, non plus, cet objet extraterrestre, un aérolithe (l'une de ces matières minérales ou métalliques qui forment les étoiles filantes). De plus, ces mini-corps célestes, qui entrent fréquemment dans notre atmosphère, ne sont visibles que pendant une fraction de seconde à quelques secondes tout au plus.

Dans l'atmosphère terrestre et nocturne, outre les oiseaux et les avions, il peut encore se trouver des ballons-sondes, et aussi, mais bien plus rarement (car normalement ils ne sont pas autorisé à voler de nuit), des dirigeables ou bien des ballons libres (à gaz, ou alors à air chaud).


* Les éléments techniques facilitateurs

Comme en plein jour, ce sont les aides optiques classiques (jumelle, lunette terrestre...), en privilégiant la luminosité, ce qui signifie travailler avec une pupille de sortie d'au moins 5 mm et jusqu'à 7 mm. Cette valeur se calcule en divisant le diamètre de l'objectif par le grossissement.

Par exemple, un instrument avec un objectif de 35 mm et un grossissement de x 7 fois, a une pupille de sortie de 5 mm ; un autre instrument avec un diamètre de 60 mm et un grossissement de x 20 fois, a une pupille de sortie de seulement 3 mm, etc.

Ce premier critère peut être complété par la nécessité d'un grossissement important pour mieux observer à grande distance, et donc, bien que tous deux pourvus de la même pupille de sortie de 7 mm, un instrument de type objectif de 63 mm et grossissement de x 9 fois, sera plus efficace (pour des objets lointains) qu'un autre modèle de type objectif de 50 mm et grossissement de x 7 fois. On pourrait aussi évoquer l'indice crépusculaire, mais je ne l'aborde pas ici, pour ne pas trop alourdir ce sujet.

De nuit comme de jour, un instrument d'optique tenu à la main a tendance à bouger constamment. Et, ces mouvements involontaires sont bien plus néfastes de nuit que de jour, au point de rendre l'observation inutilisable. Pour vous en convaincre, braquez une grosse lunette ou bien une jumelle lourde vers les étoiles, l'une comme l'autre pourvue d'un fort grossissement, et vous ne verrez pas des points lumineux, mais des serpentins lumineux, toujours mouvants...

Deux solutions à ce problème : l'usage d'un pied (genre pied photographique), ou bien une situation assurant un minimum de calage (chaise longue réglable, avec les coudes appuiés sur les accoudoirs, s'il y en a). Autre avantage de la chaise longue : l'on peut observer vers le haut (notamment avec une jumelle) sans devoir cambrer éxagérément les vertèbres cervicales, et elles vous en remercieront en ne se signalant pas... Avec une lunette, si elle dispose d'un raccord coudé à 45° ou bien à 90°, le problème se posera moins.

Autre précaution utile (que l'on soit debout, assis, allongé) : la façon de tenir la jumelle. La plupart du temps, l'on saisit cet instruments au niveau des corps contenant les prismes (pour les modèles à prismes de Porro), ou bien assez près des yeux (pour les modèles à prismes en toit). Il y a une tenue plus efficace, limitant la fatigue des bras et l'amplitude des mouvements involontaires.

Elle consiste à saisir la jumelle, à deux mains, chaque main encerclant le tube optique au niveau de l'objectif (donc à l'extrémité de la jumelle), sans serrer plus que nécessaire (ce qui augmente les déplacements involontaires et la crispation des muscles), le pouce en dessous et les autres doigts entourant par le dessus.

Mieux encore : l'on peut encore un peu avancer chaque main de telle façon que seuls le pouces et les deux premiers doigts (index et majeur) de chaque main, tiennent la jumelle, juste au niveau de la monture des lentilles d'objectif, tandis que les autres doigts, eux aussi naturellement recourbés, servent de pare-soleil aux lentilles. Les seules précautions à prendre, c'est de veiller à ce que les autres doigts ne se recourbent pas trop, ce qui viendrait obstruer en partie les objectifs, ou bien qu'ils ne viennent pas toucher la surface des lentilles. La première fois, l'on s'exerce d'abord devant une glace, et l'on mémorise vite la bonne position à utiliser ensuite.

Geste indispensable : dès que l'on sort la jumelle de son étui, l'on passe sa lanière autour du cou, même si c'est temporairement, par exemple, juste le temps de fixer cette jumelle sur un support (ou bien le temps de la séparer du même support). Une chute d'une hauteur d'un mètre, même sur une surface un peu souple, est suffisante pour la dérégler.

Autre risque, en déplacement, celui de la jumelle portée avec la lanière passée autour du cou, qui se met à se balancer de plus en plus, de droite à gauche, au rythme de vos pas, pour finir par cogner violemment quelque chose. Il existe des harnais spéciaux qui permettent de maintenir la jumelle au centre de votre torse, quels que soient vos mouvements, tout en assurant une montée immédiate de la jumelle au niveau de vos yeux, quand vous le voulez, et sans manipulations.

Je profite de ce sujet, celui des instruments d'optique, pour signaler qu'une lunette astronomique n'est pas l'engin idéal pour suivre les évolutions diverses d'un objet aérien. D'abord, parce que les mécanismes de pointage d'une telle lunette sont prévus pour une vitesse de "poursuite" (garder l'objet dans le champ de l'instrument) nettement plus faible que ce dont l'on peut avoir besoin ; ensuite, parce que, dans une lunette astronomique, l'objet est vu à l'envers (haut en bas, gauche à droite) et les mouvements de poursuite sont contre-intuitifs (diriger la lunette vers la gauche, par exemple, quand l'objet se déplace vers la droite, dans le champ), etc.

Comme évoqué dans la partie de ce texte consacrée à l'observation diurne, il y a toujours le radar virtuel, comme outil de suivi des avions et autres aéronefs humains, se déplaçant dans le coin, avec une représentation du type radar (sans en être un vrai). Ceux qui en disposent déjà, ou bien qui comptent en acquérir un, pourront s'en servir de deux façons différentes.

En mode surveillance, en comparant ce qui est visible sur l'écran et ce qui est visible en mode visuel (aidé ou pas avec un instrument d'optique) : si c'est absent du radar virtuel et toutefois observable en visuel, cela mérite une attention particulière.

En mode entraînement, en regardant d'abord ce qui est représenté à l'écran, et en essayant ensuite de le repérer en mode visuel (toujours aidé ou pas). Comme le radar virtuel vous donne à la fois la distance à vous et l'altitude de chaque avion suivi, vous pourrez ainsi prendre conscience de ce à quoi ressemble chaque type d'avion, en fonction de sa distance, et aussi calibrer (encore une fois à l'oeil nu ou bien avec un instrument d'optique) vos distances de détection (je prends conscience qu'il y a quelques chose, sans savoir ce que c'est) et d'identification (je suis capable de reconnaître ce que j'observe, sans aucun doute possible).

L'on peut également envisager l'emploi d'un matériel de vision nocturne (à intensification de lumière ambiante), et j'ai donc procédé à un premier test, par une nuit claire, avec une demi-lune haute dans le ciel, en pleine nature et à environ une centaine de kilomètres d'un aérodrome international.

Le type de matériel utilisé était le moins cher disponible sur le marché (environ 200,00 €) et dit de "génération 1", donc le moins performant existant (en terme d'intensification de la lumière ambiante, et de définition de l'image). Il existe aussi (accessibles aux civils) des modèles de génération 1+, de génération 2, de génération 3 (chaque version étant environ dix fois plus sensible que la précédente, et surtout donnant une image bien plus détaillée).

Malgré l'usage d'un appareil de bas de gamme (par rapport à ce qui existe de mieux), j'ai eu la confirmation de l'intérêt potentiel de cet instrument, pour de la surveillance nocturne du ciel.

Tourné vers la voute céleste, il fait apparaître facilement dix fois plus d'étoiles que l'on en voit à l'oeil nu (mais elles sont rendues comme des petites tâches lumineuses plus que comme des points sans dimension). Il permet de repérer tout de suite des satellites défilants qui ne sont qu'à peine (ou pas) perceptibles à l'oeil nu (du fait de leur faible magnitude).

Avec les avions de ligne, même progrès dans la détection lointaine. Je prends le cas d'appareils observés très bas sur l'horizon bien qu'ils soient à leur altitude de croisière, du fait de leur très grande distance. Ce qui implique également qu'on les observe à travers une longue traversée des plus basses couches atmosphériques, avec la poussière, la brume, le voile atmosphérique et la pollution lumineuse artificielle. Et bien, là où, à l'oeil nu, rien n'était plus visible, dans la direction considérée, avec l'appareil de vision nocturne, l'on continuait à parfaitement repérer les flashs lumineux des feux de navigation. De plus près, des trainées de condensation, pourtant à peine discernables à l'oeil nu, devenaient parfaitement visibles.

Utilisé au sol, dans le paysage environnant, là où l'oeil nu simplement distingue, ainsi équipé, il voit nettement. Comme la Lune était à demi-pleine, la campagne était déjà bien éclairée, ce qui facilitait l'observation à l'oeil nu, mais aussi le travail du système de vision nocturne (que j'ai utilisé principalement sans son illuminateur IR intégré). J'ai aussi testé un accessoire, sous la forme d'une torche IR (infra-rouge) à longue portée, et avec elle, l'on peut même "fouiller" dans les coins sombres (en sous-bois), à des distances jusqu'à une centaine de mètres au moins.

Reste à savoir ce que peut donner un tel instrument, sur des OVNIs (surtout ceux qui n'ont pas de luminosité intrinsèque), et aussi d'autres aéronefs se déplaçant de nuit (sans éclairage ni feux). Comme les instruments de vison nocturne sont particulièrement sensibles aux rayonnements infrarouges de courtes longueurs d'ondes, la quantité émise, de ce type de rayonnement, joue obligatoirement un rôle crucial. Mais, l'on peut aussi envisager la détection par la lumière lunaire réfléchie sur l'enveloppe de l'engin.

Auquel cas, cela dépendra du coefficient de réflexion du matériau, de la forme de l'enveloppe, de la géométrie entre la position de la Lune (et sa phase), celle de l'engin et celle de l'observateur, plus la qualité de l'atmosphère dans le lieu considéré. Moins la Lune est plein et moins il y a de lumière, mais plus le fond du ciel est sombre ; et plus la Lune est pleine et plus il y a de lumière ambiante, mais alors le fond du ciel est plus intense.

Des essais à diverses périodes de la Lunaison sont donc à conduire pour affiner ces premières constatations, et surtout en déduire des différences dans les capacités de détection.

C'est pourquoi, j'ai ensuite procédé à un autre test, par nuit sans Lune, pour constater que, du fait de la luminosité permanente du fond du ciel (notamment à cause de l'illumination des poussières en suspension, par l'éclairage urbain montant du sol, même en étant loin des villes locales), l'observation aérienne reste alors très proche de celle obtenue en présence de la Lune. Cette luminosité récurrente me fait espérer que la présence d'un objet matériel et non-éclairé, circulant dans le ciel nocturne, sera repérable, par effet de contraste par rapport au fond du ciel.

Ne disposant pas de modèles plus perfectionnés (générations 1+, 2, 3...), je ne puis rien dire sur les gains possibles en test réel (par rapport à l'appareil utilisé, de génération 1) ; mais, compte tenu de ce qui est déjà obtenu avec un modèle simple, l'on ne peut qu'être très favorablement disposé en ce qui concerne les résulats possibles alors.

Il y a également une autre question à se poser : quelles différences dans les capacités de détection, de nuit, entre l'emploi d'un appareil à vision nocturne et l'usage d'une jumelle de nuit (par exemple une 7 x 50 mm, une 8 x 56 mm, une 9 x 63 mm, et tout autre modèle avec une pupille de sortie à 7 mm) ?

L'on peut déjà dire que la jumelle, optiquement, donnera toujours (sauf un modèle de très mauvaise qualité) une image plus détaillée, plus définie qu'un appareil de vision nocturne (surtout de génération 1). En ce qui concerne la détection lointaine de cibles plus ou moins lumineuses, de nuit, il faut aussi faire des tests comparatifs, sur de mêmes objets d'entraînement.

Ce qui est sûr, c'est que la jumelle donnera toujours une image plus ou moins sombre des objets vus (sauf s'ils sont eux-mêmes lumineux) ; tandis que le système de vison nocturne donne plutôt des images plus ou moins lumineuses des objets vus. J'ai un peu de mal à décrire la différence, mais ceux d'entre vous qui disposent également des deux types d'instruments d'optique n'ont qu'à faire le test (si ce n'est pas déjà réalisé) et ils comprendront vite.

Exprimé autrement, la jumelle conserve l'ambiance de nuit (avec ses nuances bleutées ou grisées), tandis que l'appareil de vision nocturne restitue une image lumineuse, et verte (puisque le système de conversion/intensification travaille en monochrome, dans le vert).

En fait, la nuit, avec votre jumelle, sauf éclairage très intense (pleine Lune très haute, sur champ de neige, etc.), vos yeux vont continuer à travailler avec les bâtonnets (vision en tonalités de gris et de noir), tandis qu'avec l'appareil de vision nocturne, je pense que ce sont toujours les cônes de la rétine qui sont à l'oeuvre (comme en vision diurne).

D'ailleurs, l'oeil utilisé pour regarder avec l'intensificateur de lumière devient nettement moins sensible que l'autre, et quand il quitte l'oculaire, la différence avec l'autre oeil (qui a développé son accoutumance à l'obscurité) est nette.

Autre avantage de la jumelle, c'est qu'elle "grossit" (elle rapproche) plus que l'appareil de vision nocturne. Ce dernier, le plus souvent, dispose d'une grossissement compris entre x 1 fois (pas de grossissement) et environ x 3 fois, plus quelques modèles montant à x 4 fois ou à x 6 fois. La plupart des jumelles commencent à x 6 fois et montent à x 10 fois, x 15 fois, x 20 fois, plus encore...

Donc, l'image de l'objet observé est toujours plus grosse, mais attention au fait qu'en même temps, elle s'assombrit de plus en plus (sauf à utiliser des jumelles avec de très grands objectifs, et qui sont très chères, très lourdes, très encombrantes). D'ailleurs, l'on peut faire également valoir que le système de vision nocturne, du fait de son plus faible grossissement, a un plus grand champ de vision, ce qui facilite la surveillance d'une vaste zone du ciel (l'on a moins besoin de "balayer" le ciel dans tous les sens).

La jumelle a également pour elle qu'elle ne nécessite pas de piles pour fonctionner (sauf les modèles à systèmes anti-bougé), et que sa durée de vie est illimitée (sauf chute, et autre accident).

Le système de vision nocturne, lui, est dépendant de toute une électronique qui peut tomber en panne. De plus, son système de conversion/amplification de lumière a une durée de vie limitée (quelques centaines d'heures, en génération 1), avec une dégradation progressive du rendu (augmentation du bruit, multiplication des pixels HS, perte de sensibilité). Néammoins, si ce type d'appareil existe, à côté des jumelles (y compris celles dites "de nuit"), c'est bien qu'il présente des avantages.

La jumelle est binoculaire, tandis que le système de vision nocturne est, le plus souvent (et le moins cher), monoculaire. Toutefois, de nuit, et à très grande distance d'observation, l'effet stéréoscopique est peu sensible, avec une jumelle.

Cependant, le fait de travailler avec les deux yeux ouverts, sur la même image, retarde l'apparition de la fatigue visuelle (à commencer par l'effort de constamment solliciter les mucles des paupières en position "fermé"), et cela compte, pour de longues séances de surveillance (au-delà d'une heure de temps).

Plus avant, il est techniquement et logiquement fondé de penser, qu'avec des modèles plus performants, l'écart dans les résultats obtenus, entre des appareils à intensification de lumière ambiante et des jumelles classiques, doit être de plus en
plus en faveur des premiers. Surtout pour l'application envisagée : détection nocturne d'objets volants divers, et plus ou moins visibles, à moyenne et grande distance.

Il existe une autre classe d'instruments optiques que j'aimerai bien tester, c'est celle des caméras thermographiques. Ces appareils sont sensibles aux infrarouges de très grandes longueurs d'ondes, et il sont donc capables de détecter tout ce qui a une température plus élevée que le milieu ambiant (le tout étant qu'il existe une différence de température).

Ainsi équipé, l'on peut travailler, même dans l'obscurité totale, pourvu que les objets visés aient une certaine température minimale. De nuit, vers le ciel, tout ce qui dégage de l'énergie thermique sera très visible, par rapport au fond (assez froid) du ciel.

Par exemple, pour les avions, les flux des réacteurs, juste à la sortie des tuyères, sera très perceptible (parfois mieux et de plus loin que l'appareil lui-même). Même des appareils à pistons ou bien à turbines, seront visibles, eux aussi dégageant des gaz de combustion chauds.

Avec les OVNIs, tout dépendra de leur rayonnement dans les infrarouges lointains. Au sol, tout ce qui est à sang chaud (mammifère, humain, alien ?) sera très facilement détectable, même dans les endroits les plus sombres, et même dissimulé derrière un peu de feuillage (en forêt, dans des taillis, par exemple).

Seul frein à l'utilisation de telles caméras, pour l'instant : le prix, avec une entré de gamme à 2 000,00 €.


Les éléments humains facilitateurs

Une bonne vision nocturne, qui n'est pas obligatoirement assurée, même quand l'on a déjà une bonne vision diurne (et réciproquement, d'ailleurs).

L'hypoglycémie (et l'hyperglycémie), le tabagisme, l'usage d'alcool (et de diverse autres substances), l'exposition sans protection des yeux à des lumières intenses (dans la journée précédente), sont autant de facteurs affectant la vision nocturne. Tout comme l'altitude (surtout au-delà de 2000 mètres), ce qui est moins connu (effet de l'hypoxie, c'est à dire une pression partielle de l'oxygène dans le sang inférieur à la normale, ce qui affecte fortement la rétine qui y est très sensible).

Par contre, le port de lunettes de soleil pendant le jour, une période d'éclairage artificiel faible (et si possible de couleur rouge) avant de passer à l'observation, sont des facteurs propices à l'optimisation de la vision nocturne.

En ville, comme à la campagne, l'on peut parfois essayer d'utiliser l'environnement proche (maisons, arbres, pans de murs, etc.) pour faire écran à des sources lumineuses artificielles gênantes et que l'on ne peut pas éteindre (ou bien faire éteindre).

Certains petits aérodromes sont fermés, la nuit, et si leur accès est possible, ce sont de bon endroits (bien dégagés, plats et sans végétation faisant écran, et normalement dépourvus de maisons proches). Sinon, les cols dégagés sont aussi intéressants. En fait, tout lieu conseillé pour l'astronomie amateur est également propice à la chasse nocturne (et diurne) des OVNIs.

Je pense aussi aux petites îles un peu éloignées des terres importantes et peu ou pas occupées. Leur atmosphère n'est pas idéale pour l'astronomie amateur, mais c'est bien moins gênant pour la surveillance aérienne visuelle et nocture (sauf très bas sur l'horizon)...



PLUS GENERALEMENT

Tout aéronef, de jour comme de nuit, qui se déplace à une vitesses supérieure à celles dont nous avons l'habitude (en fonction de la distance, si elle peut être estimée), qui enchaîne des changements immédiats de direction (dans les plans horizontaux et verticaux) et des passages instantanés de l'immobilité à une vitesse importante (et réciproquement) ne sont que très improbablement humains, et d'autant plus en l'absence des "marqueurs" habituels (ailes, empennage, voilure tournante, carlingue allongée ou bien queue et rotor arrière, etc.), et du bruit usuel.

Tout objet sphérique ou bien ovoïde, qui reste immobile dans le ciel, à basse altitude ou bien à moyenne altitude, en présence de vent, ne peut logiquement pas être un ballon (sauf captif, mais même dans ce cas, un vent fort n'autorise pas son envol ou le maintien de son vol).

Quant aux ballons-sondes, sauf à proximité immédiate du point de lancement, ils naviguent à plusieurs milliers de mètres et même quelques dizaines de milliers de mètres d'altitude, et pas à quelques centaines de mètres du sol. Quand ils explosent (à très haute altitude), l'équipement redescend suspendu à un parachute, comme le ferait un parachutiste humain, ce qui est facile à reconnaître... Et, un cerf-volant nous est aussi suffisamment familier pour ne pas être pris pour autre chose...

De nuit, la lanterne asiatique aérienne, avec sa petite bougie, peut plus intriguer, mais je pense qu'après en avoir observées quelques unes, à des distances différentes, le lever de doute doit être facilité. Quant aux maquettes volantes et radiocommandées ou pas (aéromodélisme), elles sont interdites de vol, en dehors de zones bien circonscrites, et même partout en dehors de la période diurne.

Il en est normalement de même (interdiction du vol de nuit, sauf autorisations exceptionnelles, ou bien engins militaires) pour tous les appareils dits aéronefs légers, avec propulsion (ULM, paramoteurs, etc.) ou bien sans propulsion (planeur, parapente, aile delta...).



L'ENREGISTREMENT DES FAITS

Prendre des notes est utile, mais cela vous ferait perdre de vue ce qui se passe, pendant ce temps. Aussi, je vous suggère plutôt l'emploi du dictaphone qui permet d'emmagasiner bien plus d'informations, dans un même laps de temps (l'on parle plus vite que l'on n'écrit), surtout si le dictaphone est pourvu de la fonction VOR : déclenchement automatique à la voix, ce qui dispense de toute manipulation). La prise de note n'a son intérêt réel que pour faire un croquis, dans de telles circonstances...

Compter sur sa mémoire visuelle pour tout retranscrire plus tard est totalement illusoire car, d'abord, l'émotion (l'excitation, etc.) viendra brouiller votre perception, occultant certains détails et en mettant d'autres trop en avant ; ensuite, vous risquez de construire inconsciemment des faux souvenirs visuels (vous serez persuadé d'avoir vu certaines choses qui n'étaient pas là) ; enfin, votre perception du temps écoulé, pendant toute la durée de l'observation, sera faussée, tandis qu'avec le dictaphone, si vous décrivez ce que vous voyez, en continu et en synchronisme avec son déroulement, l'on pourra ensuite parfaitement donner une durée exacte à chaque péripétie commentée et enregistrée.

Cette fois encore (comme pour l'identification visuelle), afin d'être prêt le jour où un OVNI sera là, je vous suggère de vous entraîner à cette prise de note verbale, au moyen du dictaphone, sur les autres objets volants qui passent usuellement à portée.

Même si cela vous semble une évidence et facile à faire, vous vous rendrez compte, lors des premiers essais, que décrire avec précision un objet volant, même familier, sans oublier un éléments important, n'est pas aussi évident que cela. Vous aurez plutôt tendance à répéter la mention de certains points et à ne pas en citer d'autres, ou bien à les décrire partiellement...

Quelques éléments clés, à ne pas oublier : La date, l'heure de début, la trajectoire (en provenance de ..., en direction de ...), les évolutions, la forme, la couleur, la taille apparente (un doigt, une main, une assiette, vus à bout de bras...), les éléments de corrélation avec des objets fixes (devant la colline, derrière le rideau d'arbres, à l'aplomb de la rivière...), les interactions avec l'environnement (animaux dispersés, branches cassées, herbe marquée, souffle, etc.)...

Idéalement, l'on pourrait envisager de se construire une checklist (tous les éléments à relever), et s'entraîner à la suivre, sans omission, à chaque observation d'entraînement, afin que cela devienne un automatisme que l'on respectera, même dans des circonstances exceptionnelles...



PROBABILITES

Ce n'est pas pour décourager par avance les éventuels guetteurs, mais il faut méditer sur ces chiffres : une année représente 8760 heures, et si l'on consacre une heure par jour, sans exception, à soigneusement guetter dans le ciel, systématiquement, cela ne représente déjà que 4 % du temps possible, sur 24 heures (comme sur toute une année). Si l'on intègre les périodes où le temps est trop mauvais pour observer, que je limite généreusement à 50 % de l'année (un jour sur deux), on tombe à 2 % du temps pendant lequel un OVNI peut en fait passer dans le coin (en considérant que ce passage est équiprobable, quel que soit le moment)...

Si l'on ajoute les périodes où l'on aura autre chose à faire que de se mettre dehors et de lever le nez, le pourcentage sera encore plus faible... Alors, guetter ne sert à rien, et l'on a très peu de chance de faire une observation valable ? Non pour la première assertion, et probablement pour la seconde assertion. En effet : observer le ciel, ce sera déjà une récompense en elle-même, avec tous les évènements intéressants qui peuvent s'y produire (astronomie, météorologie, ornithologie, etc.).

Par contre, bien des heures peuvent s'écouler avant que vous ayez l'opportunité de voir quelque chose d'intriguant. Toutefois, et vous le savez tous, il y a des gens qui observent des OVNI, et même un nombre non-négligeable. Ce qui est sûr, c'est que si vous ne levez jamais les yeux vers le ciel, vous êtes sûr de n'en voir jamais un seul...

L'équiprobabilité (citée précédemment) des apparitions d'OVNI, ici où là, maintenant ou plus tard, est démentie par les faits : il y a eu des périodes de grandes vagues d'observations suivies de creux d'activités (avec des périodicités diverses : semaine, mois, année), et aussi des régions propices aux observations multiples et d'autres nettement plus pauvres (et la plupart du temps géographiquement différentes : Amérique du Nod, Amérique du Sud, Europe ; avec également des différences dans chacune des ces zones, par exemple, pour l'Europe : d'abord la Suède, puis la France, et plus tard la Belgique...), les unes et les autres (périodes et localisations) variant au gré des époques, etc.

En fonction des ces deux paramètres, l'un temporel et l'autre géographique, la probabilité d'observation n'est donc pas identique. Soit, l'on a la chance des se trouver au bon moment au bon endroit, et alors les probabilités augmentent en notre faveur ; soit, l'on se déplace dès que possible pour rejoindre les lieux où l'activité est forte. Ce qui sous-entend, dans le deuxième cas, que l'on dispose du temps libre et des moyens financiers pour le faire.



EQUIPEMENT

En reprenant certaines des informations figurant dans ce texte, je peux synthétiser ce qui, pour moi, serait l'équipement de base de l'observateur d'OVNI.

* Une bonne paire de lunettes de soleil (pour l'observation directe, sans être gêné par la luminosité du ciel). Si l'on a une mauvaise vision de loin, ces lunettes de soleil doivent être correctrices, en plus.

* Un système d'observation à l'oeil nu, avec filtres rouges foncés (plus des filtres solaires, si possible), qui assurera une meilleure pénétration de la brume atmosphérique et renforcera les contrastes par rapport au fond du ciel. Ce peut être un masque de ski sur lequel on monte un filtre rouge foncé, en plus du filtre vert habituel ; ou bien des lunettes de protection anti-UV (comme celles fournies avec certaines lampes à bronzer) que l'on "chausse" en plus d'une paire de lunettes de soleil, etc.

* Au moins une jumelle, avec un grossissement compris entre 7 fois et 12 fois, et un diamètre d'objectif compris entre 30 mm et 50 mm. Avec ces caractéristiques "passe-partout" et courantes, l'on dispose d'un instrument de base, pour de la surveillance diurne (et nocturne, surtout en version x 7 fois et 50 mm).

Si possible, il est mieux d'avoir deux instruments d'optique, l'un de surveillance générale et correspondant à ce que l'on vient de décrire, et l'autre de vérification mais aussi de veille à longue distance. Ce deuxième instrument (lunette terrestre ou bien jumelle) doit être puissant : grossissement d'au moins 20 fois et jusqu'à 60 fois, avec des diamètres d'objectifs compris entre 60 mm et 100 mm.

* En tant qu'accessoires pour ces jumelles, des filtres rouges (plus d'éventuels filtres polarisants), un pied support avec un dispositif de fixation pour jumelle.

* Un dictaphone, si possible pourvu d'un système de déclenchement à la voix, ainsi que de quoi prendre des notes écrites (dessin).

* Un siège, genre chaise-longue, à inclinaison variable et fixable, permettant d'observer longuement, sans fatigue excessive.

* De jour, une casquette avec un visière assez grande protège bien les yeux de la lumière incidente. Autre astuce, surtout si l'on n'a pas de jumelle, celle de récupérer deux tubes de carton du genre de ceux qui forment le moyeu des rouleaux de papier absorbant (ou hygiénique), et les tenir devant ses yeux, comme si c'était des jumelles, car cela aide à limiter l'entrée de lumière forte et latérale, et cela facilite donc l'observation.

* De nuit, un petit logiciel d'astronomie (on en trouve en freeware, sur le Net), permet d'avoir une configuration de la voute céleste du moment, et notamment la position des planètes principales (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne) qui sont toutes observables à l'oeil nu. Plus, l'indication que l'on est (ou non) dans une période propice aux étoiles filantes, et aussi leur radiant (la direction apparente de leur origine sur la voute céleste). Ainsi, l'on dispose des informations utiles pour éviter toute erreur d'interprétation, surtout si l'on n'est pas un familier du ciel nocturne.

* Toujours de nuit, un autre petit logiciel de "tracking" de satellites artificiels (souvent disponible en freeware, sur le Net, lui aussi), vous donne, en temps réel, la présence et la position de tous les satellites qui passent dans votre demi-sphère d'observation. Ainsi, vous n'avez pas à vous demander, à chaque point lumineux en déplacement, ce que c'est exactement.

Au contraire (et pour peu que votre logiciel soit de bonne qualité, et mis à jour régulièrement), si vous observez quelque chose, tandis que cet endroit du ciel est vide sur l'écran de votre ordinateur, et qu'une inspection à la jumelle ne permet pas d'identifier un avion, voilà une cible qui mérite toute votre attention.

* Encore de nuit, ceux qui peuvent disposer d'un logiciel de type "radar virtuel" (montrant tous les avions du coin, tout au moins ceux qui transmettent les informations nécessaires au logiciel), et aussi d'un logiciel de tracking des satellites, sont les mieux équipés pour éliminer rapidement tous les "faux positifs" (cibles qui pourraient être prises, à tort, pour un OVNI), et ils sont donc à même de se concentrer sur ce qui reste, et qui n'est probablement ni un avion, ni un satellite...



TECHNIQUE D'OBSERVATION

Voici une proposition d'organisation d'une scéance d'observation.

Tout d'abord, se couvrir en fonction du temps, en n'oubliant pas que 25 % du refroidissement du corps se situe au niveau de la tête (face et crâne). Veiller également à la surface sur laquelle l'on pose ses pieds, surtout de nuit, car le rayonnement rend certains supports très vite très froids, et on limite ce phénomène en intercalant des matière isolantes.

En été, les inconvénients changent, et ce sont surtout les insectes nocturnes piqueurs qui sont très désagréables, et l'on essaie donc de les tenir à distance avec les moyens usuels (répulsif, spirale insecticide, etc., en évitant les lieux les plus infestés. Pour mémoire, dès que le vent dépasse une vitesse d'environ 5 km/heure, les moustiques ne peuvent plus lutter contre la dérive que cela entraîne, ils ne peuvent plus maintenir leur position à un endroit donné, et ils sont emportés au loin.

Ensuite, de jour, et pour peu que l'on dispose d'un lieu d'observation très dégagé au loin, estimer l'intensité de la brume atmosphérique en fonction de la visibilité d'objets lointains (montagnes, etc.). De nuit, la magnitude limite (les étoiles les plus faibles qui sont encore observables) est aussi un indicateur utilisable.

Commencer par un balayage visuel (de jour, avec des lunettes de soleil ou bien avec un masque à filtre rouge foncé) histoire de voir si quelque chose est présent. Dans l'affirmative, si ce n'est immédiatement reconnaissable, on vérifie avec la jumelle.

Ensuite, l'on peut commencer à fouiller plus avant, avec la jumelle "passe-partout", en procédant méthodiquement, en décrivant des arcs de cercles horizontaux sur 90° à 180° qui se superposent les uns au dessus des autres. On peut partir du zenit ou bien de l'horizontale, et alterner les sens de balayage, d'un arc de cercle à l'autre (de gauche à droite, puis de droite à gauche, puis de gauche à droite, etc.).

Quand un secteur (de 90° à 180°) a été complètement "scanné", l'on passe au suivant. Si quelque chose retient notre attention mais est trop petit pour être reconnu, on repère sa direction, et l'on vient inspecter de plus près avec la jumelle puissante (si l'on en a une).

Arrivé à ce point du travail, soit l'on repart pour une autre séquence, identique à la précédente : un nouveau balayage visuel, suivi du scanning à la jumelle ; soit l'on met en service la jumelle puissante pour refaire la même démarche qu'avec la jumelle "passe-partout", mais en sachant que, comme le grossissement est plus puissant, le champ visuel est plus étroit, et donc, pour inspecter la même zone, cela prendra plus de temps et plus d'arcs de cercles superposés.

Si cette jumelle est installée sur un pied de type "vidéo", ce dernier peut avoir un système d'indication des angles balayés ce qui aide à ne pas faire trop de doublons, ou bien de laisser des zones non-inspectées.

Petits conseils pratiques : il faut veuiller à ne pas scanner trop vite, en arcs de cercle, car l'on risque de "passer sur quelque chose", mais tellement vite que ce sera sorti du champ de la jumelle, avant d'en avoir pris conscience, et donc en le manquant ; l'on peut aussi, pour éviter ce risque, scanner par bonds (l'on inspecte le champ visuel donné par la jumelle, puis l'on tourne un peu la jumelle latéralement, et l'on inspecte le nouveau champ visuel, etc.).

Quand l'on a le Soleil sur le côté ou bien en face de soi, il est utile de s'arranger pour le masquer avec un élément du paysage (arbre, pan de mur, parasol...). Quand il est quelque part dans son dos, il n'est pas nécessaire de prendre ce type de mesure.

Après avoir passé un certain temps à cette démarche systématique, une lassitude certaine peut se manifester (ainsi qu'une fatigue visuelle). Il est alors conseillé de faire une pose, et sans pour autant quitter son poste d'observation, faire autre chose (lire un peu, écouter la radio...). Une fois reposé, l'on recommence...

Considérant que le balayage visuel est plus rapide et moins fatigant que celui effectué à l'oeil nu, l'on peut se contenter de ce dernier, et n'utiliser la jumelle que pour des besoins d'identification formelle. Simplement, en procédant ainsi, l'on diminue le volume d'espace dans lequel l'on est capable de repérer quelque chose.

Autre possibilité, fortement conseillée : c'est de ne pas observer tout seul, mais au moins à deux, voire plus. D'abord, ainsi, l'on se partage la charge de travail ; ensuite, cela rend l'opération moins fastidieuse, car elle donne l'occasion de discuter, et du coup, le travail est moins monotone, et le temps s'écoule plus vite. L'on peut organiser le partage de l'observation de différentes façons : chacun est intégralement responsable d'un secteur donné ; ou bien certains font la veille visuelle simple, et d'autres procèdent aux inspections à la jumelle ; l'on peut également organiser un roulement, les observations étant faites à tour de rôle ; etc.

Bien entendu, rien n'empêche, en profitant de l'occasion, de regarder ce qui se présente à votre vue, même si cela n'a aucun rapport avec les OVNIs (oiseaux, avions, étoiles, Lune...). Observer notamment les avions est un bon entraînement, puisque cela rendra les identifications futures plus sûres, même à grande distance.

Le fait de s'imposer un calendrier rigoureux peut également avoir un effet de saturation, et alors, autant se contenter d'observer quand l'on en a vraiment l'envie, que d'arriver au point d'arrêter complètement par dégoût complet.

Avis de sécurité : vous ne devez jamais risquer que le Soleil entre dans le champ de votre instrument d'optique, même s'il est équipés de filtres, le danger pour votre rétine étant immédiat et absolu. Un bon moyen d'éviter ce risque, c'est de s'arranger pour qu'un obstacle proche masque le soleil, par rapport à l'endroit où vous vous tenez pour observer avec un instrument d'optique. Et tant pis si cela vous prive d'un secteur d'observation.

A l'oeil nu, il vaut également mieux ne pas regarder le Soleil en face. A titre d'absolue nécessité, et très brièvement, l'on peut juste se permettre de regard dans son voisinage, toujours uniquement à l'oeil nu, et si possible avec des lunettes de soleil foncées, en masquant le disque solaire lui-même avec la main, tendue à bout de bras, et sans s'attarder. Procéder à cette opération en plein été, en plein milieu de journée, en mer ou bien en haute montagne, ne fait qu'accroître l'intensité du soleil, autant de raisons supplémentaires pour être très prudent.



ENFIN

Avant de clore ce sujet, pour l'instant, je souligne que cette pratique, de l'observation visuelle du ciel, vous donnera deux atouts par rapport aux observateurs très occasionnels. D'abord, un taux de faux positifs (OVNI qui n'en sont pas) et de faux négatifs (OVNI pas reconnus comme tels) bien inférieurs aux leurs ; ensuite, une crédibilité de votre témoignage qui sera difficile à contester, de la part des débunkers (il leur sera bien malaisé de faire croire, par exemple, qu'un astronome amateur, ayant plus d'une décennie de pratique de l'observation, a confondu la planète Vénus avec un OVNI... ; même raisonnement pour un "plane spotter", dont il sera ardu de dire qu'il a confondu un Airbus avec un OVNI...).

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Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Sam 23 Juil 2011, 11:05

Bonjour,

Quelle est la situation du phénomène OVNI, tout du moins à la surface des choses, celle qui nous est visible, nous qui ne sommes pas les "happy few" ?

CIRCULEZ, IL N'Y A RIEN AVOIR

Aucun pays, au nom de son gouvernement, ne reconnait cette simple considération : les présences multiples (dans le temps et dans l'espace), sur son territoire (et au dessus de ce dernier) d'entités évolutives, selon des modalités n'ayant aucun rapport avec les activités humaines usuellles ou bien les phénomènes naturels connus, et provoquant parfois des interactions (dont certaines négatives) avec l'environnement terrestre (et même certaines de ses composantes humaines), sans qu'une explication exacte puisse être donnée (ce qui n'exclue naturellement pas que l'explication soit finalement multiple).

Certains pays ont des institutions officielles, chargées de "s'occuper" de ce phénomène, et l'on ne peut pas dire qu'il en soit sorti grand chose de concret. Dans le cas du Geipan, il y a eu compilation, pendant des décennies, via les rapports de gendarmerie reçus, de tous les témoignages déposés (ce qui est autre chose que toutes les observations réellement vécues par tous les témoins amenés y être mélés). Et..., c'est tout : un empilage de rapports, censés être toujours à l'étude (depuis le temps, ils doivent être connus par coeur, ces rapports). Production scientifique autre que de vagues considérations globalisantes : 000 (triple zéro).

Un homme politique français a dit un jour quelque chose de ce tonneau : "... quand je veux enterrer un sujet, je crée une commission pour s'en occuper...". Objectif atteint, tout en donnant l'impression que l'on agit, en ce qui concerne les OVNI. Dans ce pays comme dans d'autres.

Et dans les coulisses ? L'hypothèse de l'étude secrète, avec des avancées plus ou moins grandes dans les résultats obtenus, selon l'époque, le pays, l'auteur de l'information, etc., est récurrente. Que peut-on dire de cette rumeur (ou plus) ?

Dans sa prise en charge, qu'elle soit officielle ou bien officieuse, le phénomène OVNI semble être la chasse gardée des organes de sécurité des pays concernés. Le même homme politique que précédemment avait aussi dit : "... la guerre est quelque chose de trop important pour être confiée aux seuls militaires...". Il n'est pas déraisonnable de penser qu'il en est de même pour les OVNI.

Sauf que, pour diverses raisons, ce contrôle existe, plus ou moins direct, plus ou moins intense, dans tous les pays. Pourquoi ? Parce que si le phénomène OVNI a la moindre réalité, il est explosif, de différentes façons.

Si les gens chargés de la sécurité d'un pays sont incapables de lui faire face et d'agir (faire cesser ses actions), il est préférable que cela ne se sache surtout pas, cela serait mauvais pour l'image de marque des concernés et pour le maintien de l'ordre public.

Si ces mêmes gens ont plus ou moins avancé dans ce domaine, il est impérieux que cela ne se sache pas non plus, pour les même raisons d'ordre public que précédemment, mais aussi pour préserver un supposé avantage concurrentiel vis à vis de leurs homologues étrangers. Sauf que, avec un tel niveau de dissimulation il est probable que certains pays qui se croient très avancés soient en fait très en retard sur d'autres, bien que l'on pense que ces autres n'en sont pas encore arrivé au même niveau que celui atteint localement (vous voyez l'ironie de la situation).

Mais pourquoi, finalement, toutes ces éventuelles cachotteries kakies ? Toujours pour la même raison : disposer avant les autres des moyens de les surclasser, pour pouvoir, un jour ou l'autre, les ratatiner (au sens propre et figuré). Rien de changé, depuis la massue et le silex bien affuté... Tout progrès technologique, toute découverte, est toujours et prioritairement, si c'est possible, affecté à faire progresser les techniques de trucidage de ses semblables. Quel que soit le champ scientifique sous-jacent (chimie, physique, médecine, psychologie, sociologie...).

Au pire, l'on ne s'occupe même pas du phénomène, parce qu'il ne présente pas de problème de sécurité immédiate, puisque rien de grave n'est arrivé depuis lors, alors, il est inutile de se donner plus de peine... Lors des débuts de l'aventure spatiale soviétique, un expert américain, militaire haut gradé, avait eu ce raisonnement : "...c'est très bien que les rouges soient dans l'espace, parce que, pendant ce temps, ils ne sont pas à Washington...", sauf que, justement, parce qu'ils étaient dans l'espace, ils ne tarderaient pas à avoir les moyens d'être à Washington (sous la forme de missiles intercontinentaux)...

Autre variante, celle qui consiste à laisser entendre que l'on maîtrise la situation, avec le recours à des pseudos-sous-entendus et à des fuites soignement organisées. Soit, une attitude du genre : "... Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs...".

Au mieux, des études sont menées, soit par des experts militaires, soit par des experts civils travaillant sous contrat (sans savoir toujours qui est le vrai commanditaire, et le vrai but, de leurs recherches). Bien entendu, ces recherches sont orientées dans la logique de l'institution qui les cornaque, ce qui peut entraîner bien des dérives et des pertes d'efficacité. Pourquoi, comment ? Et bien, à cause de la réponse à cette question : combien de prix Nobel décernés, à des gens en uniforme (fussent-ils scientifiques, et exception faites des civils "embedded"), depuis que ce prix existe ?

"La nature ayant horreur du vide" apparent (pour reprendre une expression pseudo-scientifique qui eut son heure de gloire dans les siècles passés), c'est à dire le vide qui est laissé par les "corps constitués", le champ ovnien a donc été investi par toute une faune motivée par le sujet, mais pour des raisons diverses (curiosité et besoin sincère de savoir, tremplin de notorité personnelle, source de revenus, substratum de diverses croyances et prosélitismes sincères ou pas, etc.).

Une autre cause de cette situation, c'est la classique et sempiternelle absence de preuve irréfutable, qui est aux OVNI presque ce que l'horizon est à la surface de la Terre (une limite virtuelle qui s'éloigne quand l'on s'en approche).

Produisez une photographie vague, et il sera objecté que son imprécision ne permet pas de conclure avec certitude. Produisez une image parfaite et l'on rétorquera que cette vue est bien trop bonne pour ne pas être un faux (sinon elle ne serait pas aussi précise)...

Faite un témoignage assez peu discriminant et on lui opposera toute la ribambelle des justifications usuelles (Vénus, gaz des marais, reflet...). Produisez un témoignage à très haut niveau d'étrangeté et de cohérence interne, non-justifiable par la panoplie précédente, et il sera rejeté parce que trop exotique pour être possible, et ce sera une autre palette d'explications rationalisantes qui sera mobilisée (hallucination, usage de produits illicites divers, ou bien l'affabulation pure et simple).

Fournissez un artefact (un indice matériel) et il disparaîtra, et si une explication est donnée, elle évoquera une origine connue et anodine. Et même si vous avez gardé un autre bout de l'artefact, vous serez bien en peine de procéder à votre propre analyse de cet exemplaire, et les choses en resteront là.

Montons plus haut en gamme, et imaginons l'engin au complet et/ou ses occupants, il sera facile et rapide de "stériliser" le lieu et de faire disparaître toutes traces, tout en produisant une explication plausible pour les gogos qui ne demandent que celà : tournage de film, blague d'étudiants, accident de prototype secret (ce qui justifie à propos le bouclage des lieux), etc., etc.

Mais alors, faudrait-il le grand "coming out", attendu par tant de personnes de ce site et d'autres sites : l'atterrisage au pied de la Tour Eiffel (si possible à l'heure du journal télévisé), pour avoir, enfin, une "preuve" ? Peut-être, mais là encore, il serait toujours possible de se voir opposer des explications "raisonnables", aussi bouffonnes puissent-elles être...

Bref : "Bonjour Kafka..."

En attendant, nous n'avons (apparemment) que ce que les juristes appellent, sauf erreur de ma part : des éléments pouvant contribuer à l'établissement de la preuve... Aucun de ces éléments n'étant par lui même concluant, mais prenant une valeur croissante avec leur accumulation, et leur répétition. A force de "tomber du ciel", les "pierres" ont fini par convaincre les "officiels" qu'il y a bien des "pierres" dans le "ciel", et qu'elles en tombent parfois...

Rien qu'en zoologie, les calmars géants des grandes profondeurs, l'okapi, l'ornithorynque ont d'abord été considérés comme des pures inventions, puis des canulars habiles, puis des réalités. Mais cela à pris bien du temps. Même commentaire pour la dérive des continents. Ou bien, tout simplement : la réalité des microbes (et de leur non-génération spontanée). Sans oublier la rotondité de la Terre (et sa rotation autour du Soleil).

En opposition à la simple accumulation des témoignages, depuis des années, des décennies (des siècles ?), il existe des verrous puissants qui empêchent la situation d'évoluer : la mainmise de certains groupes sociaux sur le phénomène, mais aussi l'indifférence de la majorité des gens (au-delà d'une curiosité passagère et amusée), qui renforce et prolonge la viabilité du verrou juste précédent. Mais il y a aussi la "complicité" du phénomène lui-même, qui n'arrange pas les choses, avec son élusivité (qui fait penser au sourire du chat du Cheshire, dans "Alice au pays des merveilles"). Enfin, même pour les personnes les plus motivées, existe également l'effet de stagnation, après des décennies, de la situation, et ses conséquences érosives. L'on peut également évoquer des blocages psychologiques de sécurité (afin d'éviter la confrontation avec ce qui dépasse les capacités usuelles de gestion intellectuelle et émotive).

L'on finit ainsi par accepter (sans vraiment le conscientiser) une présence insidieuse, qui devient alors (et paradoxalement) à la fois reconnue et totalement inconnu (autrement dit : sue et tue)... Une bien étrange situation, pour un espèce qui a bâti son évolution et sa réussite biologique sur ses facultés d'observation et de raisonnement d'abord, sa curiosité et sa propension à l'action (à commencer par l'expérimentation) ensuite. Une sorte de point aveugle dans notre faculté d'analyser notre environnement, et de réagir à toute présence exogène qui s'y manifesterait.

AIDE-TOI ET L'ALIEN T'AIDERA

Que faire alors ? Cette interrogation me permet de participer, indirectement, à un autre thème de ce site, celui qui aborde la problématique d'une représentation, et même d'un représentant officiel, des personnes concernées par le phénomène.

Je ne crois plus guère à "l'homme providentiel" (qui pourrait également être une femme, bien sûr), qui va résoudre les problèmes par sa seule présence, qui va fédérer et représenter toutes les composantes de ce milieu ovnien, être leur porte-parole scrupuleux et efficace, tout en étant incollable sur tous les aspects du phénomène, et reconnu comme un interlocuteur officiel et accrédité par les "autres" (les officiels). Et qui saura se souvenir de ceux qui "l'auront fait roi", en leur restant dévoué et sans ambition personnelle.

Je crois beaucoup plus aux bonnes volontés individuelles, oeuvrant souvent dans la discrétion, et sachant collaborer avec des homologues recrutés par simple cooptation (basée sur l'estime et la confiance réciproque). Et tant mieux si se développent des "chapelles" différentes, pourvu qu'elles soient capables de débattre (sans se battre), d'échanger (sans que ce soit des anathèmes), et de collaborer dans l'intérêt commun.

Bien sûr, sans éléments d'un très haut niveau scientifique, impliqués dans cette démarche, l'on n'avancera guère, mais nous avons aussi et tous un rôle à jouer dans cette entreprise, à quelque niveau intellectuel, économique, social, auquel nous nous situons.

Jamais nous n'avons disposé d'autant d'outils facilitateurs, pour un travail national et même mondial, dans une organisation à structure réticulaire et à réactivité quasi-immédiate, basée sur "l'adhocratie" (relation informelle et fluide, en fonction des besoins, des objectifs, des moyens, des disponibilités).

Je n'attends plus rien, non plus, des instances étatiques, pour toutes les raisons évoquées dans le début de ce texte. Cela s'appelle (en termes fleuris) : "la trahison des clercs". Ce qui renforce l'importance et l'intérêt des considérations rédigées dans les trois paragraphes juste précédents.

Bien, en supposant une prise en charge de la question par les bonnes volontés présentes, sous quelle forme agir ?

La professionnalisation peut être envisagée, avec ses avantages comme l'investissement total dans la mission (pendant les heures de travail usuelles). Mais où trouver les financements nécessaires ? Le don ? Il sera vite insuffisant. Les subsides ? Ils seront une reprise de contrôle indirecte par les bailleurs de fonds. Et puis, sur quels critères recrutera-t-on ? Pour quels postes ? Pour faire quoi, et comment ? Et qui en décidera ? et pourquoi lui ? Etc.

L'amateurisme et le bénévolat sont une autre voie, elle aussi avec ses contraintes. Dont, et de nouveau, la nécessité de fonds (en quantité moindre que dans le cas précédent). Mais aussi, des facteurs humains au moins aussi puissants que dans l'hypothèse précédente. D'expérience, j'ai déjà pu constater que le bénévolat n'est pas toujours un lieu où s'épanouissent seulement la bonne volonté, l'investissement désintéressé, l'effacement des ses ambitions personnelles devant l'intérêt commun, etc.

Au contraire, c'est parfois (souvent ?) un lieu d'exacerbation des intérêts personnels, de compensation des frustrations vécues dans la vie professionnelle de certains, et autres petits travers humains. Encore une fois d'expérience, je peux citer cette situation où, coopté pour mener à bien une mission importante, certains autres membres de l'association ont rejoint le groupe de travail constitué, uniquement pour bloquer son fonctionnement, en refusant systématiquement toute proposition faite, tout en étant strictement incapable d'en présenter d'autres à la place. Une obstruction systématique qui me fut commentée en ces termes, par d'autres membres : "...X est totalement incapable de faire ce qui vous a été confié, mais il ne supporte pas que d'autres le fassent à sa place..." Avec ce genre d'ambiance, l'on est bien parti pour réussir... Et j'ai vu bien pire encore, dans le cadre de l'associatif et du bénévolat...

Mais le facteur humain individuel n'est qu'un volet de l'affaire, et la constitution de toute structure dédiée à l'avancement de l'étude du phénomène OVNI sera également exposée à d'autres risques, communs aux cas de la professionnalisation et de l'amateurisme.

La sociologie des organisations a depuis longtemps constaté (et prouvé) que toute entité créée pour accomplir une certaine tâche, finit toujours par accorder plus de son temps, de ses moyens et de son énergie à assurer la continuation (idéalement : la perpétuation) de son existence, qu'à s'investir dans l'accomplissement de sa mission. En fait, elle a même tendance à chercher non seulement le maintien du statu quo, mais si possible l'accroissement continu de son emprise, de ses moyens alloués, de son personnel, etc. Ce qui entraîne des phénomènes de bureaucratisation (sans parler du carriérisme, du clientélisme, de l'opportunisme, et autres dérives).

Alors, faut-il renoncer ? Non, mais être conscient de ces dangers, et être capable de les limiter au maximum. Une organisation fluide, une équipe réduite au minimum opérationnel, des liens d'estime et de reconnaissance mutuels, sont autant de moyens efficaces.

D'abord, l'on réduit les coûts de fonctionnement, et l'on optimise la réactivité tout comme la communication interpersonnelle directe. Ensuite, il y a le principe des rendements décroissants, quand des équipes de plus en plus importantes sont affectées à un travail. En d'autres termes, ce n'est pas parce que l'on va doubler des effectifs que les choses vont avancer deux fois plus vite. Doubler les effectifs va peut-être simplement accélérer (améliorer ?) les choses d'un facteur x 1,5 ; et encore doubler les effectifs ne va plus faire gagner qu'un facteur x 1,2. Il y a même un moment où l'ajout continuel de personnel va commencer à faire régresser le rendement de l'équipe, et l'on va revenir à la productivité qui existait avant (et avec moins de gens) mais cette fois avec bien plus d'entre eux...

Il existe aussi un seuil (souvent autour de dix personnes) à partir duquel les interactions directes (échanges d'idées, coopération...) se font de plus en plus difficiles, ce qui implique que des gens soient affectés à des tâches d'intermédiations (coordination, encadrement, organisation, etc.) et non plus de production, et le processus d'administration (finalement de bureaucratisation) s'enclenche. Je ne développe pas plus, pour ne pas prendre trop de place avec ce sujet.

Une struturation fractale (chaque tout, à un certain niveau, est une partie du niveau supérieur et organisé comme lui) serait intéressante. Des groupes d'une dizaine de personnes comme unité de base, éventuellement regroupés par dix unités à un niveau supérieur, et encadrés (à ce niveau supérieur) par un pool de dix autres personnes, et ainsi de suite. Mais si possible, sans dépasser trois niveaux, ce qui représenterait déjà 1110 membres, presque déjà trop, surtout pour un pays comme le nôtre. Ce n'est pas, ici et maintenant, la solution organisationnelle idéale, mais juste une esquisse, à titre d'illutration.

Mais pour faire quoi, finalement ? En matière d'OVNI, il me semble exister deux voies privilégiées : faire reconnaître la présence et réalité du phénomène, par le plus grand nombre ; faire étudier et trouver sa nature réelle, par certains.

Dans le premier cas, l'on est dans la communication, la sensibilisation, le lobbying, et c'est le plus facile (en termes de moyens à utiliser, et de connaissances à avoir). Dans le deuxième cas, cela devient plus pointu, et les compétences nécessaires seront présentes chez peu d'individus impliqués. Mais, un autre facteur sera déterminant : les moyens nécessaires.

Si, pour faire avancer la compréhension du phénomène, il est indispensable de mobiliser les moyens du CERN ou de la NASA, c'est hors de notre portée. Par contre, si l'on peut progresser avec des moyens plus modestes, parce que les solutions sont plus dans les performances intellectuelles et l'ingéniosité des opérateurs que dans la sophistication des instruments dont ils disposent, alors l'on peut aller loin et vite. Et, cela existe même déjà (cf. la structure UFO-Science).

Je reviens vers les hommes (et les femmes), en émettant cette hypothèse que des gens en marge (ou bien carrément en dehors des institutions établies) seront plus aptes à faire avancer les connaissances du moment que ceux qui sont bien confortablement installés dans ces dernières, et alignés sur les paradigmes qui y ont force de loi.

L'histoire des sciences est un vivier de ces individualités qui ont fait le plus progresser le savoir humain, parce qu'ils étaient des franc-tireurs, et souvent des individualistes. Donc, ils n'étaient pas littéralement confits dans les appareils officiels ; bardés de reconnaissances institutionnelles ; lardés de tous les colifichets, les hochets et autres décorations dont l'on affuble les autres, en récompense de leur docilité ; aveuglés par les dogmes en vigueur ; et surtout, prêts à ne prendre aucun risque pouvant les priver de tous ces avantages et remettre ainsi en cause leur "carrière" toute tracée, jusqu'à l'embaumement final. En d'autres termes, ils ne subiront pas les processus successifs du conformisme, de la momification, de la fossilisation (intellectuelle et éthique).

Les bonnes personnes et la bonne organisation supposées choisies et mises en place, les moyens matériels suffisants, tout ira-t-il alors pour le mieux ? Désolé, mais non !

Tant qu'une telle structure sera marquée par l'amateurisme (aussi sympathique soit-il) et que les activités menées resteront bien innocentes, cela pourra être ainsi. Mais si, et dès que cette organisation commencera à être efficace, à obtenir des résultats, la tranquilité sera terminée.

D'abord, avec l'arrivée de toute une cohorte de parasites, à commencer par les "résistants de la onzième heure", qui aiment tant voler au secours de la victoire (quitte à pousser du coude, et dans l'ombre, les artisans de la première heure qui, eux, auront pris tous les risques et enduré toutes les avanies). D'autres encore tenteront de récupérer le succès qui pointe, en montant à la hâte des structures vaguement copiées, pour détourner reconnaissance et ressources.

Puis, avec l'entrée en scène du "politique" qui ne peut accepter que quelque chose d'important, dans la société, se passe en dehors d'eux, sans eux, sans que cela ne vienne d'eux. Donc, il y aura des tentatives d'annexion et de prise de contrôle, cette fois encore. Si elles ne peuvent aboutir, il sera décidé d'isoler et d'étioler ces mouvements voulant rester indépendants, ce qui nous renvoie aux personnages précédents (mais avec des moyens supérieurs), et en cas d'échec, aussi d'anihiler ces mouvements, ce qui nous amène aux protagonistes du paragraphe suivant.

En plus de ces individus uniquement motivés par leur intérêt personnel, viendra aussi une menace plus institutionnelle (donc plus stable et pérenne que le politique), surtout si les succès obtenus lèvent des lièvres que des officiels (et surtout des "officieux") auraient nettement préféré qu'ils restassent dans leur tanière (bien cachés). Ou bien, que ces succès se traduisent par des avancées technologiques ou scientifiques qu'ils n'auront eux-mêmes pas été capables d'obtenir (bien que travaillant dessus depuis bien plus longtemps et avec des moyens bien plus importants).

Il est de notoriété publique, et j'en ai déjà parlé dans un texte précédent, que les structures spontanées qui se consacrent aux OVNI sont plus ou moins surveillées (dans leurs compositions et leurs activités), selon les pays où elles se situent.

Avec une montée en puissance de telles organisations ovniennes, la mise sous le microscope montera parallèlement en intensité. Et, l'on ne se contentera plus d'une simple surveillance de l'extérieur, mais on y ajoutera la pénétration (mise en place d'informateurs), et l'exploitation de toute information dénichée et de toutes les avancée obtenue. Plus avant, pourront être menées des actions de désinformation et des tentatives de prise de contrôle, et même des démarches de destruction (diffamation, compromission, menace, poussage à la faute...).

Vis à vis de telles actions, les organisations ovniennes (sauf les sectes) sont sans défense (ce sont des "soft targets"), car (le plus souvent) elles sont inconscientes de la menace, ou bien elles sont incapables de prendre les mesures de protection nécessaires pour limiter (autant que faire se peut) ces nuisances.

Il doit être bien compris que, dans le cadre des travaux liés aux OVNI, et à partir d'un certain niveau d'efficacité visé, il y aura des éléments qui devront être protégées (témoins et témoignages, informateurs et documents, actions entreprises et projetées, résultats de recherches, etc.). Rien de fondamentalement différent que, pour un particulier, le fait de sceller les enveloppes de ses lettres, de fermer ses portes et ses fenêtres, pour protéger son droit à la confidentialité, et bien que ses actes ne soient en rien illégaux. Rien de plus étonnant que le fait, pour une entreprise, de mettre à l'abri ses secrets de fabrication, ses stratégies de marketing, ses projets, etc.

Mais, la prise de telles mesures ne fera qu'augmenter la suspicion, et augmenter la volonté de surveillance, ce qui obligera à un nouveau renforcement des protections mobilisées par les organismes visés...

Bien entendu, ces mesures de protection devront être pesées par rapport à la nécessité d'une certaine transparence, indispensable pour garder la confiance des membres de la structure et éviter les accusations de dérive sectaire. Pas facile, mais faisable, et devant être fait.

S'occuper des OVNI, sérieusement (donc efficacement), ce n'est pas aussi anodin que d'adhérer à une association de pêche à la mouche ou de boule lyonnaise. Cela implique de se mouiller, de prendre des risques (si possible, a minima), d'éventuellement "s'attirer des histoires". En effet, il ne suffit pas d'agir dans la légalité, en respectant le droit, pour être à l'abri de mesures de rétorsion plus ou moins directes, et l'histoire du phénomène OVNI est riche de tels abus de pouvoir et dénis de démocratie (comme de justice).

A chacun(e) de prendre en compte ce qui précède, et d'estimer si la barre est trop haute pour lui (elle), auquel cas autant renoncer et rester dans la situation actuelle, aussi frustrante soit-elle. Dans l'autre option, il faut accepter (pour reprendre le titre de l'un de mes premiers messages) de "chevaucher le tigre".

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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Jeu 04 Aoû 2011, 10:14

Bonjour,

Très récemment, j'ai été amené à m'intéresser au contenu du rayonnage de ma bibliothèque municipale, section ésotérisme (en fait, c'était pour les ouvrages sur les OVNI, qui y cotoyent ceux sur le spiritisme, etc., par la logique de la classification Dewey...).

Et, je fus étonné de m'apercevoir que certains de ces livres (de Jacques Vallée), pas spécialement des antiquités, avaient disparu. J'ai d'abord pensé qu'ils étaient empruntés, mais un contrôle sur le logiciel de recherche m'a vite confirmé que ces bouquins étaient devenus absents des stocks.

J'ai alors posé la question de la raison de leur disparition, et il m'a été répondu que c'était dû au fait qu'à partir d'un certain degré d'usure, ils étaient retirés des rayonnages et pilonnés.

Je suis perplexe devant cette réponse, car j'avais lu ces livres quelques années auparavant, et ils étaient très bien conservés malgré leurs années d'ancienneté. De plus, il s'agissait de livres montés "cousus/collés", et non pas des livres de poche, simplement "coupés/collés".

Quoi qu'il en soit, et quelle que soit la raison réelle de leur disparition, il faut bien se rendre à l'évidence, ce retrait de la consultation est un fait.

Du coup, et si cette tendance est générale (dans d'autres bibliothèques municipales), la lecture de ces livres va devenir de plus en plus problématique, pour beaucoup de personnes.

Avec le temps, le fait même que ces livres existaient va peu à peu disparaître de la mémoire des anciens lecteurs, et ils seront ignorés des nouveaux lecteurs potentiels.

Bien sûr, l'on peut espérer qu'ils seront toujours empruntables, ou bien au moins consultables sur place, dans les grandes bibliothèques universitaires des capitales régionales (ce qui serait à vérifier), et au minimum à la Bibliothèque Nationale (dépôt légal), mais qui pourra se donner la peine de s'y rendre (sauf habitant sur place), sinon une minorité de gens ?

Du coup, j'en viens à me demander si, pour permettre la connaissance de ces livres par le plus grand nombre d'entre nous, il ne faudrait pas les scanner, pour préserver leur accessibilité.

Je parle de cela car je me suis également rendu compte que pas mal d'entre eux sont "épuisés" depuis longtemps chez l'éditeur (et sans espoir de réimpression), et aussi introuvables sur le marché de l'occasion (ou bien alors, à des prix totalement prohibitifs).

Sont concernés les ouvrages sur les OVNI, des années 1950 à 1980, d'auteurs comme : Aimé Michel, Franck Edwards, Jacques Vallée (et d'autres encore, moins connus de nos jours).

Bien sûr, se pose alors le problème du Copyright, du droit d'auteur, etc. Toutefois, en France, et sauf erreur de ma part, il est légal de prêter un livre à une tierce personne, et il est également légal d'en faire des copies (photocopies, scanning) à usage privé.

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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Sam 13 Aoû 2011, 17:28

Bonjour,

De manière inconsciente, nous sommes génétiquement (et donc biologiquement) programmés (limités ?), notamment au niveau de nos capacités mentales de traitement de l'information (sans oublier l'existence d'une certaine plasticité, liée aux conditions dans lesquelles nous allons vivre).

Ces bases posées, voici quelques faits, connus des chercheurs, dont les physiologistes, et qu'il est intéressant de mettre en évidence, car ils pourraient jouer un rôle dans les interactions avec les OVNI et les Aliens.

Mais juste avant, encore un dernier point important, qui doit être gardé en mémoire, pour ce qui va suivre : il y a la réalité de l'Univers, puis ce que nous en captons avec nos sens (fussent-ils aidés par des machines), et ce que notre cerveau en comprend ensuite. En d'autres termes : nous interprétons (constamment) la "réalité" tout en croyant que nous la percevons telle qu'elle est...

Dans le domaine visuel, il suffit de s'intéresser aux simples phénomènes que l'on appelle "les illusions d'optique" (qui peuvent continuer à agir, même une fois connus et étudiés) pour prendre conscience de bien des façons d'être abusés par ce sens. A un niveau supérieur, il existe aussi toute une ribambelle de moyens par lesquels notre cerveau peut lui-même s'induire en erreur (ou bien être induit par des tiers...), à notre insu (et parfois pas).

Ces rappels faits, passons aux thèmes principaux de ce site Internet :

LES OVNI

Tout d'abord, en mode visuel, notre cerveau travaille essentiellement sur le principe du catalogue : chaque fois que nous voyons quelque chose, il essaie immédiatement de le rapprocher de quelque chose de connu, donc de déjà vu et déjà identifié. C'est plus rapide et plus efficace que de devoir, à chaque nouvelle vision, recommencer une opération intégrale d'analyse, de comparaison, de décision (nature de la "chose", hypothèses sur la conduite à tenir, etc.).

Une première illustration du mécanisme : les Amérindiens d'Amazonie, en ville, sont plus susceptibles d'avoir un accident de circulation, à pied, que les blancs. Pourtant, ils voient aussi bien qu'eux les voitures en approche, mais ils n'ont pas encore intégré l'équation inconsciente des seconds qui fait qu'en fonction du type de véhicule, de sa distance, de sa vitesse d'approche, leur cerveau "sait" s'il y a un risque ou pas.

Autre exemple : un avion rare (et de forme inhabituelle) entre dans votre champ visuel, un Draken suédois, et votre cerveau, en fonction de certains éléments (ailes, dérive...) va tout de suite indentifier l'objet comme étant de la "classe" aéronef, mais sans plus pouvoir avancer dans le processus d'identification. Toutefois, après une recherche faite (encyclopédie, Internet) et la forme spécifique de cet appareil retrouvée, cette information sera ajoutée à la bibliothèque, et la prochaine fois, le cerveau ira immédiatement chercher la fiche virtuelle de sa documentation : c'est un Draken.

Un dernier exemple : quelque chose de long, de tubulaire, se déplace vers vous, dans l'herbe, et vous sursautez car même si c'est une première rencontre en réel, et que les autres ne furent que via des images, ou même une simple description verbale (ou écrite), votre cerveau "sait" ce que ce peut être, le plus probablement : un serpent. Pour un béotien, les choses en restent là, et l'attitude classique est la fuite. Pour une personne plus coutumière de la "chose", il peut y avoir, toujours très rapidement et inconsciemment, un degré supérieur d'analyse : couleur du corps, forme de la tête, etc., et immédiate réponse du cerveau : pas de danger, c'est une couleuvre.

Ce qui est le plus intéressant, dans ce système automatique d'analyse, fondé sur une immense bibliothèque de références, c'est qu'il est capable de procéder à cette identification, même si la "chose" observée est vue selon des angles, ou bien dans des conditions lumineuses, différents de toutes les autres fois précédentes.

Cette capacité permet à notre cerveau de reconnaître une personne, bien qu'elle soit de dos, dans une zone mal éclairée, avec des vêtements nouveaux, mais avec toujours la même démarche, attitude générale et silhouette. Cette identification "flash", globalisante (ce n'est pas un détail particulier qui la permet, mais tout un ensemble corrélé) peut parfois se bloquer en chemin : notre cerveau envoi le signal "déjà vu", mais il est incapable de nous dire, plus avant : quand, où, qui...

Là où les choses se compliquent, c'est quand la "chose" ne peut pas être rapprochée, non seulement de la fiche exacte qui répertorie ce qui est vu, mais ne peut même pas rapprocher cette "chose" d'une classe préexistante (classe étant entendu comme l'ensemble d'objets ayant des caractéristiques générales communes, par exemple : les ailes et la dérive, ou bien le rotor horizontal et la queue, pour la classe "aéronef plus lourd que l'air").

Et, plus la personne observatrice est spécialisée dans la classe d'objets concernée, plus la sensation liée à l'impossibilité de répondre du cerveau va être intense. Un spécialiste des avions, pour rester dans ce domaine, sera mis beaucoup plus en alerte, pas la vision d'une "chose" impossible à rapprocher de la classe "aéronef", que ne le sera une personne qui est bien incapable de distinguer un Mirage III d'un F16, mais tout juste apte à reconnaître un avion quand il en voit un, sans savoir duquel il s'agit vraiment.

Un autre exemple, pour bien mettre en évidence ce fait : si je me promène en forêt, et que je trouve un champignon que je n'ai jamais vu jusqu'ici, je me dirais simplement : "tiens, je n'avais jamais vu ce genre, avant", et les choses en resteront là. Un mycologue de très haut niveau sera immédiatement capable de comprendre que non seulement un tel champignon n'a jamais été vu dans cette région, mais même que ce champignon n'a jamais été répertorié, nulle part ailleurs, et donc, pour lui, cette observation aura une toute autre importance que pour moi, et des conséquences très différentes, aussi.

Pour en revenir aux OVNI, toute observation faite par un pilote (surtout militaire), un contrôleur aérien (surtout militaire), et encore plus par un spécialiste en aéronautique, ou bien par un expert du renseignement militaire (dans le domaine aérien), aura bien moins de probabilité d'être mal interprétée, et de plus, cette observation étant alors classée comme non-"terrestre connu", il sera très improbable qu'un tel diagnostic soit erroné. En bref, un témoignage sincère, par l'un de ces professionnels, est obligatoirement à haute pertinence et à haute vraissemblance.

Je précisais, pour le pilote et le contrôleur aérien, la spécificité "militaire", parce que, dans ce cadre professionnel, le travail sur la reconnaissance des formes des avions et leur identification est bien plus poussée que chez leurs homologues civils. De plus, les pilotes militaires pratiquent, en vol, une surveillance visuelle de tout l'espace aérien, autour d'eux, bien plus intense que celle des pilotes civils (ce qui, statistiquement, augmente les possibilités d'occcurences). Les "plane spotters" sont également bien armé, surtout si leur passion couvre tous les types d'appareils (civils et militaires). Par contre, leur champ d'observation est plus limité, du fait de leur cantonnement à des observations depuis le sol.

Autre "population", bien placée pour ce genre d'observation, c'est celle des astronomes amateurs, et tout particulièrement ceux qui pratiquent le dessin astronomique. En effet, cette discipline entraîne (à haut niveau) à analyser une image nette qui ne dure parfois que quelques secondes (entre deux phases floues dues à la turbulence atmosphérique), et aussi à distinguer (et à mémoriser) de très petits détails situés dans une image qui, elle-même, est très petite.

PETITE INCISE, SUR LES EVENEMENTS MARQUANTS, ET LA MEMOIRE QUE L'ON EN A

Quand on a vécu des situations de ce type (je parle de confrontation à des phénomènes impossibles à relier à une fiche particulière et même à une classe donnée, sans que ce soit obligatoirement dans le domaine ovnien), on peut facilement se souvenir du sentiment d'alerte et même d'angoisse que l'on éprouve alors. On a le cerveau qui se met en surrégime, dans ses efforts pour se "raccrocher" désespérément à quelque chose de connu. Ce n'est pas très scientifique comme description, mais je pense que des lecteurs s'y reconnaîtront. Ces sensations sont très proches de celles que l'on peut vivre (assez jeune), quand on a le sentiment d'être perdu, surtout dans un endroit pas très rassurant, mais en plus intense encore. Une bonne poussée d'adrénaline, et un hérissement du système pileux font partie de l'ambiance, aussi.

Dans de telles circonstances, si l'on est rationaliste, l'on tente à tout prix de trouver un explication qui "colle" à la situation, mais on garde toujours un sentiment de fond que l'on a plus travaillé à se donner une "bonne" explication, que la vraie...

Quand vous en parlez à quelques tiers, parmi les plus proches et les plus intimes, vous avez droit à l'incrédulité ou bien à la moquerie (plus ou moins voilée), et vous finissez par garder pour vous ce que vous avez vécu. Plus tard, un peu plus fin dans l'analyse des sentiments et des comportements humains, vous réalisez que cette attitude était (consciemment ou pas, de leur part) un mécanisme de défense contre ce à quoi vous les mêliez, et du coup, vous leur en voulez un peu moins (tout en restant blessé, quand même).

Qui plus est, l'on peut également être soi-même victime de ce qu'il faut bien appeler une auto-censure, qui prend place après une expérience "spéciale", et qui fait que vous savez que vous l'avez vécue, d'ailleurs vous en ressentez (au moins intellectuellement) encore les effets, mais un blocage vous empêche de vous en rappeler dans tous ses détails, alors que vous pouviez parfaitement le faire dans les heures qui ont suivi. Par contre, vous savez très bien, même des années plus tard, qu'il y occultation, et donc qu'il y a quelque chose, au-delà de ce qui en reste.

En résumé, vous avez "oublié", mais vous n'avez pas "oublié que vous avez oublié". L'on peut, bien sûr, envisager d'autres cas où, par contre, l'on a "oublié que l'on a oublié", et alors, il ne reste plus aucune trace (consciente) de ce qui s'est passé.

Et, plus l'on essaie de se rappeler, moins on y arrive. On tente alors le "lâcher prise", qui marche bien dans les oublis usuels, c'est dire que l'on décide de ne plus "forcer" sa mémoire, en espérant que cela "reviendra tout seul", quand on n'y pense plus. Sauf que, et contrairement aux oublis usuels, cela ne fonctionne pas, dans ce cas.

Il est aussi à noter que certaines de ces expériences spéciales se produisent plus souvent dans l'enfance ou bien dans l'adolescence, voire encore dans les débuts de l'âge adulte, que plus tard dans la vie. Comme si certaines facultées "particulières" s'exprimaient au début de l'existence, pour ensuite régresser (encore une fois par autocensure, ou bien est-ce plutôt un mécanisme biologique, psychique, naturel et régressif qui est à l'oeuvre ?).

Pour compléter ce passage sur la mémoire et ses biais, brièvement quelques autres rappels.

Dans la vie courante, il nous arrive également de vivre des pertes de mémoire, même pour des faits très récents : l'on sort d'un pièce pour aller cherche quelque chose dans une autre pièce, et quand on arrive dans la dite pièce, plus moyen de se rappeler pourquoi. Souvent, le simple fait de revenir dans la première pièce fait se rappeler. Mais là, l'on est au niveau de la mémoire immédiate. Toutefois, le phénomène de "recontextualisation", de se remettre dans le lieu "évènementiel", peut également jouer sur la remémorisation de faits bien plus anciens, et donc stockés en mémoire à long terme (notons au passage que nous ne sommes pas dotés d'une mémoire "définitive").

Un autre facteur déclenchant de la remémorisation, c'est l'effet d'association. Des circonstances nous font vivre un évènement, sans lien avec celui oublié, sauf sur un détail (un bruit, une odeur, un objet...) qu'ils ont en commun, et c'est suffisant pour faire ressurgir l'ancien.

Pour en revenir aux évènements "lourds", censurés par la mémoire, il reste éventuellement le recours à l'hypnose. Mais encore faut-il trouver un opérateur qui accepte d'intervenir, pour un coup raisonnable, et qui accepte de travailler sur ce que vous essayez de faire remonter à la surface. Enfin, il faut être "suggestible" (il existe des personnes réfractaires à la mise en état d'hypnose).

LES ALIENS

Nous sommes des mammifères, des primates, des hominidés, et cette capacité ultrarapide d'identifier et de réagir est celle qui nous a permis de ne pas finir trop rapidement comme une espèce éteinte, soit du fait des autres espèces soit de la nôtre même...

En tant que représentants de notre espèce, nous sommes particulièrement aptes à suréagir à certains éléments du processus d'indentification visuelle, mais avant d'entrer dans le sujet, je rappelle, même si c'est un peu superflu, que ce système d'indentification n'est pas limité au visuel. Il fonctionne aussi en mode auditif, tactile, olfactif, gustatif. Et même, les derniers modes sont paradoxalement les puissants et les plus importants, puisque qu'eux seuls sont directement reliés aux zones les plus archaïques de notre cerveau (vous vous rappelez, la madeleine de Proust, et toute la puissance de son effet...).

J'aborde maintenant le phénomène de sursensibilité à certains critères, dans ce processus non seulement d'identification, mais aussi d'attitude prise, en cas de rencontres de "choses" ayant certains éléments clés. D'abord, il y a la bipédie et la station debout, deux critères puissants qui nous font immédiatement (et inconsciememnt) ressentir un sentiment de proximité avec toute créature ayant ce facteur d'identification (autre humain, primate). Et aussi, la présence d'un visage, c'est à dire une tête, portant sur sa surface avant : une bouche, des narines, des yeux, le tout étant disposé comme chez nous, et même si existent des différences de taille, de couleur, de formes. Des membres avec des extrémités digitées (avec des doigts) sont aussi un facteur puissant de similarité.

Toute entité qui présent ces caractéristique sera ressentie comme "cousine", au minimum. Et si j'ajoute un autre critère : si la créature est sans appendice caudal (sans queue), la proximité sera encore renforcée (cf. les primates supérieurs, par rapport aux autres primates).

Ce n'est peut-être pas un hasard si les Aliens dénommés usuellement les "nordiques" (grands, blonds, peau blanche, identiques à nous en proportions) sont considérés comme amicaux ou au minimum neutres, tandis que d'autres, comme ceux surnommés les "gris" ou bien les "lézards" sont vécus comme agressifs et dangereux. Et plus encore, ceux qui sont encore plus éloignés des critères évoqués précédemment (pas de membres, pas de tête distincte, etc.).

S'ils n'existent pas réellement, cette catégorisation est alors révélatrice de notre hypothèse ; et même s'ils existent, leur comportement envers nous (à lui tout seul) n'est éventuellement pas le seul critère justificatif de leur "classification" (amicaux, neutres, hostiles).

Il est également à noter que, comme par hasard, parmi toutes les variantes décrites (du "nordique" au "gris", en passant par les "insectoïdes" et les "reptiliens"), ceux qui sont le plus souvent catalogués comme les "méchants" (cf. : abductions, diverses théories conspirationnistes avec bases secrètes, etc.) sont ceux qui nous ressemblent le moins, et qui oeuvrent cachés dans le sol. L'on retrouvre alors la vieille dualité "ciel/terre" et "paradis/enfer"...

Imaginons maintenant deux Aliens, vus côte à côte, l'un nous ressemblant et l'autre ayant, par exemple, l'aspect d'une limace ou bien d'un insectoïde. Il est plus que probable que nous aurons également une tendance naturelle à considérer l'humanoïde comme plus évolué que l'autre, alors que ce pourrait tout à fait être le contraire (en intelligence, en connaissances...).

L'on ne peut pas écarter, non plus, la part "d'influence extérieure" qui peut également jouer, dans le ressenti et l'attitude que l'on a, en de telles circonstances spéciales...

La sagesse populaire dit qu'il ne faut pas se fier aux apparences, et dans le domaine des Aliens, la tendance juste évoquée pourrait être utilisée à notre encontre (et à notre détriment). Un exemple littéraire, avec une nouvelle de SF où des extraterrestres très dangereux pour nous, mais ayant pris le temps de bien étudier notre psychologie, débarquaient sur notre planète avec l'apparence physique d'humanoïdes, petits, un peu replets, un peu âgés, et pourvus de barbes blanches, tous les éléments qui, dans notre psychisme, tendaient à nous les faire voir comme pacifiques, bienveillants, etc.

MISE A JOUR

Dans un texte précédent, j'abordais les mécanismes (notamment l'effet de champs électromagnétiques hyperfréquences à modulation par basses fréquences) par lesquels pourraient être explicables certains effets (paralysie, communication intracranienne, distorsions perceptives, etc.) ressentis par les témoins (notamment de RR3 et plus).

De récentes études ont mis en relief le fait que certains neurones communiquent non plus par liens directs, mais via des champs électriques de l'ordre de 1 millivolt par millimètre. Le champ électrique émis est particulièrement intense dans les zones de l'hippocampe (attention, mémoire spatiale, etc.) et du néocortex (perceptions sensorielles, conscience, raisonnement, langage, etc.).

Si de tels champs radioélectriques biologiques sont utilisés dans notre cerveau, dans ces zones particulières plus que dans d'autres, l'on peut aussi considérer que ces zones,naturellement plus utilisatrices de ces champs (et donc plus sensibles que d'autres à ces champs), sont éventuellement plus "influençables" que d'autres par des champs radioélectriques externes qui leurs seraient imposées.

Quand l'on voit les fonctions qui pourraient ainsi être altérées ou mises sous contrôle, par exposition à de tels champs externes, l'on ne peut s'empêcher de faire le lien avec certains phénomènes ressentis (subis) par des témoins, et qu'ils évoquent ensuite. Une piste intéressante à explorer, dans la progression vers la reconnaissance de la réalité de ces effets subits. Et aussi, la compréhension de la façon dont nous serions "manipulés" dans de telles circonstances (ce qui implique une très fine connaissance de notre physiologie, de la part des manipulateurs, et nettement supérieure à celle dont nous disposons nous-même, à ce jour).

COMPLEMENT

Des parasites biologiques et naturels sont connus pour être capables d'influencer le comportement d'autres espèces qu'ils colonisent. Par exemple, l'un de ces parasites modifie complètement le comportement normal de la fourmi dont il a pris le contrôle et l'amène à faire ce que toute fourmi normale ne ferait jamais (pour des raisons de sécurité) : monter en haut d'une herbe, ce qui augment fortement son risque d'être attaquée et consommée par un de ses prédateurs naturels ou bien par accident (brouteur quelconque). Et c'est ce que cherche le parasite, car il en a besoin dans son cycle reproductif. Il existe également un insecte qui sait prendre le contrôle d'une blatte, juste sur certains domaines de son comportement naturel (tandis que les autres demeurent inchangés).

Je précise bien que ces actions sont d'un niveau supérieur à celle qui consiste, pour le prédateur, à simplement paralyser sa proie, tout en la maintenant en vie. Là, il y a "prise des commandes" sur le système nerveux.

Il serait intéressant de savoir si de tels parasites pourraient exister dans la nature, qui seraient capables de modifier le comportement d'animaux plus évolués. Il serait également intéressant de savoir si de telles actions seraient également possibles, toujours par un vecteur biologique, mais créé, cette fois.

En matière de chimie, c'est déjà fait, de tels produits existent, avec toute une palette d'effets (qui peuvent être de plus en plus précis) sur le psychisme et le comportement (et donc, contrairement à d'autres produits, déjà bien connus, mais trop frustres pour permettre un ciblage correct).

En matière de physique, j'ai déjà abordé les potentialités (étudiées) de certains types d'ondes hertziennes pulsées, mais l'on peut également penser à la synergie entre des effets chimiques et physiques, sur le fonctionnement neuronal. Pour mémoire, même des ondes acoustiques, bien choisies, peuvent avoir un effet psychologique (un des effets avancés notamment pour expliquer "rationnellement" certains phénomènes paranormaux). Et encore, ce qui nous est connu n'est que la toute petite partie de ce qui est déjà possible sur Terre (sans parler d'ailleurs...).

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Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Dim 14 Aoû 2011, 00:33



Bonsoir,

Citation: "il y a la réalité de l'Univers, puis ce que nous en captons avec nos
sens (fussent-ils aidés par des machines), et ce que notre cerveau en
comprend ensuite. En d'autres termes : nous interprétons (constamment)
la "réalité" tout en croyant que nous la percevons telle qu'elle est...

Dans le domaine visuel, il suffit de s'intéresser aux simples
phénomènes que l'on appelle "les illusions d'optique" (qui peuvent
continuer à agir, même une fois connus et étudiés) pour prendre
conscience de bien des façons d'être abusés par ce sens. A un niveau
supérieur, il existe aussi toute une ribambelle de moyens par lesquels
notre cerveau peut lui-même s'induire en erreur (ou bien être induit par
des tiers...), à notre insu (et parfois pas)."

C'est exactement la réflexion que je me fais depuis 1976.
Ai-je vu ce que mes yeux ont perçus ?
Pourtant, j'ai vu ce que j'ai vu et malgré tout je doute toujours.
C'est pourquoi, aujourd'hui encore, j'essaie comme tu le fait très justement remarquer de le "raccrocher" désespérément à quelque chose de connu.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Dim 14 Aoû 2011, 10:06

Bonjour Attila,

Déjà, de par vos passions, indiquées avec votre avatar, vous ne pouvez être que très attentif et sensible à la vision humaine (y compris son processus mental interprétatif)...

L'on pourrait aussi avancer la dimension artistique, qui est une autre approche de la réalité que celle basée sur les raisonnements cartésiens et la démarche scientifique.

Certains ouvrages de fiction, ou bien encore des expressions poétiques diverses, souvent dans l'histoire, se sont révélées plus visionnaires et exactes que les doctes opinions émises par des spécialistes, des penseurs raisonnables et des prévisionnistes de la même époque. Particulièrement en sciences humaines.

Il est bien entendu, que cet aspect du phénomène n'est qu'une des hypothèses explicatives, car il reste toute la dimension des traces et des phénomènes physiques dont certains sont durables, dans l'environnement immédiat de certaines des observations rapportées.

Pour ce qui est du "vécu" personnel, dont vous faites mention, il est vrai que l'on part alors dans un dialogue interne (entre les parties rationnalisante et imaginative de son esprit) sans fin, faute de pouvoir conclure de manière sûre et certaine, et j'ajouterai : rassurante (ce qui, dans le fond, nous arrangerait bien...).

By,

Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Sam 27 Aoû 2011, 19:46

Bonjour,

Parmi toutes les hypothèses avancées pour expliquer pourquoi des gens disent avoir croisé le chemin d'OVNI et/ou d'Aliens, il en est une, très rationaliste, qui est de dire que ces gens sont influencés par leurs lectures (littérature de SF, articles de presse), par leurs expériences (films de SF, télévision), ou bien leurs discussions (avec des gens qui s'intéressent au phénomène, qui "y croient", etc.).

De tels évènements précurseurs seraient ensuite les sources des impressions (fausses) qu'ils pourraient ressentir dans certaines circonstances, et qu'ils identifieraient alors comme des OVNI, des Aliens, etc., par une forme d'autosuggestion (plus ou moins consciente). Et celà, que la personne concernée "y croit" préalablement, ou bien qu'elle "n'y croit pas".

Au-delà d'une influence au cas par cas (de personne à personne, directement ou bien par le biais de supports textuels, visuels...), qui agirait sur "l'inconscient personnel", il existerait aussi, selon Karl Jung, un "inconscient collectif", à même d'expliquer pourquoi des gens "voient" des OVNI, des Aliens... Je ne développe pas, ici, ce volet inconscient collectif, et je vous suggère de Voir sur Internet, par exemple, ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Inconscient_collectif, une page très instructive (et assez facile à lire) sur ce concept, ainsi que les liens qu'il pourrait avoir avec ce qui nous intéresse.

Dans ce texte, je vais simplement aborder l'hypothèse du début, celle de l'influence de lectures, d'images, ou de discussions passées, expliquant qu'ensuite l'on voit des extraterrestres partout...

Sauf à considérer une rupture ou une inversion de la flèche du temps, une personne ne peut être influencée, dans son présent et dans son futur, que par des faits qui se déroulent dans le présent ou qui relèvent du passé. En d'autres termes, la cause est préalable à l'effet.

J'ai donc fait une rapide petite recherche de la présence d'OVNI ou bien d'extraterrestres, sous une forme raisonnablement reconnaissable et comparable à ce que nous discutons de nos jours, dans les traces des temps passés, essentiellement dans la littérature.

Ceci, en considérant que s'il y avait de telles traces qui soient indubitablement antérieures aux toutes premières manifestations de témoignages, l'on pouvait éventuellement établir un lien de cause à effet.

Toutefois, il était également raisonnable que, pour établir ce lien de cause à effet, il fallait que cette présence (verbale, scripturale, imprimée, iconographique...) ait eu une diffusion suffisante (géographiquement et numérairement) pour avoir eu une influence réelle et causale, sur les "visions" ultérieures de tant de gens, après coup.

Bref, il était nécessaire que cette action primordiale ait eu une "présence" capable "d'amorcer la pompe" (de faire ensuite croire aux gens, des choses qui, en fait, n'existent pas).



La LITTERATURE

Il existe effectivement des écrits, certains très anciens (l'on remonte ainsi jusqu'à la période grecque, et encore plus loin dans le temps) faisant mention d'hypothétiques voyages dans l'espace, la Lune, les planètes, le Soleil, etc. Et même, relatant des rencontres avec des êtres s'y trouvant. Il faut simplement noter que les moyens employés pour ces voyages supposés sont aussi poétiques, qu'allusifs, sinon farfelus (la rosée du matin, par exemple). Mais, rien en matière de cigares ou de disques, ou de boules.

Certains textes, encore plus anciens, font aussi allusion, de façon plus ou moins précise, à des engins volants, à des armes thermiques, etc. Toutefois, ces textes étrangers ont eu une diffusion très restreinte, jusque dans la deuxième moitié du 20ème siècle, ce qui limite leur impact potentiel, avant cette date.

Pour ce qui est des Aliens, soit les descriptions n'ont aucun rapport avec ce qui est allégué de nos jours, ou bien il existe effectivement quelques coïncidences : la peau verdâtre, par exemple. Le plus souvent, ces Aliens sont visités par le Terrien, et non pas le contraire (une notable différence avec la situation usuelle, ici bas).

La plupart de ces ouvrages sont-ils de la SF ? Oui, si les critères d'identification sont l'espace et les extraterretres. Non, si l'on raisonne en terme de volonté du rédacteur de faire ce que l'on appelle de "l'anticipation". Il est considéré que la SF, en tant que telle est née dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, et plutôt via le "fantastique", avec le célèbre Frankeinstein et sa créature.

Quelques exemples :

* Lucien de Samosate, 180 après JC, "Histoire véritable"

* Francis Godwin, 1638, "L'homme dans la Lune"
(et des Sélénites verdâtres)

* H.G. Wells, 1898, "La guerre des mondes"
(attaque par des extraterrestres, des Martiens en l'occurence)

* Jean de la Hire, 1908, "La roue fulgurante"
(avec la description "classique" de la "soucoupe volante")

* Maurice Renard, 1910, "La terreur bleue"
(et là, c'est un festival d'éléments que l'on retrouve souvent dans la geste ovnienne : les Aliens et leur vaisseau sont invisibles ; le vaisseau émet des infrasons ; ces Aliens pratiquent les enlèvements du bétail et procèdent à des mutilations ; ils enlèvent également des gens et ils conduisent des expérimentations sur eux ; les enlèvement se produisent par un phénomène apparent de lévitation des sujets ; etc.).

En plus, l'on y trouve des passages qui ont une résonnance directe avec le phénomène OVNI, tel qu'il est décrit et ressenti, de nos jours :

"...on commençait à s’habituer aux enlèvements, à ces disparitions dont la bizarrerie s’émoussait à force de fréquence, à ce fléau de plus en plus familier..."

"...À nos yeux, en dépit de tout, les Sarvants sont demeurés des pêcheurs de personnes, alors qu’au vrai ce sont les assaillants de l’humanité. On a repoussé dans la nuit des temps à venir cette idée insupportable, mais, un jour lointain, ces êtres, qui partagent avec nous l’empire de la Terre, peuvent s’aviser de nous asservir, ou bien de nous exterminer..."

"...nous pouvons conjecturer la présence de créatures invisibles et intangibles au milieu même de l’humanité. [...] Nos sens restreints n’en pourraient percevoir le signe le plus faible. [...] Ces personnages insaisissables pourraient habiter notre sol, et vivent là, peut-être, à notre insu. Peut-être qu’ils ne se doutent pas de notre existence pas plus que nous de la leur. Peut-être les traversons-nous et nous traversent-ils en marchant, peut-être leurs villes et les nôtres se pénètrent-elles, peut-être nos déserts sont-ils pleins de leurs foules et nos silences de leurs cris… Mais peut-être sommes-nous leurs esclaves inconscients. Alors, nos maîtres insoupçonnables s’installent en nous-mêmes et nous dirigent à leur gré. Alors, pas un geste de nos mains qu’ils n’aient voulu que nous fissions ; pas un mot de notre bouche dont ils ne soient les promoteurs. À cette pensée, l’esprit se soulève de dégoût… et cependant il suffirait que ces êtres-là, invisibles, intangibles, tout-puissants, joignissent à leurs monstruosités celle de pouvoir être un seul ou plusieurs, à volonté, comme les Sarvants, pour unir des mérites que l’on révère en tous lieux, sous d’autres noms – divins..."

"..La concurrence vitale est donc sans doute beaucoup plus grande qu’on le présume. [...] Si nous considérons l’aventure sous un angle plus vaste, elle nous apprend une vérité qui serait bonne à retenir [...] Et c’est qu’à tout moment des cataclysmes inopinés, d’une sorte analogue, peuvent fondre sur nous, sur nos fils ou leur descendance..."

"...L’humanité, ne possédant sur l’univers qu’un petit nombre de lucarnes qui sont nos sens, n’aperçoit de lui qu’un recoin dérisoire. Elle doit toujours s’attendre à des surprises issues de tout cet inconnu qu’elle ne peut contempler, sorties de l’incommensurable secteur d’immensité qui lui est encore défendu..."

Notamment avec cet ouvrage de fiction, très "inspiré", l'on pourrait se dire qu'il est la source (l'une des sources) de tout ce qui se raconte sur les OVNI et les Aliens, depuis lors. D'autant plus qu'il s'agit là d'un ouvrage publié en France, il n'y a pas si longtemps que celà (à peu près un siècle), qui a dû avoir un certain nombre de lecteurs (à son époque), et qui a peut-être été traduit dans d'autres pays ; et non pas d'un obscur texte du Moyen-Âge, rédigé en vieux Noroît, et connu de très rares experts.

Effectivement, nous aurions bien l'enchaînement temporel plausible et justificatif, entre des ouvrages de science-fiction mis dans le public à partir du début du vingtième siècle, et ayant pour conséquence le début (à partir de 1945) des observation des OVNI, comme conséquences (directes ou indirectes) de ces lectures.

Sauf qu'il existe des traces de témoignages de ce que l'on peut assimiler à des tentatives "d'abductions" par des Aliens qui sont antérieures à ce type d'ouvrage (et dès le 19ème siècle, sinon avant), tout comme il existe des traces de descriptions d'OVNI discoïdaux qui sont elles aussi antérieures à (par exemple) la description de M. Jean de la Hire, dans son livre.

Et, cela remonte aux "boucliers volants" de la période romaine, et autres observations médiévales, que l'on peut toujours mettre en doute (sans préjuger de la bonne fois des observateurs, mais en se basant sur le faible niveau des connaissances scientifiques de l'époque). Il est évident que, plus la trace d'observation est lointaine (dans le temps) plus elle est difficile d'interprétation (ambiguïté du texte et de sa traduction, difficulté à comprendre la pensée et les représentations de l'auteur, etc.).

Toutefois, Jacques Vallée et Chris Aubeck, se sont attelés à la tâche, aidés par tout un réseau mondial de sources et d'analystes qualifiés, dans un ouvrage assez récent ("Wonders in the sky"), et pas encore disponible en France (en version traduite). Un peu dans le fil de "Passport to Magonia", il est essentiellement une compilation (et une analyse) de toutes les observations plus ou moins "ovniennes" qui se sont produites sur cette planète, en partant de 1460 (avant JC), pour arriver jusqu'en 1879. C'est à dire juste avant que l'espèce humaine ne commence elle-même à occuper de plus en plus son espace aérien).

Cette collecte intègre non seulement les phénomènes de la zone géographique européenne, mais également des observations qui se sont produites dans d'autres cultures (Asie, etc.). En tout, plus de 500 cas sont cités, à partir de bien plus encore qui ont été identifiés, examinés, et triés.

Ainsi (avec cette date de 1879), le phénomène est obligatoirement dépouillé du "bruit" potentiel lié à la confusion avec un engin volant humain à forte manoeuvrabilité (dirigeable, aéroplane), mais il est aussi délivré du filtre culturel (ou bien, pour être plus précis, ce sont plusieurs filtres culturels qui sont juxtaposés).

De plus, ont été privilégiées les sources anciennes encore consultables, et d'anciennetés avérées, ce qui exclut les cas de passé recréé (au moyens de citations fausses, et d'extraits de documents soit-disant anciens et disparus...).

Bien entendu, il aurait été également très intéressant de savoir si des auteurs de SF de cette époque du 19ème siècle (tels que MM. Maurice Renard et Jean de la Hire), une époque préalable à la période moderne des OVNI, ont puisé leurs descriptions dans leur seule imagination, ou bien s'ils ont eux-même été "inspirés" par la lecture d'articles de presse, ou bien des témoignages oraux qui auraient été portés à leur connaissance. Ce qui aurait aidé à prouver, assez efficacement, que le phénomène est antérieur à sa reprise par la SF. Et donc, qu'il ne découle pas de la mauvaise digestion de cette littérature de SF, par certains de ses lecteurs. C'est hélas impossible, désormais.

En dépit de cette lacune (qui pourrait être partiellement contournée par la consultation de la presse de l'époque, rubriques des faits étranges), les observations du 19ème siècle gardent leur antériorité. Toutefois l'on peut aussi contester la véracité de ces traces imprimées (bobards de journalistes, phénomènes naturels mal interprétés, etc.). L'on peut aussi arguer du fait que ces articles, et les témoignages qui en sont la source, ont eux-mêmes été influencés par des publications antérieures d'articles (et de témoignages) eux-mêmes erronés. Ce qui permet de dire que ces derniers, eux-mêmes, etc., etc.

Pour des temps plus anciens, l'on peut avancer que les observations rapportées ont elles aussi été influencées par des "folklores" antérieurs, mais l'on peut aussi contre-argumenter que ces "folklores" antérieurs (aux dites observations) sont le fruit d'observations réelles encore plus antérieures, etc.

Bref, que ce soit la préséance entre la littérature de SF et les témoignages d'observations d'OVNI, ou bien l'enchaînement de causalité entre des traces de ces témoignages et des traces antérieures, l'on se retrouve avec le bon vieux dilemme grec : "...qui, de la poule ou bien de l'oeuf, a précédé l'autre...".

Donc, la tâche est impossible ? Peut-être, si l'on se limite aux témoignages et à leurs retranscriptions. Non, si l'on tient également compte des traces physiques laissées par certains phénomènes OVNI. Ce n'est ni l'inconscient collectif de Jung, ni l'imagination délirante de lecteurs de SF qui laisse, par exemple, une trace de poinçonnage d'une traverse de chemin de fer, avec une pression de trente tonnes, là où le témoin dit avoir vu un OVNI (dans les années 1950). Ce n'est pas, non plus, la volonté d'affabulation d'un autre témoin qui calcine à très haute température du ballast de chemin de fer (même époque). Ce n'est pas, encore, le délire d'un témoin qui affecte des plantes, avec des effets spécifiques sur leur structure physico-chimique, et aussi qui sont ensuite reproduits, en laboratoire, par l'exposition de plantes similaires à des micro-ondes pulsées.

Bien sûr, il y aura toujours des gens pour contre-argumenter avec des hypothèses comme le canular, ou bien la manipulation de la population, avec des simulacres bien terrestres de manifestations ovniennes, par des organismes occultes. L'on ne peut pas écarter complètement ces explications "rationnelles", mais il y a bien des cas où leur existence est encore plus improbable que celle "d'autres explications".

De plus, pour tous les cas historiques (dont certains anciens de plusieurs siècles, voire millénaires), les explications à coups de manipulations psychologiques bien terrestres ne sont plus raisonnablement recevables.

Ce qui ressort de l'ouvrage "Wonders in the sky", c'est qu'il existe un fond commun de l'humanité (toutes civilisations principales et époques confondues) qui nous parle d'apparitions de choses volantes (ayant des caractéristiques désormais bien connues : présence immobile, changements brusques de direction, accélérations impressionnantes, colorations spécifiques, effets physiques particuliers dans l'environnement, etc.), mais aussi d'entités dont les comportements relèvent également de certains stéréotypes invariants au fil du temps. Et, du point de vue des témoins, un pot commun constitué des sensations et des vécus récurrents (temps altéré, effets négatifs sur la santé, abduction, etc.).

Cette permanence de fond, à distinguer d'une variabilité surajoutée (des formes parfois nouvelles, des phénomènes de "vagues" sur des aires géographiques différentes), amène les auteurs à s'interroger sur la durée de cette stabilité. Par exemple, des disques, toujours des disques, encore des disques, sur près de 3000 années ; voilà qui fait s'étonner sur cette immobilité technologique apparente.

Autre point difficilement compatible avec l'hypothèse des explorateurs de l'espace : celui de la durée cumulée de la dite exploration. Après trois millénaires d'incursions sur cette planète, les "visiteurs" auraient encore besoin de faire de la prospection, d'être vus en train d'examiner des plantes ou bien de faire des prélèvements de sol, comme c'est rapporté par beaucoup de témoignages, entre le 20ème et le 21ème siècle en cours ? Voilà qui incite à vraiment douter de l'explication "extraterrestre" (au sens de déplacements de type voyage spatial), et qui renforce la possibilité d'autres approches explicatives (ce qui est d'ailleurs l'opinion de Jacques Vallée).



L'ICONOGRAPHIE

Toute image est plurisémique (elle peut avoir plusieurs sens), et c'est même un outil de travail des psychologues (par exemple : commentaire libre de photographies présentées au sujet ; et sans parler du test de Rorschach, avec ses tâches à interpréter).

Donc, il est très aventureux de "voir" des OVNI (et des extraterrestres) dans toute pétrographie (traces sur une roche), toute image peinte dans une caverne (ou bien sur papyrus, sur soie...), tout dessin ou peinture, et toute gravure des temps anciens. Sauf, pour cette catégorie (dessin, peinture, gravure), si cette iconographie est accompagnée ou bien illustratrice d'un texte dont le contenu est suffisamment explicite pour pouvoir être pris en compte. Il en existe, peu, et dont l'interprétation est plus que délicate, pour tenter de poser un diagnostic suffisamment univoque (donc, il est impossible que la certitude du sens puisse être absolue). Ces précautions s'appliquent également à la sculpture, bien sûr.

Juste un exemple : la gloire (ou l'auréole) qui entoure la tête des saints, dans la peinture classique et moderne, pourrait être interprétée, dans quelques siècles lointains, comme la preuve du port d'un casque de cosmonaute par les sujets représentés.

Autre exemple : quand, dans un tableau, nous voyons un personnage humain (connu ou pas) chevaucher un hypogriffe, un cheval ailé, un dragon, etc., nous savons bien que ce sont des créatures imaginaires, et que si le personnage est réel (c'est un humain), il est montré dans une scène allégorique. Imaginez maintenant des archéologues du futur (plus encore s'ils sont non-humains), retrouvant ce tableau, et sachant que le personnage fut réel (ils savent que les humains ont existé, et que c'est bien l'une de leurs représentations exactes), ils pourront facilement envisager que la créature qui est chevauchée était aussi réelle que le personnage qui la monte.

Dernier exemple : l'un des cas les plus connus d'atterrissage d'OVNI, aux USA, observé par un policier (Zamora) qui note la présence, sur la paroi de l'engin, d'un pictogramme ayant une forme identique à celle d'un trident. Un rapprochement, avec la représentation classique de Neptune, pourrait également être faite dans quelques millénaires, si ces deux artefacts arrivaient jusqu'à des entités de cette époque lointaine, qui pourraient alors établir des liens qui n'ont apparemment pas lieu d'être. Je note au passage, et à titre d'annecdote, que la forme exacte du pictogramme (vu par le policier), dans ce cas précis, reste à confirmer, car, dans un premier temps, cette information a été censurée, et seulement livrée ensuite (sans que l'on sache si la forme communiquée ultérieurement est bien celle qui a été observée, ou bien si c'est une autre, substituée à la première, parce qu'il y avait de bonnes raisons d'occulter cette dernière).

Bref, tout ce qui semble être un astronaute, un vaisseau spatial, et., qui est visible dans des représentations remontant à plus de quelques décennies, surtout si cela relève d'une autre civilisation que la nôtre, peut très bien être tout autre chose (un sorcier représenté avec ses attributs physiques : masque et autres amulettes ; une déité et les symboles allégoriques qui lui sont rattachés, etc.).

Et, pour des images plus récentes ? L'on peut dire la même chose, mais pour d'autres raisons, et les mésinterprétations qui peuvent en découler.

Les progrès techniques sont tels, déjà, qu'il est impossible de démêler le vrai du faux, au visionnage d'une séquence ou bien d'une image fixe, pour peu que l'on ne puisse pas tabler sur d'autres critères discriminants que "l'apparence du vrai".

Du temps des procédés argentiques, un très bon retoucheur/truqueur pouvait déjà faire des merveilles, au niveau d'un négatif ou bien d'un positif. Mais avec l'image électronique, et les logiciels permettant de la "triturer", la détection d'une supercherie est rendue bien plus difficile, même pour des professionnels bien équipés, alors nous...

Un exemple : nous visionnons un film où jouent ensemble : Mae West et Louis de Funes. Même si les images et l'illusion sont parfaites, nous savons que c'est un faux, parce que nous avons toute une série de bonnes raisons, historiques et culturelles, pour savoir que ce n'est pas possible. Par contre, ce même film, projeté dans un petit village situé au fin fond d'un pays éloigné de la culture occidentale, sera pris pour argent contant. Avec les OVNI, nous sommes privés de ces éléments historico-culturels permettant de faire le tri. Pour peu que l'image soit suffisamment bien réaliste, nous en sommes rendus à notre jugement subjectif : j'y crois, je n'y crois pas.

Dans un texte précédent, j'évoquais l'intérêt des prises de vues stéréoscopiques, comme facteur (partiel) de crédibilisation des images, mais désormais, même les images stéréoscopiques peuvent être facilement "bidonnées".

Au risque de m'avancer un peu trop, je pense qu'il existe une fenêtre temporelle, pendant laquelle les images ont eu une plus grande crédibilité que de nos jours. C'est la période qui va de l'invention de la photographie (et du cinéma) argentique jusque vers la fin des années 1960 à 1970 au plus tard (et plus restrictivement : des années 1910, pour des raisons de qualité minimale des images, à la décennie 1970). C'est à dire, avant que les techniques de trucage aient atteint un tel degré de réalisme, que le doute soit devenu permanent.

Or, parmi toutes les images liées aux OVNI, dans cette tranche de temps, la plupart sont floues (mauvaise mise au point) ou bien bougées (vitesse trop lente), souvent surexposées ou sousexposées, le candidat OVNI trop petit pour être analysé (et parfois simplement identifié), etc. Oui, mais il y a aussi un tout petit lot d'images (accessibles au public, et donc sans parler des "autres") dont la précision est parfois exceptionnelle, et où, en plus, l'on peut voir l'OVNI, avec l'environnement terrestre où il se trouve, et même les perturbations qu'il crée dans cet environnement.

Même si ces images sont l'infime minorité, elles sont très importantes, notamment quand l'appareil de prise de vue utilisé minimise encore plus la possibilité d'un trucage poussé. Cependant, la fraude est toujours possible, quelle que soit l'apparemment sérieuse, officielle, connue, origine des images...

En résumé global, l'image, désormais, ne vaut que ce que vaut sa source, en termes de réalité comme de vérité...



LE VERBAL

Là , le sujet est vite évacué (dommage...), car il n'en reste bien entendu plus rien, sauf s'il a été retranscrit, ce qui nous renvoie à la première catégorie (ou bien à la seconde). De plus, le phénomène OVNI remonte assez dans le temps pour que les témoins potentiels (et identifiés), pouvant être des sources initiales de futures croyances aux OVNI, ne puissent plus être entendus, et certains depuis des siècles, voire des millénaires.

Donc, sauf découverte future, et extraordinaire, d'un procédé permettant de récupérer des sons d'époques passés, parce que ces derniers auraient été "fixés" sur un support quelconque d'où il serait devenu possible de les en extraire, la question est réglée.



BRIBES DE METHODOLOGIE

Face à des artéfacts (traces écrites et iconiques, principalement), peut-on esquisser quelques règles qu'il serait judicieux de suivre ? Je me permets d'avancer quelques pistes :

D'abord, travailler surtout sur les cas antérieurs aux années 1970, car après cette période, entre les ouvrages qui ne font que se citer (en ne le signalant souvant pas), les uns et les autres, et la montée en puissance des affabulateurs de tous poils, sans parler des actions de debunking, la littérature suivante me semble moins pertinente.

Ce qui n'exclue pas de travailler, plus avant et plus près dans le temps, sur des cas qui semblent particulièrement instructifs, mais à condition de le faire comme ce qui suit.

Toujours remonter la chaîne des informations, pour se rapprocher idéalement de la source initiale : de l'article de presse au compte-rendu d'éventuels enquêteurs, de ce compte rendu au témoin indirect, du témoin indirecte (ou secondaire) au témoin direct (ou principal).

Si l'observation a eu lieu à l'étranger, travailler dans la langue originale.

Pour des cas postérieurs au début des années 1970, c'est encore souvent possible, car les témoins peuvent être toujours en vie. Si l'on peut craindre que la qualité de leur témoignage soit affectée par le temps écoulé, il est également possible que ces témoins livrent des informations qu'ils n'avaient pas mentionnées à l'époque (auto-censure sur des éléments trop "exotiques" et/ou trop dérangeants ; volonté de témoigner complètement, tant qu'il est encore temps...).

En ce qui concerne les sources imprimées, quand différentes versions (éditions) existent, ne pas se contenter d'examiner la plus récente, mais aussi les versions antérieures. En effet, et comme souligné dans l'ouvrage de MM. Vallée et Aubeck, il existe une forme de censure rampante qui fait que certaines informations, qui sont présentes dans les premières versions de certains livres ou documents, ne le sont plus dans les suivantes. Phénomène qui vient se cumuler avec la disparition progressive des rayonnages, de certaines ouvrages (soit pilonnés, soit mis en réserve et donc seulement consultables sur demande spécifique, avec parfois des critères d'accessibilité à remplir : justifier d'un travail de recherche en cours, par exemple).

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Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Sam 17 Sep 2011, 14:07

Bonjour,

Juste un essai de synthèse, sur la situation de notre domaine d'intérêt.

LE POINT :

Après environ un siècle désormais écoulé, où en est-on arrivé sur le sujet, pour le grand public ?

* Des Observations en vol, au sol, de ce qui semble être des choses manufacturées (fabriquées). La réalité physique de ces choses semble attestée par certaines traces (notamment en cas de contact avec le sol) : végétation cassée ou déplacée, calcination du sol (y compris la combustion de revêtements de routes), plantes présentant des altérations spécifiques et anormales (par rapport aux perturbations terrestres possibles et connues) ; ou bien, l'obtention d'une image visible (photographie ou cinéma), ou encore hertzienne (écho radar) ; et d'autres effets dans l'environnement (brouillage de la radio ou de la TV, perturbation des véhicules à moteurs à combustion interne, mise en vibration intense de panneaux métalliques de signalisation ; réactions des animaux, etc.).

Ces choses présentent toute une gamme de formes, et principalement : disques (avec des variantes), fuseaux, sphères et oeufs, cigares ou tubes, triangles, chevrons, diamants (proche de la forme du diamant taillé pour en faire un bijou).

Sauf erreur de ma part, les formes strictes du cube ou bien du parallélépipède rectangle, du prisme ou de la pyramide, ne semblent pas (ou très peu) signalés.

Si c'est exact, pourquoi ? Une incompatibilité avec le système de fonctionnement ? Une autre raison ???

Autre remarque : il y a, à la fois, variabilité de forme et continuité.


Commençons par la continuité : les versions discoïdales (la "soucoupe") sont déjà présentes du temps des Romains et au Moyen-Âge, si l'on apporte crédit aux écrits parvenus jusqu'à nous. Même commentaire pour les formes plus ou moins cylindrique (le "cigare"). Et ces formes sont toujours vues, de nos jours. Voilà qui constitue une permanence qui tranche sur la rapide variabilité des formes de nos propres engins technologiques (à supposer que les OVNI soient bien "technologiques", voir plus loin).

Y aurait-il (toujours dans l'hypothèse d'engins manufacturés), une stagnation technologique chez leurs concepteurs ? Ou bien, le temps ne s'écoule pas de la même façon, ici et là-bas ?

Autre remarque, en passant : si ces formes traversent les siècles, notre vocabulaire change, pour les désigner : le disque est un bouclier pour les Romains et une soucoupe pour nous. La poutre enflammée du Moyen-Âge devient le cigare des siècles présents. Ce qui est logique.

La variabilité n'est pas totale, puisque, comme nous venons de le voir, certaines formes traversent les temps historiques. Par contre, de nouvelles formes se manifestent (ou bien elles sont plus nombreuses qu'avant, et suffisamment pour qu'elles "émergent" statistiquement, alors). Entre autres versions connues : les sphéroïdes (de la sphère à l'ellipse), les triangles, les boomerangs, les diamants, plus des versions géométriquement moins simples.

Toujours si ce sont des engins fabriqués, qu'est ce qui motive cette pluralité de forme : fonctions différentes, évolutions techniques, origines différentes ?

Et pourquoi cette cohabitation des modèles traditionnels (disque, cigare) et des modèles "récents" (triangles notamment) ? Encore une fois, une origine différente ? Des fonctions différentes ?

Je n'écarte pas l'explication par l'évolution technologique, et donc la cohabitation entre différentes époques de fabrication, mais elle me fait m'interroger. C'est un peu comme si, dans l'atmosphère d'une autre planète, nous utilisions à la fois des Blériots IV et des Mirage III...

Outre les formes évoquées, l'impression surfacique varie, de l'aspect métallique (notamment de jour) à la présence de phénomènes lumineux globaux (halos) ou plus ponctuels, avec des teintes et des intensités fixes ou variables (pulsantes, clignotantes, fixes...).

Autres éléments récurrents : la capacité à accomplir des opération hors de la portée connue de notre technologie : virages quasi-immédiats (rayon de courbure très petit) à très haute vitesse, accélérations extrêmes, disparition/apparition quasi-instantanée, fonctionnement souvent silencieux (ou bien à très faible niveau sonore, en tout cas, comparativement à nos propres engins volants)...

Un point particulier qui renforcerait l'hypothèse "nuts and bolts" (sans préjuger que tous les OVNI relèvent de cette catégorie), c'est que certains de ces engins ont été vus comme semblant en difficulté, ou même exploser, avec parfois des traces matérielles (ce qui ne semble pas relever des interprétations explicatives de la variété "psychologie et inconscient").

L'origine (les origines), ainsi que la (les) nature(s) de ces engins demeurent (officiellement) des inconnues. Tout comme la raison (les raisons) de leur(s) présence(s).



* En plus de ces choses, il est signalé, parfois, la présence d'êtres, eux aussi déclinés en toute une série d'aspects (taille, couleur, morphologie...) et de comportements (fuite, indifférence, agression...) différents. Ces êtres sont vus à bord, à proximité des choses précédemment évoquées, et même en transit (entrer/sortir) de ces choses, ce qui permet de les associer.

Ces êtres sont également décrits comme pouvant communiquer, par des voies non-habituelles avec des témoins en interactions avec eux. Ces interactions peuvent aller jusqu'à des séquestrations suivies de diverses manipulations. L'usage de dispositifs, non-connus (officiellement) sur Terre, est aussi mentionné (dispositif paralysant, par exemple).

L'origine (les origines) et la (les) nature(s) de ces êtres, elles aussi, sont (officiellement) des inconnues. Tout comme la (les) raison(s) de leur(s) présence(s).

Je profite de ce passage pour répondre, très indirectement, à un autre sujet de ce site, où était posée la question de savoir pourquoi la plupart des êtres observés avaient un aspect humanoïde.

Plusieurs raisons plausibles, mais pour l'instant conjecturelles, peuvent être avancées.

- D'abord, il peut exister des lois biologiques qui ont une valeur universelle (au moins dans une partie de notre coin d'univers observable), et qui, sur chaque planète où l'évolution le permet, mènent à des formes humanoïdes, agrémentées de variantes liées à la spécificité de la planète concernée (gravité, température, pression et composition du milieu aérien, etc.).

Bien entendu, sur d'autres planètes, l'évolution peut aussi s'orienter vers d'autres formes biologiques, du fait des circonstances locales. Mais alors, leur accès à l'espace, au moyen de la technologie, est très compromis, pour les raisons qui vont suivre.

- Ensuite, pour être un être "technologique", capable de fabriquer des outils, puis des machines, puis des engins, etc., la présence de deux organes préhensiles, situés aux extrémités de deux membres disposant de plusieurs degrés de liberté, semble sinon indispensable, sûrement très nécessaire. D'où les membres supérieurs de la majorité des différents types d'êtres observés par les témoins.

Pour que de tels organes manipulatoires puissent être rendus disponibles pour leurs tâches, encore faut-il qu'ils ne soient pas occupés par d'autres nécessités, d'où la bipédie (ou bien, et au moins, une posture verticale assurant la disponibilité de ces organes manipulatoires).

En d'autre termes, une espèce avec un QI de 1000 (ou plus) mais dépourvue de ces "appendices" (ou bien d'autres, pouvant avoir le même rôle : des tentacules, par exemple), ne pourrait pas développer une technologie, ni une civilisation technologique. Or, les êtres décrits utilisent des engins, selon les témoins, ce qui sous-entend qu'ils les fabriquent, ou bien, au minimum qu'ils les pilotent. Et même s'ils ne les fabriquent pas, il faut bien qu'ils aient été fabriqués par d'autres, ce qui nous renvoie aux arguments précédents. Encore une fois, si ces engins sont bien manufacturés (et réels).

J'évoque un milieu aérien, pour ces êtres ayant accès à la civilisation technologique, parce que, sauf grandes complications, beaucoup de technologies (à commencer par la métallurgie) sont incompatibles avec un milieu aqueux. On pourrait aussi envisager un contexte dépourvu de milieu gazeux (le vide spatial), mais lui aussi rendrait certaines technologies nettement plus difficiles à mettre en oeuvre, et il semble ne pas convenir, non plus, à des organismes biologiques évolués (sans pour autant déclarer la chose strictement impossible).

- Enfin, cette apparence est voulue, soit pour être plutôt "conforme" à notre propre apparence, soit pour faire passer un "message" (plus ou moins "subliminal", soit pour une raison encore plus "tordue".



* Il existe une variabilité de ces manifestations, en nombres, en aspects, en effets induits, en lieux de présence, en comportements, en époques. Cette variabilité ne semble pas pouvoir être nettement corrélée à des périodicités terrestres connues (astronomiques, biologiques, météorologiques, géophysiques...).

Toutefois, cette variabilité existe bien. Est-elle liée à des facteurs extérieurs (et propres à ces manifestations), est-elle pûrement aléatoire ? Pas de réponse connue, à ce jour. Si la variabilité n'est pas aléatoire, et qu'effectivement elle est liée à des facteurs extérieurs, ces facteurs ne peuvent être obtenus que de ceux qui s'y plient, sauf à aller voir sur place.

Comme le souligne Jacques Vallée, il y a en fait conjonction de la répétabilité et de l'aléatoire (ou du pseudo-aléatoire). Une conjonction connue pour être un très efficace moyen de renforcement (de fixation) dans l'esprit des humains (et d'autres espèces), tout en restant à un niveau d'intrusion inférieur à celui pouvant entraîner une réaction sociale et psychologique (perte de la passivité du corps social vis à vis de la manifestation en cours, depuis des décennies, et bien plus).

Arrivé en ce point, il faut bien reconnaître que l'on a fait le tour de la question, pour l'immense majorité des cas (il existe des cas qui vont plus loin dans l'étrange, et dans les informations nouvelles, mais ils sont aussi plus rares).

Malgré l'accumulation maintenant énorme d'observations, et de leurs rapports, l'on ne semble (officiellement) guère plus avancé que dans les années 1950. Si c'est exact, nous voici dans le cas d'un phénomène que nous observons de plus en plus, mais sans pouvoir en comprendre plus à son sujet. Parce que nous ne l'avons pas encore assez observé (soit quantitativement, soit qualitativement) ? Parce que, même déjà suffisamment observé, il ne nous est toujours pas pour autant compréhensible (par manque de connaissance de certains faits fondamentaux [lois physiques, etc.], ou bien par manque de capacité intellectuelle [développment cognitif de notre espèce trop limité, nous rendant impossible l'accès à ce savoir, même s'il nous était fourni]) ?

En fait, peut-être regardons-nous dans la mauvaise direction. Imaginons une route traversant une contrée déserte, mais où un peuple inconnu demeure en fait. Pas bêtes, des membres de cette ethnie ont déjà observé des choses circuler sur cette route, et ils ont décidé d'étudier ce qu'ils voient pour le comprendre. Alors consciencieusement, pendant des générations, ils vont noter des formes, des couleurs, des bruits différents, les heures de passage, etc. Ils vont même (parfois) entrevoir des êtres, à l'intérieur de ces choses, et aussi (exceptionnellement) à proximité, quand les dites choses s'arrêtent (rarement) sur cette route.

Ils peuvent continuer ainsi, pendant des siècles, mais leurs observations ne sont pas près de leur faire comprendre la nature réelle des choses qui passent sur cette route, et encore moins les finalités de ces passages, ni les intentionnalités des êtres qui s'y trouvent. Peut-être commettons-nous la même erreur, en nous polarisant sur des éléments superficiels (formes, couleurs, évolutions, trajectoires, horaires, dates) qui ne nous avanceront pas beaucoup dans la compréhension de la nature réelle de ce qui se passe devant nous.

Le seul résultat concret qui ressort des milliers de témoignages compilés selon plein de paramètres, à ce jour, c'est que les données statistiques (notamment les horaires, les lieux, les durées) qui en découlent rendent l'hypothèse explicative reposant uniquement sur des hallucinations des témoins peu crédible. Il en est de même pour l'hypothèse explicative faisant appel à des phénomènes naturels qui seraient mal interprétés.

Plus trivialement, est-ce juste un manque d'investissement réel de nos moyens disponibles, aussi frustres soient-ils, dans la résolution de ce phénomène ? En attendant, officiellement, nous sommes simplement capables d'assister à ces manifestations, sans pouvoir les comprendre ni les expliquer, sans pouvoir les prédire, sans pouvoir les reproduire, et sans pouvoir les contrôler. Cela fait beaucoup, en matière de lacunes, non ?

Quelles hypothèses peut-on envisager, en partant de la plus simple (la plus plausible ?) à la plus biscornue (en fonction de nos maigres connaissances actuelles) ?


* Origine spatiale :

Notre planète, le système solaire, un autre système stellaire, une autre galaxie, un autre univers, un autre temps ?

Dans notre contexte technologique de terrien, une telle progression est logique, en raisonnant sur la nécessité de performances bien plus avancées à chaque cas par rapport au précédent, et aussi, à nos yeux, d'une impossibilité croissante.

Au niveau des entités observées, rien ne permet de deviner leur capacité de déplacement (espace proche, espace lointain, autres dimensions, etc.) simplement à partir de leurs performances en environnement terrestre, telles qu'elles sont rapportées.

Donc, aucun indice sur la provenance géographique réelle.


* Nature :

- Pûrement virtuelle et "interne" (notre imagination, notre subconcient, etc. ; cf. Jung et autres versions).

Peut-être, mais l'on n'évacue pas ainsi les diverses traces physiques (radar, interactions avec l'environnement, images...). Sauf à considérer que notre psychisme est capable d'agir sur la matière (lire, juste un peu plus loin)...

- Pûrement virtuelle et "externe" (quelque chose ou bien quelqu'un agit sur notre esprit pour nous faire voir des "choses").

Peut-être, mais il a également action physique dans notre environneement (radar, images, traces...).

- Réelle et "interne" (nous faisons effectivement apparaître les Aliens et les OVNI, comme des entités physiques, ainsi que leurs effets, toujours temporairement).

Pourquoi pas, mais à la limite cela devient encore plus "extraordinaire" que du "nuts and bolts".

- Réelle et "externe" (il y a des choses qui se passent sans que nous en soyons la cause, ce qui n'exclut pas que nous en soyons la raison, mais c'est une autre histoire...).

Un très ancien film de Science-Fiction, "Zardoz", exploitait une facette possible de cette hypothèse, avec des humains technologiquement évolués, se faisant passer pour des dieux, auprès de la masse des populations humaines, réduites à une forme de sous-humanité, afin de les exploiter...

Variante n°1 : ces choses n'ont pas de réalités physique (au sens trivial du terme) et l'on est alors dans le domaine des ectoplasmes, des "esprits", des poltergeists, des fées...

Notons au passage que ces "explications", qui relèvent pour nous du paranormal, en leur temps (approximativement jusqu'au 19ème siècle) n'étaient pas des affabulations et des excès de l'imagination des gens, mais plutôt (et au contraire) des tentatives de rationalisation de ce à quoi ils étaient exposés, afin d'y donner une explication "raisonnable" (pour l'époque considérée). Tout comme nous le faisons parfois en recourant aux explications du type foudre en boule, mirage, etc. A chaque époque ses paradigmes et sa rationalité. Le fantastique d'un temps pouvant être le quotidien banal d'un autre...

Variante n°2 : ces choses sont physiques (comme la foudre en boule, ou la météorite, pour rapidement donner deux extrêmes).

version A de la variante 2 : ce sont (les OVNI) des entités biologiques et non pas des engins. Dans ce cas, quid des êtres proprement dits, vus à bord ou à proximité ?

version B, de la variante 2 : ce sont des véhicules automatiques ou commandés directement.

Dans cette version B, de la variante 2, s'il y a engin, il y a fabrication et éventuellement pilotage. Par qui ?

Des terriens (en décalque du capitaine Némo, ou bien des expérimentateurs en lien avec le complexe militaro-industriel), des "vrais" Aliens (voir "origine spatiale", en début de ce texte, pour leurs origines géographiques possibles).

Au niveau des êtres observés, les témoignages font parfois mention du port d'une sorte de scaphandre, ce qui peut laisser envisager des origines (des atmosphères) différentes de la nôtre, pour certains de ces êtres, et compatibles avec la nôtre pour d'autres (soit d'origine, soit par adaptation). C'est peut-être également un leure pour nous faire croire à une origine autre.

Dans cette dernière option (non port de scaphandre), l'on a plus d'explications plausibles qu'il n'en faut : origine terrestre, adaptation par ingénierie génétique, être non-biologique (de l'androïde [automate à apparence biologique] à l'hologramme, sans parler des explications "psychiques").

Sauf erreur de ma part, l'on n'a jamais observé un seul Alien se livrer à des actes biologiques (tels que nous les connaissons sur Terre) : boire, manger, uriner, etc., que ce soit au sol ou bien dans leur engin (cf. : les divers témoignages "d'abductés"). Un indice ?

Certains êtres sont (apparemment) des copies conformes des terriens (les "nordiques"), d'autres déclinent toute une panoplie de formes humanoïdes et même non-humanoïdes (cf. la "littérature" plus qu'abondante à ce sujet). Là encore, rien de conclusif, ni de déterminant. Peut-être les observations sont elles dues, selon les circonstances, à différentes origines parmi celles cités (ou bien d'autres encores).

Je pense que l'opinion de Allen Hinek (en 1977), à ce sujet, mérite attention :

"I do believe," [...] "that the UFO phenomenon as a whole is real, but I do not mean necessarily that it's just one thing. We must ask whether the diversity of observed UFOs . . . all spring from the same basic source, as do weather phenomena, which all originate in the atmosphere", or whether they differ "as a rain shower differs from a meteor, which in turn differs from a cosmic-ray shower." We must not ask [...] what hypothesis can explain the most facts, but we must ask, which hypothesis can explain the most puzzling facts.


Je crois que le phénomène OVNI est réel dans sa globalité, mais cela ne signifie pas nécessairement qu'il s'agit d'une seule chose. Nous devons nous demander si la diversité des OVNI observés est issue de la même origine, comme avec les phénomènes météorologiques qui sont tous d'origine atmosphérique, ou bien s'ils diffèrent, comme une averse diffère d'un météore, qui à son tour diffère d'un flux de rayons cosmiques. Nous ne devons pas nous demander quelle hypothèse peut expliquer le plus de faits, mais nous devons nous demander quelle hypothèse peut expliquer les faits les plus étonnants.

"There is sufficient evidence to defend both the ETI and the EDI hypothesis," [...]. As evidence for the ETI (extraterrestrial intelligence) [...] the radar cases as good evidence of something solid, and the physical-trace cases. [...] Besides the aspect of materialization and dematerialization [..] the "poltergeist" phenomenon experienced by some people after a close encounter; the photographs of UFOs, some times on only one frame, not seen by the witnesses; the changing form right before the witnesses' eyes; the puzzling question of telepathic communication; or that in close encounters of the third kind the creatures seem to be at home in earth's gravity and atmosphere; the sudden stillness in the presence of the craft; levitation of cars or persons; the development by some of psychic abilities after an encounter. "Do we have two aspects of one phenomenon or two different sets of phenomena?".

Il existe suffisamment de preuves pour défendre à la fois l'hypothèse extraterrestre et l'hypothèse extradimentionnelle. Pour la version extraterrestre il y a les cas d'observation radar qui sont une bonne preuve de quelque chose de solide, tout commes les cas de traces physiques. [En ce qui concerne l'hypothèse extradimentionnelle] A part les actions de matérialisation et de dématérialisation [il y a] le phénomène de poltergeist expérimenté par certaines personnes après une rencontre rapprochée ; des photographies d'un OVNI, parfois sur une seule image, pas vu par les témoins ; les changements de formes sous les yeux des témoins ; l'étonnante question de la communication télépathique ; ou bien le fait que lors de rencontres rapprochées les crétaures semblent être chez elles dans l'atmosphère et le champ de gravité terrestre ; la soudaine immobilité de l'environnement en présence du vaisseau ; la lévitation de véhicules ou bien de personnes ; le développement de certaines capacités psychiques après une rencontre. Avons nous deux aspects du même phénomène ou bien deux ensembles distincts de phénomènes ?

"I hold it entirely possible," [...] "that a technology exists, which encompasses both the physical and the psychic, the material and the mental. There are stars that are millions of years older than the sun. There may be a civilization that is millions of years more advanced than man's. We have gone from Kitty Hawk to the moon in some seventy years, but it's possible that a million-year-old civilization may know something that we don't ... I hypothesize an 'M&M' technology encompassing the mental and material realms. The psychic realms, so mysterious to us today, may be an ordinary part of an advanced technology."

Je soutiens comme tout à fait possible qu'une technologie existe, qui englobe à la fois le physique et le psychique, le matériel et le mental. Il existe des étoiles qui sont plus anciennes que le Soleil, de millions d'années. Il peut y avoir une civilisation qui est plus avancées que la notre, de millions d'années. Nous avons été du Kitty Hawk à la Lune en environ soixante dix années, mais il est possible qu'une civilisation vieille d'un million d'années puisse connaître quelque chose que nous ignorons. Je fais l'hypothèse d'une technologie M&M englobant les domaines du mental et du matériel. Le domaine du psychique, si mystérieux de nos jours, peut être une part ordinaire d'une technologie avancée.

Voilà, cela date d'une trentaine d'année, mais je pense que cela reste toujours valable, et même en intégrant tous les cas qui se sont produits depuis lors.


* Buts (intentions, etc.)

Tout ce que l'on peut dire, c'est que, si la règle qui veut que tout acte volontaire à une raison (qu'elle soit valable ou pas, la meilleure ou pas, compréhensible ou pas), si des êtres sont dans l'environnement de cette planète, c'est qu'il y a au moins une raison à cet état de chose (peut-être plusieurs, communes à tous, ou bien spécifiques à certains).

Compte tenu de la durée cumulée des observations successives, maintenant, ces raisons ne sont pas temporaires (quelques heures, quels jours, quelques mois), mais elles impliquent (pour eux) une présence qui se compte en années, en décennies, en siècles, sinon plus.

Cette durée exclue les explications initiales (celles années 1950/1960) de la mission spatilae d'exploration, qui serait en miroir de nos propres actions (Lune) ou bien de nos futurs projets (Mars, etc.).

Ces raisons nous sont (officiellement) inconnues et rien dans les observations faites ne permet d'avancer la moindre explication. Quant aux rares propos qui auraient été tenus par ces êtres, à destination des témoins, ils sont plus des facteurs de brouillage (voulus ou pas), que des indices à usage d'éclaircissement.

Toutefois, leur buts (qui ont des conséquences, voir plus loin) peuvent être, de leur point de vue (et j'insiste sur ce référentiel) : positifs, négatifs, neutres. Les dits buts peuvent être composites (un mélange de ces trois classes), sur différents champs d'application. Quant à savoir leur nature, c'est toujours un défi, à ce jour.

Je profite de ce passage pour aborder la grande interrogation classique : pourquoi ne prennent-ils pas contact ?

C'est fait, mais on ne le sait pas. Ils n'y tiennent pas pour l'instant. Ils n'en est pas question pour eux. C'est impossible (pour X raisons). Ils n'en ont rien à f..tre ! (liste non-limitative).

Notons au passage que nous pouvons leur être aussi indifférents que ne le sont les poissons que l'on pêche à fin d'étude, et que l'on dissèque pour des raisons scientifiques, sans se prendre la tête avec leurs états d'âme... L'image est crue, mais elle est plausible. Vous pouvez remplacer les poissons par les souris, les rats, les chimpanzés, si vous le voulez.

Sommes-nous en conflit (à plus ou moins basse intensité) avec eux, sans même le savoir (ou bien c'est uniquement su d'une minorité) ? Ce conflit est-il de leur initiative, ou bien de la nôtre (parce que, quelque part, il en a été décidé ainsi, en comité restreint) ?

Autre interrogation, parmi bien d'autres, en ce qui concerne les "abductions" : des Aliens enlèvent de humains pour se livrer à des expériences ; des Aliens enlèvent des humains pour des simulacres d'expériences ; des Aliens utilisent des humains pour enlever d'autres humains et faire des expériences ; des humains croient être enlevés par des Aliens et subir des expériences ; des humains utilisent des Aliens pour enlever d'autres humains pour des raisons inconnues, etc.

Autre opinion courante : les buts de ces opérations seraient des tentatives d'hybridation. Mais de qui vers qui ? Des Aliens vers des Aliens au moyen d'humains ? Des humains vers les Aliens au moyen d'autres humains ? Des humains vers d'autres humains au moyen d'Aliens ?...

Conséquences (de leur présence, pour nous)

Elles sont triples et éventuellement concommittantes : positives, négatives, nulles. En d'autres termes, elles sont un gain, une perte, ni l'un ni l'autre, pour nous. En soulignant de nouveau que cette triplette peut coexister, selon le champ concerné, parmi tous ceux possibles (positif pour ceci, négatif pour cela, etc.).

Dans une analyse plus développée, l'on peut croiser ces trois conséquences avec les trois classes de buts, ce qui nous mène à une combinatoire de neuf possibilités différentes (appairées deux à deux). Je ne les liste pas ici, mais vous pouvez le faire facilement.

Au-dela de cette organisation, que pourrait-on mettre dans chacune de ces neuf cases ? Sans la moindre matière pour alimenter le champ de leurs buts réels (car, en matière de buts supposés, c'est plus le trop plein que le vide qui se présente alors à nous), et l'on est encore bloqué.

L'on pourrait se lancer dans de la prospective (donc, pas de la prévision, nuance !), et alors, l'on pourrait toujours échafauder des hypothèses de buts et en induire des probables conséquences, mais c'est un jeu de l'esprit qui tourne à vide. D'abord, parce que leurs buts réels nous sont sûrement étrangers, peut-être incompréhensibles (dans notre référentiel psychique et culturel). Et même les conséquences, supposées se dérouler dans un contexte plus familier (puisque le nôtre) peuvent être toutes autres que comme supposées initialement (parce que, même dans des domaines connus, l'humain, en tant qu'individu et que groupe, a des comportements parfois imprévisibles, comme l'Histoire en est riche).

Quand on lit des anciens ouvrages de futurologie, la plupart du temps, presque rien de ce qui est aujourd'hui existant n'y est annoncé, et surtout rien de ce qui est aujourd'hui important n'y est mentionné.

Si la diversité des explications (du spatial au paranormal, pour faire court) régne, parmi les personnes s'intéressant au phénomène, un certain consensus existe aussi, en ce qui concerne les aspects récurrents du dit phénomène. Et tout particulièrement le constat qu'il est dissimulateur (puisque épisodique, jouant de furtivité, etc.), et aussi manipulateur (puisqu'il agit puissamment sur notre société dans son ensemble et aussi sur beaucoup de ses membres individuellement).

Il suffit de voir sa présence dans la culture (et bien en dehors de la sphère restreinte de la Science-Fiction), et même dans le merchandising (ce qui est peut-être encore plus révélateur, en ces temps où l'humain se résume parfois au consommateur).

Sans aller chercher bien loin et très ailleurs, il est connu que tout ce qui, dans notre Histoire, a usé de procédés masqués et a conduit des actions d'influence, sur les humains, ne l'a jamais fait dans l'intérêt général de tous. L'on peut donc considérer que ce phénomène présente le même risque potentiel, et d'autant plus que durée, moyens, effets, sont de niveaux bien supérieurs à ce que des acteurs bien terrestres ont été capables de mobiliser. Il devient désormais un vrai "bruit de fond" cuturel. En tant que telle, cette "présence" semble donc pouvoir être cataloguée comme un danger éventuel (en attendant de pouvoir être avéré) pour nous.

Le biais par lequel nous sommes influencés prend peut-être pleinement en compte le fait que, quand nous sommes confrontés à du nouveau, de l'inexplicable, nous avons une tendance naturelle à vouloir résoudre l'énigme qui nous est opposée, par l'observation, l'analyse, etc. Alors, le phénomène nous en donne "en veux-tu en voilà", du mystérieux, de l'étrange, pour arriver à ses fins.

Puisque le but apparent du phénomène semble être "d'agir" sur nous, peut-être que la première ligne de défense serait de refuser "d'être agit", et aussi paradoxal que cela puisse vous apparaître en premier lieu, obtenir cette défense commencerait en décidant "d'ignorer" le phénomène, ce qui le priverait (en partie seulement) de son pouvoir d'action. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne doit pas être étudié (par des personnes et des moyens ad-hoc), mais simplement qu'il serait prudent de soustraire la masse des gens à son influence.

Quitte à paraître encore plus provocateur, peut-être que l'action de bien des associations, revues, sites informatiques, qui communiquent sur le sujet, dans la louable intention d'informer, de faire avancer sa prise en compte, de faire éclater la vérité, etc., sont alors autant de "chevaux de Troie" involontaires (pour la plupart) aidant à l'intensification de "l'action" qui est entreprise contre nous.

D'autant plus que d'autres acteurs, tout à fait humains, eux, ont sûrement profité de ce phénomène pour décider d'exploiter ses effets, dans leur intérêt et vis à vis de leurs agendas particuliers. En d'autres termes, ils ont décidé d'utiliser ce phénomène (et ses effets sur nous), pour l'imiter, et bénéficier ainsi de son impact, à leur profit.

Jacques Vallée (Le Collège invisible) : "... Il existe un groupe sur la Terre qui est au courant de la nature des OVNI et l'utilise pour ses propres buts !".

Donc, la barrière mentale à y opposer, dans notre intérêt, deviendrait protectrice et contre le "vrai phénomène" et contre ses "imitations". D'autant plus qu'il existe peut-être des sortes de "back-doors", dans nos processus mentaux et notre psychisme, qui permettent à ceux qui les connaissent de facilement (et discrètement) contourner les mécanismes de contrôle et de défense qui nous protègent dans des circonstances plus classiques.

Un psychiatre cité par Jacques Vallée (Le Collège Invisible) : "J'ai été frappé par les assertions des êtres des OVNI qui n'ont apparemment aucun sens. Plutôt que de chercher une signification à des déclarations absurdes, je crois que vous pourriez leur chercher un autre but, par exemple leur emploi à la fois comme technique hypnotique (par confusion voulue) et pour envoyer des messages télépathiques, ainsi que dans certaines guérisons psychiques" ... "Quand une personne est distraite par l'absurde ou le contradictoire, et que son esprit cherche un sens, elle est extrêmement vulnérable au transfert de pensée, à la réception de soins psychiques, etc.. Tout ce que cette personne reçoit par transfert de pensée devient bien entendu sa pensée propre, et elle n'y oppose aucune résistance...".

Le problème majeur (au sens "d'ennuis en perspective") serait alors notre volonté de vouloir résoudre les problèmes (au sens "d'interrogations") que nous pose le phénomène. Notre problème (risque potentiel encouru) serait de réagir au problème (phénomène se manifestant), comme il l'espère (et en a besoin, pour arriver à ses fins). Le manipulateur se servant des forces habituelles du manipulé (ses capacités cognitives) comme des points faibles à exploiter.

Bien de la méfiance, pensez-vous ? Peut-être, mais toutes les traditions (mythologiques, religieuses, folkloriques, culturelles) mettent en garde sur la nécessité de ne pas prendre tout ce que l'on voit, entend, vit, pour "argent comptant", et elles avertissent que les apparences peuvent être très trompeuses (et dangereuses).

A un niveau bien plus terre à terre, rappelons-nous comment ont fini nos interactions avec des peuples moins technologiquement évolués que nous, et surtout qui ont commis l'erreur (au moins dans les premier temps) de considérer les blancs comme des dieux (ou bien des messagers des dieux), bienveillants (ou bien qui devaient être obéis)...


REMARQUE PERSONNELLE :

Ce qui précède juste m'amène à penser que la petite phrase qui figure dans le cartouche final de chacun de mes textes, et qui est citée de Charles Fort, est bien plus qu'une hypothèse... Et c'est tout sauf rassurant...

Un peu comme pour les dindes, à la veille de Noël, qui s'interrogent sur les couleurs et les formes des décorations, sans se douter de leur signification pour elles (en termes de conséquences) ...

Entre ceux qui savent, ceux qui ne savent pas, ceux qui savent qu'ils savent, ceux qui croient savoir, ceux qui ne savent pas qu'ils savent, ceux qui ne savent pas qu'ils ne savent pas...


IN FINE (pour l'instant)

Comme je le soulignais déjà, plus tôt dans ce même texte, la récolte est vraiment maigre (en matière de compréhension de ce qui nous arrive), après au moins un siècle d'observations, avec des moyens bien plus développés que dans des temps plus reculés, et il n'y a vraiment pas de quoi être fier.



SAUF QUE...

Quand on prend connaissance des capacités actuelles de surveillances tous azimuts, dans tous les domaines (sol, mer, air), dans tous les modes (thermique, magnétique, optique, électrique, sonore, etc.), des Etats les plus technologiques, l'on a du mal à continuer à avaler la version officielle qui dit approximativement : "...nous ne savons rien sur ce phénomène, qui semble d'ailleurs être inexistant...".

Pour en savoir un peu plus, en matière de possibilités de détection (et donc de surveillance), je vous suggère de lire, en détail (et même entre les lignes), ces liens (en anglais) :

http://en.wikipedia.org/wiki/Smartdust
http://en.wikipedia.org/wiki/Utility_fog
http://en.wikipedia.org/wiki/MASINT

Et encore, ce ne sont là que des bribes, qui ont filtré dans le domaine public. Peut-être 10% de ce qui est désormais possible (peut-être même moins). De plus, l'on peut tabler sur un décalage temporel d'au moins cinq à dix années (bien plus, pour les domaines les plus sensibles), entre ce qui est maintenant connu de nous, et ce qui existe déjà...

Il est donc plus que probable que, à certains niveaux supérieurs, dans certains (le) pays le(s) plus évolué(s), l'on en sait bien plus, sur les OVNI, que ce que l'on nous en fait croire (ou bien, et plus encore, ce que l'on tente de nous en faire renoncer de croire...).

Ce décalage existe-t-il seulement pour la simple capacité de détection et d'analyse des OVNI (entre ce qui nous est connu et ce qui se passe réellement), ou bien est-il aussi présent, ailleurs (par exemple, en matière de reproduction de certaines performances, voire de relations directes) ?

C'est une excellente question...


TENTATIVE DE PERSPECTIVE

Une mise en perspective à très long terme, comme la tente Jacques Vallée, l'amène à faire certaines constatations :

Le phénomène OVNI semble être présent, dans notre environnement, sinon depuis toujours, au moins depuis très longtemps (des millénaires : cf. "Wonders in the sky").

Si certaines formes du phénomène semblent quasi-immuables : choses volantes de types "cigares et disques" ; d'autres sont évolutives, et semblent même se conformer à "l'air du temps" selon chaque époque : "airships" (avec roues à aubes ou hélices, et ancre comme haubans de la marine à voile) du 19ème siècle au USA ; véhicules spatiaux au 20ème siècle, formes d'appareils furtifs terrestres au 21ème siècle, etc.

Bref, c'est toujours une technologie "plausible" (et "compréhensible") pour les témoins qui leur est montrée, mais également suffisamment en avance sur les possibilités terrestres du moment, pour "justifier" une situation les mettant hors d'atteinte.

Par contre, les témoins des airships du 19ème siècle parlent de vitesses de départ fulgurantes ("comme une balle de fusil"), des vitesses qui sont en contradiction avec l'aspect apparent (tenant à la fois du dirigeable amélioré et du bateau) des airships ; tout comme les témoins des soucoupes du 20ème siècle parlent de vitesses de départ extraordinaires (ou de disparitions subites). Ce qui pourrait effectivement amener à penser que l'aspect extérieur (airship, puis véhicule spatial) est bien "intentionnel" et non pas "fonctionnel", comme une sorte de déguisement de la nature réelle de ce qui est vu, et dont les performances intrinsèques sont sans lien organique avec cette apparence visuelle.

Jacques Vallée (Le Collège Invisible) : "Je crois donc que la croyance aux visiteurs extra-terrestres que l'on trouve chez les amateurs de "soucoupes volantes" est encore un piège par lequel le phénomène va donner de lui-même une explication acceptable, tout en masquant la nature infiniment plus complexe et peut-être inimaginable pour l'homme actuel, de la technologie qu'il met en oeuvre."

Même évolution de la part des "équipages" : ils ont des tenues de marins ou bien des vêtements de type redingote, pour ceux vus à bord des airship ; ils portent des scaphandres de cosmonautes, à bord des véhicules aériens du 20ème siècle. Et dans des récits plus anciens, comme en Chine médiévale, ils sont "attifés" comme des mandarins...

Sans parler de leur attitude vis à vis des témoins (dans le cas des rencontres rapprochées), qui est toujours en lien avec la culture du lieu et du moment (ils demandent de l'eau et du sulfate de cuivre aux fermiers américains du 19ème siècle ; des engrais aux fermiers des USA au 20ème siècle, etc.). En clair, il y a imitation du contexte culturel du témoin, même dans le comportement (la façon de se conduire). Autre continuité, par delà les apparences vestimentaires (qui évoluent au fil du temps) : des dialogues apparememnt incohérents (surréalistes, etc.).

Jacques Vallée souligne là un point intéressant : dans les évènements, notamment les plus intenses (RR3 et plus), il semble que les visiteurs soient donc toujours en "phase" avec leur interlocuteur : on parle agriculture avec un fermier ; on brandit des armes avec des policiers ; on guérit un docteur, etc.

Ce qui l'amène à suggérer que le vécu du témoin (qui est donc présent dans son esprit) est utilisé pour fournir la trame (le scénario) de la rencontre, lors de ces évènements. Ce qui pousse à s'interroger sur la réalité de ces évènements ("réalité" étant entendu au sens de spontanéité et de matérialité concrète ; par opposition à une situation "construite", "artificielle", et puisée dans le "mental" du témoin).

Jacques Vallée (Le Collège Invisible) : "Il est possible que le phénomène nous fourvoie à dessein. sa manifestation sous forme de déclarations dans notre langue peut être empreinte d'absurdité ou d'autres effets sémantiques complexes. Il peut aussi s'agir d'une forme de pensée pure qui emprunte des éléments dans le cerveau des personnes présentes et se modèle d'après ce qu'elle y trouve." ... "Autrement dit les OVNI présentent à chaque occasion de rencontre une scène qui utilise les éléments disponibles dans la réalité du témoin... "... un effet inconnu se manifeste et il utilise le contenu de l'esprit des humains qui se trouvent là."

En zoomant encore plus en arrière (cf. "Chronique des apparitions extraterrestres"), Jacques Vallée établit des parallèles, d'une part entre les récits fantastiques des temps plus anciens et les personnages qui s'y rattachent (fées, lutins, etc.) comme les interactions qui se produisent ; et d'autres part, les récits, personnages, interactions avec les visiteurs actuels. Juste un exemple : dans les récits de rencontres avec des personnages relevant du fantastique, il est fait mention de deux phénomènes biens actuels avec les oVNI : les situations de "missing times" et des vitesses d'écoulement du temps qui sont différentiées (entre le monde d'ici, et celui où sont temporairement transportés les témoins). C'est peut-être plus qu'une coïncidence, cette similarité...

En résumé, pour Jacques Vallée, une présence (de nature mi-psychique mi-matérielle) existerait depuis peut-être toujours, qui cohabiterait avec nous (de façon épisodique ou permanente) dans notre environnement immédiat, qui serait douée de la capacité de nous faire prendre des "vessies pour des lanternes" (à sa seule volonté), et qui serait capable "d'entrer et de sortir" de notre réalité quotidienne selon des moyens qui nous échappent (alors que nous sommes dans l'impossibilité d'en faire autant "dans l'autre sens").

De plus, cette présence interfèrerait avec nous, selon des méthodes et des moyens dont le sens nous échappe, et pour des finalités inconnues (envers nous), en se dissimulant derrière différents simulacres (variables selon les époques et les civilisations).

Les véhicules spatiaux et les extraterrestres étant alors la version actuelle de cette suite de simulacres variables.

Jacques Vallée (toujours dans "Le Collège Invisible") avance cinq éléments clés (que j'ai résumés ici) :

1 - Ce que nous appelons un "objet volant non indentifié" n'est en fait ni un objet ni une chose volante.

2 - Les OVNI ont été vus pendant toute l'histoire connue et ont toujours reçu une explication en termes de la culture-hôte.

3 - La tendance actuelle à regarder les OVNI comme des visiteurs venus de l'Espace n'est pas basée sur un raisonnement entièrement logique.

4 - La clef de la compréhension du phénomène réside dans les effets physiques qu'il produit (ou dans le changement de conscience psychique qu'il peut facilter chez ceux qui l'observent).

5 - Le contact entre les témoins humains et le phénomène OVNI se produit sous des conditions contrôlées par ce dernier.


QUELQUES MATIERES A REFLEXION :

Aimé Michel (dans "Le Collège Invisible") :

"Ce qu'il décrit (NDR : il s'agit de Jacques Vallée), c'est effectivement le lent basculement d'une civilisation, se développant dans l'indifférence générale."

"Vallée montre fort bien dans ce livre qu'un des camouflages les plus sûrs pour échapper à l'attention de l'élite intellectuelle d'une culture fondée sur la science et la raison, c'est l'absurdité."

"La question est de savoir si la nature même de l'essor scientifique le met vraiment à l'abri de tout risque d'effondrement. Et précisément, je vois à la science un talon d'Achille qui, sauf imprévisible révolution, me semble irrémédiable. Si le "système de contrôle", dont parle Vallée attaque la science par ce défaut, il ne saurait exister aucun moyen de s'en rendre compte, et donc aucune riposte. Ce talon d'Achille, c'est la nature statistique du constat scientifique".

Jacques Vallée (dans son roman "Le satellite sombre") :

"Le connu d'un objet, ce n'est que sa portion actuellement perceptible, mais sachez qu'en vérité l'objet, le réel objet, s'étend profondément dans l'inconnu, comme la grande masse de l'iceberg, caché sous la mer".

Jacques Vallée (dans "Le Collège invisible") :

"Je crois donc que notre culture, notre éducation et notre entraînement nous conduisent à voir le monde d'une certaine façon et, apparemment, nous conduisent à ignorer confortablement, ou à rejeter, les aspects de la réalité qui n'ont pas une place commode".

Paul Claudel :

"Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien"


UNE PREVISION :

" I see the bad moon rising.
I see trouble on the way...."

("Bad Moon Rising", par the Creedence Clearwater Revival)


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Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Sam 17 Sep 2011, 17:03

Je découvre ce fil et les interventions de Janus que je trouve extrêmement pertinentes.

Il me semble que ce type d'intervention bien développée (il y en a d'autres sur ce forum) mériterait de faire l'objet d'un "document", d'une "monographie", par exemple sous forme de PDF, voire d'e-book, plus facilement accessible que des posts successifs (voir la rubrique "Dossiers OVNIs") noyés au milieu des nombreuses rubriques de ce forum un tant soit peu touffu.

Le post ci-dessus (accompagné d'un titre) pourrait constituer le premier ouvrage de cette "bibliothèque", avec l'accord bien entendu de son auteur.

Qu'en pensent les membres du forum ?
Il va de soi que si cette idée est acceptée, je m'y colle pour créer ces docs, à proposer par exemple par la "Team".
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Durrmeyer Christian
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Dim 18 Sep 2011, 14:57

Tout à fait d'accord.J'espère que le "Wonders in the sky" sera traduit dans pas trop longtemps (pas comme "ovnis sur l'Hudson"...enfin J.Vallée est bon vendeur chez nous...).C'est ce que je pense aussi du phénomène,sans originalité puisque A.Michel,J.Vallée ou Michel Picard ont déjà arpenté ce chemin.

Quant à C.C.R,c'est un des premiers groupes qui ont percé la couche de Tino Rossi et Dario Moreno de mes parents (avec Les Beatles bien sur!).

Nostalgie...quand tu nous tiens.

Cordialement.
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Mer 21 Sep 2011, 14:39

Voici deux exemples de ce que je propose, chacun au format PDF et au format ePub (pour liseuses électroniques, mais peuvent également être lus sur PC avec Adobe Digital Editions [gratuit], ainsi qu'avec l'extension EPUBReader de Firefox).

Ce sont des réflexions très intéressantes de Janus reprises des posts précédents :


"Essai de synthèse sur les OVNIs" :

PDF : http://www.petit-fichier.fr/2011/09/21/ufo2/

EPUB : http://www.petit-fichier.fr/2011/09/21/essai-de-synthese-sur-les-ovnis-janus


"Des influences culturelles sur les observations d'OVNIs" :

PDF : http://www.petit-fichier.fr/2011/09/21/ufo1/

EPUB : http://www.petit-fichier.fr/2011/09/21/des-influences-culturelles-sur-les-obser-janus/


Je suis preneur de toute observation ou remarque.

Cordialement.
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Mer 21 Sep 2011, 19:00

Très bonne idée, okapi !

Il s'avère que ce fil "tutty frutty" est quasiment le seul où intervient Janus, il y post donc ses réflexions assez régulièrement....
Je pense que nous sommes nombreux à attendre patiemment ses posts et j'avoues que j'aime vraiment ses intervention, donc qu'il y est ses petits fichiers à sauvegarder au cas où il y est un gros bugg n'est pas une mauvaise idée !!(àmha)

Merci à Janus pour son derniers post ! hreh
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Mer 21 Sep 2011, 20:24

Difficile de faire plus clair,serieux (sans illustrations toujours sujettes à caution).J'ai parcouru les deux PDF:je trouve çà nickel,çà sera à diffuser à partir d'un certain niveau d'expérience pour gagner en crédibilité!

Bref,j'suis client.

Cdlt.
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Mer 21 Sep 2011, 22:30

Janus a écrit:
Ce qui précède juste m'amène à penser que la petite phrase qui figure dans le cartouche final de chacun de mes textes, et qui est citée de Charles Fort, est bien plus qu'une hypothèse... Et c'est tout sauf rassurant...
Ça me rappelle une "short short novel" de SF que j'avais lue étant plus jeune ( Wink):
Les hommes étant parvenus à voyager dans le temps, une expédition temporelle est montée pour éclaircir le mystère de la disparition des dinosaures.
Arrivés à la bonne époque, l'équipage se rend compte que les dits dinosaures sont tous rassemblés comme du bétail par des aliens, pour leur besoin en nourriture, et abattus...
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Ven 28 Oct 2011, 21:13

Bonjour,

LES CALENDES GRECQUES

Le milieu OVNI/UFO bruisse de la volonté d'un "coming out", au sujet des OVNI. Soit spontané (de la part de ceux qui savent) ; soit contraint (par l'action des associations et autres acteurs de la scène UFO).

J'ai de bonnes raisons (et je ne suis pas le seul) pour penser que ce n'est pas demain la veille, comme dit l'expression populaire.

Pourquoi ? Parce que c'est plus la pléthore de bonne raisons (pour que cela n'ait pas lieu), que leur manque, qui surgit devant soi, quand on envisage une telle chose (la vérité, vraie et complète) au sujet des OVNI, des Aliens, et tutti quanti...

Compte tenu de ce que l'on peut éventuellement commencer à entrevoir de la réalité du phénomène, et qui n'est sûrement encore qu'une très faible partie de ce dernier (dans sa totalité et ses conséquences), sa révélation serait littéralement cataclysmique.

Rien de résisterait, de tout ce qui structure les sociétés humaines sur toute la planète (sauf paradoxalement chez les sociétés plus "primitives", et je mets des guillements pour prendre mes distances par rapport à la connotation péjorative du mot "primitives"), quel que soit le domaine envisagé : histoire, économie, sociologie, psychologie, biologie, astronomie, physique..., pour juste citer quelques sciences impactées. Il en serait de même pour les technologies. Mais cela atteindrait aussi (surtout), et de plein fouet, la plupart des religions (et philosophies) de la planète, annulant des dogmes, et en remodelant d'autres, etc. En fait, la société serait pulvérisée à tous ses niveaux : peuples, ethnies, groupes, clans, familles, et pour tous les réseaux sociaux spécifiques à chaque culture et civilisation.

Par effet de dominos, l'on assisterait donc à une implosion complète du système social humain, de ses paradigmes (et autre représentations) à ses objectifs, buts, finalités.

Le choc serait déjà énorme, pour la majorité des gens, si le phénomène était de nature encore "classique" (l'hypothèse extraterrestre de base, celle impliquant des habitants d'une autre planète venant chez nous, au moyen d'engins plus performants que les nôtres, mais dans le cadre de notre physique et de notre espace-temps usuels), et il serait difficilement commensurable avec des versions plus "exotiques" (autres univers, autres dimensions, autre temps, autres entités que des biologiques comme nous les connaissons, etc.).

Même nous, sur ce site, pourtant un peu mieux habitués et préparés à être confrontés à des concepts "extra-ordinaires", que le public en général, il n'est pas sûr du tout que nous encaisserions certaines versions possibles du phénomène (sans compter d'autres, encore plus "in-imaginables").

Compte tenu de ce qui précède, qui voulez-vous (qui sache la vérite) qui bouge, un jour ? Personne, car trop de gens et d'intérêts sont en jeu.

Cela me rappelle une nouvelle de Science-Fiction, où toute une humanité se trouve à bord d'un vaisseau spatial, en route vers une nouvelle Terre pour ces émigrants, tandis que les générations se succèdent, décennies après décennies. Dans ce vaisseau, certaines parties sont condamnées et interdites, parce que détériorées et pas réparables. Sauf que, un jour, des jeunes (plus curieux et intrépides que ceux des générations précédentes), décident de passer outre et d'aller y voir. Ce qu'ils vont découvrir, c'est que le vaisseau n'est plus dans l'espace, depuis longtemps, mais posé sur une planète, à laquelle l'on accède par ces parties interdites. Les chefs de ce vaisseau en sont parfaitement au courant, depuis très longtemps, mais ils avaient décidé de tenir le reste de ses habitants dans l'ignorance définitive de ce fait, à leur détriment, afin de garder leur pouvoir sur eux, et tous les avantages qui s'y rattachaient.

Voici un lien qui liste toute une série (non-exhaustive) de bonnes raisons pour que "le couvercle reste sur la marmite" :

http://ovnis-usa.com/65-raisons-contre-la-divulgation/

Ce verrouillage est-il surmontable ? Peut-être, par un effet aussi insignifiant en apparence que puissant en profondeur : la recherche personnelle et intime de cette vérité que l'on nous cache peut-être, en apprenant à penser "out of the box" (en sortant des référentiels officiels, tant ceux des sciences que ceux des cultures et des croyances).

Si une seule personne sur un million fait cela, le nombre total de gens "éveillés" est déjà de sept mille, sur la planète. C'est peu, mais c'est une amorce, et ensuite peut jouer un effet de percolation (ça diffuse petit à petit, de façon très discrète, indiscernable du dehors). Arrive un moment où une société entière a ainsi changé, clandestinement, "dans ses têtes", et à la barbe des systèmes de contrôle, si le changement à été intériorisé et gardé pour soi, à chaque fois qu'une personne a été "éveillée".

Ce n'est donc pas se retirer au sommet d'une montagne, dans une grotte, y pour méditer. Ni faire la révolution et prendre d'assaut la zone 51 ou autre chose. Ou bien croiser le fer et en venir aux mains avec les sceptiques. C'est juste rester dans la vie courante, comme tous les autres, mais en la vivant à un autre niveau de conscience, de façon invisible. Et, sans tomber dans le piège des sectes et autres guides qui pullulent autour de l'ufologie.

A une moindre échelle, c'est ce qui s'est passé dans la société soviétique : de plus en plus de gens, sous leur apparence de participation et d'adhésion à un système auquel ils ne croyaient plus réellement, s'en étaient libérés intérieurement (ils en avaient décroché). Il a suffit de peu, alors, pour que ce système s'écroule sur lui-même, puisque sa charpente (une grande majorité des gens qui s'y trouvaient) n'existait plus. C'est comme les maisons entièrement "bouffées" par les termites, cela semble en parfait état et solide, mais au moindre choc, ça tombe en poussière...

Bien entendu, il faut aussi réussir à s'extraire du système de brouillage et de dissimulation qui est intrinsèque au phénomène lui-même, pour pouvoir approcher de sa réalité. Sûrement la partie la plus difficile de la démarche. Ce système, après bien des avatars (au sens strict du terme), tente actuellement de paraître, avec un certain succès (si l'on en juge par la plupart des sites Internet et par la littérature sur les "OVNI", sans oublier les sondages sur ce sujet), comme la manifestation d'extraterrestres et de leurs moyens de transport.

Il se produit ainsi une connivence (de fait sinon volontaire) entre les cadres de la civilisation humaine et le phénomène : d'un côté comme de l'autre, l'on fait tout pour que la vérité ne sorte pas du puit.

Pour citer (encore une fois) Jacques Vallée :

"Je crois que le stade suivant du phénomène OVNI est l'implantation d'une croyance générale aux Extra-terrestres." ... "Je crois donc que la croyance aux visiteurs extra-terrestres que l'on trouve chez les amateurs de "soucoupes volantes" est encore un piège par lequel le phénomène va donner de lui-même une explication acceptable, tout en masquant la nature infiniment plus complexe et peut-être inimaginable pour l'homme actuel, de la technologie qu'il met en oeuvre."

Si l'on lit entre les lignes de quelques ouvrages (dont un de Jacques Vallée), il semblerait que le plus haut niveau d'au moins l'une des religions monothéistes mondiales est partiellement au courant de la réalité (de la vérité) sur le phénomène, ce qui sous entend également une connaissance éventuelle de certains de ses objectifs (et donc de certaines implications pour nous, Terriens humains). Mais, ce n'est pas de là que viendra d'abord le "coming out", bien au contraire.

LA SCIENCE TERRIENNE : UNE MONOCULTURE REUSSIE, CERTES, MAIS UNE MONOCULTURE !?

Notre science, adossée à des technologies qui en sont des applications directes, et qui en retour lui donnent les moyens d'encore avancer, additionne découverte sur découverte.

Mais, la plupart des révolutions scientifiques (relativité restreinte et générale, domaine quantique...), qui ont initié cette période d'accélération de ces découvertes, que nous vivons toujours, datent désormais d'environ un siècle, et même si des avancées dans les théories les plus fondamentales ont toujours lieu, elles sont des extrapolations ou bien des aménagement de ces découvertes qui ont secoué les grands paradigmes scientifiques, dans la première moitié du vingtième siècle.

Par contre, aucun bouleversement des principales lois de la physique, comme ce fut le cas à l'époque, ne semble se produire actuellement (en étant bien confirmé par la communauté scientifique). En d'autres termes, la science actuelle vit plutôt sur la lancée des acquis de cette première partie du vingtième siècle à laquelle je faisais allusion.

Les réussites de cette science ne doivent pas nous faire oublier qu'elle progresse dans une filière spécifique et donc qu'elle est de ce fait "canalisée". Par exemple, dans son exploration de l'Univers, de l'infiniment grand à l'infiniment petit, elle repose intensément sur le spectre électromagnétique, et l'imagerie. Autrement dit, elle exploite beaucoup le canal visuel, de façon directe, ou bien via des systèmes artificiels (traitement d'image, convertisseurs de fréquences, etc.). Par contre, notre science exploite peu, en direct comme avec des prothèses technologiques, les autres canaux sensoriels humains (ouie, odorat, goût, toucher, sans parler d'hypothétiques autres sens plus ou moins latents).

La science reflète ainsi un fait fondamental, celui que les humains s'informent sur leur environnement (et forment leurs représentations de cet environnement) essentiellement par la vision, les autres sens étant réduits à des rôles complémentaires, sinon vestigiaux. L'on peut s'interroger sur le fait que cette "spécialisation" nous fait peut-être passer à côté de découvertes fondamentales, par notre négligence des autres canaux d'information sur la réalité (ou plutôt ce que nous sommes capables d'en percevoir, et moins encore d'en comprendre).

De plus, comme je le mentionnais en tout début de ce chapitre, notre science est technologique, car elle utilise des équipements, des appareillages, des matériels, toujours plus complexes et plus puissants. Mais, par effet de rétroaction, elle est également "orientée" par cette technologie disponible.

Des études, faites au CNRS, ont montré, dans les années 1970/1980, que la mise à disposition de moyens informatiques (encore un peu primitifs, à cette époque) avaient une influence sur les orientations de la recherche faite dans les services ainsi équipés. L'analyse des thèmes de recherches, et des publications afférentes, montraient que de plus en plus de ces recherches incluaient l'emploi de l'informatique, comme moteur principal de la démarche scientifique.

Rien que de plus normal, peut-on penser tout d'abord : l'on profite de la disponibilité d'un nouveau moyen technologique pour faire des études l'utilisant. Oui, mais du coup, l'on peut aussi supposer que d'autres études, ne faisant pas appel à l'informatique, et qui auraient été menées si cette informatique n'avait pas été disponible, ont alors été écartées, voire même, pas envisagées du tout, de ce simple fait. Il y a là une véritable "instrumentalisation" de la recherche, par les moyens technologiques (ici l'ordinateur) qui lui deviennent utilisables.

Il n'est pas déraisonnable de penser que, parmi toutes ces voies inexplorées, parce que ne sollicitant (ne justifiant) pas ce nouveau "jouet", l'ordinateur, il y en avaient qui aurait mené à des découvertes importantes.

Pour illustrer plus trivialement ce propos, je pense à ce proverbe qui dit : "donnez un marteau à quelqu'un et il va se mettre à chercher partout des clous".

L'on peut donc raisonnablement émettre l'hypothèse que la science, influencée par sa technologie, et certaines orientations de notre espèce (dont la priorité donnée à l'information visuelle), a négligé de ce fait d'autres voies d'évolution, qui auraient pu mener à d'autres découvertes dont rien ne justifie (a priori) de dire qu'elles n'auraient pas été aussi importantes (sinon plus) que celles qui existent à ce jour.

En tout cas, elles auraient été sûrement autres, ces découvertes, et comme nos sociétés les plus développées sont très influencées par leurs corpus scientifiques et technologiques, il est logique d'envisager que nos sociétés auraient alors été autres que ce qu'elles sont actuellement, et aussi dans le futur, car la science et la technologie s'enfoncent de plus en plus dans le canal (le tunnel) qu'elles privilégient, et qui est dans une boucle de régulation amplificatrice.

Ce qui précède est déjà envisageable pour nos sciences dites dures, mais qu'en est-il pour les sciences molles, et plus loin encore du contexte sérieux et raisonnable de la science actuelle, de l'étude des phénomènes "périphériques", les bons vieux faits maudits de Charles Fort...

Prenons les phénomènes dits paranormaux (et peut-être aussi normaux que les autres, une fois les "règles du jeu" connues). Ils ont tout pour se faire rejeter dans les coulisses.

D'abord, ils dérogent à la sacrosainte règle de la non-influence de l'observateur sur le phénomène observé (avec X on a un résultat A, et avec Y on obtient un résultat B, ou rien). Si les phénomènes dits paranormaux sont un "mix" entre des manifestations physiques et des actions psychiques, c'est le contraire qui serait justement étonnant : qu'avec deux personnes différentes (deux psychismes différents), l'on arrive au même résultat...

Ensuite, ils ne suivent pas docilement l'autre règle, celle de la reproductibilité systématique (mêmes causes, mêmes effets), alors que justement c'est peut-être le cas, mais nous ne comprenons suffisamment pas le phénomène pour réaliser que, d'une expérimentation à l'autre, nous n'y mettons pas exactement les mêmes causes (faute de bien les connaître toutes) et l'on s'étonne après que les résultats ne soient pas constants...

LES CAS A HAUTE ETRANGETE

La lecture récente de certains rapports du MUFON, visibles sur leur site, et corrélés à d'autres lectures plus anciennes (livres divers, certain sites), m'a amené à faire quelques rapprochements, et inspiré quelques réflexions, que je vous propose, en vous laissant libre, comme d'habitude, d'en tirer vos propres opinions.

Ainsi que le titre de ce chapitre l'indique, il s'agit des cas (le plus souvent des RR3, et plus) dits à "haute étrangeté", car ils sont les plus difficiles à comprendre, à même croire comme possibles, et bien loin d'être expliqués.

Cette étrangeté est telle que, pendant longtemps, les organismes et les associations ufologiques, tout comme beaucoup d'auteurs d'ouvrages sur le sujet, ont écarté (censuré) ces cas, car ils étaient ressentis comme trop perturbants et même dangereux.

* Perturbants, parce qu'ils ne cadraient pas avec le consensus (quasi) général sur l'explication du phénomène OVNI (qui était l'hypothèse "nuts and bolts" et du voyage interstellaire), une fois écartées les "explications terrestres". Notons au passage que les associations(tout comme certaines personnes) peuvent parfois, exactement comme les organismes officiels dont elles (ils) se défient et se démarquent, procéder à la censure (bien que les raisons en soient différentes)...

Il est également intéressant de souligner que ce genre de "blocage" a aussi existé, au sujet des premiers témoignages de RR4 et plus, du temps où le consensus se faisait pourtant (parmi les associations) sur l'explication plausible des OVNI (comme étant des véhicules spaciaux non-terriens). Autrement dit, l'on admettait que les OVNI soient des engins spatiaux en provenance d'un autre système planétaire, mais l'on avait du mal à reconnaître la réalité des contacts avec leurs occupants (et pourtant, si l'on admet l'un, l'autre semble en découler).

* Dangereux, ces cas à haute étrangeté, ils l'étaient à plusieurs niveaux.

D'abord, pour la crédibilité de ces associations, et des personnes qui les constituaient, si elles en faisaient mention. Déjà que les évènements ovniens, mis dans un cadre conceptuel de type "voyage spatial et entités biologiques d'un autre système", était un bon moyen de se faire ridiculiser et de se discréditer auprès des gens "normaux", vous imaginez l'effet obtenu si l'on commençait à parler de "missing time", d'anomalie topologiques (OVNI plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur), de télépathie, de poltergeist, etc.

Ensuite, parce que ces cas sont psychologiquement bien plus perturbants que la bonne vieille explication de type science-fiction classique. Ils ouvrent sur de telles perspectives vertigineuses que l'esprit (même un peu accoutumé à gérer des choses très exotiques) commence à vaciller, et même plus encore devant les implications qui se laissent alors entrevoir.

De plus, ces cas présentent des caractéristiques qui semblent les rapprocher de ce que l'on peut lire, ou bien de ce dont l'on peut entendre parler, dans d'autres domaines mystérieux et pour certains fort contreversés (paranormal, magie, légendes, superstitions, croyances, religion...). Autant de domaines qui, jusque là, étaient totalement distincts de celui de l'ufologie. Avec des personnes qui (très majoritairement) s'intéressaient à l'un ou bien à l'autre, mais pas aux deux à la fois. Mieux encore : avec des personnes qui croyaient à la réalité de l'un ou de l'autre domaine, mais pas à tous.

Certains auteurs (Jacques Vallée, Aimé Michel, et d'autres encore) ont cependant fini par franchir ces réticences et cette autocensure, et par aborder le sujet, ce qui a parfois donné lieu à de très vives réactions (majoritairement de rejet) de la part des milieux ufologiques (ce qui prouve bien que ces phénomènes sont très perturbants et dérangeants, voire choquants, y compris pour des esprits qui se disent [se veulent] très ouverts).

Faisons une liste simplifiée de la plupart des éléments assez récurrents dans les cas à haute étrangeté, et essayons de raisonner sur ces éléments, en écartant d'office l'hypothèse de l'affabulation, de la part du témoin :

* "Missing time" et autres modifications chronologiques

Le témoin s'aperçoit, après la manifestion du phénomène, qu'une tranche plus ou moins longue de temps est constituée d'un blanc, dans sa mémoire, ou bien que la durée subjective de la manifestation, telle que ressentie, a été bien plus courte que dans la réalité. Pendant le phénomène, l'environnement est ressenti comme évoluant au ralenti (autres véhicules, autres personnes...). L'enchaînement des évènements, dans la mémoire du témoin, n'est plus séquentiel (un témoin donne, auprès du MUFON, une très belle explication du vécu : "c'est comme si j'avais tourné une séquence en continu, avec mon camescope, et puis qu'après, je l'eusse découpée en plusieurs tronçons que j'aurais ensuite remontés dans le désordre).

Il est tout de suite à souligner que l'on retrouve ici certaines caractéristiques que nous avons tous rencontrées dans certains de nos rêves, mais vécues à un niveau supérieur par le témoin (dans le cas "ovnien").

Il est connu qu'un rêve dure bien plus longtemps, dans le souvenir de la personne, que sa durée réelle, telle que constatée avec un appareillage adéquat (enregistrement de type électro-encéphalogramme). De plus, certains de nos rêves sont un montage cahotique de séquences parfois sans liens (apparents). Qui plus est, nous avons sûrement tous vécu ces rêves où tout se passe au ralenti. Par exemple : nous courons de toutes nos forces (souvent pour échapper à un grave danger), sans avancer ou bien très lentement. Même chose pour les chutes dans le vide, qui se déroulent également au ralenti, etc.

Faut-il en conclure que tout cet aspect du témoignage relève des mécanismes connus du rêve classique, et rien de plus ? Non, parce que dans le rêve classique, nous ne sommes pas réellement debouts et à l'extérieur, ou bien en train de conduire notre véhicule, comme pour les témoins. Et quand notre rêve est fini, nous nous éveillons dans notre lit, et non pas sur les lieux mêmes (ou bien, presque les mêmes, voir plus loin) où vient de se dérouler ce que nous avons vécus. De plus, le "missing time" est bien réel (et non pas subjectif, comme dans le rêve usuel), ce qui fait que le témoin en cours de déplacement arrive à destination avec un retard réel, et parfois si important que ses proches ont commencé à s'inquiéter.

Envisageons quelques autres explications rassurantes. A commencer par celle de la crise d'épilepsie, qui peut entraîner un type de blanc temporel similaire. Dans ce cas, la personne sujette reprend conscience au sol (elle est tombée), ayant souvent uriné sur elle, etc. Et si cela se produit en conduisant son véhicule, l'accident est quasiment inévitable. Quant aux crises d'épilepsie collectives (plusieurs personnes impliquées), j'y crois encore moins. Passons maintenant à l'hallucination, au rêve éveillé, etc. Je veux bien, mais quand cela se passe avec un témoin qui conduit une voiture ou bien qui pilote une moto (circonstance encore plus critique), comment cette hallucination ou bien ce rêve éveillé permettent-ils que le véhicule (et son pilote) ne finissent pas rapidement dans le décor ? Pour la simple marche à pied du témoin, l'on peut évoquer le somnambulisme, comme explication éventuelle, mais à ma connaissance l'on n'a jamais observé de somnambule conduisant sa voiture ou bien pilotant une moto. Et quand il y a plusieurs témoins ? Une hallucination collective, un rêve éveillé collectif ? Peut-être, mais dans tous les cas, le "missing time", il demeure bel et bien.

Quand un témoin, ou bien un groupe de témoins, arrive avec une heure de retard à destination (contrôlé à partir de leur heure de départ et d'arrivée, et parfois complété par des tiers répartis sur le trajet, et ayant vu passer le véhicule), sur un trajet de moins de trente minutes d'habitude, l'on n'est plus dans les marges d'incertitude liées à l'avance ou au retard d'une montre. Il s'est bien passé quelque chose. Et je ne pense pas que les phénomènes hallucinatoires (sauf sous l'emprise de certaines substances chimiques, ou bien de phénomènes physiques très particuliers à impact biologique, sinon d'affections graves et qui auraient été constatées chez ces personnes, avant ou bien après le phénomène) durent autant de temps, et il en est sûrement de même pour les rêves éveillés. Et même dans ce cas, où était le véhicule pendant tout ce temps, et qui le conduisait ?

Autre particularité intéressante, pendant la durée du phénomène : c'est cette sensation de dilation du temps qui fait voir les autres témoins agir, bouger, parler au ralenti, tandis que chacun d'entre eux, lui, a la sensation qu'il agit à vitesse normale. Autre point à souligner, mais qui peut s'expliquer également par des distortions normales de la mémoire : c'est celui qui fait mention de divergences quant au déroulement des évènements, tant que tous sont sous l'emprise du phénomène. Comme s'il y avait des variantes dans le film vécu par chacun.

Si nous tentons de faire le parallèle entre le "missing time" des phénomènes ufologiques et celui des traditions, légendes, etc. (comme le fait notamment Jacques Vallée), les missing times actuels jouent sur quelques minutes ou bien quelques heures tout au plus, tandis que le corpus fantastique des contes et légendes fait mention de décalages temporels, à l'issue de la période "phénomènale", qui peuvent se compter en semaines, mois, années, décennies. Dans le domaine religieux et des miracles, l'on monte même à deux siècles (ou trois siècles, selon la tradition et la religion concernée), dans le récit des "sept dormeurs d'Héphèse". Je laisse à chacun de décider ce qu'il faut penser ou croire, dans ces contes récurrents et légendes anciennes, ou bien parmi ces faits religieux relevant du miracle, tous avenus si loin dans le passé.

Je ferais juste une remarque, dans l'hypothèse où des gens, à des époques révolues, auraient réellement vécu des situations les mettant en décalage temporel avec le cadre normal de leur vie, suite à des évènements extraordinaires. En d'autres termes, et par exemple, des semaines, des mois, des années sont passés pour le monde usuel, tandis que pour eux, le temps d'exposition au phénomène n'a été que de quelques heures à quelques jours.

Si ces phénomènes ont la moindre réalité physique, et qu'ils ne doivent pas entraîner une prise de conscience générale de leur occurence, parmi la société contemporaine du moment, ils ne peuvent plus avoir lieu à notre époque actuelle. En effet, à cause du cadre serré de surveillance qui entoure chacun d'entre nous (tout du moins dans la majorité du monde développé), une personne ne peut plus disparaître ainsi sans que la chose ne soit pas signalée, et réapparaître plus tard, bien plus tard (en années, en décennies), physiquement inchangée (même âge apparent qu'au moment de la disparition) sans que cela soit immédiatement repérable. Si cette assertion est fausse, et que je suis dans l'erreur, il serait plus qu'intéressant d'en savoir plus sur des cas contemporains...

Pour en savoir un peu plus, sur les décalages temporels supposés, voici un lien intéressant, et à prolonger en utilisant les renvois qu'il contient : http://en.wikipedia.org/wiki/Time_slip.

* "Contexte spatial altéré"

Plus de bruit environnant audible, ou bien déformé ; effet de décor artificiel de l'environnement dans lequel se déroule le phénomène ; modifications des caractéristiques de la lumière ambiante, avec un spectre différent, des comportements étranges, etc. ; modifications des propriétés de la matière : l'on s'enfonce dans le sol comme s'il n'avait plus sa résistance usuelle, l'on traverse des parois, etc. ; exclusivité du phénomène : le(s) témoin(s) vit (vivent) seul(s) le phénomène (aucun voisin ne vient voir ce qui se passe, alors qu'il y a illumination nocture et éventuellement des bruits forts ; des autos passent sur l'autre voie de l'autoroute que celle que survole l'OVNI, sans que personne ne s'arrête, etc.).

Pour le témoin, ou bien les témoins, la seule étrangeté est l'intrusion ovnienne et/ou alienne, dans un décor bien terrestre et normal, voire habituel (déjà fréquenté). Normal et habituel ? Peut-être pas autant que cela. En effet, l'un des évènements (source MUFON) a impliqué deux témoins, dont l'un d'entre eux, après coup, à voulu retourner sur les lieux pour retrouver l'endroit exact de ce qu'il avait vécu. Et, il a été dans l'impossibilité de retrouver ce lieu. Non pas parce qu'il n'existait pas, mais parce qu'il n'existait pas en une seule fois. Autrement dit, le "lieu" du phénomène OVNI, tel qu'il a été vécu, était une compilation, un montage de différents éléments de paysage qui existent bien, dans la réalité, mais dispersé en différents endroits du trajet suivi par le témoin, préalablement à l'évènement, et qui ont été fondus en un seul décor, le temps de l'évènement.

L'on peut facilement remobiliser, sur ces circonstances, une hypothèse explicative que nous avons déjà envisagée dans le paragraphe sur le missing time : celle qui fait que durant le temps du phénomène et de l'exposition du témoin à ce phénomène, le "décor" où il a lieu est puisé dans les souvenirs du dit témoin, et non pas un lieu réel (dans notre espace-temps). En d'autre termes, le témoin est temporairement placé dans un environnement virtuel et surtout reconstruit à partir de ses propres souvenirs. Auquel cas, la manipulation mentale semble la bonne explication, en tout cas la plus simple et la moins "exotique" (bien qu'il puisse quand même y en avoir d'autres, nettement plus étranges).

Autre facteur qui peut justifier cette hypothèse du virtuel (créé à partir de la conscience du témoin), c'est le fait, très souvent mentionné, que les sons en provenance de ce qui se trouve plus loin que l'immédiat contexte du phénomène sont encore audibles, mais déformés, altérés, distordus.

L'on peut aussi ajouter d'autres sensations, comme celle d'une perte de relief de l'environnement (il semble en 2D, au lieu du 3D habituel), l'absence de déplacement d'air, le sentiment d'oppression et d'angoisse du témoin.

Plus étrange encore, parfois, quand le phénomène a lieu de nuit, il se produit des distorsions du spectre lumineux de sources d'éclairage artificielles et proches. Et non pas des baisses ou des augmentations de la luminosité (ce qui pourrait s'expliquer par des modifications de la tension électrique), mais des décalages fréquenciels (la lumière des sources devient violette, ou bien très rouge, ou bien un enchaînement des deux, etc.).

Si les sources lumineuses sont du type à incandescence, l'on peut faire rougir leur spectre, juste un peu, en abaissant la tension d'alimentation, mais cela entraîne également une nette baisse d'intensité. Et il n'est pas question de monter leur colorimétrie dans le violet sans les faire immédiatement brûler par survoltage. Pour les systèmes d'éclairage à émission (tubes néon, tubes fluorescents, vapeur de sodium, etc.) le spectre d'émission est fixe puisque lié à la composition chimique des matériaux émissifs (que ce soit de l'émission directe par excitation de gaz, ou bien de l'émission secondaire par fluorescence).

Alors, comment expliquer ces cas ? Deux pistes plausibles : le phénomène crée localement une modification substantielle des paramètres physiques au point d'affecter les rayonnements lumineux incidents ; ou bien, la lumière incidente est inchangée, mais c'est la perception lumineuse qu'en ont les témoins qui est modifiée (ce qui fait revenir l'hypothèse de l'action sur le psychisme du témoin, comme solution éventuelle).

* "Autres anomalies"

Présence d'entités invisibles (ou bien seulement visibles sur des images enregistrées), sauf par leurs effets sur l'environnement terrestre : herbes foulées, branches bougées, etc. ; parfois, audition de conversations (liées où pas à ces entités) ; entités visibles mais très éloignées de la morphologie humaine, voire sous forme de simples sphères lumineuses ou bien d'ombres ; phénomènes de télépathie, de poltergeist et de prémonition, de guérisons spontanées d'affections déclarées définitives par les médecins (seulement après le phénomène, pour ces trois derniers éléments) ; fusion et/ou scission du prétendu OVNI, modifications de taille, apparition/disparition immédiate, modifications d'aspect (opaque/transparent), enfoncement dans le sol...

Là, l'on aborde à la frontière (si elle existe) entre les OVNI et le surnaturel. Ce qui rend le sujet encore plus sensible et délicat (surtout vis à vis des septiques purs et durs). Les témoignages portant sur des entités invisibles, y compris dans certains cas rares (pour ceux rapportés) de tentatives d'abduction ou d'agression, existent. De même que l'audition de bruits, sons, paroles en provenance d'une source non identifiée. Que ce soit dans un cadre ovnien ou bien paranormal. Il en est de même pour les apparitions/disparitions spontanées (au sens d'immédiates), etc. Que dire, cette fois, sinon que l'on peut de nouveau faire appel à deux tendances explicatives : phénomènes physiques inconnus, créations mentales des témoins, sans savoir si, dans les deux cas, il s'agit de productions naturelles ou non (donc intentionnelles, et d'auteurs inconnus).

Quand on en arrive à des modifications momentanées de la nature et des propriétés des matériaux solides à portée du témoin, l'on s'enfonce encore plus dans le bizarre, et dans l'exotique. Ces sensations de traverser la matière (partiellement ou bien en totalité), habituellement solide et résistante, peuvent aussi être dues à des modifications locales et temporaires des lois habituelles de la physique, ou bien relever de l'influence sur les mécanismes de perception du témoin (sans que rien ne change dans la réalité, ou plutôt dans ce que nous pensons être la réalité).

LA PARTIE CACHEE DE L'ICEBERG

Avec un tel catalogue, le témoin est sûr de passer pour un affabulateur (doué d'une belle imagination) ou bien pour un dérangé qui mériterait d'être mis à l'ombre (avec douches glacées) pour un certain temps.

Autant de facteurs qui amènent ce témoin à ne jamais parler de ce qu'il a vécu (parfois, même avec les autres témoins impliqués), ou bien en n'en donner qu'une version édulcorée et pouvant être entendue (le plus souvent, ce reformatage s'oriente vers la conservation des seuls éléments pouvant entrer dans le cadre explicatif des extraterrestres et de leurs véhicules spatiaux).

Si, l'on estime que les témoignages qui se font connaître, pour des observations "classiques" (encore une fois : du genre Aliens et soucoupes volantes), sont le dixième de ce qui existe réellement. Il n'est pas très exagéré de considérer que, dans le cas des évènements à très haute étrangeté, l'on doit descendre facilement à un centième de l'existant.

L'on voit, tout de suite, la perte énorme d'informations qui se produit ainsi. Si, en plus, les quelques témoignages qui se font quand même jour ont souvent lieu une décennie ou plus après le phénomène (le témoin a longtemps hésité à en parler), il faut alors ajouter la perte d'informations due au temps écoulé, et au travail de reconstruction des souvenirs (par les mécanismes mentaux).

Les phénomènes à très haute étrangeté cumulent donc tous les facteurs négatifs pour rendre leur étude la plus délicate et difficile possible. Or, ils sont peut-être les plus précieux vécus rapportés, qu'il faut tenter d'analyser, pour avancer un peu, dans ce marécage des OVNI.

D'ailleurs, ici, le terme même d'OVNI (ou d'UFO) perd de sa pertinence, s'il est pris au sens strict du terme (engin matériel et fabriqué, volant dans l'atmosphère terrestre).

Alors, quelle expression s'appliquerait aux cas à très haute étrangeté ? Cette phrase même (cas à très haute étrangeté) ; un terme plus global et générique (phénomène spécial) ; ou bien encore une autre possibilité globalisante (manifestation inexpliquée) ???

En tout cas, le terme OVNI est désormais trop connoté (engin spatial extraterrestre) pour être appliqué dans toutes les circonstances (un o-V-ni vu sous l'eau, ou bien s'enfonçant dans le sol n'est sémantiquement plus un o-V-ni, mais autre chose...), si l'on veut éviter les erreurs d'interprétation et de compréhension mutuelle (selon le sens que chacun donne désormais au mot "OVNI", ou bien "UFO"). Il me semble que le terme OVNI est désormais à réserver aux observations faites dans l'atmosphère, et seulement là (toutefois, les passages d'un milieu à l'autre : solide, liquide, aérien, pourraient être rattachés à la présence dans l'atmosphère, si cette dernière est bien l'un des deux milieux impliqués).

Il existe quand même une autre explication possible, mais loin d'être avérée, au moins pour une partie de ces cas à hauts coefficients d'étrangeté. Ce serait le fait que des avancées très importantes ont été faites, au moins quelque part, sur le fonctionnement du cerveau humain, et sur les moyens de procéder à des altérations de la conscience.

Si certains évènements sont bien effectivement créés par des moyens terrestres (militaires, le plus probablement), et que ces évènements sont produits au moyen de dispositifs d'altération de la conscience du témoin, il faut noter qu'il n'y a alors plus de limites au degré d'étrangeté de ce que le dit témoin peut ainsi être amené à croire de vivre réellement. C'est comme au cinéma, avec les effets spéciaux : la limite est désormais plus dans l'imagination de ceux qui les utilisent que dans les performances des moyens techniques mobilisés pour la concrétiser.

Il n'en serait pas de même si l'on voulait recourir à des moyens réels de création d'un élément fantastique, à destination du témoin, sans que l'on procède à des altérations de sa conscience. Cela serait plus difficile, probablement plus coûteux, et sûrement bien moins étendu (faute de pouvoir disposer encore des moyens techniques à la hauteur des buts visés). Faire disparaître ou bien apparaître un OVNI virtuel dans l'esprit du témoin, à partir du moment où l'on est capable d'agir sur son esprit, est bien plus facile que de fabriquer un ovni "nuts and bolts" disposant de cette capacité. Plus encore, l'on peut lui faire croire voir un "vrai" Alien, un "vrai" dragon, une "vraie" licorne, qui ne sont en fait que virtuels. Lui mettre sous le nez un vrai Alien (biologique), et plus encore un vrai dragon (biologique) ou bien une vraie licorne (biologique), ce serait une autre paire de manche, comme l'on dit.

Ces avancées (sur les altérations contrôlées de la conscience d'humains cibles) pourraient être terrestres "sui generis" (imaginées et conçues par des chercheurs, indépendamment de toute influence extérieure), ou bien avoir été "inspirées" par les comptes-rendus de certains évènements ovniens, qui auraient amené des chercheurs à prospecter dans certaines voies ainsi mises en évidence, et d'y faire certaines découvertes.

Bien entendu, les mêmes causes (altération contrôlée de la conscience humaine) ayant les mêmes effets (faire vivre au témoin des évènements qui n'ont de réalité que dans son cerveau), l'origine de la manipulation peut être autre que terrestre (et militaire), partiellement ou bien en totalité. Ce qui nous renverrait à l'hypothèse non-humaine.

CHIMIE DU CERVEAU

Si l'on peut acorder un crédit à ce qui se dit sur certains sites et dans certains livres (que je n'ai pas lus, mais qui sont évoqués sur ces sites), il paraîtrait que certaines plantes à effets hallucinatoires, utilisées par les Amérindiens d'Amérique du Sud, provoquent des visions qui sont très similaires à ce qui est rapporté dans certains cas de RR3 et d'abductions (sensation de téléportation, et arrivée dans des lieux étranges, accueil par des Aliens insectoïdes ou reptiliens, examen médical à subir, communication télépathique, etc.). Si ces assertions ont un minimum de réalité, l'on peut déjà considérer que la voie chimique permet de perturber le fonctionnement normal sur cerveau, au même titre que certains effets physiques notamment basés sur l'utilisation de champs électromagnétiques. Mais, le plus étrange, dans l'histoire, serait de savoir pourquoi les "visions" des personnes soumises à ces effets portent sur des scènes similaires : Aliens, etc.

* Parce que, dans les deux cas, les visions sont alimentées par tout un corpus d'images préalablement stockées dans la mémoire des témoins (du fait de lectures antérieures sur ce thème, etc.), et qui sont "recyclées" à cette occasion ?

C'est la première explication raisonnable qui vient à l'esprit, mais elle n'est soutenable que si des personnes qui ne se sont jamais intéressé aux OVNI et aux Aliens, et n'en connaissent rien, n'ont pas ce type de visions, qand elles sont soumises aux mêmes conditions. De plus, l'on se demande alors pourquoi et surtout comment ces images, et pas d'autres, sont activées.

* Parce que ces images sont injectées dans la conscience altérée de la personne, au moment où elle est soumise à des produits chimiques, ou bien à des ondes spécifiques, et dans ce cas, comment et par qui, et pourquoi ?

Ce qui nous renvoie à des manipulations intentionnelles (qu'elles soient terrestres ou bien autres).

* Parce que les visions font appel à un fond iconographique qui est présent (normalement à un niveau inconscient) dans le système cérébral de toute personne (en dehors de tout apprentissage ultérieur, par la lecture, etc.), et alors, comment et pourquoi existe un tel préconditionnement de notre cerveau ?

Cette hypothèse ouvrirait sur des réponses très "délicates" : mémoire occultée de souvenirs réels (acquis comment et où ?), programmation mentale générale (par qui, où, comment, pourquoi ?).

* Parce ce que les effets de ces drogues, ou bien de ces champs électromagnétiques, activent des fonction dormantes de notre cerveau, qui nous font accéder non pas à des hallucinations mais à une réalité autre ?

C'est l'hypothèse la plus extrême de toute la série, mais elle ouvrirait sur des implications fantastiques.

Encore une fois, la "réalité" de ces "visions", reste à confirmer, ce qui, pour une fois, dans le phénomène OVNI, est très facile à réaliser : prise des substances actives, par des volontaires, sous contrôle médical, et observation des effets, de l'extérieur (les expérimentateurs), et de l'intérieur (récits des "expérimentés").

En attendant, je reste encore un peu dubitatif sur les faits relatés (contact avec des entités "extraterrestres" ou "extradimensionnelles") rapportés dans certains sites, et livres afférents, que j'évoquais en début de ce chapitre, parce que ces substances sont également connues dans d'autres contextes que le phénomène ovnien, et les effets alors rapportés (hallucinations) sont d'une toute autre nature. Il y a bien des visions fantasmagoriques, mais qui ne semblent avoir aucun rapport avec les Aliens et autre contact de ce type.

Faut-il y voir, encore une fois, le fait que ceux qui prennent ces produits psychotropes, avec l'espoir, l'attente, etc., d'un "contact", l'obtiennent parce qu'ils sont prédisposés à et/ou anxieux de l'obtenir, tandis que d'autres utilisateurs, qui n'ont aucun intérêt dans le sujet ovnien, ont des "visions" d'une autre nature, liées à d'autres dominantes de leur psychisme ?

L'expérimentation sous contrôle, avec deux populations testées (volontaires "croyant" aux OVNI, volontaires pas intéressés par le sujet), permettrait vite de savoir si la prédisposition est liée ou pas au système de croyance des sujets testés. Dans tous les cas, les résultats obtenus seraient très intéressants, et bien au-delà de l'analyse des effets de ces substances hallucinogènes. En fait, je doute que de telles expérimentations n'aient pas déjà eu lieu, au moins une fois, quelque part.

UNE EXPLICATION GLOBALISANTE ?

Dans tous les cas (origine humaine ou bien "exotique"), cette possibilité (la manipulation contrôlée de la conscience humaine) aurait l'avantage d'être globalisante (de donner une réponse simultanée à tous les aspects des phénomènes à hauts coefficients d'étrangeté), puisque, comme je l'évoquais précédemment, à partir du moment où l'on peut faire voir à une personne une chose ou bien une séquence de choses qui n'existent que virtuellement, dans son esprit, l'on est libre de tout lui faire voir, de ce que l'on peut arriver à imaginer. Plus rien n'est impossible, dans le virtuel. L'on n'est pas loin du thème de Matrix, là, non ?

POURQUOI CETTE DIFFERENCE TERRE/MER/AIR ?

Avant d'en rester là, pour cette fois, en matière de cas à haute étrangeté, une réflexion technique :

Sauf erreur de ma part (auquel cas il serait intéressant d'avoir des informations à ce sujet), il semble que l'on ne rapporte des cas d'abduction, et même de simple RR3, que dans des contextes terrestres (au sens de terre ferme, de plancher des vaches) et jamais dans un environnement marin (bateau de croisière, cargo, etc.). Pourquoi ? Simple affaire de statistique (nombre restreint de gens en mer par rapport aux foules de gens sur la terre ferme), ou bien pour d'autres raisons ?

Dans l'hypothèse de l'enlèvement par des extraterrestres classiques (en provenance d'une autre planète), l'abduction en mer ne présenterait que des avantages : facilité de répérage des cibles, présence de témoins indésirables dans le voisinage hautement improbable, et tout le temps d'opérer sans qu'il y ait une réaction terrienne rapide à la présence d'un OVNI, etc. Alors ?

Je parle bien, et uniquement, d'abduction et de RR3 (ou plus), car des observations plus lointaines existent en nombre déjà respectable. L'on pourrait se faire la même réflexion en environnement aérien (il y a des observations plus ou moins rapprochées, mais guère de RR3 ni de cas d'abductions, accessibles au public, sauf exception, et justement, voici un lien vers un cas qui relèverait bel et bien de l'abduction en plein vol, une fois confirmé : http://en.wikipedia.org/wiki/Valentich_Disappearance

PATIENCE ET COURAGE

Décidément, l'Ufologie est une corne d'abondance de questions, d'hypothèses, d'interrogations, etc. ; et un vrai désert de réponse avérée (même partielle, fragmentaire...).

C'est donc l'un des rares domaines de la réflexion humaine où l'on n'a pas avancé (officiellement), depuis maintenant plus d'un siècle que les phénomènes étranges et inexpliqués dont nous parlons dans ce site, et venus à la connaissance du grand public, ont commencé à vraiment mobiliser certains d'entre nous (dont Charles Fort est peut-être l'exemple du pionnier).

Combien de temps cette glaciation durera-t-elle ? Et sur quoi débouchera-t-elle ?

Peut-être sur rien, jamais, parce que nous aurons eu tellement d'autres problèmes graves et urgents à traiter que ce sujet finira par glisser dans l'oubli et l'ignorance des générations futures, sinon comme un vague folklore d'une époque révolue ; mais, peut-être pas (éventuellement et paradoxalement pour les mêmes raisons).

Peut-être sur d'autres évènements, que nous verrons bien, le temps venu.

Il faut dire que le parasitage et le brouillage du phénomène, tant par lui même que par diverses actions bien terrestres, ne facilite pas la tâche, et la complique même de plus en plus.

Un auteur de science-fiction, Sturgeon, disait : "...90 % de n'importe quoi est sans intérêt...". Ce constat s'applique sûrement à toute l'ufologie accumulée, mais comment en extraire les 10 % qui valent le coup ?

L'on peut cependant être sûr que ce qui relève de la magie, du paranormal, aujourd'hui, rentrera bien sagement dans le cadre d'une future connaissance qui les classera comme des phénomènes normaux, voire triviaux...

Comme souligné par un auteur connu : "L'ovni est l'intrusion de la réalité". Une réalité qui, paradoxalement, nous semble irréelle, tant notre perception et notre connaissance du réel sont lacunaires.

AGIR EN HUMAIN TOTAL POUR LA TOTALITE DES HUMAINS

Ce pourrait être la piste à suivre, par chacun de nous. Il faut cependant constater que l'immense masse des personnes intéressées par le sujet est plutôt constituée de consommateurs que d'acteurs. De plus, dans la sphère publique, les leaders se font rares.

Plus de Hyneck, plus d'Aimé Michel, quand à Jacques vallée il n'est plus très jeune, et il semble d'ailleurs vouloir commencer à passer le relais (comme le prouve son dernier ouvrage). En fait, il ne paraît pas exister de relève, du même niveau que ces références (encore une fois, dans le domaine public).

Jean-Pierre Petit creuse son sillon, avec une orientation science pure et technologie dérivée, toutes deux éventuellement en rapport avec le phénomène OVNI (en partie, et non pas dans sa totalité). Mais, lui non plus n'est plus très jeune, et comme il s'investit dans un certain nombre de filières et de domaines, qui tous sollicitent son intérêt, il est moins disponible pour chacun d'entre eux, comme il le reconnait lui-même sur son site (manque de temps, manque de moyens financiers, et problèmes de santé, hélas pour lui).

Cet axe d'approche (la recherche scientifique) étant assuré par ses collaborateurs et lui-même (plus ses travaux sur les univers gemmellaires, etc.), il nous manque donc des gens pour gérer d'autres axes d'approche (comme le faisaient les "anciens" que j'ai cités précédemment), et au même niveau conceptuel que celui dont ils étaient capables, ce qui n'est pas une mince affaire.

Pour finir ce texte, voici justement deux citations d'Aimé Michel, auxquelles j'adhère complètement :

"Il est temps de découvrir que tous les systèmes de pensée sont en réalité des systèmes pour EVITER de penser !"

"Le premier mystère est : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Et le deuxième, aussi grand que le premier : pourquoi est-ce que je suis là en train de penser ? Ils sont bien à plaindre ceux dont ces questions ne visitent pas l’esprit au moins une fois par jour, car il ne leur sert à rien d’être des hommes. L’état de laitue leur conviendrait aussi bien."

Je vous souhaite de ne pas être des laitues.

By,

Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Ven 28 Oct 2011, 21:54

Janus a écrit:


Compte tenu de ce que l'on peut éventuellement commencer à entrevoir de la réalité du phénomène, et qui n'est sûrement encore qu'une très faible partie de ce dernier (dans sa totalité et ses conséquences), sa révélation serait littéralement cataclysmique.

Rien de résisterait, de tout ce qui structure les sociétés humaines sur toute la planète (sauf paradoxalement chez les sociétés plus "primitives", et je mets des guillements pour prendre mes distances par rapport à la connotation péjorative du mot "primitives"), quel que soit le domaine envisagé : histoire, économie, sociologie, psychologie, biologie, astronomie, physique..., pour juste citer quelques sciences impactées. Il en serait de même pour les technologies. Mais cela atteindrait aussi (surtout), et de plein fouet, la plupart des religions (et philosophies) de la planète, annulant des dogmes, et en remodelant d'autres, etc. En fait, la société serait pulvérisée à tous ses niveaux : peuples, ethnies, groupes, clans, familles, et pour tous les réseaux sociaux spécifiques à chaque culture et civilisation.

Par effet de dominos, l'on assisterait donc à une implosion complète du système social humain, de ses paradigmes (et autre représentations) à ses objectifs, buts, finalités.

Le choc serait déjà énorme, pour la majorité des gens, si le phénomène était de nature encore "classique" (l'hypothèse extraterrestre de base, celle impliquant des habitants d'une autre planète venant chez nous, au moyen d'engins plus performants que les nôtres, mais dans le cadre de notre physique et de notre espace-temps usuels), et il serait difficilement commensurable avec des versions plus "exotiques" (autres univers, autres dimensions, autre temps, autres entités que des biologiques comme nous les connaissons, etc.).


By,

Janus

Justement ! je crois que ce serait plutot enrichissant ! un mal pour un bien, comme on dit
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Sam 29 Oct 2011, 08:12

On nous y prépare lentement à cette révélation , on commence à admettre qu'il éxiste d'autres planètes habitées dans d'autres galaxies.....

Tout le monde semble oublier une possibilité de cette révélation,encore jamais envisagée.Imaginons que cette science ,un peu décriée, nous sorte demain un engin se" procurant "lui méme sa propre énergie et capable de prouesses techniques lui permettant d'envisager d'aller n'importe où dans le cosmos.Ceci change toute les donnees du problème et on serait bien obligé de croire à la possibilité des E T .Nous serions bien obligés d'admettre qu'avant de vouloir se promener dans le cosmos nous devrons demander l'autorisation à certains "douaniers " de l'espace qui seraient curieux de connaitre nos intentions et nos bagages avant de nous laisser passer.

En attendant on peut peu toujours réver......mais.......

au plaisir BC
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Sam 29 Oct 2011, 14:08

Bonjour,

N'oubliez pas que : la venue d'êtres exobiologiques, après un voyage spatial classique, depuis chez eux jusqu'à chez nous, acccompli au moyen d'un véhicule manufacturé, n'est qu'une des hypothèses envisageables pour expliquer les phénomènes auxquels nous sommes confrontés, comme je viens de le dire à un membre (en MP).

By,

Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Dim 30 Oct 2011, 01:33

J'ai mis le texte précédent, très intéressant, de Janus sous forme PDF et sous forme d'eBook (format ePub).

Pour télécharger, voir ce post-ci :
http://www.forum-ovni-ufologie.com/t13939-petite-bibliotheque-du-forum#103680
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Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Mer 25 Jan 2012, 22:22

DEBUT DE LA PARTIE 1

Bonjour,

Je vous propose, pour essayer d'avancer sur le sujet, d'appliquer le bon vieux rasoir d'Occam, mâtiné de démarche hypothético-déductive à la Holmes, au thème qui nous intéresse (soit la problématique de l'origine du phénomène OVNI). Mais, à ma toute petite échelle, bien entendu.

LA GRANDE ILLUSION

Bien entendu, l'on ne peut écarter, d'un simple revers de main, une première hypothèse, celle qui repose sur ce simple constat : il n'y a rien, il n'y a jamais rien eu. Les OVNI, tous les OVNI, ne sont que des purs produits de l'imagination humaine, des effets psychologiques atypiques, des mensonges de mythomanes ou d'escrocs, des phénomènes physiques naturels mal interprétés, etc., etc.

Et cela, dans toutes les périodes historiques concernées, dans tous les pays mentionnés, dans toutes les circonstances évoquées, etc., etc.

Bref, il n'est rien de valable dans tout ce qui a alimenté le sujet, depuis des décennies (et plus encore) : ni les observations diurnes, ni les observations nocturnes, ni les traces au sol, ni les effets electromagnétiques, ni les altérations diverses dans l'environnement, ni les modifications physio-psychologiques des témoins, ni les images collectées, ni les observations radar enregistrées, ni les...(longue liste), n'ont le moindre lien, aussi infime soit-il, avec une présence non-humaine et des manifestations non explicables par des causes naturelles (matérielles ou immatérielles). Donc, il n'existe rien de recevable en matière d'éléments pouvant contribuer à l'établissement de la preuve.

Ceci étant dit, essayons d'avancer un peu.

L'HYPOTHESE LOCALE

Dans cette perspective, il semble logique d'envisager, tout d'abord, une provenance la plus proche possible. C'est à dire notre planète elle-même, et des sources semblables à celles dont nous sommes issus. Notons tout de suite que ce choix réduit à néant tout le barrage argumentaire qui est fait à une autre hypothèse, celle de la provenance extérieure à notre système solaire (distances entre étoiles, temps de déplacement nécessaires, etc.), par les "objecteurs d'Aliens".

Donc, des entités physiques et biologiques les plus simples et les moins "extra-ordinaires" possibles, puisque constituées des mêmes composants chimiques que ceux que nous utilisons, et elles aussi issues de l'évolution biologique qui a guidé (et qui continue à guider) toutes les manifestations de la vie connue sur cette planète, peuvent-elles exister et avoir pris l'avance nécessaire pour justifier le décalage entre nos possibilités et les leurs ?

Mais alors, qu'elle serait leur origine, au sens Darwinien du terme, de quel rameau de l'arbre du vivant seraient-elles issues, de quels ancêtres ont-elles évolué, et de quelles proches étapes ont-elles divergé, comme nous-mêmes l'avons fait, des mammifères en général, et des primates en particulier, puis des hominidés (pour seulement parler des étapes les plus récentes) ?

Déjà, et pour l'instant, nous ignorons quel est notre propre parcours évolutif exact. En d'autres termes, nous avons une idée générale de notre lignage biologique, mais pas en détail, et dans la moindre des variantes évolutives qui ont abouti à nous.

Il ne se passe pas une décennie sans qu'un nouveau squelette ne soit découvert, qui vient chambouler la belle organisation mise en place par les paléontologues, à partir de la découverte précédente. Et, du coup, des branches de notre "arbre généalogique" doivent être déplacées, reconfigurées ; des enchaînement disparaissent même, tandis que d'autres sont mis à leur place.

Pourquoi ? D'abord parce que l'on est très loin d'avoir retrouvé tous ces chaînons manquants, ce qui fait que l'arbre est discontinu : des tronçons existent qui sont "suspendus dans le vide", faute des éléments restant encore à découvrir pour les rabouter à d'autres parties, par une extrémité ou bien les deux.

A nouveau, pourquoi ? Parce que trouver un exemplaire, même partiel, de toute entité biologique qui a été une étape de notre évolution, depuis les primates les plus primitifs jusqu'à nous, est un énorme coup de chance ; c'estl'exception qui confirme la règle ; un hasard bien plus improbable que de gagner le loto plusieurs fois de suite. Bref, la probabilité est proche de zéro (proche mais pas égale, sinon cela ne serait jamais possible).

En effet, les squelettes, pour arriver jusqu'à nous, doivent bénéficier d'un concours de circonstances presque incroyable : ne pas être dispersés par les prédateurs (peu de temps après la mort) ; ne pas être dispersés par les charognards ou bien les intempéries ; ne pas être décomposés (du fait de la nature chimique du sol dans lesquels ils sont ensevelis) ; ne pas être écrasés par les mouvements de terrains successifs ; puis traverser les millénaires pour réapparaître à portée de vue d'un paléontologue juste à temps (car s'ils émergent trop tôt à la surface, du fait de l'érosion, les intempéries reprendront leur effet destructeur), ce qui implique aussi : un terrain en surface aérienne (et non pas submergé par la mer, un fleuve, un lac, etc.), dans un endroit propice (c'est à dire assez dénudé pour qu'on le repère, et donc non pas en pleine jungle, ou bien sous une calotte glaciaire) ; sans oublier la nécessité d'une période temporelle où la paléontologie existe déjà (et, c'est très récent, dans l'histoire humaine).

Du coup, pour beaucoup d'espèces, dont nous sommes issus, ou proches, surtout les plus anciennes, nous n'avons qu'un seul exemplaire (parfois très incomplet) ou pas d'exemplaire du tout (éventuellement pour toujours).

Une évolution autre que la nôtre aurait-elle pu se produire, pas découverte à ce jour, et qui aurait mené à ce qui nous intrigue tant, sur ce site, c'est à dire des entités (au moins) technologiquement plus évoluées que nous ? Tout paléontologue haussera les épaules à cette hypothèse qu'il jugera totalement farfelue. Et, personnellement, je l'aurais estimée très improbable.

Sauf que, une découverte assez extraordinaire a été récemment faite, qui est venue jeter le doute dans la communauté paléontologique, c'est celle de l'Homme de Flores : nous voici avec un hominidé miniature sur les bras, contemporain d'autres homonidés plus connus, et que l'on ne sait pas où classer, pour l'instant. Un bout de l'arbre que l'on est bien incapable de caser, même approximativement.

Cette perturbation a été telle que les paléontologues ont d'abord essayé de l'écarter par tous les moyens explicatifs et rassurants possibles, en envisageant que ce squelette était celui d'un primate inconnu, d'un hominidé déjà connu mais affecté d'une déficience génétique (nanisme, etc.).

Mais, la balance penche de plus en plus vers l'obligation de reconnaître qu'une espèce humaine inconnue et miniature aurait coexisté (temporellement), avec des espèces plus classiques et identifiées. Et, l'on se demande bien d'où elle vient exactement (par l'évolution) et où elle à pu aller (si elle a bien été quelque part, donc si elle a eu une descendance évolutive, qui resterait alors à découvrir).

L'on peut envisager que d'autres espèces intelligentes ont aussi été présentes sur cette planète, conjointement avec celles qui nous sont connues et dont nous sommes issus (pour certaines), mais sans avoir un lien évolutif très proche avec ces dernières. L'une d'elle pourrait-elle être une piste vers ce que nous cherchons à comprendre ?

Pour que cette idée soit possible, il faudrait qu'au moins l'une des conditions suivantes soit remplie, pour justifier d'une telle avance que celle que nous constatons (à partir des observations rapportées) :

* Que cette intelligence ait émergé avant la nôtre, et qu'elle ait évolué au moins à la même vitesse que nous, pour garder son avance.

* Que cette intelligence ait évolué plus vite que la nôtre, ce qui lui autorise une émergence postérieure, avec rattrapage puis dépassement de nos capacités.

Dans les deux cas, et toujours pour expliquer le différentiel technologique apparent, il faut alors envisager que des étapes essentielles, comme la conquête du feu, de la métallurgie, etc., ont été franchies. Et là, cela devient délicat.

Avec l'Homme de Flores, par exemple, il semble que sa technolgie était "d'époque", et il ne "faisait tache" que par ses caractéristiques physiques. Cette fois, avec notre hypothèse, il faudrait également trouver, outre des squelettes "atypiques" (temporellement et constitutionnellement), des traces de technologies diverses en décalage avec là où nous en étions nous-mêmes (dans notre lignage ou bien parmi les lignages proches), pour la période considérée. En d'autre terme, ce que l'on peut appeler des "anomalies temporelles".

Officiellement, il n'en existe pas, il n'en a jamais existé. Pourtant, il y a pas mal de rumeurs et d'histoires qui courent à ce sujet. Ce qui nous amène aux sites qui traitent de l'archéologie non-conventionnelle (pour employer le terme le plus neutre).

Et là, vous allez découvrir un panel aussi diversifié que celui qui peut exister en ufologie (c'est à dire du pire au meilleur). Dans le pire, l'on veut expliquer toute réalisation ancienne un peu exceptionnelle (les pyramides d'Egypte ou bien d'Amérique, les citées précolombiennes, et autre sites dits cyclopéens) par l'intervention de races extraterrestres ou bien d'entités terrestres douées de pouvoirs extraordinaires.

Personnellement, je ressens ce type d'explication comme une véritable insulte à l'intelligence, à l'ingéniosité, au courage, mais aussi l'immense patience et l'incroyable tenacité dans des tâches immenses, de nos ancêtres (au strict sens du terme, cette fois : Homo Sapiens-Sapiens). En clair, toutes ces réalisations ont parfaitement été possibles sans "interventions extérieures", au prix parfois de bien des sacrifices (en vies humaines, en temps passés, en maigres ressources investies). Ce qui laisse la porte ouverte à certaines spéculations, c'est que nous ne savons pas toujours comment exactement ont procédé nos ancêtres humains, pour exécuter le travail (par exemple, le procédé réel de réalisation des pyramides d'Egypte donne lieu à de vraies batailles rangées entre les spécialistes, et les théories qu'ils défendent).

En plus, il y a alors une contradiction de fond, entre toutes les explications à base "d'extraterrestres" pris pour des anciens dieux, tels que mentionnés dans diverses légendes anciennes, et apportant l'écriture, l'agriculture, l'irrigation, etc., d'une part ; et, la volonté de discrétion maximale d'autres occupants évolués partageant notre environnement terrestre, d'autre part.

Encore une fois, si nos ancêtres Homo Sapiens Sapiens étaient assez abrutis pour être incapables par eux-mêmes "d'inventer" l'écriture, l'agriculture, l'irrigation, la métallurgie, etc., comment leurs descendants (pourvus des mêmes cerveaux) ont-ils été capables d'inventer tout le reste, jusqu'à nos jours, sans l'aide des "autres" ? Sauf à considérer que chaque fois que nous imaginons et inventons quelque chose, cela nous est "inspiré", "soufflé", par d'autres, et que nous sommes entièrement sous contrôle. Mais, même dans cette hypothèse, pourquoi le pilotage était-il apparent à l'époque ancienne (les extraterrestres venant former les humains, en se faisant passer pour des dieux), et est-il dissimulé aujourd'hui (alors qu'il aurait pu l'être, invisible, ce "guidage", dès le début) ?

Ceci dit, ce qui précède n'exclue pas une évolution parallèle de "quelque chose", vers d'autre buts, et avec des moyens de plus en plus supérieurs aux nôtres, et sans interférer avec nos affaires.

Ce qui m'amène (et vous aussi qui me lisez) à revenir aux espèces qui se sont succédées, dans les hominidés. Les recherches, et surtout les découvertes les plus récentes, amènent à reculer toujours plus tôt dans le temps (parfois en millénaires, ou plus encore) l'apparition de certaines technologies ou bien d'autres manifestations (comme l'art pariétal).

Donc, la maîtrise de certaines capacités est apparue de plus en plus tôt dans la préhistoire, par rapport à ce que l'on pensait avant. Il en est de même pour l'apparition des premières citées et donc des sociétés structurées dans un cadre urbain, avec parfois des rééchelonnements qui se comptent de nouveau en millénaires.

Plus intéressant encore, l'on commence à s'apercevoir que des espèces différentes d'hominidés ont accédé à certains niveaux technologiques avec des décalages temporels importants. Autrement dit, à des mêmes périodes, ont pu coexister des espèces dont certaines étaient nettement en avance sur les autres, sur le plan technologique, mais sans que cela dépasse l'admissible pour tout paléontologue "mainstream".

Mieux encore, l'accès à la bipédie (qui lui aussi, pour certaines espèces, recule dans le temps), avec de nouveau des moments où certains hominidés étaient franchement bipèdes et d'autres toujours pas.

Encore plus étrange, l'on en arrive à des squelettes que l'on peut dater, et qui alors sont des "hybrides" : ils ont des caractéristiques qui sont plus évoluées (ou bien, aussi évoluées) que celles d'autres espèces qui ne vont exister que plus tard (selon la chronologie existante), et aussi des caractéristiques moins évoluées que d'autres espèces qui les ont pourtant précédés (toujours selon la chronologie admises). La solution la plus facile est de considérer que l'on se trompe dans la datation de "l'hybride", mais tout décalage chronologique, s'il permet de gommer une anomalie (apparente) ne fait qu'augmenter l'autre : si vous reculez la datation de l'hybride" pour éviter son retard (sur certaines caractéristiques) par rapport à l'espèce précédente, vous augmentez d'autant son avance (en ce qui concerne d'autres caractéristiques) sur l'espèce suivante ; et symétriquement, si vous avancez sa datation pour annuler son avance sur l'espèce suivante (encore une fois, selon la chronologie officielle), vous aggravez le retard par rapport à l'espèce précédente.

Du coup, l'évolution des hominidés semble de moins en moins linéaire et régulière, avec des accélérations pour certains, des stagnations et même des régressions pour d'autres, des décalages évolutifs importants entre branches à une même période, des changements continuels dans l'ordre du peloton (lancé dans la course à l'évolution), et des espèces qui sont en tête sur certains points tout en étant en queue sur d'autres (au lieu d'une évolution simultanée sur tous les points en même temps, quand elle se manifeste, pour certaines espèces).

Dans cet embrouillamini, sommes-nous finalement les seuls à avoir gagné la course, ou bien...

Ce qui nous ramène aux traces technologiques, et aux éventuelles "anomalies temporelles". Une preuve évidente, la plus nette, et quasiment incontestable (à supposer que d'autres soient passés par les mêmes chemins scientifiques et techniques que nous), ce serait la découverte de traces radioactives d'origines artificielles. Bien évidemment, parmi les corps chimiques dont la période de décroissance est suffisamment longue pour être encore détectables de nos jours. A ma connaissance, ce n'est pas le cas.

Il en est de même pour d'autres traces dont l'artificialité serait assez facile à prouver. Je peux prendre comme exemple la pollution au plomb, due à l'industrie romaine de ce métal, dont des traces sont encore détectables, dans les couches de glace (de la calotte groenlandaise) correspondant à la période romaine.

De plus, où seraient leurs citées, etc. Et, si l'on objecte que, pour une raison X ou Y, ils auraient volontairement effacé leurs traces, c'est concevable, à la rigueur, pour des zones limitées, mais avec la pollution chimique ou radiologique, c'est impossible (trop diffuse et vite répartie sur l'ensemble de la planète, comme nous sommes nous-même en train de le faire, et sans plus de possibilité de revenir en arrière et de tout effacer).

Même quand des peuples et des civilisations se sont contenté d'une agriculture vivrière simple et de constructions en matériaux périssables et naturels( végétation), nous sommes souvent capables de repérer de telles traces, même si la nature a depuis longtemps repris ses droits sur les zones concernées (cf. "les mounds" d'Amérique du Nord, ou bien les "tierras negras" d'Amérique du Sud). Même la station momentanée de simples chasseurs-cueilleurs, si nous savons où observer (et si le terrain s'y prête), ne nous échappe pas (alors que leur empreinte était très faible, pouvait être temporaire et/ou unique, et toujours distante de nous de centaines de milliers d'années dans le passé).

En résumé, qu'une espèce (à ce jour inconnue) ait pu évoluer plus vite et plus loin que nous, sur cette planète, est possible, mais l'éventualité en est très faible. Que cette espèce ait eu le même développment technologique que nous, et même au-delà de là où nous en sommes nous-mêmes, est encore plus improbable, pour les raisons que j'ai évoquées.

Deux remarques, pour relativiser un peu ce qui précède juste :

D'abord à l'échelle des temps géologiques, qui se compte en millions et en milliard d'années, même si notre espèce dure encore quelques centaine de milliers d'années (soyons optimistes), la couche géologique correspondant à toute notre histoire ne sera encore que de quelques millimètres tout au plus, une fois ces millions d'années écoulés, après nous. Et, dans cette couche infime, il ne restera pas grand chose de repérable, de toutes nos réalisations, mêmes les plus résistantes et les plus grandes.

Mais alors, ils ne sont déjà plus là, si leur présence est limitée à une simple strate géologique ignorée de nous. Ce qui est en contradiction avec leurs manifestations actuelles, selon les témoins.

Imaginons maintenant une espèce, très intelligente, n'ayant jamais connu d'explosion démographique (comme notre espèce), donc toujours peu nombreuse sur cette planète, et qui aurait pris une nette avance sur nous, par ses propres moyens, ou bien, qui se contenterait de surfer sur la vague de notre progrès scientifique et technique (en l'utilisant de telle façon qu'elle serait toujours capable d'économiser ses moyens en puisant dans nos découvertes, tout en les amenant toujours un peu plus loin que ce que nous en sommes capables au même moment). Une telle situation leur assurerait une avance constante, à leur avantage, et pour un investissement bien moindre que celui que nous devons consentir sans arrêt, pour avancer nous-mêmes.

Pour mieux expliciter, deux exemples : une société industrielle qui espionne les travaux de son concurrent, bénéficie de tous ses progrès et de toutes ses découvertes, sans que celà lui coûte les efforts de la société espionnée (de plus, elles peut utiliser les moyens ainsi épargné pour aller un peu plus loin dans la voie explorée, ce qui lui permet d'être en avance sur la société ainsi utilisée à son insue), une nouvelle avancée est-elle faite, le phénomène se reproduit ; une autre image, plus biologique : une photographie (que vous connaissez peut-être), où l'on voit un dauphin surfer sur la vague d'étrave d'un supertanker, sans effort de la part de l'animal, car il utilise à son profit toute la puissance du navire (phénoménalement plus grande que la sienne), pour avancer aussi vite que lui.

Une espèce très peu nombreuse, et économisant beaucoup dans ses progrès, en puisant dans les nôtres, au fur et à mesure. Voilà d'excellents moyens de résider sur cette planète sans se faire remarquer, en tout cas, pendant longtemps, dans l'histoire humaine, et sans laisser beaucoup de traces matérielles de sa présence.

Objection à cette idée : le fait que les OVNI semblent se manifester depuis déjà des siècles (et plus). dans ce cas, l'hypothèse du surf sur la technologie humaine du moment (en la précédent constamment, et juste un peu) ne tient pas. Dommage, à moins qu'un autre facteur n'entre en jeu ? Il nous reste quand même l'option de l'espèce toujours très faible numériquement, mais ayant alors évolué technologiquement par ses propres moyens (et en ayant opté pour des filières laissant peu de traces physico-chimiques, qui soient identifiables comme non-naturelles, par nous, avec nos connaissances actuelles).

Avant l'exploration spatiale, l'on aurait pu aussi envisager une explication par le voisinage, plutôt que la colocation. Autrement dit, des visiteurs locaux, en provenance de l'une des deux autres proches planètes telluriques de notre système solaire (Vénus et Mars). Sauf que, nous savons désormais que l'un de ces mondes est un enfer thermique et hyperbarique, et que l'autre est un endroit désolé, pas plus propice au développement d'une espèce évoluée.

Donc, nous sommes ramenés à une hypothèse de co-évolution parallèle, sur cette planète et de nouveau confrontés à l'absence d'artefacts visibles, ici ou bien là, de leur part.

L'on peut, pour sortir de la contradiction, faire appel à des explications "ad-hoc". Par exemple, "ils" se sont très tôt repliés dans des endroits très isolés. Cette explication pouvait tenir jusqu'au 19ème siècle, du fait des zones inexplorées qui subsistaient encore, alors. Avec l'observation spatiale actuelle, cela devient plus difficile, même pour des entités peu nombreuses mais à la technologie très évoluée (ce qui laisse plus d'indices et de traces qu'un niveau de développement de chasseurs-cueilleurs).

Alors, l'on joue la carte des fonds marins, comme lieu de résidence, et là, même de nos jours, cela reste crédible, car les grandes profondeurs impliquées, les vastes surfaces concernées, les moyens encore rudimentaires d'explorations systématiques de ces trois-quarts de notre planète, peuvent permettre de passer entre les mailles du filet.

Au sujet de ces fonds marins, il faut souligner un effet "effaceur" du mécanisme de tectonique des plaques. Que je vais juste esquisser, pour ne pas prendre trop de place, et donc simplifier (désolé pour les spécialistes). A partir des dorsales médio-océaniques actives, il y a une création continue de plancher océanique, ce qui entraîne un déplacement du dit plancher océanique vers les marges et jusqu'au contact avec une autre plaque. Arrivé en ce point, l'une des deux plaques subit un phénomène de subduction (elle s'enfonce sous l'autre, avec augmentation de la pression et de la température jusqu'au point où il y a fusion et incorporation des matériaux ainsi libérés dans le magma local. Donc, tout ce qui se trouve sur un plancher océanique de ce type finit dans de telles conditions (écrasement et fusion, puis dilution), ce qui anihile pas mal de choses.

Ce phénomène est rapide, à l'échelle des temps géologiques, le temps maximal avant le plongeon dépendant à la fois de la vitesse de création du plancher et aussi de la largeur de l'océan concerné (qui peut être stable, augmenter, diminuer). Aucun plancher océanique existant ne contient des roches plus vieilles que 180 millions d'années. Inutile de préciser que ce n'est pas ce phénomène naturel qui pourrait effacer des traces sous-marines de présence alienne, compte tenu du délai nécessaire. Sauf pour des sites situés aux marges des zones de subduction ; et même dans cette hypothèse, d'autres actions naturelles, bien plus rapides, feraient leur oeuvre avant.

D'abord la corrosion marine (très efficace, surtout sur les métaux) et aussi l'accumulation sédimentaire, qui se chiffre parfois en dizaines de centimètres par an, avec un minimum courant de 10 mm par année. Même en optant pour ce rythme minimal (10 mm par année), en un millénaire, une couche de sédiments se forme, pour un total de 10 mètres d'épaisseur, que l'on peut ramener à une couche de 1 mètre (si l'on tient compte d'un phénomène de compression du sédiment le plus bas, par le sédiment ultérieur, avec une expulsion progressive de l'eau interstitielle. Pour une vitesse de dépôt de 100 mm par année, il ne faut qu'un siècle pour arriver au même résultat (strate comprimée de 1 mètre d'épaisseur). Il existe des zones, notamment au près des côtes, et tout particulièrement dans les deltas sous-marins des grands fleuves, où les dépôts augmentent annuellement de plusieurs mètres, constituant une strate (équivalente aux précédentes : 1 mètre compressé) en moins d'une année. En ces points très particuliers, tout ce qui se trouve au niveau du sol sous-marin est enseveli, en quelques dizaines d'années à peine, même si cela fait plusieurs mètres de haut (voire plus encore).

Toutefois, les sondeurs acoustiques à très basses fréquences sont capable de "voir", ce qui se trouve dans les couches sédimentaires, même très épaisses, pourvu que ce qui s'y trouve soit assez grand et d'une densité assez différente du sédiment dans lequel il est enfoui. Mais, comme la portée et la couverture de ces sondeurs acoustiques TBF sont limitées, encore faut-il les amener au(x) bon(s) endroit(s) et avoir l'idée de le faire.

Et puis, dernier Joker, il y a le domaine souterrain, encore plus difficilement explorable, mais où de vastes cavités seraient cependant déjà décelables (comme anomalies gravimétriques ou de propagation de certains ondes sismiques). Contrairement à l'expace marin, le domaine souterrain est plus "piégeux", pour des entités qui s'y dissimuleraient, car une fois que l'on est repéré, il n'est pas facile de se déplacer ailleurs (comme le permet le milieu liquide), sauf à disposer de moyens très spéciaux pour le faire.

Rien qu'en restant dans notre contexte humano-terrestre, il commence à se savoir que notre espèce à déjà été capable de créer de très grands complexes souterrains, complètement inconnus (enfin, moins désormais), capables d'abriter des milliers de personnes, pour des durées longues (une décennie, voire encore plus), en toute autonomie avec la surface, et disposant de toutes les infrastructures nécessaires à la survie (hôpitaux, centrales électriques, système de distribution et de traitement des effluents, etc.).

Ces gigantesques installations, étalées sur des dizaines et même des centaines d'hectares, disposant de systèmes intégrés de circulation, ont été liées à l'affrontement Est-Ouest, et ont été notamment développées en Chine et en URSS. Mais des clones de ces mégapoles souterraines ont aussi été conçus et réalisés dans d'autres pays importants (USA, notamment), ou moyens (GB, par exemple). L'on est alors à une autre échelle que les simples abris incorporés obligatoirement dans les sous-sols de tous les immeubles construits en Suisse, et même de leurs systèmes de fortifications creusés dans les montagnes. L'on est également à plusieurs magnitudes au dessus du dit "PC Jupiter de l'Elysée".

Différentes versions de ces villes fantômes, se sont succédées, certaines étant abandonnées, parce que devenues inutiles et obsolètes, par rapport aux plus récentes versions. Et, toujours plus profondes : d'abord 50 mètres, puis 200 mètres, et sûrement encore plus bas, pour les versions actuelles et opérationnelles (qui sont encore totalement inconnues).

Les points d'accès à ces complexes étaient et sont toujours dissimulés (soit dans les villes, soit à la campagne), bien entendu. Ils permettraient aux membres principaux (civils et militaires) des gouvernements des pays concernés, ainsi qu'aux personnels indispensables à leur fonctionnement, de trouver un refuge sûr et durable, en cas de danger (de quelque nature qu'il soit). En laissant le reste de la population se débrouiller à la surface. A supposer que, par hasard, certains points d'accès soient découverts, les personnels de sécurité veilleraient à empêcher toute intrusion, et même que la nouvelle en soit propagée parmi les gens restés dehors.

Dans certains pays, il existe ainsi des lieux, apparemment totalement naturels et loin de tout (donc, pas des bâtiments entourés de grillages électrifiés, etc.), où votre simple présence donne le droit, aux forces armées du coin, de vous abattre sans sommation, et à simple vue.

En fait, sans entrer dans les cas historiques (les souterrains et les salles secrètes, cela a toujours existé, y compris dans de simples fermes auvergnates ou bien cévenoles). Il suffit de se rappeler que le Berlin de la Seconde Guerre Mondiale était traversé de tels réseaux de salles et de couloirs de communication, à partir de beaucoup des sous-sols des principaux bâtiments officiels (et d'autres encores). De nos jours, certaines parties de ces réseaux sont encore à explorer.

Dans ces deux derniers cas (fonds sous-marins, sous-sol), rien de vraiment concret n'a été porté à notre connaissance, comme indices d'une présence "différente" (de la nôtre). Notons simplement que, si nous sommes capables de le faire, "ils" doivent bien être capables d'en faire autant (et mieux encore).

Qui dit civilisation avancée dit technologies avancées (dans notre schéma culturel humain). Une telle civilisation ne passe pas inaperçue (anomalies thermiques, electromagnétiques, magnétiques, radioactives, chimiques, et.). Autant de chose qui nous sont de plus en plus faciles à repérer, en télédétection, au sol ou bien depuis l'espace. Officiellement, rien d'anormal à signaler.

Après, l'on peut recourir à des explications plus "spéciales", pour justifier d'une hypothétique co-habitation sur cette planète (autre(s) réalité(s), autre(s) dimension(s), etc.). Ce qui permettrait de résoudre la contradiction entre une présence immédiate (dans les même lieux : notre planète, et sans avoir besoin de venir de très loin)) et un évitement constant (pas de risques de rencontres fortuites ou presque pas, ni de découverte de lieux cachés). Mais, pour aborder ce sujet, il vous faudra attendre d'en être arrivé à la troisième hypothèse.

Voilà, pour la première partie de cette revue des hypothèses parmi les plus courantes, pouvant donner une origine au phénomène, en partant du présupposé qu'il a bien une réalité physique (au moins partielle).

FIN DE LA PARTIE 1

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Janus
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Mer 25 Jan 2012, 22:26

DEBUT DE LA PARTIE 2

L'HYPOTHESE CLASSIQUE

(note au lecteur : j'ai inclus, dans ce chapitre, des calculs relativistes que j'espère être exacts, mais une erreur peut toujours s'être glissée, du fait d'un grand manque de pratique régulière de ce type d'études)

C'est celle qui considère que des voyageurs en provenance d'au-delà de notre système solaire (et originaires de notre galaxie ou bien d'autres galaxies), sont arrivés jusqu'à nous, un peu comme les explorateurs du 14ème siècle (et d'autres avant) sont arrivés aux Amériques, et dans les autres contrées aussi lointaines qu'inconnues de cette époque.

C'est aussi celle sur laquelle repose le gros de la production de la littérature de science-fiction, notamment à ses débuts, et au cours de son âge d'or (jusque vers les années 1960/1970).

Elle est la plus logique, et celle qui vient rapidement à l'esprit, de par sa conformité avec notre développement technologique (et notre aspiration à "aller dans les étoiles"). Sauf que, dans le cadre des lois physiques de l'Univers (qui nous sont connues), elle est hautement improbable, du fait de la barrière luminique : aucun objet matériel macroscopique (technologique comme biologique) ne peut dépasser cette vitesse.

Ni même s'en approcher de très près : d'abord, parce que le calcul montre que, plus l'on approche de la vitesse de la lumière (299 792,458 km par seconde) et plus l'énergie devant être embarquée (parce que nécessaire à l'accélération totale) dépasse de très loin ce qui nous est facilement envoyable dans l'espace ; et ensuite, parce que la masse inerte (celle qui résiste au mouvement), tout comme la masse longitudinale (celle qui résiste à une variation de vitesse), du matériel concerné (le vaisseau, son carburant, l'équipage...), s'accroissent aussi, en approchant de la vitesse luminique, pour finir (asymptotiquement) par devenir infinies.

L'on pourrait imaginer, pour tenter de contourner cette contrainte, un système de propulsion auto-entretenu, activé à partir d'une certaine vitesse atteinte, dont l'alimentation se ferait un peu à la manière d'un statoréacteur en haute atmosphère (où c'est le mouvement même de translation déjà acquis qui assure le maintien de la poussée et même son augmentation).

L'on pourrait également envisager une navigation interstellaire infraluminique, plus économique en énergie, en jouant de l'effet de fronde gravitationnelle (l'on ricoche de corps céleste en corps céleste, gagnant toujours de la vitesse), mais cette fois (vitesses proches de celles de la lumière) ce sont peut-être des étoiles à neutrons ou des trous noirs qui devraient jouer le rôle de frondes, ce qui supposerait qu'il en existe effectivement, dans la bonne direction générale, et que l'on sait parfaitement s'en servir (à la moindre erreur de trajectoire, l'on finit dedans ou bien l'on est éjecté au Diable Vauvert (dans une fausse direction). De plus, il reste à calculer qu'une telle méthode serait suffisante pour atteindre des vitesses proches de celle de la lumière.

Bien plus prosaïquement, il faut se rappeler que l'espace n'est pas vide, mais plus ou moins enrichi en particules diverses et en poussières variées. Même en tablant sur une seul particule par dizaine ou centaine de kilomètres cubes d'espace, un engin avançant à des vitesses juste infraluminiques intercepterait toutes ces particules avec une fréquence énorme et subirait une énergie destructrice dévastatrice.

Rappelez-vous qu'à la vitesse orbitale de quelques kilomètres par seconde, une microscopique particule d'un dixième de gramme fait déjà des dégats sur un satellite. Or, si l'énergie cinétique, à masse égale, progresse comme E = 1/2 m V2, dans la gamme des vitesses usuelles. La même particule, dans une collision effectuée à 290 000 km par seconde (au lieu de, par exemple, seulement 29 km par seconde, soit dix mille fois plus vite), aurait une énergie cinétique près de 630 millions de fois supérieure (effet relativiste inclus).

Supposons maintenant que le matériel utilisé ait une surface frontale circulaire de 10 000 mètres carrés (environ 113 mètres de diamètre). Avançant toujours à 290 000 km par seconde, dans un milieu contenant une particule d'un dixième de gramme par 1 000 kilomètres cubes d'espace (soit un cube de 10 km de côté), il va traverser 29 000 de ces cubes virtuels par seconde, et donc croiser autant de ces particules chaque seconde. Compte tenu du rapport entre la surface frontale de l'engin et celle du cube d'espace de répartition aléatoire des particules, il va se produire une moyenne d'un peu moins de 3 collisions par seconde de voyage. Et je ne tiens compte ni des régions de l'espace plus riches, ni des autres particules (plus petites ou bien plus grosses, et dont la fréquence de rencontre serait logiquement inversement proportionnelle à leur taille), toutes également présentes dans ces cubes d'espace successivement traversés. L'on peut toujours imaginer la présence de blindages, de champs de électromagnétiques protecteurs (mais qui n'agissent que sur les particules chargées électriquement), toutefois cela ne ferait qu'augmenter le coût énergétique de déplacement.

De plus, même le recours au paradoxe de Langevin, pour contourner le temps long nécessaire au trajet interstellaire, n'est qu'une pirouette intellectuelle : qui accepterait de quitter la Terre pour n'y revenir peut-être qu'au bout de dix années pour lui, et plus de 137 années (pour une vitesse de 299 000 kilomètres par seconde) d'écoulées sur Terre (même s'il a été en vie suspendue : cryogénisation, etc., pendant tout ce temps). C'est encore envisageable pour une exploration scientifique (à supposer que les informations ramenées ne soient pas devenues complètement périmées, entre temps), mais totalement irréaliste pour une exploration à but économique et commercial. Dans ce dernier cas, en imaginant un délai maximal de dix années entre le départ et le retour (en temps terrestre), cela laisse un rayon d'action de moins de cinq années lumière. Et, il n'y pas beaucoup d'étoiles dans cette sphère de temps et d'espace, centrée sur notre planète (mais une seule, triple : Alpha Centauri).

En outre, pour que l'effet de décalage de l'écoulement du temps (entre le référentiel du vaisseau et le référentiel de la Terre), soit suffisant pour être significatif et utile, il faut déjà s'approcher notablement de la vitesse luminique. Pour un gain de 50 %, la vitesse atteinte doit être d'environ 260 000 kilomètres par seconde (soit environ 87 % de la vitesse luminique) ; pour un gain de 90 % (un rapport de un à dix, entre l'écoulement du temps dans le référentiel du vaisseau et dans celui de la Terre) il faut monter à environ 298 300 kilomètres par seconde (soit environ 99,5% de la vitesse luminique) ; pour un gain de 99 % (un rapport de un à cent) il faut atteindre environ 299 777 kilomètres par seconde (soit environ 99,995 % de la vitesse luminique).

Une seule hypothèse demeure plausible, sans avoir à approcher d'aussi près la vitesse luminique : celle du voyage sans retour, dans une logique et une volonté de colonisation, selon une bulle d'espace en expension constante et centrée sur le système stellaire d'origine. Mais, si cette stratégie peut s'affranchir des limites de la vie biologique (de nouveau par la cryogénisation, ou bien d'autres procédés, dont la successions des générations, à bord), et des conséquences psychologiques d'un tel exil définitif, elle bute toujours sur les limites physiques (celle de la lumière, celle de l'énergie nécessaire pour s'en approcher, celle de la gestion des collisions avec les particules spatiales. Et, tout simplement, celle liée au vieillissement inéluctable du matériel utilisé qui devra être remplacé au bout d'un temps de voyage de quelques années lumière à quelques dizaines d'années lumière de distance).

Sauf à imaginer un engin auto-répliquant (à condition de lui fournir les matériaux bruts indispensables, ou d'être capable d'un recyclage à 100 %, plus la présence de l'énergie nécessaire à la recréation, à l'identique), mais cela implique de faire souche en cours de route (ce qui suppose de trouver une planète propice avant la panne mécanique), et de prendre le temps de recréer un clone de sa civilisation qui soit suffisammment développé pour avoir les moyens d'organiser et fabriquer une nouvelle machine (ou bien une nouvelle flotte de machines) destinée(s) au prochain avancement de la bulle expansionniste.

Nous en sommes très loin, vraiment très loin. Et qu'en est-il pour d'autres civilisations potentielles ?

Supposons que ce soit le cas, et qu'eux aussi soient contraints au respect des mêmes limites biologiques et physiques que nous. Leur dernier saut interstellaire, par le plus court chemin (4,37 années lumière), aura été effectué depuis Alpha du Centaure (s'ils y ont fait escale), soit un peu plus de quatre années et six mois terrestres de durée du trajet (à une vitesse de 290 000 km par seconde), dans notre référentiel.

Si la vitesse limite de leur engin est dix fois plus basse (29 000 km par seconde, ce qui reste considérable, et hors de notre portée), le délai s'allonge à un peu plus de 45 années, tout en diminuant les exigences en énergie de propulsion nécessaire (essentiellement consommée dans les phases d'accélération et de décélération), et en diminuant fortement les conséquences des collisions en milieu interstellaire. De plus, une telle durée est également compatible avec une durée de vie d'une espèce disposant du même délai que nous, ou bien un peu plus avantagée que nous, sur ce point. Et, sans avoir besoin de recourir aux autres expédients (vie suspendue, succession des générations). Enfin, concevoir un engin d'une durée de fonctionnement (sans panne irréparable) de presque un demi-siècle est technologiquement aisé (et déjà à notre portée). Petite précision : à cette vitesse d'un peu moins d'un dixième de la vitesse de la lumière, les effets relativistes sont négligeables, et l'on ne gagne plus guère sur ce plan là. Il en sera de même pour les autres cas, qui suivent.

Si l'on descend d'un facteur dix, pour la vitesse de croisière, en tombant à 2 900 km par seconde (une vitesse toujours phénoménale pour un objet macroscopique), les énergies nécessaires et les risques liés à des collisions deviennent encore plus accessibles (mais demeurent toujours hors de notre portée). Par contre, cela commence à coincer sur les autres plans, avec un temps de transit qui grimpe à un peu plus de 451 années et neuf mois terrestres. D'abord, il y a le problème de la longévité de l'équipage s'il est biologique, qui implique un recours aux techniques déjà citées (cryogénisation et/ou succession des générations). Et, si l'équipage est non-biologique (robots, androïdes, etc.), il est confronté au même besoin que pour l'engin spatial (être capable de durer un peu moins qu'un demi-millénaire terrestre, soit près de 4 millions d'heures de service, sans pannes définitives). Ce qui pourrait marquer un plancher minimal de vitesse interstellaire nécessaire pour pouvoir se déplacer d'étoiles en étoiles proches

Un cran plus bas, toujours d'un facteur dix, l'on tombe à 290 kilomètre par seconde, comme vitesse de déplacement, et des exigences énergétiques et de protection que nous pourrions atteindre dans un futur encore imprécis. Par contre, concevoir un engin pouvant durer plus de 4517 années terrestres (soit près de 40 millions d'heures de service, en autonomie totale) me semble bien improbable, même pour une civiliation supérieur à la nôtre. Et, je ne parle pas de la possibilité de la présence de vies biologique à bord (même en état de suspension d'activité normale) pendant en tel laps de temps.

Si l'on résume tout ce qui précède, dans cette seconde partie de mon texte, et en s'imposant de respecter les lois physiques connues et les contraintes du voyage interstellaire, l'on se heurte, par le haut, à la vitesse de la lumière, à l'énergie de propulsion nécessaire pour s'en approcher (accélération) et s'en éloigner (décélération), aux risques du déplacement à une telle vitesse ; et l'on bute, par le bas, sur les impossibilités techniques de la pérénité des matériels nécessaires et des personnes à présentes à bord, sur de très longues durées de temps.

Nous ne sommes pas loin de pouvoir cerner une gamme de vitesses possibles et plausibles, pour un voyage interstellaire vers notre plus proche étoile (et réciproquement, en provenance de notre plus proche étoile). Une plage que l'on pourrait caler entre environ 99 % de la vitesse de la lumière (en étant très optimiste en matière d'énergie disponible pour le faire) et 9,9 % de la vitesse de la lumière (pour tenir compte de la durée de vie raisonnablement atteignable par l'engin utilisé).

Et pour les étoiles plus lointaines ? Et bien, le plafond de vitesse maximale demeure (bien sûr), tandis que le plancher de vitesse minimale augmente progressivement,au fur et à mesure que les distances à franchir s'accroissent (toujours pour des raisons de durée de fonctionnement, dans un cadre technologique soumis à l'entropie). Il va même arriver une limite (un rayon d'action maximal) où le temps de déplacement, même à 99 % de la vitesse de la lumière, devient tel qu'il est trop long pour être compatible avec la durée de l'engin utilisé, en cas de trajet direct (en cas de progressions en sauts de puces, entrecoupées de temps de fabrication de nouveaux engins, cette limitation n'existe plus, mais le temps total de trajet augmente d'autant).

En envisageant, comme contraintes, à la fois une vitesse calée à 90 % de la vitesse luminique, et aussi une durée de voyage égale à 50 années (dans le référentiel temporel du vaisseau), l'on peut définir le rayon maximal d'espace atteignable comme étant égal à 114,5 années lumière. Mais, c'est totalement hors de notre capacité technique actuelle (connue).

En décidant, à la fois, une vitesse poussée à 99 % de la vitesse luminique, et toujours une durée de voyage égale à 50 années (dans le référentiel temporel du vaisseau), l'on peut fixer le rayon maximal d'espace atteignable comme étant égal à 354,5 années lumière. Et, c'est encore plus hors de notre capacité technique actuelle (connue).

L'HYPOTHESE "META-UNIVERS, MULTI-UNIVERS..."

Elle tient en quelques mots : les "visiteurs" ne viennent pas de l'autre bout de notre Univers, en se pliant à ses lois physiques (qui gèrent ses quatre dimensions usuelles), mais d'un autre "quelque chose" (univers parallèles, autres dimensions, etc., etc.). Eventuellement, dans cet "ailleurs", très probablement pourvu de constantes universelles, de dimensions en nombre déterminé, de lois physiques incontournables..., les unes et les autres peuvent être très différentes (y compris la vitesse des photons) de celles qui prévalent dans notre univers. Si j'ai bien compris ce que j'ai lu, à ce sujet, ce sont des possibilités qui commencent à être envisagées par certains chercheurs, et qui en tout cas semblent mathématiquement viables.

Du coup, ces visiteurs peuvent être à la fois très lointains (hors de notre portée) et très proches, pour peu que la zone de leur univers où ils se trouvent ne soit pas très éloignée (géodésiquement) de la zone de notre univers où nous nous situons. Dans ce cas, ils ont juste à franchir ce qui sépare notre univers du leur, sans grand déplacement interstellaire à accomplir (ni dans leur univers ni dans le nôtre), pour être arrivés.

Ils peuvent aussi avoir à conjuger les deux, pour ce transfert : déplacements spatiaux et opérations de transfert. Pour peu que, dans leur univers (et par exemple) la vitesse limite soit dix fois celle du nôtre, ils peuvent se rendre au point de transfert, dans leur univers, qui jouxte notre portion locale d'univers, dix fois plus vite que nous ne pourrons jamais le faire dans le nôtre (sauf à procéder de même, en basculant d'abord dans leur univers pour profiter de lois physiques plus avantageuses qui y règnent, en nous rendant ensuite dans leur zone d'univers qui est proche de notre destination dans notre univers, puis à re-basculer dans notre univers).

Cette troisième hypothèse vient en partie redonner du poids à la première hypothèse, celle dite "locale". Car, effectivement, nous serions bien à la fois des très proches "voisins" en termes de temps d'accès, mais aussi très séparés puisque dans des univers différents impliquant des transferts à effectuer, pour passer de l'un à l'autre. Si le transfert inter-univers (ou bien inter-dimensionnel) est techniquement (et énergétiquement) plus facile que le voyage interstellaire dans leur propre univers, il est plus simple et plus aisé pour eux de venir dans la partie (où nous résidons) de notre univers qui correspond à la partie (où ils se trouvent) de leur univers, plutôt que de se lancer dans des grands et longs voyages spatiaux qui resteraient cantonnés dans leur propre univers.

Pour l'instant, aucune preuve formelle n'existe de la réalité de ces ailleurs, mais certains avancent cette possibilité, et commencent à l'assoir, au moins sur le papier.

Notons au passage que des "visiteurs" en provenance d'un autre univers, aux lois physiques différentes, cela apporte une réponse raisonnable (à défaut d'être assurée) à toutes les étrangetés qui sont rapportées dans nombres d'observations d'OVNIs, et portant sur des impossibilités physiques dans notre univers (à supposer que ces étrangetés soient réelles et non pas imaginaires ou bien introduites dans notre conscience) : matérialisation/dématérialisation sur place, faisceaux lumineux coudés à 90° et/ou s'interrompant après un certain parcours et/ou traversant des corps opaques, altérations temporelles et/ou dimensionnelles, certains effets physiques/psychologiques/psychiques sur les témoins et/ou l'environnement... En corollaire, ils doivent aussi se sentir un peu "décalés" dans notre univers aux lois différentes de celles du leur.

De plus, si les lois physiques sont différentes, il est logique d'estimer que les éléments de base de cet univers sont différents et/ou qu'ils interagissent différemment entre eux (donc, une chimie différente), d'où il découle encore que les entités biologiques de cet univers, constituées de certains de ces éléments, présentent des biologies très différentes de celles qui prévalent ici bas. Ce qui leur donnerait des caractéristiques physiologiques différentes (capacités physiques et psychiques, performances et propriétés diverses). Voici de nouveau une hypothèse relativement logique (et découlant de la provenance d'un autre univers, aux lois différentes) qui expliquerait également bien des étrangetés du peu que l'on a rapporté des RR3 et plus, avec des "Aliens".

Même les très rares dialogues rapportés (entre témoins et Aliens), dont l'incohérence et l'inconsistance sont souvent avancées comme autant de preuves de leur absence de crédibilité, trouveraient alors une explication (autre que le canular) : "leurs" propos sont tout à fait logiques dans le cadre de leur univers mais ne le sont pas dans le nôtre, parce que quantité de choses s'y déroulent totalement autrement. En transposant, pour illustrer, allez parler de physique quantique ou de relativité (même restreinte) à des peuples dits premiers, sauf si ce qu'ils en comprennent peut être rattaché à certains de leurs mythes. Tiens, en parlant de cela, est-ce que, dans certains de nos mythes, il n'y aurait pas...

Soulignons aussi que l'existence éventuelle de tels univers, aux propriétés différentes, annulerait les objections classiques (basées sur les règles de notre univers), qui sont utilisées pour justifier la quasi-impossibilité des voyages interstellaires à grandes distances (atteindre une vitesse quasi-luminique, entre autres choses), et donc pour contester la présence d'Aliens.

Je viens également de réaliser que, toujours dans cette hypothèse d'un univers différent, si le temps s'y déroule plus lentement que dans le nôtre, cela apporte une réponse à l'une de mes interrogations, que j'avais exposée dans un texte précédent. En effet, si les témoignages historiques d'observations d'OVNI ont la moindre valeur réelle, je m'étonnais du fait que l'on voyait toujours les mêmes engins (notamment les disques), depuis le Moyen-Âge (et même les Romains) jusqu'à nos jours. Et, je me posais la question de cet état de fait : une stagnation technologique, pendant des millénaires, chez les "visiteurs" ? Mais, s'ils viennent d'un univers où le temps s'écoule plus lentement, il est logique que nous voyions un peu toujours les mêmes engins, si les millénaires, ou bien les siècles écoulés chez nous, correspondent à leur équivalent de quelques mois ou bien de quelques années.

A l'inverse, si des mêmes "visiteurs" reviennent dans notre univers, avec des délais (pour eux) rapprochés, ils doivent trouver la planète bien changée d'une fois sur l'autre. Du coup, et selon l'importance du différentiel d'écoulement du temps, entre chez nous et chez eux, il est envisageable qu'ils viennent par ici depuis vraiment très longtemps dans le passé de cette planète (y compris avant l'apparition de notre espèce), tout en ne l'ayant découverte et en n'y venant que depuis très peu de temps (pour eux).

Comme par hasard, même dans la littérature fantastique (fées, lutins, etc.) qui a été étudiée par Jacques Vallée (entre autres personnes), l'on évoque ces differentiels temporels : le héros de l'histoire, revenu d'une autre monde, ne reconnait plus rien, ni personne, car son univers terrestre a vieilli par années ou décennies, tandis que pour lui, dans cet autre monde, ne s'écoulaient que quelques heures ou quelques jours tout au plus.

Et, les cas de "missing times", liés aux OVNIs, sont également dans le même sens : peu de temps s'est écoulé pour le témoin, pendant la manifestation du phénomène, et bien plus de temps est passé pour tout le reste de la planète. Parfois, le "missing time" s'accompagne d'une translation géographique jusqu'à une distance incompatible avec ce qui aurait été possible par le témoin, même circulant avec sa voiture (qui a fait partie du voyage), dans le laps de temps terrestre écoulé entre le début de sa rencontre avec le "phénomène" et son retour dans un cadre conventionnel.

Ni dans les contes et légendes, faisant mention de distorsions temporelles, ni dans les confrontations à des OVNIs, l'on ne trouve de situation inverse : c'est à dire que beaucoup de temps s'est écoulé pour le témoin, et une fois revenu dans son réel, il découvre qu'en fait bien moins de temps a coulé. Et bien non, quand il est question de différentiels temporels, entre un ailleurs auquel le témoin accède, et son monde familier où il revient ensuite, c'est toujours dans le même sens que s'est produit le phénomène temporel : quelques minutes, heures, jours pour lui ; des jours, des semaines, des mois, des années pour tout son environnement terrestre.

Toutefois, en se faisant l'avocat du diable, par principe, l'on peut quand même objecter que, en ce qui concerne les contes et les légendes, les histoires de différentiels temporels à sens unique sont juste une coïncidence culturelle et littéraire, tout comme leur similitude avec les phénomènes liés aux OVNIs. Et, pour ce qui est des "missing times" subis par les témoins, l'on pourrait aussi objecter qu'il sont bien réels, mais dus à une autre cause qu'un différentiel temporel : par exemple, à une perte de conscience plus ou moins longue, se produisant au cours de la confrontation au "phénomène", mais sans que le sujet réalise qu'il est passé par cet état, créant ainsi la même impression que celle d'un vrai "missing time" (lié à une différence de vitesse d'écoulement du temps).

La consultation de sa montre pourrait être un moyen, pour ce témoin, de vérifier si ses impressions sont corroborées ou pas par l'heure affichée, mais ce n'est en rien une vérification absolue : dans les deux cas (vrai "missing time" ou perte de conscience) il est toujours possible que "quelqu'un" modifie le réglage de la montre du témoin, à son insu, pour que la valeur affichée renforce ensuite une hypothèse ou bien l'autre, et sans que ce soit obligatoirement celle qui est la bonne explication (réel "missing time", ou bien faux "missing time" par perte de conscience du témoin). Bref, une manipulation (éventuellement purement "terrienne") est donc tout à fait possible, au moins dans certains cas, pour expliquer le "missing time".

Une question intéressante, toujours dans cette supposition (d'un différentiel important d'écoulement du temps, entre deux univers), et dont je n'ai pas la réponse : quand ils sont dans notre univers et sur notre planète, sont-ils alors dans le même référentiel temporel que nous, ou bien vivent-ils toujours dans leur propre référentiel temporel ? Si l'on en juge par les témoignages des déplacements de supposés Aliens (en dehors de leurs engins), ces derniers sont vus comme se mouvant et ayant des postures successives qui évoluent avec une rapidité proche des nôtres, ce qui semble corroborer la première partie de mon alternative. Dans ce cas, leur présence de plusieurs heures, ou de plusieurs jours, "chez nous", peuvent correspondre à des absences de peut-être quelques secondes, ou quelques minutes, "chez eux", selon le différentiel d'écoulement temporel.

Ce phénomène est repris dans le film "Contact", où le "voyage" et le "contact" de Judy Foster sont enregistrés pendant un très long temps (dans son référentiel), tandis que quelques secondes à peine se sont écoulées, pour les observateurs terrestres (le temps que la sphère, contenant Judy, tombe en chute libre, entre son support et son réceptacle).

J'allais oublier de souligner que cette troisième hypothèse permet également de faire le lien avec certains autres faits, en rapport avec les OVNIs (et leurs observations).

D'abord, la plupart de ces engins sont petits (entre un mètre, parfois moins, et une quinzaine de mètres, pour les modèles classiques : disques, ovoïdes, sphères, etc.), et les équipages ne dépassent que rarement une à cinq entités, ce qui fait penser à des engins de proximité, plus qu'à des vaisseaux interstellaires. Or, s'ils viennent non pas de très loin, mais d'un "ailleurs" de proximité, l'on peut comprendre que cela soit faisable avec des petits engins.

Ensuite, si l'on envisage l'hypothèse d'un système de propulsion basé sur la MHD (magnétohydrodynamique), une idée qui fait son chemin, et qui est étudiée notamment par UFO-Sciences, cela implique la présence d'un milieu matériel (air, eau), car la MHD ne fonctionne pas dans le vide. Donc, si l'hypothèse MHD est la bonne (comme système de propulsion) et si les OVNI ne disposent pas d'un système mixte de propulsion, le vol spatial leur est impossible. Par contre, l'on peut envisager que le passage entre notre univers et un "ailleurs" (encore à déterminer) reste compatible avec un système MHD.

Les connaisseurs pourront citer la présence des grands cigares, envisagés comme des "vaisseaux-mères", et aptes, eux, au vol spatial, pour expliquer cette contradiction (entre le possible système MHD de propulsion des OVNI et son incapacité à travailler dans le vide spatial), afin d'appuyer ainsi une origine quand même interstellaire (des OVNI et de leurs occupants).

Sauf que, les observations des cigares (tout comme les grands deltas, et les très grands boomerangs), sont également faites en atmosphère terrestre, avec des caractéristiques évolutives qui semblent relever du même système de propulsion, ce qui nous ramène aux raisonnements justes précédents (au sujet des petits disques, ovoïdes, sphériques, etc.).

Qu'ils viennent depuis un autre univers, et dans le nôtre, est une chose ; que nous puissions en faire autant, en miroir, en est une autre. Y a-t-il parité ou pas ? Nous le saurons une fois cet (ou ces) univers identifié(s), analysé(s), compris.

La troisième hypothèse, que je termine ici, permet de tellement "remplir de cases", sur tout ce que l'on sait du phénomène, qu'elle parait la mieux placée, et aussi la plus simple, à cette fin. Ce qui ne signifie en rien que ce soit effectivement la bonne (faute de vérification possible), car une autre peut être avancée, maintenant.

HYPOTHESE DECALEE

Il y a bien un quelque chose, ou bien un quelqu'un, qui interagit avec nous, et qui ne relève ni des trois hypothèses précédentes prises ensembles, ni d'aucune des trois prises séparément, mais qui fait tout pour être confondu avec les trois ou bien l'une des trois, comme il s'est toujours fait passer pour autre chose que sa vraie nature, avant, et comme il continuera toujours à le faire, plus tard.

Bien entendu, cette hypothèse peut être exacte et une explication complète, mais tout en étant parasitée par d'autres acteurs, bien terriens, qui, tout en ayant une connaissance (sûrement supérieure à la nôtre) de la nature de cette immixtion dans les affaires humaines, ont décidé d'en tirer partie à leur profit, en imitant suffisamment l'original, sur au moins certains points, pour être confondu avec lui, à des fins les plus efficaces possibles (pour leurs intérêts propres).

Si l'hypothèse décalée est fondée, toute l'énergie dépensée, tout le temps consacré, tous les moyens humains et matériels, ou bien financiers, investis dans l'étude des OVNI, le sont tous en pure perte, ou presque, puisque c'est ailleurs que gît la réponse à nos questions, plutôt que dans les lieux d'apparition des UFOs, leurs évolutions, leurs spectres radiatifs, leurs empreintes au sol, les interactions avec les Aliens, etc.

La seule utilité de continuer ce type d'étude, ce serait alors de prouver que ce n'est qu'un rideau de fumée, un simulacre, un théâtre d'ombres, un jeu de marionnettes, un effet d'illusionniste, destiné à parfaitement cacher autre chose (et/ou une autre entité) dont le pouvoir réside en grande partie dans cette dissimulation (sinon, elle ne serait pas nécessaire, et donc elle ne serait pas employée). Ce qui nous amène à pousser plus loin notre réflexion :

UNE INFLUENCE, MAIS DE QUI PAR QUI ?

Il semble exister des liens entre l'évolution du "phénomène" et les changements qui affectent nos sociétés humaines, selon certains auteurs.

Si une corrélation existe, dans quel sens joue-t-elle : qui est le vrai influenceur et qui est le vrai influencé ? Est-ce un jeu à deux, ou bien d'autres acteurs mènent-ils la danse, derrière les apparences (à la fois, pour les humains et pour le "phénomène") ?

Et si un système d'écran existe effectivement, à combien de couches est-il ? En d'autres termes, chaque influenceur (à chaque niveau) est-il conscient qu'il est lui-même influencé ou bien croit-il agir selon son libre arbitre ? Et où s'arrête la chaîne des causalités (jusqu'au manipulateur ultime) ? L'on peut même boucler complètement le système, si le manipulateur ultime est conditionné par le manipulé primaire, la distance entre les deux et la multitude des intermédiaires masquant cette réalité finale (pour le manipulé primaire comme pour le manipulateur ultime)...

L'on retrouve alors l'espèce d'usine à gaz mentale qui est aussi la marque des activités de renseignement, notamment pour les services de contre-espionnage, qui adorent jouer avec des agents doubles, triples, quadruples, quintuples, etc., et au final, il devient alors impossible de savoir qui manipule réellement qui, et qui trahit qui : un véritable noeud gordien qui finit le plus souvent mal, sans jamais être sûr que l'on a alors réellement et complètement nettoyé le terrain, et que ceux qui restent encore debout sont vraiment les bons, ceux qu'il fallait préserver. Bref, dans ces combats de fantômes en plein tempête de neige, par une nuit polaire sans lune, plus rien n'est sûr, surtout pas dans la durée.

Il est évident que si le "phénomène" est bien un masque de premier niveau (et peut-être seulement le premier d'entre tous ceux qui sont interposés), entre nous et la réalité initiatrice du phénomène, l'on n'est pas près d'arriver au bout du chemin, déjà que l'on piétine piteusement devant l'énigme de ce premier masque (peut-être le plus simple de tous ceux qui restent encore à affronter et à franchir), depuis des décennies (et même plus, dans une perspective historique).

"On", dans ce cas, c'est vous et moi, mais peut-être que d'autres que nous ont réussi à franchir le premier écran, et sont peut-être même allé encore au-delà, en tombant à chaque fois sur un écran plus difficile à franchir. Un peu comme dans ces jeux électroniques où l'on progresse de niveaux en niveaux, toujours plus difficiles à négocier.

Ces "autres" ont un avantage sur nous, ils savent plus que nous (mais jusqu'à un certain point seulement) comment trier entre le factuel et le fictionnel, dans tout ce qui se dit et ce qui se lit sur le sujet des OVNIs. De plus, ils ont accès à des informations qui ne sont pas prêt de tomber dans le domaine public. Ces deux atouts sont incontournables (et incontournés à ce jour, pour ce qui en est connu).

Tous les illusionnistes savent que, pour que leur "truc" ne soit pas découvert, il doit toujours être dissimulé derrière une manipulation plus spectaculaire, qui attire et fixe le regard là où il convient, pour ne pas risquer que le spectateur regarde ailleurs, là où il ne faut pas (comme je le disais déjà dans un texte antérieur).

Cependant, un phénomène (plus ou moins bien compris) peut rétablir la balance entre "on" (nous) et les "autres" (ceux qui savent) : il est connu que des découvertes similaires ont été faites et sont encore souvent faites, plus ou moins simultanément, à diverses époques, sur cette planète, en matière de sciences. De plus, les chemins suivis peuvent avoir été (être) fort différents : expériences de terrain et plus ou moins empiriques ici, cogitations purement intellectuelles et approches théoriques là.

Le thème des OVNIs suscite tellement de brassages d'idées explicatives les plus diverses, des plus classiques aux plus extraordinaires, sinon (apparemment) les plus extravagantes, par tellement de gens différents, depuis maintenant un bon bout de temps, qu'il est statistiquement obligatoire que des "collisions" fortuites se produisent, parfois. Par collision, j'entends le fait que, parmi les centaines d'opinions émises pour expliquer le phénomène OVNI (sa nature, sa provenance...), partout dans le monde, par des milliers de gens, années après années, certaines "tombent juste" (l'opinion émise, sans aucun commencement de preuve, est néammoins la bonne, sur tel ou tel point relatif aux OVNIs).

Donc, les personnes qui ont émis ces opinions sont dans le vrai, sans en avoir le moins du monde conscience. Un "vrai" qu'elles ne peuvent pas savoir comme étant vrai, mais que d'autres (ceux qui sont bien mieux informés) ont toutes les raisons de (et les éléments de preuves pour) le reconnaître comme étant parfaitement exact. En résumé : le sentier de l'imagination (et de l'imaginaire) peut parfois croiser le chemin de la réalité totale.

Cela s'est peut-être déjà produit, éventuellement plusieurs fois, ou bien pas encore, mais, dans les deux cas, cela finira bien par avoir lieu (une fois, ou bien plusieurs fois) dans le futur, obligatoirement.

Inutile de vous dire qu'une telle apparition spontanée de la vérité (sinon de la réalité ultime) au sujet des OVNIs, peut se révéler dangereuse, pour certains. Donc, l'une des premières de leurs tâches, c'est de surveiller au plus près tout ce qui se dit (s'écrit) sur le thème, pour repérer, au milieu de tombereaux de faits inconsistants (et donc normalement inoffensifs) les traces les plus infimes de cette vérité. D'abord, pour savoir que cela s'est produit, puis pour essayer de déterminer si cela relève bien du pur hasard spéculatif (et non pas d'une fuite éventuelle) ; ensuite, pour évaluer le risque potentiel que représente la venue en pleine lumière de cette vérité (qui peut n'avoir aucune conséquence et sombrer plus ou moins vite dans l'oubli ; mais qui peut aussi être relayée, amplifiée, utilisée, etc.) ; et enfin, pour décider si des mesures doivent être prises pour faire cesser le risque (détecté et évalué dans les étapes précédentes).

Ce petit détour effectué, je reviens sur le sujet principal (masques et écrans potentiels) :

Mais après tout, qu'est ce qui nous prouve que le système supposé de masque, s'interposant entre nous et le "phénomène", n'est pas à double sens, et que nous mêmes ne sommes pas (à notre insu) un masque disposé entre ce qui est derrière le "phénomène" et "autre chose". Autrement dit, nous serions au milieu d'un affrontement qui nous dépasse, chacun des deux acteurs se dissimulant derrière son type d'écran (le "phénomène" pour l'un, et nous pour "l'autre"), comme les joueurs d'échec derrière leurs pièces, ou bien les marionnettistes derrière leurs marionnettes.

Un mécanisme auto-réalisateur est-il éventuellement à l'oeuvre ? En d'autres termes, l'évolution de la situation n'est pas autonome et/ou extérieure, mais dictée par le destinataire (qui considère pourtant qu'il est extérieur aux causes de cette évolution). Et, si c'est bien le cas, de qui vers qui ? De nous vers le "phénomène", ou bien du "phénomène" vers nous ?

L'on peut même envisager un mécanisme auto-réalisateur en miroir : de l'un vers l'autre et de l'autre vers l'un, dans ce que l'on appelle (en programmation informatique) une boucle infinie (dont il est impossible de sortir) ; à moins que ce ne soit une rétroaction positive et dans ce cas, l'on est parti pour un bel effet Larsen final. Bien entendu, en cas de couplage de type rétroaction négative, l'on est en système autorégulé. Dans tous les cas, l'on peut comparer la situation à celle de deux étoiles couplées par leurs champs gravitationnels respectifs (et alors combinés), chacune étant entraîneur de (et entraînée par) l'autre.

Je propose, aux auteurs de ce site, de provisionner, dès maintenant (car ils auront besoin de temps, pour réunir le montant adéquat), la somme suffisante pour offrir une caisse de vin de Champagne (maison Krug, brut, cuvée 1929) à celui qui fera réellement avancer le sujet. Après ce que je viens de rédiger, ce sera la moindre des choses à faire pour lui.

FIN DE LA PARTIE 2

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Janus
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miclad
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MessageSujet: Re: Tutti frutti: mes réflexions sur le phénomène ovni   Jeu 26 Jan 2012, 13:17



Pour compléter vos réflexions.


Si les OVNIs sont des engins matériels, ils ne peuvent pas échapper à nos lois physiques, ils ne peuvent que les transcender !

D'après la théorie de la relativité, le temps ne s'écoule plus de la même façon sur Terre et dans un véhicule animé d'une très grande vitesse (proche de celle de la

lumière) par rapport à la Terre; cela permet-il d'envisager scientifiquement la possibilité de voyages interstellaires (sur des distances de plusieurs années-lumière)

pour des êtres qui maîtriseraient une technologie très avancée sur la nôtre leur permettant d'atteindre de très grandes vitesses dans l'espace et de disposer de l'énergie nécessaire ? Cela peut se calculer !

Toute personne ayant les compétences scientifiques nécessaires pourra vérifier les calculs qui suivent.



Si nous envisageons qu'un vaisseau spatial, ne brûle pas tout son carburant en quelques minutes pour continuer ensuite sur sa lancée selon une trajectoire balistique, mais peut avoir une accélération constante égale à environ 2 fois celle

de la pesanteur, soit a' = 2 g » 20 m.s-2 pour le repère R' (lié au vaisseau spatial) qui est momentanément au repos et subit l'accélération a' , et où le temps qui s'écoule est noté t ' .

Si x est la distance parcourue par rapport à la planète de départ (repère R) du vaisseau spatial qui a l'accélération a' (comme le repère R').



En dynamique relativiste, le calcul relativiste donne : x= (cosh (a’t’/c) -1) c2/a’

c étant la célérité de la lumière dans le vide (vitesse qu'aucun objet matériel ne peut dépasser, c = 299792458 m.s-1).



Pendant une durée t ' = 2 ans = 2´365,25 ´ 24 ´ 3600 = 63115200 s, (temps écoulé à bord du vaisseau spatial), on a :

a’ t’ / c = 20 ´ 63115200 / 299792458 » 4,2106 et donc : cosh(a’t’/c) = cosh (4,2106) = 33,7057

ce qui donne : x = (33,7057-1) ´ (299792458)2 / 20

ce qui fait une distance x » 1,469.1017 m soit environ 15,53 années-lumière ! ! (1a.l. » 9,46.1015 m )

Voilà qui ouvre de réelles perspectives !



La vitesse du vaisseau spatial par rapport à la planète de départ serait alors v, telle que v/c = tanh(a’t’/c) = tanh(4,2106) » 0,99956 soit v = 99,956 % de la vitesse de la lumière.

Le temps correspondant écoulé sur la planète de départ serait alors

t = t’ / Ö (1-v2/c2) soit : t = 2 ans / Ö(1-0,999562) » 2 / 0,02967 » 67,4 ans



Si les occupants du vaisseau spatial n'ont vieilli que de 2 ans pour effectuer ce long parcours, il s’est écoulé plus de 67 ans sur leur planète d’origine, ils risquent donc fort de ne pas retrouver leur famille à leur retour !

A moins que toute leur famille ne voyage avec eux ou que ces voyageurs n’aient également découvert le secret de l’éternité (ou d’une vie nettement plus longue que la notre en tout cas).



Un autre paramètre important peut se calculer, c'est l'énergie nécessaire pour

effectuer un parcours dans de telles conditions.

E nécessaire = E cinétique acquise = mc2 - m0c2 = m0c2 / Ö(1-v2/c2) - m0c2



E = m0c2 ( 1 / Ö(1-v2/c2) -1 ) = m0c2 ( 1 / 0,02967 – 1 ) = m0c2 x 32,706



Cette énergie considérable étant très supérieure à celle (m0c2) que fournirait la

masse entière m0 du vaisseau (si cette masse était entièrement transformée en

énergie), cela signifie que l’énergie nécessaire, quelle que soit sa nature, ne

pourrait pas être emportée par le vaisseau, mais devrait être obligatoirement puisée

dans l’espace interstellaire ! (C’est cette particularité qui a amené Claude Poher à

sa théorie, malheureusement fausse, des « universons »)

Cette énergie interstellaire (si elle existe ?) reste donc pour l’instant à découvrir !

Voilà qui semble anéantir complètement les perspectives ouvertes et empêche,

peut-être, bon nombre de scientifiques de s’intéresser davantage au phénomène.



Que peut-on alors imaginer d’autre pour répondre à de tels problèmes ?



Si nous considérons un certain nombre de témoignages sur les OVNIs comme des « compte-rendus d’expériences physiques », (non reproductibles

en laboratoire, mais néanmoins multiples), nous disposons alors d’un certain nombre d’informations à prendre en compte :



- Accélérations très grandes (départs fulgurants, des demi-tours quasi instantanés)

- Vitesses très grandes sans « bang » supersonique.

- Trajectoires comprenant des virages à angle droit, comme si « l’engin observé » n’avait aucune inertie

(phénomènes totalement incompréhensibles par les lois habituelles de la physique.)

- Vol stationnaire, silencieux, descente en « feuille morte »,…



Comment expliquer de tels comportements ?

L’accélération g résultant de la force de propulsion F sur un véhicule de masse m0 est telle que F = m0 g ; pour obtenir une accélération g très grande

avec une force F qui ne soit pas impossible à envisager il faudrait donc que la masse m0 soit très faible.



Puisque nous ne pouvons pas expliquer ses propriétés par nos connaissances

actuelles, faisons un peu de science fiction !



Se pourrait-il que les éventuels concepteurs des OVNIs aient découvert un

moyen de modifier à volonté la masse propre

Si cela pouvait se faire, l’idéal serait d’annuler (ou d’atténuer considérablement)

la masse m0 du vaisseau interstellaire et de ses passagers ! Comme :



E = m0c2 ( 1 / Ö(1-v2/c2) -1 ) , si m0 devient très faible ou quasiment nulle,

il en est de même de l’énergie E nécessaire à la propulsion.

Voila une propriété très intéressante. Serait-elle vraiment réalisable ?

On peut en douter fortement, mais envisageons toutes les possibilités !



Cela présenterait bien des propriétés attribuées aux OVNIs ! En effet :



L’accélération g = F / m0 devient énorme pour une faible force de propulsion F ; si la masse

des passagers est annulée ou très affaiblie en même temps que celle du vaisseau, ils peuvent supporter cette accélération sans dommages !

Si la masse est annulée, le vol stationnaire est évident, il n’y a plus d’attraction terrestre ; si la masse est très légère, le vaisseau, aussi léger

qu’une feuille, peut descendre « en feuille morte »



Si de très grandes accélérations étaient possibles, à titre de curiosité, reprenons les calculs relativistes avec une accélération constante de 100 g

pendant le voyage (avec g=9,81 arrondi à 10, soit environ a’=1000 m.s-2) .



La distance x parcourue en 30 jours (temps à bord du vaisseau) serait :

x = (cosh (a’t’/c) -1) c2/a’ , avec t ’ = 30x24x3600 = 2592000 s et a’ = 1000 m.s-2

Le rapport a’t’/c = 1000 x 2592000 / 299792458 » 8,64598

ce qui fait : cosh(a’t’/c) = cosh(8,64598) = 2843,623
et ce qui donne : x = (2843,623-1) x (299792458)2 / 1000 » 2,5548.1017 m

C'est-à-dire environ 27 années-lumière. Les occupants du vaisseau pourraient donc
parcourir 27 années-lumière en 1 mois ! ! Voila ce qui permettrait d’envisager de véritables voyages interstellaires !


On obtient v/c = tanh(a’t’/c) » tanh (8,64598) » 0,999999938 soit

v = 99,9999938 % de la vitesse de la lumière !

Temps écoulé sur la planète de départ :
t = t’ / Ö(1-v2/c2) = 30 jours / Ö(1- 0,9999999382) = 30/ 0,0003517 =85308 jours

Soit plus de 233 ans ! !
Un sacré décalage par rapport au temps propre du vaisseau.



Par ailleurs, avec des vitesses aussi grandes dans l’espace, le moindre choc avec des particules microscopiques (micrométéorites, poussières, ..) aurait des

conséquences catastrophiques pour le vaisseau et ses occupants. Il faudrait donc en plus que le vaisseau soit entouré par un champ répulsif pour éviter

toute collision, (aux conséquences désastreuses à une telle vitesse), ou alors il faudrait que tout objet s’approchant du vaisseau perde instantanément sa

masse et donc son énergie cinétique !



En conclusion, la relativité permettrait bien d’envisager des voyages interstellaires à condition de pouvoir agir à volonté sur la masse propre m0 du

vaisseau et de ses occupants !

On est bien loin actuellement de pouvoir envisager toutes ses conditions !

Comment envisager d’annuler la masse ou de créer un champ répulsif ?

Le boson de Higgs détiendrait-il la clef du mystère ?

L’avenir nous le dira peut-être, mais je doute que ce soit à brève échéance.

A moins d’une découverte fondamentale imprévisible, les voyages interstellaires ne sont pas pour demain !



Miclad
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