Il conclut avec des déclarations :
Personne n'a en sa possession de quelconques nouveau faits qui justifieraient la réalité des ''soucoupes volantes. Elles ne sont pas vues par les astronomes qui étudient attentivement les cieux jour et nuit. Elles ne sont pas rencontrées par les scientifiques qui étudient l'état et les conditions de l'atmosphère terrestre. Elles n'ont pas été observées par le Service de Défense Aérienne du pays. Cela signifie par conséquent qu'il n'y a pas de fondement à raviver les absurdes rumeurs longtemps enterrées sur des voyages secrets vers notre planète par des Martiens ou des Vénusiens...
En raison de l'incidence élevée de signalements d'"objets volants non-identifiés" dans les pages de notre presse et dans les émissions télévisées, la question des "soucoupes volantes" fut discutée à l'Académie des Sciences de l'URSS. Le Bureau du Département de Physique Générale et Appliquée de l'Academie entendit un rapport de l'Académician L. A. Artsimovich lors d'une réunion récente sur la propagande ovni actuelle. Elle fut caractérisée comme "anti-scientifique" et Artsimovich fit remarquer que "ces fantasies n'ont aucun fondement scientifique ; les objets observs sont tous d'une nature bien connue."
Danemark
Le projet n'a pas eu de contact direct avec les autorités au Danemark, mais en réponse à une demande, le professeur Donald H. Menzel de Harvard reçu une lettre datée du 25 avril 1968 du capitaine K. G. Konradsen, écrivant pour le Ministre la Défense disant :
Il y a des années de cela, le public a montré un intérêt considérable pour les objets volants non identifiés, et des signalements d'observations qui était présentés à la police ou aux autorités militaires étaient à cette époque examinés en détails par le Comité de Recherche de la Défense Danoise. Les conclusions furent, la plupart des rapports étant incomplets, qu'une enquête plus approfondie était généralement impossible. Dans les cas où il fut possible d'enquêter et de reconstituer les observations, elles se révélèrent être des observations d'avions ou de phénomènes atmosphériques ou astronomiques. Dans plusieurs cas les rapports étaient intentionnellement faux.
Aujourd'hui, les autorités danoises civiles et militaires ne considèrent pas les objets volants non identifiés comme étant d'une significativité particulière. Aucun effort n'est officiellement fait pour informer le public des possibles observations rapportées. Bien sûr, les journaux apportent de temps en temps des nouvelles d'événements "mystérieux" et "supernaturel" dans l'air, mais des circonstantes spéciales sont nécessaires pour amener à une enquête officielle...
Autres nations
La coopération du Département d'Etat fut enlisted to seek information about UFO programs of the governments of other nations. Le 11 avril 1968 le airgram suivant fut envoyé à diverses embassades américaines sur la signature de Secrétaire d'Etat Dean Rusk:
L'Université du Colorado, agissant sous contrat pour U. S. Air Force, est désireuse d'être informée si les Gouvernements du pays hébergeur, ses Universités ou d'autres organisations agissant sous contrat à cet effet, ont mené, ou mène des études quelconques sur les ovnis. L'Université du Colorado n'est pas intéressée par les études faites par les clubs d'amateurs d'ovnis ou fans d'ovnis. Si une étude sérieuse a été ou est réalisée sur le sujet, le Département apprécierait d'être informé d'ici le 15 mai si la mission connait le nom de l'agence réalisant le travail, ainsi que s'il pourrait être décrit comme un effort substantiel ou seulement modeste.
Les réponses nous informèrent qu'en Australie le Directeur du Renseignement de l'Air maintient des fichiers d'observations et est responsable des enquêtes si elles sont considérées nécessaires. En Nouvelle Zélande il existe un arrangement informel entre le Service Météorologique de la Force Aérienne et le Département de la Recherche Scientifique et Industrielle pour recueillir les signalements depuis 6 mois puis décider de l'étape suivante.
En Grèce un dossier des signalements est maintenu par le Service National des Météores du Ministère Grec de la Défense Nationale.
Les pays dans lesquels il est connu qu'aucune activité gouvernementale concernant les ovnis n'est menée sont : l'Argentine, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, la Colombie, la Finlande, la France, l'Irelande, l'Italie, le Japon, le Mexique, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, l'Espagne, la Suisse et le Vénézuela.
Le projet est redevable au Dr. Donald H. Menzel pour beaucoup de l'information présentée dans ce chapitre concernant l'activité officielle -- ou dans la plupart des cas, l'inactivité -- dans les pays étrangers.
Nations Unies
Des signalements d'ovnis étant reçus de la part d'observateurs de toutes les parties du monde, il a été suggéré que des études sur les ovnis puissent être entreprises par les Nations Unies. De telles suggestions sont venues de, parmi d'autres, le professeur James E. McDonald de l'Université d'Arizona, qui a discuté du sujet avec l'équipe de travail du Groupe des Affaires Spatiales de l'ONU.
Par la suite des rapports de presse selon lesquels l'ONU prenait en compte le sujet des ovnis amenèrent à l'établissement d'une déclaration datée du 29 juin 1967 par C. V. Narashimhan, Chef de Cabinet. Elle suit :
Il n'est pas exact que le Secrétaire Général a demandé au Dr. McDonald de venir à New York pour conférer avec lui. Le Dr. McDonald a écrit au Secrétaire Général pour demander une interview et le Secrétaire Général a accepté de le voir le 7 juin. Malheureusement, ce jour-là le Secrétaire Général était préoccupé par des réunions du Conseil de Sécurité et le Dr. McDonald ne vit seulement que le Directeur du Groupe des Affairs Spatiales et ses collègues. Il n'est pas non plus exact de dire que le Secrétaire Général croit personnellement à l'existence des ovnis. J'espère que cela clarifie la position.
Répondant à une autre demande le 5 juillet 1967, Marvin Robinson, secrétaire scientifique du Groupe des Affaires Spatiales, déclara que le Comité des Nations Unies sur les Utilisations Pacifiques de l'Espace n'a jamais discuté du sujet des objets volants non identifiés ni n'a demandé quelque étude ou rapport sur ce sujet.
Une confusion sur l'intérêt possible des Nations Unies pour les ovnis ayant continué, Condon écrivit le 6 mars 1968 à Peter S. Thacher, conseiller sur le Désarmement et l'Espace de la Mission U. S. à l'ONU, et plus tard lui rendit visite à New York. La confusion semble avoir émergé du fait qu'il y a 2 entités de l'ONU différentes : le Comité sur les Utilisations Pacifiques de l'Espace, et un corps subsidiaire nommé le Groupe des Affaires Spatiales. Ce fut le dernier corps que McDonald rencontra. Dans une lettre datée du 18 mars 1968, Thacher écrit :
Concernant la présentation du Dr. James McDonald, il est tout à fait exact qu'il n'a pas fait de présentation à quelque moment que ce soit au Comité de l'ONU sur les Utilisations Pacifiques de l'Espace. Le comité consiste en 28 representants de membres d'états de l'Assemblée Générale et est la conséquence d'un comité qui fut à l'origine créé en 1959. Ayant été profondément impliqué dans le travail du comité de puis son origine, je peux vous assurer qu'à aucun moment un représentant du comité n'a suggéré une considération sérieuse des ovnis, pas plus qu'à ma connaissance il n'y a eu quelque suggestion de couloir selon ces lignes de la sorte qui pourrait avoir eu lieu avant que toute proposition formelle soit faite...
D'après des conversations informelles avec des membres du Groupe des Affaires Spatiales je comprend que le professeur McDonald à cherché à faire une déclaration sur le sujet des ovnis au Secrétaire Général et a été dirigé vers ce groupe... La lettre du professeur McDonald n'a pas été mise en circulation et n'aurait été portée à aucune attention hors du secrétariat si cela n'avait pas été à travers votre lettre et ma requête qui s'ensuivit. Par conséquent le professeur McDonald peut dire correctement qu'il a soumis une déclaration au Groupe des Affaires Spatiales, mais cette action n'est en elle-même pas très significative...
Ainsi, d'après les éléments disponibles il semblerait qu'il n'y ait pas d'intérêt officiel actif pour les ovnis aux Nations Unies.
http://rr0.org/data/1/9/6/8/CondonReport/s5/c3/index.html